Exclusif : choses vues dans la Syldavie en guerre, par BHL
Après avoir raconté dans Le Monde son périple dans la Géorgie en guerre, l'intellectuel-voyageur est allé en Syldavie, où le conflit engagé par la Bordurie fait des ravages. Il nous a envoyé ce récit.

Et me voilà sous le ciel morne de Klow. Sur le tarmac de cet aéroport désert, comme abandonné, je suis le seul Français. Les avions de la compagnie Syldair ont disparu. Un vieil ami syldave, d'un village ravagé de la vallée Wladir, m'accueille. Les bras ouverts.
Et puis simplement, il chuchote comme s'il craignait que l'un de ces barbares, fils de la haine et du meurtre, ne l'entende : « Merci d'être là ». Je le regarde, cet homme, si grand, si élégant. Discrètement, je lui glisse une liasse de khôrs. Car sur son visage pourtant serein, je les devine, moi, je les sais, ces nuits d'effroi et ces réveils glauques au bruit des bombes.
Je ne dis rien. Je ne vais pas commencer à lui raconter mes voyages auprès de Massoud au doux visage ou d'Izetbegovic immense résistant, auprès de ces guerriers de la liberté et du Bien pour lesquels j'ai parfois songé à prendre moi-même les armes. Mais je n'ai jamais supporté la guerre. Je ne dis rien mais il sait.
« Monsieur Lévy, il faudra leur dire »
On s'engouffre dans une voiture noire, direction Wladiri. Quelque chose me frappe et ne me lâchera plus durant ce séjour : le vide, l'absence des troupes syldaves. Je ne verrai jamais, durant ce séjour au bord du précipice, le moindre engin militaire syldave debout : tout a été carbonisé.
Je ressens alors comme une certitude. La Syldavie, cette nation debout, cette nation fière, cette nation à défendre s'est sentie trahie et a renoncé. Pour qu'enfin, Européens et Américains, soyons face à notre responsabilité, à notre incapacité à la révolte face aux chars bordures.
Les hommes que je croiserai plus tard auront ce regard hagard que je connais. Ce regard que partagent ceux qui ont vu la mort, le viol de masse, le pillage, les flammes. Ce regard qui parfois est le mien. Et cette scène, déchirante. Ce réfugié qui m'en rappelle un autre, me prend la main, me dépeint la sale guerre et me supplie : « Monsieur Lévy, il faudra leur dire ».
Face à lui, un bougre d'officier de l'armée bordure écoute. Dépenaillé, puant l'alcool, ce diable a l'air ailleurs mais son visage respire la victoire. Il crache : « Eih bennek, eih blaveck ». Cette devise syldave devient obscène dans sa bouche édentée. Elle signifie : « J'y suis, j'y reste. »
Entouré de véhicules militaires hurlants, je ne peux pas avancer vers Klow. Un officier bordure, dépenaillé et puant l'alcool, hurle qu'il ne laissera passer que ceux qui disposent d'une accréditation de cette Bordurie ivre de conquêtes et de ruines. Une Audi diplomatique -l'ambassade de Molvanie- m'embarque. A son bord, des Américains chargés de sortir les blessés de cette ville transformée en geôle pour ces hommes libres.
La voiture file maintenant sur la route menant à Klow, à travers ce « royaume du pélican noir », autrefois joyau de la civilisation caucasienne. La journée est avancée, mais il n'y a personne dans ce désert de bombes et de terreur. Sauf les Bordures, apparitions dantesques et brutales. Tous ont des moustaches, à l'image de leur dictateur Plekszy-Gladz.
J'interroge un général bordure, dépenaillé et puant l'alcool
Un tankiste bordure, dépenaillé et puant l'alcool, qui parle un anglais hésitant me salue : « Welcome, mister Lévy. » Je hoche la tête en l'examinant : ses yeux, cernés de khôl, n'ont pas l'habitude des femmes. Les Bordures que je croiserai plus tard auront aussi ce regard de bête qui ne connaît pas la sensualité. Les femmes bordures… ces beautés pâles aux yeux immenses, emprisonnées, enfermées, grillagées, condamnées à l'obscurité sous des couches de toile sombre.
J'interroge un général bordure, dépenaillé et puant l'alcool : pourquoi livrer cette guerre absurde à des innocents, pourquoi livrer une guerre contre le monde libre ? Il ne comprend pas. Il me montre des photos d'armes dont il souligne lourdement l'origine santhéodorienne. Il avoue alors :
« Nous avons convoqué, à Szohôd [capitale de la Bordurie, ndlr], le ministre des Affaires étrangères d'Alcazar. Et il lui a été dit que, s'il continuait à fournir les Syldaves, nous continuerions, nous, de livrer le général Tapioca. »
On me confie des blessées, une vieille femme et une femme enceinte. Victimes pathétiques et tragiques, visages pâlis et yeux immenses. Et ce fameux regard. Tout cela me rappelle cruellement la Bosnie. Et me ramène douloureusement à mon impuissance. A notre impuissance à tous, devrais-je écrire mais je porte cette mission à accomplir. Cette mission qui alourdit les épaules du juste que l'on nomme témoin. Je suis ce témoin. Je suis ici, dans cette guerre pour porter leur parole. Tout cela me semble lourd.
Ottokar VI me livre la clé de cette guerre folle
Il est deux heures. La nuit est avancée, mais dans le palais royal de Klow, nous discutons. Je dis ce que j'ai vu à mon jeune, brillant ami, philosophe et roi modeste, Ottokar VI, petit-fils de Muskar XII. Il boit dangereusement de nombreuses canettes de RedBull, cette boisson qui fait fureur dans un Occident trop pressé. Il me livre alors la clé de cette guerre folle :
« J'étais en vacances, tranquillement en train de faire de faire des exercices. Or voilà que, dans la presse, je lis : “Préparatifs de guerre en Syldavie.” »
Son assistante, de jour comme de nuit, apporte des pêches. Elle est de la vallée du Moltus, vallée féconde en jeunes violonistes.
Le lendemain, je retourne à Wladir. Les Bordures sont toujours là. Inlassablement, je reviens auprès d'Ottokar VI. A quatre heures du matin. Il n'y a pas de RedBull, seulement de l'eau de Klow. Seulement de la mélancolie. De la fatigue. Il a l'air cafardeux. Je comprends ce qui lui arrive : ce n'est pas comme cela, songe Otto, qu'on négocie. Ce n'est pas comme cela qu'on se conduit avec ses amis.
Je suis saisi par cette vérité : je suis cet émissaire qu'attend la Syldavie
Il est seul. Condoleezza Rice est passée, Nicolas Sarkozy aussi. Ils se tutoient mais dans les accords signés par les différentes parties -je les ai vus, annotés des mains mêmes des dirigeants- il n'y a aucune condamnation ferme de l'attaque dont a été victime la Syldavie. Il porte le plus lourd des chagrins : celui que provoquent les amis qui nous abandonnent.
Nous évoquons son grand-père, Muskar XII. Héros de la Syldavie libre que Tintin et Milou, reporters oubliés des jeunes générations, avaient sauvée en retrouvant le sceptre indispensable à la démocratie et à la liberté (celui d'Ottokar Ier, libérateur du pays).
Je me réfugie au bar de l'hôtel où je descends depuis vingt ans. Me revient en mémoire la question d'Ottokar VI : « Alors, supposez que vous êtes responsable d'un pays et que vous apprenez ça – vous faites quoi ? »
Je passe ma main dans ma barbe folle de trois jours. J'ai oublié mon rasoir à Istanbul où j'ai lu les mémoires d'Atatürk, sur les rives du Bosphore :
« Aussi longtemps qu'une nation ne possède pas une armée de culture, les victoires qu'elle peut remporter sur les champs de bataille ne peuvent aboutir à aucun résultat durable. »
Je ne parviens plus à me délivrer de cette phrase. Je l'écris sur mes carnets pour qu'elle cesse de me hanter. En vain. Je suis alors saisi par cette vérité : je suis cet émissaire qu'attend la Syldavie.
BHL (PCC : Zineb Dryef)
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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H14 | 20/08/2008 |
Alors là, Zineb… Alors là… Alors là, vous êtes carrément trop forte ! Chapeau bas.
EDIT : Tiens, une confidence : votre texte me console de m'être tapé celui du Monde.
à thierry reboud
De compte-supprimé
Haggard | 17H42 | 20/08/2008 |
Oui mais face aux risquesinsensés que prend Zineb Je propose la création d'une garde prétorienne au service des journalistes de la Rue.
Ami(e)s de la Rue, fourbissez les moules à gateaux, préparez les tartes à la crème.
Le Béachelle ne passera pas !
à compte-supprimé
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H50 | 20/08/2008 |
Aucun problème !
Je suis prêtatout pour devenir prétorien de Zineb !
à thierry reboud
De compte-supprimé
Haggard | 18H27 | 20/08/2008 |
Tu es nommé derechef Généralissime : )
Les pastilles nazes pullulent mais pas un com pour défendre Béchamelle !
Des riverains seraient ils atteints de béachelite aussi aigue que honteuse ?
Mon général, une purge ne s'impose t elle pas ?
à compte-supprimé
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H52 | 20/08/2008 |
Garde ton sang-froid, Kallikratès, vaillant hoplite.
Entouré d'officiers tels que toi, je ne crains point la mitraille qui nous assaille (putain, chouffe la rime intérieure ! ).
Les commandos d'irréguliers nazeurs ne méritent que notre mépris le plus économe, ce sont les vils soutiens de l'Epatant Satyre (copyright Fanch).
Entourons plutôt Zineb, protégeons-la, faisons-lui un rempart de notre vertu… Regarde bien, Kallikratès : les nazes ne l'atteignent pas. C'est tout ce qui compte.
Zineb, dame étincelante et fumeuse impénitente, vous pouvez compter sur nous : nous sacrifierons jusqu'à notre réputation pour vous.
à thierry reboud
De Zineb Dryef
Rue89 | 19H02 | 20/08/2008 |
Waouh, merci !
à Zineb Dryef
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 19H11 | 20/08/2008 |
C'est pas pour dire, mais je crois que vous devriez rester à couvert… ma Dame.
Kallikratès le pallikare a raison : c'est vrai que ça canarde dur dans le secteur : -).
à thierry reboud
De compte-supprimé
Haggard | 19H44 | 20/08/2008 |
Oh mon Général !
Je n'ai point, comme toi, ce don des mots qui me porte à rejoindre tes rangs.
Si mon coeur saigne de voir les meileurs d'entre nous ainsi visés, mon bras est plus fort et protègera la Parole.
Le détachement de valeureux guerriers que je conduis sous ton nom vient de choisir son cri de ralliement :
» » Atatarte ! ! ! » »
Les buts que nous nous sommes fixés seront tatin ………
à thierry reboud
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 03H43 | 21/08/2008 |
Dans mes bas Ô valeureux compagnon porteur de la vérité. Sublime présentation. Attention, j'ai dit sur Agoravox que BHL était un nom de virus et on m'a accusé de racisme. Je réclame bien haut le droit de ne pas aimer BHL tout en gardant mon respect a des millions de Juifs qui n'ont pas reçu en partage le plus beau décolleté de paris. Merci pour cet article
Pierre JC Allard
http//nouvellesociete.wordpress.com
à pierrejcallard
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 08H15 | 21/08/2008 |
@BHL
Je ne comprends plus rien. Je croyais que BHL avait ete elu president, fait main basse sur les media et les Herge, puis epouse la Carlafiore ?
Il me semble meme qu'il avait ramene de la Maison Blanche l'autographe de Zorglub.
@JC
ce que vous appelez « le plus beau décolleté de paris », me fait plutot penser a la Silicon Valley… (artificielle sans l'intelligence qui va avec)
à pierrejcallard
De Gilgamesh157
Raleur professionnel | 08H22 | 21/08/2008 |
Je ne l'aime pas non plus et dire qu'on nous le présente comme un grand philosophe alors que certains de plus grandes importances, ayant vraiment une pensée originale mais moins près du pouvoir (ou moins accros) ont moins de voix. Moi je dirais plutôt que c'est une honte pour la philosphie surtout d'appeller ça philosophe.
à Gilgamesh157
De Bon Scott
09H23 | 21/08/2008 |
« Aidez-nous à faire la chasse aux clichés ! »
Par Guillemette Faure | Rue89 | 15/08/2008 | 17H34
BHL « philosophe et intellectuel “
à thierry reboud
De durdela
plombier situationniste | 00H58 | 26/08/2008 |
il y a ça aussi c'est pas mal :
http://www.blogg.org/blog-38767-themes-__b_h_s__intellectuel_parisien___…
De millesime
retraité | 17H16 | 20/08/2008 |
BHL devrait relire le politologue américain BRZEZINSKI qui a fréquememnt écrit « il faut réduire l'influence de la Russie »
Cette idéologie de l'après-guerre froide repose sur l'idée qu'une seule superpuissance pouvait redessiner la carte géopolitique du monde.
Ainsi les Etats-Unis ont-ils trop souvent confondus leurs intérêts propres avec ceux du reste de monde.
Cela fait 20 ans que, profitant de la faiblesse (momentannée) de la Russie, les américains avancent leurs pions élargissant l'OTAN jusqu'aux pays baltes, faisnt pression sur les européens pour inclure l'Ukraine et la Georgie dans cette alliance militaire, qui risque dès lors de fermer la mer Noire, une des principales voie d'accès du commerce extérieur russe.
Comment voulez-vous que les russes ne réagissent pas !
http://millesime.over-blog.com
à millesime
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 20H58 | 20/08/2008 |
D'accord sur le fond, mais permettez : Brzezinski n'est PAS politologue, mais l'ancien maître à penser de Jimmy Carter, qui, pourtant, ne l'écoutait que d'une oreille. C'est un conseiller toujours fringant. La preuve, il fait partie de l'aréopage entourant Barack Obama. Fassent le ciel, l'enfer et le grand Cric que celui-ci lui préfère d'autres géo-politologues.
à millesime
De CrocMignon
Fan de Carla et fane de carotte | 21H16 | 20/08/2008 |
Ah ! Enfin un intellectuel, un vrai ! Il a lu le Télérama de cette semaine, page 31, et a été foudroyé par la pertinence des explications de Jean Radvanyi, professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales, historien et géopoliticien du Caucase. Ça l'a tellement impressionné qu'il n'a pas hésité à le recopier quasiment à la lettre, n'y introduisant que quelques rares effets stylistiques jugés indispensables. Savoir laisser parler les autres quand on les admire, c'est cela la vraie grande honnêteté intellectuelle !
à millesime
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 23H36 | 21/08/2008 |
Sans vouloir en faire des tonnes sur ce sujet, je rajouterai juste que cette idéologie née de l'après-guerre froide s'est surtout concrétisée de nos jours dans la création de Think Tank (trad : groupe d'idées) américains, dont notamment le PNAC qui me semble avoir joué une importance bien plus grande (peut-être même primordiale) sur les évènements de ces dernières années.
Vous pouvez retrouver le site officiel du PNAC (Projet pour un Nouveau Siècle Américain) ici :
http://www.newamericancentury.org/
où d'ailleurs, vous retrouverez ce que vous dites sur la page d'acceuil, puisqu'ils ne s'en cachent pas : l'idéologie repose sur le principe fondamentale que :
« le leadership américain est bon pour les US et pour le monde » (sic) : )
« American leadership is good both for America and for the world »
On peut notamment y télécharger certains publications dont le fameux rapport intitulé « Rebuilding america's defense », daté de 2000, qui décrit précisement les objectifs en termes de domination à tous les niveaux (de la relance de l'arsenal nucléaire, à la domination spatiale et d'internet)
http://www.newamericancentury.org/RebuildingAmericasDefenses.pdf
précisant d'entrée que l'objectif est donc de passer d'un monde multipolaire à unipolaire (sic).
Et surtout on admirera la liste des signataires, qui loin d'être des hommes plus ou moins éloignés du pouvoir commeBrezinski aujourd'hui, ont pour une grande partie été incorporé depuis dans l'équipe Bush.
…….et dont certains sont d'ailleurs aujourd'hui parti suite à l'échec de sa mise en pratique en Irak
De indiana
Aventurier | 17H18 | 20/08/2008 |
No comment ! ! ! !
De Mon-Al
roturière :-) | 17H20 | 20/08/2008 |
Trop bon …. bravo.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H21 | 20/08/2008 |
Que veut dire ce « PCC » tout à la fin, dans « BHL (PCC : Zineb Dryef) » ?
à Keldan
De Marie-Sophie Keller
Rue89 Eco89 | 17H25 | 20/08/2008 |
Cela veut dire « pour copie conforme ». C'est le terme utilisé pour signaler que c'est un texte écrit à la manière de…
à Marie-Sophie Keller
De léo solo
19H54 | 20/08/2008 |
Ne pas confondre avec PCC (république socialiste soviétique, version cyrille)
à léo solo
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 21H01 | 20/08/2008 |
Ou avec PCC (Parti communiste chinoisant, plus expert encore dans l'autosatisfaction, la métaphore ampoulée et le style allusionnel que Béhachelle).
à Keldan
De Hortus
21H05 | 20/08/2008 |
PCC = Parti Communiste Chinois.
Béchamelle a fait semblant d'être Mao dans une autre vie.
De compte-supprimé
Haggard | 17H22 | 20/08/2008 |
Et, j'en suis sûr, vous n'avez même pas honte de vous ! : )
MDR
De Hououji_Fuu
Racaille Syndicale (oh yeah !) | 17H29 | 20/08/2008 |
Superbe !
Merci, et en espérant que BHL en aura vent… ^_-
De sinclair
17H32 | 20/08/2008 |
Attention y a du plagiat dans l'air un crime de lese BHL plus vrai que nature et aussi inexistant dans le monde reel
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 17H38 | 20/08/2008 |
Excellent ! Zineb .
J'attends avec impatience le papier de Sollers (pcc)sur les moissons à l'ancienne et les concours de tartes aux myrtilles, au salon du livre Arlequin . : )
à Charles Mouloud
De Elle anonyme
18H12 | 20/08/2008 |
Et un sur l'émergence du Boukhistan !
à Charles Mouloud
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 23H24 | 20/08/2008 |
Aaaarg ! Je suis tombé dans une embuscade de fans de Sollers !
Je me replie en rase compagne….