Expulsés par la France, les travailleurs sans-papiers connaissent des retours difficiles au Mali. Reportage.

Au théâtre ce soir, des expulsés jouent leur propre rôle. Interpellation, garde à vue, centre de rétention, reconduite à la frontière, escorte, menottes… Sur scène, neuf personnages égrènent ces étapes du retour forcé sous forme de sketches. Nous sommes à Koulikouro, à une cinquantaine de kilomètres de Bamako.
Parce que le retour des Maliens refoulés est synonyme d'échec, ces comédiens d'un soir s'emparent du théâtre populaire, très ancré dans la tradition, pour exposer une autre facette de l'expulsé : celle du travailleur, soumis au durcissement de la politique d'immigration. Dans le public, Ousmane Diarra applaudit :
« Ici on est peu informé sur les lois des pays d'accueil. Beaucoup de familles pensent que leurs enfants sont renvoyés parce qu'ils ont commis des erreurs graves. Arrivés au pays, les expulsés se sentent comme des étrangers. »
Cet ancien travailleur migrant, lorsqu'il a été refoulé d'Angola en 1996, a créé l'Association malienne des expulsés (AME), pour défendre les droits des migrants. Avec une poignée de compatriotes expulsés d'Arabie Saoudite, de Zambie ou de France (« les Saint-Bernard »), ils cherchaient alors à recouvrer leurs biens dans les pays d'accueil. Aujourd'hui l'AME a élargi son champ d'action. Elle propose soutien humanitaire et permanence juridique aux nouveaux arrivants.
Des saint-Bernard pour aider les « piliers de familles » aux mains vides
Quatre millions de Maliens sont dispersés dans le monde ; « une véritable œuvre sociale ambulante » selon le président de la République du Mali Amadou Toumani Touré. La seule diaspora malienne en France injecte annuellement 180 millions d'euros au pays, un montant supérieur à l'aide publique au développement. Alors le débarquement d'un « pilier de la famille », les mains vides, est souvent mal perçu. Mamadou Keita a passé quatorze ans en France. A son retour il est resté plusieurs semaines terré chez une famille d'accueil à Kalabancoura, quartier proche de l'aéroport où transitent de nombreux refoulés. Impossible pour lui de se rendre chez ses parents, dans la région de Kayes :
« La première fois que j'ai envoyé de l'argent à la famille, c'est comme si j'étais devenu un homme… Arrivé ici, je me demandais ce que j'allais faire, sans relations, sans diplômes… »
Parmi les six membres permanents de l'AME, il est aujourd'hui secrétaire général. Un partenariat signé en 2006 avec la Cimade a donné lieu à un appui financier de 5 000 euros, et depuis juin 2007, l'AME est enfin plus opérationnelle. Elle dispose de deux petites pièces dans le quartier de Korofina, et d'un véhicule, qui permet à Mamadou Keïta de se rendre chaque soir à l'aéroport, où il propose une sorte d'accueil d'urgence aux expulsés. Ensuite, Innah Touré, secrétaire, s'entretient avec chacun d'eux : (Voir la vidéo.)
En 2002, 576 ressortissants maliens ont été refoulés par la France, contre 500 l'année d'avant. Pour le premier semestre 2008, on en compte déjà 351. Des chiffres qui pèsent de plus en plus lourd pour l'AME. Si elle répond aux premiers besoins, en termes d'hébergement, d'écoute, de conseil ou de soins médicaux en cas de violences policières, l'association se heurte à de nombreux écueils. A commencer par la réinsertion sociale des expulsés, dont la plupart ne pense qu'à regagner la France, légalement ou non.
Dans son bureau de fortune, Alassane Dicko, assistant technique, planche sur les recours juridiques possibles et soumet ses questions à la Cimade. Ils cherchent ensemble comment récupérer les biens et les salaires des expulsés. Il se concentrent aussi sur un phénomène qui a tendance à s'accentuer : le renvoi de travailleurs, pères de famille, et souvent mariés à des femmes françaises. Depuis les expulsions de Cachan en 2006, ce genre de cas s'est banalisé, comme l'observe Emma Chaouane, qui effectue son master de recherche en Sciences politiques à l'AME. (voir vidéo)
Le 17 juin dernier, Patrick Stefanini, adjoint de Brice Hortefeux, était à Bamako pour négocier les accords de réadmission et de gestion concertée. Si les autorités maliennes se montrent plus souples dans la réadmission des « sans-papiers », comme le prévoit l'accord, l'AME craint de nouvelles vagues d'expulsions massives. L'heure est aux négociations. Le Mali souhaite réviser à la hausse la liste des métiers « choisis », les fameux secteurs en tension. La France en propose 55, alors que l'accord signé avec le Sénégal porte sur 104 métiers. Une solution doit s'ébaucher d'ici à la conférence euro-africaine sur la migration prévue à Paris les 20 et 21 octobre 2008. Pour l'heure, l'AME continue d'accueillir des expulsés… Le mois de juillet a été étrangement calme. Si ce n'est ce débarquement groupé de 477 Maliens, reconduits par la compagnie Air Europa.
Photo : Manifestation à Bamako contre l'expulsion d'immigrants par la France, en janvier 2006 (Juan Medina/Reuters).





















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à Fondriest
De richelieu94
19H00 | 23/08/2008 |
ben les beaux discours pour le coup c'est toi…. 1 : peu de sans papiers en HLM, 2 : boulot, ils bossent plus que les gaulois qui aiment bien faire « force de vente » ou être chef dans la téléphonie mobile (autant dre caguer dans le grand canyon tous les matins) (cuisines, hôtelleries, BTP, agriculture), 3 : le sans papier cotise et paye ses impôts mais ne se soigne que peu, 4 : cohabitation harmonieuse dans un pays qui pratique ou le dénie ou la folklorisation des cultures c'est dur, les autres « vagues migratoires » (merci mais ce ne sont pas des méduses) sont quand mêmes bien assimilées : assimiler cela ne veut pas dire s'appeler jean-pierre et être blanc, c'est aussi s'appeler Ouissem, être musulman et respectueux des lois de la République… le premier barrage à l'intégration ce sont peut être les français et leur manière de se croire phare du monde civilisé, avec des valeurs forcément bonnes et nécessairement généreux…. ne t'angoisses pas, il n'y a pas des hordes de maliens ou de congolais prêts à déferler sur le pays… cool, mec, cool ! ! !
richelieu
à Triquoise
De pablico
13H01 | 19/08/2008 |
c'est ce qu'on appelle punition à double détente.
faire boire l'échec jusqu'à la lie.
appuyer sur la tête de celui qui se noie.
mais méritent-ils cela ? ?
est-ce bien « chrétien » ou est-ce bien « droit de l'hommiste » ? ?
messieurs dames les soit disant bien pensant.
à Triquoise
De cassez vous
franceeternele | 22H23 | 19/08/2008 |
et elle en a eu LARGEMENT sa part !
De Gaystraight
Avocat | 11H35 | 19/08/2008 |
Merci pour cet excellent article de fond, bien écrit, bien documenté, qui me rend heureux d'être un riverain : -) !
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
11H45 | 19/08/2008 |
C'est vraiment triste.
Chasser des gens qui ne souhaitaient qu'une vie meilleure, comme s'ils étaient des malfrats fait vraiment froid dans le dos, surtout qu'on sait que certains sont victimes de nos lois scélérates.Passons.
J'ai connu l'histoire d'un jeune homme, arrivé en France dans sa jeunesse, qu'ona expulsé dans son pays d'origine. Là-bas, il est aussi considéré comme étranger. Il ne parle pas la langue, n'a pas l'accent et, finalement, est une victime, traitée de tous les noms d'oiseaux.
Pourquoi ne régularisons-nous pas tous les sans-papiers et contrôler de plus près les entrées ? C'est une solution facile au lieu de parler toujours de cet soi-disant appel d'air. C'est faux. Puisse ce Gouvernement avoir un peu d'humanité !
http://allainjulesblog.blogspot.com/
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De mechante langue
13H11 | 19/08/2008 |
Si vous militez pour l'ouverture des frontiéres , dites le , mais assumez en le conséquences .
« C'est une solution facile au lieu de parler toujours de cet soi-disant appel d'air. C'est faux »
Ben non c'est vrai. Regardez ce qui s'est passé en Espagne et en Italie !
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De El_Lulu
Ah bah oui ma bonne dame | 13H16 | 19/08/2008 |
La regularisation massive est totalement irresponsable et contre-productive.
Elle envoie un signal clair aux candidats a l'immigration illegale : venez, vous finirez par etre acceptes. C'est leur donner un faux espoir.
Il nous faut agir en adultes responsables : qui voulons-nous accueillir chez nous, dans quelles proportions etc ? Et mettre les personnes entrees illegalement dans notre pays en face de leur responsabilite : soit leur situation justifie le contournement de la loi, auquel cas bienvenue en France, soit ca n'est pas le cas, auquel cas nous vous renvoyons hors de nos frontieres et si vous voulez revenir, allez voir notre consulat et faites les demarches officielles necessaires.
Il en va de notre responsabilite egalement que nos representations a l'etranger puissent traiter ces demandes avec efficacite et humanite.
De El_Lulu
Ah bah oui ma bonne dame | 11H49 | 19/08/2008 |
Merci pour cet article factuel.
Comme disait Rocard, « La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part ».
Les politiques d'immigrations sont une necessite sans lesquelles les frontieres n'auraient aucun sens. Nous devons cependant savoir d'ou viennent les arrivants, et ou vont ceux que nous refoulons ou renvoyons chez eux. C'est avec TOUS ces elements que nous pourrons prendre des decisions humaines.
De pedro66
informaticien bon à rien | 11H50 | 19/08/2008 |
« quelle vie après le charter Paris-Bamako ? »
Le remboursement des frais d'avion, et après , on s'en fout .
Ce n'est plus notre problème .
Ils avaient qu'à rester chez eux et il n'y aurait pas eu de problème .
à pedro66
De Triquoise
rouge de honte | 12H02 | 19/08/2008 |
« Ils avaient qu'à rester chez eux et il n'y aurait pas eu de problème »
C'est sûrement ce qu'ils doivent se dire, vu qu'on était chez eux avant qu'ils ne soient chez nous.
Simple curiosité, qu'est-ce qui vous rend si haineux Pedro ?
à Triquoise
De pedro66
informaticien bon à rien | 13H03 | 19/08/2008 |
« vu qu'on était chez eux avant qu'ils ne soient chez nous. »
Je dirai plutôt, vu que nous étions chez eux, avant qu'ils nous foutent dehors, ce que tout les gens de votre espèce trouve normal, mais trouve anormal dans l'autre sens, c'est à dire qu'on les renvoie chez eux quand ils sont clandestins, c'est à dire délinquants ( de délit ), ne vous déplaise .
Il y a des lois, des règles qui permettent de vivre tous ensemble, et je ne vois pas pourquoi certains pourraient s'en affranchir, sinon en respectant votre logique, n'importe qui vient se servir dans votre frigo, utiliser votre voiture, vivre chez vous, sans avoir de compte à vous rendre ….
Quand vous dites que l'on pille ces gens là, vous vivez à l'écart du monde , sans électricité, gaz, voiture, etc….
Vous faites rire avec vos leçons à 2 balles .
Vous profitez comme les autres de ce que vous dénoncez .
C'est pourquoi, vous n'êtes pas crédibles, ni audibles .
à pedro66
De tylervince
14H45 | 19/08/2008 |
ouais donc faire la pluie et le beau temps en Afrique c'est tout à fait normal….favoriser l'accession au pouvoir d'un gars avec qui on pourra dealer tranquillement (même si lui se sert sur le dos de ses compatriotes) c'est normal…belle leçon d'humanité ou de fatalisme….pedro66 tu me plais de plus en plus !
à pedro66
De Triquoise
rouge de honte | 14H58 | 19/08/2008 |
« Quand vous dites que l'on pille ces gens là, vous vivez à l'écart du monde , sans électricité, gaz, voiture, etc…. »
J'ai une voiture et un frigo et j'utilise de l'énergie qui n'est pas la mienne.
Ce qui me rend crédible et audible, c'est que je souhaite que l'argent que je dépense pour cette énergie qui m'est nécessaire, aille dans la poche de la bonne personne.
à Triquoise
De merle-moqueur
15H33 | 19/08/2008 |
la mienne{de poche}est beante…faire versements sur www.arnaque.com….
à merle-moqueur
De Piedo
Assis | 19H09 | 19/08/2008 |
C'est chouette, un commentaire moisi bien réac et déjà 3 votes de vos copains. C'est donc ce qu'on appelle des échanges constructifs…
à pedro66
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 18H52 | 19/08/2008 |
pedro ce ne sont pas eux qui vivent sur notre dos : c'est nous qui continuons à profiter de leurs bienr et à les piller.
votre gaz ? votre café ? votre chocolat ? votre riz ? …..ils viennent d'où et qui exploite , qui s'enrichit sur ces produits ?
à pedro66
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 16H20 | 19/08/2008 |
On croit lire un chauffeur de taxi parisien !
à pedro66
De Fraise des Bois
Buveur | 16H50 | 19/08/2008 |
100% d'accord avec Pedro. Sa solution est humaine, et censeee economiquement.
à Fraise des Bois
De Piedo
Assis | 19H11 | 19/08/2008 |
Marrant, ça, moi, sa proposition de facturer aux sans papier expulsés le billet d'avion me rappelle la Chine qui envoie la facture de la balle à la famille du condamné à mort…
Humain et « censeee », donc…
à Piedo
De Fraise des Bois
Buveur | 10H18 | 20/08/2008 |
A une grosse exception pres mon cher : Pedro ne propose pas de les tuer, lui. Et la France n'est pas une dictature communiste.
Ne comparez pas les poires avec les pommes.
à Fraise des Bois
De Teez-teez
Back in the USSR | 08H33 | 21/08/2008 |
Sympa ça, le remboursement des frais d'avion. On pourrait aussi leur facturer leur séjour en centre de rétention, tant qu'on y est ?
De Gina Grimont
11H54 | 19/08/2008 |
AU delà des lois réactionnaires d'Hortefeux, je pense que l'exil économique est terrible surtout quand on est considéré comme le sauveur de sa famille. C'est aussi une autre forme d'esclavage de devoir travailler dans des conditions épouvantables et inhumaines pour envoyer le pécule à la famille tous les mois. Et comme par hasard, ce ne sont jamais les employeurs et les logeurs des clandestins qui sont punis ! Alors que la France rende à L'Afrique tout ce qu'elle lui a pris sous forme d'aides financières, d'aides à la création d'entreprise, d'aides à la formation professionnelle pour qu'enfin ces personnes puissent travailler et vivre au pays !
De kilimandja
working girl | 12H14 | 19/08/2008 |
N'est-ce pas aussi choquant que quelqu'un soit accueilli les bras ouverts tant qu'il ramène des cadeaux et qu'il envoie de l'argent puis rejeté comme un malpropre ensuite ?
L'homme cité dans cet article a contribué des années durant à faire vivre sa famille se trouve banni, alors même qu'il n'a aucune responsabilité dans son expulsion. Dans ce cas de figure, la famille profite de l'émigré tant qu'il rapporte et après le renvoie comme un kleenex.
Il n'y a donc pas que l'Etat français qui puisse être tenu pour responsable de la situation d'isolement de ces expulsés.
à kilimandja
De kaitenage
| 13H31 | 19/08/2008 |
@kilimandja
Vous semblez éluder un facteur de taille : la famille restée dans le pays d'origine ne connais pas bien les conditions de vie en France et croit le plus souvent que celui qui lui est renvoyé a commis une faute grave. Relisez l'article.
à kaitenage
De kirikou33
Tiers-mondiste révolutionnaire... | 15H04 | 19/08/2008 |
Je suis d'accord dans un certain sens.
Cependant, à qui la faute si la famille ignore les conditions de vie en France ? C'est bien à l'immigré ! car se dernier de garde bien de décrire la galère qu'il vit quotidiennement en France, se contentant la plupart du temps à envoyer des mandats au pays.
S'il m'arrivait de rentrer dans mon pays aujourd'hui, je ne serait pas accueilli par ma famille en paria, mais en héros ! En fils prodige, comme dans la parabole du Christ. Car ma famille connait parfaitement ma situation sur le sol Français (qu'elle soit bonne ou mauvaise).
à kirikou33
De kaitenage
| 15H45 | 19/08/2008 |
Entre paria et héros, il y a des gradations je pense.
Effectivement, les immigrés sont sans doute trop silencieux sur leurs conditions de vie hors de leur pays d'origine. Mais comment faire comprendre à des gens qui sont si loin que ce pays de « cocagne », dans lequel ils gagnent, aux yeux de ceux qui restent au pays, des sommes mirobolantes, n'est pas un Eden ? Comment accepter aussi, après avoir franchit tous les obstacles pour arriver dans un pays lointain, de dire à sa famille qu'on n'y reçoit aucune considération et qu'on y a bien peu de droits ?
à kilimandja
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H54 | 19/08/2008 |
Ouais, moi aussi ça me fait halluciner. Le pauvre gars se galère à rentrer clandestinement en France, à se faire exploiter, à vivre dans l'ombre, puis se fait chopper.
Et c'est la honte aux yeux de sa famille ! !
Le pauvre, avec une famille pareille, pas étonnant qu'il a voulu partir. Il pourrait même demander l'asile politique.
Et mettre cette réaction sur le dos de l'ignorance, c'est un peu limite. Même dans le JT de France 2 (qui est diffusé sur TV5 Monde) on parle de ça, ou alors sur le Net pour les privilégiés qui y ont accès, ou tout simplement en écoutant ce qui se raconte (ça doit pas être le premier expulsé), les gens là-bas doivent bien être au courant que le sport national français c'est le lancer d'immigrés !
Arg, le mot magique : les gens. C'était présumer que les Maliens sont plus intelligents que les Français… alors qu'en fait ils sont justes aussi stupides.
à kilimandja
De savane
Anti-sarko (facho & xénophobie) | 12H31 | 20/08/2008 |
Apprends à lire d'abord. Il est dit dans ce texte que les familles sont mal renseignées sur les causes réelles de l'expulsion de ces pauvres gens, et que pour certaines quand on se fait expulser c'est qu'on a fait du mal, voici le passage :
« Ici on est peu informé sur les lois des pays d'accueil. Beaucoup de familles pensent que leurs enfants sont renvoyés parce qu'ils ont commis des erreurs graves. »
Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait pour éviter de raconter des bêtises.
Un Nègre qui emmerde la politique xénophobe du sarkozysme à l'endroit des étrangers et ceux et celles qui la soutiennent.
à kilimandja
De savane
Anti-sarko (facho & xénophobie) | 12H33 | 20/08/2008 |
Apprends à lire d'abord. Il est dit dans ce texte que les familles sont mal renseignées sur les causes réelles de l'expulsion de ces pauvres gens, et que pour certaines quand on se fait expulser c'est qu'on a fait du mal, voici le passage :
« Ici on est peu informé sur les lois des pays d'accueil. Beaucoup de familles pensent que leurs enfants sont renvoyés parce qu'ils ont commis des erreurs graves. »
Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait pour éviter de raconter des bêtises.
Un Nègre qui emmerde la politique xénophobe du sarkozysme à l'endroit des étrangers et ceux et celles qui la soutiennent.
à kilimandja
De LienRag
14H15 | 20/08/2008 |
Sur le sujet lire Kétala de Fatou Djome…
Comme le roman est raté (contrairement au magnifique Ventre de l'Atlantique) je résume : l'héroïne amenée à se prostituer pour pouvoir envoyer de l'argent à sa famille se fait féliciter pour tout ce qu'elle peut payer à ses parents, mais lorsqu'elle tombe malade du Sida elle se fait rejeter par tous…
Sur l'inadaptation des immigrés de retour, voir le film « Bled Number One », même si le cas des immigrés algériens de deuxième génération n'est pas exactement comparable.
Quant à la responsabilité de l'Etat français, n'est-ce pas lui qui via TV5 et CFI diffuse des fictions télévisées présentant le mode de vie idéal de la petite bourgeoisie française si tolérante et humaniste plutôt que « Bako, l'autre rive », « Les Damnés de la terre », « Nous sommes tous en liberté provisoire » ou « Les camisards » ?