A Burin, les Palestiniens dénoncent l'impunité de colons avec qui la cohabitation est de plus en plus impossible.
(De Burin, district de Naplouse) « Ils viennent en prétendant que Dieu leur a donné cette terre et qu'elle leur appartient… » Assis face au ventilateur, dans son bureau de chef du bataillon des pompiers de Burin, Moayad oscille entre rage et ironie. Depuis des semaines, la « cohabitation » avec les colons vivant sur les crêtes avoisinantes devient impossible.
Par la route, ce petit village palestinien d'environ 4000 habitants se trouve à une quinzaine de kilomètres du centre de Naplouse, grande cité encastrée dans une vallée du Nord de la Cisjordanie dont elle est la plus importante ville. Entre les deux, le checkpoint d'Huwara, contrôlé par les Israéliens. Attente sous un hangar de tôle. Ordres criés par des soldats armés de fusils automatiques. Franchissement de la grille tournante, présentation des papiers, des bagages. Une fois cela passé, Naplouse la verouillée est bien derrière, Burin n'est plus qu'à 5 ou 6 km, mais une heure, parfois plus, est déjà écoulée.
Cocktails-molotov
Depuis Huwara, des taxis collectifs filent à travers les collines sèches de terre ocre où poussent des pierres blanches, des oliviers et quelques pins. Une mosquée en construction signale l'arrivée dans le village. La demeure de Said Najjar, 31 ans, employé par l'Autorité nationale palestinienne à Jénine, se trouve un peu à l'écart.
Le 27 juillet dernier, il se trouvait en stage à Jéricho et sa femme, enceinte de leur deuxième enfant, dormait dans sa famille. Le lendemain, « le jour de notre anniversaire de mariage », dit Said, l'intérieur de leur maison avait brûlé.
« Depuis quelques jours, il y avait des problèmes entre les gens du village et les colons, raconte-t-il, amer. Et les voisins m'ont dit que dans la nuit de l'incendie, des colons circulaient dans les oliviers autour de chez moi. La police a trouvé ici des bris de bouteilles qui ne sont en vente que dans les colonies… »
Des bouteilles qui ont servi de cocktail-molotov, lancés à travers les vitres de sa chambre à coucher. Tout y a brûlé, y compris le lit de sa fille d'un an et demi où, dit-il, il avait dissimulé 9800 dinars jordaniens (soit à peu près autant d'Euros), eux aussi partis en fumée. Ce 2 août, sous une chaleur à peine balayée par la brise, Said tente de nettoyer sa maison noirçie avec l'aide d'un jeune du village. Si les murs de pierre n'ont pas bronché, il ne reste plus grand-chose à sauver à l'intérieur.
« Il y a toujours eu des confrontations entre les habitants du village et les colons, rappelle Moayad. Les colons descendent régulièrement pour mettre le feu à nos oliviers, s'attaquer à nos voitures… et les soldats les protègent. »
Tirs de roquettes artisanales
Burin est surplombé par deux importantes colonies. Bracha, au nord-est du village, est la plus peuplée, avec plus de 1000 habitants recensés. Mais c'est surtout Yitzhar, dont on aperçoit les toits des maisons au sud du village, qui est réputée pour l'extrémisme idéologique de ses colons. En 2005, nombre d'entre eux ont participé à la campagne menée contre les officiers de l'armée israélienne impliqués dans les évacuations de colonies, notamment celles de la bande de Gaza. Ceux d'Yitzhar étaient alors, avec ceux d'Hébron, les plus engagés. Depuis avril dernier, selon Moayad, ils ont franchi un nouveau cap :
« Ils tirent des roquettes artisanales en direction du village. Elles n'ont encore fait aucun dégâts humains et tombent le plus souvent dans les oliviers, mais tout de même, c'est quelque chose de nouveau. »
Lorsque de tels évènements se produisent, les habitants et le conseil de village s'adressent aux représentants locaux de l'Autorité palestinienne. Laquelle en réfère au District coordination office, une structure héritée des accords d'Oslo censée permettre aux Israéliens et Palestiniens de régler ensemble ce type de conflits :
« En réalité, le DCO est une façade, ricane un nabulsi très au fait des us et coutumes politiques régionaux. Un arabe devant qui sourit et prend la requête et les Israéliens derrière qui traitent seuls le dossier et imposent la solution… »
Vu du bureau des pompiers de Burin :
« Lorsque les colons nous agressent, l'armée vient dans le village pour s'assurer qu'aucun Palestinien ne les attaquera et laisse la police israélienne constater plus tard les exactions commises par des citoyens de son pays. Ils sont venus après les tirs de roquettes et ont emporté des preuves. Mais ensuite, les procédures sont très longues… »
Personne, a Burin, ne semble placer d'espoir dans la justice israélienne, ni d'ailleurs dans l'action - aux marges très étroites -, de l'Autorité nationale. Pourtant, l'agressivité des colons est de plus en plus difficile à supporter.
Jets de pierres
Jeune lycéen de 17 ans en paraissant dix de plus, Moussab raconte que souvent, la nuit « ceux d'Yitzhar s'approchent des maisons. Ils sont armés et lancent des pierres, mettent le feu aux oliviers, tirent en l'air pour effrayer les animaux ». Une situation qui fait quasiment partie de son quotidien et à laquelle il réagit en se réfugiant sur le toit de sa demeure pour, lui aussi, balancer des pierres aux assaillants…

Face à la dégradation de la situation, des diplomates américains ont rendu visite au conseil du village le 28 juillet dernier, écouté le récit des habitants concernés et visité Said Najjar, dont la maison venait de brûler.
Quatre jours plus tard, ce dernier fait peu de cas de leur passage. En une nuit, ses modestes projets d'avenir se sont effondrés. Locataire, il avait emprunté pour bâtir une maison un peu plus loin. Son capital carbonisé, il s'apprête à revendre les matériaux déjà acquis pour « récupérer un peu d'argent ». La construction de sa maison attendra et, pour l'heure, lui et sa femme se font héberger par leurs familles respectives.
Photos : Emmanuel Riondé




















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à bloqué le 24.09.09
De zorbek
23H38 | 17/08/2008 |
« C'est toi caro qui use d'un ton insupportable : tu cherche à faire croire que tes interlocuteurs ne savent pas de quoi ils parlent »
Pas besoin de chercher « à faire croire », ils le démontrent bien tous seuls.
Comme si 60 ans (et le reste) d'antagonisme meurtrier, de haine et rancœurs réciproques allaient se résorber tous seuls dans le miracle des miracles, l'esbroufe d'un état binational. Comme si le racisme des uns ou des autres allait disparaitre comme par enchantement, comme si la haine partagée et entretenue de part et d'autre allait brusquement s'évaporer dans le fantasme d'une hypothétique session parlementaire d'un état unique…
Le seul espoir de négociation est celui de la coexistence pacifique de 2 états distincts et viables, sans colonies et sans retour. C'est peut-être une injustice pour les Palestiniens, mais c'est leur seule chance de se développer ailleurs que dans des camps ou ils crèvent. Leur laisser l'illusion d'un mythique retour n'est que les enfoncer un peu plus dans l'extrémisme islamiste, et ne fait que raidir un peu plus la main de fer des Israéliens face à la menace de leur propre disparition.
Chapeau bas pour Caro dont j'admire le courage.
à pomponette
De le _grand_clown_malade
if 6 was 9 | 14H56 | 17/08/2008 |
« Non ce n'est pas un Etat religieux, juste un Etat qui dessine sa carte en se basant sur la Torah et déclare pour capitale Jérusalem, pour des raisons et des analalyses RELIGIEUSES alors que cet endroit appartient à l'humanité entière ! »
Je me demande dans quelle mesure vous avez raison.
J'ai bien l'impression que tout le débat et tout le conflit (surtout ! ) se joue sur la dissociation de la religion et du politique.
Votre échange houleux avec caro me conforte dans cette vision.
Vision ou la religion manipule les esprits pour façonner la politique.
« Oui bien sûr ce n'est pas la torah qui gérent les lois explicitement mais il faut vraiment être aveugle pour nier le problème majeur qui est un délire basée sur la religion. »
Je suis entièrement d'accord, le problème est posé depuis 60 ans mais on continue à psalmodier du religieux pour nourrir les convictions et les actions politiques. A qui la faute ? A celui qui a commencé ? A celui qui a continué ? A celui qui laisse faire pour profiter du bordel ?
Les fautifs sont partout, ils ne se contentent plus d'être Israëliens ou Palestiniens !
à anamaywong
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 20H08 | 16/08/2008 |
@ anamaywong
Vous avez raison,
Valse avec Bachir est un film merveilleux et je ne peux que me joindre à votre invitation.
Je pense qu'en allant voir ce film israélien on trouve des reponses aux questions que vous posez. C'est un film d'une très grande humanité qui arrive à parler ce conflit en évitant tout manichéisme.
à leconcombrevert
De bloqué le 24.09.09
23H43 | 16/08/2008 |
Je n'ai pas vu le film. Je ne fais que reproduire ce que des proches m'en ont dit.
A ce qu'on m'a dit c'est un film qui a l'inconvénient de ne pas analyser le pourquoi du comment.
C'est le ressenti d'un soldat israélien de l'époque, qui a vécu cet épisode atroce. Mais il n'y a pas vraiment de recherche des causes.
à bloqué le 24.09.09
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 01H08 | 17/08/2008 |
Soh,
je ne vais pas vous faire le compte-rendu ni la critique. Simplement, c'est un film merveilleux d'honnêteté, d'humanité, d'humilité, sans parler de la prouesse technique et artistique, un film qui va bien au delà de tout ce que on a pu vous dire.
Mais c'est simple, il suffit d'aller le voir.
à leconcombrevert
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 08H09 | 17/08/2008 |
J'ai vu « valse avec Bachir » .
Je dois etre idiote mais je n'ai pas trouvé la réponse à mes questions.
Ces jeunes hommes qui se retrouvent sur le terrain de la guerre , la decouvrent, tuent (certains refusent de tuer les hommes et préférent tuer les chiens ! )m'a plus évoqué « l'ennemi intime ».
A savoir : comment un homme ordinaire devient un tueur.
Certes aprés ils souffrent d'un stress post traumatique : on ne joue pas avec les armes innocemment.
Mais en aucun cas je n'ai retrouvé ce que j'avais vu dans « les citronniers » ou « mur » : une dénonciation du sionniste et des abus.
Pire le film semble dire que l'armée Israélienne a participé passivement aux massacres de SABRA et CHATILA.
Par contre, ce qui est trés interessant dans ce film c'est le rapprochement que fait le psy entre le camp de Sabra et d'autres camps où ces jeunes hommes ont perdu leurs familles (et donc la répétition inconsciente).
Ce film ne remet pas en cause l'invasion par Israel des territoires Palestiniens ni du LIBAN.
à Compté supprimé 2
De Yawn
Chomiste | 09H04 | 17/08/2008 |
J'avoue que je n'ai pas vu ce film. Mais vous lui reprochez de laisser entendre que l'armée israélienne a participé passivement aux massacres de Sabra & Chatila. C'est pourtant bien ce qui s'est passé. Lorsque les phalanges chrétiennes sont entrées dans le camp et on massacré les palestiniens qui s'y trouvaient, les soldats israéliens ne sont pas intervenus pour les arrêter.
C'est déjà assez horrible non ?
à Yawn
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 09H20 | 17/08/2008 |
ils n'ont pas bougé une oreille et ont laissé faire .
Qui avait armé les phalangistes ?
Qui les a regardé faire sans bouger ?
Ne pas intervenir était soutenir ce massacre.
Le laissez faire par les phalangistes était bien facile : « ce n'est pas nous , c'est l'autre ».
A ma connaissance il n'y a pas eu de jugement pour ce massacre et en toute impunité les commanditaires vivent en Israel.
à Compté supprimé 2
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 14H22 | 17/08/2008 |
Hestia,
pour revenir à Valse avec Bachir ;
Tu dis qu'il ne repond pas à tes questions, notamment :
« Mais en aucun cas je n'ai retrouvé ce que j'avais vu dans “ les citronniers ” ou “ mur ” : une dénonciation du sionniste et des abus. »
1° C'est normal, je trouve, que de ne pas vouloir faire un film qui engloberait toutes les questions à la fois.
Ce n'est pas une encyclopedie du conflit israélo-arabe dans toutes ces facettes et de son histoire depuis la nuit des temps, - chose qui serait de toute facon irregardable en tant que film s'adressant au grand public.
2° Il est vrai que le film ne montre et ne denonce pas « le sionniste ».
Mais, crois tu, Hestia, qu'on peut montrer et denoncer « le sionniste » ?
C'est qui, c'est quoi ? Je doute que ca existe en tant que tel, comme un minerais pur ou un élément chimique.
Par contre, des mouvements sionistes, oui, il y en a, et des plus diverses et contradictoires par dessus le marché, des mouvements qui ont une histoire, une évolution et à l'intérieur (sans parler de l'exterieur) de ces mouvements il y a les gens, qui sont d'une hétérogénité et d'une complexité encore plus confondante - comme c'est le cas pour tous les mouvements politiques.
Qui plus est : Ce film ne parle en fait pas de « sinonistes » du tout mais de citoyens Israéliens, d'Israéliens qui ne sont pas forcement « sionistes » simplement par le fait de leur nationalité. Tu te rapelles peut-etre que certains des personnages ont meme quitté Israel depuis des années au moment ou ils parlent.
Le film traite de la facon dont ils ont vecu la première guerre du Liban et de ce qu'ils en retiennent ou non 20 ans après. Il parle surtout des trous de mémoire et se pose la question, pourquoi certaines verités sont tombées en oublie.
Le film raconte donc un travail de mémoire en meme temps qu'une reconstruction de la réalité, une prise de conscience, une mise en question du bien fondé de l'opinion que la société israélienne s'est faite de cette guerre et - par extension - du conflit entier et d'elle meme.
C'est beaucoup plus subtil que la « denonciation du sioniste » un peu placative que tu demandes, à mon avis.
à leconcombrevert
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 17H38 | 17/08/2008 |
Ce ne sont pas des trous de mémoires.
Ce sont les effets du stress post traumatique qui touchent les soldats : l'inconscient est ainsi fait qu'il y a une amnésie des horreurs qu'ils commettent.
S'ils s'en souviennent (et on le voit pour les vétérans du vietnam , par exemple ) ils deviennent fous.
Retrouver la mémoire de la mort qu'on a donner c'est se reconnaitre inhumain.
Il ne s'agit pas d'un film sur la dénonciation du sionisme mais d'une analyse sur les suites psychologiques dans la vie d'un homme qui a tué en temps de guerre.
C'est pour cette raison que je le situe dans la lignée de« l'ennemi intime »
Au fait ce n'est pas un film : mais un dessin animé.
à Compté supprimé 2
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 01H41 | 18/08/2008 |
À cette différence près, Hestia, que les personnages de ce film, et en particulier Ari Folman, l'auteur / directeur / personnage principal à (courageusement) cherché justement de se souvenir.
Et au lieu de devenir fou il en a fait un film qui relate cet évenement honteux au monde entier.
Hestia, tu ne vois pas que c'est là la force de ce film, le fait de ne pas fuir ses responsabilités, de les reconnaître et les confronter. Et, désolée, mais c'est un acte éminament politique.
C'est vrai que c'est un film d'animation. C'est ce qui le rends plus réel que la réalité d'ailleur.
à Compté supprimé 2
De zorbek
22H56 | 17/08/2008 |
La paille et la poutre
« ils n'ont pas bougé une oreille et ont laissé faire .
Qui avait armé les Hutus ?
Qui les a regardé faire sans bouger ?
Ne pas intervenir était soutenir ce massacre.
Le laissez faire par les Francais était bien facile : »ce n'est pas nous , c'est l'autre ».
A ma connaissance il n'y a pas eu de jugement pour ce massacre et en toute impunité les commanditaires vivent en France. »
sic
Je rappellerai quand même que le massacre des 800 000 Tutsis s'est déroulé sur plusieurs semaines, pas en une nuit. A moins d'imaginer que le renseignement israélien est infiniment plus performant que le français, je ne vois pas comment on ferait pour faire porter la responsabilité aux uns (les Israéliens) et pas aux autres (nous les Francais).
Etonnant, non ?
De bloqué le 24.09.09
16H05 | 16/08/2008 |
Israël est un état raciste car selon votre culture et votre religion d'origine vous avez des droits différents.
Luttons pour libérer Israël de son racisme.
à bloqué le 24.09.09
De babayaga
musique du monde | 23H45 | 16/08/2008 |
Luttons pour libérer le Hamas de sa charte et de son racisme anti-juifs
à babayaga
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 01H11 | 17/08/2008 |
Ah oui, mais sauf le nom d'auteur et le titre il n'en restera pas grand chose après : -)
à babayaga
De bloqué le 24.09.09
01H15 | 17/08/2008 |
OK babayaga mais pour cela il y a du boulot à faire du côté des conditions d'existence de la population palestinienne… C'est la première préoccupation à avoir si tu veux que les palestiniens acceptent de vivre à côté des juifs.
à bloqué le 24.09.09
De Yawn
Chomiste | 08H37 | 17/08/2008 |
Vous pouvez donner un exemple de ces droits différents selon les cultures ? Car j'ai toujours entendu le contraire…
à Yawn
De bloqué le 24.09.09
12H23 | 17/08/2008 |
D'abord en Israël votre ethnie-religion est marquée sur votre carte d'identité. Votre ethnie-religion est appelée votre « nationalité ». Vous pouvez demander que ce soit laissé en blanc, mais dans ce cas vous ne serez pas traité comme un juif israélien.
Les processus de discrimination sont complexes (on n'affiche pas tout noir sur blanc)
Il n'y a pas de nationalité israélienne, comme il y a une nationalité française qui peut s'appliquer à quelqu'un qui lui même ou sa famille était d'origine chinoise, russe ou de n'importe où.
Les israéliens non juifs n'ont pas des droits égaux aux israéliens juifs.
Ils ne sont pas appelés à faire le service militaire ni à entrer dans l'armée et de cela découle des différences de droits et aussi de simple statut social.
Enfin les palestiniens des territoires n'ont pas la nationalité israélienne et n'ont donc aucun des droits attachés à cette nationalité. Mais leurs simples droits d'humains sont fréquemment bafoués : confiscations de leurs propriétés, destructions de leurs maisons, non respect de leurs besoins élémentaires (ambulances et femmes enceintes arrêtés des heures aux check points avec parfois des conséquences dramatiques), agressions et assassinats dans l'impunité totale par les colons et les soldats israéliens, il est fréquent que des enfants palestiniens soient tués par des soldats. Une situation coloniale comme nous français en avons installée en Afrique du Nord et en Afrique noire…
Ce site donne une traduction d'un article d Uzi Ornan, publié dans le quotidien israélien Ha'aretz. Cela me parait assez fouillé comme analyse d'une construction juridique complexe.
http://www.ism-france.org/news/article.php ? id=3198&type=analyse&lesujet=…
Sinon sur la situation au Proche Orient, ce blog d'un journaliste du Monde Diplomatique est intéressant. Le journaliste Alain Gresh est très critique sur la politique israélienne. Il est lui-même issu d'une famille d'origine juive (pas religieuse, très à gauche) et il prône plutôt une solution à deux états. Il faut lire les commentaires où des articles (notamment du Ha'aretz) sont souvent traduits par un internaute au pseudo de K et où les débats sont animés…
http://blog.mondediplo.net/Nouvelles-d-Orient
à bloqué le 24.09.09
De babayaga
musique du monde | 12H56 | 17/08/2008 |
tant que les Israéliens juifs et les Palestiniens s'entretuent, je ne vois pas trop comment intégrer les israéliens palestiniens dans l'armée ; -)) Ce ne risquerait pas d'être un peu dangereux ?
La Cisjordanie est un territoire occupé, mais n'est pas considéré comme véritablement israélien. Tous les problèmes que vous citez sont liés à ce fait, hélas.
à babayaga
De bloqué le 24.09.09
13H18 | 17/08/2008 |
Les arabes israéliens ne sont pas à classer dans les palestiniens, ils sont israéliens. Ils ne sont pas appelés dans l'armée et n'ont pas des droits égaux aux juifs israéliens.
Votre remarque cherche à cacher ce fait. Pourtant vous n'y êtes pour rien, babayaya.
De alzaz
16H12 | 16/08/2008 |
« Ils viennent en prétendant que Dieu leur a donné cette terre et qu'elle leur appartient… »
D'un autre côté, quand ça les arrange, ils savent justifier la « guerre sainte ». Au nom de Dieu.
Bon, je lis presque « sales juifs » dans pas mal de commentaires, avec des références assez personnelles à l'histoire.
Je pense qu'Abraham, si tant est qu'il ait vraiment existé, n'était pas encore juif quand, parti du sud de l'Iraq actuel, il arrive en pays de Canaan. A cette époque, c'était guerre sur guerre chez tous les peuples que pouvait porter cette pauvre Terre. Donc, quelques centaines, allez, quelques petits, mais vraiment tout petit, milliers de sémites, parmi les sémites, se castagnent de droite de gauche pour essayer de survivre… Arabes, Araméens, Assyriens, Elamites, Hébreux et Phéniciens.
Depuis, c'est plutôt dérouillée sur dérouillée, pour ne pas dire déportation sur déportation, pour ce qu'on a appelé un peu plus tard le peuple juif (hébreu). Jusqu'en 1945, je crois.
Ce que j'en ai lu, car j'ai à peine 50 ans et non 3000 ans, me fait dire que si j'étais juif, plus rien ne m'obligerait à tendre la joue gauche. Je serais devenu paranoïaque, me serais armé, fait alliance avec les plus forts (USA puisque la France ne l'a plus voulu), j'aurais serré les coudes avec les juifs du monde entier (à peu près 25 millions pour 6,5 milliards à l'heure actuelle)… Et, j'aurais eu envie de créer un pays bien protégé de tant de haine. En refaisant en arrière les pas de mes ancêtres, tout m'aurait conduit, car point terrestre commun à tous nos anciens, en Palestine. Une très lointaine terre promise… Les premiers colons « juifs » fondateurs d'Israël faisaient dans le sionisme communiste donc athée.
Ainsi, une minorité, qu'on a quand même pensé exterminer, est devenue forte et arrogante. Il faudrait dire plutôt, une minorité (5 millions environ) de cette minorité, que sont les israëliens.
Forts pourquoi ? Arrogants pourquoi ? Question de survie, peut-être. Depuis 1948, cette jeune nation est en guerre, il ne faut pas l'oublier. Je ne suis pas juif, je le rappelle, mais les propos de certains responsables politiques du monde musulman, tenus depuis des lustres, me font penser qu'il n'est pas temps pour les israëliens de relâcher la garde.
Ceci dit, pour paraphraser Prévert, je confirme que cette guerre est aussi une belle connerie. Elle profite toujours aux mêmes quand la majorité voit ses générations foutues en l'air. De roquettes en chars d'assaut, le peuple trinque : je parle du peuple des hommes, pas de juijs ni d'arabes et rien de tout celà, simplement d'enfants, de femmes et de vieillards.
Pour ce qui est des colonies qui continuent à ronger des terres qui ne leur appartiennent pas, elles seront, à terme, perdues comme celles de Gaza. Question de temps. Le mur sera détruit, nous, nous serons morts depuis longtemps. La solution au contentieux verra jour quand Dieu ne s'en mêlera plus, ni d'un côté, ni de l'autre.
à alzaz
De bloqué le 24.09.09
17H36 | 16/08/2008 |
« Je serais devenu paranoïaque, me serais armé… “
Et c'est tellement commode, alzaz, qu'un ensemble de juifs ‘se soient armés’ sur une terre peuplée d'arabes…
Vous seriez certainement moins philo-israélien si ils s'étaient installés sur quelques départements français (autour de Vichy… pourquoi pas ! ) et avaient expulsés violemment les habitants en place…
Ils auraient pu aussi fonder leur état au centre de la Bavière.
Pourtant la justice de l'histoire cela aurait été cela.
Mais les européens trouvent tellement confortable que les palestiniens paient pour des crimes contre l'humanité commis par les européens.
à bloqué le 24.09.09
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 20H38 | 16/08/2008 |
exactement.
Un jour de colère sur rue 89 j'ai posé la question mais pourquoi l'état Israelien n'es pas allé s'installer aux USA ?
Je reconnais que je n'y allais pas demain morte !
Mais je redemande qu'est ce qui légitime l'installation d'Israel sur le territoire Palestinien ?
la religion ? l'histoire ?
Cela a permis aux USA d'avoir un pied à terre aux moyens orient afin de controler la région et les enjeux financiers.
à Compté supprimé 2
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 22H05 | 16/08/2008 |
Je crois que cela est historique, le sionisme a commencé bien avant 1947… vers 1850, si mes souvenirs sont exacts, des juifs arrivaient déjà vers la Palestine. Évidemment, ils étaient encore très peu…
à siko
De rahelita
09H12 | 17/08/2008 |
Il y a toujours eu une présence Juive en Palestine ;
Après la deuxième destruction du temple, les Juifs furent interdits de pénétrer à Jérusalem par les Romains et se sont repliés sur Yavné et Safed qui fut toujours un très haut lieu d'étude de la Kabale.
Les Juifs purent revenir à Jérusalem au deuxième siècle de l'ère chrétienne
Les Croisés les massacrèent pratiquement tous dans la ville de Jérusalem en y entrant lors de la pemière croisade.
Les Juifs sont effectivement revenus en plus grand nombre au début du 19 ème siècle venant particulièrement de Russie.Il y a eu une venue de Marocains également à cette époque.
ET n'oublions tout de même pas que tel Aviv était un marécage et qu'une grande population Arabe est venue s'installer sousle joug Ottoman puis le mandat Britannique pour travailler dans les villes nouvelles qui se créaient.
En 1947, la population Juive était déja de 650000 personnes.
à Compté supprimé 2
De Yawn
Chomiste | 08H41 | 17/08/2008 |
La création d'Israel n'a pas permis aux USA de mettre un pied au Moyen-Orient. Il faut se souvenir qu'un des principaux soutiens d'Israel à sa création était l'URSS qui voyait dans le mouvement sioniste un moyen de contrebalancer les monarchies arabes qui marchaient avec les Etats-Unis et l'Angleterre. C'est pour cette raison que les premières armes qui ont servi à l'armée israélienne sont arrivées de Tchécoslovaquie.
à bloqué le 24.09.09
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H24 | 17/08/2008 |
Soh si vous sortez une seule phrase de l'ensemble du texte de « alzaz » vous faites erreur.
à Les Chats
De bloqué le 24.09.09
13H43 | 17/08/2008 |
Je répondais à la teneur global de son texte Les Chats.
Je ne souhaitais cependant pas être agressive.
Enfin une grande part des juifs israéliens d'aujourd'hui, du fait de leur age, n'ont pas connu directement la période nazis.
Si le comportement de leur parents de construction d'un état-refuge à tout prix, pouvait être induit par l'ampleur du traumatisme, cela ne s'applique plus aujourd'hui.
De rahelita
16H30 | 16/08/2008 |
Il est amusant de voir autant de passions lorsqu'il s'agit d'Israel !
Passionez vous aujourd'hui pour la Géorgie, l'Ossétie, le Tibet le Soudan,le cshemere, le Maroc qui a entièrement colonisé en 1975 le Sahara et qui a érigé un immense mur(je conseille aux indignés de la colonisation de s'y rendre) !
Ah, ces Juifs ! ! !
Pourquoi d'ailleurs Hitler a t il eu le soutien de toute la population Allemande et Ahmadinedjab celui de tout le monde Musulman ?
Que la France rende donc le Comté de Nice !
Et Bonsoir !
à rahelita
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 16H50 | 16/08/2008 |
C'est vrai l'Israël et la Palestine n'ont pas le monopole de la débilité. Peut-être que si Israël est autant attaqué (en parole), c'est justement parce que c'est de la part des juifs que l'on attend le plus d'humanité après ce qu'ils ont vécu, et qu'ils sont très loin d'être un exemple…
Et puis, le conflit israélo-paslestinien est connu de tous alors que la Géorgie pas, on ne comprend même pas bien les enjeux et que donc on a du mal à se forger une opinion. La faute à qui ?