A Burin, les Palestiniens dénoncent l'impunité de colons avec qui la cohabitation est de plus en plus impossible.
(De Burin, district de Naplouse) « Ils viennent en prétendant que Dieu leur a donné cette terre et qu'elle leur appartient… » Assis face au ventilateur, dans son bureau de chef du bataillon des pompiers de Burin, Moayad oscille entre rage et ironie. Depuis des semaines, la « cohabitation » avec les colons vivant sur les crêtes avoisinantes devient impossible.
Par la route, ce petit village palestinien d'environ 4000 habitants se trouve à une quinzaine de kilomètres du centre de Naplouse, grande cité encastrée dans une vallée du Nord de la Cisjordanie dont elle est la plus importante ville. Entre les deux, le checkpoint d'Huwara, contrôlé par les Israéliens. Attente sous un hangar de tôle. Ordres criés par des soldats armés de fusils automatiques. Franchissement de la grille tournante, présentation des papiers, des bagages. Une fois cela passé, Naplouse la verouillée est bien derrière, Burin n'est plus qu'à 5 ou 6 km, mais une heure, parfois plus, est déjà écoulée.
Cocktails-molotov
Depuis Huwara, des taxis collectifs filent à travers les collines sèches de terre ocre où poussent des pierres blanches, des oliviers et quelques pins. Une mosquée en construction signale l'arrivée dans le village. La demeure de Said Najjar, 31 ans, employé par l'Autorité nationale palestinienne à Jénine, se trouve un peu à l'écart.
Le 27 juillet dernier, il se trouvait en stage à Jéricho et sa femme, enceinte de leur deuxième enfant, dormait dans sa famille. Le lendemain, « le jour de notre anniversaire de mariage », dit Said, l'intérieur de leur maison avait brûlé.
« Depuis quelques jours, il y avait des problèmes entre les gens du village et les colons, raconte-t-il, amer. Et les voisins m'ont dit que dans la nuit de l'incendie, des colons circulaient dans les oliviers autour de chez moi. La police a trouvé ici des bris de bouteilles qui ne sont en vente que dans les colonies… »
Des bouteilles qui ont servi de cocktail-molotov, lancés à travers les vitres de sa chambre à coucher. Tout y a brûlé, y compris le lit de sa fille d'un an et demi où, dit-il, il avait dissimulé 9800 dinars jordaniens (soit à peu près autant d'Euros), eux aussi partis en fumée. Ce 2 août, sous une chaleur à peine balayée par la brise, Said tente de nettoyer sa maison noirçie avec l'aide d'un jeune du village. Si les murs de pierre n'ont pas bronché, il ne reste plus grand-chose à sauver à l'intérieur.
« Il y a toujours eu des confrontations entre les habitants du village et les colons, rappelle Moayad. Les colons descendent régulièrement pour mettre le feu à nos oliviers, s'attaquer à nos voitures… et les soldats les protègent. »
Tirs de roquettes artisanales
Burin est surplombé par deux importantes colonies. Bracha, au nord-est du village, est la plus peuplée, avec plus de 1000 habitants recensés. Mais c'est surtout Yitzhar, dont on aperçoit les toits des maisons au sud du village, qui est réputée pour l'extrémisme idéologique de ses colons. En 2005, nombre d'entre eux ont participé à la campagne menée contre les officiers de l'armée israélienne impliqués dans les évacuations de colonies, notamment celles de la bande de Gaza. Ceux d'Yitzhar étaient alors, avec ceux d'Hébron, les plus engagés. Depuis avril dernier, selon Moayad, ils ont franchi un nouveau cap :
« Ils tirent des roquettes artisanales en direction du village. Elles n'ont encore fait aucun dégâts humains et tombent le plus souvent dans les oliviers, mais tout de même, c'est quelque chose de nouveau. »
Lorsque de tels évènements se produisent, les habitants et le conseil de village s'adressent aux représentants locaux de l'Autorité palestinienne. Laquelle en réfère au District coordination office, une structure héritée des accords d'Oslo censée permettre aux Israéliens et Palestiniens de régler ensemble ce type de conflits :
« En réalité, le DCO est une façade, ricane un nabulsi très au fait des us et coutumes politiques régionaux. Un arabe devant qui sourit et prend la requête et les Israéliens derrière qui traitent seuls le dossier et imposent la solution… »
Vu du bureau des pompiers de Burin :
« Lorsque les colons nous agressent, l'armée vient dans le village pour s'assurer qu'aucun Palestinien ne les attaquera et laisse la police israélienne constater plus tard les exactions commises par des citoyens de son pays. Ils sont venus après les tirs de roquettes et ont emporté des preuves. Mais ensuite, les procédures sont très longues… »
Personne, a Burin, ne semble placer d'espoir dans la justice israélienne, ni d'ailleurs dans l'action - aux marges très étroites -, de l'Autorité nationale. Pourtant, l'agressivité des colons est de plus en plus difficile à supporter.
Jets de pierres
Jeune lycéen de 17 ans en paraissant dix de plus, Moussab raconte que souvent, la nuit « ceux d'Yitzhar s'approchent des maisons. Ils sont armés et lancent des pierres, mettent le feu aux oliviers, tirent en l'air pour effrayer les animaux ». Une situation qui fait quasiment partie de son quotidien et à laquelle il réagit en se réfugiant sur le toit de sa demeure pour, lui aussi, balancer des pierres aux assaillants…

Face à la dégradation de la situation, des diplomates américains ont rendu visite au conseil du village le 28 juillet dernier, écouté le récit des habitants concernés et visité Said Najjar, dont la maison venait de brûler.
Quatre jours plus tard, ce dernier fait peu de cas de leur passage. En une nuit, ses modestes projets d'avenir se sont effondrés. Locataire, il avait emprunté pour bâtir une maison un peu plus loin. Son capital carbonisé, il s'apprête à revendre les matériaux déjà acquis pour « récupérer un peu d'argent ». La construction de sa maison attendra et, pour l'heure, lui et sa femme se font héberger par leurs familles respectives.
Photos : Emmanuel Riondé
























5
De Léonard22
Enseignant | 14H32 | 16/08/2008 |
Mahmoud Darwich était un enfant quand on a rasé de la manière la plus barbare le village où vivaient ses parents, ses grand-parents et ses lointains ancêtres et reconstruit sur sa plaie encore béante ces arrogantes colonies pour clandestins bouche-misère venus d'ailleurs.
Mhamoud Darwich était un enfant, un enfant-poète, lorsqu'il a été terrorisé par un « gouverneur » militaire juif-israelien-sioniste. Son père qu'il aimait tant risquait de perdre son permis de travail si le petit Darwich ne renonçait pas à ses mots.
Le sionisme n'a pas volé que des terres qui, elles, peuvent être restituées.
Le sionisme a fait pire.
Le sionisme a fait pire.
Le sionisme a fait pire et pire encore.
Il a volé l'enfance la plus tendre à mille et mille palestiniens.
Il leur a volé leur temps de jeu. Un enfant forcément ça joue, ça aime fort le jeu. Ça invente ses jouets. Une kalash qui ne tue pas encore. Une rocket qui n'explose pas encore. Un petit château de douilles fumantes sur un corps à peine refroidi.
Il leur a volé leur aire de jeu. L'enfant privé d'espace joue sur un ballet de balles. La mort est déjà là pour les petits bouts de vie.
Il leur a volé leur temps d'étude. Un enfant ça s'occupe même sous occupation. Un enfant ça découpe et ça peint du rouge en plein iris. Un enfant c'est curieux et ça demande au papa c'est quoi un sioniste papa car un juif qui tue je sais.
Il leur a volé leurs parents en les leur assassinant. Ces enfants ont des pleurs différents, leurs larmes coulent à flot sur des galets de bière.
Il a assassiné mille et mille enfants prétextant la bavure et la tragique erreur pour mieux cacher barbarie et horreur.
Mais Darwich a continué de jouer.
De jouer avec les mots qu'il aimait tant.
Et les mots ont grandi et Darwich avec eux.
De thierry reboud 20923
| 14H38 | 16/08/2008 |
Je souhaiterais avoir une précision : Emmanuel Riondé se trouvait-il à Burin à titre strictement professionnel ou dans le cadre d'une mission civile de type CCIPP ? Non que je tienne l'une ou l'autre hypothèse pour peu respectable, mais je crois que le savoir est important.
Si je demande cette précision, c'est que le témoignage de Riondé me rappelle par beaucoup d'aspects un séjour que j'ai fait au village palestinien de Yanoun en 2003 (précisément dans le cadre d'une mission civile). Yanoun est du reste dans une situation très comparable à celle que décrit Riondé dans son article : proche de Naplouse, cerné par les installations de la colonie d'Itamar et, comme Burin, soumis aux exactions des colons et à l'arbitraire de l'administration militaire (Yanoun est en zone C).
C'est d'ailleurs cela qui est le plus désespérant dans le récit de Riondé : cinq ans après, on vérifie que rien n'a vraiment changé en Palestine. On comprend mieux à la lecture d'un tel témoignage que le ressentiment palestinien ne sort pas de rien. Je me pose toujours la même question qu'il y a cinq ans : les Israéliens croient-ils vraiment qu'une telle attitude sert leurs intérêts ?
Sur Yanoun (points de vue évidemment militants) :
http://www.protection-palestine.org/spip.php ? mot56
De Emmanuel Riondé (auteur)
Journaliste | 15H24 | 16/08/2008 |
Réponse à Thierry Reboud : je me suis déplacé dans le nord de la Cisjordanie fin juillet début août à titre purement professionnel, pour y faire du reportage. Je crois savoir qu'il y avait également une ou deux missions du CCIPPP à ce moment-là en Palestine mais je n'ai pas eu l'occasion de les croiser.
Par ailleurs, le cas de Burin n'est effectivement pas isolé, ce type de conflit entre la population palestinienne et les colons étant assez fréquent en Cisjordanie. Je vous invite à lire un article paru ce jour sur le site du quotidien israélien Haaretz sur ce thème précis de la violence des colons et de la passivité de l'armée israélienne (http://www.haaretz.com/hasen/spages/1011977.html).
ERiondé
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 17H12 | 16/08/2008 |
Pour faciliter la lecture de l'article de Haaretz voici une traduction rapide (qui est sans doute loin d'une traduction parfaite : -))))
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1011977.html
Behind closed doors, police admit « turning a blind eye » to settler violence
By Uri Blau
En privé la police avoue « fermer les yeux » sur la violence des colons.
Par Uri Blau
In a meeting held by West Bank precinct operations officer Ronen Yefet last week, participants - including a Shin Bet security service representative and a senior police and army officers - reported a recent increase in the number of violent incidents involving settlers.
La semaine dernière, lors d'une reunion présidée par l'officier en charge des opérations de police du West Bank, Ronen Yefet, il a été fait état par les personnes présentes – dont un représentant du service de sécurité du Shin Beth, un officier haut gradé de la police et des officiers de l'armée – d'une augmentation récente des cas d'incidents violents où des colons sont impliqués.
The Shin Bet representative stated in the discussion that settler violence has been « intentional and planned, » adding that any Israel Defense Forces operations against settlers (eviction or demolitions) now comes with a violent « price tag. » Police officers at the meeting criticized the IDF for reportedly saying they do not want to act against settlers, and purported comments like « Leave me alone, don't get me mixed up with those guys. »
Le réprésentant de Shin Beth a déclaré au cours du débat que la violence des colons avait été « intentionelle et planifiée ». Il a ajouté que les operations des forces de défense (IDF) contre les colons (expulsions ou démolitions) sont maintenant régulièrement « marquées du sceau de violence ». Des officiers de police ont critiqué l'armée (IDF) qui aurait admis ne pas vouloir agir contre les colons, citant des commentaires comme : « Fiche moi la paix, ne m'oblige pas à me meler de ces gars. »
In response, chief of the West Bank precinct patrol unit said police also prefer not to confront settlers. « Sometimes cops also avoid acting against Jews. There are also instances where police have looked the other way in order to say “I didn't see anything.'”
En reponse, le chef de la section West Bank de la police a confirmé que les policiers préferent ne pas se confronter aux colons. “ Parfois les flics aussi evitent d'agir contre des Juifs. Il y a aussi eu des moments où des policiers ont regardé ailleurs, facon de pouvoir dire : Je n'ai rien vu. ”
Palestinian actions were also criticized during the meeting. Police said Palestinians do not coordinate their farming plans with the police, which ends up causing friction with the settlers.
Les activités des Palestiniens ont aussi soulevées des critiques lors du meeting. La police disait que les Palestiniens s'abstiennent de coordiner leurs activités agricoles avec la police, et que cela se terminait par des frictions avec les colons.
In the first half of 2008, particularly in the Samaria and Binyamin districts, there has been an increase in “disturbances of the peace” - the term used for harm caused by Israeli citizens to Palestinians and their property, as well as harm to Israeli security forces. Data presented in the meeting indicated that there were 429 such incidents in the first half of this year, compared with 587 incidents in all of 2006 and 551 in 2007.
Pendent la première moitié de 2008, en particulier dans les districts de Samaria et de Binyamin, il y eu une augmentation des cas de “troubles de l'ordre public” – notion qui désigne en l'espece les dommages infligés à des Palestiniens et leur biens ou aux forces de sécurité israéliennes par des citoyens israéliens. Selon les chiffres présentés lors du meeting il y a eu 429 incidents de ce genre pendent la première moité de 2008, alors qu'il y en avait 587 incidents en 2006 et 551 cas en 2007.
At the end of the meeting, the Shin Bet representative expressed the opinion that discussions should be held with the settlers to decrease the instances of disturbing the peace. Security officials are also looking into restraining orders against known disturbers of the peace. Also, the police and IDF agreed to hold joint situation assessments. They will inform all command functions ahead of any police or military operations against settlers, in order to prepare for violent responses.
À la fin du meeting le représentat de Shin Beth à propose d'organiser des débats avec les colons en vue de reduire la fréquence de tells troubles à l'ordre public. Les représentants de l'ordre étudient actuellement aussi la possibilité de obtenir des „restraining orders“ (injonction contraignant à faire ou ne pas faire certains choses) à l'encontre de certaines personnes connu pour des actes contraires à l'ordre public.
West Bank precinct spokesman Danny Poleg said in response that ‘In January-July 2008, 340 cases of Israelis (both right and left-wing) disturbing the peace were opened, compared to 313 cases in the parallel period last year.’
Selon le porte-parole de la police en charge du West Bank, Danny Poleg, il y aurait eu ‘ en 2008 de janvier à julliet 340 cas d'Israéliens (de droite et de gauche) poursuivis pour troubles de l'ordre pubölic, comparés à 313 cas pendent la meme periode de l'année passée. ’
Poleg said the data covers case files, not incidents. Regarding the criticism voiced at the meeting, Poleg replied ‘This was a meeting, one of many held by the precinct with other entities with which police are in routine contact such as the IDF, so we have no intention of commenting on things said in internal discussions.’ An IDF spokesman said ‘The IDF performs its role in cooperation with the police and Shin Bet.’
Selon Poleg il s'agit là du nombre de dossiers, non du nombre d'incidents. En ce qui concerne les voix critiques entendu lors de ce meeting, Poleg a repondu : ‘C'était un meeting, un meeting parmi de nombreux meetings que la police organise avec d'autres entités avec lesquelles est régulièrement en contact, dont IDF, et nous n'avons pas l'intention de commenter des choses qui se disent pendent des débats internes. ’ Un porte-parole d'IDF disait : IDF accomplit sa tache en coopération avec la police et avec Shin Beth. ”
A military source added that “irregularities uncovered in police or soldier performance are handled appropriately.”
Une source militaire ajoutait que : » les cas d'irrégularités dans les activités de la police et de l'armée dont nous avons connaissance sont traité de facon appropriés. »
De alzaz
17H12 | 16/08/2008 |
« Ils viennent en prétendant que Dieu leur a donné cette terre et qu'elle leur appartient… »
D'un autre côté, quand ça les arrange, ils savent justifier la « guerre sainte ». Au nom de Dieu.
Bon, je lis presque « sales juifs » dans pas mal de commentaires, avec des références assez personnelles à l'histoire.
Je pense qu'Abraham, si tant est qu'il ait vraiment existé, n'était pas encore juif quand, parti du sud de l'Iraq actuel, il arrive en pays de Canaan. A cette époque, c'était guerre sur guerre chez tous les peuples que pouvait porter cette pauvre Terre. Donc, quelques centaines, allez, quelques petits, mais vraiment tout petit, milliers de sémites, parmi les sémites, se castagnent de droite de gauche pour essayer de survivre… Arabes, Araméens, Assyriens, Elamites, Hébreux et Phéniciens.
Depuis, c'est plutôt dérouillée sur dérouillée, pour ne pas dire déportation sur déportation, pour ce qu'on a appelé un peu plus tard le peuple juif (hébreu). Jusqu'en 1945, je crois.
Ce que j'en ai lu, car j'ai à peine 50 ans et non 3000 ans, me fait dire que si j'étais juif, plus rien ne m'obligerait à tendre la joue gauche. Je serais devenu paranoïaque, me serais armé, fait alliance avec les plus forts (USA puisque la France ne l'a plus voulu), j'aurais serré les coudes avec les juifs du monde entier (à peu près 25 millions pour 6,5 milliards à l'heure actuelle)… Et, j'aurais eu envie de créer un pays bien protégé de tant de haine. En refaisant en arrière les pas de mes ancêtres, tout m'aurait conduit, car point terrestre commun à tous nos anciens, en Palestine. Une très lointaine terre promise… Les premiers colons « juifs » fondateurs d'Israël faisaient dans le sionisme communiste donc athée.
Ainsi, une minorité, qu'on a quand même pensé exterminer, est devenue forte et arrogante. Il faudrait dire plutôt, une minorité (5 millions environ) de cette minorité, que sont les israëliens.
Forts pourquoi ? Arrogants pourquoi ? Question de survie, peut-être. Depuis 1948, cette jeune nation est en guerre, il ne faut pas l'oublier. Je ne suis pas juif, je le rappelle, mais les propos de certains responsables politiques du monde musulman, tenus depuis des lustres, me font penser qu'il n'est pas temps pour les israëliens de relâcher la garde.
Ceci dit, pour paraphraser Prévert, je confirme que cette guerre est aussi une belle connerie. Elle profite toujours aux mêmes quand la majorité voit ses générations foutues en l'air. De roquettes en chars d'assaut, le peuple trinque : je parle du peuple des hommes, pas de juijs ni d'arabes et rien de tout celà, simplement d'enfants, de femmes et de vieillards.
Pour ce qui est des colonies qui continuent à ronger des terres qui ne leur appartiennent pas, elles seront, à terme, perdues comme celles de Gaza. Question de temps. Le mur sera détruit, nous, nous serons morts depuis longtemps. La solution au contentieux verra jour quand Dieu ne s'en mêlera plus, ni d'un côté, ni de l'autre.