(De Cancun) Quand l'Institut des statistiques mexicain (Inegi) a annoncé à la presse que le taux de suicide le plus élevé de la République mexicaine se trouvait à Cancun, il y a eu comme un silence parmi les journalistes, puis des murmures d'incompréhension. Comment ? On se suicide donc plus sur ce bout de paradis vendu dans le monde entier, que dans l'enfer de Ciudad Juarez ou de Tijuana, ces villes frontières prises dans la folie des narcos et peuplées d'usine d'assemblage ? « Il semble bien que le paradis n'en soit pas un pour tous », a répondu, laconique, la chargée de l'étude.
Une étude complémentaire a été aussitôt commandée à l'Observatoire de la violence sociale à Cancun. La question : pourquoi le taux de suicide à Cancun (9,8) est presque le triple du taux de suicide national (3,4) ? Dans leurs bureaux de l'Université des Caraïbes, les chercheurs ne sont guère étonnés du résultat. Ils vivent depuis toujours à Cancun, le vrai Cancun, comme l'explique Celina Izquierdo, sociologue :
« La majorité des suicidés travaillent dans le tourisme et ont la trentaine. Ils arrivent ici avec l'espoir d'une vie meilleure, et c'est finalement bien pire. Mais en plus face à eux, il y a maintenant toute cette richesse, totalement inaccessible et en même temps, étalée comme jamais auparavant. Ils sont loin de leur famille, ils ont bu et craquent. »

La « richesse étalée » c'est le premier Cancun, en arrivant de l'aéroport. Un long boulevard à quatre voies sur une bande de plage de 22 km de long : 26 000 chambres d'hôtels qui ne laissent plus voir la mer. Des piscines, des golfs, les marques de luxe et les gazons verts. Cette zone est en majorité artificielle, construite par remblais sur une fine bande de plage entre mer et lagune. 95% des mangroves originels qui protégeaient des ouragans ont disparu.
Le second Cancun est une ville de 700 000 habitants, qui a poussé en trente-cinq ans et qui a battu un autre record au Mexique – la croissance démographique la plus forte – aujourd'hui autour de 5%. Pour tous ses promoteurs, l'expansion prodigieuse de ce village de pêcheurs (100 habitants en 1970) est la preuve indéniable du moteur économique qu'est le tourisme, comme l'explique José Bayon, directeur des infrastructures de la ville :
« Cancun, auquel personne ne croyait au départ, a été pendant longtemps un modèle pour les stations touristiques. Aujourd'hui, nous reconnaissons que nous avons fait des erreurs sur l'environnement. »
Pas un mot sur le social, le fonctionnaire ne souhaite pas aborder le taux de suicide ni tous les sujets qui fâchent et commencent à crever l'écran du paradis.
Après les quatre voies de la zone hôtelière, puis les embouteillages du centre où vivent les cadres des hôtels, on arrive sur une route cabossée : des chemins de terre dignes de la brousse. Autour, une suite de bidonvilles, la majorité sans services, où habitent les petites mains de l'hôtellerie. Sur la péninsule du Yucatan, l'unique réseau d'eau potable est souterrain et complexe. La péninsule est en fait un vrai gruyère, abritant le fleuve souterrain le plus long au monde.
Chaque famille qui débarque à Cancun s'installe où elle peut, pose quelques tôles et creuse un trou pour les WC. Le réseau d'eau cristalline en dessous est aujourd'hui inutilisable. A cette pollution, se sont ajoutées les tonnes de fertilisants des golfs, tout aussi perméables au sous-sol. Résultat : l'eau destinée aux hôtels est puisée à 50 km en dehors de la ville et transportée par aqueducs.
Par contre, les déchets des touristes sont entassés au beau milieu de ces quartiers. La seconde décharge a dû ouvrir en catastrophe en octobre 2006. Présentée comme « provisoire » en raison de la proximité des habitations, elle ne l'est déjà plus. Cancun croule chaque jour sous 750 tonnes de déchets : la moitié provient des 700 000 habitants, l'autre moitié de ses 26 000 chambres d'hôtels…
A Cancun, c'est l'environnement qui a montré les premières failles du tourisme de masse : plus de protection contre les ouragans qui vont redoubler d'intensité, plus d'eau potable et des tonnes de déchets. Depuis dix ans, c'est le tourisme poussé dans sa logique la plus libérale qui est en train d'achever le social.
Elles s'appellent Ruiz, Grand Coral, Oasis ou Barcelo et sont les prestigieuses chaînes espagnoles du tourisme qui possèdent la moitié des 30 000 chambres de la Riviera Maya, la côte caraïbe qui débute à Cancun et se termine à Tulum. C'est elles, qui, imitant le Club med français, ont développé dans les années 90 le système du « tout compris » : une prestation « tout compris » (hébergement et nourriture) ne peut pas être vendue sur place, mais sur Internet et en Europe, ce qui permet déjà aux hôtels d'alléger leurs charges fiscales au Mexique.
Dans l'hôtel, tout est prévu pour ne pas ressentir le besoin de sortir, (activités, massage, disco, bar) et donc, ne pas dépenser ailleurs ses euros. Si le touriste veut visiter les alentours, il trouvera tous les tours à vendre depuis l'hôtel. Pour Alfonso Jimenez, chercheur à l'Université des Caraïbes :
« Ce système est une réponse des Espagnols pour engendrer plus de bénéfices. En dix ans, il a déjà détruit une économie locale, les restaurants et les prestataires de services. Puis ce sont les fournisseurs des hôtels qui ont fermé car tout est livré en camion depuis Mexico. Enfin, la crise sociale couve car les conditions de travail sont pires. »
Bien sûr, hors travail administratif, les « tout inclus » ne paient que le salaire minimum, insuffisant pour vivre à Cancun où les prix sont, en moyenne, 15% plus cher qu'ailleurs. Mais les chaînes, en toute illégalité, utilisent des contrats bidons de 28 jours, sans prestation sociale, renouvelés après 3 jours au repos, comme en témoigne Alejandro, masseur dans un hôtel :
« Le jour où tu signes ton contrat, tu signes en même temps ta lettre de démission dans 28 jours. Ils font tous ça, et si tu dis quelque chose, tu te retrouves sur une “liste noire'. Impossible alors de trouver du travail sur toute la Riviera Maya.”
Des travailleurs pieds et poings liés, des syndicats achetés et des autorités qui ferment les yeux. Ainsi va Cancun, et ainsi va de plus en plus mal la vie sous le soleil des Caraïbes.
Qui est le plus mal en point dans ce tableau ? Les populations indigènes. L'Inegi a comptabilisé à Cancun 51 langues parlées sur les 62 langues indigènes répertoriées au Mexique. Les Indiens sont employés pour les pires travaux, en particulier dans la construction, où le nombre d'accidents bat encore des records, ajoute Cécilia Izquierdo :
“Ils sont paysans, ils n'y connaissent rien à ce domaine, ils n'ont parfois même pas une corde en sécurité, donc il y a toujours beaucoup d'accidents. Cependant on pense que certains ne meurent pas accidentés mais se suicident en se jetant du haut des tours.”
Les campements où sont parqués les ouvriers pour la nuit, ont été maintes fois dénoncés pour leurs conditions de vie. Là encore, les hôtels ne font rien. Leurs pratiques ne gênent ni le gouvernement local ni les touristes. Selon Ernest Cañada, de l'ONG espagnole Action pour un Tourisme Responsable (ATR), seul un touriste informé et conscient des problèmes créés obligera le secteur à changer ses pratiques :
“Aujourd'hui, le modèle du ‘tout inclus’ est la règle pour les chaînes hôtelières. Elles vont reproduire Cancun sur la côte caraïbe encore vierge du Nicaragua et personne ne le sait. En Espagne, les chaînes hôtelières prennent assez de publicité dans les médias pour que l'information ne passe pas.”
En France aussi…
Photo : Plage de Cancun en 2004 (Moriel/Wikipedia)




















55
(Pour réagir, connectez-vous)
De bloozmarch
15H27 | 15/08/2008 |
L » esclavage moderne est plus performant que l » ancien, où les « esclavagistes » logeaient et nourrissaient leur main d » oeuvre, au minimum certes, mais maintenant c » est travailler plus, fermer sa gueule, encore plus, dormir où on peut, bouffer quand on peut, en payant évidemment, et aller crever plus loin, sans déranger ceux qui ont du fric.
Question subsidiaire, c'est bien là le modèle qu » est en train d » imposer notre Minuscule Timonier ?
à bloozmarch
De Pierrrrre
17H16 | 15/08/2008 |
»…notre Minuscule Timonier ? … »
► si t'y monier, t'y po faire ton blé…
…sauf à trop broire du noir…
…ou à trop boire du rouge…
à bloozmarch
De pablico
17H51 | 15/08/2008 |
« C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches. »
Victor Hugo - 1802-1885
qu'on ne vienne pas me traiter quoi que se soit, ce n'est pas moi qui l'ai dit. et quand le monsieur Hugo l'a dit, cela n'existait pas encore…
à bloozmarch
De Sensuelle
travaille | 19H32 | 15/08/2008 |
Moi j aurais plutôt dit au lieu de timonier minuscule un parvenu aimant les gros bijoux, les lunettes de luxe et les augmentations personnelles de salaire.
( Je parle de mon chef d'entreprise)
à Sensuelle
De bloozmarch
22H40 | 15/08/2008 |
C » est une allusion au surnom de Mao qu » on appelait à l » époque en Chine le Grand Timonier.
De Temanutane
expatrié | 15H30 | 15/08/2008 |
Et qu'est-ce qu'on fait, nous maintenant ? On boycotte ?
à Temanutane
De bloozmarch
15H32 | 15/08/2008 |
Non, ON passe ses vacances dans la super-propriété de ses beaux-parents, bien loin de tout ça !
De solstice
pigiste | 15H48 | 15/08/2008 |
« Ils sont paysans, ils n'y connaissent rien à ce domaine, ils n'ont parfois même pas une corde en sécurité, donc il y a toujours beaucoup d'accidents. Cependant on pense que certains ne meurent pas accidentés mais se suicident en se jetant du haut des tours. »
Les Mingongs du Mexique…
Après le sale boulot, allez crever de faim ailleurs, l'Occident a besoin de vacances…
De Sensuelle
travaille | 16H16 | 15/08/2008 |
Libéralisme amoral + matérialisme excessif = écoeurement et pour certains suicide….
à Sensuelle
De Pierrrrre
16H53 | 15/08/2008 |
»…Libéralisme amoral … »
►►..et socialisme moral et rédempteur !
comme quoi la pieuvre n'est pas encore morte.
De Pierrrrre
16H51 | 15/08/2008 |
»….Le tourisme poussé dans sa logique la plus libérale… »
► ou comment faire de l'anti libéral par titre interposé !
comme si les modèles socialistes ne généraient pas de pollution bien plus grave et importante encore !
Évidemment que si vous laissez les gens s'installer n'importe comment, et sans tout à l'égout, que cela va générer pollution !
Les principes d'économie de marché ne se conjuguent pas fatalement avec stupidité et inconscience alors que l'administration étatique se conjuguerait avec intelligence et soucis de l'environnement !
L'installation, l'obligation d'utilisation d'un tout à l'égout relié à usine de décontamination serait une donc une solution socialiste ?
le vert, le beau, le propre, l'oxygène seraient socialiste,
alors que le laid, le sale, les fumées noires seraient capitalistes ?
faudrait expliquer ça aux chinois,
et se demander si Tchernobyl était une usine à conception capitaliste ou socialiste !
et la pollution d'un article qui pourrait demeurer objectif et factuel, est-elle à intention libérale ou socialiste ?
à Pierrrrre
De Scyntille
16H55 | 15/08/2008 |
Bonjour,
Est-ce l'aveuglement libéral qui empêche de voir que dans l'article il n'est pas seulement question de pollution mais aussi d'êtres humains ? …
à Scyntille
De Pierrrrre
17H12 | 15/08/2008 |
»…dans l'article il n'est pas seulement question de pollution mais aussi d'êtres humains ? … »
►► dans l'article il y a des titres qui suggèrent des accusation à l'encontre d'un système économique libéral,
(pareil pour votre commentaire où vous parlez d'« aveuglement » libéral)
et la misère évoquée de ces êtres humains ne semble être là que comme cheval de Troie permettant de caser insidieusement une propagande.
à Pierrrrre
De Sensuelle
travaille | 18H28 | 15/08/2008 |
Vous évoquez le socialisme chinois ? Mais ce sont des communistes qui suivent un modèle semi-capitaliste.Le capitalisme et sa logique libérale excessive et amorale est une plaie pour l'humanité
à Sensuelle
De Pierrrrre
18H50 | 15/08/2008 |
»….Le capitalisme et sa logique libérale excessive et amorale est une plaie pour l'humanité…. »
► moi je trouve la logique libérale tout simplement logique,
logique, naturelle et d'une grande efficacité d'auto contrôle et de correction des déséquilibres.
Mais si vous connaissez d'autres systèmes plus efficaces, merci de nous en faire part.. « socialistes » dites vous ?
Dans quel pays ? un seul exemple, s'il vous plaît, afin que vos prétentions ne soient pas perçues comme théoriques et bidons.
-------------
»…des communistes qui suivent un modèle semi-capitaliste… »
► je connaissais « néo », « ultra », voilà que les « semis » arrivent en renfort… prenez en de la graine.
En fait, le communisme, appliquant une économie socialiste a ruiné la Chine et y a généré des dizaines de millions de morts par famine.
Ce n'est que grâce aux petits marchés libres, fonctionnant suivant les principes naturels de la loi du marché, que les chinois ont pu survivre.
les communistes ont gardé les goulags, organisation fasciste et culte de la personnalité qui accompagnent l'intégralité de toute expérience d'économie socialiste.
Goulags étant inscrits dans les gènes socialistes qui ne peut survivre sans.
Par contre, ils ont ouvert des pans de leur pays aux principes libéraux, en les renforçant par une fournitures de travailleurs serviles et soumis tels de bons socialistes.
Et ce n'est pas parce que ce mélange de salpêtre et de sucre est explosif, qu'il faut en conclure que le sucre libéral ne serait pas comestible.
En fait, le socialisme corrompt tout ce qu'il touche,
même ce joli mot de libéral issus de liberté.
à Pierrrrre
De Sensuelle
travaille | 19H24 | 15/08/2008 |
Le problème c'est que vous êtes un dogmatique. Vous semblez être un extrêmiste libéral et dogmatique car vous semblez ne pas voir tous les inconvénients et les injustices de ce système.Libre à vous.
je n'ai jamais défendu le socialisme.
Je pense que le libéralise actuel est pourri car il y a des injustices criantes ( je ne vais pas les énumérer, il suffit de lire les rubriques économiques)
Et quand on lit les philosophes libéralistes ou les économistes qui ont développé les thèses libérales, on s'aperçoit qu'ils proposaient tous, en général, un libéralisme et un capitalisme moral.
Si rien ne vous choque, tant mieux pour vous.Et pour moi le débat est clos, jamais vous n'arriverez à me convaincre.
à Sensuelle
De Pierrrrre
12H25 | 16/08/2008 |
► Si le principe d'Archimède vous choque sous prétexte qu'il fait couler des bateaux,
ou si le moteur à 4 temps vous choque sous prétexte qu'il fait avancer des chars d'assaut, oubliant qu'il fait aussi avancer la voiture familiale…
Le libéralisme n'est qu'une mécanique, complètement amorale (et non pas immorale), à nous de l'utiliser dans un contexte d'humanité, et ne pas le jeter comme on jetterait le bébé avec l'eau du bain.
Il n'est qu'outil, tel un marteau qui sert à planter des clous, mais peut servir aussi à briser des cranes..
Utilisons simplement le marteau à bon escient, et évitons d'essayer de planter les clous à coups de poings communistes (ou en utilisant les poings des travailleurs pour épargner ceux des apparatchiks)
à Pierrrrre
De Tweakee
électron libre | 22H31 | 15/08/2008 |
à Pierrrrre : Vous trouvez la logique libérale tout simplement logique ? ! ! Vous ne devez pas être ouvrier alors, ou ne pas avoir connu de difficultés en matière d'emploi, car sinon vous auriez déjà compris ce qu'elle entraine cette logique ! Et quand vous dites que le libéralisme est d'une grande efficacité d'auto-contrôle et de correction des déséquilibres on croit halluciner ! Il n'y a qu'à observer les écarts de richesses considérables qui se sont constitués et les crises répétées au plan économique et monétaire (la dernière en date étant celle des subprimes). Partout où il est présent et non régulé le libéralisme entraine exploitation et destruction.
à Tweakee
De Pierrrrre
08H03 | 16/08/2008 |
»…..Et quand vous dites que le libéralisme est d'une grande efficacité d'auto-contrôle et de correction des déséquilibres on croit halluciner ! ….. »
► je persiste.. mais allez donc au marché le matin, et regardez comment procèdent maraîchers et acheteurs, et vous aurez tout compris du libéralisme, de l'économie de marché.
Si pas assez de salades, les salades vont se vendre cher, et la fois d'après, les maraîchers vont amener des salades supplémentaires (pour pouvoir les vendre cher), ce qui va faire baisser les prix.(système auto-régulateur)
Vous me parliez du problème ouvrier :
un ouvrier propose un produit, son travail, et le vend.
Il ne le vend pas au prix du marché, puisque le SMIG impose un minima.
Ainsi, le travail considéré comme trop cher payé se fait rare et le chômage important.
Si on laissait le marché faire, le salaire des emplois non qualifiés baisserait certes, mais le chômage diminuerait, l'activité augmenterait, le besoin d'ouvriers augmenterait, et les salaires ouvriers augmenteraient d'autant.
Cela favoriserait l'excellence qui se négocierait plus cher,
alors qu'aujourd'hui, elle se paye au niveau du manoeuvre SMIcard et incite à remplacer l'excellence non valorisée, par le minimum nécessaire.
Le problème actuel des emplois au SMIC est lié à l'existence même du SMIC dont les effets protecteurs à court terme sont en fait défavorables aux ouvriers, rendant le travail rare, et ne leur laissant aucune marge de négociation possible.
Le problème des emplois sous qualifiés s'aggrave aussi par une forte présence immigrée en France qui fait concurrence et pousse les salaires vers le bas.( Ce sont ceux qui prétendent défendre les travailleurs ouvriers qui favorisent l'immigration )
Par contre, il est des pans d'activité ouvrières qui sont extrêmement bien rémunérées (dépannage, plomberie….),
mais qui demandent une prise en charge, un minimum d'initiative incompatible avec la mentalité d'assistanat obligé dans laquelle nous entretient le politiquement correct, taxant tout créateur d'entreprise d'exploiteur.
Au contraire, le libéralisme et la possibilité de créer soi même son activité, fusse en passant par une phase salariée, apporte à chaque individu la carte joker d'une liberté à se construire lui même.
-----------
Vous me parliez des différences grandissantes entre riches et pauvres.
Je vous rappelle l'engagement socialiste de Mitterrand en 1981, d'aplanir ces différence ;
il a nationalisé à la louche,
ça a été une catastrophe pour notre économie (on en paye encore les conséquences),
et il a du privatiser ce qu'il avait nationalisé, et un peu plus encore.
En fin de compte, les différences entre riches et pauvres se sont aggravées.
Ces différences sont réelles, mais je vais vous dire, quand je vois un petit jeune créer sa petite boite à 25 ans, et brasser des millions à 40, il y en a qui le vilipendent,
moi je lui tire mon chapeau,
et j'ai envie de le remercier,
de le remercier pour sa réussite,
pour les emplois qu'il a créés,
et pour l'émulation, le souffle entrepreneurial qu'il apporte au pays.
Et je suis désespéré quand j'apprends qu'il est allé s'installer à l'étranger pour fuir l'ISF…
Certains le considèrent tel un salaud,
moi je nous considère plutôt tels des cons.
à Pierrrrre
De Tweakee
électron libre | 14H44 | 16/08/2008 |
Votre analyse est faussée. Vous nous parlez de la loi de l'offre et de la demande dans la fixation des prix et des salaires pour décrire l'« efficacité » du libéralisme. Vous omettez soigneusement de vous étendre sur tous les dégats humains et environnementaux qu'il provoque. J'ai la trentaine et je ne suis pas favorable à une économie entièrement étatisée. D'après votre façon de tout justifier au crédit du libéralisme je pense que vous devez avoir la soixantaine. C'est à dire faire parti de cette génération qui ne craint plus rien, puisqu'elle a la retraite, qui a profité des plus belles années d'expansion, qui a pillée et saccagé la planète. Derrière vous, vous allez laisser une planète polluée de partout où il sera ingérable de vivre car vous n'aviez qu'une vision économique de la Vie, c'est à dire le « tout pour le fric ».
à Tweakee
De Pierrrrre
08H00 | 17/08/2008 |
»….Vous omettez soigneusement de vous étendre sur tous les dégats humains et environnementaux qu'il provoque….. »
►► Mais il vous appartient de nbous dire lesquels, et de nous expliquer en quoi c'est inhérent au libéralisme !
Je vous lis.. merci de m'avoir affiché votre age dont je n'ai que faire, et le mien supposé qui n'apporte rien au débat… mais j'attends vos arguments objectifs et sèrieux.
----------------
»…J'ai la trentaine et je ne suis pas favorable à une économie entièrement étatisée….. »
►► laissons de coté votre trentaine affichée, vous etes favorable à quoi ? un exemple de pays, afin de mieux illustrer votre pensée, et ne me racontez pas comme d'autres qu'il reste à inventer, parce qu'on a déja donné.
à Pierrrrre
De Jefff
13H20 | 18/08/2008 |
Jamais lu un tel concentré de connerie et de pensée unique résumée en si peu de phrases.
Le néo-libéralisme ou ultra-libéralisme est dénommé comme tel parce qu'il est une dérive à l'excès du système de libre échange (lequel n'est d'ailleurs qu'une évolution du troc ancestral).
On assiste depuis la fin du siècle dernier à l'avènement du capitalisme financier qui revient à traiter le salarié comme un esclave moderne, tout le bénéfice de son travail revenant à des actionnaires, bien souvent fonds de pension américains ou autres, qui réclament toujours plus de dividendes.
La crise des subprimes américains a montré ce que pouvait générer la spéculation à l'extrême, où la valeur est de plus en plus… virtuelle.
Donc, le SMIC est bien au contraire une protection contre les abus qui se produiraient immanquablement s'il n'existait pas, contrairement à vos élucubrations. Il suffit d'ailleurs pour ça de constater les conditions de travail en Inde, en Thaïlande, voire en Chine et qui sont par ailleurs décrites dans l'article sur Cancun.
A notre époque le libéralisme n'est plus la possibilité de créer sa propre entreprise car il consiste en création de regroupements de plus en plus grands d'entreprises qui derrière créent des oligopoles. Dois-je vous rappeler (ou plutôt vous appendre car visiblement vous avez été plus piquousé qu'instruit) que les américains ont inventé à une époque la loi anti trust (qui a conduit notamment au démantèlement de Bell) pour éviter ces concentrations ?
Quant à votre petit jeune (1 sur combien de millions), je ne le vilipende pas s'il traite son personnel correctement (car sans son personnel il ne serait rien) mais s'il part à l'étranger pour éviter de participer financièrement à la société qui lui a permis d'être ce qu'il est (grâce à l'école, à la sécu qui lui a permis d'être soigné, au système de retraite qui a permis à ses parents de lui payer ses études au lieu d'investir dans des fonds de pension…) je lui vomis dessus. Car il n'est qu'un sombre merde.
PS : si vous êtes français, je vous somme de rendre votre carte vitale et de rembourser votre retraite, ainsi que de payer pour utiliser tous les biens publics.
Je ne vous salue pas…
à Pierrrrre
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 01H44 | 16/08/2008 |
Socialisme et capitalisme sont des vestiges d'une autre époque. Il faut aller de l'avant.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org
http://nouvellesociete.wordpress.com
à pierrejcallard
De Pierrrrre
08H08 | 16/08/2008 |
»….Socialisme et capitalisme sont des vestiges d'une autre époque….. »
► et c'est quoi ce sytème nouveau de la nouvelle époque ?
(évitez de l'expliquer par des mots bidonnés..« monde alternatif »..« comportement citoyen »..« forces de progrés »….)
A qui appartient les moyens de production, les entreprises, les commerces ?
comment se décide le prix d'un produit, d'un service, d'un travail ?
--------------
« …Il faut aller de l'avant…. »
► sachant qu'on est au bord du gouffre ….
à Pierrrrre
De elpino
La conscience est la science des co... | 13H25 | 16/08/2008 |
C'est l'ultraliberalisme qui a assecher la mer caspienne.
Bravo Pierrrrre, c'est courageux d'aller contre la mentalite guimauve ambiante.
Je ne goûte guère à l'utilisation du mot ultralibéralisme car il est plus souvent utilisé pour se positionner politiquement par rapport à l'auditoire que pour dénoncer un système. Ce mot est utilisé par l'extrême-gauche Française comme une ponctuation. Il s'agit combattre un ennemi imaginaire et faire diversion sur sa faillite intellectuelle.
La politique socialiste ou communiste finit tot ou tard (apres une crise, voir sans) par envoyer les gens derriere les barbelés.
-----------------------------------
Une petite citation de wikipédia : Ultralibéralisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultralib%C3%A9ralisme)
Dans son usage actuel, le terme d'ultralibéralisme n'est employé que de façon péjorative pour désigner une forme de libéralisme économique que le locuteur estime néfaste et condamnable. Il n'existe aucune école de pensée ni aucun groupe qui se désigne lui-même par la qualification d'ultralibéral. Il n'y a pas non plus de consensus entre les utilisateurs du terme sur une définition qui permettrait de distinguer l'« ultralibéralisme » du libéralisme. Chacun appelle « ultralibéraux » ceux qui sont plus libéraux que lui.
Le terme d'ultralibéralisme est donc réfuté par certains analystes (cf. infra) et par les libéraux qui y voient une « notion [qui] n'a pas de sens rationnel, […] un mot qui sert à désigner l'ennemi [4]. »
à elpino
De Pierrrrre
15H43 | 16/08/2008 |
»….c'est courageux d'aller contre la mentalité guimauve ambiante….. »
►► C'est une question d'habitude :
je passe ma vie à m'excuser de ne pas boire auprès de convives pour qui un petit verre ne fait de mal à personne,
et de m'excuser de ne pas fumer auprès de collègues pour qui une petite clope après le café fait partie des plaisirs de la vie.
…….
..« ultra libéralisme..néo libéralisme…forces de progrès..comportement citoyen..altermondialisme… »
la politique du verbe de la part de certains qui n'osent plus se dire marxistes.
De touinz
Ingénieur agronome | 16H50 | 15/08/2008 |
J'avoue avoir un peu honte d'avoir passé quelques jours dans ce paradis quasi-insulaire ou effectivement aucun « locaux » ne semble autorisé a circuler dans cette zone franche sans que l'on puisse voir la misère qu'engendre l'industrie touristique… Sentiment étrange de gêne et en même temps forcé de constater que le lieu est paradisiaque… une mer turquoise, des palmiers partout… pour combien de temps…
Cela dit, la région possède une richesse de patrimoine incroyable, avec tous les temples Maya a visiter dans le Yucatan, un développement sain du tourisme peut-être observé sur les autres sites touristiques de la région mais a cela s'ajoute le tourisme de masse des Américains car Cancun est souvent inondé d'Américains qui utilise cette partie du monde comme leur « Cote d'Azur »…
L'afflux d'argent est tel pour les tour-operators comme pour les autorités locales que le statut-quo est de mise tant que l'argent rentre… Espérons que la problématique environnementale modifiera la donne avec plus de concidération environnementale et sociale… mais sans vouloir être fataliste, le réalisme me laisse penser que cette situation risque de durer et de se reproduire d'en d'autre pays comme le Nicaragua par exemple oui ou malheureusement la persepective d'entrée d'argent via le tourisme représente une mane financière qui vaut bien de sacrifier une partie du bien-être des locaux…
Il est triste que des regions paradisiaques de ce monde soient exploitées a outrance… Tant que les lois nationales ou internationales (Unesco) ne protègeront pas ces lieux, il y aura toujours quelqu'un pour en tirer profit, toujours au dépend de quelqu'un d'autre…
à touinz
De elarips
11H18 | 16/08/2008 |
« il y aura toujours quelqu'un pour en tirer profit »
comme le groupe accor par exemple ? !
De starsss
17H47 | 15/08/2008 |
Le tout inclus est en effet le modèle de tourisme le plus populaire en Amérique du Nord, Cancun c'est beaucoup de touristes nord americains (canadiens compris)… 2 semaines de congé max, donc pas le temps de faire le routard. On vole, bouffe, dors et bois, à profusion, et le tout à un prix forfaitaire tres alléchant.
Cancun n'est que l'image de tout ce tourisme de masse qui continue de se développer partout dans le monde en catimini. Le moindre site est repéré et négocié en douce, entre gouvernement et chaînes hôtelières (espagnol, italien, allemand…) contre des avantages fiscaux, un nouvel aéroport, des routes flambant neuves l'asphalte et autres… genre nous créons des emplois ( ? ), nous vous apportons des devises ( ? ), de l'infrastructure, et vous nous laissez construire.
La main d'œuvre, pas de problème, si elle n,est pas locale, on profite du pays en crise proche, comme le cas du Cap Vert, où les travailleurs guineens de bissau sont exploités, pas forcément compétents pour certains travaux, mais prêt à tout : Un refuge contre une soumission quasi totale.
Mais des fois, il vaut mieux pas savoir ce qui se trame, c'en est démoralisant, ça va bien trop vite. Pour le péquin moyen, on n'a aucun pouvoir ! Pour quelqu'un qui voyage en dehors des circuits à la Expedia.com, on apprend régulièrement ce genre de projets sur des sites encore vierges et paradisiaques, tortues, baleines, faune et flore encore intactes.
Les dégâts en terme de pollution, vous l'avez évoqué, aucune responsabilité ! j'en ai les larmes aux yeux.
On ne parle pas encore des sites de retraités qui poussent comme des champignons aussi (Panama, Costa Rica…).
Des sites menacés, on en connait plein… sur tous les continents !
De Garcon
18H17 | 15/08/2008 |
J'ai passe quelques jours en Yucatan en 2005 avec ma femme, et nous avons precautionneusement evite de mettre les pieds a Cancun sachant l'horreur sociale a son paroxysme et ne pouvant supporter l'idee de se vautrer dans des hotels de luxe a pas cher grace a la main d'oeuvre bas prix.
Pour autant Cancun n'est pas le seul endroit ou l'on peut deplorer un grave ecart entre la richesse apporte par le tourisme et les travailleurs locaux. L'ile de Cozumel est un lieu d'exploitation tres en vogue et presentant de nombreux probleme ecologique pour la vie sous marine en particulier (c'est un lieu de plongee extremement repute). De meme la route vers Tulum en passant par Playa del carmen est bondee de Resort qui ne laissent entre-apercevoir aux automobilistes qu'un seul aspect devant les portes clauses de ces plages privees : les employes amasses sur le bord de la voie rapide faisant du stop pour rentrer chez eux, en pleine nuit ( le soleil se couche tot la bas) sans aucune lumiere sur les routes, et sans signalisations, le nombre de travailleurs fauches par les voitures est tres eleves. Les Resorts n'investissent meme pas dans une offre de transport en commun pour des employes vivant souvent a plus d'une heure de route de leur lieu de travail.
Voyager dans la region en voiture vous montrera bien plus le contexte social que de passer ses vacances dans un resort.
http://cafecroissant.fr