Les Britanniques, amateurs des soirées bien arrosées ? Une réputation que conforte en tous cas le récent sondage réalisé par le Foreign Office : un nombre croissant de ses ressortissants sont arrêtés à l'étranger, en raison d'un « comportement inapproprié », principalement lié à l'alcool. Les Français, eux, n'ont pas grand chose à leur envier, puisqu'ils maintiennent leur réputation de râleurs, et se placent parmi « les pires touristes du monde » (en tous cas les pires d'Europe), selon un autre sondage réalisé avec Expedia.fr par TNS Infratest.

Le nombre d'arrestations de touristes britanniques en vacances chez leurs voisins européens est donc en augmentation. L'Espagne, pays le plus visité par les Britanniques, détient le record du plus grand nombre d'arrestations (2032), principalement à cause de l'alcool, soit une hausse de 32 % sur la période allant d'avril 2006 à mars 2007. C'est aussi le pays du plus grand nombre d'admissions de Britanniques dans les hôpitaux : 695 durant la même période.
Discrets, courtois, généreux… les Japonais décrochent à l'inverse, mais sans surprise, la première place du classement d'Expedia.fr. Indétronables, les Japonais semblent parfaitement incarner l'art de voyager. Ce qui fait d'eux « les meilleurs touristes du monde ».
Râleurs, jamais contents, toujours quelque chose à redire… Les Français s'affichent, eux, parmi les « pires touristes du monde », avec les Chinois et les Indiens. Selon une enquête menée auprès de 4000 hôteliers du monde entier, les Français seraient les touristes les plus réfractaires à l'intégration dans le pays d'accueil. Ce sont ceux qui pratiquent le moins la langue du pays visité. Politesse, galanterie, courtoisie… sont autant de qualités, que les Français n'ont pas. Ils arrivent ainsi en deuxième place des touristes les plus impolis. Pour Florence Godino, responsable médias et études chez Expedia, ceci pourrait en partie s'expliquer par le fait que les Français ont une « culture du tourisme domestique » :
« Comme beaucoup de leurs voisins européens, les Français voyagent beaucoup dans leur propre pays. Leur première destination de vacances reste la France. Ce n'est donc pas étonnant qu'ils aient une expérience moins positive à l'étranger. »
Au-delà, les Français sont aussi ceux qui mettent le moins la main au portefeuille. Peut-être parce que, pour la huitième année consécutive, nous détenons la palme du nombre de jours de vacances, avec 37 jours de congés payés par an.
Quelques points positifs néanmoins pour le pays de la gastronomie : les Français obtiennent la troisième place des touristes les plus intéressés par les spécialités culinaires. Autre particularité : fini les sandales / chaussettes ou bermuda, les Français font partie des voyageurs les mieux habillés du monde, derrière les Anglais et les Italiens.
Photo : à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)




















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De Akoibon
autocritique | 19H41 | 14/08/2008 |
Etant confronté quotidiennement à ce qui est appelé « des touristes »,voici non pas une analyse, mais quelques constats, si tant est que l'on puisse généraliser. Je précise que ceci ne vaut que sur une parcelle du territoire français, d'où, peut-être, un sentiment d'appropriation territoriale à la « gauloise » de la part des touristes français :
- le touriste français est celui qui râle le plus et souvent à tort, lorsqu'il n'obtient pas une satisfaction totale face à ses attentes (réponses, produits, activités, etc.). Il est également le moins patient. Il ne supporte pas d'avoir à payer ne serait-ce qu'une somme modique (de 1 à 3 euros) afin d'acquérir, par exemple, un topo-guide (il faut pourtant bien les éditer).
- le touriste anglophone ne s'adresse que très rarement (voire jamais) aux agents d'accueil en français. A l'inverse, les Allemands font beaucoup plus d'efforts. Ces deux types de touristes n'hésitent pas à payer de petites sommes contre services rendus. Ils sont d'ailleurs souvent surpris de la gratuité de la quasi-totalité des brochures disponibles.
- la population locale directement liée à l'activité touristique, pour faire simple et court, aimerait beaucoup que les touristes balancent leur argent très vite et ne s'implantent pas trop… « restons entre nous sans le bruit et autres nuisances extérieures ». De plus, ils n'acceptent que difficilement de participer financièrement à l'élaboration soit de projets, soit de documents pourtant élaborés dans le but d'améliorer leur propre chiffre d'affaire. Ils préfèrent largement que cela soit financé par l'argent public (étonnant non ? ).
- j'ai eu parfois honte, en tant que touriste français, de l'attitude de mes compatriotes à l'étranger (Union Européenne), mais uniquement lorsque ceux-ci étaient en groupe (effet de masse ? ) et jamais de façon individuelle.
Pour en revenir au fond de l'article, je m'interroge sur la localisation géographique des établissements concernés par ces enquêtes. Je m'explique : je pense sans en être certain, que l'attitude du touriste peut également dépendre, ou être liée à la destination touristique. Je doute fortement qu'un touriste, même français, se comporte comme un « con » lorsqu'il s'est volontairement rendu à « un bout du monde ». Son intérêt pour tout ce qu'il ne connaîtra pas le rendra probablement humble, ouvert et correct avec ce qui l'entoure. Enfin… je croise les doigts !
Bonnes vacances à toutes et tous.
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 00H38 | 15/08/2008 |
je pense en effet qu'il faut prendre en compte le facteur « voyage organisé ».
En voyage organisé, le touriste ne s'occupe absolument de rien, puisque tout est déjà planifié : transports, hébergements, parfois nourriture… donc il se lâche, il est là pour faire la fête et c'est tout.
Le touriste en voyage d'agrément par ses propres moyens a lui par contre tous ces soucis à gérer. je pense donc qu'il fait plus attention à ce qu'il fait et où il est car il sait que dans une certaine mesure, il est « sans filet ».
Attention, je ne critique pas les voyages organisés, je dis juste que ces deux modes de voyage ne répondent pas aux même désirs et finalités.