
Le congrès du PS approchant, j'ai écrit il y a un mois à tous les ténors. Ma question : « Le PS peut-il être l'avenir de la gauche ? »
Je voulais savoir
s'ils avaient conscience de l'effet de leurs querelles sur l'électorat de gauche, s'ils pensaient que l'unité du PS était encore possible, et si le PS représentait encore l'avenir de la gauche.
A ce jour, j'ai reçu trois réponses, de François Hollande, de Martine Aubry et de Manuel Valls, logiquement très inspirées de leurs contributions. Bien sûr, si d'autres réponses me parviennent par la suite, je les ajouterai.
Commençons par le Premier secrétaire du parti, François Hollande. Il dresse un constat avec lequel on peut difficilement être en désaccord, mais n'apporte pas de réponse directe à mes questions. Il est vrai qu'il a beaucoup donné pendant plus de dix ans pour l'unité du PS, et que maintenant qu'il laisse la place, ce sera au suivant (ou à la suivante) de s'y coller.
Hollande : « Il faut fédérer la gauche »
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Madame,
J'ai bien reçu votre courrier et je vous remercie de me livrer vos réflexions.
La réponse à vos questions se trouve déjà dans la contribution que je présente pour le congrès, où j'appelle à la cohérence du Parti socialiste et de la gauche.
L'UMP a beau avoir ses querelles de personnes, elle est dirigée par le chef de l'Etat lui-même, et elle a fédéré toutes les droites comme jamais -sous la Ve République- le parti du Président n'en avait été capable. C'est un fait historique majeur.
L'extrême droite s'est évaporée et, même si les ressorts de son influence demeurent, son électorat s'est recyclé pour l'essentiel à droite ; quant au MoDem, il apparaît davantage comme une concurrence nouvelle pour la gauche que comme une dissidence à droite.
Nous ne sommes plus en face d'une famille conservatrice éclatée en plusieurs organisations, minée par ses combats de chefs, tiraillée par de vraies différences culturelles, voire philosophiques ; le libéralisme et Nicolas Sarkozy ont gagné bien plus qu'une élection présidentielle, ils ont consacré leur hégémonie respective dans leur camp.
A gauche, nous souffrons, dans ce contexte nouveau, d'une double difficulté. D'abord celle qui relève de nos propres comportements. Nos débats sont regardés comme des contradictions qui atteignent la lisibilité de notre expression. La préparation de la présidentielle conduit a réduire l'autorité du PS par rapport au rôle des personnalités. Et le non-respect, même par quelques-uns, des décisions prises par nos instances, altère le crédit de notre parti.
Ensuite, celle qui tient à nos alliances. L'union de la gauche des années 70 et 80 a vécu ; la gauche plurielle des dernières années aussi. Mais rien ne les a remplacées, sauf des rassemblements de circonstance, au moment des élections locales et des désistements loyaux lors des scrutins de 2007.
Sans structure commune, ni projet de gouvernement, ni candidature unique, la gauche ne peut pas bénéficier d'une dynamique permettant de dépasser les frontières partisanes, de porter haut ses couleurs dès le premier tour de l'élection présidentielle et de donner une cohésion à une future majorité.
Dans cette situation, qui s'étonnera que la droite rêve d'un retour au scrutin majoritaire où elle l'emporterait non du fait d'un rapport de force favorable, mais de son strict avantage comparatif en termes d`unité ? La leçon est claire : il faut fédérer la gauche. Celle qui veut gouverner avec nous. L'extrême gauche est dans une autre logique -celle d'une structuration de la radicalité. Elle doit être mise au défi non de sa sincérité, mais de sa responsabilité : à quoi sert la protestation si elle est impuissante démocratiquement ? Toute l'histoire du mouvement socialiste montre que les grandes avancées sociales ont été obtenues lorsque nous étions au pouvoir. Ces réussites constituent un héritage dont nous pouvons être fiers, qui amplifie encore les attentes à notre égard et qui rend d'autant plus nécessaire notre cohérence de parole et d'action.
Comme Premier secrétaire, j'ai eu à plusieurs moments à affronter les ferments de division. Et je revendique d'avoir fait prévaloir l'unité, au lendemain de 2002 comme la synthèse à la veille des échéances de 2007. C'était mon devoir, dans ma fonction, à des moments où beaucoup de Français s'interrogeaient sur notre capacité à vivre ensemble.
C'est le même esprit qui nous a permis d'engager notre rénovation avec la déclaration de principes qui, désormais, nous réunit tous.
J'ai décidé de ne pas être candidat à ma propre succession. J'avais pris cet engagement en 2005, lors du congrès du Mans. Je le respecte, après plus de dix ans passés a la tête du PS. Je connais les atouts considérables que recèle notre formation politique : le dévouement de ses militants, la densité de son réseau d'élus -avec nos victoires de 2004 et de 2008-, la crédibilité dans l'exercice du pouvoir, local comme national.
Mais je peux aussi mesurer ses fragilités : vulnérabilité dans son assise électorale -notamment lors de l'élection présidentielle-, étroitesse sociologique de sa base -encore trop éloignée de la réalité de notre société-, individualisme des comportements au sommet.
Ces lignes ayant été rendues publiques, vous pouvez bien évidemment les reprendre. Je vous prie de croire, Madame, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
François Hollande
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Martine Aubry, elle, répond plus directement à mon courrier. Celle qui revient fort sur le devant de la scène socialiste avec les Reconstructeurs est, comme à son habitude, directe.
Aubry : « Le parti doit préserver son unité »
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Chère Madame,
J'ai bien reçu votre courrier par lequel vous me faites part de vos réflexions sur l'avenir du Parti socialiste.
Je comprends les doutes qui sont les vôtres concernant l'unité des socialistes. Je déplore, comme vous, que notre Parti donne parfois l'impression d'être plus préoccupé de lui-même que de l'avenir de notre pays.
Je considère néanmoins que le PS doit préserver son unité pour affronter les problèmes d'une société qui s'enfonce dans la crise. Chacun constate que les milieux populaires et les classes moyennes subissent de plein fouet les conséquences néfastes de la politique du gouvernement.
Dans ce contexte, le PS doit proposer un projet alternatif d'une société qui porte haut le niveau d'éducation de chacun, qui donne à tous l'accès à la santé, à un emploi décent et prépare l'avenir de nos enfants en préservant notre planète.
Je suis profondément convaincue que celles et ceux qui ont le plus à craindre de la politique de Nicolas Sarkozy ont besoin d'un Parti socialiste qui rassemble toutes les formidables énergies qui le composent au service d'une seule et même ambition : une société plus juste.
Vous pouvez compter sur moi pour agir dans ce sens.
Je vous prie de croire, chère Madame, en l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Martine Aubry
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Quant à Manuel Valls, nouvel allié de barons socialistes locaux, il détaille davantage sa propre analyse, et je le remercie de m'avoir éclairée sur cette fameuse « théorie des deux gauches » (détaillée ici par Michel Rocard
) dont j'avais entendu parler, et qui me semble en rapport avec les divisions internes au PS.
Valls : « Le PS peine a trouver le ton juste »
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Madame,
J'ai bien reçu votre courrier et j'ai lu avec attention vos analyses sur la situation actuelle du Parti socialiste.
Vos inquiétudes et vos questionnements sont légitimes dans un contexte ou bon nombre d'électeurs éprouvent un sentiment de malaise face aux divergences internes au sein du Parti socialiste.
Enlisé dans des blocages idéologiques, des luttes d'appareil et des querelles personnelles, le PS peine a trouver le ton juste et à construire une opposition solide. Il vit un moment paradoxal : la qualité de l'action de ses élus est reconnue et plébiscitée au niveau local, mais les responsables socialistes ne parviennent pas à théoriser les évolutions de la société à l'échelle nationale.
L'unité et la cohérence ne sont pas pour autant des objectifs inaccessibles pour la gauche, et comme tous ceux qui souhaitent qu'elle redevienne une force moderne et populaire, je milite activement au sein du PS pour que nous apportions des réponses adaptées aux attentes de nos concitoyens.
Si elle est indispensable, la rénovation du PS n'en sera pas moins une tâche longue et difficile. Pour surmonter la fragmentation idéologique et lever un nouvel espoir, l'effort de tous sera nécessaire.
Votre question relative a la « théorie des deux gauches » fait référence à un vieux débat dont les premiers épisodes remontent a la construction du socialisme a la fin du XIXe et au début du XXe siècle. La controverse entre Bernstein et Kautsky, figures historiques de la social-démocratie allemande, représente un épisode décisif qui a permis d'ouvrir le débat sur le renouvellement des doctrines socialistes.
Bernstein dénonçait la schématisation à outrance de la dialectique marxiste, qui ne correspondait plus à la réalité ouvrière, qui se transformait. Il voulait réviser l'analyse marxiste pour l'adapter au XXe siècle naissant, et renoncer aux chimères d'un renversement du capitalisme.
Kautsky se posait, a l'inverse, en gardien de l'orthodoxie marxiste. En France, cette controverse a été relayée par Jaurès et Guesde, qui ont brillamment éclairé le débat doctrinal entre réforme et rupture, chacun traçant sa propre voie vers le socialisme. Aux thèses collectivistes de Guesde, Jaurès opposait un réformisme institutionnel et républicain et une vision du socialisme intimement liée a l'idée démocratique.
Si les termes du débat ont inévitablement évolué au cours du XXe siecle, la coexistence de deux visions de la gauche s'est poursuivie. L'aile réformatrice de Mendès France, profondément ancrée dans la réalité économique de son temps, s'est heurtée au discours « révolutionnaire » de Guy Mollet.
Plus tard, l'existence au sein du mouvement socialiste de « deux cultures » sera théorisée par Michel Rocard, dans un discours percutant au congrès de Nantes de 1977. Il distingue une culture plus jacobine, qui croit au rôle incontournable de l'Etat, guidée par un idéal de justice sociale encore fortement teinté de pensée marxiste. L'autre plus décentralisatrice, plus pragmatique, qui croit au compromis concret et privilégie le rôle majeur joué par le corps social.
Cette dualité a donc ponctué l'histoire de notre parti. La gauche française a eu des difficultés à s'extraire d'une vulgate marxiste qui nous a longtemps empêché de développer une vraie culture réformiste. Le PS aujourd'hui est à un tournant : c'est en confrontant ses ambitions à la réalité qu'il retrouvera des marges pour l'action.
A l'idéal d'une « société sans classe », la gauche doit préférer « l'optimisme du possible ». Bernard-Henri Lévy fait partie des auteurs contemporains qui ont conceptualisé cette coexistence de deux gauches en distinguant une gauche « mélancolique », qui accepte de faire le deuil d'une société idéale, et une gauche bercée de lyrisme, qui se rattache à des valeurs refuges en refusant la confrontation au réel.
Le PS doit donc opérer un changement de paradigme profond, ses réponses doivent réconcilier la justice sociale et l'eflicacité économique, le volontarisme et le pragmatisme, la solidarité et la responsabilité individuelle. Il se trouve face un défi, mais n'est nullement sur la voie de la renonciation. Nous pouvons réussir ce changement et proposer une alternative crédible, claire et cohérente, qui seule permettra de regagner la confiance des Français.
En espérant que notre échange aura répondu à vos attentes et en vous confirmant que vous avez mon accord si vous souhaitez proposer ma réponse à Rue89, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués.
Manuel Valls
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Pour l'instant, donc, pas d'autres réponses. Il faut dire que la période estivale ne s'y prête pas spécialement, et que nos vaillants leaders d'opposition peuvent légitimement être fatigués après une années au cours de laquelle notre agité de Président ne leur a pas vraiment laissé de répit.
Par ailleurs, précisément parce que l'ambiance au sein du parti est à couteaux tirés, ceux qui ont eu le mérite de répondre ont pris plus de risques que ceux qui ne disent mot…
Maintenant, il reste à espérer que tous les responsables du PS ont bien pris la mesure des dégâts au sein de l'électorat de gauche, et que le déjà fameux congrès de Reims permettra de dégager une ligne claire (centriste ou radicale, mais lisible ! ) qui fera taire les antagonismes. Personnellement, j'ai des doutes, mais on verra.
Car, faute de s'exprimer clairement sur une ligne politique décodable par tout lemonde, il y a fort à parier que les électeurs ne se gêneront pas, eux, pour s'exprimer lors des prochains votes. Olivier Besancenot et François Bayrou lesattendent les bras ouverts.
► Article suivi :
Cher Parti socialiste, peux-tu être l'avenir de la gauche ?
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à Venezuela
De kk
star malgré elle | 09H03 | 15/08/2008 |
En toute modestie, « ma vie n'est pas bourgeoise, mon “oeuvre” est sociale » et ma pensée révolutionnaire »
Je laisse mon âme aux chiens comme dit Higelin
De Teberli
Enseignant | 00H12 | 15/08/2008 |
L'unité du PS est encore possible et souhaitable.
Les dirigeants (qui sont tous des supporters des libéraux/capitalistes ) n'auront aucun mal à s'entendre et à se regrouper dans un nouveau parti qui pourrait s'appeler Parti Libéral-Capitaliste-Humanitaire-Alibi).
Les militants libéraux les suivront.
Les militants qui croient en une politique faite par les citoyens (pas par des état-majors et des chefs ou chefaillons) construiront un parti avec tous ceux qui ne pensent pas le monde en terme d'argent, de domination, de compétition, de marché.
La civilisation ne se crée pas sur des ambitions personnelles, des dollars ou des euros ; elle se crée sur l'intelligence, la justice sociale, le respect, la générosité et l'ouverture d'esprit.
On ne peut pas être de gauche, socialiste et en même temps libéral.
Les dirigeants du « PS » ont choisi leur camp et l'ont fait savoir, c'est au tour des militants de la base citoyenne.
Bienvenue dans une aire civilisée !
à Teberli
De Alain Pacifique
03H19 | 15/08/2008 |
@Teberli,
bien dit ! ! ! ! ! pas mieux ! !
à Teberli
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 11H35 | 15/08/2008 |
Bravo Teberli !
Puissent les politiques de gauche vous entendre.
à Teberli
De Jean-François@Carenton
15H34 | 15/08/2008 |
Une aire de repos ?
De el Chiquito
en promenade | 00H22 | 15/08/2008 |
Comme beaucoup de riverains l'ont remarqué, ils ont répondu à la question, pas directement dans les textes, mais par la forme qu'ils utilisent : pas de remise en cause, utilisation de la langue de bois comme d'habitude. La conclusion est limpide, le PS n'est pas l'avenir de la gauche…il faudra trouver autre chose !
De Kalédozore
Enseignant | 01H30 | 15/08/2008 |
Le PS est malheureusement consternant depuis maintenant quelques années… Sarko a beau jeu devant ces personnes qui ne font plus de politique au sens noble du terme et qui montrent leur impuissance à proposer un nouveau projet de société un tant soit peu libéré du capitalisme mondialiste, un tant soit peu libéré de cette « loi » du marché qui n'est en fait que la « loi » du plus fort.
Le pire, c'est que la plupart des dirigeant du PS n'ont aucune finesse politicienne. Rappelez vous Hollande refusant l'« ouverture » sarkozienne : comment peut on refuser la main tendue devant tout une nation ? Evidemment, je ne suis pas un naïf, je reconnais les risques qu'il y a à saisir une telle main ! Pourtant, il fallait accepter cette ouverture, venir aux affaires et jouer derrière la partie d'échecs : anticiper les coups de l'adversaire, et se débrouiller pour reprendre l'avantage, pour être le plus fort. Le Président aurait peut être (surement) été obligé de limoger les vrais ministres de gauche et ainsi aurait peut être (surement) montré lui-même que son « ouverture » n'était qu'un leurre !
Deuxième exemple plus récent : la libération d'Ingrid Bétancourt. Mme Royale, lors de sa première prise de parole à ce sujet alors qu'elle était au Québec pour l'anniversaire des 400 ans d'indépendance (oups, pardon de la création je crois) de l'état canadien, a dans la foulée prévenu le monde face à la tentative de récupération sarkosienne de la libération d'Ingrid. Le problème c'est que Sarko n'avait encore rien récupéré. Elle est passée pour une harpie et lui pour quelqu'un d'injustement bafoué… Encore une fois il aurait fallu attendre que cette récupération soit patente avant de crier « au loup » ! …
Il est temps que la Gauche se restructure autour de ses valeurs historiques, avec des leaders non seulement sincères quant à leurs opinions (c-à-d sans ces énarques qui choisissent un camp de manière stratégique à la seule fin d'arriver au pouvoir), mais aussi maitres dans l'art de jouer sur l'échiquier politique.
à Kalédozore
De kkadim
service public rhone alpes | 09H01 | 15/08/2008 |
votre remarque sur les échecs est pertinente, mais vous commettez une erreur : si hollande refusa la main tendue, c'est qui savait d'avance qu'il allait perdre cette partie ( NS le domine largement à ce jeu, ainsi que tous les dirigeants socialistes ) et que de plus la partie était truquée. la vraie question est : y a t il quelqu'un à gauche de la carrure d'un sarkozy ? La réponse est clairrement : non.
à kkadim
De Kalédozore
Enseignant | 10H35 | 16/08/2008 |
Savoir d'avance qu'on perd une partie en politique avant même de jouer ! ! ! Si c'est ça qui a fait reculer Hollande, ça confine au ridicule. La lâcheté n'est jamais récompensée. Il faudrait arrêter de se dérober et même peut être accepter d'être dominé… pendant un temps. Sarko est comme beaucoup d'hommes de sa trempe, il sous estime l'adversaire et c'est par la qu'il tombera. Mais surement pas grace à des couards qui, parce qu'ils savent d'avance qu'ils vont perdre, baissent les bras ! ! !
Quelqu'un à gauche de la carrure de Sarko… Cette homme n'est ni un dieu, ni un maitre dans l'art de la politique et des échecs. Le monter au pinacle n'amène rien et il y a surement des hommes à gauche capables de le contrer. Bon, d'accord, c'est pas évident de les trouver ! !
De lamichael
03H47 | 15/08/2008 |
Quand François dit :
« Nous ne sommes plus en face d'une famille conservatrice éclatée en plusieurs organisations, minée par ses combats de chefs, tiraillée par de vraies différences culturelles, voire philosophiques… »
J'ai bien peur qu'ils nous faîllent attendre encore longtemps, avant d'entendre la même phrase de la bouche de nicolas parlant de la gauche : )
P.S : Bon courage quand même !
De Sinouhé
06H17 | 15/08/2008 |
Les trois cloches sonne faux…Ces gens là sont d'une tristesse a mourir… 2 ont des noms de fromage et un d'une eau minérale, une chance que ce ne soit pas vichy.
En tous cas l'eau et le fromage ça pu….
à Sinouhé
De kkadim
service public rhone alpes | 09H04 | 15/08/2008 |
la camembert « président » çà pue pas, c'est complétement pasteurisé.
De padakor
du tout | 06H41 | 15/08/2008 |
Se battre pour savoir qui sera le chef avant de savoir pour faire quoi et pour qui, quand il sera le chef, c'est comme se battre pour la couleur des volets avant d'avoir dessiné les plans de la maison… et nier qu'on ne sait construire que des chateaux de sable…
Infantile.
Donnez-moi le nom d'un seul député socialiste qui n'ait pas voté pour la super-amélioration de sa propre retraite, et je vous dirai : la candidature de cette personne, honnête, franche et cohérente, vaut la peine d'être examinée.
à padakor
De Tweakee
électron libre | 23H08 | 15/08/2008 |
Chez les socialistes ou chez les autres il n'y en a pas un seul qui n'a pas voté pour l'amélioration de sa retraite. Et après ils viennent dire aux gens qu'il va falloir se serrer la ceinture. C'est pareil pour la remise en cause de certains avantages, leur avantages à eux ça ils n'en parle pas !
De LeSultanDeBruni
. | 07H45 | 15/08/2008 |
Un PS nommé … désir
La vraie faiblesse du PS c'est qu'il n'est nulle part, contrairement à la droite qui est partout.
Et je suis tout à fait d'accord avec DBL8 | Retraité 5H45 quand il dit que ceux qui sont à sa tête ne pensent qu'à leur confort et à leur médiatisation.
J'aouterai qu'ils continuent aussi, avec d'autres donneurs de leçons, à creuser les tranchées au lieu de bâtir des passerelles.
Quand je pense qu'ils n'ont même pas été fichus de s'aligner tous derrière Ségolène (que ce soit elle ou un autre d'ailleurs) lors des élections à cause de leur petit égo. Je n'en suis toujours pas revenue.
De skalpa
actif et militant ? | 08H02 | 15/08/2008 |
http://kprodukt.blogspot.com
De sunra7
08H27 | 15/08/2008 |
On est sûr en tout cas que c'est trois là ne sont sûrement pas l'avenir de la gauche.
Chapeau à Manuel Valls pour sa cohérence, et son « parler vrai » très rocardien si ce n'est mendésiste ( qui nétait radical et pas socialiste).Sauf qu'historiquement cette posture ( si ce n'est imposture) n'a rien donné), Mendès a tenu 9 mois au gouvernementet et 20 à geindre dans l'express sur l'irréalismme des autres , Rocard a été d'une nullité confondante à la tête du PS et a plus gouverné avec la droite et le centre qu'avec la gauche.Si c'est ça l'avenir autant rejoindre tout de suite bESSON, Coudert et cie.
Et puis , Qu'est ce que c'est ce type de gauche qui cite BHL, grand thuriféraire du MODEM devant l'éternel, qui assimile le PS au national-socialisme et exige sa liquidation ?
Manuel Valls reflète l'inconscient de ses deux camarades convoqués çi-dessus qui se gardent bien de le dire. Les 35H ont donné à Aubry une image gauchiste qui totalement infondée elle n'est sûrement pas aussi d gauche qu'elle veut faire croire, Hollande est un deloriste (un démocrate chrétien donc), un Bayrou un peu plus à gauche.
Comment voulez vous que ces gens croient à l'avenir du ps et même de la gauche alors qu'ils font tout pour l'affadir dans un brouet social-démocrate (a l'heure où les valeurs républicaines sont ébranlées par la politique sarkozienne « démocrate » à la solde des intérêts particuliers, ce qualificatif a une connotation facheuse).
Aucun ne se rend compte que Sarkozy n'a pas gagné par son programme (les Français en dépit de TF1 ne sont pas devenus néolibéraux et atlantiste) , mais par la radicalité de son propos, de sa démarche et de son programme.De plus la persévérance qu'il met à appliquer son programme en dépit des cris d'orfraie fait qu'il garde les faveurs du coeur de son électorat qu'il maintient mobiliser par ses multiples « polémiques ».
Voilà une méthode à méditer pour toute personne qui se réclame de la gauche de gouvernement, faire ce pour quoi on a été élu , poser des actes qui confortent les classes moyennes et les classes populaires en lieu et place des lecteurs du Nouvel Obs et la commission de Bruxelles.
Ce n'est malheureusement pas avec des socialistes honteux ( comme les 2/3 du Bureau national) qu'on y aririvera.
De sunra7
08H47 | 15/08/2008 |
Je viens de lire l'explication de Michel Rocard, pour quelqu'un qui estime que l gauche étatiste et jacobine a vécu et que le PS reste enféré dans ses illusions,je suis sidéré.
Quelle illusion de penser que le dialogue social ( qui n'est pas une tradition française ,du fait oui oui oui oui de la lutte des classes très ancrées dans le fonctionnement du patronat et des syndicats français) sera le ferment du progrès social avec un Etat faible face au poids des entreprises aujourdh'ui.
Quant à mettre Mendès dans le même panier que Blum , je suis sceptique. Sous le gouvenrment Blum, Mendès était assez hostile au programme du Front Populaire et que la politique pour lui consistera toujours à demander des efforts et des sacrifices aux français sans garantie de résultat.Si la deuxième gauche avait été au pouvoir de tout temps, il n'y aurait jamais d'avancées sociales digne de ce nom car irréalistes, trop occupée aurait-elle été à négocier avec les forces de la réaction.Ce n'est plus la politique comme gouvernement des hommes mais l'administration des choses.
Il « ya surtout la cette question de crédibilité, crédibilité auprès de qui ? de Bruxelles , ou de ses électeurs.Le problème de la deuxième gauche est qu'elle veut être crédible auprès de ses adversaires (le patronat qui votera toujours la droite cependant) alors qu'elle n'obtient rien en retour ( voir ce que Mitterrand au nom de l'idéal européen a coûté à l'économie, à la république française en 1992 en n'insistant pa ssur l'harmonisation fiscale notamment) et ce au détriment de ses électeurs. Ragardons comment Sarkozy prend des mesures économiques d'une inanité totale par rapport à la réalité.
La deuxième gauche nous fera t-elle gagner des élections ? Je n » y crois aps une seconde, la politique il faut rappeler à Mr Rocard ce ne sont aps des conférences à l'ENa , à la brookings ou Friedrich Ebert Stiftung, c'est promettre une idéal au peuple, s'engager pour transformer une réalité qui n'est pas souriante, au lieu de la commenter en compagne de la société civile ( qui n'est pas élue rappelons le). La deuxième gauche est dans ce sesn carrément anti-démocratique.Rien d'étonnant à ce que les penseurs de la deuxième gauche comme Rosanvallon disent la démocratie est contre elle même parce que le bon peuple ne vote pas comme il faudrait…on a vu ce que ça a donné en France , en Irlande….
Toute celà contribue à couper la gauche de l'électorat populaire dont il a besoin pour un électorat volatil plus sensible à l'Europe (sans connaître le contenant) qu'à la fiche de paie ou la quittance de loyer.
à sunra7
De kkadim
service public rhone alpes | 09H19 | 15/08/2008 |
je pense que l'un des problémes de cette « gauche » sera de s'opposer à « bruxelles » ou « strasbourg » ( je n'ai pas écrit l'Europe ). un candidat de gauche qui à priori accepte de se soumettre aux instances européennes, ne peut faire une politique réellement de gauche. soyons pragmatique : nous savons que les réseaux de chemin de fer les plus performants sont ceux bénéficiant d'un monopole géré pas l'Etat ( les privatisations prouvérent par A+B ce fait ). or les institutions européennes nous imposent la privatisation du réseau français ( de fait ).
si un gouvernement « socialiste » est élu, avec pour programme le maintient de services publics performants, dont celui des chemins de fer, que fera t il ? Les actuels dirigeants socialistes nous l'ont dit : ils appliqueront les directives venant des institutions européennes. or ces institutions sont libérales, et refusent tout socialisme. notre dilemme est alors de savoir s'il devient utile de donner son opinion par le vote, sachant que même en cas de victoire, cette opinion n'a aucune valeur. en fait nous découvrons les charme de la « démocratie libérale », celà nous change de la « démocratie populaire ».
à kkadim
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 09H40 | 15/08/2008 |
Je pense que le mot meme de « SOCIAL isme » ne poura plus jamais etre une valeur.
SOCIAL est devenu synonyme de gabgie, oisivete, passivite, minimal-iste ou basic.
On ne veut plus d'une societe uniquement sociale… on veut plus !
à kkadim
De Tweakee
électron libre | 23H22 | 15/08/2008 |
Les instances européennes veulent la privatisation du réseau ferré français mais pas seulement ! Car ils ont la ferme intention de démanteler tous les groupes européens d'état au niveau énergétique. Donc pour eux EDF ça passera à la trappe (avec les augmentations de prix que cela va entrainer), pareil pour le courrier et tout le reste.
à Tweakee
De kkadim
service public rhone alpes | 08H36 | 16/08/2008 |
vous avez raison : je ne prenais qu'un exemple parmi d'autre, mais qui a le mérite de montrer la stupidité crasse de l'idéologie libérale dominante qui se veut pragmatique : les faits prouvent que les réseaux ferrés privatisés, soumis à la concurrence sont moins performants et efficaces ( pour l'ensemble de la société ) que les réseaux en monopole. pourtant on va détruire la SNCF (c'est déjà fait en partie ). et on peut continuer la liste : la privatisation du système de soins ( les dernières lois mises en place est un véritable torpillage des hopitaux publics ), le système scolaire est dans la ligne de mire ( on le considère comme un « service », donc soumis aux règles de « non concurrence déloyale » )….
il s'agit d'un véritable pillage de ce qui fait la qualité de vie en europe, au profit exclusif d'une minorité.
De compte supprimé 22 janvier
08H59 | 15/08/2008 |
La Gauche d'aujourd'hui et quelque soit son nom ou sa composition, doit être une véritable force d'opposition à la mise à sac de l'état français par Sarkozy et ses copains. Et toute complaisance envers un Chef d'Etat menteur, manipulateur et incompétent, est un brèche dans cette force d'opposition qui ne pourra agir qu'unie et à l'écoute des problèmes quotidiens des Français.
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 09H55 | 15/08/2008 |
J'ai une idee pour un nouveau nom du P.S.
Martine Aubry devrait l'appeller le P.B. …
PARTI des BILOUTES !
De jelq
... | 09H46 | 15/08/2008 |
Madame Aubry, Monsieur Hollande, Monsieur Valls,
Je crains qu'il ne soit pas possible de choisir entre les 2 gauches. Doit-on préférer l'une de ses jambes ?
On a besoin des 2 pour marcher. On a besoin du rêve, du lyrisme, d'un horizon idéal vers lequel il faut tendre pour nous donner l'énergie d'agir et l'on a aussi besoin d'avancées concrètes dans le réel pour garder l'espoir d'atteindre un jour cet idéal, de s'en rapprocher le plus possible.
On ne peut pas faire le deuil d'une société idéal, ni celui de l'action concrète avec des avancées.
La Gauche actuelle a fait le choix du réalisme en rejetant ses idéaux et elle a perdu sur les 2 tableaux. Elle ne fait plus réver du tout car n'a plus d'idéal à atteindre, elle s'est soumise à la doctrine ultralibérale. Ce faisant, elle a perdu l'adhésion des Hommes (cf sa perte d'1 minimum de cohésion interne qui permet d'avancer) et conséquement l'énergie, la volonté et la constance nécessaire (actions de et sur le long terme) pour changer le réel et donc elle en a un peu échoué à améliorer ce réel. Sur les 2 tableaux, elle a déçu.
Tant qu'au sein de ce parti, un mariage réussi entre idéalistes et réalistes n'aura pas lieu, je crains que son avenir ne soit pas rose.
De danythe
citoyenne | 10H00 | 15/08/2008 |
Que le PS change de nom ou pas, n'est pas le plus important. L'important est de savoir où il se situe et quels sont ses projets pour la France et surtout pour les Français.Qui sont-ils réellement : des arrivistes au service des « maitres du monde » qui embobinent le bon peuple ou des élus au service des citoyens ? Ont-ils l'intention de se calfeutrer dans la pensée unique, bien confortable ou de sortir enfin de la fausse démagogie, des terreurs orchestrées « mondialisation », terrorisme, réchauffement de la planète qui n'ont d'autre but que de supprimer les libertés individuelles et nous aligner sur le quart monde ? J'attends un projet de société sans équivoque, sans mensonge où le français ne sera plus une « bête de trait », mais un être humain à part entière ! J'attends un Etat « souverain », capable de faire respecter les Droits des citoyens non seulement sur le territoire mais également en Europe et dans le monde….
De le Grognard du 40
En forme | 11H39 | 15/08/2008 |
Si le P.S. ne représente pas la Gauche ; alors lequel la représente ?
On peut effectivement critiquer certains choix du Parti Socialiste ; mais , si on est de Gauche -- les petits malins-fachos qui se cachent à travers leurs commentaires sortent du cercle , ils ont été reconnus ! __ on peut essayer de sauver l'essentiel en votant P.S.
Reconnaissons que les « jusqu'auboutistes“ne trouveront leur salut nulle part sauf dans l'écriture de diatribes contre les Socialistes ; les mêmes ne vont jamais voter et font la fine bouche --‘Ségolène nulle ! --,ne s'impliquent nulle part,--sauf dans l'admiration de leur nombril --.
Amis lecteurs,si vous trouvez qu'aucun parti ne vous représente,fondez en Un avec votre nombril,et je vous rejoindrai peut-être !
Enfin,sachez que l'ambition légitime de tout parti politique,c'est d'avoir des élus pour mettre en oeuvre ses idées…le P.S. comme les autres …donc arrêtez de reprocher au même Parti Socialiste de préparer les échéances éléctorales !
Une confession : parfois je me dis que certains ont ce qu'ils méritent aprés l'éléction du Petit !
à le Grognard du 40
De unagi
Fatalitas | 12H09 | 15/08/2008 |
nous avions des communistes comme vous il y a 20_30 ans mais avec un humour plus affirmé.
De Octave65
Révolutionnaire. | 11H49 | 15/08/2008 |
Une excellente nouvelle pour le peuple de France …
Une excellente nouvelle pour le peuple de France, le parti socialiste est en train de disparaître ..
Dieu soit loué ….
Ce parti composé en partie des fossoyeurs de la France, commence un délicieux déclin …
Une excellente nouvelle pour notre pays…
Mais les bons français se rendront compte que ce parti immonde n'est pas encore fini…
Nous pouvons compter sur le génie politique de notre président bien aimé pour marginaliser définitivement ce parti dangereux de part la médiocrité de son idéologie et de ses représentants…..
Le combat continue et la victoire approche …
Nous vivons une époque formidable …
Dieu soit loué , alléluia ..
mdr
à Octave65
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 12H14 | 15/08/2008 |
Mais auriez-vous un strabisme octave ?
Je crois que le fossoyeur de la France c'est plutôt sarko, on en a la preuve tous les jours, mais il est vrai que certains, même le nez dans la m…. ne la voient, ni ne la sentent.