
Le congrès du PS approchant, j'ai écrit il y a un mois à tous les ténors. Ma question : « Le PS peut-il être l'avenir de la gauche ? »
Je voulais savoir
s'ils avaient conscience de l'effet de leurs querelles sur l'électorat de gauche, s'ils pensaient que l'unité du PS était encore possible, et si le PS représentait encore l'avenir de la gauche.
A ce jour, j'ai reçu trois réponses, de François Hollande, de Martine Aubry et de Manuel Valls, logiquement très inspirées de leurs contributions. Bien sûr, si d'autres réponses me parviennent par la suite, je les ajouterai.
Commençons par le Premier secrétaire du parti, François Hollande. Il dresse un constat avec lequel on peut difficilement être en désaccord, mais n'apporte pas de réponse directe à mes questions. Il est vrai qu'il a beaucoup donné pendant plus de dix ans pour l'unité du PS, et que maintenant qu'il laisse la place, ce sera au suivant (ou à la suivante) de s'y coller.
Hollande : « Il faut fédérer la gauche »
Cliquez ici pour afficher la réponse

Madame,
J'ai bien reçu votre courrier et je vous remercie de me livrer vos réflexions.
La réponse à vos questions se trouve déjà dans la contribution que je présente pour le congrès, où j'appelle à la cohérence du Parti socialiste et de la gauche.
L'UMP a beau avoir ses querelles de personnes, elle est dirigée par le chef de l'Etat lui-même, et elle a fédéré toutes les droites comme jamais -sous la Ve République- le parti du Président n'en avait été capable. C'est un fait historique majeur.
L'extrême droite s'est évaporée et, même si les ressorts de son influence demeurent, son électorat s'est recyclé pour l'essentiel à droite ; quant au MoDem, il apparaît davantage comme une concurrence nouvelle pour la gauche que comme une dissidence à droite.
Nous ne sommes plus en face d'une famille conservatrice éclatée en plusieurs organisations, minée par ses combats de chefs, tiraillée par de vraies différences culturelles, voire philosophiques ; le libéralisme et Nicolas Sarkozy ont gagné bien plus qu'une élection présidentielle, ils ont consacré leur hégémonie respective dans leur camp.
A gauche, nous souffrons, dans ce contexte nouveau, d'une double difficulté. D'abord celle qui relève de nos propres comportements. Nos débats sont regardés comme des contradictions qui atteignent la lisibilité de notre expression. La préparation de la présidentielle conduit a réduire l'autorité du PS par rapport au rôle des personnalités. Et le non-respect, même par quelques-uns, des décisions prises par nos instances, altère le crédit de notre parti.
Ensuite, celle qui tient à nos alliances. L'union de la gauche des années 70 et 80 a vécu ; la gauche plurielle des dernières années aussi. Mais rien ne les a remplacées, sauf des rassemblements de circonstance, au moment des élections locales et des désistements loyaux lors des scrutins de 2007.
Sans structure commune, ni projet de gouvernement, ni candidature unique, la gauche ne peut pas bénéficier d'une dynamique permettant de dépasser les frontières partisanes, de porter haut ses couleurs dès le premier tour de l'élection présidentielle et de donner une cohésion à une future majorité.
Dans cette situation, qui s'étonnera que la droite rêve d'un retour au scrutin majoritaire où elle l'emporterait non du fait d'un rapport de force favorable, mais de son strict avantage comparatif en termes d`unité ? La leçon est claire : il faut fédérer la gauche. Celle qui veut gouverner avec nous. L'extrême gauche est dans une autre logique -celle d'une structuration de la radicalité. Elle doit être mise au défi non de sa sincérité, mais de sa responsabilité : à quoi sert la protestation si elle est impuissante démocratiquement ? Toute l'histoire du mouvement socialiste montre que les grandes avancées sociales ont été obtenues lorsque nous étions au pouvoir. Ces réussites constituent un héritage dont nous pouvons être fiers, qui amplifie encore les attentes à notre égard et qui rend d'autant plus nécessaire notre cohérence de parole et d'action.
Comme Premier secrétaire, j'ai eu à plusieurs moments à affronter les ferments de division. Et je revendique d'avoir fait prévaloir l'unité, au lendemain de 2002 comme la synthèse à la veille des échéances de 2007. C'était mon devoir, dans ma fonction, à des moments où beaucoup de Français s'interrogeaient sur notre capacité à vivre ensemble.
C'est le même esprit qui nous a permis d'engager notre rénovation avec la déclaration de principes qui, désormais, nous réunit tous.
J'ai décidé de ne pas être candidat à ma propre succession. J'avais pris cet engagement en 2005, lors du congrès du Mans. Je le respecte, après plus de dix ans passés a la tête du PS. Je connais les atouts considérables que recèle notre formation politique : le dévouement de ses militants, la densité de son réseau d'élus -avec nos victoires de 2004 et de 2008-, la crédibilité dans l'exercice du pouvoir, local comme national.
Mais je peux aussi mesurer ses fragilités : vulnérabilité dans son assise électorale -notamment lors de l'élection présidentielle-, étroitesse sociologique de sa base -encore trop éloignée de la réalité de notre société-, individualisme des comportements au sommet.
Ces lignes ayant été rendues publiques, vous pouvez bien évidemment les reprendre. Je vous prie de croire, Madame, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
François Hollande
Cliquez ici pour masquer la réponse
Martine Aubry, elle, répond plus directement à mon courrier. Celle qui revient fort sur le devant de la scène socialiste avec les Reconstructeurs est, comme à son habitude, directe.
Aubry : « Le parti doit préserver son unité »
Cliquez ici pour afficher la réponse

Chère Madame,
J'ai bien reçu votre courrier par lequel vous me faites part de vos réflexions sur l'avenir du Parti socialiste.
Je comprends les doutes qui sont les vôtres concernant l'unité des socialistes. Je déplore, comme vous, que notre Parti donne parfois l'impression d'être plus préoccupé de lui-même que de l'avenir de notre pays.
Je considère néanmoins que le PS doit préserver son unité pour affronter les problèmes d'une société qui s'enfonce dans la crise. Chacun constate que les milieux populaires et les classes moyennes subissent de plein fouet les conséquences néfastes de la politique du gouvernement.
Dans ce contexte, le PS doit proposer un projet alternatif d'une société qui porte haut le niveau d'éducation de chacun, qui donne à tous l'accès à la santé, à un emploi décent et prépare l'avenir de nos enfants en préservant notre planète.
Je suis profondément convaincue que celles et ceux qui ont le plus à craindre de la politique de Nicolas Sarkozy ont besoin d'un Parti socialiste qui rassemble toutes les formidables énergies qui le composent au service d'une seule et même ambition : une société plus juste.
Vous pouvez compter sur moi pour agir dans ce sens.
Je vous prie de croire, chère Madame, en l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Martine Aubry
Cliquez ici pour masquer la réponse
Quant à Manuel Valls, nouvel allié de barons socialistes locaux, il détaille davantage sa propre analyse, et je le remercie de m'avoir éclairée sur cette fameuse « théorie des deux gauches » (détaillée ici par Michel Rocard
) dont j'avais entendu parler, et qui me semble en rapport avec les divisions internes au PS.
Valls : « Le PS peine a trouver le ton juste »
Cliquez ici pour afficher la réponse

Madame,
J'ai bien reçu votre courrier et j'ai lu avec attention vos analyses sur la situation actuelle du Parti socialiste.
Vos inquiétudes et vos questionnements sont légitimes dans un contexte ou bon nombre d'électeurs éprouvent un sentiment de malaise face aux divergences internes au sein du Parti socialiste.
Enlisé dans des blocages idéologiques, des luttes d'appareil et des querelles personnelles, le PS peine a trouver le ton juste et à construire une opposition solide. Il vit un moment paradoxal : la qualité de l'action de ses élus est reconnue et plébiscitée au niveau local, mais les responsables socialistes ne parviennent pas à théoriser les évolutions de la société à l'échelle nationale.
L'unité et la cohérence ne sont pas pour autant des objectifs inaccessibles pour la gauche, et comme tous ceux qui souhaitent qu'elle redevienne une force moderne et populaire, je milite activement au sein du PS pour que nous apportions des réponses adaptées aux attentes de nos concitoyens.
Si elle est indispensable, la rénovation du PS n'en sera pas moins une tâche longue et difficile. Pour surmonter la fragmentation idéologique et lever un nouvel espoir, l'effort de tous sera nécessaire.
Votre question relative a la « théorie des deux gauches » fait référence à un vieux débat dont les premiers épisodes remontent a la construction du socialisme a la fin du XIXe et au début du XXe siècle. La controverse entre Bernstein et Kautsky, figures historiques de la social-démocratie allemande, représente un épisode décisif qui a permis d'ouvrir le débat sur le renouvellement des doctrines socialistes.
Bernstein dénonçait la schématisation à outrance de la dialectique marxiste, qui ne correspondait plus à la réalité ouvrière, qui se transformait. Il voulait réviser l'analyse marxiste pour l'adapter au XXe siècle naissant, et renoncer aux chimères d'un renversement du capitalisme.
Kautsky se posait, a l'inverse, en gardien de l'orthodoxie marxiste. En France, cette controverse a été relayée par Jaurès et Guesde, qui ont brillamment éclairé le débat doctrinal entre réforme et rupture, chacun traçant sa propre voie vers le socialisme. Aux thèses collectivistes de Guesde, Jaurès opposait un réformisme institutionnel et républicain et une vision du socialisme intimement liée a l'idée démocratique.
Si les termes du débat ont inévitablement évolué au cours du XXe siecle, la coexistence de deux visions de la gauche s'est poursuivie. L'aile réformatrice de Mendès France, profondément ancrée dans la réalité économique de son temps, s'est heurtée au discours « révolutionnaire » de Guy Mollet.
Plus tard, l'existence au sein du mouvement socialiste de « deux cultures » sera théorisée par Michel Rocard, dans un discours percutant au congrès de Nantes de 1977. Il distingue une culture plus jacobine, qui croit au rôle incontournable de l'Etat, guidée par un idéal de justice sociale encore fortement teinté de pensée marxiste. L'autre plus décentralisatrice, plus pragmatique, qui croit au compromis concret et privilégie le rôle majeur joué par le corps social.
Cette dualité a donc ponctué l'histoire de notre parti. La gauche française a eu des difficultés à s'extraire d'une vulgate marxiste qui nous a longtemps empêché de développer une vraie culture réformiste. Le PS aujourd'hui est à un tournant : c'est en confrontant ses ambitions à la réalité qu'il retrouvera des marges pour l'action.
A l'idéal d'une « société sans classe », la gauche doit préférer « l'optimisme du possible ». Bernard-Henri Lévy fait partie des auteurs contemporains qui ont conceptualisé cette coexistence de deux gauches en distinguant une gauche « mélancolique », qui accepte de faire le deuil d'une société idéale, et une gauche bercée de lyrisme, qui se rattache à des valeurs refuges en refusant la confrontation au réel.
Le PS doit donc opérer un changement de paradigme profond, ses réponses doivent réconcilier la justice sociale et l'eflicacité économique, le volontarisme et le pragmatisme, la solidarité et la responsabilité individuelle. Il se trouve face un défi, mais n'est nullement sur la voie de la renonciation. Nous pouvons réussir ce changement et proposer une alternative crédible, claire et cohérente, qui seule permettra de regagner la confiance des Français.
En espérant que notre échange aura répondu à vos attentes et en vous confirmant que vous avez mon accord si vous souhaitez proposer ma réponse à Rue89, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués.
Manuel Valls
Cliquez ici pour masquer la réponse
Pour l'instant, donc, pas d'autres réponses. Il faut dire que la période estivale ne s'y prête pas spécialement, et que nos vaillants leaders d'opposition peuvent légitimement être fatigués après une années au cours de laquelle notre agité de Président ne leur a pas vraiment laissé de répit.
Par ailleurs, précisément parce que l'ambiance au sein du parti est à couteaux tirés, ceux qui ont eu le mérite de répondre ont pris plus de risques que ceux qui ne disent mot…
Maintenant, il reste à espérer que tous les responsables du PS ont bien pris la mesure des dégâts au sein de l'électorat de gauche, et que le déjà fameux congrès de Reims permettra de dégager une ligne claire (centriste ou radicale, mais lisible ! ) qui fera taire les antagonismes. Personnellement, j'ai des doutes, mais on verra.
Car, faute de s'exprimer clairement sur une ligne politique décodable par tout lemonde, il y a fort à parier que les électeurs ne se gêneront pas, eux, pour s'exprimer lors des prochains votes. Olivier Besancenot et François Bayrou lesattendent les bras ouverts.
► Article suivi :
Cher Parti socialiste, peux-tu être l'avenir de la gauche ?
235
(Pour réagir, connectez-vous)
à otto didakt
De pablico
14H07 | 15/08/2008 |
d'autant plus consternant que les éléphants continuent à barrir, mais pas en cœur…
on en a pour encore un ou deux tours d'UMP à ce rythme de barrissements là.
je me demande si ce sont vraiment des éléphants, ce serait plutôt des chèvres.(terme très péjoratif dans le midi)
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H42 | 14/08/2008 |
Creux, creux et creux …
à Numerosix
De marigae
02H47 | 15/08/2008 |
C'est un creux qui en dit long. La question portait essentiellement sur le brouillage mediatique et le sens contemporain de la gauche, non ?
Hollande se donne un coup de couteau en disant que « les autres oui ils sont unis c'est parceque le president les protege…et pas nous..ouin ouin'.
Il avait donc entrevu les pistes d'une vraie reponse mais n'a pas pu s'empecher de resortir l'inutile discours sur l'unite. Oui ils ont perdu deux fois de suite. Oui leur generation a envie de s'amuser dans les cabinets. Oui se sont des hommes d'action. Mais Hollande dit n'importe quoi quand il dit que l'UMP est unie…ils sont nombreux qui reve d'un autre type d'homme et meme d'autres idees et meme d'un autre fonctionnement. C'est evident. Ils sont nombreux a ne pas suivre totalement le president. Tous ces maires decus des reformes que l'on interview pas assez. Tous ces placardises. Tous les moderes. Sauf qu'aujourd'hui ils n'ont pas trop envie de parler. Mais Hollande ne devrait pas entretenir le mythe de l'unite de l'UMP.
Aubry ne semble pas vraiment interessee par la question…
Quant a Valls, il remanie l'histoire a la sauce peche pour s'inventer une legitimite dans un positionnement dont il est persuade qu'il est revolutionnaire. En meme temps il joue le jeu de la division des son introduction en paralnt d'une guerre des chefs…dont il serait totalement absent. Beau parleur…ou juste Parleur.
On a vraiment l'impression qu'ils ont besoin d'un coup de main ! !
à Numerosix
De kkadim
24768
service public rhone alpes | 08H16 | 15/08/2008 |
faites attention à force de creuser, vous allez tomber au fond du trou.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H46 | 14/08/2008 |
Tout d'abord une remarque qui pourra sembler anecdotique, mais je n'en suis pas sûr : je suis toujours surpris qu'à des questions portant sur le Parti Socialiste on réponde sur des papiers à en-têtes de l'Assemblée Nationale ou de la Mairie de Lille.
Venons-en à la viande à présent.
La réponse de Hollande est certainement très pertinente. Je regrette simplement qu'il se limite à livrer une analyse électorale en faisant l'impasse sur l'analyse politique.
Pour ce qui concerne Aubry, la réponse est décidément rrop lapidaire pour qu'on puisse en tirer quoi que ce soit sur un plan politique. Du moins semble-t-elle avoir conscience que la question du programme est bel et bien une question.
Finalement (et à mon grand dépit), c'est encore Valls qui a le mieux joué le jeu. Pour ce qui est des enjeux idéologiques, il ne les esquive pas. Quant à sa réponse, ma foi, elle est conforme à ce qu'on peut attendre de lui compte tenu du discours qu'il tient habituellement. Mais je serais chien de lui reprocher de jouer cartes sur table et d'être cohérent avec lui-même.
Néanmoins, je crains que cet entêtement à vouloir liquider ce qui demeure une composante essentielle de la gauche (disons, pour faire vite, le guesdisme) ne liquide par la même occasion la gauche dans son entier (je veux dire : la gauche en ce qu'il s'agit de proposer une alternative à l'ordre établi, notamment sur le plan économique).
Depuis ma position d'électeur, je fais le même reproche à l'aile anti-capitaliste en gestation, mais c'est bien entendu le reproche symétrique. Il ne sert à rien de liquider Jaurès. Jaurès sans Guesde ou Guesde sans Jaurès, c'est une gauche hémiplégique qui me paraît vouée à l'échec.
De ce point de vue, j'aurais aimé que Valls nous expose plus en détail l'idée qu'il se fait de l'utilité du Parti Socialiste tel qu'il l'envisage.
En conclusion, je voudrais tout de même saluer le très bel acharnement et le suivi de JJEZFM qui nous offre, à la suite de son initiative, une piste de débats qu'on peut espérer féconds.
à thierry reboud
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 07H02 | 15/08/2008 |
Bonjour en ce jour dit férié, (un acquit de La République, qui fête une Sainte) !
Tout un symbole, de la dualité des opinions et des compromis nécessaires pour la vie en collectivité).
Donc la contribution de ces trois édiles Socialistes en guise de première réponse à la Riveraine « jjezfm “, et cette question ; ‘Le PS peut-il être l'avenir de la gauche’ ?
Et non pas, comme l'a justement signalé Thierry Reboud : ‘savoir si le PS a encore un avenir .
J'ai noté quelques points significatifs dans ces premières réponses.
J'élague vite les propos de la dame de Lille’, tant ils m'apparaissent formatés, et ‘lapidaires’. (un exercice de secrétariat, en somme). Pardon pas en Somme mais dans le Nord !
Puis celle du ‘moulin à vent’ (drôle souvent, humour sous jacent, et je l'attends impatiemment aux Universités d'été, dans quelques jours).
Enfin, être drôle ne suffit pas, car sa contribution, est ici, un catalogue de ce qu'est la droite actuelle, et un plaidoyer pour son action à lui pendant un dizaine d'années.
Un peu court jeune homme oserais je dire.
Du vent Monsieur Hollande. On promet du vent paraît il, à vous et aux autres dans quelques jours sur l'Atlantique, à La Rochelle.
Puis vient la contribution du ‘Manu’ !
La plus structurée à mon goût, (la plus hypocrite, également) mais qui a le mérite de
vouloir expliquer.
Notamment de ré-expliquer ce fameux dualisme qui pourrit, d'une façon, et enrichit d'une autre,
l'espace de pensée politique du ‘peuple de gauche’ depuis cinquante ans en (gros).
Là où il me tue (façon de parler) le monsieur, c'est sa référence à un ‘grand penseur’ !
Un ‘tue l'amour’ (de la gauche, si je me fait bien comprendre).
Un ‘auteur’ (le je me tord de rire) et, je cite entièrement : ‘auteurs contemporains qui a conceptualisé cette coexistence de deux gauches’ .
Et bien si le jeune Manuel Valls a besoin de tels concepteurs pour ses ‘paradigmes profond’, on est mal barré avec cette sorte de représentants d'une gauche moderne.
Alors le bonhomme, dit quand même, à mon humble avis quelque chose d'intéressant, (car comme on dit que dans le cochon tout est bon, tout n'est pas non plus mauvais dans l'homme) ; ‘il faut réussir ce changement et proposer une alternative crédible’.
Et bien voilà, nous y sommes, mes amis, (même celles et ceux qui n'en sont pas), c'est ça qu'il faut faire.
Les ‘riverains’, Rue 89, les ‘gauchistes’, les révolutionnaires”, les amoindris, les modérés, les sans idées, “les indifférents mais” : Il faut se mettre au boulot, et dire à ce bons messieurs et ces gentilles dames, (si si Ségolène, toi aussi), on en a marre, on vous suggère de vous mettre très rapidement et très sérieusement au boulot, sinon, ça va chauffer, et gare à vos abattis.
Mazette !
à thierry reboud
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 08H02 | 15/08/2008 |
@ THIERRY
je suis toujours en admiration devant tes écrits.
Ceci dit je me demande si le PS s'inspire encore de Jaures ou de Guesde.
Je vois plus une bande d'opportunistes qui n'ont aucune envie de gouverner et de cultiver la politique qui est : « l'art de faire vivre les gens ensemble ».
Nous n'entendons aucun soutien du PS sur les expulsions, sur Edwige, sur les déremboursements sécu , sur FRANCEAFRIQUE, sur le bradage des services publics etc.
Question de fond : la gauche au pouvoir aurait-elle eu une politique differente de sarko ?
Rappellons nous les pensionnats de SÉGO, etc
Promis je ne suis pas à droite : mais la gauche du PS est tellement vide de propositions , d'actions que je n'y vois plus un parti politique mais un rassemblement de personnes divisées et qui n'ont pas l'envergure pour la Politique.
Ont t-ils vraiment envie de gouverner ?
j'en doute.
à thierry reboud
De harounya
ssf | 09H10 | 15/08/2008 |
Comme le dit très bien adaunis sur son poste qui précède le miens… Je serais plus prudent sur ce-ci « expose plus en détail l'idée qu'il se fait de l'utilité du Parti Socialiste tel qu'il l'envisage ». En effet, « l'analyse » en question sur cette dualité, ou devrais je dire « l'auteur », devrais être sujet à précaution que d'accorder autant de crédibilité à ce faux philosophe auto-proclamé justifiant à bout de bras ces thèses, théories, argumentations à coups de citations imaginaires de Sartre et…
à harounya
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H58 | 15/08/2008 |
Bonjour Adaunis, Hestia et Harounya.
Juste pour lever une ambiguïté : quand je dis que je serais curieux de savoir ce que Valls voit comme utilité au PS tel qu'il l'envisage, cela ne signifie en rien que j'adhère à son projet, très au contraire.
Cela sous-entendait plutôt, me semblait-il, que je nourris les plus gros doutes sur l'utilité réelle qu'aurait le PS s'il dévalait la pente vallsienne. Je crois bien que nous sommes d'accord là-dessus.
à thierry reboud
De parti
punishment park | 12H59 | 15/08/2008 |
laisse aller, c'est une valse….
à thierry reboud
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 13H30 | 15/08/2008 |
Pour moi, mon cher, cela m'apparait évident et c'est bien comme ça que je l'ai compris, puisque justement, je me permets de « rebondir » sur ton commentaire, chose que je ne fais jamais ou rarement, tu le concèderas.
Tout est clair !
à thierry reboud
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H08 | 15/08/2008 |
bonjour Thierry
mais non j'étais persuadée que tu roulais pour val et en pétillant !
je me suis trompée ? ! !
je me moque : avec le virtuel la taquinerie ne passe pas forcément.
ceci dit, cite moi un ou une au PS qui va en faire un partie debout ?
à Compté supprimé 2
De parti
punishment park | 20H40 | 15/08/2008 |
raté pour jack lang, un parti couché…
à Compté supprimé 2
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 20H52 | 15/08/2008 |
Ben en fait, la seule sur laquelle je parierais quelque chose (mais pas trop quand même), c'est Aubry.
D'où ma déception à la lecture de sa réponse…
à thierry reboud
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 07H51 | 16/08/2008 |
si son père lui file un coup de main ça peut etre une bonne casaque .
A suivre
De stangrof
20H48 | 14/08/2008 |
Bonsoir, Valls n'a toujours pas daigner répondre sur sa présence chez les bilderbergers.
http://www.ipernity.com/blog/13028/69645
A bientôt
De Charmant
Erudit | 21H02 | 14/08/2008 |
De toute façon quand c'est pas les Bilderbergers c'est les Illuminatis, ils sont partout. Rendez-nous la Franc-Maçonnerie de papa !
à Charmant
De bjm
| 22H02 | 14/08/2008 |
Un « socialiste » chez les « maitres du monde » ça pose quand même un problème.
Ce n'est pas le premier ni le seul à se proclamer de gauche à faire allégeance aux inspirateurs de la globalisation libérale et antidémocratique.
Son compère Attali ne s'en cache pas :
http://www.dailymotion.com/related/80692/video/x4n042_docle-gouvernement…
à bjm
De emmanuel24
08H52 | 15/08/2008 |
valls est clair,c'est un socialiste qui vous dit que l'ump c'est bien ;
Reconcilier justice sociale et efficacité economique,reparer la fracture sociale en quelque sorte,c'est à mon avis ne pas remettre en cause la société ,c'est reparer les degats d'un capitalisme destructeur sans remettre en cause ce capitalisme,c'est comme distribuer de l'iode aux riverains d'une centrale pourrie dont on serait actionaire avec le sentiment du devoir accompli…
solidarité et responsabilité individuelle ; ça finit par les franchises medicales et les emplois acceptables pour lutter contre ceux qui profiteraient de cette solidarité sans se sentir responsable,il me semble que contre ça il suffirait de donner des moyens à la lutte contre la fraude,et de considerer les citoyens avec humanité,on n'aborde pas le probleme de la responsabilité des entreprises.Cette façon de penser est archaique,et on lui parlait du PS…ce type n'a rien à faire à gauche,c'est une taupe
Volontarisme et pragmatisme,je ne savais pas qu'ils etaient fachés,si quelqu'un peut m'expliquer
De dalun
22H43 | 14/08/2008 |
je pose la même question .
De sarkophage_xyz
07H45 | 15/08/2008 |
Merci pour l'info, consternant : celui qui donne la réponse la moins nombriliste est celui qui réussi le mieux sa carière personnelle en sous main…
De LB
20H51 | 14/08/2008 |
Coucou,
C'est clair : c'est vraiment consternant…
Les sempiternelles banalités constatant qu'il y a des problèmes… Oui bon… Et après ? ? ?
Hollande se réfère à l'UMP…
Aubry essaie de fédérer sur l'opposition à Sarkosy…
Donc en fait… Aucune nouveauté, que la démagogie habituelle…
Au contraire, Valls semble vouloir faire une analyse… Mais, il n'y a quand même pas grand chose dans sa réponse… Au moins il essaye…
Le premier problème du PS, ce sont ses représentants… Aucun ne semble avoir d'espoir (aucun des trois ne dit : « nous allons faire ceci, nous allons faire cela »)…
Tout le monde sait que le prochain congrès sera une prise d'empoigne entre les différents individus qui parviendront à s'exprimer…
Triste…
LB
à LB
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H26 | 14/08/2008 |
Oui , on sait qu » il va y avoir une foire d » empoigne pour le pouvoir au sein du parti , mais à les lire on se demande sur quelles idées ( même prétexte) , ils vont bien pouvoir s'empailler ? ! !
à Numerosix
De Tweakee
électron libre | 22H03 | 14/08/2008 |
Ce ne sera de toute façon qu'à des buts de promotion personnelle comme toujours en politique.
De Bon Scott
20H51 | 14/08/2008 |
@ Emmanuel Valls
« Bernard-Henri Lévy fait partie des auteurs contemporains qui ont conceptualisé cette coexistence de deux gauches … »
Tu parles d'une référence ? !
Pendant que tu y es, donnes nous des références de Carlita, femme de gauche, engagée !
à Bon Scott
De parti
punishment park | 20H59 | 14/08/2008 |
'tain, bhl aurait enfin inventé un concept ? il serait désormais philosophe ? il était temps, plus de trente ans de réflexion…ah bon ? c'est pas le miroir qui réfléchit ?
à parti
De Lairderien
23H55 | 14/08/2008 |
S'il était un miroir, au moins il aurait une utilité ! ! !
à Lairderien
De parti
punishment park | 01H12 | 15/08/2008 |
mais il a toujours bon tain…
à Lairderien
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 13H12 | 15/08/2008 |
Si il en a une, utilité, ceux qui sont un peu perdu et qui se réfère a un philosophe connu ; chaque fois qu'il y a certains problèmes, BHL est la, pour philosopher. Hélas, rien de nouveau sous son ciel, il ne fait que conforter le pouvoir en place, l'idéologie dominante, un vrai guignol.
à Milarepa-voyageurdanslespace
De parti
punishment park | 15H03 | 15/08/2008 |
d'accord sur le dernier constat,pas surle premier : en effet l'utilité d'un « philosophe » se mesure-t-elle à sa présence médiatique ? ou plutôt aux concepts qui lui survivront ? bhl est l'exemple même de la futilité, en parlera-t-on dans 20,30 ou 40 ans…rien n'est moins sûr…relativisons son importance…c'est de la téléréalité ni plus ni moins…