
Le congrès du PS approchant, j'ai écrit il y a un mois à tous les ténors. Ma question : « Le PS peut-il être l'avenir de la gauche ? »
Je voulais savoir
s'ils avaient conscience de l'effet de leurs querelles sur l'électorat de gauche, s'ils pensaient que l'unité du PS était encore possible, et si le PS représentait encore l'avenir de la gauche.
A ce jour, j'ai reçu trois réponses, de François Hollande, de Martine Aubry et de Manuel Valls, logiquement très inspirées de leurs contributions. Bien sûr, si d'autres réponses me parviennent par la suite, je les ajouterai.
Commençons par le Premier secrétaire du parti, François Hollande. Il dresse un constat avec lequel on peut difficilement être en désaccord, mais n'apporte pas de réponse directe à mes questions. Il est vrai qu'il a beaucoup donné pendant plus de dix ans pour l'unité du PS, et que maintenant qu'il laisse la place, ce sera au suivant (ou à la suivante) de s'y coller.
Hollande : « Il faut fédérer la gauche »
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Madame,
J'ai bien reçu votre courrier et je vous remercie de me livrer vos réflexions.
La réponse à vos questions se trouve déjà dans la contribution que je présente pour le congrès, où j'appelle à la cohérence du Parti socialiste et de la gauche.
L'UMP a beau avoir ses querelles de personnes, elle est dirigée par le chef de l'Etat lui-même, et elle a fédéré toutes les droites comme jamais -sous la Ve République- le parti du Président n'en avait été capable. C'est un fait historique majeur.
L'extrême droite s'est évaporée et, même si les ressorts de son influence demeurent, son électorat s'est recyclé pour l'essentiel à droite ; quant au MoDem, il apparaît davantage comme une concurrence nouvelle pour la gauche que comme une dissidence à droite.
Nous ne sommes plus en face d'une famille conservatrice éclatée en plusieurs organisations, minée par ses combats de chefs, tiraillée par de vraies différences culturelles, voire philosophiques ; le libéralisme et Nicolas Sarkozy ont gagné bien plus qu'une élection présidentielle, ils ont consacré leur hégémonie respective dans leur camp.
A gauche, nous souffrons, dans ce contexte nouveau, d'une double difficulté. D'abord celle qui relève de nos propres comportements. Nos débats sont regardés comme des contradictions qui atteignent la lisibilité de notre expression. La préparation de la présidentielle conduit a réduire l'autorité du PS par rapport au rôle des personnalités. Et le non-respect, même par quelques-uns, des décisions prises par nos instances, altère le crédit de notre parti.
Ensuite, celle qui tient à nos alliances. L'union de la gauche des années 70 et 80 a vécu ; la gauche plurielle des dernières années aussi. Mais rien ne les a remplacées, sauf des rassemblements de circonstance, au moment des élections locales et des désistements loyaux lors des scrutins de 2007.
Sans structure commune, ni projet de gouvernement, ni candidature unique, la gauche ne peut pas bénéficier d'une dynamique permettant de dépasser les frontières partisanes, de porter haut ses couleurs dès le premier tour de l'élection présidentielle et de donner une cohésion à une future majorité.
Dans cette situation, qui s'étonnera que la droite rêve d'un retour au scrutin majoritaire où elle l'emporterait non du fait d'un rapport de force favorable, mais de son strict avantage comparatif en termes d`unité ? La leçon est claire : il faut fédérer la gauche. Celle qui veut gouverner avec nous. L'extrême gauche est dans une autre logique -celle d'une structuration de la radicalité. Elle doit être mise au défi non de sa sincérité, mais de sa responsabilité : à quoi sert la protestation si elle est impuissante démocratiquement ? Toute l'histoire du mouvement socialiste montre que les grandes avancées sociales ont été obtenues lorsque nous étions au pouvoir. Ces réussites constituent un héritage dont nous pouvons être fiers, qui amplifie encore les attentes à notre égard et qui rend d'autant plus nécessaire notre cohérence de parole et d'action.
Comme Premier secrétaire, j'ai eu à plusieurs moments à affronter les ferments de division. Et je revendique d'avoir fait prévaloir l'unité, au lendemain de 2002 comme la synthèse à la veille des échéances de 2007. C'était mon devoir, dans ma fonction, à des moments où beaucoup de Français s'interrogeaient sur notre capacité à vivre ensemble.
C'est le même esprit qui nous a permis d'engager notre rénovation avec la déclaration de principes qui, désormais, nous réunit tous.
J'ai décidé de ne pas être candidat à ma propre succession. J'avais pris cet engagement en 2005, lors du congrès du Mans. Je le respecte, après plus de dix ans passés a la tête du PS. Je connais les atouts considérables que recèle notre formation politique : le dévouement de ses militants, la densité de son réseau d'élus -avec nos victoires de 2004 et de 2008-, la crédibilité dans l'exercice du pouvoir, local comme national.
Mais je peux aussi mesurer ses fragilités : vulnérabilité dans son assise électorale -notamment lors de l'élection présidentielle-, étroitesse sociologique de sa base -encore trop éloignée de la réalité de notre société-, individualisme des comportements au sommet.
Ces lignes ayant été rendues publiques, vous pouvez bien évidemment les reprendre. Je vous prie de croire, Madame, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
François Hollande
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Martine Aubry, elle, répond plus directement à mon courrier. Celle qui revient fort sur le devant de la scène socialiste avec les Reconstructeurs est, comme à son habitude, directe.
Aubry : « Le parti doit préserver son unité »
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Chère Madame,
J'ai bien reçu votre courrier par lequel vous me faites part de vos réflexions sur l'avenir du Parti socialiste.
Je comprends les doutes qui sont les vôtres concernant l'unité des socialistes. Je déplore, comme vous, que notre Parti donne parfois l'impression d'être plus préoccupé de lui-même que de l'avenir de notre pays.
Je considère néanmoins que le PS doit préserver son unité pour affronter les problèmes d'une société qui s'enfonce dans la crise. Chacun constate que les milieux populaires et les classes moyennes subissent de plein fouet les conséquences néfastes de la politique du gouvernement.
Dans ce contexte, le PS doit proposer un projet alternatif d'une société qui porte haut le niveau d'éducation de chacun, qui donne à tous l'accès à la santé, à un emploi décent et prépare l'avenir de nos enfants en préservant notre planète.
Je suis profondément convaincue que celles et ceux qui ont le plus à craindre de la politique de Nicolas Sarkozy ont besoin d'un Parti socialiste qui rassemble toutes les formidables énergies qui le composent au service d'une seule et même ambition : une société plus juste.
Vous pouvez compter sur moi pour agir dans ce sens.
Je vous prie de croire, chère Madame, en l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Martine Aubry
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Quant à Manuel Valls, nouvel allié de barons socialistes locaux, il détaille davantage sa propre analyse, et je le remercie de m'avoir éclairée sur cette fameuse « théorie des deux gauches » (détaillée ici par Michel Rocard
) dont j'avais entendu parler, et qui me semble en rapport avec les divisions internes au PS.
Valls : « Le PS peine a trouver le ton juste »
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Madame,
J'ai bien reçu votre courrier et j'ai lu avec attention vos analyses sur la situation actuelle du Parti socialiste.
Vos inquiétudes et vos questionnements sont légitimes dans un contexte ou bon nombre d'électeurs éprouvent un sentiment de malaise face aux divergences internes au sein du Parti socialiste.
Enlisé dans des blocages idéologiques, des luttes d'appareil et des querelles personnelles, le PS peine a trouver le ton juste et à construire une opposition solide. Il vit un moment paradoxal : la qualité de l'action de ses élus est reconnue et plébiscitée au niveau local, mais les responsables socialistes ne parviennent pas à théoriser les évolutions de la société à l'échelle nationale.
L'unité et la cohérence ne sont pas pour autant des objectifs inaccessibles pour la gauche, et comme tous ceux qui souhaitent qu'elle redevienne une force moderne et populaire, je milite activement au sein du PS pour que nous apportions des réponses adaptées aux attentes de nos concitoyens.
Si elle est indispensable, la rénovation du PS n'en sera pas moins une tâche longue et difficile. Pour surmonter la fragmentation idéologique et lever un nouvel espoir, l'effort de tous sera nécessaire.
Votre question relative a la « théorie des deux gauches » fait référence à un vieux débat dont les premiers épisodes remontent a la construction du socialisme a la fin du XIXe et au début du XXe siècle. La controverse entre Bernstein et Kautsky, figures historiques de la social-démocratie allemande, représente un épisode décisif qui a permis d'ouvrir le débat sur le renouvellement des doctrines socialistes.
Bernstein dénonçait la schématisation à outrance de la dialectique marxiste, qui ne correspondait plus à la réalité ouvrière, qui se transformait. Il voulait réviser l'analyse marxiste pour l'adapter au XXe siècle naissant, et renoncer aux chimères d'un renversement du capitalisme.
Kautsky se posait, a l'inverse, en gardien de l'orthodoxie marxiste. En France, cette controverse a été relayée par Jaurès et Guesde, qui ont brillamment éclairé le débat doctrinal entre réforme et rupture, chacun traçant sa propre voie vers le socialisme. Aux thèses collectivistes de Guesde, Jaurès opposait un réformisme institutionnel et républicain et une vision du socialisme intimement liée a l'idée démocratique.
Si les termes du débat ont inévitablement évolué au cours du XXe siecle, la coexistence de deux visions de la gauche s'est poursuivie. L'aile réformatrice de Mendès France, profondément ancrée dans la réalité économique de son temps, s'est heurtée au discours « révolutionnaire » de Guy Mollet.
Plus tard, l'existence au sein du mouvement socialiste de « deux cultures » sera théorisée par Michel Rocard, dans un discours percutant au congrès de Nantes de 1977. Il distingue une culture plus jacobine, qui croit au rôle incontournable de l'Etat, guidée par un idéal de justice sociale encore fortement teinté de pensée marxiste. L'autre plus décentralisatrice, plus pragmatique, qui croit au compromis concret et privilégie le rôle majeur joué par le corps social.
Cette dualité a donc ponctué l'histoire de notre parti. La gauche française a eu des difficultés à s'extraire d'une vulgate marxiste qui nous a longtemps empêché de développer une vraie culture réformiste. Le PS aujourd'hui est à un tournant : c'est en confrontant ses ambitions à la réalité qu'il retrouvera des marges pour l'action.
A l'idéal d'une « société sans classe », la gauche doit préférer « l'optimisme du possible ». Bernard-Henri Lévy fait partie des auteurs contemporains qui ont conceptualisé cette coexistence de deux gauches en distinguant une gauche « mélancolique », qui accepte de faire le deuil d'une société idéale, et une gauche bercée de lyrisme, qui se rattache à des valeurs refuges en refusant la confrontation au réel.
Le PS doit donc opérer un changement de paradigme profond, ses réponses doivent réconcilier la justice sociale et l'eflicacité économique, le volontarisme et le pragmatisme, la solidarité et la responsabilité individuelle. Il se trouve face un défi, mais n'est nullement sur la voie de la renonciation. Nous pouvons réussir ce changement et proposer une alternative crédible, claire et cohérente, qui seule permettra de regagner la confiance des Français.
En espérant que notre échange aura répondu à vos attentes et en vous confirmant que vous avez mon accord si vous souhaitez proposer ma réponse à Rue89, je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués.
Manuel Valls
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Pour l'instant, donc, pas d'autres réponses. Il faut dire que la période estivale ne s'y prête pas spécialement, et que nos vaillants leaders d'opposition peuvent légitimement être fatigués après une années au cours de laquelle notre agité de Président ne leur a pas vraiment laissé de répit.
Par ailleurs, précisément parce que l'ambiance au sein du parti est à couteaux tirés, ceux qui ont eu le mérite de répondre ont pris plus de risques que ceux qui ne disent mot…
Maintenant, il reste à espérer que tous les responsables du PS ont bien pris la mesure des dégâts au sein de l'électorat de gauche, et que le déjà fameux congrès de Reims permettra de dégager une ligne claire (centriste ou radicale, mais lisible ! ) qui fera taire les antagonismes. Personnellement, j'ai des doutes, mais on verra.
Car, faute de s'exprimer clairement sur une ligne politique décodable par tout lemonde, il y a fort à parier que les électeurs ne se gêneront pas, eux, pour s'exprimer lors des prochains votes. Olivier Besancenot et François Bayrou lesattendent les bras ouverts.
► Article suivi :
Cher Parti socialiste, peux-tu être l'avenir de la gauche ?
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De otto didakt
citoyen en colère | 20H37 | 14/08/2008 |
franchement il y aurait de quoi rigoler, si l'état de notre pays… :
Hollande : « Il faut fédérer la gauche »
Aubry : « Le parti doit préserver son unité »
Valls : « Le PS peine a trouver le ton juste »
c'est quoi le pssssss
un nouveau parti qui essaie de prendre forme
qui cherche sa « voie »
qui qui qui
consternant !
à otto didakt
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 20H47 | 14/08/2008 |
@ Otta Didakt : Excellent analyse, qui mene à la synthese du commentaire suivant : CREUX. Le PS doit déposer son bilan et les vrais gens de gauche recommencer sous un autre nom.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5165.html
http://nouvellesociete.wordpress.html
à pierrejcallard
De Charmant
Erudit | 20H59 | 14/08/2008 |
Vous êtes partisan de Chaban-Delmas, Pierre-Jean ? La nouvelle societééé.
à Charmant
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 04H56 | 15/08/2008 |
Nouvelle Société, au Québec, est né avec la publication d'un volume en 1992, sans s'inspirer du projet de C-D qui avait eu son heure de gloire plus de 20 ans auparavant. Aucun lien non plus avec le NS présentement à la mode… Pour en savoir plus, voyez le lien.
http://nouvellesociete.org/3minutes.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Yaumegui_from_Paris
Sur mon fauteuil. | 22H26 | 14/08/2008 |
« Les gens de gauche » n'ont qu'à prendre un nouveau nom comme PCF, ça ferait nouveau, non ?
De karlM
08H16 | 15/08/2008 |
Je dirais comme nouveau nom de parti SP, société populaire comme au XIXème.
Autres réflexions :
Peut on faire confiance aux socialistes pour orienter la société vers plus d'égalité ?
La réponse est clairement non aux regards des inégalités d'aujourd'hui. Comment expliquer ces échecs historiques ?
Les quelques responsabilités qu'ils eurent s'effondrèrent avec la guerre de 1939-45, un de leur véritable guide, Jaurès, fut assassiné…Deux tristes hasards ?
L'histoire prouve qu'ils se sont souvent préférés s'adapter aux lois des puissants plutôt que d'être franchement du côté du peuple. Par exemple, ils participèrent à l'élimination de l'exceptionnelle démocratie que fut la Commune de Paris. Ils ont toujours été trop attachés à la propriété illimitée ou à la transmission de monumentaux héritages. Les socialistes sont des souverainistes, ils ont donc souvent préféré pencher du côté du droit plutôt que du côté d'une économie de type communiste ou anarchiste, par exemple, bien qu'ils aient toujours revendiqué une orientation socialiste ! ! Les Ferry (colonisateur infatigable), Clémenceau (tueur de grévistes refusant la guerre de 14-18) étaient des socialistes très consensuels, ils ont une historique responsabilité de l'incroyable injustice d'une tel inégale dans la répartition des richesses en France et sur Terre.
Parfois, ils ont accompagnés les luttes du peuple, les avancés historiques des congés payés, des 4o heures, des 35 heures, les progrès salariaux, la sécurité sociale, la limitation du travail des enfants, l'égalité relative, homme-femme se sont inscrits dans la loi grâce à eux…
Depuis 1983, ils ont surtout accompagné la folie capitaliste.(La fin de l'indexation des salaires sur l'inflation par Delors, la privatisation de la masse monétaire. Et en parallèle, ils nationaliseront tout et n'importe quoi de manière purement idéologique alors que ce fut très coûteux… pour ensuite privatiser plus que la droite ! ! ).
Les socialistes revendiquent leur côté « libéral ». C'est indiscutablement beaucoup plus avec eux que les libertés ont progressé, qu'ils se rapproprient ce mot, volé par les riches qui eux profitent de liberté tout en votant des lois liberticides, est plutôt une bonne idée.
Un problème des socialistes est que nombre de leurs cadres sont des nantis, que la République fut pour eux une bonne mère. Ils sont donc toujours très décalés des urgences quotidiennes. La haute administration et les privilégiés de l'ENA ne se sont pas sentis menacés durant les gouvernements socialistes ; le sénat des élus à vie est toujours là, et depuis toujours très à droite ; dans les ambassadeurs français il y toujours beaucoup de noms à particule. La société française est maintenu dans un carcan par quelques élites. Par exemple les nobles qui représentent 0,25% de la société sont prêt de 10 % dans les affaires et la politique (voir les feuillets ci- joint). Faire évoluer ce système bien verrouillé n'est pas simple, mais réclamer le pouvoir puis dire que l'on ne peut rien changer risque de devenir endémique.
Les socialistes ménagent toujours la chèvre et le chou, comme avec les 35 heures pour certains… et pas pour les autres ; comme avec leurs leaders DSK, Valls, les chèvres à droite… Fabius, Emanuelli, les choux à gauche.
Aujourd'hui, ils veulent ratisser au centre, les claques des travaillistes anglais, des Veltroni italiens, le sauvetage de justesse de Zappatero malgré son alliance avec le centre ne leur servent pas d'exemple. Ils semblent donc prêts à assumer l'indigne aimantation de la droite capitaliste. Hélas, ainsi, ils renforcent l'idée que sans le capitalisme, sans le management, l'esprit d'entreprise, il n'y a point d'issue. Ce discours de droite et de droite à gauche est tellement omniprésent que les électeurs deviennent fatalistes, ne votent plus (record historique d'abstention aux municipales) ; ou vote pour le vrai plutôt que pour le clone.
Avec ce choix, ils installent notre démocratie dans un bipartisme exacerbé qui élimine toute pensée alternative, le droite et ses médias (du style TF1) jubilent mais toutes les classes sociales « d'en bas » ont à y perdre.
Les socialistes sont donc devenus (c'est nouveau ? ) favorables à l'économie de marché…encore un poncif, une généralité qui les empêche de définir certains domaines qui ne peuvent pas être livrés à cette loi de l'offre et de la demande : la nourriture de base, les énergies fondamentales, l'éducation citoyenne, la presse d'investigation, la culture humaniste, …
Ponctuellement, à certains moments, l'urgence économique impose d'être interventionniste (les EU ne s'en sont jamais privé déjà Edison s'est approprié l'invention des frères Lumière). Aujourd'hui, la seule loi du marché est destructrice d'environnement (OGM, viande aux hormones, engrais, …l'obsession du rendement contre la vie). Si nous laissons les responsables fascistes Chinois entrer en compétition avec nous, il faudra beaucoup perdre pour gagner ce match contre eux. Les propriétaires de pétrole auront toujours les compagnies aériennes les plus performantes… leurs fonds de pensions rachèteront les fleurons de notre pays…les riches propriétaires français s'en accommoderont mais le petit peuple entre déjà dans une régression sociale.
Les sujets d'innovation qui participeraient à la création d'une nouvelle société sont pourtant connu : l'apprentissage de la solidarité (éducation non-violente), de la coopération, le soutien des SCOOP, la ré-appropriation d'une partie de la création de la masse monétaire, les référendums d'initiative populaire, la révocabilité et l'unicité des mandats, une armée de défense qui provient de la conscription (une armée de spécialistes de la guerre, c'est trop dangereux), la re-localisation (industrie, agriculture, démocratie), une justice citoyenne, des élus louant leur logement…On aimerait vous entendre sur ces sujets plutôt que dans vos querelles.
De trop nombreux socialistes (d'en haut) n'ont pas compris la Re-évolution nécessaire, le changement de paradigme réclamée par les foules. Ils n'ont pas compris que cette pensée unique productiviste entraine un délitement social et environnemental majeur.
L'histoire les jugera, à nouveau, sévèrement car ils auraient pu agir, ils sont aux commandes des régions et ne nombreuses villes.
En conclusion, pas de confiance donc dans l'appareil socialiste, mais heureusement les militants de base commencent à exiger que leurs représentants starisés s'imposent de ne pas oublier qu'ils sont des porte-paroles. Ils doivent les représenter dignement, et enfin efficacement.
C'est urgent face à cette droite extrême.
à karlM
De Dany-de-montreuil
10H09 | 15/08/2008 |
Bravo ! tout à fait d'accord avec vous KarlM. Il faudrait juste qu'ils oublient leurs appétits de pouvoir personnel et qu'ils se remettent comme vous dites dans la peau du « porte parole ». Ca doit être dur quand on arrive au top niveau d'un parti…
Peut-être faudrait-il une nouvelle tête, avec une voix forte pour couvrir le brouhaha des autres…
à karlM
De michel 13
| 10H33 | 15/08/2008 |
à karIM
Bravo pour cette analyse et ce tout d'horizon complet qui ne peut que nous désepèrer un peu plus car bientrop éloigné des « réalités socialistes ». Ceux-ci ne prendront rien en compte de tout ce qui pourrait être un programme équilibré, car tous ces énarques du PS croient détenir la vérité. Depuis 2002 ont-ils changé de discours, de pratiques ? leur seule rhétorique se réume à ceci « c'est nous ou la droite ». Mais ils n'ont pas encore compris que les différences entre eux et la droite sont si minimes que les électeurs ne les voient plus. Les reconversions de DSK, Kouchner, Lang et autres en sont une démonstration flagrante.
Bien à vous.
à karlM
De Compte supprimé le 21 janvier 2
12H29 | 15/08/2008 |
J'ai bien lu ? : « Les quelques responsabilités qu'ils eurent s'effondrèrent avec la guerre de 1939-45, un de leur véritable guide, Jaurès, fut assassiné…Deux tristes hasards ? ».
Jaurès a été assassiné en juillet 1914, mais on n'est pas à une approximation près.
Allez, on va aller vite. En gros, les socialistes « d'avant », Guesde, Vallès, Blanqui, Marx, Jaurès, Proud'hon, Mitterrand, etc… avaient un raisonnement impeccable, une énorme culture CLASSIQUE, leurs discours et leurs livres sont des REFERENCES.
Un type qui écrit « Par exemple les nobles qui représentent 0,25% de la société sont prêt de 10 % dans les affaires et la politique (voir les feuillets ci- joint). Faire évoluer ce système bien verrouillé n'est pas simple, mais réclamer le pouvoir puis dire que l'on ne peut rien changer risque de devenir endémique », c'est bien gentil, mais ce texte sans arguments, plein d'erreurs, et quelle qu'en soit la conviction, c'est juste un gros tas de merde.
Devant cette diarrhée verbale, on sent bien que Bouyghes (le correcteur orthographique me suggère « bourges », je ne relèverais pas…) et Bolloré sont assez peinards.
A la limite, cette Education Nationale qui produit des analphabètes, c'est un bon truc. Les bourges (pardon, les Bouygues) sont là pour 1000 ans.
JFT_Charenton
PS : je suis désolé, je ne cherche pas à te casser, mais putain, LIS PLUS DE LIVRES.
à Compte supprimé le 21 janvier 2
De zorbec
retraité | 15H36 | 15/08/2008 |
Quelqu'un qui met Mitterrand dans les socialistes type Marx,Jaurès,Guesde,Blanqui, devrait lui aussi lire beaucoup plus.
à Compte supprimé le 21 janvier 2
De karlM
08H24 | 16/08/2008 |
- Tu a mal lu ! !
- Un gros tas de merde et la diarrhée, tu fais comment ?
- Ancune erreur donc.
« Donnez moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)
à pierrejcallard
De DBL8
Retraité | 04H45 | 15/08/2008 |
« Le PS doit déposer son bilan… sous un autre nom »
Surtout pour être crédible, laisser la direction à des personnes beaucoup plus désireuses de faire avancer leur parti !
Ceux qui sont à sa tête ne pense qu'a leurs confort et médiatisation. C'est à qui sera vue en présence de la personnalité en vu ; voyez en ce moment c'est à qui ce fera voir, filmer, ect. avec le « Delai-lama », bien sûr il ne sont pas les seuls… mais il y a des limites au « m'as-tu vus », et ils sont largement dépassés.
à DBL8
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 04H59 | 15/08/2008 |
J'ai l'impression des freres ennemis, dont aucun ne peut chausser les bottes du père, se faisant des coups bas pour filer avec l'héritage….
PJCA
à otto didakt
De Tweakee
électron libre | 22H21 | 14/08/2008 |
C'est clair, tout ça est du bla-bla pour ne rien dire. Raz-le-bol de tous ces politiques avec leur discours alambiqués, leur déclarations pompeuses, leur promesses non tenues. Il ne faut de toute façon rien attendre d'autre puisqu'ils sont formatés à sciences-po et autres pour mener les gens en bateau ou raconter des cracks. Le PS ne représente plus aucun espoir pour les classes moyennes et modestes. Ce parti soutient sans ambiguité la politique libérale : en europe on appelle ça la « sociale démocratie ».Ca sonne bien mais les résultats en sont déplorables pour les gens.
à Tweakee
De bjm
| 23H05 | 14/08/2008 |
Un parti qui a supprimé l'objectif révolutionnaire de transformation de la société dans sa déclaration de principe, un candidat à la présidentielle qui assure que son programme n'est pas socialiste, une candidate nulle en 2007,un parti dont les ténors s'affichent comme libéraux, un parti qui consacre le marché et la mondialisation, un parti dont des membres influents sont prêts à toutes les traitrises pour collaborer avec Sarkozy…
Pour moi, ce n'est pas un parti de gauche.
Je ne suis pas sûr d'aller revoter un jour, mais c'est sûr que je ne remettrai pas un bulletin PS dans l'urne avant longtemps.
à bjm
De Terence
23H42 | 14/08/2008 |
On avance le Mollet gauche, on avance le Mollet droit…
et on prétend que le socialisme est en marche…
à Terence
De Porcinet
00H12 | 15/08/2008 |
Guy Mollet ? ou ça, ou ça ?
à bjm
De kk
star malgré elle | 08H02 | 15/08/2008 |
Vous oubliez l'épisode du vote du traité de Lisbonne !
De PCM
X | 23H08 | 14/08/2008 |
Tous les commentaires de cet article sont assez piteux, et bien évidemment généralement hostiles au PS comme c'est de coutume.
La question elle-même est idiote : demander à des socialiste si le PS a encore un avenir, et cela à quelques semaines du congrès. On aurait tout aussi bien pu leur demander s'ils ne voulait pas se couper la tête.
A ce jeu là, il est bien naturel que Valls, qui veut tuer le PS, donne l'impression d'une réponse claire (mais est-il encore de gauche et même socialiste alors qu'il soutenait, entre autre, en son for intérieur l'escroquerie de la « réforme » sarkozienne). Plusieurs de ses supporters semblent par ailleurs bien présents ici. A les entendre, il ne faudrait pas s'opposer, dire amen au gouvernement et à Sarkozy. Allez-y, il y a encore de la place avec Besson et Kouchner pour se réjouir du racisme d'Etat qui est institué, des pauvres montrés du doigt comme des profiteurs pendant qu'on donne toujours plus aux plus riches. Vous me faites pitié. Il n'est pas étonnant que Sarkozy ait été élu.
La proposition de Hollande est pourtant claire : le PS doit se fixer pour objectif de gagner l'élection présidentielle et pour cela le PS ne peut gagner seul, il faut donc fédérer la gauche. On ne peut tout de même pas lui reprocher de ne pas donner un programme à 4 ans de l'élection, dont il ébauche par ailleurs les grandes lignes dans sa contribution ; mais encore eut-il fallu la lire (trop difficile sans doute… elle est pourtant consultable sur son blog ou sur le site du PS).
à PCM
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 00H10 | 15/08/2008 |
Vous n'avez sans doute pas tort, nos commentaires sont bien piteux… mais (au risque de vous contrarier) je dois dire que, dans ce cas, le vôtre ne se distingue guère du lot.
La question initiale, voyez-vous, n'était pas de savoir si le PS a encore un avenir comme vous l'écrivez, mais si le PS peut encore être l'avenir de la gauche. Ce qui fait un tout petit peu plus qu'une nuance, vous ne trouvez pas ? Et ce qui, au passage, invalide considérablement votre propos que je veux croire hâtif.
D'autre part, votre appréciation de la contribution de Hollande est sans doute fort bien tournée. Fédérer la gauche, dit-il.
Voui, voui, voui… Euh, pour faire quoi ? Juste pour gagner l'élection présidentielle ? Mazette, quelle perspective exaltante !
à thierry reboud
De kkadim
service public rhone alpes | 08H15 | 15/08/2008 |
tout à fait d'accord : c'est une impression que j'ai depuis plusieurs années : la seule chose que demande le PS c'est de gagner les élections, et de nous assurer qu'aprés…………..
c'est un peu juste, surtout que le discours de membres influents de ce parti n'est plus du tout à gauche, quand ce n'est pas du charabia de pure com. style « social-libéral » qui veut contenter tout le monde.
il faut que ce parti choisisse une bonne foi de se facher avec une partie de l'électorat.
à thierry reboud
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 08H57 | 15/08/2008 |
Bien vu, Thierry ! Ton dernier paragraphe donne le ton. Le problème fondamental du PS est qu'il n'arrive pas à de dépêtrer d'une perspective parlementariste et électoraliste. Et de préparer la prochaine « grande » échéance, celle de 2012, alors même que le corps social que le PS est supposé représenter est en train de se se faire tailler en pièces au point d'être acculé à une position de non retour. Marx, s'il était vivant, aurait beau jeu de parler de « crétinisme parlementaire ».
La difficulté pour les gens qui partagent grosso modo la vision socio-économique du PS (j'en suis) est qu'ils n'ont pas d'autre choix que celui de « faire avec ce qu'ils ont ». C'est une épreuve morale dramatique !
Cela dit, quiconque voudrait se contenter d'enterrer hâtivement le PS ne pourrait, s'il était cohérent, qu'oeuvrer concrètement à une reconstruction de la gauche afin qu'elle se mesure aux enjeux d'aujourd'hui. Je ne vois pas trace de cette alternative, étant entendu que la perspective du parti anticapitaliste de Besancenot et Cie consiste simplement à préparer des jours meilleurs par le biais d'une très hypothétique « grève de masse » des populations opprimées, qui un jour, on l'espère, n'accepteront plus d'être traitées comme de la m….. Le grand soir, en quelque sorte, mais assorti de nouveaux oripeaux. Merci, mais on a déjà donné, que ce soit en France ou ailleurs… sans aucun résultat.
Aussi imparfaite qu'elle soit, l'organisation d'« auto-défense » dont nous disposons aujourd'hui est celle du PS et de ses divers appendices. Il faut faire avec, en l'aiguillonnant constamment de façon qu'elle comprenne que le point de non retour est proche, et en même temps constituer des embryons de relève politique partout où cela est possible. C'est un combat douteux, mais nous n'en avons pas d'autre.
à Jaycib
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 11H53 | 15/08/2008 |
Bonjour kkadim (salut voisin) et Jaycib.
Parfaitement résumé : une machine électorale ne sert à rien en tant que telle.
Tout à fait d'accord avec toi, Jaycib : sans le PS, je ne vois pas bien ce que nous (nous, qui nous retrouvons à gauche) pourrons faire sur le plan politique.
Toutefois il n'est pas inutile que le PS comprenne aussi que sans nous (les mêmes), il ne pourra pas faire grand chose non plus.
Bêtement, j'avais espéré que la mandale de 2002 aurait au moins pu servir à cela. Mais combien de temps mettront-ils à comprendre ?
Tout ça pour dire que je ne suis pas vraiment disposé (comme certains ici) à jeter le PS par-dessus bord, en quoi je te suis parfaitement, Jaycib (et sans doute kkadim, à ce que je comprends de tes interventions régulières). Mais pour autant je ne suis pas plus disposé à voter PS sans savoir où il me fait mettre les pieds.
Comme disent les Tontons flingueurs, chez les caves, on appelle ça un cas de conscience.
à thierry reboud
De kkadim
service public rhone alpes | 12H42 | 15/08/2008 |
merci, pour moi en effet le desespoir est que je sens bien, pour l'instant, que le PS, est la seule structure politique capable d'assurer le pouvoir. je desespére de voir poindre un espoir au sein de ce parti, malheureusement….
comme vous je me suis dit en 2002 : ils vont comprendre, mais assez vite le discours du parti me désola : « nous avons fait la bonne politique, les français ne nous ont pas compris ». ben si on avait parfaitement compris, et non vous n'avez pas fait la bonne politique.
je trouve que des bové, besancenot sont vraiment utiles comme aiguillons, qu'ils lancent de bonnes problématiques, mais je ne les vois pas « aux affaires », sauf à se compromettre.
mais je désespére avec optimisme.
à thierry reboud
De jjezfm
(auteur)
Internaute | 17H12 | 15/08/2008 |
100% d'accord avec toi, Thierry
c'est bien dit et c'est bien ça : un cas de conscience
à PCM
De Kereven
08H13 | 15/08/2008 |
Je ne suis pas persuadé qu'Hollande soit la bonne personne pour sortir le PS du chaos dans lequel il évolue depuis quelques années. Hollande, à mes yeux, a fortement contribué à faire de se parti une non-opposition. Je le trouve très mou dans son action depuis 10 ans.
Je pense plutôt que deux grands courants s'opposent au sein du PS et qu'il faudrait que ces deux courants s'affirment pour qu'une union de la gauche soit encore possible. Or pour cela, je crains que l'éclatement du PS, voir sa dissolution, serait un premier pas décisif.
Le PS n'est plus très crédible et surtout depuis le non européen. Il faudrait donc que les éléphants et autres animaux de la savane socialiste se reconnectent avec les valeurs et attentes du peuple. Ils sont là pour représenter le peuple, pas pour décider à sa place. Cette « révolution culturelle » serait, je pense, une bonne base pour relancer la gauche et offrir un programme réaliste qui fasse rêver.
De Milarepa-voyageurdanslespace
retraité | 09H20 | 15/08/2008 |
Ce qui est grave, c'est qu'ils sont la pour essayer de gagner des élections et non pour être au service des français ; Depuis longtemps-toujours ? - le PS n'est plus a gauche, mais plutôt a gauche de la droite, et les nouveaux dirigeants Valls entre autres sont les pires. Je suis persuadé qu'ils sont bien contents des réformes faites par l'équipe Sarko, même si elles ne sont pas exactement ce qu'ils souhaiteraient, car ils n'ont jamais eu le courage, eux, de les faire. C'est quand même grace a Jospin que le PS en est la ou il est, et s'il avait était un véritable homme de gauche, il aurait entreprit les réformes des retraites et autres, avec l'obligation de trouver des solutions qui ne pénalisent pas toujours les mêmes, mais le courage politique lui a manqué et, a mon avis, seule Mde Aubry, avec les 35 heures-malgré les difficultés de mise en applications dû peut être a tous les amendements votés contre, a l'époque- a été la seule personne qui a fait une réforme « de gauche » . Ils ne font que gérer un budget, prélevant l'argent comme le fait la droite, sans aucune originalité, sans aucun dissernement ; quand on les écoute maintenant, ils ont des solutions, qu'ils n'ont jamais appliquées du temps ou ils étaient au pouvoir, ils sont prets a franchir la ligne et se retrouver dans le camps adverse. Triste PS, dont tous les dirigeants se tirent dans les pattes, tous moins a gauche les uns que les autres et dont la régénération passera par un grand coup de balai et la redéfinition de ses objectifs ; On entends sans arret que la politique a changée, que la mondialisation a fait évoluer les marchés, mais les problèmes de la majorité des gens, sont eux, toujours les mêmes depuis des siècles ! Ils ont étés, malgré la crise les premiers a voter la prolongation de leur indemnités chomage a 60 mois, tout ça en catamini et la on ne les a pas entendus crier contre la droite….
à PCM
De parti
punishment park | 10H36 | 15/08/2008 |
je rejoins thierry reboud quant aux commentaires piteux…votre défense d'un éléphant (veuillez me pardonner)se tient…on dirait une quatrième réponse à la question de l'article…
mais un mot me chiffonne à propos de val (valls pardon encore…), c'est le mot naturel : c'est quoi le naturel en politique ? cela me rappelle une passionnante émission de mermet (vous savez, le crypto-stalinien dixit adler)sur les mots des politiques. celui qui employait le plus souvent ce mot « naturel », c'était chirac (extraits audio à l'appui)…mot qui ne veut rien dire mais tellement pratique…
à PCM
De zorbec
retraité | 16H29 | 15/08/2008 |
@PCM,
Votre analyse me parait pertinente et répondre aux questions que doit se poser la Gauche aujourd'hui.N'étant pas socialiste mais marxiste(sans adhésion à aucun parti s'en réclamant,déjà donné)il m'apparait évident que la Gauche ne pourra se passer du PS, et pourquoi s'en passerait-elle d'ailleurs,et
la seule lecture des résultats du 1° tour des présidentielles devrait calmer pas mal des intervenants(même T.Reboud se contredit en vous apostrophant assez durement et en allant dans le même sens que Jyacib un peu plus tard,alors que celui-ci reprend à peu de chose près votre analyse)
Oui la Gauche doit gouverner,avec un programme un peu plus à gauche que celui du PS,mais ce n'est pas en se lançant l'anathème que nous évoluerons sinon à laisser les mains libres à $arkozy et sa clique d'incompétents.
à PCM
De jjezfm
(auteur)
Internaute | 17H07 | 15/08/2008 |
malgré la nuance relevée par un autre riverain, j'avais bien conscience de la « naiveté » de mes questions
évidemment qu'aucun candidat à des responsabilités au sein du PS ne peut me répondre autre chose que « oui, le PS peut s'unir, et il représente encore l'avenir de la gauche »
je me doutais bien qu'il n'allaient pas, comme vous dite avec raison, se tirer une balle dans le pied.
Mais c'est la façon dont ils répondent (ou pas ! ) qui importe.
au-delà, je pense qu'une vague de plus pour les réveiller et les secouer avant le congrès ne peut pas leur faire de mal.
par ailleurs, je n'ai pas la prétention de représenter un groupe de personnes, par contre cet article est l'occasion de recueillir un panel assez vaste de réactions des différents électeurs, en général de gauche, qui lisent ce site. Et ça peut pas faire de mal non plus
Et si, justement, je reproche au PS de n'avoir pas de programme (enfin, pas un qui soit clair) 4 ans avant les présidentielles. comme je pourrais lui reprocher de ne pas avoir de programme 1 an, et même 7 ans, APRES les présidentielles…