
Le projet de production de biocarburant au Burkina Faso est entré dans une nouvelle phase avec le lancement, les 2 et 3 août 2008, de la plantation à grande échelle de jatropha [une plante oléagineuse, ndlr] dans la commune rurale de Boni. Trois experts en énergie verte venus des Etats-Unis, des Philippines et d'Australie, et qui ont participé à l'opération, en sont revenus très optimistes.
Savez-vous à combien on estime le nombre de barils de pétrole importés chaque jour au Burkina Faso ? 9 000. Eh oui, 9 000 barils par jour. Soit la contre-valeur d'un million de dollars améraicinas (environ 450 millions de francs CFA).
Pour convaincre son interlocuteur de l'intérêt du projet biocarburant made in Burkina auquel il se consacre désormais, l'Américano-Philippin, George Sycip n'a pas besoin d'argumenter. Ancien chef de la direction financière de la United bank (Californie), cet habitué des chiffres, même des plus pharaoniques, a le vertige quand il parle, avec moult détails, de la facture pétrolière de notre pays.
« En termes de sortie d'argent, c'est trop pour un pays pauvre comme le Burkina Faso. Quand on sait que le cours du brut ne cessera d'augmenter, si rien n'est fait pour atténuer les dépenses en énergie fossile, la situation deviendra intenable dans quelques années », traduit, en français, le directeur d'Agritech-Faso, William Kwendé, un jeune Burkinabé résidant en Malaisie.
« Les populations vont gérer elles-mêmes les 200 hectares de plants. »
Présent dans notre pays dans le cadre de l'ambitieux projet de biocarburant à partir du jatropha (aussi appellé « pourghère », une plante dont l'huile peut faire tourner les moteurs diesel), George Sysip, membre associé d'Agritech-Faso, société promotrice dudit projet, est rentré satisfait de Boni, futur site de production de l'énergie verte.
« Au regard de l'évolution des travaux, je pense que l'échéance de 2011 [date prévue pour la production de la première goutte de biocarburant] sera respectée. Peut-être même bien avant », présage-t-il, la voix toujours aussi fluette.
A côté, le maire de la commune rurale de Boni, Patrick Makhan Bondé, est heureux comme tout. Présent au déjeuner d'au revoir offert par les trois experts à l'hôtel Silmandé peu avant le vol retour, le bienheureux élu local se met à dévoiler le mode de gestion du projet :
« La pépinière d'Afritech-Faso a déjà produit 500 000 pieds de jatropha. Ils seront gratuitement mis à la disposition des populations qui vont gérer elles-mêmes les 200 hectares de plants. »
Le ton plus haut, il précise : « Nous ne sommes pas là pour déposséder les paysans de leurs terres. La filière jatropha sera exploitée dans le strict respect des paysans. »
« Produire des formes d'énergie nouvelles et accessibles à tous »
Au projet initial vient de se greffer un autre : celui de la production d'énergie à partir de la biomasse. D'où, la présence, dans la délégation, du DG de la firme internationale Global infrastructure and investment (GI2), l'Américain Richard S. Ondrik.
Le coûts de revient de toutes ces alternatives aux hydrocarbures ? « A la portée du monde rural », promet le patron du GI2 :
« Il ne suffit pas de produire de nouvelles formes d'énergie. Il faut faire en sorte qu'elles soient accessibles à tous. Si nous sommes engagés dans le projet, c'est parce que nous sommes convaincus que le biocarburant offre de meilleures opportunités de mécanisation agricole dans les pays en voie de développement. »
Soudain, le professeur Makido Ouédraogo intervient. Celui-là même qui a consacré toute sa carrière de chercheur à l'étude du jatropha. En 1985, il réalise son premier essai démonstratif de la combustion de l'huile de pourghère dans un moteur diesel. L'équipe de précurseurs de biocarburant au Burkina Faso est maintenant au grand complet. La révolution silencieuse est en marche.
Photo : un plant de « jatrophia curcas » (pourghère) au Mali (R. K. Henning/Wikimédia Commons).


























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De jeffouletofou
cddiste | 11H01 | 13/08/2008 |
bien bien, apres les elevages de tilapia, les fermes de production de spiruline plsu recemment, desormais il y aura les plantations de jatropha.
impec
De Gudule
11H09 | 13/08/2008 |
L'Afrique est un continent d'abondance, c'est bien connu.
Les ressources vivrières sont suffisantes pour faire vivre les populations.
Par conséquent, il est logique d'utiliser les terres agricoles non pas à nourrir les humains mais à produire des plantes destinées à produire du carburant.
Oui, je sais, on va encore dire que ça rapporte du pognon, du blé, du fric. Que c'est le commerce, ouais, trop génial ! ! ! !
L'ineptie continue, après les énergies fossiles, les pays riches qui consomment ces énergies ont trouvé un autre moyen de justifier leur fuite en avant en assujetissant au passage les pays pauvres.
Vroum.
De I.P
Flat4 | 16H18 | 13/08/2008 |
Oui enfin c'est bien gentil de s'indigner contre les vilaines énergies fossiles mais vous leur proposez quoi ? La charrue, les boeufs et les chevaux ?
Vu le niveau de vie du pays s'ils peuvent se passer de dépenser des fortunes en importation de pétrole ça ne leur fera que du bien. Et sur 270000 km2 de terres il doit bien y avoir de quoi faire de l'essence ET de la nourriture pour 14 millions d'habitants. Surtout que la plante en question pousse sur n'importe quel bout de désert si j'ai bien compris, franchement je ne vois pas quel est le problème pratique.
On ne parle pas de faire tourner tout un pays industrialisé et hyper citadin avec des agrocarburants, merci de ne pas tout mélanger.
à I.P
De geubeul1
edité sur fils2prof.over-blog.com | 20H42 | 13/08/2008 |
nous sommes en plein idéalisme
ce qui se jouent c'est surtout l'approvisionnement en énergie de l'europe et des usa .
on se prépare des famines mondiales pour laisser l'européen dans sa bulle de luxe .
http://fils2prof.over-blog.com/
à geubeul1
De I.P
Flat4 | 20H52 | 13/08/2008 |
Mais quel est le rapport avec ce projet précis ?
à I.P
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 22H55 | 13/08/2008 |
Le Burkina Faso a-t-il bien atteint l'autosuffisance vivrière ? Si oui, bonne chance à ceux qui feront du fric ; sinon, bonne chance à ceux qui n'en ont pas. Pour l'énergie, l'agrocarburant, à échelle globale, est une option néfaste. Voit l'éolien et le solaire.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/415.html
http://nouvellesociete.wordpress.com
De parousnik
11H10 | 13/08/2008 |
Mais a qui appartient cette plantation et qui va empocher les bénéfices…Tous les burkinabais ou il ne vont avoir droit qu'aux résidus de production pour faire fonctionner leurs qlqs groupes électrogènes vétustes qui accepteront mal se nouveau carburant résiduel… ? ? ? ?
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 11H21 | 13/08/2008 |
Le diester produit par les oléagineux du type du jatropha n'est pas une alternative aux hydrocarbures : c'est un hydrocarbure. Tout ça pour dire que le carburant a beau être produit biologiquement, il n'en reste pas moins que sa combustion produira du carbone comme les hydrocarbures minéraux que nous utilisons aujourd'hui.
Par contre, le jatropha est une alternative sérieuse au colza et autres expérimentations faiblardes françaises, car sa culture nécessite peu d'eau, pas d'engrais (désastre à prévoir en France sur ce sujet) et pas de labour (qui ont la facheuse tendance à affaiblir les sols africains).
Reste à voir si la culture à échelle modeste sera viable quand on sait que des pays comme l'Inde investissent massivement dans cette plante.
Juste une question, il n'y a pas des famines au Burkina Fasso ?
à BrunoC
De DBL8
Retraité | 12H02 | 13/08/2008 |
»…pas des famines au Burkina Fasso ? … »
C'est aussi la question que je me suis posé lors de la lecture de l'article ; la terre cultivée pour produire cet agrocarburant ne serait-elle pas mieux utilisé pour nourrire la population ?
Ont-ils trop de terre, comme chez nous, en jachère ?
Un riverain a peut-être la réponse ?
à DBL8
De Duncan
13H43 | 13/08/2008 |
Le jatropha curcas pousse sur des sols arides et semi-arides où ne peuvent pousser des cultures vivrières.
Il n'y a pas de concurrence.
à DBL8
De Houvaton nouveau compte
14H43 | 13/08/2008 |
DBL8, tu peux pas la chercher tout seul la réponse ?
En plus tu te dis retraité ! Il y a plein d'internautes anonymes qui fouinent, fouillent sur internet pour démêler le vrai du faux et sans être assurés, comme toi, d'avoir le pognon qui tombe tous les mois, régulièrement. Les gars dèjà servis qui attendent tout des autres ! Je dis ça parce que ce sont généralement les plus fainéants du clavier qui taxent péremptoirement de « théorie du complot » certaines versions non officielles ou non reprises par les medias (notamment français, j'insiste là dessus) de certains évenements qui seraient justement étroitement lié à la course au pétrole (ou autres).
Pour le moment, l'info la plus intéressante que j'ai pu trouvé sur le jatropha date de 2007 avec une expérience de grande ampleur ménée à Madagascar en 2006 (qu'en est-il devenu aujourd'hui ? ) :
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39367546,00.htm
Il apparaîtrait que le « diesel » tiré de cette plante n'émet pas de CO2 une fois « brulé » mais rejette de la vapeur d'eau … ! ! ! Info ou intox ? L'auteur de cet article ne dit rien à ce sujet. Le prix final du litre de ce biocarburant comparé à celui du pétrole ? Et celui du pétrole n'est-il pas volontairement « majoré » ? Et pourquoi toujours pas d'aricles R89 sur les énergies renouvelables avec schémas, chiffres, pays par pays ?
Quoi qu'il en soit, nouvel or vert ou non sur le sol africain je ne me fais aucune illusion : le peuple africain, une fois de plus, sera floué. Je ne me réjouis pas autant que l'auteur de l'article.
à Houvaton nouveau compte
De DBL8
Retraité | 18H41 | 13/08/2008 |
»…le pognon qui tombe tous les mois… »
Je vais employer le même ton que vous.
Pauvre nase ! ! J'ai commencé à travailler à 14 ans et arrêté à 60, faites le compte et si vous y arrivé vous constaterez que j'ai travaillé, COMME BEAUCOUP D'AUTRE, plus que vous ne le ferez ! ! de plus ma profession, que j'ai aimé, m'amenais à faire surement plus de d'heures que vous n'en faites ; environ 60/65 par semaine, en tant normal et aux fêtes env. 85, que je ne regrette pas malgré les suites physiques actuelles.
Alors le pognons qui tombe tous les mois… je pense l'avoir mérité !
Et vous le méritez-vous ce que vous gagnez ? ! Pas sûr ! !
Quand à faire une recherche, je l'ai faite mais cela ne donne pas les condition de culture.
De argiope
chatouille ou pique, c'est selon | 13H23 | 13/08/2008 |
»…il n'en reste pas moins que sa combustion produira du carbone comme les hydrocarbures minéraux… »
Bien sûr, mais ce carbone-là aura été préalablement piégé dans la plante à partir du CO2 atmosphérique par la photosynthèse, ce sera donc un rendu pour un prêté, bilan carbone nul.
Contrairement à la combustion du pétrole, qui rejette dans l'air du carbone qui a été piégé il y a des millions d'années.
C'est toute la différence entre « énergie fossile » et « énergie renouvelable ».
Rappel de physique élémentaire (très approximatif) :
photosynthèse :
CO2 + eau + énergie solaire = combustible + Oxygène libéré dans l'air
combustion :
combustible + oxygène = énergie + CO2 + eau
à argiope
De Jean-François@Carenton
17H09 | 13/08/2008 |
Les bio-carburants, c'est la seule façon de stocker l'énergie solaire. Et, évidemment, ça n'a aucun impact sur l'effet de serre puisque leur carbone vient directement du CO2 capté dans l'atmosphère (donc 100% recyclé).
Je serais beaucoup plus prudent par contre envers ces dirigeants d'« Agritech-Faso », qui m'ont l'air une belle bande de requins. Voir la citation « …le maire de la commune rurale de Boni, Patrick Makhan Bondé, est heureux comme tout. Présent au déjeuner d'au revoir offert par les trois experts à l'hôtel Silmandé peu avant le vol retour… », il s'est visiblement fait rouler dans la farine par des truands, pardon, des « experts ». Il leur a filé 200 hectares pour que dalle, visiblement.
Ce serait bien que ça marche, pour les Burkinabés, mais putain, soyez moins crédules…
JFT_Charenton
De yan
loin | 11H19 | 13/08/2008 |
Il serait intéressant de savoir à quoi servent actuellement ces 200 hectares destinés à cette plante miracle.
Remplacer 200 hectare de coton n'a pas le même impact pour la population que de remplacer 200 hectares de céréales.
à yan
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 11H22 | 13/08/2008 |
Ces 200 hectares ne sont pas je pense la superficie totale utilisée pour la plante, enfin j'espère parce qu'avec ça, ils ne vont pas produire grand chose.
De yan
loin | 11H20 | 13/08/2008 |
une fois de plus, il serait plus honnête de remplacer biocarburant par agrocarburant
à yan
De kenny
11H48 | 13/08/2008 |
nécrocarburant serait plus juste
à kenny
De kk
star malgré elle | 22H01 | 13/08/2008 |
Je n'arrête pas de l'écrire ici, effectivement, ces carburants méritent bien le nom de nécrocarburants
L'Allemagne s'inquiète du boom dans l'utilisation des bio-carburants, redoutant des retombées néfastes pour l'environnement du fait notamment du déboisement dans les pays en voie de développement.
« Cela n'a plus rien à voir avec le bio », s'insurge Thomas Henningsen de l'organisation écologiste Greenpeace, qualifiant de « bio-mensonge » la course actuelle aux bio-carburants dans le but de réduire les gaz à effet de serre.
Le Prix Nobel de chimie 1988, l'Allemand Hartmut Michel, a également critiqué l'utilisation accrue des carburants biologiques dans l'Union européenne, dans un entretien au quotidien « Neue Osnabrücker Zeitung ».
L'obligation européenne de mélanger des bio-carburants à de l'essence traditionnelle est « extrêmement négative » du point de vue de l'environnement pour ses « effets dévastateurs » sur les forêts tropicales, a-t-il expliqué au quotidien .
Les coûts de fabrication du bio-carburant étant plus élevés en Europe que dans les pays émergents, l'UE est contrainte d'importer par exemple de l'huile de palme d'Indonésie, ce qui conduit à déboiser ou à brûler des forêts tropicales, a-t-il expliqué.
Cela vaut également pour les importations de bio-carburant à base de graines de soja du Brésil.
Selon Greenpeace, 87% des forêts tropicales détruites en Asie du Sud-Est ? entre 1995 et 2000 l'ont été dans le but de créer des plantations d'huile de palme.
Le gouvernement allemand envisage à présent de mettre en place un système de certification pour l'huile de palme afin d'éviter la déforestation de surfaces entières de palmistes.
En tirant jeudi un premier bilan de la loi sur les énergies renouvelables, le ministre allemand de l'Environnement Siegmar Gabriel, un social-démocrate, a proposé notamment que l'industrie ne bénéficie pas de subventions pour l'utilisation de l'huile de palme tant qu'un véritable système de surveillance des conditions de sa production n'a pas été mise en place.
Actuellement, près du quart des importations d'huile de palme par les pays de l'Union européenne est destiné à la production de carburants-bio.
Les écologistes tirent également la sonnette d'alarme pour le Brésil où les forêts amazoniennes sont abattues pour étendre les plantations de canne à sucre et les cultures de soja, utilisés pour la production d'éthanol. Leurs coûts de production au Brésil sont inférieurs à celui de la production d'huile de colza en Europe.
La Commission européenne voudrait que les bio-carburants représentent au moins 10% des carburants utilisés par le secteur des transports en 2020.
La récente « crise de la tortilla » au Mexique, lorsque le prix du maïs a explosé, a aussi montré les dangers qu'il y a à transformer des terres qui étaient jusqu'alors consacrées à l'alimentation locale en exploitations où poussent des plantes destinées au seul bio-carburant.
« Nous avons besoin de mettre en place un concept global — au niveau de l'Union européenne ou au niveau mondial » en ce qui concerne la culture destinée au bio-carburant, selon M. Henningsen pour qui il vaudrait mieux en attendant instituer un moratoire sur l'importation de tels produits.
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Campagnes d'intoxication
Au Salon de l'Agriculture 2007, une partie du hall 2 s'était transformée en salon de l'automobile ! Ils étaient tous là, Peugeot, Ford, Renault, etc. Avec des grosses planètes qui pendaient du plafond et des petites fleurs peintes sur les portières des voitures. Emouvant : ils clament haut et fort qu'ils vont sauver la planète avec l'éthanol et les huiles de colza !
Les grands slogans sont lancés : biodiesels, biocarburants, or vert, carburants verts, « le carburant qui voit la vie en vert »… L'édition spéciale Ford des Cahiers de l'Automobile titre « Bio-Carburants », Bio faisant 7 cm de hauteur et carburants faisant 1,5 cm de hauteur : les grands pièges de la sémantique pour endormir le peuple. Le même magazine en page 7 titre « le bio en 40 questions ». Quel « bio » ? Est ce une nouvelle abréviation pour « biocarburant » ? Plus l'intoxication est grosse, mieux elle passe ! Pourquoi se gêner ?
Les 40 questions sus-dites concernent les agro-carburants et nous apprenons que l'éthanol ne se boit pas (aucun risque d'accroître l'alcoolisme dans ce pays ! ), que l'utilisation des pesticides baisse depuis 10 ans (témoin l'accélération du nombre de cancers ! ) et que la baguette de pain ne va pas augmenter ! Il est vrai que si la baguette augmentait de 100 % comme la tortilla au Mexique, les Français tortilleraient du nez. Il ne faut mieux pas toucher à la baguette !
Nous apprenons également que les carburants végétaux n'ont pas été développés plus tôt parce que « le contexte économique, politique, énergétique n'était pas jusqu'ici favorable ». En clair, parce que les pétroliers ne l'avaient pas encore décidé !
Mais le contexte politique a évolué. Un candidat présidentiable propose même en France une « pastille bleue », bleue comme la Terre (vue de très haut, sinon, c'est moins bleu ! ) pour favoriser les véhicules au « biocarburant » avec une petite ristourne au péage et des stationnements gratuits. C'est bien mignon, tout cela !
L'attribution du terme « bio » pour les nécro-carburants gagne en tout cas du terrain rapidement. Cela nous rappelle le syndrome des yoghourts de chez Danone. On trouve sur internet des publicités pour Volvo « Volvo fera du sport bio » ou pour Ford « Ford et Europcar roulent pour le bio ! » ou pour Saab « 300 chevaux écologiques ». Certaines voitures roulant au carburant végétal ont même la mention « bio » peinte sur la carrosserie.
C'est le coup de grâce pour l'agriculture bio, d'autant plus que la pression des lobbies à Bruxelles cherche à imposer une agriculture bio de « seconde génération » avec une pincée de pesticides par-ci et une demi-pincée de chimères génétiques par-là ! Les cahiers de charge de l'agro-bio sont en passe de devenir des cahiers de décharge ! Pinçons-nous le nez.
Les carburants végétaux ne sont pas bios : ils sont issus de plantes cultivées avec toute l'artillerie lourde des intrants de l'agro-chimie et des pesticides. Les termes « biodiesel » , « bioéthanol » et « biocarburants » sont passés en un temps record dans le langage commun, suite à un énorme matraquage publicitaire et médiatique. Ces carburants végétaux sont obtenus grâce à des processus d'extraction industrielle très complexes. Le terme « bio » signifie « vie ». On voit difficilement ce qui permettrait à ces carburants végétaux de mériter le préfixe bio. Parle-t-on de bioblé, ou de biotomate ou de biomaïs ?
La suite de cet excellent article de Dominique Guillet sur
http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi ? id_news=90
De ÂneOnyme
cherche sa carotte | 13H08 | 13/08/2008 |
Je soutiens Yan dans sa cause. Il serait bien que les rédacteurs de Rue89 commencent à préfèrer l'emploi du terme agrocarburant à celui de biocarburant.
à ÂneOnyme
De marabbeh
13H24 | 13/08/2008 |
Et qu'ils relisent leur texte ou à la limite le fasse contrôler par un correcteur orthographique, ça prend une minute…
à marabbeh
De Yann Guégan
Rue89 | 17H15 | 13/08/2008 |
N'hésitez pas à nous signaler les vilaines fautes qui ont échappé à la relecture et au vérificateur d'orthographe, c'est sympa pour les lecteurs qui vous succèdent sur le papier : -)
De marigae
12H05 | 13/08/2008 |
Wahou,
Mais tout cela ca marche comment ? Si cela draine de l'emploi le gouvernement local est-il pret et a-t-il les ressources ? Ce qu'il avait sur les terres, faut l'importer ? Bref cela semble interessant et je serais contente de savoir la suite mais j'avoue etre dans la ligne du Post qui rappelle que le developpement d'energie reellement renouvelable serait plus interessant !
De Gandijyn
13H05 | 13/08/2008 |
Même si c'est pas parfait comme résultat sur l'environnement, dans l'immédiat, c'est un mode opératoire de se désengager et de sortir de la dépendance du monde occidental. C'est plutôt une bonne nouvelle…
Par contre, comme il a été cité plus haut, gérer des céréales (qui poussent seules) et comparer avec des champs de coton ! il va ya avoir perte de main d'oeuvre… et que veut dire exactement « respect des paysans » ? … c'est le gouvernement qui établit les lois… les paysans produisent !
Être paysan au Burkina, est-ce une totale liberté de planter ce qu'il souhaite ? (hormis l'opium, et autres plantes ! ) - Comment sont gérées les coopératives ?
Planter des céréales va sans doute demander à investir dans la mécanisation, et à quel coût ?
Les paysans ont-ils les connaissances sur cette plante ? est-ce maîtrisé au niveau des programmes scolaires (agricole ou universitaire ! ) ? 200 Hectares, c'est au niveau national ? si oui, alors c'est bien peu même s'il y a du bon rendement…
à étudier plus profondément par les spécialistes de l'INRA !
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
13H40 | 13/08/2008 |
Si au moins, toutes les richesses africaines étaient utilisées à bon escient, elle ne serait pas si pauvre.
http://allainjulesblog.blogspot.com/
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De Jean-François@Carenton
17H14 | 13/08/2008 |
Son blog est une énorme merde paranoïaque et raciste. La connerie à ce point c'est de l'art. Comment peut-on tomber aussi bas ? Un torrent d'insanités et d'ordures. A vomir. Heurk.
JFT_Charenton
De Asse42
Royalais | 16H35 | 13/08/2008 |
C'est évidemment pour ces pays pauvres et dépendants de l'importation du pétrole pour leur économie. Il faut favoriser le développement des énergies renouvelables au maximum. Leur permettre d'exploiter l'énergie solaire pour leur production d'énergie, le développement des agrocarburants pour subvenir à leurs besoins,etc… C'est ce genre de politique que nous devons développer au maximum envers ses pays.
Maintenant il faut le faire avec intelligence et respect, c'est-à-dire ne pas leur imposer NOS normes ou NOS OGM conditionnant ainsi leur indépendance à notre bon vouloir. Il faut au contraire leur permettre de développer leurs propres richesses. A eux ensuite de saisir la limite à l'extension de cultures non agricoles.
Un seul regret : l'absence de la France dans ce programme de coopération et de développement.
De danibuisson
16H53 | 13/08/2008 |
Réponse à Houvaton :
Où allons-nous en effet si n'importe qui agresse un « commentateur » sous prétexte qu'il est retraité ? Cher Houvaton, avant d'être retraité, on a été travaileur, ne l'oublie pas s'il te plait. Par ailleurs, pourquoi l'appel de DBL8 est-il si stupide ? N'y-a-t'il pas des lecteurs de Rue89 bien informés sur le sujet, ingénieurs etc. ? Un peu de civilistion et de réflexion avant les invectives !
Signé : un autre retraité.
De T-Buster
17H55 | 13/08/2008 |
le jatropha à un immense avantage sur tous les autres biocarburants. cette plante pousse dans des sols pauvre, des régions semi désertique.
elle ne remplace donc pas des cultures vivrière, mais permet de mettre en valeurs des terres non cultivées.
de plus il faut une main d'oeuvres importante. ce qui ne manque pas dans cette région.
Autre point, cette mode de vouloir appeler les biocarburants agrocarburant est stupide. C'est uniquement pour tenter de dénigrer ces carburants renouvelable.
cette idée vient des écologistes qui enragent devant le fait qu'une solution durable pourrait être trouver par ce biais.
n'oublions pas que si la première génération de biocarburant a des défaut importants,(remplacement de culture alimentaire) la seconde, comme le jatophra ne les a pas.
à T-Buster
De sobriquet
Courageux anonyme | 19H51 | 13/08/2008 |
« nécrocarburant » est dénigrant.
« biocarburant » est mélioratif.
« agrocarburant » est juste neutre, ce qui est important pour un sujet qui fait débat