Dans le film d'animation « Wall E », les hommes déléguent tout à leurs robots. Une fiction ? Plutôt une anticipation. Démonstration.
C'est le carton ciné de l'été. « Wall E », le dernier né du studio d'animation Pixar dont la critique (presque) unanime a dressé les louanges, a déjà attiré plus de 740 000 spectateurs la première semaine dans les salles françaises, prenant presto la tête du box-office, loin devant « Hulk », l'autre grosse sortie de l'été.
Les héros de cette épopée romantico-écologico futuriste ? Deux robots, seuls sur une Terre que l'homme a dû fuir, chassé par la pollution et la prolifération des déchets. Avec une grande maestria graphique, le film montre des humains obèses, confits dans l'oisiveté, se déplaçant dans des fauteuils roulants (enfin, « lévitants »), laissant une myriade de robots s'occuper de tous les travaux à bord de la station spatiale où ils sont réfugiés.
Une des interrogations du film tient dans cette nouvelle distribution des tâches : si les robots sont partout, quelle place reste-t-il aux hommes ? Et ce n'est pas qu'une question théorique, à réserver à nos arrière-petits-enfants. Ainsi, lors du dernier Salon de la recherche et de l'innovation début juin, le Laas, laboratoire du CNRS, présentait son travail sous la forme d'un robot humanoïde qui se mouvait et déplaçait des objets avec une agilité confondante.
Un des scientifiques présents me confirma ce qu'un de ses collègues m'avait déjà confié deux ans auparavant : les robots humanoïdes capables de remplacer l'homme dans la majorité de ses tâches seront sur le marché d'ici vingt à trente ans.
Des robots humanoïdes aussi génériques que nos ordinateurs actuels
Pourquoi humanoïde ? Parce que ces robots devront pouvoir agir dans le même environnement que le nôtre et utiliser les mêmes outils. Ils seront aussi génériques que nos ordinateurs actuels, pour que chacun les utilise sans grande préparation, et seront suffisamment polyvalents pour que le même robot soit capable d'ouvrir une porte ou bien de visser un boulon.
Certains robots d'aujourd'hui sont perçus comme d'aimables amusements. comme le Qrio de Sony… (Voir la vidéo.)
… ou le Asimo de Honda : (Voir la vidéo.)
Pourtant, une véritable course s'est engagée dans ce domaine. Les laboratoires s'attachent autant à présenter des robots qui nous ressemblent qu'à résoudre des problèmes liés à l'intelligence (le déplacement anthropomorphe [reproduisant la démarche humaine, ndlr], la préhension, la vision, l'interaction avec les humains, le développement d »équivalents à nos sens).
C'est sans doute pour être en tête de cette compétition que le gouvernement sud-coréen souhaite que chaque foyer intègre un robot d'ici à 2015-2020. De son côté, le Japon souhaite développer des robots intelligents de seconde génération exportables à travers le monde en 2015.
Le ministère japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie a consacré en 2007 près de 2 milliards de yens au soutien de projets de robots parfaitement autonomes et aptes à prendre leurs propres décisions sur leur lieu de travail.
Le gouvernement japonais estime que le secteur de la robotique sera une composante essentielle du développement économique pouvant atteindre un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 26 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.
Jobs possibles : cueillir des pommes, servir au comptoir, changer les couches…
Le but d'une robotisation n'est pas forcément de produire plus et mieux qu'un homme, mais de le supprimer. Toutes les tâches dépendantes du savoir-faire plutôt que de la conception sont susceptibles d'être robotisées : cueillir des pommes, réparer une automobile, traduire, servir derrière un comptoir, s'occuper d'élevages d'animaux, changer les couches d'un enfant ou pratiquer une opération du cerveau.
Et contrairement à ce que l'on peut imaginer, ce sont les services à la personne qui pourraient être robotisés en premier : au Japon et en Corée, les robots sont d'abord envisagés comme aides aux personnes âgés. L'automatisation a amélioré la rentabilité en améliorant la productivité humaine. La robotisation améliorera la rentabilité en retirant l'homme du processus de production.
On pourra avoir un exemple de l'impact de la robotisation sur le travail avec les voitures robotisées qui seront sur le marché bien avant les robots humanoïdes. Aux Etats-Unis, le Pentagone a décidé que dès 2015, un tiers de ses véhicules terrestres devrait rouler sans pilote. La Darpa organise pour cela des courses ouvertes aux constructeurs du monde entier,
comme l »Urban Challenge. (Voir la vidéo)
On peut supposer que les premières voitures robots appartiendront à des sociétés de taxi. Cela n'a rien d'étonnant puisque 18 véhicules de ce genre sont en cours de test à l'aéroport britannique d'Heathrow et d'autres au nouveau centre d'exposition de Rome ainsi qu'en Espagne dans la ville de Castellón, dans le cadre du projet européen CityMobil, qui réunit 10 pays et 28 partenaires dont la RATP et l'Inria. (Voir la vidéo)
Des problèmes de droit se poseront inévitablement lorsque ces voitures s'inséreront réellement dans la circulation, comme la responsabilité en cas d'accident. Mais une solution juridique finira inévitablement par s'imposer. Dès lors, tous les taxis de France seront menacés de disparaître, et parce que la robotique est parfaitement générique et versatile, ce seront les chauffeurs de bus, les transporteurs routiers et les livreurs qui seront remplacés en une à deux générations automobiles, c'est à dire entre quatre et huit ans.
Comme toutes les nouvelles technologies, les robots adaptés au marché s'imposeront en moins de dix ans. Dès lors, aucune entreprise ne pourra faire l'économie de sa robotisation massive pour rester dans la compétition économique. Aucun pays ne pourra se l'interdire si son voisin l'autorise, et à moins que toutes les nations ne reviennent à un fonctionnement autarcique, l'ensemble de la planète robotisera le travail.
Nos sociétés doivent se préparer à la raréfaction brutale du travail
Selon l'évolution actuelle de la robotique, la raréfaction du travail interviendra d'ici vingt à trente ans au maximum, et elle surviendra à une vitesse telle que nos sociétés seront incapables de réagir correctement. C'est à ce défi qu'il faut faire face, et non pas à la fin du travail, qui reste néanmoins un aboutissement quasi certain.
Nous devons préparer nos sociétés à supporter la raréfaction brutale du travail :
- Que signifie-t-elle pour nos sociétés construites sur la valeur travail ?
- Quelle sera la reconnaissance sociale pour ceux qui ne travailleront pas ?
- Comment organiser le travail rare ?
- Le travail rare est-il encore travail ou bien l'accès réservé à une source d'enrichissement pour quelques privilégiés ?
Et surtout, comment va-t-on redistribuer la richesse demain, quand l'on sait que dans la France d'aujourd'hui, les revenus du travail restent plus imposés que ceux du capital -en 2002, le taux implicite sur le travail était de 41,8 % et le taux d'imposition implicite sur le capital de 36,6%, selon la Commission européenne ? C'est un fait, la question n'est plus « comment faire pour que les gens travaillent encore ? “, mais ‘comment faire pour vivre sans dépendre de son travail ? . Le questionnement essentiel d'un certain Karl Marx, en somme…
Photo : Wall E, robot-héros du dernier dessin animé signé Pixar (Walt Disney).

























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De Lewlill
végéteuse | 19H03 | 10/08/2008 |
je ne suis pas aussi pessimiste ! Au vu du nombre de chomeurs et de précaires, on sera hyper bien entrainé et on pourra transmettre à nos enfants la capacité à se construire autrement que sur la valeur travail.
Et que fera l'homme ? J'pense que la vie n'aura alors pas plus de sens qu'elle n'en a maintenant.
La preuve de ce que j'avance : tous les romans de SF, à un moment ou un autre ça va « merder » : ) (révolte des robots - ils voudront une âme- guerres, drames existentiels…bref que des banalités).
Sinon…Je viens de lire un article d'un astrophysicien sur Courrier International. Sa théorie, à propos de l'évolution de l'intelligence dans l'univers : « les extraterrestres auront cherché les meilleurs moyens de développer leurs savoirs et ont donc dépassé depuis longtemps le stade de la chair et du sang pour évoluer vers l'intelligence artificielle(…). Nous vivons fatalement dans un univers postbiologique. »
Qui sait ce monde est peut-être tout autant, si ce n'est davantage celui des robots que des êtres humains ?
De Laurent-Weppe
20H10 | 10/08/2008 |
Et pendant ce temps, on estime qu'un PC vendu 1000 euro dans le commerce possèdera la capacité de traitement de l'information équivalente à celle d'un cerveau humain (20 x 10^15 opérations par seconde) d'ici 2020 et que d'ici 2050, un ordinateur bas de gamme pourra traiter autant d'information que tous les cerveaux humains réunis. Ça ne signifie pas que d'ici 40 ans nos machines auront dévellopé une intelligence comparable à la notre (après tout, cela fait bien longtemps que les calculatrices nous battent en calcul mental), mais il est certain que les chercheurs s'amusent beaucoup en ce moment à explorer les possibilités ouvertes par les progrès de leur discipline (et je ne parles même pas des ordinateurs composés d'ADN : http://www.sciam.com/article.cfm ? id=dna-computer-works-in-human-cells)
à Laurent-Weppe
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 21H51 | 10/08/2008 |
Je pense que vous vous basez sur la loi de Moore http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Moore pour donner les chiffres. Mais ce n'est pas encore gagné.
Les ordinateurs tel que nous les connaissons (micro technologie silicium) auront atteins leurs limitent dans les 10 ans à venir en se heurtant aux loi quantiques et thermiques. La loi de Moore à déjà ralentie devant ces défis technologique.
Quand à la suite, basée sur la nanotechnologie, la technologie photonique et, comme vous le montrez, l'ADN (plus pour les puces organiques), ce sont des technologie qu'on effleure pour l'instant. Honnêtement, je pense que personne dans ce monde ne sait quelle serait la capacité de calcul dans 40 ans.
Par contre, c'est rigolo que vous parliez des puces à base ADN parce que ça colle super bien à l'article. Lorsqu'elle seront intégrés aux technologies aurons nous des robots avec de grosses parties organiques ou des humains auxquels ont aura rajouté des puces électroniques (œil caméras, circuits de calculs dans le cerveau, muscle motorisés…) ? Peut être même qu'on ne feras même plus la différence…
à Homer555
De siko
cherche un moyen élégant pour gagne... | 00H30 | 11/08/2008 |
En plus, cette loi de Moore ne fonctionne que parce que les industriels ont tout fait pour la respecter.
Jamais entendu parler d'ordinateur à ADN, par contre il semblerait que vu mon jeune age, j'ai une chance de connaître des ordinateurs quantiques.
à Homer555
De Lewlill
végéteuse | 06H45 | 11/08/2008 |
Mince je reste sur ma faim (en fait c'est que je suis une inculte pour tout ce qui touche à la physique) : je ne comprends pas ce que représentent les lois thermiques et quantiques pour un ordinateur, ni en quoi les nanotechnologies ou photoniques sont un avenir…
Si vous avez un peu de temps, est-ce que vous pourriez détailler un peu ?
(ça me prendra au moins une semaine pour comprendre…comme quoi on peut trouver des occupations en dehors du travail ! )
à Lewlill
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 11H38 | 11/08/2008 |
Je vais essayer de vulgariser au maximum.
On peut augmenter la puissance de calcul du processeur en rajoutant des transistors sur la puce.
Seulement un transistor ça chauffe. Des milliards composent le processeur, ils font environ 200 atomes de taille actuellement. Plus on met de transistors sur une puce et plus il faut dissiper de chaleur. Viens un moment ou trop de transistors se trouvent sur une petite surface et aucun moyen ne parviens plus à dissiper la chaleur. C'est un problème d'ordre thermique.
On peut augmenter la puissance de calcul du processeur en augmentant la vitesse de son horloge (les GHz). Seulement, plus ça va vite et plus on injecte d'énergie dans la puce. Cette énergie peux, au final désintégrer les transistors. C'est un problème d'ordre quantique.
On peut augmenter la puissance de calcul du processeur en rapetissant les transistors (on estime la limite à 80 atomes par transistor pour l'instant). Plus le transistor est petit et moins le signal met de temps à parcourir son chemin et donc plus ça va vite. Seulement, quand on commence à se rapprocher de la taille de l'atome, on se heurte aux premières lois quantiques (qui régissent le comportement d'un atome).
Pour contrer ses phénomènes, et continuer à aller plus vite il faut changer radicalement de système et abandonner les micro puce à transistors de silicium (notre système actuel).
Il faut savoir que la physique et la physique quantique ne sont pas régies par les même lois.
La physique tels que nous l'apprenons à l'école, régie les phénomènes allant des ensembles de molécules à l'univers (attractions des molécules, électromagnétisme, attraction des planètes…)
La physique quantiques régie les phénomènes qui se passent au niveau de l'atome et plus petits. A cette échelle la nature ne réagi plus de la même manière, c'est un monde à découvrir.
Les chercheurs, veulent donc former des processeurs qui se servent des propriétés de l'atome pour faire des calculs. De cette manière, sur une unité de calcul (processeurs) on pourra placer des centaines de milliards d'atomes dont on contrôleras les réactions pour faire des calculs. C'est de la nanotechnologie et il faut utiliser les lois de la physique quantique pour y parvenir.
Une autre voie se sert de la grande vitesse de la lumière. On se sert de signaux lumineux (un seul photon suffit à cette échelle) qui voyage dans le processeur à une vitesse plus grande que l'onde électrique de notre système actuel. C'est un ordinateur à photon.
Voili voilou, si je fais fausse route, qu'on me le dise.
à Homer555
De Lewlill
végéteuse | 12H09 | 11/08/2008 |
J'ai été optimiste, il me faudra bien plus d'une semaine…C'est tout un monde à découvrir pour moi aussi.
Merci beaucoup pour votre réponse, ça me donne envie de me plonger dans un bouquin de physique quantique !
à Homer555
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 00H48 | 13/08/2008 |
On peut compléter un tout petit peu pour Lewlill peut-être. Comme le dit très bien Homer, un des moyens de rendre un processeur plus puissant c'est d'y mettre plus de transistors (le transistor c'est le composant de calcul élémentaire). Comme la place est limitée, plus on veut en mettre, plus ils doivent être petits.
Et comme le dit aussi Homer, on en arrive à des niveaux de miniaturisation tels que le courant parcourant le circuit peut se réduire à quelques électrons seulement (voir 1 seul ! ). Or si le comportement d'un courant classique (des milliards d'électrons) est bien connu et prévisible, celui d'un électron isolé est complètement ératique. Il peut passer brutalement d'un endroit à un autre, être à deux endroits à la foi (si, si : )). Bref c'est pas franc du collier l'électron isolé. Et ça rend fou le chercheur. A telle point qu'on sait que cette voie est une impasse et qu'on n'ira pas bcp plus loin par là (en plus des autres raisons justement citées par Homer.
Le principe de l'ordinateur quantique quant à lui, c'est un peu de transformer l'inconvénient en avantage en oubliant carrément le courant éléctrique et en utilisant directement les propriétés des particules à cette échelle (les états quantiques) pour coder l'information. Mais c'est presque aussi difficile à maîtriser techniquement et c'est tellement différent ça demande quasiment de réinventer l'informatique. Mais pour des promesses de puissance absolument vertigineuses.
Bref, en effet, bien malin celui qui peut dire quand on saura vraiment exploiter cette piste et jusqu'où(y'a des débuts intéressants) et si on ne parviendra pas à tirer encore qqch de la précédente.
De sarkophage_xyz
20H33 | 10/08/2008 |
Vaste sujet que le robot, il y a deja ce que l'on en fait et le rapport au travail. Dans notre déliquescent pays, on frabrique des robots pour remplacer l'ouvrier d'usine, d'excellent ingénieurs et techniciens travaillent d'arache-pieds pour concevoir et mettre au point ces machines et quand elles fonctionnent parfaitement, on envoye la machine en Esclavistan ou quelqu'un appuiera sur le bouton pour mettre en route le robot en échange d'une cacahuette et on vire techniciens et ingénieurs. dans une telle optique quel avenir pour le travailleur ? Dresseur de singe !
Par contre ou le robot serait utile pour aller netoyer les cuves et conduites radioactive, l'intérimaire jetable a toujour la faveur d'EDF.
Au Japon ou l'on essaie par tout les moyens de faire moins travailler les humains pour les plus haut salaires possibles (encore un effet pervers de la « mondialisation » ? ) le robot crée de l'emploie qualifié et s'attele au taches pénibles et/ou dangereuses.
Dans une autre optique Isaac Asimov, théoricien, auteur de SF et créateur du mot (robot ou rabot dans les langues Slaves s'ignifie travail) défini comme premier impératif pour les robots de ne pas pouvoir blesser un être humain. C'est hélas une des toutes première application du robot avec les tourelles de tir automatique et une impressionante serie de machines à tuer actuellement en développement aux USA.
Au final les robots c'est ce qu'on en fait, il vaut mieux avoir peurs des robots tueurs et les dirigeants français sont en grande majorité des crétins nombrilistes.
De Pourquoi
être pensant | 21H55 | 10/08/2008 |
Pourquoi me semble t-il qu'il y ait actuellement deux moyens de subvenir à ses besoins : Le travail et l'assistanat (la prise en charge).
Pourquoi me semble t-il que si l'un disparait il ne reste que l'autre.
OGM nature artificielle
Clones êtres artificiels
Media pensées artificielles
Robots humains artificiels
Et vous ?
à Pourquoi
De Pourquoi
être pensant | 22H06 | 10/08/2008 |
Pourquoi me semble t-il ai je oublié un moyen de subvenir à ses besoins : en avoir les moyens ?
Pourquoi ce sera ceux ci qui fabriqueront et vendront (ou loueront -un petit forfait mensuel-) ces robots ?
De Riboulbo
etudiant | 22H16 | 10/08/2008 |
« Perso, je ne comprends pas comment sur une planète surpeuplée, on continue à tout robotiser et à supprimer du travail pour l'homme… »
Bonne remarque, et je pense que j'ai hélas la réponse, alors je me lance :
Le robot ne demandera surement pas à être payé pour travailler, lui : )
Dans un monde où seul les notions de profits, de bénéfices, d'argent en masse règnent, les chefs d'entreprise n'hésiteront pas à payer 100 robots 1 million d'€ qui lui assureront d'être constant dans leur productivité, de ne pas devoir être rémunérés, et d'être vite amortis grace à l'évolution des bénéfices de l'entreprise.
De Lupus Michaelis
Instantiation en cours... | 02H04 | 11/08/2008 |
La littérature d'anticipation est pleine d'espoir et d'inquiétude quand à l'avènement des robots. Je doute que l'humanité introduira sagement les trois lois de la robotique énoncées par Asimov dans les circuits, même si la Corée du Sud a déjà légiféré. Les robots tueurs développés par l'armée étatsunienne sont une preuve que toute l'humanité n'aura pas cette sagesse.
La fin du travail. Mais quel travail ? C'est bien ça qui est assez étrange, puisque si la modernisation de l'agriculture a presque fait disparaître les paysans, si l'industrialisation a tant progressé et délocalisé, le travail humain n'a pas disparu. De nouvelles façons d'exploiter l'homme apparurent. Même virtuelles.
Je pense que la mutation que va entraîner l'arrivée des robots sera huileuse et sanglante. Non pas du fait des robots, mais plutôt de ceux qui possèdent. Ceux-ci ne voudront pas lâcher leur bout de gras, et continuerons à en vouloir plus. Leur pouvoir financier leur permettra d'assurer leur sécurité, en possédant des armées de robot. Mais les humains qui ne possèdent pas voudront aussi se nourrir, vivre. La sagesse commanderait de permettre à chaque humain de vivre dignement, assisté ou non de robots. De permettre aussi bien à l'humanité qu'à la « robotité » de vivre en symbiose, et en harmonie avec l'environnement. Ce qui ne sera pas facile, puisqu'il faudra nourrir une deuxième humanité (oui, les robots consomment de l'énergie).
Bref, comme d'habitude, ce n'est pas la nouveauté technologique qui est le problème.
Quand à savoir qui travaillera, et qui ne travaillera pas, il faut s'interdire d'octroyer des avantages à ceux qui travaillent. Le travail peut être un plaisir. Que ceux qui souhaitent travailler le fasse par plaisir, et non par appât du gain me semble plus sain. Voilà une mutation des mentalités qui sera bien difficile à assimiler, surtout dans des sociétés où le chômeur, le fainéant et l'incapable sont des parias.
À partir de quel moment un robot sera-t-il vivant ? Humain ?
L'invention des robots nous mènera-t-elle au Jihad Buthlérien ou aux Fondations ?
à Lupus Michaelis
De uGhz
15H24 | 11/08/2008 |
« il faut s'interdire d'octroyer des avantages à ceux qui travaillent »
Je ne suis pas sûr que ce soit le mieux : il y aura encore longtemps des tâches a priori pas très gratifiantes à assurer pour que la société fonctionne. S'il y avait demain plus de facilité à vivre indépendamment du travail, il faudrait donc d'autant plus valoriser ces tâches pour motiver les gens à les accomplir, je pense, non ?
De Lemmy_Nothor
The Emmett Grogan Memorial Barbecue | 09H10 | 11/08/2008 |
En 1976, un compositeur Américain decrivit le futur des robots dans une chanson que voici…
http://www.youtube.com/watch ? v=1PRjivglNzQ
pour les paroles…les voici
http://globalia.net/donlope/fz/lyrics/Joe's_Garage.html#SyBorg
De tooms4444
p'tit con | 09H18 | 11/08/2008 |
« L'automatisation a amélioré la rentabilité en améliorant la productivité humaine. La robotisation améliorera la rentabilité en retirant l'homme du processus de production. »
Confirmée par les propos du patron de Nestlé dans « we feed the world » à propos de sa magnifique usine (presue) sans personnel, la théorie fait FROID DANS LE DOS !
Notre société est gravement malade, je vous le dis !
à tooms4444
De uGhz
16H15 | 11/08/2008 |
Moi, je vote pour, du moment qu'il me reverse une partie des bénefs.
De lesuperdidou
Saltimbanque | 10H24 | 11/08/2008 |
Près de 7 milliards de glandeurs sur la planète : le rêve !
De vincedo2
informaticien | 11H18 | 11/08/2008 |
Je crains que cet article ne montre notre avenir. Le slogan « travailler plus pour gagner plus » en est d'autant plus obscène. Dans mon domaine depuis 30 ans, l'informatique de gestion, je constate que mon travail détruit inexorablement des emplois au siège des entreprises, dans les services de gestion. Ceci dit, les loisirs pour l'éternité, c'est un peu angoissant.
De lutin
12H10 | 11/08/2008 |
Cool, on va pouvoir s'envoyer en l'air toute la journée ; )
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 12H39 | 11/08/2008 |
J'ai vu Wall-E hier. C'est genial… Amusant et emouvant…
Tous ces americains obeses, oisifs, incapables de marcher, scotches a leur tele et a leurs milk-shakes mais, tout de meme, gentils. Une extraordinaire et possible vision du monde si on n'y prend pas garde.
Il y avait plus d'adultes que d'enfants dans le cinema ! …. en V.O. il fait dire.
A voir … ABSOLUMENT !
De richy
12H48 | 11/08/2008 |
relisez isaac Assimow, beaucoup d'auteurs de science fiction nous ont donné les piste de ce qu'est le monde actuel et le monde a venir
sinon dans l inconscient humain,la seule richesse viens du temps humain passé a faconner un objet et a la qualité de formation du travailleur qui a fait l'objet, j'étais artisan d'art et on me demandais tous les jours : combien de temps avez vous mis pour créer cet objet ?
qu'en sera t il de la valeur d'un objet entiérement faconné par un robot, cela commence déja a étre le cas !
De lorientois
13H31 | 11/08/2008 |
Croit on reellement que les grosses entreprises industrielles trouveront toujours des pays avec un cout du travail encore moins cher ? ? ? Addidas , prefere s expatrier de la chine estimant que la main d oeuvre est trop chere , maintenant elle va aller s installer au vietnam et apres ? ? ? Le probleme est loin d etre reglé pour ces actionnaires qui demandent tant et qui vivent en rentiers ! ! ! Le probleme qu ont connu les etats unis et l europe se reproduira au niveau du monde avec un probleme ecologique en plus …Je ne serai plus de ce monde et je souhaite bon courage à ceux qui seront vivants à ce moment là …
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 14H34 | 11/08/2008 |
Ces sujets futuristes sont interessants. Ils nous montrent, helas, le pessimisme general qui transpire de ces discussions.
Polution, chomage sont souvent evoques. Seulement, ce discours ne tient pas. Le futur ne se prevoit pas. Le futur sera ce que chacun de nous en fait et en fera.
Des robots… « oui ! » pour faire les corvees. Internet… « oui ! » pour s'informer et se cultiver. Du temps libre… « oui ! » pour meilleure une vie sociale.
Depuis 15 ans, nous avons gagne : Internet, Telephone portable, Airco dans la voiture, TGV. Ecologiquement, nous sommes meme deja parvenu a diminuer notre consomation d'essence pour la 1ere annee ! : )
Ne croyez pas les deprimes de la vie. Le futur peut etre encore plus beau que ce qu'a ete le passe ! C'est a chacun d'entre nous de le construire et seul ceux qui y travaillent maintenant, en profiteront.
De uGhz
15H07 | 11/08/2008 |
Bon, le coup des robots qui peuvent tout faire, je n'y crois vraiment pas (j'ai bossé avec des types en intelligence artificielle et, sérieux, on est plutôt loin des prodiges de la SF, des robots d'Asimov en particulier, l'intelligence humaine est d'une complexité qui nous dépasse, au moins jusqu'à présent, soyons modestes).
Par contre, des moyens malins et inattendus de gagner en productivité, ça parait franchement probable. Dans la droite ligne de l'évolution technique des derniers siècles. Et pour le coup, la question de la raréfaction du travail demeure et va s'accroitre.
Je suis très remonté contre ce système socio-économique incohérent dans lequel nous vivons qui transforme une bonne nouvelle de cet acabit (« Eh, les gars, j'ai trouvé un moyen de faire la même chose, mais en se foulant moins la rate ! »), en menace angoissante de précarité et d'indigence (« Mon dieu, encore du chômage ! »).
Dans ma coloc, si quelqu'un trouve un moyen de faire la vaisselle à toute berzingue, je doute que les autres le déplorent et demeurent les bras ballants dans la cuisine, frustrés de n'avoir plus rien à faire. Or dans une situation analogue, notre société cherche dans ce cas-là à occuper par tous les moyens les prétendus « exclus » du marché du travail. Pour être exclus, il faudrait qu'ils y aient leur place, c'est à dire, qu'on ait besoin d'eux. On ne voit pas bien, a priori, pourquoi on aurait besoin de tout le monde à la cuisine. En ce sens, l'objectif du « plein emploi » est une absurdité.
La vraie question qui demeure, pour moi, c'est pourquoi on s'imagine encore qu'il doit exister une connexion étroite entre le travail et la subsistance des individus. C'est non seulement illogique, mais c'est également blâmable, puisqu'en s'appuyant sur ce principe hypocrite, on se préserve de donner de plein droit aux chômeurs les moyens de vivre, auxquels tous devraient avoir droit, même sans travailler…
Bref, tout ça m'énerve, je m'exalte, désolé ^^
De etchegoye
Ingénieur Chercheur | 16H00 | 11/08/2008 |
Asimov a été cité plusieurs fois mais je vous invite à la relire …
D'une part nous n'avons effectivement pas implanté les 3 lois dans les robots d'aujourd'hui ce qui entraine effectivement l'utilisation de robots comme arme de gueure, d'autre part en dépit de ca Asimov décrit une société Terrienne qui se braque face à ses robots qui prennent leur travail parce qu'il n'y a effectivement pas de redistribution des richesses qui suit … D'ailleurs pourquoi il y en aurait une puisqu'on utilise des robots justement pour réduire les couts de main d'oeuvre ? !
à l'inverse, Asimov décrit également des sociétés « spaciennes » émigrés terriens sur d'autre planète qui sont pour le coup des sociétés entièrement robotisé ou l'homme n'a plus qu'à se consacrer à des activités spirituelles ou artistiques mais où il y a un par ailleurs un stricte contrôle des naissances pour répartir les richesses et la terre au mieux à des humains qui vivent de plus en plus longtemps et s'installe dans un confort dont ils ne veulent plus sortir … un peu comme les « limaces » de Wall E d'ailleurs.
Dans la réflexion « philosophique » de l'auteur sur ces 2 sociétés … il apparait finalement que le robot nuit aux 2 types de sociétés humaines et qu'une société sans robot est préférable …
Asimov avait « anticipé » avant les années 40, les 1er robots humanoïdes pour les années 2000, il s'est à peine trompé de 10 ans … tout le reste semble bien parti également pour suivre le début de ses écrits … l'avenir nous le dira.
à etchegoye
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 07H57 | 12/08/2008 |
Le sujet important c'est : Le « contrôle des naissances ».
Par nature, l'homme, s'il a suffisemment a manger, ne pense qu'a se reproduire. Nous sommes a pres de 7 milliards et les previsions futures sont apocalyptiques.
Le problem de l'ecologie est directement lie a la sur-population humaine. Le « control des naissances » peut se faire de differentes manieres :
* Promotion de l'homosexuallite, de l'avortement, des contraceptions, diminution de l'influance religieuse (L'europe y est arrive avec des taux inferieurs a 2).
* Une maniere plus autoritaire comme en Chine avec la politique de « l'enfant unique ».
=> Mais l'afrique et beaucoup de pays pauvres sont loin d'y parvenir. Pire, leur politiques culturelles, religieuses et les habitudes poussent, les pays pauvres, a la « surproduction »… (Mot mal choisi mais je n'en ai pas trouve d''autre ! ).
Un problem a priori insurmontable. Mais je suis certain qu'une solution sera trouvee. La nature trouve toujours son chemin.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H23 | 11/08/2008 |
Content de voir que Disniais sort du registre mièvre du gentil prince qui rêve de saut…ver la belle princesse avec pleins d'animaux qui chantent.
Mais c'est pas pour ça que je le verrais, trop peur que ça soit plus de mon age. Je suis comme Guy Georges, j'ai enterré mon âme d'enfant au fond du jardin : D
Enfin, sur le thème principal, je vois que tout et n'importe quoi a déjà été dit, donc inutile de s'étendre, surtout que j'aurais du mal à résumer plus de 20 ans de littérature S.F. qui aborde largement le sujet ; Asimov est l'ancêtre fondateur, mais c'est loin d'être le seul et nombreux sont ceux qui ont remis à jour le thème du robot.
Mais pour résumer, je dirais « oui aux machines, oui à l'esprit, non au travail, non à la tyrannie du corps ».
à Keldan
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 08H21 | 12/08/2008 |
« Disniais »…/… « gentil prince qui rêve de saut…ver la belle princesse ».
Pas trop d'accord avec toi. Disney nous a tous, un peu, construit.
Si les petites filles voulaient ressembler a la « princesse » les garcons s'identifiaient au « prince »… (Meme si certain ont inverse les roles ; ) )
Desormais, la majorite des garcons veulent saut…ver les filles !
Les Aristochats, le Belle au bois dormant, Bernard et Bianca, Fantasia etaient merveilleux lorsqu'on etait enfant.
Va voir Wall-E. Il y a 2 messages. Un pour les enfants et un autre pour les adultes…
Quand aux parcs Disney, va y faire un tour. Tu passera une tres bonne journee… si tu arrive a te decontracter !
De bon sens de bon sang
qu'est-ce qu'on attends? | 22H40 | 11/08/2008 |
Le travail donne à l'homme sa dignité.
Gandhi, Mohandas Karamchand, nommé le Mahatma
quand nous cesserons de chercher le bonheur dans les moyens techniques…
à chaque fois que vous souriez à autrui vous faites l'expérience de ce principe vital : « ce que tu donnes est à toi pour toujours, ce que tu gardes est perdu à jamais ».
C'est tellement simple, alors qu'est ce qu'on attends pour discipliner notre ego à cette seule volonté ? ? ? ?