Dans le film d'animation « Wall E », les hommes déléguent tout à leurs robots. Une fiction ? Plutôt une anticipation. Démonstration.
C'est le carton ciné de l'été. « Wall E », le dernier né du studio d'animation Pixar dont la critique (presque) unanime a dressé les louanges, a déjà attiré plus de 740 000 spectateurs la première semaine dans les salles françaises, prenant presto la tête du box-office, loin devant « Hulk », l'autre grosse sortie de l'été.
Les héros de cette épopée romantico-écologico futuriste ? Deux robots, seuls sur une Terre que l'homme a dû fuir, chassé par la pollution et la prolifération des déchets. Avec une grande maestria graphique, le film montre des humains obèses, confits dans l'oisiveté, se déplaçant dans des fauteuils roulants (enfin, « lévitants »), laissant une myriade de robots s'occuper de tous les travaux à bord de la station spatiale où ils sont réfugiés.
Une des interrogations du film tient dans cette nouvelle distribution des tâches : si les robots sont partout, quelle place reste-t-il aux hommes ? Et ce n'est pas qu'une question théorique, à réserver à nos arrière-petits-enfants. Ainsi, lors du dernier Salon de la recherche et de l'innovation début juin, le Laas, laboratoire du CNRS, présentait son travail sous la forme d'un robot humanoïde qui se mouvait et déplaçait des objets avec une agilité confondante.
Un des scientifiques présents me confirma ce qu'un de ses collègues m'avait déjà confié deux ans auparavant : les robots humanoïdes capables de remplacer l'homme dans la majorité de ses tâches seront sur le marché d'ici vingt à trente ans.
Des robots humanoïdes aussi génériques que nos ordinateurs actuels
Pourquoi humanoïde ? Parce que ces robots devront pouvoir agir dans le même environnement que le nôtre et utiliser les mêmes outils. Ils seront aussi génériques que nos ordinateurs actuels, pour que chacun les utilise sans grande préparation, et seront suffisamment polyvalents pour que le même robot soit capable d'ouvrir une porte ou bien de visser un boulon.
Certains robots d'aujourd'hui sont perçus comme d'aimables amusements. comme le Qrio de Sony… (Voir la vidéo.)
… ou le Asimo de Honda : (Voir la vidéo.)
Pourtant, une véritable course s'est engagée dans ce domaine. Les laboratoires s'attachent autant à présenter des robots qui nous ressemblent qu'à résoudre des problèmes liés à l'intelligence (le déplacement anthropomorphe [reproduisant la démarche humaine, ndlr], la préhension, la vision, l'interaction avec les humains, le développement d »équivalents à nos sens).
C'est sans doute pour être en tête de cette compétition que le gouvernement sud-coréen souhaite que chaque foyer intègre un robot d'ici à 2015-2020. De son côté, le Japon souhaite développer des robots intelligents de seconde génération exportables à travers le monde en 2015.
Le ministère japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie a consacré en 2007 près de 2 milliards de yens au soutien de projets de robots parfaitement autonomes et aptes à prendre leurs propres décisions sur leur lieu de travail.
Le gouvernement japonais estime que le secteur de la robotique sera une composante essentielle du développement économique pouvant atteindre un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 26 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.
Jobs possibles : cueillir des pommes, servir au comptoir, changer les couches…
Le but d'une robotisation n'est pas forcément de produire plus et mieux qu'un homme, mais de le supprimer. Toutes les tâches dépendantes du savoir-faire plutôt que de la conception sont susceptibles d'être robotisées : cueillir des pommes, réparer une automobile, traduire, servir derrière un comptoir, s'occuper d'élevages d'animaux, changer les couches d'un enfant ou pratiquer une opération du cerveau.
Et contrairement à ce que l'on peut imaginer, ce sont les services à la personne qui pourraient être robotisés en premier : au Japon et en Corée, les robots sont d'abord envisagés comme aides aux personnes âgés. L'automatisation a amélioré la rentabilité en améliorant la productivité humaine. La robotisation améliorera la rentabilité en retirant l'homme du processus de production.
On pourra avoir un exemple de l'impact de la robotisation sur le travail avec les voitures robotisées qui seront sur le marché bien avant les robots humanoïdes. Aux Etats-Unis, le Pentagone a décidé que dès 2015, un tiers de ses véhicules terrestres devrait rouler sans pilote. La Darpa organise pour cela des courses ouvertes aux constructeurs du monde entier,
comme l »Urban Challenge. (Voir la vidéo)
On peut supposer que les premières voitures robots appartiendront à des sociétés de taxi. Cela n'a rien d'étonnant puisque 18 véhicules de ce genre sont en cours de test à l'aéroport britannique d'Heathrow et d'autres au nouveau centre d'exposition de Rome ainsi qu'en Espagne dans la ville de Castellón, dans le cadre du projet européen CityMobil, qui réunit 10 pays et 28 partenaires dont la RATP et l'Inria. (Voir la vidéo)
Des problèmes de droit se poseront inévitablement lorsque ces voitures s'inséreront réellement dans la circulation, comme la responsabilité en cas d'accident. Mais une solution juridique finira inévitablement par s'imposer. Dès lors, tous les taxis de France seront menacés de disparaître, et parce que la robotique est parfaitement générique et versatile, ce seront les chauffeurs de bus, les transporteurs routiers et les livreurs qui seront remplacés en une à deux générations automobiles, c'est à dire entre quatre et huit ans.
Comme toutes les nouvelles technologies, les robots adaptés au marché s'imposeront en moins de dix ans. Dès lors, aucune entreprise ne pourra faire l'économie de sa robotisation massive pour rester dans la compétition économique. Aucun pays ne pourra se l'interdire si son voisin l'autorise, et à moins que toutes les nations ne reviennent à un fonctionnement autarcique, l'ensemble de la planète robotisera le travail.
Nos sociétés doivent se préparer à la raréfaction brutale du travail
Selon l'évolution actuelle de la robotique, la raréfaction du travail interviendra d'ici vingt à trente ans au maximum, et elle surviendra à une vitesse telle que nos sociétés seront incapables de réagir correctement. C'est à ce défi qu'il faut faire face, et non pas à la fin du travail, qui reste néanmoins un aboutissement quasi certain.
Nous devons préparer nos sociétés à supporter la raréfaction brutale du travail :
- Que signifie-t-elle pour nos sociétés construites sur la valeur travail ?
- Quelle sera la reconnaissance sociale pour ceux qui ne travailleront pas ?
- Comment organiser le travail rare ?
- Le travail rare est-il encore travail ou bien l'accès réservé à une source d'enrichissement pour quelques privilégiés ?
Et surtout, comment va-t-on redistribuer la richesse demain, quand l'on sait que dans la France d'aujourd'hui, les revenus du travail restent plus imposés que ceux du capital -en 2002, le taux implicite sur le travail était de 41,8 % et le taux d'imposition implicite sur le capital de 36,6%, selon la Commission européenne ? C'est un fait, la question n'est plus « comment faire pour que les gens travaillent encore ? “, mais ‘comment faire pour vivre sans dépendre de son travail ? . Le questionnement essentiel d'un certain Karl Marx, en somme…
Photo : Wall E, robot-héros du dernier dessin animé signé Pixar (Walt Disney).




















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De Utilisateur désinscrit 2
nc | 11H43 | 10/08/2008 |
Et comment ferons nous pour gagner plus ! ? La « valeur travail » tant aimée de notre président serait amenée à disparaître !
à Utilisateur désinscrit 2
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H37 | 10/08/2008 |
Ce n'est pas le travail, mais les emplois qui vont disparaître. Qui DOIVENT disparaitre. IL faut cesser de vo loir protéger les emplois - vision archaique d'un travail programmé - et protéger le revenus des travailleurs qui doivent être en constante mutation et incessante mobilité .. Pour ceux que ça intéresse SERIEUSEMENT, voir le premier lien. Pour les dilettantes, voir le deuxième… et bonne lecture.
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/701.html
http://nouvellesociete.org/.html
à pierrejcallard
De Utilisateur désinscrit 2
nc | 18H08 | 10/08/2008 |
Faisant plutôt partie de la catégorie « dilettante » ; -), j'ai cliqué sur le lien qui m'était destiné, mais il ne fonctionne pas ! Pierre, pouvez-vous y remédier ?
à Utilisateur désinscrit 2
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H42 | 11/08/2008 |
@ Marina : avec plaisir :
http://nouvellesociete.org/QB.html
Pierre JC Allard
à pierrejcallard
De Jean-François@Carenton
19H16 | 10/08/2008 |
C'est trop classe de mettre son blog en lien.
JFT_Charenton
à Jean-François@Carenton
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 00H52 | 11/08/2008 |
@ Jean-François Charenton.
Une longue discussion sur rue89, il y a quelques semaines, a permis a plusieurs lecteurs d'intervenir et une majorité opinait qu'il est SOUHAITABLE, chaque post qu'un post a une certaine substance, que l'on ne mette ici en ligne qu'un énoncé court et que ce qui correspond a un argumentaire soit mis en référence. Autrement, tout ce qui dépasse l'expression d'un état occuperait 5 ou 10 fois l'espace et il serait bien incommode de naviguer sur ce blog,
Pierre JC Allard
De lesuperdidou
Saltimbanque | 11H49 | 10/08/2008 |
Ne pas travailler ne signifie pas ne rien faire, c'est seulement ne pas être rentable au capital !
à lesuperdidou
De compte-supprimé
Haggard | 12H02 | 10/08/2008 |
Comme c'est parti, l'Homme aura surtout plus de temps pour faire des conneries ! ! !
De pablico
11H57 | 10/08/2008 |
les 35 heures sont mortes, tuons les robots, sinon cela va faire désordre.
les 35 heures voulaient commencer à anticiper l'avenir, mais on a préféré faire un grand saut dans le passé.
Donc découvrons, investissons nous dans le passé, car on a pas du l'exploiter à fond..<| : o)))====|.
c'est plus facile quand on fait du populisme, de s'appuyer et faire référence au passé, voir de le glorifier, que de faire de la politique qui est ou devrait être l'art d'anticiper le futur.
pôvre de nous….
De affreuxjojo
12H06 | 10/08/2008 |
L'idée de la disparition progressive du travail grace au progrés technique n'est pas vraiment nouvelle. Lire par exemple « Eloge de la paresse » de Lafarge (19 ème ! ) ou le mouvement utopiste « Travailler deux heures par jours » (années 70-80). La production industrielle prenait d'ailleurs cette direction compte tenu du côut du travail dans les pays développés. Les investissement industriels étant très lourds (donc baisse tendancielle du taux de profits telle que décrite par Marx) le capitalisme à préfére prendre une autre direction, celle de l'investissement dans des pays à faible côut de travail. C'est pour cela que l'on nous explique, concurrence oblige, qu'il faudra travailler de plus en plus (et qu'en réalité on travaille plus, pour gagner moins).. Paradoxal, non ?
à affreuxjojo
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H11 | 10/08/2008 |
« L'allergie au travail » de Jean Rousselet est à lire aussi.
PS : je crois que Lafarge était le beau-fils de Karl Marx !
à lesuperdidou
De Jean-François@Carenton
03H52 | 11/08/2008 |
Lafarge, c'est du béton.
JFT_Charenton
à affreuxjojo
De lesuperdidou
Saltimbanque | 12H14 | 10/08/2008 |
Rectif :
Il s'agit du « DROIT A LA PARESSE » de LAFARGUE
à lesuperdidou
De uGhz
15H42 | 11/08/2008 |
Oui, l'« Eloge de la paresse », c'est de Bertrand Russell, et c'est très bien aussi.
à affreuxjojo
De Aimache
Bourguinaute | 14H05 | 10/08/2008 |
En fait, rien de bien nouveau dans ces questions. Tout comme il faut prendre soin de ne pas conclure trop rapidement.
On relira avec interêt l'indémodable « Économie politique en une leçon » de Hazlit. L'ouvrage date de 1949, mais il n'a pas pris une ride.
Le chapitre intitulé « la machine maudite » est lisible ici : http://herve.dequengo.free.fr/Hazlitt/EPL/EPL_7.htm
à Aimache
De tooms4444
p'tit con | 10H41 | 11/08/2008 |
Ce n'est pas d'avoir tué l'emploi en valeur absolue, que l'on reproche au machinisme. Oui, le nombre d'emplois dans l'industrie est impressionnant. Mais d'avoir tué l'emploi en valeur relative : pour tant d'emplois à la chaîne créés, combien d'emplois agricoles ou artisanaux sont détruits ?
Votre source, qui prône la pléthores d'embauches dûes aux machines, accuse les syndicats… de créer des emplois qui devraient ne plus exister ! De plus, l'argument selon lequel il faut du travail pour fabriquer les machines qui vont en faire disparaître est quand même largement éculé, vous ne trouvez pas ?
Et ces emplois, issus de la division des tâches, sont le tremplin vers l'exploitation des salariés dans un système de délocalisation où capitaux et usines sont plus mobiles que les travailleurs.
Les machines ne remplacent pas les travailleurs, en effet : elles les éreintes au profît de quelques uns. On ne peut pas nier la hausse du chômage, des inégalités et de la précarisation ou la baisse du pouvoir d'achat qui est le résultat de la spéculation, elle-même permise par l'accaparement des profîts par des capitalistes (à l'origine) industriels.
à tooms4444
De Aimache
Bourguinaute | 14H45 | 11/08/2008 |
En effet, je suis persuadé que défendre à tout prix des emplois (et subventionner les entreprises au lieu de fournir des outils pour que les ouvriers évoluent vers de nouveaux postes) est une erreur.
Enfin au risque de vous décevoir, oui, les machines créent plus de valeur qu'elle n'en détruise. C'est vérifié depuis le 18ème siècle, il serait temps d'en prendre conscience, cher informaticien responsable de la disparition de quelques dizaines de métiers ; -)
à Aimache
De tooms4444
p'tit con | 18H01 | 11/08/2008 |
D'accord sur tout ; sauf que « valeur » n'est pas « emploi ».
En 20 ans, il y a quelques 10% des profits qui sont passés du salariat à l'actionnariat, en termes de redistribution.
A quoi bon une bourse qui bat tous ses propres records ? On nous parle sans cesse de richesse ; mais, chaque année, il y tj plus de gens qui meurent de faim (jusqu'à atteindre le beau record de 842 millions en 2006, je crois) au milieu de cette richesse formidable.
2% des gens détiennent 50% de ces richesses. C'est vraiment beau, le progrès ! Depuis plus d'un siècle, le capitalisme promet l'accroissement des richesses de tous (ce que vous invoquez) : « attendez, ça viendra tout seul ».
Et chacun peut s'appercevoir aujourd'hui que chaque progrès social a été le fruit d'une lutte des classes parfois violente. L'économie des pays pauvres est livrée en pâture aux intérêts privés ; et, depuis 30 ans, les pauvres des pays riches sont touchés de plein fouet.
A quoi servent vos machines, alors ? A rendre les gens remplaçables. Et, vous avez encore raison, je suis très bien placé pour le savoir…
à tooms4444
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 23H43 | 12/08/2008 |
Le pb de la distribution des richesse n'est pas lié aux machines. Les machines (précisément parce qu'elles créent de la richesse) ne font que nous le poser avec sans cesse plus d'acuité.
C'est fondamentalement d'un problème politique qu'il s'agit.
Si l'on remplace une standardiste qui coûte 100 par un robot qui coûte 10, rien n'empêche arithmétiquement, à coût social égal de payer la standardiste 90 pour aller à la pêche.
Comme l'entreprise (et c'est normal) ne le fera pas, et de manière plus réaliste, rien n'empêche non plus l'état de compléter ses indemnités chômage (disons de +30) afin de lui assurer la totalité de sa paie sans limitation de durée (elle va à la pêche si ça lui plait). Evidemment, il faut imposer d'autant la société en question pour financer le dispositif. Ce qui lui laisse un gain de 50. Et tenez, si en plus on s'est assuré qu'elle redistribue une part décente de ses gains de productivité (et donc de profit) aux salariés, on veut même bien ne l'imposer que de +20 et d'imposer de +10 les salariés (on n'est pas des chiens).
Selon ce principe, tout le monde est gagnant. L'entreprise qui augmente ses profits, la standardiste qui va à la pêche ou apprend un boulot plus intéressant tout frais payés, et le reste du personnel encore en place qui se retrouve mieux payé.
Et puis il y a l'autre solution :
1) l'entreprise et ses actionnaires accaparent la quasi-totalité du profit marginal,
2) il n'y a pas grand chose de plus dans les caisses d'allocation chômage pour tout un tas de raison : soit le brillant comptable de l'entreprise s'assure que le bénéfice déclaré reste nul, soit le génial avocat fiscaliste de chacun des actionnaires se débrouille encore mieux que l'année dernière et réussit l'exploit de leur faire verser un nouveau chèque par l'administration fiscale malgré des revenus qui augmentent en flèche,
3) Notre malheureuse standardiste n'est évidemment pas la seule et ses collègues viennent en masse grossir le troupeau des naufragés de l'emploi (le robot est sorti en grande série).
4) votre gouvernement centre-droit explique à grand renfort de pédagogie qu'on ne peut pas continuer comme ça, que la fête est finie, que l'état providence c'est le passé et que décidément, trop de chômeurs abusent honteusement du système.
5) une fois que le message est bien rentré, il vous pond quelques lois très efficaces pour nettoyer tout ça et alléger la charge de l'état sans que ça n'émeuve plus que ça.
Et voilà.
Ce sont des choix.
Le progrès technique ça existe. Et ça DEVRAIT servir au progrès social. Encore faut-il en avoir la volonté. C'est là que sa pêche. Mais les machines n'y sont pour rien. C'est pas le bon combat.
à affreuxjojo
De uGhz
15H34 | 11/08/2008 |
Je citerais bien aussi ici :
- « La fin du travail », de Jerely Rifkins, qui traite précisément du parallélisme sur le long terme entre augmentations de la productivité et du chômage.
- Pour une approche philosophique, les ouvrages de Dominique Méda, dont « Le travail : une valeur en voie de disparition ? »
- Sur les conséquences éthiques du sous-emploi et les solutions de type « revenu minimum garanti », les articles de Van Parijs : http://www.uclouvain.be/8609.html . (entre autres…)
à uGhz
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 01H47 | 13/08/2008 |
Ca m'intéresse mais y'en a bcp ! Vous pourriez en indiquer deux ou trois plus précisément ?
D'avance merci.
De affreuxjojo
12H14 | 10/08/2008 |
Exact
De vol19
awash | 12H17 | 10/08/2008 |
Intéressant, mais peut-on extrapoler ? La mondialisation avec ses très bas salaires disponibles a réduit le processus de robotisation de la production dans le monde occidental vu qu'il est devenu plus rentable de créer des usines dans des pays à bas salaires et de re-exporter vu les coûts de transports bas.
Et la question qui se pose avec la différenciation sociale et des revenus, c'est si finallement une frange paupérisée de la population ne sera pas en concurrence pour survivre pour des tâches domestiques avec des robots, pour au final marginaliser cette « transition » ou du moins segmenter les utilisateurs.
Par contre, celà devrait faire du monde employé dans le « software development »… ? après le problème, c'est la dépendance…
De I.P
Flat4 | 12H21 | 10/08/2008 |
Dire que je n'ai toujours pas de téléphone portable, pour rester dans le coup il va maintenant falloir que je m'achète en plus un robot qui décroche à ma place et me tient le téléphone contre l'oreille.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 12H21 | 10/08/2008 |
Si les robots font tout le boulot, que va faire l'homme ?
-De la communication et de la propagande pour nous vendre la société des machines ( jamais un robot ne pourra étre programmé pour proférer autant de conneries qu » un être humain moderne sur ce plan la ..)
à Numerosix
De tooms4444
p'tit con | 09H22 | 11/08/2008 |
C'est clair, même l'intelligence artificielle ne remplacera jamais la connerie humaine.
De J-BILLAUDEL
Retraité | 12H26 | 10/08/2008 |
Un président de la République « ROBOT » serait moins présent à la télé et ne pourrait pas faire pire que notre Automate piloté par ses potes du CAC 40.
Vous posez là une vieille question toujours d'actualité. Comme ceux qui ont « le fric » en veulent toujours plus, ils ne supportent pas de « payer » (sous-payer) des employés qui osent demander « plus d'argent » pour « consommer plus ». Henry FORD, le ricain qui fabriquait des bagnoles pensait qu'il fallait avoir des « acheteurs » c'est-à-dire qu'il fallait que ceux dont il achetait à bas prix la « force productive » devaient gagner « assez » pour consommer.
Il y a bien longtemps qu'Henry FORD est devenu « poussière » et ne roule plus son personnel au propre et au figuré.
Restons au XXIe siècle en l'an 2008. Il n'est pas indispensable d'imaginer - pour se faire peur - la vie en 2100. A la mi-août vous êtes quelques uns à être victimes des robots de la « SNCF en Privatisation » et vous remarquez que les robots qui distribuent automatiquement et échangent vos billets vous ponctionnent « Automatiquement » sur votre porte-monnaie « Automatique-CB » des sommes que vous contesteriez par une réflexion désagréable devant un GUICHETIER en chair et en os.
Vous voulez téléphoner à votre Banque, à la SNCF, etc. pour obtenir un renseignement, qu'avez-vous ? UN ROBOT qui vous joue du fifrelin pour piquer votre oseille à 0,34 € la minute soit 20,4 € l'heure (env. 130 Frs). Votre banquier, la SNCF, etc., vendent, avec bénéfice, du téléphone avec leurs Robots-à-tout-faire.
Occupons-nous des robots actuels, pour les combattre et contrer leur invasion.
Alors MM. BOLLORE, TAPIE, PINAULT, LAGARDERE, BOUYGUES et autres BOUTON, LAGARDE, WOERTH avez-vous songé dire à votre VRP qui loge rue du Faubourg St Honoré qu'il faut « du pouvoir d'achat » pour fourguer les productions du capitalisme… sinon demain des pancartes fleuriront dans les rues au milieu des poings levés.
Messieurs, qu'on nomme grands… cessez vos conneries aurait pu dire l'ami Boris
Le travail n'a jamais enrichi personne. Vous êtes les premiers à le savoir vous qui partez en weekend le jeudi soir pour ne revenir que le mardi matin afin d'éviter les embouteillages.
Au fait, lecteurs, attention des Radars-Robots vous surveillent sur la route.
Dormez braves gens, les robots travaillent pour vous faire crever.
à J-BILLAUDEL
De papy55
prof. en province | 12H57 | 10/08/2008 |
»…Un président de la République « ROBOT » serait moins présent à la télé et ne pourrait pas faire pire que notre Automate piloté par ses potes du CAC 40…. »
Autre avantage, à chaque élection, la passation des pouvoirs serait plus rapide, il suffirait d'en changer les logiciels tout en conservant les données !
De Jean-François@Carenton
12H26 | 10/08/2008 |
Wow, trop cool ; « le Laas, laboratoire du CNRS, présentait son travail sous la forme d'un robot humanoïde qui se mouvait et déplaçait des objets avec une agilité confondante. »
Je ne me sens pas trop concerné. Je ne déplace pas des objets avec une agilité confondante, j'ai d'autres choses à foutre : m'occuper de mes filles, trouver du temps pour randonner dans le Massif des Ecrins (j'y arrive pas), et finir ces putains de bouquins de Julien Gracq et Jim Harrison qui s'empilent sur mon bureau.
Alors les robots, coucouche panier. Ce qu'ils nous montrent, c'est juste des lapins Duracell améliorés (= sans les poils).
JFT_Charenton
PS : tous ces trucs sur les robots, ça sent la promo à plein nez, c'est juste des labos en quête de fric qui font de l'auto-promo devant des journalistes (stagiaires ? ) incultes, près à gober n'importe quoi. C'est fou ce qu'on arrive à faire en SIMULATION, genre clip 3D. Le problème, c'est que la VIE, la RÉALITÉ, c'est pas un clip 3D : y'a pas de de boutons STOP et REWIND. Personnellement, j'aimerais bien, mais c'est une autre histoire (humain, trop humain, comme disait l'autre).
à Jean-François@Carenton
De Bragon
13H35 | 10/08/2008 |
« tous ces trucs sur les robots, ça sent la promo à plein nez, c'est juste des labos en quête de fric qui font de l'auto-promo devant des journalistes »
Je ne suis pas d'accord, ces démonstrations, sont commerciales, il est vrai, mais elles servent aussi à exposer l'avancée des technologies.
Je suis d'accord qu'un robot qui danse ne sert à rien, mais maintenant imaginons cette technologie mise au service des handicapés par exemple. Un robot capable de comprendre des ordres oraux et d'effectuer des tâches simples (ramasser un objet, ouvrir une porte…) dans ce cas leur utilisation n'est plus futile. Pourtant avant d'arriver à ce stade d'application, on est bien obligé de passer par un stade de recherches plus « théoriques » telles qu'elles sont présentées, ou on cherche à maitriser toutes ces capacités, avant de pouvoir leur donner des applications concrètes.