L'ex-gréviste des soins continue le combat contre les franchises
Sous notre article qui revenait sur les risques d'un désengagement de la France dans la lutte contre le sida, des riverains ont souhaité avoir des nouvelles de Bruno-Pascal Chevalier. Atteint du sida, il avait entamé une grève des soins neuf mois durant pour lutter contre les franchises médicales. Etat des lieux, trois mois après l'arrêt de sa grève, qu'il considère aujourd'hui comme « une folie ».
Depuis le 16 mai, Bruno-Pascal Chevalier a repris son traitement. Neuf mois sans soins, le temps nécessaire pour créer une mobilisation politique et citoyenne : « C'était une folie mais c'était la seule façon d'interpeller le gouvernement » estime t-il. Et ne regrette en rien cette épreuve qu'il s'est infligé. (Ecoutez le son.)
Ce combat là n'est pas seulement le sien, c'est celui des malades. Il tient à relativiser sur sa situation, qu'il ne juge pas « dramatique » : « Je veux surtout qu'on mette en lumière tous les autres malades. » (Ecoutez le son.)
« La casse de la santé se poursuit »
A l'origine de cette grève des soins, l'instauration de nouvelles franchises médicales, appliquées depuis le 1er janvier : 50 centimes d'euros par boîte de médicament et acte médical, 2 euros par transport sanitaire, avec une limite de 50 euros par an.
Avec ces nouvelles franchises, « être malade devient financièrement de plus en plus difficile ». Responsable d'un service social à Morsang-sur-Orge (Essonne), Bruno-Pascal Chevalier touche 1 493 euros net par mois. Pour financer ses soins, il dépense environ 150 euros par mois. Une part non négligeable dans son budget. Une situation qui ne peut, selon lui, que s'empirer : « La casse de la santé se poursuit en matière de prise en charge et de remboursement des soins ». (Ecoutez le son.)
Le 16 mai, date de la reprise de son traitement, après une journée d'actions dans les caisses primaires d'assurance maladie (CPAM), Bruno-Pascal Chevalier a lancé un appel,« Ensemble pour une santé solidaire », pour lutter contre les franchises. La pétition compte aujourd'hui plus de 700 000 signatures. Après de nombreuses actions, il reproche au gouvernement son absence de réactions et redoute la mise en place d'un système de santé privé. (Ecoutez le son.)
A 45 ans, dont vingt-trois passés sous l'emprise de la maladie, il compte bien continuer le combat. Prochain coup médiatique : interpeller les députés devant l'Assemblée nationale, avant le vote de la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2009, en octobre.
Articles suivis :
► Sida : la France est-elle en train de se désengager ?
► Franchises médicales : une mesure « stupide et obscène »
► Franchises médicales : la résistance s'organise
Caroline Vigoureux
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journaleux - blogueur
journaleux - blogueur
Puisque l'on parle des ALD, il serait intéressant de se pencher sur ce document :
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rendu public uniquement en septembre 2007 afin de culpabiliser les malades. A le lire de façon attentive, l'augmentation des « bénéficiaires » des affections de longue durée (car on bénéficie d'une maladie comme d'une pension d'invalidité ou de retraite, ou des minima sociaux, c'est bien connu), est inférieure à l'augmentation qui a eu lieu entre les années 1994 et 2004 ; ce alors que le nombre de maladies classées a augmenté, celle que l'on ma découverte en 1969 n'ayant été classée qu'en 1999, par exemple.
J'en reviens donc à la question posée à la base par Bruno-Pascal (et par les 7,5 millions d'électeurs en puissance que nous sommes, si l'on excepte 200 000 mineurs). Pourquoi devons-nous supporter le coût d'une franchise (qui dépasse le montant annoncé) afin de financer de la recherche (officiellement) pour Alzheimer ? Les laboratoires pharmaceutiques ne font-ils pas assez de profits ?
Est-ce uniquement pour faire plaisir au docteur François Sarkozy ?
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La cotation de BioAlliance Pharma :
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