Souhaitée par les professionnels, la refonte de la carte judiciaire s'est faite sans dialogue et avec un fort soupçon de favoritisme.

Rachida Dati le clame sur tous les tons : elle est la meilleure ministre de la Justice que la place Vendôme ait jamais accueillie. Peine plancher, carte judiciaire, loi pénitentiaire : rien n'arrête l'ex-magistrate, proche du président Sarkozy. Un discours qui agace de plus en plus ses prédécesseurs UMP. Juges et avocats crient à l'imposture, regrettant le manque de concertation, des chantiers trop coûteux et des petits cadeaux à ses amis politiques…
Un budget en hausse… comme ses prédécesseurs
« Evidemment, c'est off… » Pas facile de critiquer l'action de Rachida Dati, surtout lorsque vous êtes dans le camp des « nuls », comprenez ceux qui n'ont rien fait avant son arrivée à la Chancellerie. Off the record, donc, les nuls -eux aussi UMP- ont la main lourde :
« Il faut rétablir une vérité : sous Clément et Perben [ses deux prédécesseurs au ministère de la Justice, ndlr], le budget a plus augmenté que sous Dati. »
Vérification faite, l'assertion est partiellement exacte :
Rachida Dati a obtenu moins que ses prédécesseurs, mais, à sa décharge, dans un contexte économiquement plus difficile. En réalité, le tournant eut lieu en 1999 (+ 5,5% de budget et 930 créations d'emplois), avec Elisabeth Guigou. Prenant conscience de l'extrême faiblesse des moyens à disposition des juges, la ministre socialiste de la Justice mit l'accent sur les crédits, notamment pour l'administration pénitentiaire. Dans un contexte où depuis deux siècles, l'Etat ne s'est jamais vraiment préoccupé de la pauvreté de la Justice. Rachida Dati s'inscrit dans ce mouvement, tout en étant cette année le seul ministère (avec Matignon) à obtenir des créations d'emplois.
Carte judiciaire : une bonne réforme, mais une mauvaise méthode
Pour sa première année à la Chancellerie, l'ex-magistrate a mené tambour battant le chantier auquel pas un Garde des Sceaux n'avait osé s'attaquer : le remodelage d'une carte judiciaire remontant à 1958. A priori, tout le monde était convaincu du bien-fondé de cette réforme : magistrats, greffiers, avocats et fonctionnaires de la Chancellerie. Mais d'emblée, les professionnels sentent que la nouvelle garde des Sceaux ne va en faire qu'à sa tête. C'est du moins l'analyse du président de la conférence des bâtonniers, maître Pascal Eydoux. (Ecouter le son)

Une méthode « erratique », alors que l'enjeu est de taille : réduire les coûts d'une administration sous-financée depuis des lustres. La méthode… une critique récurrente pour Carole Mauduit, représentante de l'Union syndicale des magistrats. Cette réforme, dit-elle, « pouvait faire l'objet d'un consensus, mais elle a été menée sans la moindre concertation et c'est cela qui nous a le plus consterné ». L'USM reconnaît d'ailleurs ne pas savoir sur quels critères s'est élaborée la réforme. (Ecouter le son)
Réponse de Guillaume Didier, le porte-parole du ministère de la Justice :
« Pour la réforme de la carte judiciaire, on n'a pas fait de plan com », on a cherché quel était le meilleur moyen de faire comprendre la réforme. Et ça a été compliqué de faire comprendre aux Français que nombre d'entre eux n'iront jamais dans un tribunal, que l'on n'est plus au temps de la machine à écrire mais de l'informatique, que c'est inutile d'avoir un cabinet d'avocat près d'un tribunal. »
Les avocats apprécieront.
Au centre des critiques : l'absence de critères clairs pour conduire la réforme
Dès le début des discussions, les magistrats de l'USM -réputés pour leur modération- tentent de discuter avec la Chancellerie. Notamment sur la fameuse question des critères : faut-il se fier à l'évolution démographique ? A l'évolution des contentieux, pénal et civil ? Ou encore au taux d'activité des juridictions ? D'emblée, explique Carole Mauduit, les juges avancent la piste du « contentieux »…(Ecouter le son)
Là encore, la démarche suivie par la ministre de la Justice montre que c'est d'abord le taux d'activité des juges qui a été scruté à la loupe. Or, le taux d'activité est trompeur, car un dossier du pôle financier ne se règle pas comme un simple divorce. Les critères énoncés par Rachida Dati le 27 juin 2007 étaient d'ailleurs multiples :
- l'évolution de l'activité des juridictions
- l'évolution démographique et économique
- les caractéristiques géographiques
- le nombre de magistrats et de fonctionnaires
- l'effectif des professions judiciaires (avocats …)
- les enjeux immobiliers.
|
Un an après avoir énoncé ces « principes » de réforme, la réalité est bien différente. Fin juin 2008, Rachida Dati a pris connaissance des conclusions du rapport Guinchard. Les professionnels du monde judiciaire constatent avec effarement que les propositions de réorganisation de ce rapport (plutôt bonnes) risquent de bouleverser la réforme. Comme si les déménageurs avaient mis le frigo dans la salle de bain, le canapé à la cave et le lit dans l'entrée : tout est là, mais dans le désordre. L'opinion de Pascal Eydoux.(Ecouter le son)
Résultat : 23 tribunaux de grande instance (TGI) supprimés sur les 181 existants.
Des cadeaux à quelques amis, membres du gouvernement et/ou de l'UMP
Avec son « Dati Tour », comme l'ont surnommé les avocats, la garde des Sceaux pensait en avoir fini avec les critiques. Peut-être a-t-elle alors sous-estimé le poids et l'influence des élus locaux… la chute de sa cote de popularité, à partir de décembre, en atteste. Rachida Dati a tout de même pris soin de ménager quelques amis politiques. Trois exemples le démontrent, cartes à l'appui.
► Le premier cas est le plus flagrant, car il concerne une région où la ministre de la Justice a exercé par le passé ses fonctions de juge aux affaires familiales, à Péronne très précisément. Or, l'Aisne a la chance d'avoir pour baron le très prometteur Xavier Bertrand, ancien maire de Saint-Quentin. Comparé à ses voisins de la Somme, le ministre du Travail s'en sort très bien : il garde trois TGI sur trois, contre un sur trois à Amiens.
Le TGI de Soissons (484 décisions rendues en 2005 pour deux magistrats) se maintient, alors que celui d'Abbeville (578 décisions pour trois magistrats) disparaît. Comprenne qui pourra.
► Second cas de favoritisme flagrant : la Meurthe-et-Moselle, département de la secrétaire d'Etat Nadine Morano. Il ne perd qu'un seul tribunal d'instance, celui de Longwy, tandis que le département voisin des Vosges voit disparaître trois TI, deux tribunaux de commerce et un TGI.
Le TGI de Briey (six avocats), au nord de Nancy, est maintenu, là où celui de Rochefort-sur-mer (43 avocats inscrits au barreau) en Charente-Maritime est supprimé, en raison de sa proximité avec La Rochelle.
► Troisième cas, celui de la côte d'Azur où l'ami Christian Estrosi a eu droit à la sollicitude des coupeurs de têtes de la Chancellerie. Dans son département des Alpes-Maritimes, le maire UMP de Nice n'a presque pas perdu de juridiction, à l'exception d'un tribunal de commerce à Menton. En revanche, l'arrière-pays des Alpes de Haute Provence est en passe de devenir un vrai désert judiciaire.
Autre cadeau, à Jean-Luc Warsmann, président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale, dont le fief ardennais de Sedan conserve tribunal d'instance, de commerce et maison de la justice… là où ailleurs, on rationnalise à tout crin. Interrogé sur ces points, le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, affiche le symbole présidentiel par excellence :
« Cela a été suffisamment compliqué à faire pour ne pas faire entrer des considérations politiques. Il faut arrêter de voir de la politique partout. La preuve : le tribunal d'instance de Neuilly a été supprimé. Warsmann ? Demandez-lui s'il est content de la réforme, Charleville-Mézières n'a pas été retenu pôle d'instruction. Estrosi ? Draguignan, à côté de Nice, a été gardé car, vu son activité, ça aurait été une catastrophe de le supprimer. »
Hasard ? Le porte-parole ne dit rien sur Bertrand ou Morano. Dernier point critique à mettre au passif de la Garde des Sceaux : le financement de la réforme. Alors qu'un chiffre de 100 millions d'euros a d'abord été avancé par ses services, les restructurations immobilières pourraient considérablement alourdir la note. Carole Mauduit, pour l'Union syndicale des magistrats, avoue ne pas avoir la moindre idée du budget nécessaire : « Si la réforme devait être appliquée dans sa totalité, elle serait beaucoup plus coûteuse que ce qu'a annoncé la place Vendôme, alors que nous sommes déjà dans un contexte budgétaire très serré. »(Ecouter le son)
La ministre voulait sa réforme, elle a trouvé une révolution de palais.
Julien Martin et David Servenay
Photo : « Rachida Dati à l'Assemblée le 20 mai (Jacky Naegelen/Reuters) »
































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De pablico
15H29 | 07/08/2008 |
Réforme de la carte judiciaire : Dati a bien doté ses amis
pourquoi s'offusquer, les amis, les copains et les coquins on toujours été l'apanage de la Vème république.
QUE LA FÊTE CONTINUE ! !
à pablico
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H35 | 07/08/2008 |
Ah mon pablico, j'aime bien tes messages directs …. ; -)
à Les Chats
De Pierrrrre
18H00 | 07/08/2008 |
»…..Ah mon pablico, j'aime bien tes messages directs …. ; -)…. »
►► Mais ça n'avait rien d'un message direct,
ce n'était qu'un echo,
un echo programmé par l'article, son titre et la photo..
Le chef d'orchestre journalistique suçure ce qu'il est bon de dire :
»…Réforme de la carte judiciaire : Dati a bien doté ses amis.. »
et les perroquets enchérissent, rajoutant une petite couche personnelle à la tartine :
»…pourquoi s'offusquer, les amis, les copains et les coquins on toujours été l'apanage de la Vème république…. »
Le message est passé,
et de post en post, il s'amplifiera….
à Pierrrrre
De ourwa
oeiciole | 18H56 | 07/08/2008 |
Excellent ton commentaire, Pierrrrrrre ; « la mode »,en matière de presse en France, c'est de se focaliser sur les journaux qui nous réconfortent dans nos options, nos choix, no « convictions“( vilain mot ! )…En fait on ne voudrait lire que ce que l'on voudrait entendre + ou moins. C'est réconfortant, confortable…et l'on passe( et pense) à autre chose…Danger ! danger si l'on n'ose ou rechigne à voir ailleurs, là où s'expriment des choix médiatiques aux antipodes de nos idées et les critiquer avec des arguments nouveaux et tant soit peu convaicants. La liberté de la presse est à ce prix…Et je suis certain que Rue 89 est ouverte à cette pratique à condition que la déontologie de toute presse libre soit respectée.
Internautes de rue 89, à vos lectures, y compris de la presse dite de ‘caniveau dans tous les sens du terme…’ et au plaisir de lire vos commentaires innovants et éclairants !
à ourwa
De asozial
aus Berlin | 19H09 | 07/08/2008 |
ooooooooh, merveilleux, un grand esprit éclairé vient enfin nous expliquer comment penser !
incroyable cet internet (tant décrié par philippe val) qui permet de telles fulgurances pour nous sortir de nos ténèbres !
quand le croque-mort t'emportera, qu'il te transporte à travers ciel au père éternel.
à asozial
De ourwa
oeiciole | 20H22 | 07/08/2008 |
Vous « expliquer comment penser )“M. Asocial ? Loin de moi l'idée qui consisterait à dire ou à penser qu'il vous manqurait des neurones ou bien que les vôtres seraient en sous-régime…mais les pensées uniques ou canalisées-même si elles nous conviennent- finissent par borner tout horizon intellectuel ( si vous avez l'intention de me ‘traiter de sale intellectuel’, faites-le in petto et ne polluez pas davantage la toile…et ne transorformez pas Rue 89 en une arêne de chiffonniers, cet espace mérite mieux que ça..)
Et pour vous rassurer, sur vous-même plus que sur les autres, sachez que P. Val n'est pas mon maître à penser- ça l'emmerderait royalement, et moi encore plus. D'autres que nous et ils sont légion, détestent les ayatollahs en tous genres, y compris les assassins d'idées…au point de leur souhaiter la mort.Pauvre Brassens, comme on salit ta mémoire en détournant ta poésie vers les caniveaux.
Si vous tout cela ne vous éclaire en rien, allumez une bougie.
à ourwa
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H44 | 07/08/2008 |
OK mais pas la presse de caniveaux pitié ourwa ; -)
à Les Chats
De ourwa
oeiciole | 21H51 | 07/08/2008 |
Pas de quiproquos, il s'agit bien de « la presse de caniveau », celle qui décripte le monde et l'énonce avec un bandeau sur l'oeil ; regard atrophié à tout point de vue…Néanmoins , il faudrait la lire aussi- en la volant si possible ; pardon m'sieur le juge…- c'est toujours « enrichissant ».
à ourwa
De asozial
aus Berlin | 06H47 | 08/08/2008 |
tu parles tout seul, tu réinventes ce que j'ai écris pour te répondre à toi même…
je n'ai rien dit contre les intellectuels, je me moque du donneur de leçon qui débarque sur Rue 89 pour nous expliquer ce que c'est la presse, insulte ceux qui ne sont pas d'accord avec lui, et fait une fixette sur les caniveaux…
rien d'autre à faire de ta vie que d'engendrer des polémiques stériles avec des gens que tu n'as jamais vu ?
à Pierrrrre
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H08 | 07/08/2008 |
Oui c'est un peu vrai Pierre mais cet espace est là pour que les gens s'expriment.
Qui sait si on n'aura pas un lien, une nouvelle que l'on ne connait pas encore.
Tiens Pierre il y a en ce moment une émission sur France-culture très intéressante sur les paradis fiscaux. Même Rue89 devrait l'écouter.
C'est vrai quoi pourquoi l'europe ne règle pas ce problème, alors que les proportions des paradis fiscaux augmentent ?
Aux Etats Unis c'est 20 ans de prison,depuis l'affaire ENRON, en Europe rien !
Alors Mme Dati c'est pour quand la possibilité de poursuivre les cols blancs et l'ouverture des frontières aux juges ? ça c'est important et urgent ! !
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/programmes/
20 : 30 > LES GRANDS DEBATS CONTEMPORAINS
20 : 30 > XXIII èmes RENCONTRES DE PETRARQUE
Douze ans après l'Appel de Genève : les « boîtes noires » de la mondialisation financière /L'
A la fin du siècle qui vient de s'achever, la chute des régimes communistes, le progrès du droit international et du droit humanitaire faisaient espérer l'avènement d'Etats de droit regardés comme les meilleurs protecteurs des libertés individuelles. Que l'Etat lui-même puisse être soumis en presque toutes circonstances à la contrainte qu'il impose au nom de l'intérêt général, que les citoyens aient des droits y compris contre lui, cela était devenu une évidence, phase ultime de progrès de la démocratie. Celle-ci avait permis l'accomplissement de la volonté de la majorité. L'Etat de droit protégeait désormais la minorité.
La mondialisation et son corollaire, l'affaiblissement de l'Etat, le terrorisme et la nécessité d'accroître les contrôles pour mieux protéger les individus, une prise en compte accrue du droit des victimes considéré comme plus fondamental que les droits du fautif : tous ces éléments de nature et d'ampleur différentes sont venus transformer aussi profondément cette vision irénique d'un monde saisi par le droit.
Le politique, habité par un nouveau volontarisme semble de plus en plus souvent opposer la légitimité de son élection au gouvernement des juges.
Le bel idéal de l'Etat de droit était-il donc une chimère ou garde-t-il une réelle portée ?
Telle est la question à laquelle ces XXIIIèmes Rencontres de Pétrarque s'efforceront de répondre.
- En 1996, des juges européens s'unissaient pour défendre une idée : face à la mondialisation financière, il fallait mettre en place une coordination internationale des juges, capable d'enquêter sur la circulation de plus en
plus complexe des capitaux. Qu'en est-il aujourd'hui, douze ans plus tard ?
Avec :
Arnaud Montebourg
Renaud Van Ruymbeke
William Genieys
Olivier Pastré
à Pierrrrre
De pablico
04H22 | 08/08/2008 |
pour faire plaisir à pierrrre : tout va bien ya rien n'a dire. no comments ! !
à Pierrrrre
De arg
09H51 | 08/08/2008 |
quel mal a dire tout haut ce que tout le monde sait : cette reforme a été « pensée » entre coquins et contre toute logique , son resultat va etre pire que tout . à suivre ………….
à Pierrrrre
De arg
09H52 | 08/08/2008 |
quel mal a dire tout haut ce que tout le monde sait : cette reforme a été « pensée » entre coquins et contre toute logique , son resultat va etre pire que tout . à suivre ………….
à Pierrrrre
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 17H18 | 08/08/2008 |
Pauvre Pierrrrre !
A l'époque du Général, j'étais gaulliste de gauche, encarté. Je le suis toujours (pas encarté, justement). Et quand je dis de gauche, c'est sans la moindre concession à une droite qui met son point d'honneur à gagner le plus d'argent possible. C'est un choix.
Je constate que la probité de l'ancien chef d'Etat est joyeusement huée, humiliée, au profit des arrangements de « copains, coquins ». Vous approuvez, Pierrrre ? Permettez-moi de penser, à votre avantage, que ce nouvel élan basé sur des notions de profit aux dépens d'autres citoyens ne vous agrée pas vraiment, mais que vous avez des consignes…..
à pablico
De la champenoise
15H39 | 07/08/2008 |
D'accord, mais il me semblait avoir entendu parler de rupture et non de continuité dans le copinage.
à la champenoise
De Tyb
(par ici, par là) | 15H45 | 07/08/2008 |
vous avez encore regardé le doigt ?
à Tyb
De remi86
le croquant ...du poitou | 17H19 | 07/08/2008 |
non ! mais le stylo ! ! pauvre d « elle ! au moins celui là son niko ne va pas lui piquer ! ! ( en fait c est marrant ca ! mais elle me fait l effet de la proche de bush une certaine G…. on nous ferai un remet sans le savoir ? !
concernant son action au sein de ce gouvernement ! je pense que beaucoup ont hâtent qu elle quitte la place Vendome ! .. sauf peut etre les alentour de cette même place ! …
et comme dis M.Montbourg pour qui je n ai pas une affection particulière même si j apprécie son franc parler…Elle restera dans l histoire comme une incompetente ! .. (enfin quelque chose dans ce gout là ! ) Normal elle a pas eu son diplome eh eh ! ca aide po forcement !
à la champenoise
De boissonzyskind
16H47 | 07/08/2008 |
Peut être qu'on peut considérer qu'un très gros coup d'accélérateur c'est un genre de rupture ; -)
De TARPON
18H25 | 07/08/2008 |
il y aura toujours un « copinage » de droite ou de gauche comme il y a des juges de droite et de gauche ,des avocats de gauche et de droite.Imaginons que tu t'attaques au maire de ta ville ,auras tu au moins l'esprit d'aller chercher un avocat du clan opposé ? Qu'on ait un gouvernement de gauche ou de droite ne changera rien.
Cette reforme s'imposait et s'impose toujours,il est infiniment regrettable qu'elle n'ait pas été plus ambitieuse.
Le monde judiciaire a vu ses tares exposees jour apres jour aux yeux de tous les français qui ont pu voir dans quelles mains ils pouvaient tomber ,et quelles consequences terribles leur vie pouvait subir .Outreau a été le revelateur et l'exposition d'un service public sclerose ,inscrit dans ses manies ,replié sur lui meme ,reflet des siecles passés mais pas du monde dans lequel nous vivons.
Depuis cette terrible affaire,le monde judiciaire n'a eu de cesse de monter au creneau pour empecher tout changement .En ce sens ,une jeune ministre à canalisé leurs haines,leurs jalousies,leurs incompetences dans un combat pour conserver leurs petits privileges ,de president ,de procureur,de batonnier… On a parlé de distances infranchissables comme si le français continuait à se deplacer en omnibus à cheval ,de justice de proximité alors que les juges n'ont eu de cesse de saboter cette possibilité que le legislateur voulait mettre en place..
J'espere que chaque annee de nouveaux tribunaux vont disparaitre ,pour une meilleure justice .Qu'on voit enfin des juges debarassés du poids de leur hierarchie et une nouvelle race de defenseurs qui saura mettre en avant sa competence et non plus seulement ses honoraires.
De Alain Pacifique
22H03 | 07/08/2008 |
@ tarpon,
vous avez le discours typique de quelqu'un qui critique une institution sans la connaitre. moi aussi , avant de connaitre des magistrats, j'avais à peu pres le meme discours ; depuis, j'ai beaucoup discuté avec eux et dans leur majorité, ils sont loin de la description que vous en faites.
quand vous dites « Qu'on voit enfin des juges debarassés du poids de leur hierarchie “, là par contre, tout à fait d'accord. ils ne demandent que ca ! ! mais la solution est entre les mains des politique et ,pour ne pas les nommer, not'sarko1er et m'dame dati ! !
à Alain Pacifique
De TARPON
13H11 | 08/08/2008 |
soyez aimable de ne pas parler pour moi qui connait et pratique le monde judiciaire depuis pres de quarante ans.Les juges doivent s'assumer seuls et arreter de crier au secours : ce que les employes,les ouvriers ont fait ils devraient y parvenir ,c'est simplement une question de volonte et de courage.
à TARPON
De pomponette
=^..^= | 16H00 | 08/08/2008 |
« TARPON | chat de gouttiere
soyez aimable de ne pas parler pour moi qui connait et pratique le monde judiciaire depuis pres de quarante ans.Les juges doivent s'assumer seuls et arreter de crier au secours : ce que les employes,les ouvriers ont fait ils devraient y parvenir ,c'est simplement une question de volonte et de courage. »
Tarpion chat galeux…
Tu exerçais le métier de bourreau avant l'abolition de la peine de mort ?
à TARPON
De superpapa
instit spécialisé | 22H03 | 08/08/2008 |
je n'irai pas jusqu'aux « amabilités » de pomponette, MAIS …en quoi connaissez vous le monde judiciaire depuis 40 ans ?
Je vois des juges courageux (de droite ou de gauche sans copinage) et des serpillères qui « coupent la poire en deux » quel que soit les arguments de chaque moitié.
Les ouvriers, les employés avaient acquis un certain poids dans le dialogue social et le perdent grâce à quelque(s) lopette(s) « sarkosiantes » et des penchants libéralo-individualistes…
Vous parlez de courage et ne dites pas qui vous êtes …(professionnellement bien sûr)
Soyez moins tranchant, Tarpon .. Vous y gagnerez sans doute en subjectivité.
à superpapa
De TARPON
10H46 | 09/08/2008 |
Le seul courage exprimé des magistrats a été de faire pression sur les medias ,ecrits,televisuels, pour ne pas montrer aux français ce qu'etait reellement devenue la justice aujourd'hui.Outreau a permis au legislateur de forcer ce barrage .Il faut que ce « machin » explose et qu'on mettre en place les bases de ce qu'on pourra enfin appeller « justice » .
à pablico
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
00H17 | 08/08/2008 |
Ben oui,et ils ont l'air tellement zen sur la photo !
surtout madame la garde des sots qui ricane carrement.
De parousnik
15H41 | 07/08/2008 |
Plus la misère grandit plus la justice cogne …
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 15H44 | 07/08/2008 |
Tous les gouvernements, de tous les temps, ont toujours nommés leurs amis et non leurs adversaires. Je constate que Dati est activiste. Bravo. Chesterton, reprenant Swift, a dit une phrase que j'aime bien :
« Je ne crois pas en un Destin impitoyable qui frappe les gens quoi qu'ils fassent… mais je crois en un destin qui frappe impitoyablement les gens qui ne font rien “
Evidemment,il reste beaucoup a changer…
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/702A.html
http://nouvellesociete.wordpress.com
à pierrejcallard
De ourwa
oeiciole | 22H28 | 07/08/2008 |
« Tous les gouvernements, de tous les temps, ont toujours nommé leurs amis et non leurs adversaires. » Vous êtes sûr ? Et quand il y en a qui nomme(nt)leurs adversaires, dont certains même crient leur attachement, entier et inoxydable, à leurs « anciennes amours », comment comprendre ? Comment les qualifier ? De génies ? Peut-être, quand ce trait s'associe souvent à son frère jumeau, la folie, le bricolage, le coup de poker en terme de « rupture »…Nous devons être fiers, la France devient un immense chantier d'expérimentation en matière d'innovation démocratique. Patientons encore, avant de cuillir les fruits cultivés par nos « génies » nationaux.
à ourwa
De superpapa
instit spécialisé | 22H21 | 08/08/2008 |
2eme degré j'espère …
De YoshiL7
15H48 | 07/08/2008 |
« que c'est inutile d'avoir un cabinet d'avocat près d'un tribunal »…
Mais la note est différente entre un avocat qui fait 100m pour aller au tribunal d'un avocat qui fait 100km pour s'y rendre… Et puis il est certainement propable que plus un tribunal se trouvera loin, moins les gens iront en justice…
Finalement, la justice n'ira qu'aux plus riches… à ceux qui ont les moyens de se défendre ou d'attaquer finalement…
La justice pour les copains et copines… le marché du travail doit etre réformé en fonction des copains et copines… et dans qq temps, on parlera du vote du congrès en fonction des copains et copines qui auront malgré tout voter oui, de la carte militaire en fonction des copains et copines, de la réforme des découpages electoraux en fonction des copains et copines…
Bref avec ce gouvernement, on est toujours plus et plus que jamais dans la politique de copinage… de copains et de copines…