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Présidente de Cap21

Frégates de Taïwan, affaire Tapie : nous n'avons plus de justice

Nous en sommes bien éloignés de ce pays qui aimait à rappeler qu'il avait écrit le préambule de la Constitution et l'article 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui précisent que les citoyens par eux-mêmes ou par leurs représentants constatent la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité, l'assiette et le recouvrement.

Une fois de plus, le contribuable va devoir assumer le coût de la défaillance de la Justice, soigneusement organisée, permettant ainsi très probablement aux bénéficiaires des rétrocommissions des frégates de Taïwan de garder leur magot cependant que les citoyens payeront l'équivalent à Taïwan.

Le non-lieu requis dans cette affaire était inévitable dès lors que le secret-défense opposé par les ministres des Finances successifs aux demandes formulées par le juge d'instruction rendait la poursuite de l'information impossible. Les documents douaniers étant cachés, il était impossible d'accéder aux noms des ressortissants français destinataires des commissions.

Au passage, il faut noter la différence de traitement judiciaire et de moyens mis en place pour traiter de l'affaire des listings de Clearstream et de l'affaire des frégates, ces moyens étant inversement proportionnels à l'intérêt de la société dans son ensemble, à la solution du problème.

La justice au bénéfice de quelques uns et au détriment de tous les autres

La clôture du volet pénal va donc laisser ouvert l'arbitrage en cours (encore un ! ) entre Thomson et Taïwan dont le risque pour le contribuable est de 72% des 599 millions de dollars correspondant aux commissions illicites dont une partie des fameuses rétrocommissions. D'où l'intérêt évident qu'il y aurait eu pour le contribuable que la Justice connaisse les destinataires et puisse obtenir le remboursement des sommes perçues…

Pour la deuxième fois en un mois, la première étant l'arbitrage Tapie dont les conséquences seront supportées par le contribuable, on constate que le pouvoir bloque la Justice au bénéfice de quelques uns et au détriment de tous les autres. Non seulement ce comportement est inacceptable sur le plan éthique et tout simplement moral, mais encore il l'est sur le plan politique.

Nous n'avons plus de justice au sens auquel les pays démocratiques l'entendent. Le mépris du droit et le refus de l'Etat de droit, la dépendance des juges, un fonctionnement à deux vitesses, l'impunité de certains sont devenus un état de fait, une banalité. En plus, dans notre pays, l'intérêt général a disparu. Qui désormais le défend ? Personne.

La France comme n'importe quelle monarchie bananière

Certes, lorsqu'il s'agit de réduire les dépenses publiques pour essayer d'engager enfin une politique de finances publiques respectueuse de nos engagements européens et de l'avenir de nos enfants, rien ne doit résister : ni casernes, ni emplois de professeurs, ni service publics de proximité.

Mais lorsqu'il s« agit de protéger certaines personnalités, on ne regarde plus à la dépense (pas plus du reste qu'en “com” gouvernementale). Qui peut défendre les contribuables ? L'action dans l'intérêt du contribuable qui existe à l'échelle locale est fermée à l'échelle nationale. La Cour des comptes pourrait, elle, être saisie, mais par qui et contre qui ? Dès lors, force est de constater que tout est désormais possible dans notre pays comme dans n'importe quelle monarchie bananière, la prétention en plus. La conquête des droits de l'homme, version 1789 , est de nouveau un combat pour les citoyens français.

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Portrait de Mandrin

à clausius Portrait de clausius De Mandrin

09H22 | 10/08/2008 | Permalien

@Clausius

Puisque votre connaissance de De Gaulle semble sortir des ouvrages de la Bibliothèque Rose, j'ai l'immense plaisir de vous offrir 3 analyses de journalistes suite à la parution des mémoires de Foccart.

Et on peut imaginer que Foccart ait caché dans ses mémoires environ 95 % des turpitudes commises au nom du Dieu Vivant.

Sa après vous avez encore envie de parler « d'intégrité absolue »…on ne pourra + rien pour vous !

Excellente digestion car je pense que cela aura du mal à passer ! ! !

Quelques réactions suite à la publication des mémoires de Jacques Foccart

Le Canard Enchaine du 29 Avril 1998

La statue du Commandeur déboulonnée par Foccart

Dévot du Général, ce fidèle gaulliste prenait des notes au jour le jour. Leur publication en apprend de belles sur de Gaulle au quotidien.

Une fois n'est pas coutume, il nous faut rendre hommage à Jacques Foccart. Mais oui, le Monsieur Afrique du général de Gaule, le patron du SAC et des barbouzes, l'homme qui, de 1958 à 19691 dirigea en sous-main le mouvement gaulliste. Pendant ces onze années passées à l'Elysée, où - seul de tous les conseillers - il venait chaque soir rendre compte au Général et prendre ses ordres, cet homme de tous les secrets a tenu des carnets. Sans se soucier de littérature, ce fidèle entre les fidèles notait tout : les jugements du Général, ses bons mots, ses décisions, et même ses défaillances, tout ce qui tombait de sa bouche. Sans se rendre compte que ce faisant il pourrait le desservir.

Peu avant se mort, Foccart a décidé de rendre public ce surprenant journal aux allures de constat d'huissier, dont le deuxième tome paraît cette semaine. Voilà pourquoi sa lecture nous en apprend plus sur le gaullisme, ses mœurs et ses perversions, que tous les ouvrages d'Alain Peyrefitte. De Gaulle y apparaît obsédé par la grandeur de la France mais aussi par sa propre image. Si bien qu'au fil des chapitres le lecteur retrouve des informations parfois révélées, en son temps, par « Le Canard ». De quoi détruire bien des pages glorieuses de la légende gaullienne telle qu'elle est aujourd'hui racontée aux Français, petits et grands.

Le Général, c'est bien connu, ne s'abaissait pas à se préoccuper de « politique politicienne ». A lui les desseins prométhéens et les grandes envolées lyriques, aux autres les magouilles des partis et « l'intendance ».

Certes.

Mais, comme le raconte Jacques Foccart, il ne se passait pas de jour sans que de Gaulle ne se mêle de « la cuisine ». Doué d'une connaissance de la carte électorale digne d'un politicien de la IVe République, il ne laisse à personne le soin de choisir les noms des 495 candidats pour les élections législatives, circonscription par circonscription, au cours de longues séances passées en compagnie de Foccart. Il exige aussi que lui soient soumises les listes des candidats aux élections municipales ou cantonales. Un jour, il ira jusqu'à superviser l'organisation des candidatures de droite à la mairie de Nice. Un autre jour, il imposera un de ses vieux « compagnons » comme candidat dans un canton du fin fond de la Martinique.

Les godillots de la Ve

Quant à l'UNR, devenu UD-Ve République en 1967, aucun de ses responsables, y compris les secrétaires départementaux, ne pouvait être nommé sans le feu vert du Général. Ainsi c'est de Gaulle en personne qui bombarde Maurice Papon au poste de trésorier de l'UNR. Mieux, la gestion des fonds secrets ne dépend ni du Premier ministre ni du secrétaire général de l'Elysée, mais du seul chef de l'Etat. Il en vérifie la comptabilité et charge Foccart de porter les valises d'argent liquide aux dignitaires de la Ve République. Lorsque survient le référendum de 1969, de Gaulle répartit ainsi de sa main la manne : « Donner à M. Couve de Murville la somme de cinq cent mille francs, 2) à M. Foccart, pour les DOM et les TOM, la somme de cent mille francs. » Même le patron de la gaulliste et fantomatique Union des jeunes pour le progrès ressort du bureau du chef de l'Etat avec la promesse de quelques liasses de billets.

Si, pour le Général, l'Etat s'identifie à sa personne, pour les gaullistes, l'Etat, c'est eux, et Foccart en fournit bien des exemples. Préfets, ambassadeurs, chefs militaires, magistrats, tous sont sélectionnés par de Gaulle, qui applique un principe simple : il doit pouvoir compter sur leur fidélité et leur obéissance. En témoigne le Conseil constitutionnel, qui, pourtant parfaitement tenu en laisse, prétendit un jour de 1969, annuler l'élection d'un député gaulliste : il fut vite rappelé à ses devoirs par un coup de téléphone venu de l'Elysée.

A l'identique, radios et télévision sont aux ordres. Le doigt sur la couture du pantalon, ses successifs ministres de l'information appliqueront sans sourciller la consigne du Général. A savoir : « Il y a deux catégories de journalistes. Il y a les journalistes tout-venant qui lisent les dépêches, etc. Pour ce travail, n'importe qui fait l'affaire. Mais il faut trouver des journalistes de qualité qui sont chargés de faire comprendre la politique du gouvernement (…). Voilà, il faut trouver des gens qui donnent satisfaction. »

Et on en trouvera.

Mais même les plus zélés ne sont pas à l'abri d'une disgrâce. Foccart rend ainsi compte d'une colère gaullienne contre Michel Péricard, aujourd'hui député RPR, qui a dû à son passage dans un cabinet ministériel d'être propulsé à la Radio-télévision.

Et, lorsque surviennent Mai-68 et la révolte des journalistes de l'ORTF, c'est l'Elysée qui s'applique à établir la liste des épurés, cependant que les « jaunes » sont sélectionnés dans le bureau du Général.

La famille de Gaulle était mieux traitée. Dans le tome I de ses Mémoires, Foccart avait déjà raconté comment le Général lui fit convoquer à l'Elysée le pédégé de l'entreprise Leroy-Sommer pour lui demander d'embaucher un de ses parents. Et comment Jacques Vendroux, le frère de Tante Yvonne (son épouse), fut élu président de la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée au terme de savantes manoeuvres dirigées personnellement par de Gaulle.

Aucune chasse présidentielle à Chambord ou à Rambouillet ne pouvait se tenir sans qu'un beau-frère, un petit-fils, un neveu du Général soit invité à tirer quelques coups de fusil. Dans les dîners officiels, il manquait rarement un membre de la famille et, quand le service du protocole commettait l'erreur de l'oublier, le Général, qui examinait les listes des privilégiés, n'hésitait pas à effectuer les rajouts nécessaires.

Astuce fiscale

Au passage, les lecteurs de Foccart en apprennent de belles sur les petites affaires financières du grand homme. Ce sont les fonds secrets qui ont servi à acquérir sa maison natale à Lille, sous le couvert d'une association. Et, quand il s'est agi de partager ses biens entre ses deux enfants, le Général a acheté de la bonne rente Pinay afin qu'ils puissent échapper partiellement et légalement au paiement d'une partie des droits de succession. Une opération que Foccart se chargea d'organiser lui-même. Cet homme avait le talent de se rendre indispensable.

Page après page, le verbatim de Foccart fourmille aussi de jugements assassins sur les hommes. Sur Giscard : « C'est moins que rien (…). Il ne sera jamais président de la République. » Sur Peyrefitte, qui , « n'existe plus » en mai 1968. Sur Fouchet, qui « perd alors les pédales ». Sur Pompidou, à la veille du référendum perdu de 1969 : « Si Pompidou avait fait les choses convenablement, il aurait dit : “Je ne succéderai pas au général de Gaulle, je ne serai pas candidat.'” Pompidou se garda bien de le dire et succéda à de Gaulle.

Les regrets du Général…

Moins d'un an après Mai-68, de Gaulle reçoit Christian Fouchet, qui avait été son ministre de l'Intérieur durant toute cette période. Quelques jours plus tard, Jacques Foccart lui demande de lui raconter son entretien :

“Il m'a dit s'être expliqué avec le Général, que celui-ci lui avait reproché d'avoir été obnubilé par le souci d'empêcher le sang de couler alors qu'à certains moments il fallait savoir prendre des décisions. Il (Fouchet) a répondu que le jugement était sévère et que si on avait tiré, vers le 18 ou 20 mai, si on avait eu quinze morts sur les bras, cela aurait pu changer beaucoup de choses. ‘On aurait peut-être eu des soubresauts plus longs, a répliqué le Général, mais la situation aurait été plus nette.’

Ainsi, non content d'avoir été totalement dépassé par les événements de Mai, alors que seul Pompidou trouvait encore le temps de gouverner, de Gaulle n'avait qu'un reproche à faire à son ministre de l'intérieur : ne pas avoir fait tirer pour que ‘la situation soit nette’.

… et ses nègres à l'Elysée

Monsieur Afrique du Général, Jacques Foccart consacre de nombreuses pages aux relations tortueuses entre la France et les dirigeants de ses anciennes colonies.

L'exaspération présidentielle envers bon nombre de chefs d'Etat africains s'y lit, chapitre après chapitre. Témoin ce dialogue entre Foccart et de Gaulle, le 8 novembre 1968. Ce jour-là, le Général apprend qu'il doit recevoir deux chefs d'Etat africains dans les prochains jours : ‘Foutez-moi la paix avec vos nègres, je ne veux plus en voir d'ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n'est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l'extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l'Élysée.’

Et en plus, à cette époque, Bokassa l'appelait ‘papa’.

• Jacques Foccart : ‘Le Général en Mai. Journal de l'Élysée (tome II). 1968-1969’, Editions Fayard/Jeune Afrique.

Le Nouvel Observateur Semaine du 13 mai 1999

N°1799--EDITO & CHRONIQUE
La chronique de Bernard Frank

III. ­ Prisons débordées

Il y a ce ‘ Foccart parle ’, ces entretiens mis en forme et annotés par Philippe Gaillard avec la collaboration de Florence Hachez-Leroy, ce ‘ Journal de l'Elysée ’, ce texte dicté par Jacques Foccart au magnétophone, en général chaque week-end, dont le troisième tome vient de paraître sous le titre ‘ Dans les bottes du Général ’ et qui va de mai 1969 à août 1971 (Fayard/Jeune Afrique, 195 F). Ça vous abasourdit. Les juges d'aujourd'hui seraient ravis par un tel témoignage. Ils n'en pourraient plus. Tout ce beau monde serait mis en examen. Les prisons seraient débordées. Et c'est passionnant, comme disait mon confrère Mulot du ‘ Figaro ’.

Le Monde daté du vendredi 14 mai 1999

POLITIQUE
par Thierry Bréhier
Les aveux de Jacques Foccart
DANS LES BOTTES DU GÉNÉRAL Journal de l'Elysée III, 1969-1971de Jacques Foccart. Fayard/Jeune Afrique, 791 p., 195 F (29,72 euros ).

Mis à jour le vendredi 21 mai 1999

Ne gardez jamais vos agendas ! Même si vous croyez les expurger de tout ce qui pourrait vous compromettre, la seule énumération de vos rendez-vous, du nom de vos convives, est cruellement révélatrice. Il en est ainsi, en tout cas, des notes que Jacques Foccart, secrétaire général à la présidence de la République pour les affaires africaines et malgaches sous Charles de Gaulle et Georges Pompidou, dictaient régulièrement et qui sont publiées, petit à petit, sous la forme d'un long éphéméride. Le volume qui vient de paraître, le troisième, commence au lendemain de la démission du fondateur de la Ve République pour s'achever en août 1971. La volonté non dissimulée de l'auteur est de démontrer que le successeur a chaussé ‘ les bottes du Général ’. Mais le résultat est la description d'un monde épouvantable, d'un milieu insupportable, de pratiques scandaleuses.

Que d'infamies ont été commises en se prévalant de l'autorité de l'homme qui avait sauvé l'honneur de la France en juin 40. Y compris d'ordre privé. Consciemment ou inconsciemment, Jacques Foccart révèle les tentations népotistes de Michel Debré, confirme les suppliques financières de Philippe de Gaulle pour tenter de détourner le refus de son père de recevoir le moindre argent de l'Etat, raconte que lui-même, simple haut fonctionnaire, utilisait les Mystère 20 officiels pour se rendre dans sa propriété du Midi, décrit un Georges Pompidou refusant de danser avec une Africaine et la femme du président de la République estimant que les épouses européennes des chefs d'Etat de Mauritanie et du Sénégal ‘ n'étaient pas à leur place ’.

Turpitudes publiques surtout. Pour qui en doutait encore, ces carnets de l'homme qui avait aidé Charles de Gaulle à décoloniser l'Afrique confirme qu'il a aussi inventé le néocolonialisme. Dans les récits de ses voyages, la misère n'apparaît jamais. Le décorum des réceptions officielles — à condition qu'il y soit traité avec tous les égards qu'il estime lui être dus —, le bel ordonnancement des défilés des jeunesses des partis uniques suffisent à son bonheur. L'essentiel est dans les petits ou gros cadeaux aux dirigeants de ces pays ‘ indépendants ’ qui assurent leur fidélité à l'ancienne puissance coloniale et leur bon accueil à toutes ces entreprises françaises qui en tirent leur richesse et avec les patrons desquelles Jacques Foccart déjeune une fois par mois.

Voilà pour les activités officielles du secrétaire général à la présidence de la République. Mais ce militant est aussi le patron du SAC, le service d'ordre des partis gaullistes à la sulfureuse réputation. Il assure qu'il ne regroupe que des braves gens dévoués, indispensables si le pouvoir devait traverser d'autres coups de torchon comme le putsch des généraux ou mai 68. Pourquoi alors les autres dirigeants gaullistes en ont-ils ‘ honte ’, comme il l'avoue ? Pourquoi Georges Pompidou lui demande à plusieurs reprise de ‘ l'épurer ’ ? Pourquoi la tentative de Charles Pasqua d'en prendre le contrôle devient-elle une affaire d'Etat ? Pourquoi Jacques Foccart a-t-il systématiquement un rendez-vous hebdomadaire avec le ministre de l'intérieur ? Il ne supporte pourtant pas les soupçons qui pèsent sur lui. Il n'a pas admis qu'Alain Poher, président de la République par intérim, le prive de ses fonctions officielles en en faisant le symbole de l'infiltration de l'Etat par un réseau partisan. Mais ses agendas révèlent que le commandant militaire du Palais de l'Elysée venait rendre des comptes à un homme sans responsabilité étatique pendant la campagne électorale opposant Alain Poher à Georges Pompidou et qu'il avait régulièrement au téléphone, au même moment, les préfets pour être informé de l'évolution de l'opinion. ‘ L'Etat RPR ’ ne date pas d'aujourd'hui.

Portrait de Mandrin

à clausius Portrait de clausius De Mandrin

09H21 | 10/08/2008 | Permalien

Il semblerait soit que vous soyez parti en vacances soit que vous ayez déserté en rase campagne suite aux deux contributions que j'ai postées relatives à « l'absolue intégrité » du Dieu Vivant (j'en rigole encore, et on doit aussi en rigoler dans les cercles informés…).

Pour en rajouter une couche en face de vos propos dignes de la Bibliothèque Rose, je ne résiste pas au plaisir de vous dédier cet article de JF Kahn : « les crimes de De Gaulle comparées au turpitudes de Mitterrand ».

Si après ces 3 contributions vous croyez encore à ce qu'on vous raconte…on vous suggère d'crire un ouvrage demandant la sanctification immédiate d'Ingrit Betancourt !

Jean François Kahn : bloc note de l'Evènement du jeudi du 1er au 7 Février 1996

« LES TURPITUDES DE MITTERRAND COMPAREES AUX CRIMES DU GENERAL DE GAULLE »

Blablate-t-on dans le vide ? Cruelle angoisse ! Je suis heureusement rassuré. Causant de temps à autre dans le poste, j'ai eu récemment le plaisir d'apprendre que j'avais été écouté. Et pas par n'im¬porte qui. Par la fameuse cellule élyséenne mise en place au début des années 80 par feu le président François Mitterrand. Comme dit l'autre : « Tonton, pourquoi tu tousses ? . . » Ecouté ainsi que deux mille autres, y compris mon assistante à son domi-cile, si j'en crois le Rouletabille du Point, Jean-Marie Pontaut, qui en a fait un livre. Il y a tant de bavardages, aujourd'hui, qui sont publiés sous forme de romans que je suis très honoré de savoir que les miens ont été enregistrés sur disquettes. Qui dira encore que notre démocratie est opaque ? Il me suffit de décrocher mon téléphone et de hurler dans le combiné que Jacques Chirac, malgré ses lentilles de contact, s'est totalement mis le doigt dans l'oeil 26 oc¬tobre dernier en nous annonçant qu'il ferait, tout compte fait, la politique de Balladur en pire et, hop, aussitôt, comme par hasard, notre président de la République corrige de nouveau le tir. Et il choisit, pour annoncer cette rectification, non pas les deux chèvres de M. Séguin, ce qui serait trop voyant, mais les Deux-Sèvres de Mme Ségolène Royal. Ce qui prouve éloquemment que je suis écouté.

A moins que le nouveau locataire de l'Elysée n'ait fait couper ma ligne pour m'empêcher de contester aussi facilement la sienne. Ce qui serait vous en conviendrez, extrêmement vexant.

Bref, il faut être de très mauvaise foi pour prétendre que, sous Mitterrand, la République manquait de transparence. L'ex-président nous a quasiment présenté, avant de tirer sa révérence, sa fille dite « illégitime ». A qui ce grand amateur de livres a donné le nom d'une bibliothèque. Ce n'est pas le pape qui aurait fait ça ! Ni Philippe de Villiers… Il est vrai qu'il nous a, pendant dix ans, dissimulé son cancer. Ce qui enrage ceux qui l'ont toujours estimé plus illégitime encore que sa fille. Et qui eussent apprécié qu'il démissionnât en 1981, trois mois après son élection -chouette, ils auraient échappé à l'impôt sur la fortune ! Mais, enfin, ce cancer, notre florentin n'en est pas mort pendant sa double présidence ! Pourquoi alors au¬rait-il fallu qu'il nous annonçât d'avance qu'il était condamné… A quoi ? A vivre plus vieux que la plupart d'entre nous. J'en connais même un qui, il n'y a pas si longtemps, a très correctement présidé notre pays pendant sept ans, non pas avec une tumeur de trop, mais avec une case en moins. Et on n'en a jamais parlé ! D'ailleurs, il y a des précédents : invités à le réélire en plein conflit mondial, les citoyens américains ont-ils jamais su que le Président Roosevelt, totalement impotent, ne se déplaçait que sur des tuteurs d'acier ? Mais que valait-il mieux : Roo¬sevelt malade ou Mussolini bien portant ?

Et à la tête de l'UDF ? Tout le monde s'en fout, me direz-¬vous… N'empêche : même s'il était atteint d'hémorroïdes, ce qui est d'ailleurs impensable puisqu'il est démocrate-¬chrétien, je préférerais Bayrou, gêné aux entournures, à un de Villiers alerte et bondissant.

Et Alain Madelin ? Lui, certes, il est malade. Idéologiquement. Mais c'est ce que ses fans aiment en lui. Alors. . . C'est la nature même de la Veme République qui induit le secret, le mensonge et le double langage.

Que ceux qui, au nom d'une totale transparence, ont amnistié le Dr Gubler nous disent s'ils feront preuve de la même indulgence le jour où leur psy publiera non pas son journal intime, mais le leur ?

Reste que François Mitterrand a fait signer par le Dr Gu¬bler, qui ne demandait que cela, de faux bulletins de santé et, surtout, qu'il s'est représenté en 1988 en nous faisant croire qu'il pétait le feu.

On s'en offusque. On a raison.

Après la semaine des hommages brejnéviens, voici donc venu le temps du lynchage a posteriori. Et si on s'avisait, enfin, que c'est la nature même de la monarchie républicaine, telle que l'a instaurée la V » République, qui induit le secret, le mensonge, la ruse et le double langage ? Il est devenu de bon ton, soudain, d'opposer la viscosité mitterrandienne à la probité rugueuse du général de Gaulle ; la vertu intégrale face à l'extrême cynisme de l'ambiguïté.

Remettons donc les pendules à l'heure.

Je n'ai jamais été spécifiquement mitterrandien, alors que j'ai été et reste profondément gaullien, sinon gaulliste.

Et l'Edj, on en conviendra, a largement contribué à dévoiler certaines des plus évidentes turpitudes du règne ton¬tonesque. Ce n'est pas une raison pour remodeler nos mémoires au gré des convenances et des modes.

Nous savions déjà que, le 17 octobre 1961, sous de Gaulle et Papon, en plein Paris, des centaines de personnes, de souche maghrébine comme on dit, furent assassinées par les factions policières à l'issue d'une manifestation pacifique, certaines pendues ou noyées, sans que jamais la moindre enquête officielle ait été entreprise pour faire la lumière sur cet épouvantable drame.

Nous savions que, le 8 février 1962, neuf personnes furent tuées par les forces de l'ordre à la station de métro Cha¬ronne sans que la justice ait jamais eu à en connaître, alors même que le pouvoir avait faussement mis ce massacre sur le compte de l'extrême droite. Nous savions que, pour avoir été collectivement induite en erreur, prisonnière qu'elle était des serments solennels qu'on lui avait faits, une population entière dut s'exiler de sa terre natale, et des Français d'Algérie devenir des expatriés. Nous savions que, campant sur les sommets, le pouvoir suprême de l'époque laissa se développer dans son sillage la dérive des services secrets (l'affaire Ben Barka), la mobilisation massive de truands dans des polices parallèles (le SAC) et d'invrai¬semblables arnaques immobilières à répétition (Garantie foncière et autres).

Or voilà qu'un livre nous révèle ou nous confirme, dans une quasi-indifférence générale, que, entre fin 1958 et 1961, l'Etat républicain qu'incarnait le géné¬ral de Gaulle ordonna, organisa ou toléra près de cinq cents opérations d'actions ad hominem, c'est-à-dire d'assassi¬nats purs et simples, y compris d'avocats ou de militants politiques telle Camerounais Moumier empoisonné à Ge¬nève par « nos » services et que, au passage, certains « in¬nocents » tombèrent sous les coups des tueurs qui s'étaient trompés de cible.

L'ouvrage, précisons-le, n'est pas l'œuvre de quelque Montaldo antigaulliste. Son auteur est celui-là même qui coordonna ces entreprises d'« escamotage » par le fer et par le feu. On ne sache pas que ces révélations aient fait la « une » des médias.

Qu'en déduire ? Que, incontestablement plus grand que Mitterrand, de Gaulle, le héros éternel du 18-Juin, le fut aussi par le crime et que, à côté de ce cynisme de la raison d'Etat, le sabotage du Rainbow ¬Warrior ou les écoutes du capitaine Barril paraissent dérisoires, sinon minables. Ou encore que la résolution de la tragédie algérienne et la mise au pas de l'armée n'étaient possibles qu'à ce prix car on ne fait pas de grandiose omelette sans casser quelques œufs. Peut-être…

Mais on conviendra également que, si un pouvoir aussi considérable, et finalement sans contrôle, n'était pas confié pendant aussi longtemps à un seul homme, s'il n'existait pas un tel déséquilibre entre la raison parlementaire et la déraison d'Etat, on découvrirait a posteriori moins de cadavres dans les placards de nos présidences impériales. Surtout, notre démocratie serait à l'abri des maladies secrètes ou des folies ignorées, et protégée par là même aussi bien des impuissances et des pannes de volonté que des volontés de puissance. »

Edifiant, non et plutôt à l'opposé des légendes sur la rugueuse « morale » de MonGénéral !

Portrait de haiker

à France_d_en_Bas Portrait de France_d_en_Bas De haiker

08H50 | 08/08/2008 | Permalien

Oui, quand est-ce que le modem et le ps s'allie sur des questions de société pour « tester » l'usage de ce nouveau référendum d'initiative parlementaire ?

Car il suffit d'écouter les français pour savoir qu'ils n'en peuvent plus de ne pas être entendu.

Portrait de sarkophage_xyz

De sarkophage_xyz

20H21 | 07/08/2008 | Permalien

Bien vu citoyenne, mais c'est un peu tard pour réagir. Ce pays est passé du pays des Droits de l'Homme à celui des droits du président (art 67 de la constitution). Maintenant il est temps de réaliser qu'on ne déloge pas une bernique en la caressant ou en discutant avec.

Tout à fait d'accord : la bernique ne discutant pas, il n'y a pas de raison d'essayer de s'entendre. Mais pour l'instant, tout le monde a l'air de se contenter de la bernique. Payer tapie et les frégates alors que la solidarité se réduit comme peau de chagrin en ce pays n'a pas l'air de chagriner la France Eternelle. C'est non seulement la Justice, mais plus généralement tous les principes de ce pays qui sont foulés aux pieds : entraide, aide sociale, médicale, retraite… Pendant qu'on se goberge à Pekin, on augment en plein mois d'août le gaz et l'électricité, on se fout du tiers comme du quart de ce que pense le bon peuple : on vérouille. On n'a plus besoin de se préoccuper : on fait ce qu'on veut maintenant qu'accoyer et lang ont fait la soudure !
Alors c'est sur qu'alors qu'il n'y a plus de recours, il ne reste plus qu'à décoller la bernique… Mais qui s'y collera ?

Portrait de yapadebug

à Sup.25.08.09 àlademandeduriverain Portrait de Sup.25.08.09 àlademandeduriverain De yapadebug

21H30 | 07/08/2008 | Permalien

Qui s'y collera ?
Je crois qu'on ne peut compter que sur nous mêmes…

Portrait de Erka

à sarkophage_xyz Portrait de sarkophage_xyz De Erka

Scientifique, USA | 22H25 | 07/08/2008 | Permalien

Un bon coup de couteau, ou de tatanne, qu'il leur faut pour les decoller, les berniques. Et surtout les prendre par surprise.

Portrait de Feu

à sarkophage_xyz Portrait de sarkophage_xyz De Feu

00H57 | 08/08/2008 | Permalien

Excellent comme comparaison surtout qu'un bernique s'appelle couramment « chapeau chinois » c'est vraiment à propos ! ! !

Portrait de Lairderien

De Lairderien

20H27 | 07/08/2008 | Permalien

Constat accablant que vous faites sur notre république qui n'est plus qu'une démocratie formelle, noyautée par une mafia politico financière qui sert d'abord les copains et les coquins.

Votre tribune est un quasi appel à une nouvelle révolution.
Mais qui à part quelques milliers d'internautes déja largement motivés contre ce pouvoir, va lire cette tribune.

Comment faire pour remuer ce peuple de veaux, pardons de français, dont le cerveau est monopolisé, formaté par les médias bouigues/bolloré/lagardère/dassault/rotschild….

Comment réveiller le peuple avant qu'il ne soit trop tard ? ? ?

Portrait de parousnik

De parousnik

20H33 | 07/08/2008 | Permalien

Parlez nous des événements du 11 septembre 2001 Madame Lepage juste pour savoir si vous nous prenez pour des lanternes ou des vessies… La France et le monde démocratique bananier ont besoin d'une révolution médiatique… et la vérité sur les commanditaires de ces événements serait un gage de votre bonne foi… Que pensez vous des déclarations de C.Boutin a ce sujet ? Connaissez vous ce site http://www.pensee-unique.fr/ il dénonce le GIEC a propos de l'effet de serre et de leurs mensonges ultra médiatisé comme une pub…

Portrait de TARPON

De TARPON

20H34 | 07/08/2008 | Permalien

Qui peut defendre le contribuable ? n'est ce pas le rôle du Directeur du Tresor ? Jean Pierre Trichet ,l'homme qui devait surveiller le Lyonnais,fut durement sanctionné et contraint à l'exil à Francfort comme Directeur (meme pas general ! ) de la BCE.

Portrait de papy55

à TARPON Portrait de TARPON De papy55

prof. en province | 08H16 | 08/08/2008 | Permalien

Jean-Pierre ou Jean-Claude ?

Portrait de ababush

De ababush

20H59 | 07/08/2008 | Permalien

Le fonctionnement de notre société a toujours été basé sur le copinage et l'appartenance à des réseaux (d'où notamment les problèmes immenses rencontrés par les immigrés pour s'intégrer).
Le copinage le plus assidu se trouve cependant clairement dans notre structure étatique, trustée par les « corps » et dans laquelle les critères de compétence et d'efficacité passent bien après le critère d'appartenance à une communauté de sans-couilles qui sont payés pour ne pas avoir d'état d'âme, notamment vis à vis de l'intérêt général.
A cet égard, l'enterrement de l'affaire des frégates n'est qu'une manifestation de plus de l'auto-protection que s'octroient les présents et passés acteurs du monde politique (en pensant peut-être agir ainsi dans l'intérêt supérieur de la France qu'ils personnifient, ah-ah).
Et le fait qu'une quinzaine de personnes ayant trempé de près ou de loin dans les enquêtes autour de cette affaire aient décédé de façon troublante n'a pas l'air d'avoir troublé notre belle institution judiciaire à l'heure de se coucher.
Quand la classe politique finit par confondre son intérêt propre avec celui de la nation, alors il devient évident que nous avons atteint un niveau de Berlusconisation avancé, et ce en dépit des rodomontades de certains qui pensent avoir réglé une fois pour toute le problème des extrêmes.
Le Pen ou Besancenot ?

Il est très probable que ceux de vos ex-collègues qui prendrons connaissance de vos propos les considèreront sans indulgence et avec beaucoup de commisération.
En ce qui me concerne, je vous tire mon chapeau bas pour avoir le courage d'exprimer cette évidence, ce que même notre fringante opposition mouillée jusqu'au cou n'ose faire.

Portrait de Alexad

De Alexad

21H06 | 07/08/2008 | Permalien

Devrons-nous accepter encore longtemps d'être écrasés de la sorte, nous qui avons déjà réglé, entre autres, une première addition laissée par le Crédit Lyonnais ?

Moins que la dette à laquelle ce gouvernement fait allusion très souvent pour nous culpabiliser, je crains que nous ne laissions en héritage à nos enfants la destruction des acquis sociaux qui représentaient un vrai progrès, le démantèlement des biens collectifs, l'arrogance, le mépris et l'instauration de ces pratiques honteuses que vous dénoncez dans votre excellent article ! Le pire étant que ce pillage est présenté comme s'il s'agissait de modernité alors qu'il ne s'agit que d'un sévère retour en arrière, réalisé par un gouvernement résolument tourné vers la revanche et le passé.

Portrait de zorbek

à Alexad Portrait de Alexad De zorbek

07H40 | 08/08/2008 | Permalien

L'addition laissée par le Credit Lyonnais ?
C'est effectivement tout ce qui reste : une addition.

Je rappelerai juste que vu l'élévation de la température, les archives du Credit Lyonnais ont brulé, dans une indifférence quasi générale.

Personnellement, je n'y vois pas de retour en arrière, juste la continuation de pratiques bien ancrées dans la mentalité française : c'est l'état qui paie les malversations de son élite, et ça s'arrête la. Mais l'état, c'est nous, le contribuable. Quand on voit le nombre de casseroles qu'a trimbalé Chichi sans en être inquiété autrement que par la pseudo-condamnation de sous-fifres (grandeur de la France oblige), quand on voit que des élus, condamnés pour des détournements de fonds publics, gagnent des élections une fois sortis de prison, alors on peut de demander s'il n'y a pas qc de fondamentalement pourri au pays des Lumières et des droits de l'homme…

Portrait de Alexad

à zorbek Portrait de zorbek De Alexad

08H55 | 08/08/2008 | Permalien

Oui, ce que vous énumérez là c'est bien ce que j'appelle les pratiques honteuses. Pour moi, le retour en arrière se situe dans la destruction des acquis sociaux qui nous fait basculer dans le 19ème siècle alors que ces acquis faisaient de la France un pays moderne.

Portrait de Umit

à zorbek Portrait de zorbek De Umit

10H38 | 08/08/2008 | Permalien

Bigard, Jean-Marie, ce grand philosophe écouté de Nicolas 1er…n'a t'il pas dit : « en tout cas entre la gauche et la droite je préfère la droite, eux au moins ils te disent qu'ils vont t'enc..er..ça te permet de te préparer pour avoir moins mal ! » …
Ben, on y est !

Salutations
Ümit

Portrait de bloozmarch

De bloozmarch

21H12 | 07/08/2008 | Permalien

Surpris ?

Portrait de clausius

De clausius

21H21 | 07/08/2008 | Permalien

Elle me fait rire, Lepage, avec sa fausse naïveté. Comme si la justice à deux vitesses datait d'hier… Elle a toujours existé, et même du temps où la France venait d'écrire la déclaration des droits de l'homme, et assurément aussi du temps où elle était ministre !
Ca ne justifie pas l'existence de cette injustice, mais jouer les ébahis, c'est vraiment naze…

Portrait de TARPON

à clausius Portrait de clausius De TARPON

21H29 | 07/08/2008 | Permalien

justice à deux vitesses ,plus la marche arriere

Portrait de clausius

à TARPON Portrait de TARPON De clausius

21H34 | 07/08/2008 | Permalien

Je l'avais oubliée celle là.
C'est qu'on finirait presque par croire que c'est une justice sophistiquée…

Portrait de caleb irri

De caleb irri

calebirri.unblog.fr | 21H25 | 07/08/2008 | Permalien

et oui, madame lepage, l'avenir c'est le passé.

je suis assez étonné de vous voir tenir ces propos, et également du biais que vous utilisez pour vous exprimer.

serait-ce une opinion personnelle ou une vision de parti ?

pour ce qui est de l'article, ce que vous dites est assez juste. mais ce n'est pas la première fois que les choses se passent ainsi. le contribuable paye toujours la note, et les affaires enterrées n'ont jamais manqué.

en temps de crise il n'est pas rare de voir ce genre d'actions perpétrées : quand il n'y a plus d'argent, on se remet à exploiter le peuple.

mais rassurez-vous, les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets… à moins qu'Edvige et ses copines verichipées ne les empêchent.

n'est-il pas déjà trop tard pour se rebeller ?

Portrait de clausius

De clausius

21H31 | 07/08/2008 | Permalien

Corinne Lepage, ou l'archétype du politique qui décide d'un coup d'aller s'acheter une morale en supermarché, avec la nice-attitude offerte.
Bayrou au moins avait de véritables idées derrière.

Portrait de Erka

à clausius Portrait de clausius De Erka

Scientifique, USA | 22H22 | 07/08/2008 | Permalien

Lepage avait un programme plus a gauche en 2002 que le pauvre Lionel Jospin.
Qu'elle soit un missile teleguide d'Alain Juppe pour faire perdre un demi pourcent ou un point au verts et au PS (chapeau d'ailleurs pour le resultat remarquable) ne changeait rien au fait que meme si elle fait partie du Serail elle ne dit pas que des conneries !

Portrait de clausius

à Erka Portrait de Erka De clausius

16H16 | 08/08/2008 | Permalien

« elle ne dit pas que des conneries ! »

Ce qui ne change rien à ce que j'ai dit.

Portrait de Gilgamesh157

à Erka Portrait de Erka De Gilgamesh157

Raleur professionnel | 08H53 | 09/08/2008 | Permalien

Bayrou des idées , Lepage de gauche ? ? ? On marche vraiment sur la tête, c'est clairement quelqu'un de respectable mais certainement pas une femme de gauche qui plus ait elle a participé au gouvernement de Chirac, avant de lui dérouler un tapis rouge je vous rappelle quand même que c'est une femme politique donc la réthorique elle connait bien…. Quant à Bayrou son objectif premier c'est pas les idées mais ce faire élire président comme les voix à droite étaient bouchés il a racolé à gauche quoi de plus normal, mais il n'en reste pas moins un homme de droite faut arrêter de ce jeter de la poudre aux yeux les gars vous allez finir avec la mixomatose.

Portrait de Emmanuel1

De Emmanuel1

21H41 | 07/08/2008 | Permalien

« Selon que vous serez puissant ou misérable… »
La Fontaine, 1668. Deja !
Il y a toujours eu des puissants qui se serrent les coudes et sont au-dessus de la justice.
La Republique, la Democratie, ca n'a rien change a l'affaire, c'est du pipo. (C'est juste plus hypocrite qu'avant).
« Les citoyens egaux en droits », c'est malheursement de l'intox, une fable pour les gogos.
Le monde est comme ca, il n'est pas beau.

Portrait de moravagine

De moravagine

Observateur désabusé | 22H02 | 07/08/2008 | Permalien

Ben « Mame » Lepage, c'est bien ce que vous avez écrit, on vous approuve tous ! C'est frappé au coin du bon sens ! Mais « Mame » Lepage, que n'avez-vous pas été aussi virulente lorsque vous étiez ministre d'un président avec autant de casseroles derrière lui !

Nous attendons votre plaidoyer sur Chirac l'intègre, le Spartiate qui n'a aucun goût de luxe …

Cela dit, bravo pour l'article que je signe des deux mains !

Portrait de vincicom

De vincicom

Responsable "informatique" dans une... | 22H21 | 07/08/2008 | Permalien

Bah ouais citoyens … bah continuez a voter pour les memes ( UMP, PS, Modem, … ) ils sont au pouvoir depuis toujours, continuez … donnez la majorité à l'UMP ou au PS, allez y … Après venez pleurer !

Portrait de fed

De fed

(?) | 22H23 | 07/08/2008 | Permalien

Force est de constater que les propos de Mme Lepage ne manque pas de courage, mais je crains que la période soit mal choisie car l'ensemble de la classe politique en « vacances » va s'empresser d » oublier cette affaire

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