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41 heures de travail par semaine : abécédaire de l'emploi en France

Les Français travaillent largement plus de 35 heures et les femmes ont des situations plus précaires que les hommes : la « Photographie sur le marché du travail en 2007 » publiée par l'Insee va à l'encontre des idées reçues sur des Français flemmards et une diminution des inégalités hommes/femmes. Explications.

A comme actifs : Personne ayant un emploi (25,6 millions) ou étant au chômage (2,2 millions). 27,8 millions de personnes sont actives en France au sens du BIT, le Bureau international du travail.

C comme chômage : 2,2 millions de personnes sont au chômage, soit 8% de la population active. A tous les âges, il y a proportionnellement plus de chômeuses que de chômeurs.

D comme durée hebdomadaire du travail : la durée moyenne du travail à temps complet est de 41 heures. Loin des 35 heures officielles. La suppression ou la conservation des 35 heures ne serait donc qu'un faux débat ? Ce sont les agriculteurs qui déclarent travailler le plus, presque 59 heures par semaine, devant les artisans, commerçants et chefs d'entreprise, 55 heures par semaine et les cadres et professions intellectuelles, 44 heures. Les ouvriers ferment la marche avec 37,8 heures. A temps partiel, les gens travaillent en moyenne 23,1 heures par semaine et près d'un tiers de ces salariés souhaiteraient travailler plus. Au final, pour les actifs de 15 ans et plus, la durée moyenne du temps de travail est de 37,9 heures par semaine.

E comme employées : Près de la moitié des femmes sont employées, contre seulement 13% des hommes. Le temps partiel y est particulièrement répandu.

F comme femmes : Elles sont plus souvent au chômage, plus souvent inactives, plus souvent à temps partiel. La lutte des sexes n'est donc pas encore terminée ? I comme inactives : Entre 15 et 64 ans, les trois quarts des inactifs sont des femmes.

L comme longue durée : 38 % des chômeurs de plus de 50 ans recherchent un emploi depuis plus de deux ans. Les hommes et les femmes sont pareillement touchés.

M comme mère au foyer : 79 % des inactifs n'ayant jamais travaillé sont des femmes, dont 71% sont en couple.

N comme non-diplômées : les femmes non diplômées sont les plus touchées par le chômage notamment les 15-24 ans.

O comme ouvrières : 16,5 % des ouvrières sont au chômage contre 9,5% des ouvriers. C'est la catégorie socioprofessionnelle où les écarts entre les sexes sont les plus marqués.

P comme partiel : 30 % des femmes travaillent à temps partiel. 82% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes.

S comme service aux particuliers : le secteur d'activité où le turnover, donc souvent la précarité, est le plus élevé. Près de 20 % des salariés ont moins d'un an d'ancienneté. Un secteur à majorité féminin.

T comme tertiaire : le secteur emploie huit salariés sur dix, et au sein du tertiaire, le secteur public regroupe deux salariés sur dix.

V comme vacances : Qui travaille en vacances ? La question n'a pas été posée. Aux riverains de répondre !

W comme week-end : En moyenne sur l'année, plus d'une personne sur deux travaille le samedi et une sur trois le dimanche. C'est surtout le cas parmi les non-salariés et les cadres.

L'enquête a été réalisée auprès de 72000 personnes de 15 ans et plus.

3 commentaires sélectionnés

Portrait de Strakan

De Strakan

Community Manager dégagé - Accroc a... | 19H13 | 07/08/2008 | Permalien

Autant ce rapport n'a rien d'étonnant (les gens travaillant réellement 35h ne doivent pas être nombreux …)

Autant les réactions épidermiques ne mèneront nulle part. Il y a des patrons qui abusent ? Oui, vous n'avez qu'à chercher un autre boulot ! Nous avons en france des possibilités de recherche d'emploi et de reconversion qui n'existent que rarement ailleurs.

La loi du marché, si tant est qu'elle soit appliquée, vaut pour tout le monde. Un bon employé a autant de valeur qu'une bonne entreprise, donc si le patron ne se bat pas pour vous garder, changez de boite.

Enfin, moi j'dis ça, j'ai réussi avec un bac en poche. Donc d'autres doivent pouvoir le faire…

Portrait de Charles Bukowski

De Charles Bukowski

21H16 | 07/08/2008 | Permalien

Je suis un précaire. Dans le sens où je cumule les CDD. Et qui heureusement depuis plus de 7 mois se présentent à moi. Mais je ne suis pas le plus à plaindre puisque mon salaire – si ce n'est pas celui d'un incapable de bonne famille qui pantoufle à un poste créé par papa (ou maman, mais c'est plus rare) en complément de sa rente spéculative – est au dessus du SMIC. Et mon poste est à plein temps.

Et quelque soit les heures que je puisse faire ou ne pas faire, au bout du compte l'avenir ne se limite qu'à la fin de contrat. Au renouvellement qui se fera ou ne se fera pas. Au bout du compte impossible de se loger — entre autres – à moins de réaliser des acrobaties « paperassières » pour se donner l'apparence d'un CDI.

Puis il y a aussi les « traversées du désert ». Pendant lesquelles on entend sur Télé Cons des fainéants nantis, qui n'en branlent pas une en contrepartie de cachets obscènes, faire la morale sur la valeur travail – qu'ils n'ont jamais connue et ne connaîtront jamais – prétendre que l'on est chômeur par choix, et que l'on vit une existence de chatelain sur le dos du peuple qui trime pour trois francs six sous.

Les précaires bossent dés que la chance veut bien leur sourire. Et quelle chance pour certains… Un quart temps au SMIC ? Une majorité des salariés en CDI bossent dans de sales conditions pour pouvoir s'offrir un crédit afin de combler les salaires minables proposés par ce patronat qui plie officiellement sous les charges mais se goinfre officieusement de bénéfices bien gras. Sans oublier leurs amis spéculateurs qui sous formes de dividendes ou d'actions s'approprient une bonne part de ce gras.

Notre force de travail, quel que soit le nombre d'heures et le contrat auquel nous sommes assujetis, ne sert qu'à engraisser une petite frange d'oisifs qui ont bien compris que plus on bossait pour eux au moindre prix, plus leur oisiveté sera garantie du meilleur gain.

Portrait de Homer555

De Homer555

travailleur plus qui à gagné moins | 21H37 | 07/08/2008 | Permalien

Voyons voir, demain je fais greve.

D'une durée de 1 semaine, la grève m'a fais perdre environ 25% de mon déjà maigre salaire me mettant dans une situation financière extrêmement précaire. Étonnamment la banque ne veux pas comprendre mes problème et mon crédit immobilier court toujours, sans compter les enfants qui grandissent et la chignole qui me sert de voiture qui perd 3 pièces par jour sur la route.
Fin de la grève, pour rien ça va de soi (ou 3 francs 6 sous brut pour calmer les esprits). Je reviens au boulot l'estomac dans les talons mais mon patron me vois maintenant comme un élément perturbateur, un rouage à éliminer en somme. Un intérimaire à fais mon boulot ces derniers jours et les CDD qui étaient dans le mouvement n'ont pas été renouvelé.
Après des mois de bataille et de harcèlement moral sournois, me voila contraint à la démission où à la folie.
Je suis donc contraint de rechercher un autre emploi. Mes employeurs potentiels contactent mon ancien patron membre comme eux du Lyon's club local pour s'informer de mon comportement. Dans sa bonté incroyable, mon ancien patron me fais passer pour un réac refusant les conditions de vie qu'on lui donne.
Me voila obliger de déménager avec armes et bagages pour oublier cette histoire.
Toutes ces emmerdes pour avoir demandé de meilleurs conditions salariales. Avantage de la grève : je vois du pays.

Faire grève dans le public pose moins de problème avec la sécurité de l'emploi et puis maintenant, tout le monde s'y attend…
Mais dans le privé, pour faire grève c'est à peine si il ne faut pas avoir déjà perdu son boulot. Il n'y a rien de ringard, simplement les risques sont bien trop importants.
Et qu'on ne me parle surtout pas de syndicats qui profitent comme tous le monde du pognon à brasser.
Bienvenus dans le monde réel Néo.

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