Une offre d'emploi publiée par l'ANPE relance la polémique sur la « culture du chiffre et du résultat », souvent reprochée à la politique de Nicolas Sarkozy. L'annonce propose un poste d'instituteur en classe de CM2 dans une école privée, emploi rémunéré au smic horaire (8,71 euros), soit moins de la moitié du salaire de cette profession. Autre problème : confier la charge d'une classe d'enfants de 9 à 10 ans à une personne recrutée via un contrat d'accompagnement à l'emploi, destiné à des chômeurs « rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières ».
Curieusement, l'annonce a été suspendue, puis modifiée. La qualification du poste a régressé : ce n'est plus un instituteur qui sera recruté mais un « animateur débutant ». Dans le même temps, la rémunération a augmenté : de 8,71 euros à 12 euros de l'heure. « Il faut proposer toutes les offres possibles aux demandeurs d'emploi pour trouver une solution pour chacun » se défend la direction de l'ANPE, pour justifier ses incohérences. Et de préciser :
« Nous considérons qu'une personne rencontre des difficultés sociales et professionnelles particulières lorsqu'elle est au chômage depuis plusieurs mois, généralement plus d'un an. »
Une manière selon l'ANPE, d'intégrer ceux qui ont vu leurs chances de trouver un emploi diminuer au fur et à mesure du temps, au détriment parfois du niveau de rémunération.
« Une situation inquiètante »
Employer une personne diplômée à moindre frais sous prétexte de l'insertion professionnelle ? Pour Philippe Sabater, secrétaire nationale du syndicat SNU-ANPE-FSU (majoritaire au sein de l'agence), « l'ANPE souffre d'un type de gestion guidé par la pression du résultat ».
Même constat pour Delphine Zoughebi, avocate exerçant dans le droit du travail. Selon elle, cette situation « inquiètante » résulte de la « pression exercée sur le personnel de l'ANPE » :
La fusion Unedic-ANPE mise en cause
Une situation qui pose également des questions à long terme. La loi « droits et devoirs des demandeurs d'emploi », qui doit entrer en application à partir du 1er janvier 2009 –au moment de la fusion Unedic-ANPE-, permettra en effet aux agents du service public de l'emploi de sanctionner les chômeurs qui refuseraient une « offre valable d'emploi ». Dans ce contexte, ce genre d'annonces pourrait donc avoir de plus lourdes conséquences. Car le demandeur d'emploi devra revoir ses exigences à la baisse au fur et à mesure du temps qu'il reste au chômage (rémunération, qualification, zone géographique du poste). Une mesure voulue par Nicolas Sarkozy pour atteindre le « plein emploi ».
La fusion de l'Unedic (réseau de l'assurance chômage), avec l'ANPE apparaît elle aussi comme un « facteur risquant de renforcer la pression exercée sur le personnel de l'ANPE, qui sera préjudiciable au demandeur d'emploi », selon Philippe Sabater :
Delphine Zoughebi voit elle aussi dans cette fusion une « recherche plus poussée du résultat » et remet en cause « le système de notation inhérent aux administrations » :
Objectif affiché de cette union : diminuer le nombre de chômeurs par conseiller et faire chuter le taux de chômage à 5%. A quel prix ?




















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à energienoire
De Béatrice1
| 18H31 | 06/08/2008 |
Je n'ai fait qu'une chose très simple : rappeler que ce genre d'annonce n'a strictement rien de nouveau, et que ça n'a rien à voir avec Sarkozy - pour lequel je n'ai PAS voté, mais il faut arrêter l'hystérie. La gauche avait fait encore mieux : recruter pour un an des vacataires à l'EN en ne les payant (au SMIC) QUE pour les jours ouvrés.
Le nivellement par le bas a TOUJOURS été la référence en matière de salaires - malheureusement.
En ce qui cocnerne l'offre d'emploi au Maroc, il faudrait savoir comment on y vit avec le salaire proposé.
à Béatrice1
De papy55
prof. en province | 20H41 | 06/08/2008 |
Moi je suis arrivé à l'EN par voie de concours externe dans la décennie 70, c'est vrai qu'à l'époque il y avait beaucoup de MA ensuite titularisés comme AE puis sur concours interne sont devenus certifiés, ils n'ont pas forcément eu une fin de carrière malheureuse, en général même bien meilleure que ceux qui sont entrés comme moi par la voie du CE et qui sont actuellement en fin de carrière « difficile »… !
Je n'ai pas eu l'occasion ensuite de croiser beaucoup de vacataires, mais des « titulaires académiques » précaires devenus ensuite TZR…. !
La gauche n'avait pas pour intention de préparer l'Education à la privatisation, je crois….La droite Sarko si ! Quand on commence à argumenter en suggérant l'inutilité de certaines matières d'enseignement…., quand on supprime les IUFM, on supprime une certaine forme de formation professionnelle en suggérant que les enseignants peuvent s'en passer…au profit d'une vaste réorganisation des programmes et d'une pédagogie « imposée » par des non spécialistes !
Pour l'offre d'emploi au Maroc où l'on vit peut-être bien avec peu, il y d'ailleurs des précédents de ce type à l'ANPE…., si on accepte de s'expatrier (avec quelle couverture sociale ? ), pourquoi pas, mais ce genre de proposition va-t-il devenir un « emploi raisonnable » ? ? ? ? ? ?
à papy55
De Béatrice1
| 22H39 | 06/08/2008 |
Moi, j'ai été MA avant de passer les concours, ce sont mes débuts qui ont été particulièrement difficles : 2 demi-postes dans deux établissement différents, quatre matières au total alors que j'étais une jeune fille de 19 ans et que mes élèves avaient cassé la gueule au prof (homme) que je remplaçais, tout ça pour le SMIC. J'ai d'ailleurs beaucoup appris, mais dans la douleur…
Ne comptez pas sur moi pour défendre Sarkozy, mais en ce domaine la gauche a fait énormément de dégâts. Les IUFM, par exemple, invention de ce salopard de Claude Allègre quand il était conseiller du ministre Jospin, et qui sont une catastrophe. Ou bien la suppression du maximum de 24 élèves par classe en collège - qu'ils ont décidé dès la rentrée de 81 : il devait y avoir urgence !
Si Jospin n'a pas atteint le 2è tour en 2002, il doit aussi remercier son copain Allègre.
Je ne crois pas une seule seconde que Sarkozy, tout Sarkozy qu'il soit, veuille privatiser l'école ! C'est ridicule ! Et tout Sarkozy qu'il soit, je suis d'accord avec le fait que nos élèves croulent sous énormément de matières, beaucoup trop - résultat, on ne fait que survoler, on n'approfondit rien, et on leur inflige des journées qui scandaliseraient les adultes. Les élèves n'ont pas droit au repos dominical qui est pourtant inscrit dans la constitution, et il font BEAUCOUP plus de 35 heures par semaine. Tout ça pour un résultat affligeant quand on lit la grande majorité des copies du bac.
Quand on les emmène en voyage scolaire dans un lycée étranger, ils n'en reviennent pas.
Les TZR étaient volontaires, leur statut avait des inconvénients mais aussi beaucoup d'avantages : comme par exemple d'éviter d'avoir recours à l'ANPE pour trouver des remplaçants. Mais ça coûtait une fortune.
Les inspecteurs généraux sont spécialistes de leur matière - mais je vous rassure : les instructions officielles sont TRES rarement appliquées, y compris quand elles sont excellentes (je parle de ce que je connais ici : l'enseignement de l'anglais).
à Béatrice1
De energienoire
ici et maintenant | 23H13 | 06/08/2008 |
Chère Béatrice1,
J'avais parfaitement compris votre propos, vous me permettrez de maintenir ma ponctuation, ce n'est pas une polémique ad personam.
Je persiste : un pays dans lequel il est NORMAL de proposer ce genre d'annonce n'accorde plus aucune valeur à l'être humain, juste à la main d'oeuvre qu'il représente (et encore, entre 20 et 35 ans, mâle, blanc, diplômé). Et OUI, si d'autres en ont rêvé, Sakozy l'a fait.
Quant à savoir si on vit bien avec 230€ à Marrakech, je n'en sais rien, mais amha on ne fréquente pas les soirées bling-bling avec çà.
à energienoire
De Béatrice1
| 12H46 | 07/08/2008 |
« Je persiste : un pays dans lequel il est NORMAL de proposer ce genre d'annonce n'accorde plus aucune valeur à l'être humain »
Je me suis bornée à rappeler que ce genre d'annonce n'avait strictement rien de nouveau, que ça existe depuis au moins 20 ans, et que donc ça n'a rien à voir avec Sarkozy - que je déteste par ailleurs, mais je déteste aussi l'hystérie anti-sarkozyiste. Elle me rappelle l'hystérie anti-gauche qui s'était emparée d'une moitié de la France en 1981 : une bourgeoise emperlousée s'était par exemple précipitée au Crédit Lyonnais, exigeant de voir le directeur - elle voulait solder tous ses comptes parce qu'elle avait peur de la nationalisation des banques. Celui-ci lui répondit qu'elle ne risquait rien puisque la banque était DEJA nationalisée depuis la libération…
à Béatrice1
De papy55
prof. en province | 23H15 | 06/08/2008 |
Félicitations si vous avez commencé votre carrière à 19 ans comme MA, vous étiez donc licenciée, (bac à 16ans ? ).
Je sais que les élèves croulent sous les matières, il faudrait sans doute en supprimer quelques unes, mais lesquelles et sur quels critères….Faudrait-il trier prématurément les élèves, les ranger en catégories, et décider en fonction de leur origine sociale ou autre, de quels enseignements les « dispenserait-on » ? ?
Peut-être la Philosophie, peut-être la mienne par exemple, enseignée par ceux qu'on appelle « profs techniques », ceux à qui on envoie les élèves qui ne peuvent rien faire d'autre….dont certains (parmi ceux que j'ai eu en BTS) sont maintenant, chefs d'atelier, directeurs techniques de PME….
Je suis cependant surpris quand vous dites par exemple, que les TZR étaient « volontaires », les TZR existent toujours et ne choisissent pas ce statut !
Je suis dubitatif sur votre position.
à papy55
De Béatrice1
| 13H19 | 07/08/2008 |
J'ai eu le bac à 17 ans, et à 19 ans j'étais MA 3 (non licenciée, avec seulement ce qu'on appelait à l'époque un DUEL).
Pour le nombre de matières, presque tout le monde est d'accord, le problème est que personne ne veut qu'on touche à SA matière. Le résultat est catastrophique. Il n'est pas question de « trier » les élèves, mais de leur permettre de faire des CHOIX éclairés (ce qui veut dire réformer aussi l'ONISEP), comme le font TOUS nos voisins, surtout ceux qui ont de bien meilleurs résultats que nous aux divers tests internationaux.
L'école française NOIE les gamins. On leur en demande beaucoup plus maintenant que tout le monde accède au collège qu'à l'époque où cet accès était soumis à une sélection : on a rajouté des strates à des strates, on empile le « nouveau » sans jamais faire de nettoyage dans l'« ancien ».
Par exemple, puisque vous parlez de matière « technique » : on a créé la technologie pour venir en aide aux élèves en difficultés du collège unique. Résultat : elle est enseignée de manière encore PLUS abstraite que les maths ou la physique, c'est inimaginable ! C'est la mal français : pour être pris au sérieux, il faut, comme disait Zazie, « faire chier les mômes ». Il faut voir les cours d'informatique qu'on prétend faire apprendre par coeur à des petits de 6è pour le croire ! Tout ça bien sûr AVANT de les laisser toucher à un ordinateur - en France on est toujours convaincus qu'on apprend mieux à nager HORS de l'eau, à la grande stupéfaction des étrangers… Il faut voir les cours de GESTION qu'on prétend leur faire apprendre par coeur (« qu'est-ce que le profit ? ») pour le croire… Informatique et gestion étant les deux mamelles de la technologie enseignée en collège. Il faut voir les cours purement THEORIQUES qu'on prétend leur faire apprendre par coeur sur l'utilisation de la règle et du rapporteur - ceci en l'absence totale de la moindre concertation avec les profs de maths… C'est affligeant.
Bien entendu, les élèves en difficulté pour qui cette matière avait été créée sont encore PLUS en difficultés en technologie qu'en maths !
Ne parlons même pas du DELIRE qui a saisi l'école quand on y a introduit le structuralisme et les maths modernes en CP…
C'est un grave travers français, on se prend beaucoup trop au sérieux et on estime qu'un enfant ne peut apprendre de manière efficace qu'en en bavant - alors que c'est le contraire qui est vrai (ce qui n'empêche surtout pas la rigueur). Dans un autre domaine, mais qui est aussi révélateur du même esprit, il faut voir la morgue des moniteurs de l'« Ecole du Ski Français » à qui on confie un môme pendant une semaine pour lui apprendre les rudiments du ski et lui permettre de s'amuser sur les pentes : on croirait qu'ils veulent les préparer pour les jeux olympiques : S'AMUSER ? Surtout pas !
Un élève de terminale en France, selon les sections, va faire environ DOUZE matières, contre TROIS au Royaume Uni et CINQ en Allemagne : vous trouvez ça normal ? Quand on fait des échanges linguistiques, on est obligés d'aménager les horaires des élèves étrangers qui ne pourraient JAMAIS supporter les journées qu'on inflige eux élèves français. Tout ça, je le répète, pour un résultat LAMENTABLE.
Les adultes défilent dans la rue quand on veut toucher à leur semaine de 35 heures, mais trouvent parfaitement normal qu'on abrutisse leurs gosses avec des semaines de 50 heures !
à Béatrice1
De papy55
prof. en province | 16H56 | 07/08/2008 |
Pour ce qui concerne l'enseignement de la technologie en collège, je suis d'accord. Je retrouve les élèves en aval du collège…. ! En fait quand cet enseignement y est arrivé, il a été souvent confié à des non-spécialistes, voire même au niveau de l'inspection !
Ce n'est pas le cas au lycée où mes collègues et moi, avons soit une formation spécialisée, soit une formation d'ingénieur ou de techniciens supérieurs.
Vous citez l'exemple du système au Royaume Uni, je ne suis pas du tout sûr qu'il soit à prendre en référence, le système allemand que je connais est certainement performant puisque basé sur l'apprentissage en entreprise mais il commence à trouver ses limites dans le domaine industriel, les entreprises ne pouvant maintenant absorber tous les postulants, restructurations obligent !
Je comprends votre point de vue quand vous parlez de réduction du nombre de matières, mais nos gouvernants actuels enfourchent ce cheval avec des intentions obscures qui visent surtout à réduire les coûts plus qu'à améliorer l'efficacité pédagogique, le système doit être efficient pour employer un adjectif en vogue dans les hautes sphères !
Vous avez une facilité de jugement sur les enseignements qui ne sont pas les vôtres, mais vous êtes-vous interrogée sur l'enseignement des langues qui n'est pas forcément bien perçu par les élèves ?
Pour ma part je suis très inquiet, pas pour moi, mais surtout pour le devenir de L'EN !
à papy55
De Béatrice1
| 17H08 | 07/08/2008 |
Je n'ai pas cessé de m'interroger sur l'enseignement des langues depuis quarante ans. J'en pleurerais quand je vois le niveau de l'immense majorité des copies du bac après SEPT ANS (au minimum) d'apprentissage… Le rapport qualité/prix est vraiment affligeant ! J'ai été formatrice et conseillèer pédagogique pendant tellement d'années que j'en ai vu des vertes et des pas mûres, croyez-moi. Je me suis battue contre les cours basés sur un système de questions (posées exclusivement par le prof) / réponses (apportées exclusivement par un élève - dans le silence du reste de la classe).
C'est pourquoi contrairement à vous je ne soupçonne aucun gouvernement A PRIORI d'intentions « obscures », car rien ne serait pire que de laisser l'EN dans l'état désastreux où elle se trouve.
à Béatrice1
De papy55
prof. en province | 19H04 | 07/08/2008 |
Je soupçonne effectivement ce gouvernement d'intentions obscures en matière d'organisation de l'enseignement en général et je persiste à penser que ce domaine comme tous les autres va être livré au marché, l'EN sera alors l'équivalent du dispositif CMU en matière de couverture santé.
Ce qui se passe actuellement dans l'établissement où je suis en poste et tous les établissements que je peux fréquenter dans le cadre de mes obligations, me « conforte » dans ce sens !
Je suppose que vous êtes maintenant en retraite et que vous ne vivez plus de l'intérieur la grande casse qui s'y produit !
Pour autant je ne suis pas opposé à ce que l'EN sorte effectivement d'une situation difficile que je ne qualifierais cependant pas de désastreuse !
à papy55
De Béatrice1
| 19H54 | 07/08/2008 |
Non, je suis malade.
Ce qui fait le lit de l'enseignement privé (qui refuse du monde) et des cours de soutien privés, c'est la carence que je persiste à qualifier de désastreuse de l'école publique. Et dont les divers gouvernements de gauche sont en grande partie responsables.
Je trouve ridicule d'affirmer que l'EN va être « livrée au marché », ça ne veut rien dire.
à Béatrice1
De papy55
prof. en province | 22H10 | 07/08/2008 |
Permettez-moi d'insister, mais je le pense réellement (privatisation)….vous faites d'ailleurs allusion à l'enseignement privé qui ne demande qu'à se développer…et qui profite largement, non pas de l'image que les enseignants donnent de l'EN mais de l'image que les politiques au pouvoir se chargent de diffuser !
Quand je vois également les avantages fiscaux que l'on accorde aux parents qui s'adressent à certaines officines spécialisées dans les cours de soutien privés (avec force pub), cela me semble être un premier pas vers une certaine forme de privatisation, qui d'ailleurs permettrait à l'Etat de se désengager d'une lourde charge financière… !
Je suis peut-être pessimiste !
Bon courage, cordialement,
un collègue qui apprécie particulièrement le débat courtois !
à Béatrice1
De Pierrrrre
08H34 | 11/08/2008 |
C'est le mal français : ….. « faire chier les mômes ».
….les cours d'informatique qu'on prétend faire apprendre par coeur à des petits de 6è….AVANT de les laisser toucher à un ordinateur -
….en France on est toujours convaincus qu'on apprend mieux à nager HORS de l'eau….
….les cours de GESTION qu'on prétend leur faire apprendre par coeur (« qu'est-ce que le profit ? ») …
.……..les cours purement THEORIQUES qu'on prétend leur faire apprendre par coeur sur l'utilisation de la règle et du rapporteur
…..on estime qu'un enfant ne peut apprendre de manière efficace qu'en en bavant
….. il faut voir la morgue des moniteurs de l« “ Ecole du Ski Français ”….on croirait qu'ils veulent les préparer pour les jeux olympiques : S'AMUSER ? Surtout pas ! ….
….Un élève de terminale en France, selon les sections, va faire environ DOUZE matières, contre TROIS au Royaume Uni et CINQ en Allemagne
….. Tout ça, je le répète, pour un résultat LAMENTABLE.
Les adultes défilent dans la rue quand on veut toucher à leur semaine de 35 heures, mais trouvent parfaitement normal qu'on abrutisse leurs gosses avec des semaines de 50 heures ! ….
..Un enseignant de l'Education Nationale qui dit cela ?
Mais comment arrive-t-il à ne pas se faire étrangler par les autres profs ?
Si vous avancez la moitié de ces évidences, vous êtes tout de suite taxé de vouloir faire exploser le service public issu du combat et de luttes des travailleurs
En tous cas, hommage à ces vérités tellement remplies de bon sens.
Ça prouve quelque part qu'il existe chez nos enseignants quelques lueurs de clairvoyance que le système n'a pas corrompue.
Education Nationale qui malgré sa laïcité énoncée,
est marquée par une influence biblique à propos d'un passage qu'elle aurait pourtant dû considérer avec un esprit critique :
“Tu travailleras à la sueur de ton front”
à Béatrice1
De Pierrrrre
18H50 | 10/08/2008 |
»….on …inflige (aux élèves) des journées qui scandaliseraient les adultes.
Les élèves n'ont pas droit au repos dominical qui est pourtant inscrit dans la constitution, et il font BEAUCOUP plus de 35 heures par semaine. Tout ça pour un résultat affligeant …. »
►► la scolarité en France est effectivement conçue telle une agression contre l'équilibre de nos enfants.
La seule réponse que l'École sache apporter aux enfants qui ne rentrent pas dans son moule et ses cadences, est une mise au rancard par filières parallèles.
Ça permet à l'École de n'avoir pas à se remettre en cause.
à Béatrice1
De Nanni
09H08 | 07/08/2008 |
Il est tout à fait juste de rappeler que cette belle « gestion des ressources humaines “ dont fait preuve l'Etat et ttes les mesures prises depuis qques années maintenant sont autant le fait de gouvernement de droite que de gauche…(cf, par ex.,l'emploi des vacataires)
De gribouillemoqueur
15H22 | 06/08/2008 |
Je peux apporter mon témoignage sur le coté qui peut sembler surnaturelle de l'offre de l'ANPE. J'ai travaillé il y aura presque 2 ans pour un lycée professionnel privé pour remplacer une enseignante en congés maternités. J'avais deux classes de BTS et une classe de 1ère. La charge horaire était variable puisque les élèves étaient en alternance dans l'hotellerie, allant de 7H jusqu'à 14H de cours par semaine. Seuls étaient payés le cours en face à face avec un tarif horaire brut d'environ 11 €. Bien entendu le temps consacré aux préparations, assez spécifiques pour ce public, les sujets et les copies à corriger n'étaient pas rémunérées.
En gros sans faire de calcul, je percevais un salaire de 350-400 € par mois pour faire un travail d'agrégé. je dois avouer que regardant ce qu'il est difficile d'appeler un salaire, 1) je me disais que je devrais mieux faire des ménages tout en reconnaissant qu'une femme de ménage ne pouvait pas faire mon travail, 2) que le pseudo concours de l'agrégé ne pouvait en rien expliquer un tel écart de traitement,
et que finalement dans ce pays, il y a des gens qui vivent trés bien à l'abris de règles ou de privilèges, qu'ils font finalement payer aux autres.
Personnellement, à l'époque, considérant la situation, je me suis expatrié en Irlande. Oui, j'oubliais, la petite annonce venait aussi de l'ANPE, personne ne m'a obligé, et personne me proposait autre chose excepté hors de France.
à gribouillemoqueur
De les_canards
17H48 | 06/08/2008 |
[Sans vouloir être désobligeante, si vous étiez prof de français, un agrégé aurait probablement mieux fait ce boulot que vous, ou au moins n'aurait probablement pas fait de fautes d'orthographe… ]
Ne renversons pas le problème : ce n'est pas le traitement de l'agrégé qui est scandaleux, c'est celui qui vous a été infligé !
à les_canards
De Madmad
passante | 19H57 | 06/08/2008 |
Je ne vois pas pourquoi vous l'attaquez comme ça, une faute peut parfois échapper à n'importe qui, surtout sur un clavier (surtout si on est pressé), même à un agrégé.
Je ne vois pas de quel droit vous pouvez juger du travail de quelqu'un pour une faute d'orthographe. Même si votre dernière phrase est juste(traitement aberrant), ce que vous écrivez auparavant me choque profondément.
Je ne vois pas comment vous pouvez assurer qu'un agrégé aurait mieux effectué la tâche qui incombait à ce remplaçant : étiez-vous dans la classe pendant ses cours ?
Vous ne faites que confirmer ses propos(et je le soutiens) : il y a une sorte d'aristocratie de l'enseignement fière de ses privilèges sans toujours avoir beaucoup de raisons de le faire. Et les autres, de plus en plus nombreux et précaires.
L'orthographe n'est pas TOUT. S'il est important pour la vie sociale (notamment parce que des gens comme vous l'érigent comme un symbole des compétences d'une personne, et parce qu'il est de ce fait discriminant), ce n'est certainement pas cela qui ouvre l'esprit, donne l'envie de lire etc.
(En espérant ne pas avoir commis trop de fôte…)
à Madmad
De les_canards
20H15 | 06/08/2008 |
Je considère simplement que quand on se permet de critiquer « le pseudo-concours » des agrégés (avez-vous une idée de la difficulté de l'agrégation de lettres classiques ? ) on se doit d'être soi-même irréprochable.
Et les fautes que ce monsieur a commis n'étaient pas des fautes de frappe, c'étaient des fautes qu'un agrégé n'aurait pas infligées à ses élèves. L'orthographe n'est pas tout, mais quand on est professeur (a fortiori de français, mais pas seulement) c'est un minimum minimorum. Accepteriez-vous que X. Darcos, incapable de faire une règle de 3, enseigne les mathématiques à vos enfants ? pourtant il est tout à fait ouvert d'esprit, ce brave ministre ! (ou pas).
Par ailleurs et surtout, savez-vous ce qu'est l'ironie (certes plutôt grinçante en l'occurrence, mais enfin) ? [Groumph, et puis vous m'avez mise de mauvaise humeur : on dit une orthographe… mais ça reste entre crochets, comme d'ailleurs ma première remarque]
Et non, je ne suis pas moi-même professeur, ni diplômée de lettres d'ailleurs, simple fille de bibliothécaire. Mais j'en ai marre de la démagogie anti-profs et autres perpétrée par des gens qui n'ont pas de leçons à donner, c'est bien le cas de le dire !
à les_canards
De Madmad
passante | 20H28 | 06/08/2008 |
Chère madame,
Je n'ai jamais parlé de « pseudo-concours » (relisez) et je sais combien le niveau de l'agrégation est élevé.
Donc je précise mon propos : je ne m'insurge que contre le procès d'intention que vous faites à quelqu'un sans avoir pu juger d'un travail dans son ensemble.
L'ironie, merci, je vois. Mais puisque vous avez l'air de si bien manier le verbe, vous devriez savoir qu'elle ne passe jamais bien à l'écrit en si peu de mots, face à des interlocuteurs inconnus…
Et quant à la démagogie anti-prof, excusez-moi mais ce n'est pas du tout dans mes intentions. Je voulais juste modérer un peu votre propos qui impliquerait une hiérarchie nécessaire entre vacataires et agrégés.
Pour revenir au point précis de l'orthographe, vous exagérez un peu mes propos : ELLE (merci, ça m'avait échappé) est bien sûre nécessaire, il me semble l'avoir signalé, mais ne fait pas tout. Même si pour un professeur de français, c'est assez gênant, il me semble qu'il vaut mieux deux fautes « infligées » et un programme bien traité, avec des explications de grammaire compréhensibles etc. (ne vous inquiétez pas, je ne crois pas que l'ouverture d'esprit seule compte) que pas de fautes du tout et un professeur asociable ou incapable de tenir sa classe (et a fortiori de lui faire acquérir des savoirs nécessaires).
à Madmad
De les_canards
20H46 | 06/08/2008 |
C'est mademoiselle : )
*Vous* n'avez jamais parlé de « pseudo-concours », mais celui que vous défendiez, si, explicitement ! c'est donc bien à lui que je faisais un procès, mais pas d'intention… (je trouve plutôt bien que vous ayez voulu le défendre, mais la prochaine fois lisez son commentaire et dites-vous que c'est peut-être à bon droit qu'on s'agace de ses propos)
De même, c'est à lui que je reprochais la démagogie anti-profs (le concours il est trop facile, enseigner aussi etc). Mais comme la phrase importante (donc pas entre crochets) de mon commentaire l'indiquait, je le rejoins pour trouver que l'inégalité titulaires-vacataires est scandaleuse et injustifiée. A travail égal, salaire égal ! le fautif là-dedans est l'Etat, qui réduit les postes au concours pour mieux recruter derrière au lance-pierres.
A nouveau, Gribouille est peut-être excellent pédagogue, je n'en sais rien et n'ai aucun moyen de le savoir. Mais quand on (lui, donc, pas vous) veut jeter la première pierre et dénigrer ses collègues, il vaut mieux n'avoir jamais péché…
à les_canards
De Madmad
passante | 20H24 | 07/08/2008 |
Pardon, Mademoiselle…
Même si je continue à trouver la première phrase un peu dure, c'est plus clair comme ça, merci.
PS : on peut donc compter sur vous pour soutenir une prochaine manif de prof avec une banderole « à travail égal, salaire égal » ? Je pourrai m'occuper de « moins de titulaires = plus de profs précaires » : -D
à Madmad
De papy55
prof. en province | 21H06 | 06/08/2008 |
Je suis d'accord avec vous sur la réaction inadéquate dans sa 1ère partie de « les canards », je rejoins cependant son point de vue final !
Je ne suis pas agrégé, je suis certifié mais je ne me sens cependant pas aristocrate et privilégié.
Je suis comme les autres, je suis, à travers mes propres enfants confronté aux difficultés de tous !
Pourquoi la réussite à une sélection qui n'a rien à voir avec un jeu-concours de magazine, serait-elle un privilège…, quand aux salaires des enseignants, ils ne permettent pas, en général de faire fortune même sur une carrière, je crois que les gens modestes les plus exposés aux difficultés se trompent de cibles et devraient regarder ailleurs que dans la direction qu'on leur désigne complaisamment !
à papy55
De papy55
prof. en province | 21H18 | 06/08/2008 |
« quant » à la place de « quand », excusez-moi pour la coquille !
à papy55
De kk
star malgré elle | 08H45 | 07/08/2008 |
Tant que personne ne vous a répondu, vous pouvez corriger votre texte en cliquant sur « éditer » en bas de votre message.
à kk
De papy55
prof. en province | 09H59 | 07/08/2008 |
Merci, je ne savais pas !
à papy55
De kk
star malgré elle | 10H02 | 07/08/2008 |
Je m'en doutais ; o)
à kk
De papy55
prof. en province | 10H05 | 07/08/2008 |
J'ai voulu tester, mais ça n'a pas marché puisqu'entre temps vous m'avez répondu, je n'avais pas remarqué la fonctionnalité !
à gribouillemoqueur
De saintju
citoyenne | 18H02 | 06/08/2008 |
Rassurez moi vous n'avez pas été prof de français
à gribouillemoqueur
De saintju
citoyenne | 18H05 | 06/08/2008 |
Rassurez moi vous n'avez pas remplacé un prof de français…