« Ah la la, enfin… » Hamed Merakchi, le compagnon de Marina Petrella, vient d'apprendre la remise en liberté de l'ex-membre des Brigades rouges. Une remise en liberté sous contrôle judiciaire décidée ce mardi après-midi par la Cour d'appel de Versailles. Joint par Rue89, il ne parvient pas à contenir son émotion :
« Je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer. Je viens d'avoir au téléphone ma fille Elisa aussi, je ne l'ai jamais vu aussi heureuse. »
Un bonheur qui ne l'empêche pas d'être lucide. Si le parquet était lui aussi favorable à cette remise en liberté, c'était en raison de « l'état de santé de Marina Petrella et du problème de la compatibilité des soins et de son traitement avec sa situation », indiquait lundi le porte-parole du Ministère public.
L'ancienne activiste a en effet perdu plus de 20 kg depuis son arrestation l'an dernier en France et particulièrement ces derniers mois après avoir décidé de se laisser mourir. Actuellement hospitalisée à Sainte-Anne, à Paris, elle pourrait donc y demeurer de longues semaines encore, mais désormais sans une cohorte de policiers pour garder sa chambre. Hamed Merakchi :
« On ne sait pas quand elle sortira de l'hôpital. Les médecins m'ont indiqué qu'elle devrait mettre six mois à se rétablir, et encore il pourrait y avoir des séquelles. »
« Un col molletonné pour mieux lui mettre la corde au cou » ?
Mais remise en liberté ne signifie nullement annulation de son décret d'extradition, signé début juin par le gouvernement. Marina Petrella reste dans l'attente du recours déposé par son avocat Maître Irène Terrel, devant le Conseil d'Etat, qui devrait rendre sa décision fin septembre. Et son compagnon craint toujours que Rachida Dati veuille « la remettre sur pied pour mieux l'expédier en Italie » :
« Le combat continue plus que jamais. On ne lâchera rien du tout. J'espère qu'ils ne vont pas lui mettre un col molletonné pour mieux lui mettre la corde au cou. »
Libre, mais hospitalisée et toujours en instance d'extradition, l'ex-brigadiste reste sous le coup de sa condamnation par la justice italienne en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, accusée d'avoir tué un commissaire de police à Rome en 1981.
Elle n'a plus que deux espoirs de pouvoir poursuivre la vie d'assistante sociale qu'elle mènait depuis dix ans à Argenteuil, avec son compagnon et ses deux filles : soit une annulation de son décret d'extradition par le Conseil d'Etat, soit une grâce provenant du président italien.
Le soutien de Valeria Bruni-Tedeschi « a pu jouer »
Une grâce demandée par Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi, président du Conseil italien, dans une lettre envoyée le 10 juillet dernier. Pour Maître Irène Terrel, aucun doute, ça bouge enfin au sommet de l'Etat, affirme-t-elle à Rue89 :
« C'est un geste fort, qui vient des plus hautes autorités de l'Etat. J'y vois une réelle volonté d'apaisement. »
Rue89 racontait, dans son article du 24 juillet, que Nicolas Sarkozy avait effectivement tenté de pousser les membres récalcitrants de son gouvernement à effectuer ce « geste fort ». Un intérêt qui a pu être provoqué par le soutien de la comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, soeur de Carla Bruni, glisse l'avocate de Marina Petrella :
« Oui, ça a pu jouer, elle l'a visitée, elle a pu voir dans quel état elle était, et sûrement s'en émouvoir… »
► Article Suivi : « Dati veut remettre Marina Petrella sur pied pour l'expédier »




















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De caro
délinquante avérée | 17H12 | 05/08/2008 |
C'est la bonne nouvelle de la journée ; )
Je suis ravie pour Marina, son mari et ses filles. Pour quelle se remettre, il ne faudrait pas que subsiste la menace d'extradition.
La première partie est gagnée, continuons le combat pour que notbienaiméprésident ne renie pas la parole donnée par le président Mitterand.
De kk
star malgré elle | 17H18 | 05/08/2008 |
Effectivement, c'est une bonne nouvelle, mais elles sont rares ces temps-ci
Et n'oublions pas Battisti
De global
dirigeant | 18H34 | 05/08/2008 |
la parole de mitterand…arretez avec ce roi qui vous a donne tapie ministre et maintenant ces terroristes a la noix…qui vont de tout maniere ce n'est qu'une question de temps allez la ou ils doivent finir ! Bien sur qu'elle va etre extradee juste un peu de patience.
Votre « romantisme -gaucho-franchouillard » est totalement ridicule ! Si vous avez l'envie de vous sentir « humaniste », allez donc faire du volontariat pour aider les handicapes ou les enfants malades…plutot que pour des assassins laches !
De Job
22H57 | 05/08/2008 |
Et les FARCs c'est quoi alors ?
Fillon semble prêt à « donner sa parole » de ne pas les embêter s'ils viennent chez nous. Quelle est exactement la différence avec les anciens terroristes Italiens ? Que fera-t-on dans 20 ans si des familles de victimes nous réclament leur extradition ?
Je ne vois pas de « romantisme -gaucho-franchouillard » la-dedans.
De fatalyst
07H41 | 06/08/2008 |
@global, BRAVO, bien dit.
J'ai lu presque tous les post jusqu'à 8 heures ce matin et j'avoue que j'ai rarement vu autant d'inepties. MP a été jugée COUPABLE d'assassinat et de séquestration. Elle a assisté à TOUS ces procès jusqu'au verdict et là elle c'est LÂCHEMENT enfuie en France. Vivre « paisiblement » (j'espère qu'elle a un minimum de conscience tout de même) pendant 20 ans, fonder une famille LIBREMENT en France me révulse. Elle doit payer pour ces crimes même si maintenant elle est LÂCHE devant ces responsabilités. En sont temps, l'affaire Sirven a fait plus de bruit alors qu'il n'y avait jamais eu mort d'homme (je n'excuse pas non plus son geste), tout le monde voulaient que justice soit faite parce qu'il avait, lui et ces amis, détourné de l'argent de ELF. Ce n'était pas de bien séance de laisser un homme en liberté dans le monde, fallait qu'il « paye » a tout prix. Il y a ici deux poids, deux mesures. Crier au loup alors que l'on ne connais rien (ou presque) de l'affaire, prouve que les gens crédule son facilement manipulable par une certaine presse ou journaliste dit « humaniste ». A trop vouloir faire de l'humanitaire, on tue l'humanitaire.
Et si le couple d'illuminées qui a tué la gamin de 40 coups de couteau s'enfuyait ? Que dirions-nous si ont les savaient en Belgique (par exemple) ?
Si votre père ou votre mari ou votre frère, se faisait tué par un représentant d'un groupuscule d'extrémiste ? et qui ensuite prendrait la fuite après son procès dans un pays juste à coté du votre ? Vous diriez QUOI ? ? ?
Ma famille à été touché par le terrorisme (ETA militaire) en 1978-79 et je suis content de les savoir en prison et pour longtemps encore. Alors pour moi ce genre d'humanitaire vous savez….. ! ! ! !
De burp
Même avec des lunettes, difficile d... | 11H34 | 06/08/2008 |
Beaucoup de commentaires qui mangent peu de pain du style : le terrorisme c'est mal, sans pousser un peu plus loin l'analyse. Trop facile, on ne cherche pas plus loin. Essence du conformisme médiatique ambiant…
L'affaire des Brigades rouges cachent derrière elles une logique d'Etat terroriste manipulé par les Etats Unis dans leur lutte anticommuniste au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Alors, je vous suggère de rechercher l'autre côté de la barrière pour rétablir l'équilibre sur cette affaire. L'Etat italien n'avait rien d'angélique, ce qu'on s'empresse d'oublier.
Consultez déjà wikipédia :
» La stratégie de la tension [modifier]
Dès les années 1970, on parle dans les milieux d'extrême gauche d'une mystérieuse organisation secrète, financée par la CIA, qui aurait manipulé, voire infiltré, le groupe de Mario Moretti. Alberto Franceschini, le fondateur des Brigades rouges, maintiendra cette thèse dans ses mémoires, publiés en 2005 à sa sortie de prison. Depuis les révélations du premier ministre Giulio Andreotti le 24 octobre 1990, on sait alors qu'une telle organisation, appelée Gladio, a réellement existé. Un rapport parlementaire de 2000 dénonça la « stratégie de la tension » qui visait alors, par le biais d'attentats false flags, mis sur le dos de l'extrême gauche, à « empêcher le PCI et, dans une moindre mesure, le Parti socialiste italien, d'accéder au pouvoir ». Le contrôle effectif des Brigades rouges dans le cadre d'une stratégie de ce type n'a cependant jamais été prouvée. »