Le rapport rendu public mardi par les autorités rwandaises est sans concessions pour les responsabilités françaises.

« You are trying to put me under pressure… ? “, lance Paul Kagamé, sourire aux lèvres. ‘Vous essayez de m'influencer ? Mars 2004, Bruxelles : le président rwandais vient de répondre, pour la première fois, aux accusations contenues dans l'enquête du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière sur l'attentat du Falcon 50 de son adversaire, Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994. Kagamé est colère, mais déterminé : l'accuser de génocide, quelle stupidité ! A l'époque, je prépare une enquête sur la coopération militaire franco-rwandaise pour RFI. Le ton sans appel de Kagamé laisse présager une riposte. Quelques semaines après les commémorations du 10e anniversaire du génocide, Kigali annonce son intention de créer une commission pour faire la lumière sur l'implication de l'Etat français dans le génocide’. Le temps passe. En 2006, le gouvernement rwandais met en place la Commission, présidée par Jean de Dieu Mucyo, un ancien procureur général, secondé par un homme du renseignement, ex officier des Forces armées rwandaises, le général Jérôme Ngendahimana et un groupe d'universitaires renommés, José Kagabo et Jean-Paul Kimonyo entre autres.
Un parallèle étonnant avec la mission d'information parlementaire de 1998
Deux ans plus tard, nous y voilà. En plein mois d'août, le président Kagamé -qui a pris connaissance du rapport en novembre 2007- décide de rendre public son contenu : 331 pages serrées, à base de témoignages et d'archives. Si l'on excepte la différence de point de vue, le parallèle avec le rapport de la mission d'information parlementaire française de 1998 est frappant :
- Accords de coopération, dispositifs militaires, discours officiels et officieux.
- Soutien aux Interhamwe, les miliciens du génocide, discours, ségrégation et massacres ethniques.
- Fichage des populations, pourparlers de paix, actions des Belges, intervention de l'ONU.
- Appui militaire, livraisons d'armes, tractations diplomatiques et finalement, la si controversée opération Turquoise.
Très documentée, la recension examine les ‘faits reprochés à la France’ pour conclure (p.323) :
‘La conclusion selon laquelle la France devait savoir qu'un génocide était en cours de préparation découle de l'évolution du contexte politique et sécuritaire du pays ainsi que de la position privilégiée des agents français dans tous les rouages de l'appareil sécuritaire du pays.’
Une incitation à poursuivre des responsables français devant la justice ?
En organisant une présentation publique par trois ministres (Affaires étrangères, Justice et Information), Kigali veut frapper fort et direct (je cite le communiqué de presse) :
1/ La France était au courant des préparatifs du génocide.
2/ La France a participé aux principales initiatives de préparation du génocide.
3/ La France a participé à la mise en exécution du génocide.
4/ L'armée française, force occupante légitime, est responsable de la continuation des opérations du génocide dans sa ‘Zone humanitaire sûre’
Le tout s'achève par une liste de 33 personnalités françaises (13 politiques et haut fonctionnaires, 20 officiers) assortie de la recommandation suivante :
‘Vu la gravité des faits allégués, le gouvernement rwandais enjoint les instances habilitées à entreprendre les actions requises afin d'amener les responsables politiques et militaires français incriminés à répondre de leurs actes devant la justice.’
En clair, la balle revient dans le camp de Paul Kagamé.
Vers une polémique entre tenants de la realpolitik et partisans de la vérité historique
Que faut-il penser de cette nouvelle contribution officielle à l'histoire du génocide rwandais ? D'abord, les faits décrits (sous réserve d'une lecture plus précise des témoignages, notamment sur des cas de viols commis par des militaires français pendant Turquoise) sont pour la plupart connus de longue date. Le soutien politique, financier, logistique français aux Interhamwe, dès février 1992, est très documenté. L'idée que la France a soutenu le régime Habyrimana au-delà du raisonnable est aussi établi. Idem pour les événements de Bisesero, Kibuye ou Cyangugu, où l'armée française facilita l'exfiltration des principaux membres du gouvernement intérimaire (GIR), responsable du génocide.
Ensuite, ce texte est un rapport, pas un acte d'accusation. Pas encore, serait-on tenté d'ajouter, car l'intention rwandaise semble claire : si vous maintenez mandats d'arrêt et accusations contre nous (le dossier Bruguière et celui de l'Espagne), alors vos responsables devront, eux aussi, répondre de leurs actes devant la justice internationale. La compétence universelle, mais pour tout le monde… Paul Kagamé décidera, seul, de la suite à donner. Il peut aussi ne rien faire et attendre.
Une fois encore, la polémique va donc opposer en France les tenants de la realpolitik aux partisans de la vérité historique, au risque d'occulter trois réalités :
- Depuis le début de cette affaire, les militaires ont toujours beaucoup plus parlé que les politiques. Cela devrait nous faire réfléchir.
- Depuis deux ans, une information judiciaire pour ‘complicité de génocide’ est ouverte au Tribunal aux armées de Paris. Faute de relations diplomatiques entre les deux pays, l'enquête est au point mort.
- Malgré les efforts de part et d'autre, certaines archives restent inaccessibles aux chercheurs et aux journalistes, à Paris comme à Kigali. Au siège de la DGSE, comme dans les armoires du Front patriotique rwandais (FPR). Première victime, la vérité.
Tout cela vaut-il un arrangement ou un procès ? Et si la France se retrouve un jour à la barre, que retiendra l'histoire ? Photo : manifestation antifrançaise le 23 novembre 2006 à Kigali (Arthur Asiimwe/Reuters)





















202
(Pour réagir, connectez-vous)
à TARPON
De lievre
chercheur | 11H48 | 06/08/2008 |
1 millions de morts en 3 mois, c'est une tempête dans un verre d'eau ? ? ? ?
Pour éviter de trouver de la sympathie pour des commentaires qui décrédibilisent leur auteur,
il faut s'informer
http://rwandap.free.fr/
De unagi
Fatalitas | 14H16 | 06/08/2008 |
On a acquis l'habitude trop simpliste d'analyser tout conflit qui se déroule en Afrique sous l'angle étroit de l'ethnisme et/ou du régionalisme. Ainsi plus de 7 millions de morts dans la RAGL en l'espace de 17 ans seraient à mettre sur le compte d'incessantes luttes ethniques et régionales dont le continent africain détiendrait le triste record ! Des experts autoproclamés n'hésiteront pas à réduire la tragédie rwandaise à la résultante d'une haine atavique et séculaire entre les Hutu et les Tutsi en oubliant que, de l'aveu même du Ministre français des Affaires étrangères et européennes M. Bernard Kouchner, au Rwanda, la France s'est heurtée aux Belges, aux Anglais et aux Américains. Le responsable français précise que cette confrontation se déroulait sur fond du jeu d'influences multiformes sur la RDC. Comment, dans un tel contexte, expliquer que près de 5 millions de Congolais tués en l'espace de 10 ans ne seraient que des dégâts collatéraux d'une guerre sans merci que se livreraient Hutu et Tutsi du Rwanda depuis des siècles ? Notons pour comparaison que la 2ème guerre mondiale s'est soldée par 9 millions de morts au terme de 5 ans de combats dans lesquels étaient engagées les armées des principales puissances de l'époque. Si l'on voit actuellement ces pays dits « civilisés » intervenir de moins en moins ouvertement, cela ne réduit en rien leur influence néfaste dans les conflits qui déstructurent l'Afrique et d'autres parties du monde.
Simplifier un continent jugé particulièrement complexe
Provoquée, alimentée et parfois portée à son paroxysme selon les intérêts des politiciens locaux eux-mêmes le plus souvent réduits à de simples pions entre les mains de leurs parrains étrangers, l'opposition Hutu-Tutsi constitue certes un créneau porteur en ce qui concerne le Rwanda et le Burundi. Mais la « guerre de libération régionale » chère aux Présidents Museveni et Kagame est autrement plus ambitieuse. Il faudra donc élargir ce créneau en assimilant les Hutu aux Bantous et les Tutsi aux Nilotiques en vue de mettre en place un schéma socioculturel pratiquement valable sur toute l'Afrique noire, un schéma aisément manipulable dans les dix pays à fédérer sous une entité solidement ancrée sur le modèle anglo-américain. Une précieuse longueur d'avance prise par les Anglais et les Américains par rapport à la France placée en position de bouc émissaire idéal s'agissant particulièrement du drame rwandais.
http://www.mondialisation.ca/index.php ? context=va&aid=8283
à unagi
De TARPON
22H12 | 06/08/2008 |
c'est pas une attitude simpliste mais pragmatique,l(histoire de l'afrique precoloniale apporte les memes faits ,chefs de guerre ,genocides etc…Tout ce que cherche le gouvernement rwandais est de faire cracher Paris.et j'espere qu'on les enverra se faire voir.Arretez de prendre les africains pour de pauvres eres sans defense,ils savent parfaitement manipuler leurs « parrains » dans le sens qui les interesse
à unagi
De zorbek
20H04 | 07/08/2008 |
« Notons pour comparaison que la 2ème guerre mondiale s'est soldée par 9 millions de morts au terme de 5 ans de combats dans lesquels étaient engagées les armées des principales puissances de l'époque. »
Je ne sais pas ou vous avez été trouver ces chiffres, mais on évalue généralement à 60 millions les victimes de la 2eme guerre mondiale (rien que 6 millions de Juifs et 6 millions d'Allemands c'est déjà plus que ce que vous citez, même s'il y a recouvrement partiel des 2 populations que je mentionne). Je ne vois d'ailleurs pas très bien ou vous voulez en venir en les brandissant.
« Si l'on voit actuellement ces pays dits “civilisés” intervenir de moins en moins ouvertement, cela ne réduit en rien leur influence néfaste dans les conflits qui déstructurent l'Afrique et d'autres parties du monde. »
Dont acte.
La France en est un exemple…(à ne pas suivre)
à unagi
De zorbek
21H34 | 07/08/2008 |
« Notons pour comparaison que la 2ème guerre mondiale s'est soldée par 9 millions de morts au terme de 5 ans de combats dans lesquels étaient engagées les armées des principales puissances de l'époque. »
Je ne sais pas ou vous avez été trouver ces chiffres, mais on évalue généralement à 60 millions les victimes de la 2eme guerre mondiale (rien que 6 millions de Juifs et 6 millions d'Allemands c'est déjà plus que ce que vous citez, même s'il y a recouvrement partiel des 2 populations que je mentionne). Je ne vois d'ailleurs pas très bien ou vous voulez en venir en les brandissant.
« Si l'on voit actuellement ces pays dits “civilisés” intervenir de moins en moins ouvertement, cela ne réduit en rien leur influence néfaste dans les conflits qui déstructurent l'Afrique et d'autres parties du monde. »
Dont acte.
La France en est un exemple…(à ne pas suivre)
PS Ce n'est pas au post ci-dessus que je voulais repondre mais au précédant.
De pomponette
=^..^= | 23H15 | 06/08/2008 |
'Ils se sont tués eux memes,genocide d'une etnie par une autre ethnie.Des sauvages ,rien que des sauvages.Comme partout en Afrique. »
Je n'ai pas de nom pour te qualifier, chat galeux !
De Kaiser
journaliste | 10H21 | 06/08/2008 |
Au Rwanda nous savons bien que le réel fond du problème France/Rwanda est qu'il n'y a que la France qui a aidé les EX-FAR à stoppé l'avancée du FPR et la prise de la capitale kigali pendant la guerre en 1992 -1993.
Depuis, Kagame et le FPR ont mal digéré cette perte de bataille de kigali-Ruhengeri… et ne pardoneront jamais les autorités et l'Armée française sur ce sujet…
à Kaiser
De le soudanais
ici et là | 13H33 | 06/08/2008 |
Tout est dit… alors que la préparation à la folie génocidaire battait son plein, la France a soutenu sans réserve le régime Hutu Power allant même jusqu'à engager quelques combats contre le FPR.
Kagame a bien raison d'en vouloir à la France et à ses dirigeants, ils ont permis aux fanatiques hutus de réaliser leur rêve, exterminer le plus grand nombre possible d'inyenzi, « littéralement signifiant cancrelats. Surnom attribué aux membres de la rébellion armée qui luttait contre l'armée du Rwanda dans les années 1960. Ce même surnom sera étendu aux Tutsi en général lors de la campagne de la haine reprise en octobre 1990. Ce genre de terminologie déshumanisante est l'une des caractéristiques communes aux projets génocidaires du 20e siècle. »
à le soudanais
De unagi
Fatalitas | 14H35 | 06/08/2008 |
c'est un peu simple et c'est oublier les responsabilités propre de kagame :
« Un autre document évoque l'existence à l'intérieur du Rwanda d'un escadron sous la supervision de Ruzibiza Abdul, les accords d'Arusha et l'installation d'un contingent FPR dans la capitale : “ARUSHA-OVERVIEW-REF.3546/UKJ/RW. Aperçu sur les accords d'Arusha (REF.3546/UKJ/RW). La réunion a convenu de débattre des doutes au sujet des manœuvres politiques en cours à Arusha. Les gens à Kigali n'ont aucune intention de formuler et d'imposer un processus. Il faut utiliser une stratégie irrésistible. Les officiels de l'intelligence bien entraînés avec un savoir-faire et des compétences appropriées savent comment se saisir eux-mêmes de l'initiative pour enclencher et exécuter le processus. L'escadron sous la supervision de RUZIBIZA ABDUL s'est bien établi dans Kigali et toute opération mise en œuvre s'appuie sur les instructions lorsque le besoin se fait sentir. Il y a un désaccord sur l'emplacement des locaux du parlement de transition à Kigali. A Arusha, la délégation a travaillé sur ce sujet. Nous espèrons que le problème sera résolu dans deux semaines. Copie pour information adressée à la délégation du FPR d'Arusha et au Bureau du président du PL (code 235/GL) ” [Preuve n°068].
Il faut rappeler que Kagame n'a pas hésité à qualifier les révélations de Ruzibiza de pures affabulations et des manipulations émanant des français et non de son ex-chef de l'escadron dont il n'a pas le courage d'assumer la responsabilité.
Dans son livre “Rwanda, Histoire secrète, le lieutenant Abdul Ruzibiza a déjà confirmé que le général Kagame et ses commandants sont co-responsables du drame rwandais. Il a affirmé que sous le commandement de Kagame, l'Armée patriotique rwandaise (APR) a massacré les gens de toutes les ethnies avec pour objectif de semer l'anarchie et faciliter sa prise du pouvoir, même au prix de l'extermination de tout un peuple. C'est en acteur de terrain que Ruzibiza a narré le processus de la guerre tout en ignorant apparemment les desseins occultes de celle-ci et certains de ses acteurs clés. L'ex-officier de l'APR n'a visiblement pas eu accès aux documents que nous avons pu nous procurer et qui corroborent largement son livre témoignage. Notre enquête pourra, nous l'espérons, mettre fin à la polémique soulevée par le livre de Ruzibiza ou d'autres témoignages qui mettent en cause le FPR pour son rôle très important et pourtant si minimisé dans le génocide rwandais.
Ruzibiza Abdul a eu raison d'estimer que le Général Kagame aurait pu, s'il l'avait voulu, limiter l'ampleur des massacres car il en avait les moyens. Il faut dire que son attitude froide et cynique n'était pas du goût de tout le monde y compris parmi ses proches collaborateurs comme on peut le constater à travers le document suivant qui évoque la chute de Kigali : ‘IMM MEETKGL 56/DF. La réunion a pour but de vous révéler que les plans de la chute certaine de Kigali viennent d'être finalisés mais la date pour prendre le pouvoir à Kigali a été avancée de plus près en raison du génocide qui se passe à l'instant même. Si nous n'agissons pas vite, nos frères seront finis. Le moment de faire tomber Kigali est prévu avant le 06 juillet 1994. Ceci a fait l'objet d'une discussion entre le président Museveni et le Haut Commandement du FPR (RPA). On ouvrira une brèche aux forces qui résistent pour s'échapper afin d'éviter de lourds combats qui causeraient plus de morts. Les bataillons qui sont en train de bloquer les fugitifs vers le Zaïre devraient être autorisés à ouvrir le passage pour que les Interahamwe s'échappent. Ceci évitera une confrontation directe et des morts supplémentaires. La date fixée peut être plus proche mais pas repoussée plus loin. Le FPR (RPA) n'a aucune objection mais UPDF WEST se tient en alerte pour renforcer. Copie pour information adressée à UPDF WEST, 4RTH DIV, PPU, RPA TOP ’[Preuve n°069].”
à unagi
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H47 | 06/08/2008 |
Je viens de lire ceci sur ce site
http://matchafa.quebecblogue.com/category/geopolitique-geopolitics/resou…
« The Rwanda Patriotic Front (RPF), led by Paul Kagame, the current Rwandan President graduate of the U.S. Army officers school at Fort Leavenworth, used Bechtel's NASA maps to locate Rwandan Hutu civilians that fled the cataclysm in Rwanda… »
Beau détail…
à Blaise11
De unagi
Fatalitas | 14H58 | 06/08/2008 |
on n'en finirait plus de vomir.
à unagi
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 15H11 | 06/08/2008 |
Cela me fait penser à Karadzic et Milosevic qui ont « séjourné » aux États-Unis avant leur arrivée au pouvoir…
à Blaise11
De TARPON
10H26 | 07/08/2008 |
L'ex yougoslavie etait comme beaucoup d'etats africains constituée de peuples differents.Le racisme serbo croate ,serbo bosniaque, croato bosniaque est fort comparable dans sa situation ; devait on laisser les serbes exterminer tous le monde ? Kagame est le karadzic rwandais et le seul responsable de tous ces massacres.
à TARPON
De lievre
chercheur | 20H39 | 07/08/2008 |
Tarpon, merci de sortir de pareils arguments, ils permettent d'exprimer la position d'un certains nombres de personnes.
Du coup, les réponses à tes messages sont des réponses à la mentalité qui veut ignorer la réalité.
à TARPON
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 09H25 | 08/08/2008 |
Encore une victime de la pensée occidentale formatée par les Américains.
C'est qui qui le méchant ? Les seeeeerbes !
C'est qui qui les Gentils ? Les croaaaates !
Tarpon, quand on ne connait pas cette région, quand on ne connait pas ces peuples et leur passion fraternelle, quand on tire des grandes lignes pour se donner bonne conscience, on ferme sa bouche.
Vous avez la version Walt Disney de cette guerre.
Veillez à recevoir lors de l'ouverture des archives, la version des Frères Grimm : et oui ! même les « gentils » petits oiseaux copains de Cendrillon, crevèrent les yeux des « méchantes » belles soeurs et d'om le sang coula… C'est dans le texte.
De lapinours
bancale | 10H55 | 06/08/2008 |
J'ai honte de mon pays et de ses dirigeants,de droite ou de gauche,et des elites qui n'ont aucuns scrupules et n'en ont jamais eut,quand il s'agit de faire de l'argent dans des traffics en tout genre.
J'ai honte de mes concitoyens qui acceptent le sort que leur reserve le systeme et continuent a idolatrer certaines de ses elites qui se foutent bien de leurs gueules,mais tant que l'on peut continuer a remplir le reservoir de sa bagnole pour continuer a polluer ou est le probleme.
Je ne me fais aucunes illusions,si on reparle de cette affaire maintenant,c'est que les anglo-saxons qui soutiennent l'actuel president rwandais ont envie de faire oublier les deboires actuels de leurs echecs de par le monde(moyen-orient,zimbabwe,etc.),et de leur chute imminente.
Comme d'habitude ce sont les plus petits qui trinquent,ou plutot qui ont trinque.
Il faut qu'une enquete independante ait lieu le plus vite possible,il y a beaucoup de choses bizarre qui ont eut lieu en 1994,comme le suicide de « Beregovoy ».
à lapinours
De enfant-de-marih
13H37 | 06/08/2008 |
@ Lapin/ours
Entierement d'accord avec vos propos. J'adhere a 98%
De Ozenfant
Recherche appliquée et gestion d'en... | 11H11 | 06/08/2008 |
Connaissant la probité intellectuelle d'Hubert Védrine, il s'installe « comme un doute raisonnable » dans mon esprit quand à la raison des accusations de Kigali.
Dans toute enquête, la première question est « A qui profite le crime ? ».
J'aimerais bien savoir quel était l'intérêt de la France à mettre les Houttous au pouvoir et pourquoi dans aucun article ne figure leur avis… et même certaines fois leur NOM, étonnant non ?
Enfin, il n'y aurais pas un seul blogueur qui soit un ancien du Rwanda de cette époque, qui puisse nous parler d'une expérience directe en ce qui concerne la position de l'armée française, sans passer par le filtre des médias français ?
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/08/06/le-rwanda-publie-son-re…
à Ozenfant
De pomponette
=^..^= | 11H19 | 06/08/2008 |
« Connaissant la probité intellectuelle d'Hubert Védrine, il s'installe “ comme un doute raisonnable ” dans mon esprit quand à la raison des accusations de Kigali »
Il faudrait peut-être remettre en cause la probité de Védrine …
à Ozenfant
De unagi
Fatalitas | 11H46 | 06/08/2008 |
Histoire du Rwanda.
http://www.betapolitique.fr/+-Rwanda-00664-+.html
relations france rwanda avant le génocide.
www.rennes.iep.fr/IMG/pdf/Viret.pdf page 44.
Figures du corps, ethnicité et génocide au Rwanda
http://209.85.135.104/search ? q=cache : hz-fv6A6FUgJ : www.revue-quasimodo.or…
De Nicole Muchnik
Journaliste à Madrid | 11H33 | 06/08/2008 |
Malgré les démentis des gouvernements français successifs, nombreux sont les analystes indépendants, français ou autres, qui accusent Paris. Pour le général canadien Roméo Dallaire, commandant de la mission de l'ONU (MINUAR) en 1993-1994 et qui paya son séjour au Rwanda par 10 années de dépression clinique, les conseillers français de l'armée rwandaise « savaient nécessairement ce qui se passait. Ils étaient très bien informés sur la préparation des massacres ». Pour Patrick de Saint-Exupéry, l'un des rares à avoir couvert les évènements avec une éthique irréprochable - complété par les analyses et livres de François Xavier Verschave, Jean-Paul Gouteux, Medhi Bah, Michel Sitbon, David Servenay et Gabriel Périès, et le travail sérieux de la revue « La Nuit Rwandaise » - « les responsables français ont formé les assassins du génocide. Ils ont dispensé des enseignements stratégiques et tactiques à l'armée rwandaise ».
Le général Dallaire va plus loin : « Quelques jours après l'assassinat du président Habyarimana, nous avons vu en action des soldats au faciès européen vêtus des uniformes de l'armée rwandaise. Il y avait beaucoup de militaires français dans l'Etat Major de l'armée rwandaise et, en particulier, dans la Garde Présidentielle. Et ils sont restés jusqu'au bout ! » Dans « Kigali, des images contre un massacre », tous les interlocuteurs du journaliste J.C. Klotz affirment que les militaires français ont délibérément fait la sourde oreille aux appels désespérés des Tutsi.
Selon Linda Melvern, auteur d'une étude sur l'extermination, « le génocide fut parfaitement planifié. Il est difficile de croire que la préparation technique des massacres, pour lesquels il fut nécessaire d'acheter des milliers de machettes, n'ait pas attiré l'attention des 47 officiers français incorporés à ce moment dans l'armée rwandaise et placés sous l'autorité directe du gouvernement français. »
Selon l'agence rwandaise d'information (janvier 2008), deux documents secret défense ont été déclassifiés et exhumés des archives du ministère français de la défense. Dans le premier, le colonel Poncet, chargé de l'évacuation des Français résidant au Rwanda recommande « de ne pas montrer aux médias des soldats français s'abstenant de mettre fin aux massacres dont ils étaient les témoins ». Dans le second, le colonel Cussac, confirme que « dans l'armée française, on savait depuis le 8 avril que les massacres visaient les Tutsi ».
Georges Kapler, envoyé au Rwanda par la Commission d'Enquête Citoyenne pour interroger les rescapés, découvre, au fur et à mesure que les témoins parlent, l'implication directe de soldats français dans les évènements, et conclut qu'il lui est « impossible de ne pas considérer l'hypothèse selon laquelle le pays des droits de l'homme (la France) a conçu le plan d'extermination en plus de l'avoir facilité ». La CEC apporte aussi des informations effrayantes sur « la zone humanitaire sûre » placée sous contrôle français.
Subsiste-t-il quelque doute sur la nature réelle de la « guerre » du Rwanda ? La question est posée.
à Nicole Muchnik
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 14H35 | 06/08/2008 |
Pas d'or, pas de diamants…
Le coltan ? des contrats avec les industries françaises ?
Les Américains sont dépendants de la région des grands lacs pour ce minerai utilisé en aéronotique et informatique pour ses vertus anti-corrosives…
Les armes ?
Une haine indécrottable et entretenue par la répétition séculaire de massacres ?
Quelle mouche tse-tse les a piqué les Mitterrand, Villepin, Léotard, Balladurd et Sarkozy ?
à Nicole Muchnik
De destribat
anti-corruption | 16H16 | 06/08/2008 |
Encore ce même Général Poncet. Ce n'est pas le même Général qui se trouvait en Côte d » Ivoire ? (bombardement de Bouaké, Hôtel Ivoire, représailles sur le pont Général De Gaulles à Abidjan).
Ce Poncet est comme Alfred Sirven, il doit savoir plein de chose susceptibles de faire tomber 20 fois la République.
De Chad
11H39 | 06/08/2008 |
Et quid de la responsabilité de l'Eglise catholique dans ce génocide ? Pourquoi les témoignages accablants de personnes ayant survécu ne sont-ils jamais repris ?
Certains membres du clergé ont participé activement (achat et acheminements de machettes, dénonciations, participation aux massacres, utilisation des réseaux pour soustraire les coupables vers les pays européens, placements des prêtres coupables dans des paroisses de provinces belges et françaises…). A quand une enquête là-dessus ?
De guynaouec
Tête de con Breton | 12H19 | 06/08/2008 |
sans vouloir remettre en cause la responsabilité, il ne faut pas oublier le mutisme des instances internationales et des autres puissances, notamment des Etats-Unis, à l'époque.
La France avait cherché à faire intervenir l'ONU. Et elle était bien seule.
De unagi
Fatalitas | 13H14 | 06/08/2008 |
L'usage de la dette extérieure du Rwanda (1990-1994)
La responsabilité des bailleurs de fonds
http://www.mondialisation.ca/index.php ? context=va&aid=1165
De antilopours
eboueur lyon | 13H26 | 06/08/2008 |
je m'étonne que nos hommes politiques prêts à tout pour accèder aux plus hautes responsabilités de l'état ,ont quand même la facheuse habitude de se défiler quand il s'agit de rendre des comptes ! !
je n'ai pas la réponse si ils etaient au courant ou pas sur la mise en place du génocide ! !
mais si ils sont effectivement innocents de ce dont les accuse ce rapport rien ne les empêche de se presenter librement au TPI d'arusha pour témoigner et de blanchir leur honneur et celui de la france devant la communauté internationale ! !
en attendant je ne me fais pas trop d'illusions sur leur courage ! !
De Humain
13H52 | 06/08/2008 |
Le génocide, est une horreur… Comme tous génocides reconnus ou non reconnus.
L'implication de la France dans ce génocide est semble-t-il indéniable, d'autant que les responsables en sont des personnes de bon teint, autant de droite que de gauche !
Le rapport sur le Génocide apparaît justement au moment où l'on sait que la demande en énergie de la chine est pressante dans cet endroit du monde (Principalement Tchad et corne de l'Afrique)
Par ailleurs il est de bon ton que la France devienne bienveillante face à la Chine, dont France TV nous distillera des images bien colorées de jeux pacifiques !
La question serait plutôt de savoir pourquoi on se désinteresse-t-on tant de l'Afrique, que l'on prend comme le pourvoyeur de richesses (Diamant, Coltan, Pétrole, uranium…) sans jamais lever le petit doigt sur les infamies qui s'y passsent !
Les infâmies ont commencé par la fourniture d'esclaves au monde occidental, et ne l'oublions pas, au monde moyen-oriental (existant encore), puis par la fourniture de produits alimentaires et agricoles etc…
Et de nos jours ces infâmies continuent, sans que nous ne fassions autre chose que de la sensiblerie devant les caméras de télévision.
Regardons le peu d'interets des articles de Rue89 sur le Bénin…
Regardons aussi les génocides « économiques » en côte d'ivoire, au niger, au Nigeria, Ethiopie, Somalie
Qui s'en interesse ?
à Humain
De unagi
Fatalitas | 14H10 | 06/08/2008 |
oh un génocide économique ? ))
De le soudanais
ici et là | 14H47 | 06/08/2008 |
Article du Temps, c'est marrant, les suisses sont beaucoup plus prolixes et rapides que la plupart des médias français, rendez vous compte, ils ont même lu et analysé le rapport !
http://letemps.ch/template/international.asp ? page=4&article=237144
Morceaux choisis :
La Commission dévoile aussi la face cachée de l'opération Turquoise, présentée comme une opération humanitaire et lancée en juin 1994 : l'objectif premier des militaires engagés était moins de sécuriser les Tutsis survivants que de barrer la route au Front patriotique rwandais (FPR) et, une fois confirmée la défaite des forces gouvernementales, de convoyer civils et miliciens vers le Kivu voisin (Congo), afin d'y reconstituer des forces hostiles au nouveau régime. Ce qui finira par déstabiliser toute la région…
Il apparaît en effet que c'est dès l'attaque du FPR, en 1990, que les conseillers militaires français encadrent l'armée rwandaise. Ils ne se contentent pas de former la gendarmerie au maintien de l'ordre, de collecter des renseignements ou d'informatiser le fichier central (qui permettra plus tard de confectionner les listes sur lesquelles figureront les Tutsis), mais mettent en place une structure de défense civile contre les « envahisseurs » venus d'Ouganda, décrits comme des étrangers qui s'appuient sur des « complices » qu'il s'agit d'identifier et de neutraliser.
Le rapport démonte implacablement la mécanique fatale du génocide, où l'essentiel des massacres de Tutsis n'a pas été commis par des militaires, mais par des civils galvanisés par une idéologie de la haine savamment inculquée par des miliciens formés et entraînés. Des témoignages accablants et inédits illustrent l'implication de militaires français dans la formation des milices hutus Interhahamwe, répartis dans différents centres d'entraînement. *
et :
Principaux griefs par Colette Braeckman (journaliste auteur de l'article) :
Avant le génocide : la France a contribué aux préparatifs du génocide en soutenant le « Hutu Power » ; en créant l'autodéfense civile ; en formant les miliciens Interhahamwés ; en contribuant au fichage des Tutsis et des opposants.
Pendant le génocide : la France a contribué à la désignation du colonel Bagosora et du gouvernement intérimaire. Elle a livré des armes et des munitions, entre autres via Goma, et laissé des militaires sur place, aux côtés des forces gouvernementales. Le but réel de l'opération Turquoise était de contrer le FPR. Dans la « zone humanitaire sûre », les Français n'ont empêché ni les massacres, ni les viols, ni les pillages et ont incité les Hutus à fuir massivement le pays.
Après le génocide : Les Français ont continué à appuyer les extrémistes hutus présents au Congo, ont soutenu le négationnisme et tenté de bloquer l'aide à Kigali.