
A 89 ans, après avoir été au front pendant la Seconde guerre mondiale, subi les privations du goulag et réchappé à une tumeur développée dans ce même camp, Alexandre Soljenitsyne est mort dimanche. Avec l'Ina, récit d'une vie de dissidence qui a bouleversé la Russie, la France et le monde.
1941. A Morozovsk, un jeune professeur d'astronomie et de mathématiques, féru de philosophie et de littérature, est mobilisé puis envoyé au front. Dans sa correspondance, il qualifie Staline de « caïd ». Alexandre Soljenitsyne est alors condamné à huit ans de camp de travail et de redressement. Ce n'est qu'en 1956 qu'il sera réhabilité par un tribunal.
En 1962, alors que l'URSS se déstalinise, la revue Novy Mir publie « Une journée d'Ivan Denissovitch ». Enorme retentissement pour ce récit relatant la détention d'un paysan au Goulag. L'URSS est secouée et le monde occidental découvre les camps soviétiques. Le journaliste Max-Pol Fouchet s'interroge à l'écran : « Jamais un texte ne mettait ainsi noir sur blanc devant ses lecteurs l'horreur des camps de concentration en Russie soviétique. »
Les horreurs infligées à des millions d'hommes sous Staline sont au centre d'un autre gigantesque projet littéraire d'Alexandre Soljenitsyne. Qui aura du mal à le faire publier. En URSS, où il vit toujours, des perquisitions ont lieu chez ses amis, certains de ses manuscrits sont saisis par le KGB. L'écrivain, désormais prix Nobel (1970), continue sa lutte. Il interpelle publiquement les intellectuels soviétiques. Il dérange. En dépit de la surveillance dont il fait l'objet, Alexandre Soljenitsyne fait parvenir son oeuvre majeure à Paris.
En 1973, le premier tome de « l'Archipel du Goulag » est publié aux éditions YMCA-Press, dirigées par Nikita Struve. Fresque détaillant la vie d'un camp, l'ouvrage provoque une onde de choc. En URSS d'abord. Alexandre Soljenitsyne est arrêté, déchu de sa nationalité soviétique et proscrit. Il est envoyé par avion spécial en Allemagne fédérale. En France, le nom de Soljenitsyne enflamme les débats à la télé.
En 1974, le leader du PCF, Georges Marchais, revient ainsi sur le cas Soljenitsyne qui, manifestement, le gêne : « Un écrivain comme Soljenitsyne aurait la possibilité, chez nous, de publier son livre. »
La France se déchire sur les plateaux télé. Certains observent le message très anticommuniste de Soljenitsyne -qui va jusqu'à ne pas condamner la dictature espagnole. D'autres accusent la gauche intellectuelle de fermer les yeux. Au cours d'une émission télé, André Glucksmann bondit et s'en prend à un journaliste de l'Humanité pour son silence : « Vous avez informé vos lecteurs de ce qui se passait en Union Soviétique ? “
En 1978, Alexandre Soljenitsyne, qui vit dans le Vermont, aux Etats-Unis, prononce un discours sévère sur l'Occident depuis l'université d'Harvard. Il évoque le ‘bazar idéologique’ de l'Est et le ‘bazar mercantile’ de l'Ouest. Sa russophilie apparait plus forte que jamais, il ne s'en départira pas. Pour Jean Daniel :
‘Si l'on voulait savoir ce que signifie ce mot galvaudé de charisme’, un ascendant qui s'impose dans l'instant, un magnétisme qui accompagne les idées les plus simples, il n'y avait qu'à regarder Soljenitsyne à la télévision.”
Lors de ses participations aux émissions françaises, l'écrivain russe aborde sa détention, sa Russie qu'il vénère, son orthodoxie mystique. L'homme est monumental. Ce “possédé du réel” est raconté dans un numéro d'Apostrophes par Bernard Pivot :
Autre sujet à controverse : son supposé antisémitisme. Dénoncé une première fois dans les années 70, le thème était repris par Jean Cathala, qui notait que l'écrivain avait délibérément choisi dans l'Archipel de mettre en valeur les noms juifs des fondateurs du Goulag, en taisant ceux des écrivains d'origine juive assassinés par Staline. Lors de la publication, dans les années 2000, de “Deux siècles ensemble”, histoire des relations entre Juifs et Russes de 1795 à 1995, le caractère antisémite de ses recherches est à nouveau pointé.
Avec la Perestroïka, Alexandre Soljenitsyne sent approcher le moment de son retour en Russie. En 1989, l'Archipel est enfin publié en URSS. L'ouvrage ne circulait jusque-là qu'au marché noir :
Ce n'est qu'en 1994 qu'il peut rentrer en Russie. Un accueil triomphal lui est réservé par la population, mais Alexandre Soljenitsyne reste pessimiste :





















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De jeff5000
11H29 | 04/08/2008 |
l'art d'exploiter la mort de l'ecrivain Soljenitsyne qui a tres bien raconte le goulag.
les medias racontent le « train train » de la mauvaise gauche, racontee par notre marionnettiste de
president (ne pas oublier que c est le president qui choisi les dirigeants des radios et des chaines de television nationales)
cela est digne du regime du communisme et de la dictature de staline (le controle des informations,etc)
alors pour notre president et ses courtisans des differents medias qui se precipitent a pekin pour les jo alors qu'il n y a eu personne
pour la conference mondiale du sida.
un petit rappel : la chine avec ses prisonniers politiques, sa censure, etc.
la russie, sa guerre en tchetchenie, ses journalistes tues par des espions.
je vois que c'est mieux etre un courtisan bling-bling, avec un pouvoir d achat en berne, les classes ouvrieres et employes ne partant pas en vacances,
la hausse du chomage camoufle, ses prisons debordantes, ses rappels par des organismes humanitaires et les rappels de l'europe pour les droits de l'homme.
est ce que notre president va t il prendre des cours la-bas pour les appliquer en france…
à jeff5000
De Zineb Dryef
(auteur)
Rue89 | 11H38 | 04/08/2008 |
Bonjour jeff5000,
Je ne vois pas où vous voulez en venir. La publication des ouvrages de Soljenitsyne a provoqué un choc en France, notamment à gauche. Les débats ont été très vifs à cette époque. Regardez les vidéos (il y en a plein d'autres disponibles sur le site de l'Ina, lisez la bio de Soljenitsyne par Georges Nivat et les passages consacrés à sa réception française, la presse de l'époque…)
à jeff5000
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 14H55 | 04/08/2008 |
Repli abusif du commentaire de jeff5000
à Jaycib
De Gina Grimont
15H30 | 04/08/2008 |
D'accord avec toi ! les replis sont de toute façon, en soi, abusifs ! ! !
à Gina Grimont
De TARPON
16H20 | 04/08/2008 |
La television en 1962 ,c'est « la premiere chaine »,en 1974 c'est trois chaines publiques seulement tres controlees ,on y entend ce que le public doit entendre.Le parti communiste,le PCF pese 20% des voix à chaque election ,tout ce qui sera bon pour faire basculer l'opinion publique et la detourner de ces mauvais russes doit etre fait.L'ecrivain russe tombe à point ,on va le diffuser massivement.Mais ce qu'il dit on le sait deja depuis les retours des français prisonniers en URSS apres la seconde guerre mondiale ,seulement à cette epoque la gauche est au pouvoir ,silence.Il sera un pretexte ,seulement un pretexte pour les americains,pour les europeens ensuite de faire basculer l'opinion.Malgre cela ,Miterrand sera elu en 1981 avec les voix communistes .
les replis appartiennent à la premiere mouture de Rue 89 ,il serait peut etre temps de penser à une autre formule,chacun ayant le droit d'etre lu.Apres tout,on n'est pas au goulag ici.
De ysengrimus
11H47 | 04/08/2008 |
Antisoviétique, panslaviste, antisémite, monarchiste, réactionnaire. Devinez laquelle de ces cinq caractéristiques fit sa renommée aux USA en 1974 ! On l'oubliera bien vite, allez, comme Sakharov « le plus grand physicien du 20ième siècle… » Oubli, oubli, oubli…
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/06/12/a-propos-de-l%E2%80%99oubli/
ce qui permet aux faussetés iniques de la Guerre Froide de se perpétuer si bien…
Paul Laurendeau
De tsafone
12H38 | 04/08/2008 |
Je pense que ce type a donné ses « lettres de noblesse » a l'anticommunisme primaire, le type voulait quand même qu'on rétablisse la peine de mort pour réprimer les Tchétchènes. Vous m'excuserez de ne pas être bouleversé par son décès. La dictature de Staline n'a été représentative que d'une vraie dictature, contrairement à la société libérale mondiale faussement démocratique ou la société chinoise faussement communiste (comme Staline).Je n'aime pas les nostalgiques du Tzar
à tsafone
De pablico
15H03 | 04/08/2008 |
J'étais bien jeune, mais quand j'ai lu son livre sur le goulag, j'ai cessé d'être un militant pour quoi et qui que ce soit.
Ce n'est pas vraiment son livre, ni ses idées, mais ce sont ce qu'a généré ce livre comme réactions, qui m'a rendu plus critique.
J'ai commencé à reprendre une certaine indépendance. Bon on n'est jamais vraiment indépendant au point de vue idées, mouvement de pensées.
Pourtant la seule vraie richesse valable sont nos idées, et notre créativité.
associé oui, militant non, partisan jamais ou alors pas longtemps.
à tsafone
De MarcTibo
"Change Can Happen", Explorateur, O... | 17H17 | 04/08/2008 |
C'est vrai qu'il vaut mieux mourrir jeune lorsqu'on est brillant, cela évite de tuer ce en quoi on a pu croire.
Maintenant son choix de retablir la peine de mort était un moyen de dissuader les terroristes de sévir (peur contre peur). A une autre époque il se serait peut etre penché sur la raison d'un homme libre qui décide de devenir « terroriste » …
à MarcTibo
De pablico
00H08 | 05/08/2008 |
un homme n'est jamais parfait sur toute une vie. il fait des actes ou a des idées exemplaires pendant un temps.Après cela évolue comme ça peu.
prenons juste l'exemple d'un grand champion sportif. Il est un surhomme que quelques années, après souvent cela ne devient pas joli-joli. Et alors ?
un intellectuel, un politicien, c'est pareil à mon avis, ça devient, ou ça peut devenir gaga, et con dans le temps comme tout le monde.
à tsafone
De Yawn
Chomiste | 20H51 | 04/08/2008 |
On peut ne pas aimer les nostalgiques du Tsar et on peut ne pas aimer Soljenitsyne. Mais ce qu'on peut ne pas aimer par dessus tout c'est le régime communiste de l'Union Soviétique. Après tout, le régime de Staline est directement responsable de 16 à 17 millions de morts, bien plus que le régime tsariste. Et au-delà de Staline, le régime soviétique est responsable dans son ensemble de dizaines de millions de morts.
La dictature de Staline a été représentative de ce qui peut arriver dans tout régime non démocratique.
Vous parlez de société libérale mondiale. Ca ne veut rien dire. N'y aurait-il qu'une seule société dans le monde ? Le libéralisme est une doctrine politique dans laquelle je me reconnais bien volontiers (certainement plus que dans le communisme) mais ce n'est certainement pas la doctrine politique la plus répandue dans le monde (sauf à considérer que le monde se limite à l'Europe et à l'Amérique du Nord). Au fait, vous reprochez quoi au libéralisme comme doctrine politique ? Et que serait une société réellement démocratique (avec un exemple où elle a été mise en oeuvre SVP) ?
Enfin, vous dites que la société chinoise est faussement communiste. Vous pouvez nous donner un exemple de société vraiment communiste ?
à Yawn
De Guy Valte
08H51 | 05/08/2008 |
Pas d'accord, moi j'aime le communisme, j'aime l'idéal communiste, et je suis allé le vivre dans un kibbutz c'était dans les années 70 quand le pays était d'idéologie travailliste. Je n'ai pas été déçu. J'ai vécu six ans là bas, j'en suis parti à l'arrivée de l'extrème droite au pouvoir en 80. En plus je ne suis pas juif (mais personne n'est parfait). Pourquoi je n'aime pas le libéralisme ? parce que c'est une dictature commerçante, avec des méthodes de voyous ou de dealers. ça me dégoute. C'est effectivement mondial. Quand à Soldjenitsyne, les élitistes le vénèrent, un peu comme avec les JO de Pekin « on » ne prend pas en considération la légère puanteur qui se dégage du fumier sur lequel ça repose
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 11H57 | 04/08/2008 |
ah oui andré glucksmann l'ami de not bon roi nikolaé mdr
à patrick du 14
De durutti91
fonctionerf | 19H47 | 04/08/2008 |
« un homme d'état est à la portée de n'importe quel imbécile » d'après dédé, qui aurait pu dire qu'être homme d'état est à la portée de n'importe quel imbécile .
à patrick du 14
De zorbek
06H40 | 05/08/2008 |
Soit, mais quel est le rapport avec l'article ? L'antisémitisme de Soljenytsine ? Ou celui des Francais ?
De vincelle
12H01 | 04/08/2008 |
> « “ bazar mercantile ” de l'Ouest “
Quand on voit comment un porteur de sac de riz reconverti courtisan-lécheur-de bottes-avaleur-de-couleuvres, parle des Droits de l'Homme, en reprenant le discours de son gourou, prétextant l'économie et le chômage…
Le goulag, en France, c'est la France-d'en-bas.
Quant à la liberté d'opinion et la censure, il suffit de voir ce que fait le gourou bling-bling.
Et dire que nous sommes en 2008. En France 2008 !
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 15H38 | 04/08/2008 |
Félicitation la Rue ! Bonne journée à vous Riverains !
Déjà très bien commencé ce matin, je suis en pleine forme, j'ai trouvé un lance-flamme USB que j'ai branché à la place de mon clavier :
http://www.rue89.com/2008/08/02/sida-la-france-est-elle-en-train-de-se-d…
Très cordialement et bien à vous
De existe
12H02 | 04/08/2008 |
VOICI COMMENT NOUS VIVONS :
Sans mandat d'arrêt, sans justification médicale, quatre policiers et deux médecins arrivent chez un homme bien portant. Les médecins déclarent qu'il est fou, le commandant de police hurle : « Nous sommes chargés de faire respecter la loi ! Levez-vous ! » Ils lui tordent les bras derrière le dos et l'emmènent à la maison de fous.
Cela peut arriver demain à n'importe lequel d'entre nous, et cela vient d'arriver à Jaurès A. Medvedev, un généticien et un publiciste, un homme d'une intelligence brillante et subtile, un homme au coeur généreux (je suis personnellement au courant de l'aide qu'il a apportée, de façon désintéressée et dans l'ombre, à des personnes malades). En raison même de la diversité de ses talents, on l'accuse d'être anormal, on dit qu'il est atteint de « dédoublement de la personnalité ». Sa sensibilité à l'injustice, à la bêtise, on la présente comme une « déviation morbide », « une mauvaise adaptation au milieu social ». Apparemment, abriter dans sa tête des pensées autres que celles qui sont prescrites, signifie qu'on est anormal. Les gens portant pensent tous de même. Et il n'y a aucun moyen de corriger cet état de choses. Même les appels de nos plus grands savants et écrivains ne servent à rien. C'est comme parler à un mur.
Si seulemment cette affaire était la première ! Mais elle est à la mode, cette manière de régler les comptes, sans prétendre accuser de quelque faute que ce soit, quand on a honte de donner les véritables motifs. Certaines victimes sont bien connues, d'autres restent dans l'obscurité. Des psychiatres serviles, qui renient le serment d'Hippocrate qu'ils ont prêté et qui sont capables de dire que s'intéresser à des problèmes sociaux, c'est faire preuve de « maladie mentale », peuvent déclarer qu'un homme est fou simplement parce qu'il est trop passionné, ou parce qu'il est trop calme, ou en raison de ses talents, ou parce qu'il en manque.
Pourtant, la simple prudence devrait leur conseiller de s'abstenir. Après tout, on n'a même pas levé le doigt contre Chaadaev, mais nous n'avons pas cessé de maudire pendant un siècle ses persécuteurs. Il est temps de se rendre compte que l'emprisonnement de personnes saines d'esprit dans des maisons de fous, sous prétexte qu'elles ont leurs propres opinions, est un meurtre spirituel, une variante des chambres à gaz, ces crimes ne seront jamais oubliés, et ceux qui s'en sont rendus coupables seront de tous temps condamnés, pendant leur vie et après leur vie, et ne bénéficieront d'aucune remise de peine.
Dans l'illégalité et la malfaisance, chaun doit toujours se rappeler qu'il existe une frontière au-delà de laquelle un homme devient un cannibale.
C'est un pauvre calcul que de croire qu'il est possible de faire toujours confiance à la force et de constamment mépriser la protestation des consciences.
A. Soljénitsyne,
15 juin 1970.
De vincelle
12H24 | 04/08/2008 |
Loi prévention contre la délinquance
- Le maire peut plus facilement prononcer l'hospitalisation d'office de « malades mentaux »
- Création d'un fichier de données sur hospitalisations d'office
Merci à qui ?
à vincelle
De existe
12H34 | 04/08/2008 |
Que je sache, le volet psychiatrique du projet de loi sur la prévention de la délinquance a été abandonné avant la présidentielle et n'est pas revenu en débat depuis :
http://www.liberation.fr/actualite/societe/234981.FR.php
Question à mille balles :
Mais comment les psychiatres font-ils pour obtenir tout ce qu'ils veulent, eux ?
De vincelle
12H49 | 04/08/2008 |
il faut retenir que le gourou aura tout essayé…
>« Mais comment les psychiatres font-ils pour obtenir tout ce qu'ils veulent, eux ? »
à manipulateur, manipulateur et demi ?
C'est vrai que ce ne sont pas les journalistes français qui oseraient s'élever ,en majorité, contre la censure !
La soupe est si bonne…
à vincelle
De existe
13H54 | 04/08/2008 |
Une mobilisation tellement ridicule que personne n'en garde le souvenir, et que son succès est passé complètement inaperçu…
Honnêtement, peut-on se réjouir que les psychiatres disposent d'un tel pouvoir ?
Leurs moyens de pression occultes sont-ils admissibles dans une démocratie ?
à vincelle
De existe
15H46 | 04/08/2008 |
Pas de réaction.
Je continue.
Y'a vraiment pas un syndicaliste à baver d'envie devant une aussi belle réussite ? Ils se moquent de qui, Chérèque et les autres ?
Plutôt que de continuer à faire ch… le peuple avec des grèves interminables et des manifs où les casseurs sont devenus rois à chaque nouvelle revendication, lutte pour ceci ou contre cela, et qui n'aboutissent jamais à rien (enfin si, on recule, on régresse, ça c'est un résultat), je leur propose de régler désormais tous les problèmes qui se posent en usant du même procédé, à l'efficacité éprouvée, propre, net et sans bavure : réquisitionner une cinquantaine de psychiatres pour une grève éclair et une apparition magique devant les députés.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H26 | 04/08/2008 |
rien qu'à voir la tête du mec en photo, on se demande qui il faudrait interner…
à FabiendeMénilmontant
De existe
20H52 | 04/08/2008 |
La réponse des psys est parfaitement claire, me semble-t-il : même si son cas est sérieux, ça ne fait jamais qu'un client, alors qu'avec toutes ses victimes, au moins, on remplit les lits, on justifie les budgets et les emplois, et on ne s'arrête pas là, on développe l'industrie…
De Tibokaya
Jeune flegmaticien mayennais | 12H16 | 04/08/2008 |
En tout cas, rarement vu une personne-sujet qui change autant de nom de famille dans un seul et même article…
Sinon, je n'ai pas vraiment d'avis sur cet article…
Achefkalement,
De ericj
12H46 | 04/08/2008 |
On peut respecter l'écrivain sans forcément apprécier l'homme… ce ne serait pas une première.
à ericj
De vincelle
12H54 | 04/08/2008 |
mais il y a aussi un petit homme qui se voudrait être président , qu'on n'apprécie pas et qui ne mérite pas le respect.
Et ça, c'est une première.
à ericj
De durutti91
fonctionerf | 20H31 | 04/08/2008 |
Pour Céline entre autre ou Giraudoux, j'ai reçu une retenue pour avoir refuser de travailler sur un texte du second, que j'avais lu.
On n'est pas obligé de respecter l'écrivain si l'homme est pourri, le ver est dans le fruit car les deux sont indissociables.
D'ailleurs Céline est cité sur le cite de Giraudoux ( depuis sa fosse ).
Ah Giraudoux ; « Cinq études où j'ai essayé de dégager…ce que je crois être le vrai problème français…Il est de nous maintenir dignes de cette civilisation européenne…dont notre pays…est un des dépositaires les plus anciens et les plus purs…La solution est d'ordre strictement interne…Avoir une doctrine du peuplement, de l'urbanisme, des grandes travaux, et de l'honnêteté nationale.“--p. 206-207, 209-210. En résumé, il théorisait la ghéttoisation de Paris pour éviter le bruit et l'odeur des immigrés italiens.Mais au lycée, il était in con tour na ble .
Pour Solmachin, un peu de lecture, une introspection et voilà !
De Guy Valte
13H02 | 04/08/2008 |
Et Poutine ? Ce n'est pas une dictature ? Et les néos nazis à St Pétersbourg ? non plus ? Et la Chine ? Et en France ? on va vers où, Démocratie ? Non. Dictature ? Non. Régime autoritaire, oui ! C'est un peu moins sec et ça se bat bien contre les pauvres qui ont échoué à se faire une place dans le libéral.