
La guerre à l'obésité vient de franchir une nouvelle étape aux Etats-Unis. Le conseil municipal de Los Angeles a adopté une réglementation interdisant l'ouverture de tout nouveau fast food sur une zone de 80 km2, dans laquelle vivent quelque 500 000 pauvres.
Il ne s'agit donc plus de plaidoyers en faveur d'une meilleure alimentation, de transparence sur le nombre de calories, ou encore d'interdire les distributeurs de sodas dans les écoles. On est passé, cette fois, à l'interdiction de vendre de la nourriture à des adultes. Il s'agit de traiter cette nourriture comme on traite le problème de l'alcool ou du tabac. Je ne pensais pas que ça serait possible aux Etats-Unis.
Le maire de Los Angeles n'a pas encore signé l'arrêté, mais il le fera sans aucun doute -il a été adopté à l'unanimité du conseil municipal. Il ne s'applique pas aux restaurants existants, et ne portera que pendant un moratoire d'une durée d'un an. Mais cette période pourrait très bien être prolongée de deux ans, et les promoteurs de la mesure espèrent bien la rendre permanente.
Nous assistons ici aux débuts d'une règlementation géographique de l'alimentation. L'alcool et le tabac sont déjà réglementés par zones. Chaque ville américaine établit ses propres règles, ville par ville, bloc par bloc. Les partisans de la décision de Los Angeles voient là une suite logique de la mesure. Leur raisonnement : le fast-food est mauvais pour vous, tout comme le tabac et l'alcool.
Community Coalition, le groupe qui promeut le moratoire, s'était déjà illustré dans la lutte contre les motels louches et autres « business nuisibles ».
« Un outil efficace pour traiter le problème de l'obésité »
Plusieurs villes du pays ont déjà des réglementations urbaines sur les restaurants pour des raisons économiques, environnementales ou esthétiques. Mais Los Angeles est la première à le faire pour raisons de santé.
L'an dernier, un groupe d'étude juridique de l'université John Hopkins a expliqué ainsi la logique de la démarche :
« Etant donné l'impact significatif de l'épidémie d'obésité sur la population américaine et les bases légales et scientifiques sur lesquelles peut s'appuyer la règlementation géographique des restaurants de fast-food, les municipalités ont là un outil efficace pour traiter le problème de l'obésité au sein de leurs communautés. »
J'avais le sentiment que cette idée n'aboutirait pas : les Américains n'aiment pas que le gouvernement se mêle de ce qu'ils mangent. Ils peuvent accepter des mesures concernant ce que mangent les enfants à l'école. Mais plutôt mourir que de laisser le gouvernement retirer un burger de la bouche d'un Américain ! Comment le conseil municipal de Los Angeles a-t-il réussi à contourner cet obstacle ? En mettant en avant le fait que cet interdit permettrait d'offrir plus de choix alimentaires à ses habitants, et pas l'inverse. Et en mettant en avant le fait que les habitants les plus pauvres, tout comme les enfants, n'ont guère le choix.
Encourager l'ouverture d'épiceries et de restaurants de qualité
Ainsi, le communiqué de l'initiatrice de la résolution, Jan Perry, mettait l'accent sur la diversification de l'offre, et expliquait :
« Cette règlementation n'a nullement pour but de dire aux gens ce qu'ils doivent manger, mais au contraire de répondre au besoin d'attirer des restaurants, des épiceries, et des alternatives plus saines. Au bout du compte, il s'agit d'offrir plus de choix, et c'est ce qui manque cruellement aujourd'hui dans notre communauté ».
Comment le fait de bloquer l'installation des restaurants de fast food peut-elle favoriser la diversité ? Cela aide les autorités locales à attirer des épiceries et des restaurants dans la zone qui aura été réservée à cet effet, explique le communiqué.
Et pourquoi cette règlementation ne s'appliquera-t-elle qu'aux quartiers défavorisés ? Un élu municipal explique :
« La concentration excessive de restaurants de fast-food, liée à la pénurie d'épiceries de produits frais place ces communautés dans une situation défavorable quant à l'accès à une alimentation variée et fraiche. »
L » « apartheid alimentaire », une mesure paternaliste et dérangeante
Les partisans de la motion qualifient cet état de fait d'« apartheid alimentaire ». C'est un slogan étrange. L'apartheid était une politique de discrimination raciale promue par le gouvernement minoritaire blanc en Afrique du Sud.
Ouvrir un McDo à South Central ne s'apparente pas à une discrimination imposée par le gouvernement. Mais dire à McDonalds qu'il ne peut ouvrir de restaurants que dans la partie blanche de la ville, comment peut-on le qualifier ? Il est exact que les choix possibles dans les zones les plus pauvres sont, en général, bien plus mauvais que dans les quartiers les plus aisés. Mais l'interdiction de s'installer dans les quartiers pauvres n'est-elle pas une manière paternaliste et dérangeante de régler ce problème ? « Essayez d'avoir une salade à moins de vingt minutes d'ici »
Et le faible choix attribué aux habitants des quartiers défavorisés est exagéré. « Essayez d'avoir une salade à moins de vingt minutes de là où nous sommes, c'est pratiquement impossible », affirme le directeur de la Community Coalition.
Pourtant, une rapide recherche Google montre quelques restaurants servant des salades aux environs… Peut-être pas les meilleures salades du monde, mais pas aussi mauvaises qu'un gouvernement qui vous dit quelles salades vous devez aimer.
Déjà, le leader de la majorité au conseil municipal de New York veut introduire une règlementation géographique, et plusieurs villes ont appelé Los Angeles pour se renseigner et obtenir des copies de la résolution.
Je suis à fond pour que les habitants des quartiers défavorisés aient de meilleures conditions alimentaires. Inciter les boutiques de produits frais à s'ouvrir est une excellente idée. Mais dire à certaines catégories de restaurants qu'elles ne peuvent pas servir certaines catégories de personnes est à mon sens une erreur, même si l'on pense que c'est pour le bien public.
Photo : Lucy Nicholson/Reuters.

























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De padiran
Chroniqueur mondain | 17H53 | 01/08/2008 |
Il suffit, pour les pourvoyeur de merde, d'invoquer la constitution Américaine pour continuer à fabriquer des obèses.Je ne voit pas pourquoi les pauvres n'auraient pas le droit d'être obèses (c'est bon pour leur constitution). Salauds de pauvres !
à padiran
De global
dirigeant | 18H20 | 01/08/2008 |
vous ecrivez comme la nourriture que vous semblez ne pas apprecier !
Allons moins de grossierete et plus de reflexion cher Rex Pavlov !
De padiran
Chroniqueur mondain | 18H41 | 01/08/2008 |
Je n'ecris que par plaisir de dire ce que je pense d'une société qui est passé de la consommation aux profits en oubliant la santé etr la sécurité alimentaire . Je peux écrire tout à fait normalement, mais l'ecoeurement l'emporte sur la raison.
1)Etes vous d'accord pour que le poulet à la javel soit bintôt dans votre assiette parce que la Commission Européenne est sous la pression des Etas Unis dans le cadre des échanges commerciaux
2)Etes vous d'accord pour que ces mêmes USA bloquent la livraison de 3 millions de tonnes de riz aux pays actuellement en crise alimentaire. Stock acheté par le Japon aux producteurs Amèricains. Ol ne le consomme pas, ils ont leur propre riz, maoois sont obligés par l'OMC ( voir Le Monde première quinzaine 07/08)
Quand vous aurez réondu en votre âme et conscience à ces deux questions vous pourrez répondre à un homme en colère sur son dtyle d'écriture)
à padiran
De global
dirigeant | 19H03 | 01/08/2008 |
first of all je vois que votre « style » est + correcte. bravo.
Maintenant vous faites des commentaires sur des infos parcelaires que vous avez picore dans vous journal favori legerement « oriente » et non sur une evaluation, une analyse complete de la realite des echanges impliquant les US.
Si bien sur la production de nourriture pour la masse est tout a fait discutable ici j'aimerais que vous ayez la lucidite de voir qu'il en est de meme pour la masse francaise et que dans le contexte d'economie mondiale les groups carrefour ou auchan sont assez present pour distribuer cette process food non ? Et autre exemple comme je l'indiquait dans un autre post, Mc Donald a + de 1100 estaurants en france…surement car le gout francais est bien meileur qu'ailleurs en europe !
Concernant la france et ses rapports a la nourriture il y aurait beaucoup a dire pour vous montrer a quel point votre situation « gastronomique » et « alimentaire“est vraiment desormais totalement surfaite et ceci sans parler du service absolument pitoyable en france. Et croyez moi je trouve cela tres triste car il y avait en france une culture du ‘bien manger’ qui est desormais vraiment minoritaire.
à global
De NING
19H21 | 01/08/2008 |
le« bien manger » avec une TVA réduite ?
c'est pour la
droite BLING BLING
à global
De padiran
Chroniqueur mondain | 21H51 | 01/08/2008 |
Il vous reste un jocker pour répondre aux 2 questions
Mister gentil and mister nique
à global
De folamour
07H44 | 02/08/2008 |
Oui, beaucoup de mac-machin et beaucoup d'obèses aussi en France et en Europe, surtout les enfants, et c'est par là que les MD commence le conditionnement : futé les anniversaires organisés : beaucoup de parents n'ont pas su y résister.
La culture de la malbouffe a gagné du terrain, et les semaines du gout ont du travail sur la planche pour inverser la tendance.
Les multinationnales ont mattraqué sur le sucre et le sel, et les lanceurs d'alerte qui ont soulevé le problème se sont retrouvé devant les tribunaux.
La bonne nourriture est chère et demande du travail, qui repose beaucoup sur les mères ; quand on travaille avec un petit salaire et une famille à nourrir ce n'est pas facile. Cependant le producteur de légumes bio du samedi matin est pris d'assaut dans mon quartier et les amaps (association pour les maintien d'une agriculture paysanne)ont des listes d'attente en n'en plus finir, et ce n'est pas plus cher, plus frais et bien meilleur que les amilacées qui empoisonnent la fast bouffe.
L'implantation des amaps implantation dans les quartiers « populaires » est en marche.
Alors France-USA même combat, et attention aux clichés de tous bords…merci
à padiran
De pablico
15H59 | 02/08/2008 |
nourrir les pauvres, c'est chrétien en diable, mais les faire crever de faim, c'est diabolique tout court.
Pourront-ils se payer des légumes, de la viande fraiche, et des laitages ? là est le problème.
Il y a un problème d'obésité, parce qu'il y a un problème de société.
toujours ce vieux problème de la cause et de l'effet, de l'amont et de l'aval.
il faut commencer par le bon côté pour avoir un résultat probant.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H11 | 01/08/2008 |
Le plus drole , en France , c'est la communication et la pub de « Mac Donald » pour nous vanter ses menus équilibrés et nous vendre ses salades de « nouvelles salades » …
( qui doivent représenter 2% de ce que les clients commandent réellement)
Un peu comme les pubs pour grosses voitures soi-disant écologiques et vertes équipées de filtres à perlinpimpim
..Personne pour interdire dans la Pub ces « inversions malignes “caractérisées ?
à Numerosix
De global
dirigeant | 18H18 | 01/08/2008 |
Numerosix ….les francais sont tellement intelligents et savent manger mieux que tout le monde en particulier les US…mais pourquoi donc il y a 1100 Mc Donald en france…taux de penetration le plus haut d'europe ? ? ?
à global
De organe_dhonneur
19H13 | 01/08/2008 |
À noter que les salades McDo ont fait un tel carton (jusqu'à 25% du CA et très profitables en plus) en France qu'elles sont en cours d'internationalisation. Et qu'elles expliquent que l'ancien boss de McDo France ait pris un des postes clefs de l'exécutif de Ronald McGlobal.
Que les gens puissent mettre 5-7 euros dans ces mélanges de verdure frigide et de sauce sucrée me dépasse un peu, mais il faut savoir apprécier le talent commercial par moment, tout de même.
De toute façon, McDo aux USA, c'est ni les plus gros ni les plus appréciés.
à global
De papy55
prof. en province | 21H48 | 01/08/2008 |
Les restos Mc Donald, c'est avant tout un concept destiné à faire un max de bénefs tout en faisant croire qu'on propose des repas pas chers (qui le sont en réalité ! ) en faisant oeuvre sociale en permettant à des jeunes de travailler (dont on exploite en fait les difficultés ! ), mais en aucun cas des restaurants diététiques ou gastronomiques ! Ce qui fonctionne le mieux chez McDO, c'est la communication !
à papy55
De global
dirigeant | 01H08 | 02/08/2008 |
whaooooo papy vous ok pour emigrer en korea du nord ! bravo !
à global
De papy55
prof. en province | 07H31 | 02/08/2008 |
Quelle argumentation !
à papy55
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H41 | 02/08/2008 |
Oui , c'est fou le nombre de gens qui n » ont pas compris que la communication en occident et la propagande en Corée du Nord fonctionnent avec les mêmes méthodes ..
à papy55
De global
dirigeant | 14H51 | 02/08/2008 |
Dear Papy
oui ..elle correspond a vos « perles » et doit etre aisee a comprendre non ?
à global
De papy55
prof. en province | 16H02 | 02/08/2008 |
Je sais, je suis incapable de raisonnement, mon argumentation est quasiment inexistante, comme bon nombre d'intervenants sur ce site, heureusement qu'il y a quelques gens de qualité hautement cultivés et multicompétents comme vous, pour éclairer tous les ignares de mon genre !
à papy55
De global
dirigeant | 20H07 | 02/08/2008 |
merci j'apprecie votre modestie et votre lucidite.
à global
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 17H54 | 02/08/2008 |
Parce que le français a faim ? : D
De otto didakt
citoyen en colère | 18H25 | 01/08/2008 |
quelle solution quand on a pas d'argent :
il suffit d'interdire aux obèses pauvres de manger…
logique, non ?
à otto didakt
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 18H39 | 01/08/2008 |
Le plus étonnant, c'est que c'est le marché, cher aux américains qui a placer le fast food en position dominante avec les conséquences néfastes que l'on voit.
Cet arrêté remet fortement en cause la « main invisible », quand même.
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 18H32 | 01/08/2008 |
Ils font quoi de la liberté individuelle à L.A. ?
L'obésité est un problème : soit ! Mais c'est surtout un problème personnel, non ? Ca ne me dérangerait pas que 70% de mes congénères ingurgitent suffisament de graisse pour se faire péter le palpitant si ça leur chante.
Le problème est différent de l'alcool et le tabac dont l'abus impacte fortement le voisinage. (D'ailleurs à ce propos, la vente d'alcool est réglementée localement en France aussi : interdite après 21h dans mon quartier)
Ceci étant, je serai curieux de connaitre l'intitulé exact de l'arrêté qui permettra la discrimination entre le fast food qui n'aura pas le droit de s'implanter et le restaurant bien comme il faut qui lui sera autorisé.
PS : A quand l'interdiction de la diffusion de TF1 dans certains quartiers en France ?
De glaurent
ingénieur info | 19H11 | 01/08/2008 |
L'obésité est un problème : soit ! Mais c'est surtout un problème personnel, non ?
Non.
Si vous êtes obèse par consommation de fast/junk food, vous financez une industrie polluante, vous occupez des médecins qui auraient mieux à faire et consommez plus de médicaments et êtes plus souvent malade. Bref, vous pesez plus lourd sur la société en plus de la balance.
à glaurent
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 19H31 | 01/08/2008 |
OK, j'ai parlé de problème SURTOUT personnel. Il y a évidemment des impacts sociaux, mais comme tout choix individuel.
Polluer plus ? Pas plus qu'un gars qui se déplace en bagnole plutôt qu'en transport en commun.
Occuper les médecins ? Sans doute moins longtemps que beaucoup vu que leur espérance de vie est drastiquement limitée.
Les obèses ne sont que la pointe de l'iceberg de la gabégie occidentale.
à BrunoC
De glaurent
ingénieur info | 21H52 | 01/08/2008 |
Polluer plus ? Pas plus qu'un gars qui se déplace en bagnole plutôt qu'en transport en commun.
En général ils font les deux en même temps (surtout aux US).
Occuper les médecins ? Sans doute moins longtemps que beaucoup vu que leur espérance de vie est drastiquement limitée.
Ça n'est pas parce que vous vivez plus vieux que vous irez voir un médecin un plus grand nombre de fois.
Par ailleurs il y a un autre point sur lequel je ne suis pas d'accord : on est pas obèse par choix, du moins pas par choix conscient. Outre diverses prédispositions génétiques, cela dépend de votre budget, de votre emploi du temps, de vos dispositions psychologiques (la plupart des troubles alimentaires ont une origine psy), et bien sur de ce dont vous disposez comme source d'alimentation. L'industrie des fast food est tout autant prédatrice que celle du tabac ou de l'alcool, il est normal de la réguler.
à glaurent
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 07H34 | 02/08/2008 |
« (la plupart des troubles alimentaires ont une origine psy) »
Ben ça alors !
C'est bien connu, d'ailleurs, Bernard Kouchner compte remplacer les sacs de riz par des bouquins genres « Le mythe de la caverne » de Platon ! Si, si, consirérant que la culture dominante, (de certaines « peuplades »), est orale d'une part, et qu'en surplus, ils ne souffrent (que très rarement) de problèmes de cholestérol ou d'obésité, de l'autre, « nanar » devrait prendre sur lui de les « apha-bétiser »… (Le « Alpha » est d'Aldous Huxley pour le meilleur des mondes). Et vous, pour sortir de votre caverne ! c'est pas dur ! , les mots magiques sont : « Sésame ouvre toi ! ».
Attention à la « lumière », elle risque d'être aveuglante… Bonnes découvertes !
Et revenez nous convaincre ! Surtout si vous n'ètes pas un des 40 voleurs !
Cordialement et bien à vous
à Millecalottes SARKASTIK
De glaurent
ingénieur info | 08H40 | 02/08/2008 |
C'est bien connu, d'ailleurs, Bernard Kouchner compte remplacer les sacs de riz par des bouquins
Oh pardon, toutes mes excuses, j'aurais du préciser « les troubles alimentaires lorsque trouver de la nourriture n'est pas un problème ». Non vraiment c'est impardonnable de ma part, personne ne pouvait comprendre ce que je voulais dire sans cette précision essentielle, même pas un immense esprit tel que le votre.
Attention à la « lumière », elle risque d'être aveuglante… Bonnes découvertes !
Merci merci de daigner ainsi m'éclairer et m'indiquer le chemin, j'y cours immédiatement.
à glaurent
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 11H53 | 02/08/2008 |
Bien répondu ! Et quel sarcasme, je m'y connais… si, si, c'est très bien, vous êtes totalement pardonné… « Fiston » ! [Ça, ça doit vous plaire ? ] Q : Vous courez de suite, ou vous vous renseignez d'abord ?
On va essayer « d'extraire » le meilleur de vous-même ! [Rires sympathiques…]
Ah ! : « Les troubles alimentaires lorsque trouver de la nourriture n'est pas un problème ». La belle affaire ! Pour moi, c'est simplement : « Péter dans de la soie » ou le « luxe », vous choisirez…
Pour les « troubles alimentaires » : Vous, qui dans ce corps « illuminé », et qui bientôt peut être bronzé… [Oh, désolé, je la fait courte, je n'ai pas trop de temps ! ] Ne courez pas trop vite, car malgré vos « fines » (mais bonnes proportions), les problèmes dits de « mal bouffe » d'un Nord (si égoïste), sont sans commune mesure avec le reste de la planète qui crève la dalle, et les enjeux afférents, auxquels il nous faudra faire face demain… Mais ici, c'est « hors sujet » donc…
Et quand « trouver de la nourriture n'est pas un problème », je n'y vois personnellement qu'une simple insidieuse (mais gravissime) perte de valeur (des pays riches, et dont vous n'êtes pas représentatif ! ), car la nourriture, ne se « trouve » pas ! Elle ce cultive ou bien s'achète… Et il est tout aussi paradoxal de constater, qu'encore plus riche parmi les riches : la nourriture la moins équilibrée (celle des plats pré cuisinés et plus généralement la « nourriture rapide » (acide gras trans, etc.) se trouve être la plus chère au kilo. Et je n'ai pas remarqué, que la « stricte » population des obèses, (au sens où vous l'entendez : « hors pathologie », bien sûr), ne soit que dans les milieux aisés. Vous parleriez « d'oisiveté ou comme moi de pertes de valeurs » cela serait moins gênant ! Je maintiens donc mon propos, que la « psy » n'a rien à voir là dedans !
Les « obèses » seraient si bêtes, qu'ils s'appauvriraient encore plus… Et les riches, n'ont pas les moyens de se payer un nutritionniste à demeure… Qu'en pensez-vous ?
Allons-nous traquer l'inconscient ? [Ça, c'est pour le « phi » = indéterminé, Mr L'Info.]
[Reste 2 portes ouvertes… laquelle choisirez-vous ? La liberté ou le flicage ! ]
Bon appétit et très cordialement
à Millecalottes SARKASTIK
De glaurent
ingénieur info | 13H55 | 03/08/2008 |
quand « trouver de la nourriture n'est pas un problème », je n'y vois personnellement qu'une simple insidieuse (mais gravissime) perte de valeur
Je comprend votre point de vue mais je ne suis pas d'accord, je ne crois pas qu'avoir une nourriture variée et facilement accessible la dévalorise. C'est plutôt sur sa qualité que la différence se fait. Impossible d'aimer ce qu'on mange quand il s'agit de légumes et fruits sans gout, de fromages aseptisés, etc…
Je maintiens donc mon propos, que la « psy » n'a rien à voir là dedans !
Il s'agit pourtant d'un fait établi, discutez en avec des diététiciens ou des psys, justement. L'anorexie ou la boulimie sont des maladies mentales. Beaucoup d'obèses ont des troubles affectifs qui remontent à l'enfance. Rien que de très banal dans tout ça.
à glaurent
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 20H34 | 03/08/2008 |
La « perte de valeur » dont je parle n'est pas « qualitative » mais « comportementale » et nous parlons ici des troubles alimentaires « non pathologiques » !
L'idéal festin familial « ritualisé » : les courses, la préparation, la cuisson, (idem pour le dessert), et enfin le passage à l'acte « de manger », n'est qu'un « RYTHMEUR » (accessoirement pédagogique pour les enfants). Vous pourriez manger des surgelés ou bien des conserves (légèrement agrémentés) cela ne changerait rien ! La perte des « bonnes habitudes alimentaires » n'est jamais un problème « qualitatif produit », et l'obésité c'est la quantité de calories jamais leurs qualités. Ne pas avoir « conscience » de la richesse d'un aliment, de l'organisation équilibrée d'un repas, ce n'est pas s'alimenter « inconsciemment (psy) », le problème est donc strictement éducatif. Si les clients adultes du « manger rapide » étaient simplement éduqués, (en terme de valeur nutritionnelle), pour affronter cette consommation (et sans la remettre en cause), la problématique est celle du « RYTHMEUR » qui évite « la grignote » et donc le cumul calorique. Pour les enfants « non errants », la nuance est de savoir dire NON à cette grignote comme NON aux caprices ! Les diététiciens et nutritionnistes dans ce « process » d'éducation (ou de rééducation) alimentaire, orientent vers la même règle des trois repas, vers ce « RYTHMEUR », qui conduit à termes, à élever « l'équilibre du repas » en revenant aux sucres lents, fibres, etc. (afin obtenir une satiété plus durable, de l'après repas, facilitant l'attente du suivant…). Si le « TOP » est d'allier l'équilibre du repas et la qualité de l'aliment, ne soyons pas « extrémistes », le simple équilibre peut permettre d'éviter l'obésité et il est économiquement plus facile à atteindre.
Cordialement