Mercredi, Zine Ben Ali annonçait qu'il serait candidat à sa propre succession à l'élection présidentielle qui se tiendra en Tunisie l'an prochain. Elu, l'héritier de Bourguiba rempilerait ainsi pour un cinquième mandat de cinq ans. Lors de sa visite, fin avril, Nicolas Sarkozy avait officiellement estimé que « l'espace des libertés progresse » dans le pays que Ben Ali dirige depuis 1987.
A l'époque, les habitants de la région de Gafsa, à 400 kilomètres au sud-ouest de Tunis, postaient pourtant ces images sur Dailymotion. (Voir la vidéo)
Trois mois plus tard, militants des droits de l'homme et opposants politiques n'ont pas décoléré contre le président français, accusé d'avoir « fait l'autruche ». Pendant ce temps, les affrontements entre population et forces de l'ordre ont dégénéré dans le bassin minier de Gafsa. Au point que le régime lui-même a fini par infléchir sa position, par crainte de la contagion.
Invité par le PS aux rencontres des jeunes socialistes européens, Sahbi Smara était de passage à Paris cet été. Président des Jeunes socialistes démocrates en Tunisie, le militant de 28 ans a raconté à Rue89 combien la situation s'est dégradée dans la région de Gafsa, depuis le passage de Nicolas Sarkozy.
Dans la région minière, un tiers de la population est au chômage. Parmi eux, de très nombreux jeunes, qu'on appelle sur place les « diplômés chômeurs ». Sahbi Smara est l'un des fondateurs de leur mouvement à l'échelle nationale et dénombre « entre 150 et 200 000 diplômés chômeurs en Tunisie ».
Diplômés chômeurs insurgés et contagion dans la population
Ce sont eux qui s'opposent au pouvoir, depuis début janvier. Sur place, le journaliste Wicem Souissi chroniquait déjà pour Rue89 leur bras de fer, mi-avril. A l'époque, la région frontalière de l'Algérie connaissait grèves de la faim et manifestations : la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), seul gros employeur local, était accusée d'avoir truqué le recrutement pour les rares postes à pourvoir dans la région.
Cette contestation a dégénéré, révèle Sahbi Smara :
« Alors que la Tunisie compte 150 à 200 000 diplômés-chômeurs, le régime a réprimé violemment la révolte et tué des jeunes dans cette région. Un premier est mort le 6 mai, électrocuté alors que plusieurs grévistes occupaient une centrale électrique. Délibérément, le pouvoir local a rallumé l'électricité, le tuant sur le coup. »
Un mois après le départ de Nicolas Sarkozy, le soutien de la population aux diplômés chômeurs avait carrément viré à la fronde générale, les femmes de la région menaçant de quitter la zone encerclée par la police pour fuir en Algérie dans un climat hautement tendu.
Le journaliste Omar Mestiri, pilier de la défense des droits de l'homme en Tunisie, parle même de « soutien historique » de la population à un mouvement réprimé par les forces de l'ordre :
Mais, alors que les femmes du bassin minier renonçaient à fuir vers l'Algérie début mai, la situation s'est encore dégradée le 7 juin. Sahbi Smara poursuit son récit :
« La police a tiré à balles réelles sur une manifestation, tuant un jeune de 23 ans, et blessant encore 23 personnes. Le régime répond par la force pour camoufler la crise économique mais la misère et la corruption sont énormes sur place. J'ai récemment appris qu'un troisième jeune avait été tué depuis. »
Répression et accusations de coup d'Etat
Depuis, la police locale a arrêté plusieurs leaders du mouvement, poursuivis notamment pour tentative de coup d'Etat ou « déstabilisation de l'ordre républicain ». Leur procès a démarré le 22 juin, sauf pour ceux qui sont en fuite. Sahbi Smara n'a pas réussi pénétrer dans l'enceinte du tribunal pendant le procès :
« Impossible, j'ai été bloqué, comme d'ailleurs les familles des prisonniers, qui ont été empêchées d'assister à l'audience, pourtant publique en théorie. J'en ai alors profité pour rencontrer les familles, qui n'avaient aucune nouvelle des jeunes arrêtés depuis plusieurs semaines. »
Omar Mestiri, lui, a réussi à se glisser à l'audience, où il a pu assister à un procès qu'il estime « historique ». Evénement rarissime, la Cour a en effet désavoué l'enquête policière et prononcé des peines « plutôt clémentes pour la Tunisie répressive d'aujourd'hui », explique Omar Mestiri à Rue89 :
Depuis la mi-juillet, le pouvoir commence cependant à infléchir sa position. Pour la première fois, le chef d'état tunisien a évoqué publiquement les troubles dans cette région d'où sont partis la plupart des grands mouvements de contestation dans le pays depuis l'indépendance.
Pour calmer le jeu, Ben Ali a promis un ensemble de mesures censées développer économiquement cette région plombée par la crise économique et sociale. Le président tunisien a reconnu, chose exceptionnelle, la corruption qui avait entouré la dernière campagne de recrutement par la Compagnie des phosphates. Double discours ? Sur le terrain, les militants des droits de l'homme rappellent que la répression policière n'en reste pas moins intensive.




















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De Octave65
Révolutionnaire. | 09H35 | 01/08/2008 |
Rendons hommage à cet Homme politique exceptionnel..
Voici un exemple pour beaucoup de Pays d'Afrique, la Tunisie , un pays intéressant à visiter, des indigènes accueillants, et surtout l'ordre et la sécurité règnent ..
Tout cela ils le doivent au génial président tant aimé par son peuple , mr Zine Ben Ali.
Un Homme d'exception, et il n'y a qu'à comparer pour voir que je n'exagère pas…
Bref, quoique disent les démagogues geignards altermondialistes et autres istes , la Tunisie est un pays exemplaire dans de nombreux domaines..
C'est la raison pour laquelle , tous les gens objectifs ne peuvent que rendre hommage à ce grand président qu'est mr Zine Ben Ali…
Le peuple Tunisien peut prier tous les jours d'avoir la chance d'être gouverné par un président si formidable, car ces gens d'exceptions ne sont pas si nombreux qu'on pourrait croire.
sur ce.
cqfe
De Luca Gagliardini
etudiant | 12H01 | 01/08/2008 |
Je note des commentaires toujours aussi révoltés, alors que l'article, il me semble, parle d'une évolution, d'un début de contestation « acceptée » (et j'insiste, un début). Alors pourquoi encore brandir le point (dans le vide d'internet par dessus tout, si vous me permettez) quand la situation avance : attendons les deux, trois mois précédant l'election présidentielle, c'est ici, et uniquement ici, qu'un très grand travail d'information, et en aval le souci de réaction, seront capitaux.
Je tiens, à coté de ça, à remercier l'auteur de cet article.
De Oranais
12H42 | 01/08/2008 |
Après les émeutes en Algérie (Oran, Ghardaia, etc), ensuite le Maroc (sidi-ifni) et maintenant la Tunisie, nous avons la preuve du ratage au Maghreb, des différents gouvernements qui dirigent ces pays. C'est très dommage pour ces pays mais aussi pour la France qui a colonisé longtemps ces pays, et elle d'une manière ou d'une autre responsable du destin de ces populations. Surtout lorsque à Paris, on ferme l'œil sur les dépassements répétés des droits de l'homme là-bas, (ici). Et puis je tiens moi qui est algérien à dire bravo pour la solidarité et la discipline qui a eu pendant ces manifestations en tunisie, en fait pacifiques, mais les régimes au Maghreb , « régime décrétés à vie », ne croient pas au langage du dialogue et aux méthodes pacifiques. Les tunisiens, nous ont donné là une belle leçon de conscience citoyenne. Je retiens, une phrase répétée par un manifestant sur la vidéo, « Tahia el Adl »= vive la justice. Après celà, On a tout dit.
De Muslim
Esprit Libre | 14H21 | 01/08/2008 |
La Souffrance & l'Espoir des Musulmans
Combien de morts, de crimes de guerre, de génocides doit-on subir pour que la communauté internationale se réveille et intervienne sans parti pris et sans aggraver les situations existantes qui sont dramatiques. L'injustice, la spoliation et les meurtres, en guise d'épuration ethnique ou religieuse, au su et au vu de tous, souvent orchestrés par les états pyromanes membres des Nations Unies, sont devenus des banalités, à un tel point que les traitements médiatiques sont dignes de ceux des faits divers ou des bandes d'annonces des sorties de films. Que de souffrance pour les pays musulmans comme l'Irak, la Tchétchénie, la Palestine, la Somalie, le Soudan, la Bosnie…. leur sang a-t-il moins de valeur que le pétrole de certains ? Peut-on bafouer la liberté des uns au détriment de celle des autres ? Nous apprenons à connaître ou à découvrir nos frères et nos sœurs de par le monde via les échos de leur persécution, les cris de leur souffrance et de leur désespoir face à l'immobilisme avant tout des pays musulmans, puis des occidentaux et enfin de l'ONU.
Face à l'injustice et aux dictatures que subissent les musulmans dans leur pays réciproques, régis par des gouvernements indignes et corrompus, qui malheureusement, ont leurs mentors et leurs complices dans les pays soit disant modèle de démocratie et de droit de l'Homme, les musulmans avec patience et courage prennent consciences de l'importance de l'unification de l'ensemble des pays musulmans au-delà des idéo et du nationalisme, qui nous a été inculquées de force ou par projection post-colonial.
A l'image des États-Unis, de l'Union Européen, … et de la Russie qui renforcent ou élargissent leurs unions, en quel honneur et pour quelle raison, l'ensemble des Musulmans du monde n'auraient pas le droit à une entité que l'on pourrait désigner par Union des États Musulmans (U.E.M) qui refléterait notre héritage, nos aspirations et nos ambitions. Sommes nous si différent sur le fond pour ne pas avoir le droit de rêver à un état unique ou à une fédération des pays musulmans où nous aurions réussi ; à dépasser nos clivages, à supprimer les frontières artificielles que l'on nous a imposées, avoir une monnaie unique, une défense commune et une orientation en accord avec les valeurs de l'Islam. « Les croyants ne sont que des frères » S49,V10. Si certain ont creusé et cultivé nos divergences, dans le passé, ou encore de nos jours, afin de nous ériger en ennemis entre nous, il paraît clair et évident que leurs stratégies est vouée à l'échec. Les populations Musulmanes, hommes et femmes, mais surtout les femmes, qui soufraient d'accès à l'éducation hier, sont aujourd'hui bien conscientes des manipulations, des trahisons dont nous avons souffert, tout au long de notre histoire. Leur amour pour un retour à la source, leur enthousiasme pour un ordre du juste milieu, leur sincérité dans l'unique recherche de l'agrément d'Allah et leur dévouement pour la justice sont les seules armes du futur par lequel ils retrouveront dignité et fierté. Les erreurs du passé doivent être les leçons de demain. « En vérité, Dieu ne modifie point l'état d'un peuple tant que les hommes qui le composent n'auront pas modifié ce qui est en eux mêmes » (S13,V13).
Chaque musulman doit faire preuve d'exemplarité dans sa foi, son comportement et son caractère. L'Islam doit être désiré et non imposé. La paix entre les peuples doit être notre objectif premier dans notre quête de l'unification. L'U.E.M doit être un refuge pour ceux qui aimes la liberté. Elle doit être refuge, pour les oppressés, sans aucune distinction que se soit… et elle doit être un rempare contre l'injustice de ceux qui exploitent les plus faibles dans tous les domaines social, économique… L'espoir naîtra lorsque les musulmans auront la conviction intime que notre salut passe par la voie qu'Allah nous a indiqué à travers l'ultime Prophète Muhammad (sav). « Et cramponnez vous tous ensemble à l'Anse de Dieu et ne soyez pas divisés » S3,V103. Il faut que l'altruisme de chaque musulman détrône et prime sur l'individualisme et l'égoïsme qui rongent nos cœurs et nos espoirs. « Ne vous jalousez pas, n'enchérissez pas les uns sur les autres, ne vous haïssez pas, et n'agissez pas avec perversité les uns à l'égard des autres, ne concluez pas d'achats au détriment les uns des autres. Soyez, ô serviteurs de Dieu, tous frères ; le musulman est frère du musulman, il ne l'opprime pas, ni ne l'abandonne, et il ne lui ment pas, ni ne le méprise. La crainte de Dieu est ici », et il dit ceci en montrant trois fois son Cœur… » (hadith : Abu Hurayra).
R.A
http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/
à Muslim
De Humain
19H55 | 02/08/2008 |
Coté dictature je pense que la Tunisie se pose là.
Et puis vous confondez tout… Vous parlez de musulmans, on parle ici de peuple (en l'occurence Tunisien).
Ne mélangez pas, comme cela vous arrage, religion et peuple.
à Muslim
De ourwa
oeiciole | 23H34 | 07/08/2008 |
Bravo Muslim, je pense que ton texte constitue le pendant tant recherché des versets sataniques escamotés du texte originel…sans doute à cause d'une fatigue incompréhensible touchant les premiers scribouillards du texte sacré. Mais passons. ce que j'ai compris au travers de votre rexte et à le lumière de ce que je sais sur l'islam , ses rites et ses croyances populaires multiples- plus importantes à mes yeux que le texte « sacré » lui même, car elles dictent depuis des siècles, avec + de malheur que de bonheur les conduites-c'est que ces craoyances, rites etc…offrent, à l'instar de leurs 2 ainées, l'échappatoire du pardon divin et pour l'islam, c'est le hadj, carte maîtresse, pas équitable pour 2 sous, permettant de se « débarbouiller » de son vivant. Connaissez-vous un seul chef d'Etat arbo-musulman qui n'ait effectué un petit tour à la Mecque, au moins une fois ? Certains ont pris un abonnement à vie…Même discours, mêmes pratiques…même politique. Oui, même politique, car tant que les pays musulmans n'auront pas réussi à cantonner le spiriruel dans la sphère strictement privée- en respectant tout de même les libertés individuelles et le respect plein et inaliénables des droits de la femme dans le sens Démocratique du terme, ce monde arabo-musulman n'est pas prêt de sortir d'une auberge que beaucoup disent mal famée…J'espère que les « Jeunes Musulmans » cessent de rêver à la construction d'une société meilleure…en utilisant des « briques » effritées, mitées ou cuites dans un très mauvais four…Wassalamoualaykoum.
De hasni
15H54 | 01/08/2008 |
Au moment où se tournent les regards vers la Chine, on découvre qu'il se passe des actes similaires de l'autre côté de la méditerranée. Pourtant cela fait des décennies que le Général Ben Ali met en coupe réglée ce pays.
Bien entendu le français « moyen » ne verra rien et pour cause de tourisme à bon marché, on le sait …
La crise de Gafsa n'est que la dernière en date qui curieusement ne fait l'objet d'aucun écho dans la presse. (merci R89 ! ). Est-ce pour ne pas effrayer les touristes ? Est-ce que c'est parce que le régime de Ben Ali a des soutiens en France de Séguin à Delanoé en passant par Pasqua, Frédéric Mitterand ?
J'aimerai dire que heureusement qu'il y a le net pour faire passer l'info depuis la Tunisie et sur la Tunisie. Mais pour une vidéo qui est passée, combien d'infos ont été censurées voire auto censurées ? On ne va pas revenir sur le Sommet Mondial de l'Information qui s'est déroulé honteusement en Tunisie et d'où nous n'avons rien appris, rien améliorer sur la censure. Car ce n'est pas que le site de RSF ou d'AI qui sont plombés sous Ben ali, ce sont tous les sites, blogs, livres, journaux etc … qui pourraient montrer la Tunisie sous un autre jour que celui « des acquis fondamentaux obtenus grâce à la vision clairvoyante et aux objectifs ambitieux pour accompagner la Tunisie sur le chemin de la modernité » (Ouvrez un site, un journal officiel, je prends les paris que au moins deux de ces mots sont cités dans le même article)
Son élection le dictateur Ben Ali l'a anticipée sur le net. Les sites contestataires, les sites d'informations indépendants, les blogs de responsables de formations politiques interdites (et même les plus confidentielles ont fait l'objet depuis quelques mois d'attaques.
Je parle de reveiltunisien.org dont je suis l'admin, je parle de nos voisins nawaat.org, je parle aussi de la seule d'info quotidienne existante sur la Tunisie tuninews …
je cite :
« Par Luca Gagliardini
13H01 01/08/2008
Je note des commentaires toujours aussi révoltés, alors que l'article, il me semble, parle d'une évolution, d'un début de contestation “ acceptée ” (et j'insiste, un début). Alors pourquoi encore brandir le point (dans le vide d'internet par dessus tout, si vous me permettez) quand la situation avance : attendons les deux, trois mois précédant l'élection présidentielle, c'est ici, et uniquement ici, qu'un très grand travail d'information, et en aval le souci de réaction, seront capitaux.
Je tiens, à coté de ça, à remercier l'auteur de cet article. »
Pour l'aspect net, je renvoie à mes propos plus haut.
Depuis 1987, il est dit qu'il y a évolution et que demain on rasera gratis. Non la situation n'avance pas. Il n'y a pas de journaux indépendants, il n'y a pas de justice indépendante, il n'y a pas d'accès au travail selon les compétences, il n'y a pas d''égalité devant l'accès aux ressources, il y a de la corruption, du népotisme, des trucages d'élection, de la violence gratuite, des procès truqués, de la torture, des prisonniers politiques, c'est ça la Tunisie de Ben Ali. Une génération Ben Ali, une génération sans espoir.
Ce n'est que de la poudre aux yeux qu'on balance depuis toujours à chaque échéance. Regardez Monsieur de plus près les résultats des élections précédentes. Trouvez moi un score qui ne fasse pas penser à la Corée du Nord. Je vous en prie, ne vous contentez pas de la vitrine : regardez l'arrière boutique.
Merci pour cet article et pour celles et ceux qui sont arrivés jusque là, merci de m'avoir lu.
Hasni
4RT
PS :
un exemple pour rire du ridicule :
http://www.sudonline.sn/spip.php ? article6759
Regardez de plus près la photo ; )
à hasni
De Fuel_Injected
21H55 | 01/08/2008 |
@Hasni,
juste 2 points :
Backchich fait également correctement son boulot sur les évènements de Gafsa et en règle générale sur tous les débordements au Maghreb !
La Tunisie que tu cites et dessines, elle est bien réelle mais malheureusement, c'est ce qui nous attend désormais ici-même en France, le verrou est en marche !
De hasni
09H19 | 04/08/2008 |
Vous avez raison. Backchich se fait l'écho régulièrement de ce qui se passe en Tunisie. J'avoue que si je ne comprends pas toujours sa ligne éditoriale, elle m'est plus agréable que celle du gri gri international. ; )
De lauriane31
cuistot | 18H28 | 01/08/2008 |
salut à vous et merci pour cet intéressant article. Une chose me chagrine cependant, étant donné que je ne comprends pas le tunisien, la vidéo m'a semblé de peu d'interet sans traduction. C'est dommage, car ça m'aurait permis de mieux comprendre le sujet…
De TonyMo 22269
Athée in Heaven | 20H47 | 01/08/2008 |
On se demande où passe l'argent des touristes. Les enfants qui font l'aumône… Bouteflika devrait donner son million d'euros (Mosquée de Marseille) à son pauvre voisin la Tunisie.
De djugurtha73
exilé malgré lui | 20H17 | 02/08/2008 |
Mohammed VI ne comprend pas pourquoi l'Algérie
refuse de rouvrir sa frontière avec le Maroc. Et moi, je
n'ai jamais compris les mecs qui ont un chiffre dans leur prenom.
à djugurtha73
De Oranais
21H10 | 02/08/2008 |
Beaucoup en Algérie aussi ne comprennent pas pourquoi. Une frontière fermée en 2008 c'est un phénomène assez rare et surréaliste sur la planète ! ! . Surtout que l'algérie et le Maroc font partie de l'UPM.
Le régime d'Alger a du mal en ce moment à donner des prétextes qui tiennent la route.
Selon des informations (à vérifier), le pouvoir algérien est sur le point de l'ouvrir cette frontière. Il ne faut pas le répéter, car à Alger les gens sont très susceptibles, et ce n'est pas d'ailleurs une très bonne qualité.
J'ai eu la chance de visiter le Maroc plusieurs fois ces temps-ci. Je comprends pourquoi Alger refuse d'ouvrir sa frontière. L'Algérie est très très en retard par rapport au Maroc, et sur tous les plans d'ailleurs. J'espère que ceci répond à votre interrogation.
De Ali Baba
| 23H42 | 02/08/2008 |
Un peu d'objectivité rendrait votre commentaire plus crédible. Le régime tunisien n'a absolument rien à voir avec le régime chinois. La liberté d'expression est certes très restreinte dès qu'il s'agit de politique, mais c'est bien le seul point commun que je vois aux deux pays. En Tunisie il n'y a pas tout le contrôle qu'entretient l'État chinois sur la vie privée des individus, et la peine de mort est abolie dans les faits (contrairement à d'autres régimes y compris parmi les proches amis de la France).
Je suis conscient que la situation en Tunisie n'est pas brillante. Effectivement il y a de la corruption (comme en Bulgarie), du népotisme (comme en France), des trucages d'élection (comme en Floride), des procès truqués (comme à Guantanamo), de la torture (comme en Israël), etc. Mais il y a aussi de la tolérance religieuse, de l'ouverture au monde, de l'égalité des sexes, et plus généralement de la vraie liberté dans tous les domaines non politiques… Essayez simplement d'aller faire la fête de l'autre côté de la frontière polonaise, en Biélorussie, pays d'Europe : vous aurez des problèmes.
Et je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne je considère que la peine de mort est une chose plus grave que l'interdiction de vendre Libé. Dénoncez les conditions d'incarcération, c'est très louable de votre part, mais ne comparez pas la Tunisie à la Chine, ce n'est pas comparable. La Tunisie ressemble plus à l'Espagne des années 1970 qu'aux régimes chinois, syrien ou biélorusse.
à Ali Baba
De hasni
13H59 | 04/08/2008 |
Merci pour ce commentaire, j'avoue, c'est vrai, qu'il m'est difficile d'être objectif sur la Tunisie, étant directement concerné par cette dictature.
Je maintiens qu'il y a plus de point commun entre la Tunisie et la Chine qu'entre la Tunisie et un pays en cours de démocratisation. Pour autant vous avez raison, il n'est pas malin de comparer des pays, cela serait établir une échelle de valeur sur des sujets tels que la corruption, le népotisme etc … Et à ce « jeu », on trouve toujours pire ailleurs. Mais je suis obligé de m'inscrire en faux par rapport au tableau édulcoré que vous nous proposez sur la Tunisie, ne faisant par là, et j'en suis persuadé contre votre volonté, le porte parole de lieux communs.
L'Etat tunisien a posé sur sa population une chape de plomb, regardez (et comparez ? ) le nombre de policiers dans les rues. Essayez de parler dans un taxi, un restaurant, sur une place publique … Que cela soit dans la sphère publique ou dans la sphère professionnelle, il est impossible d'exister en dehors du parti unique ou de la parole officielle même si cette dernière doit friser le ridicule et se teinter de pipotron.
La peine de mort n'a pas été appliquée, mais elle est toujours applicable. Sa non mise en œuvre ses dernières années n'est pas le fait d'une évolution du pays et de ses responsables mais uniquement par raison d'opportunisme (ne pas choquer les touristes, les partenaires économiques, …).
Si la situation de la femme en Tunisie est moins mauvaise que dans d'autres pays dits arabes, c'est aux femmes elles mêmes qu'en revient le mérite. Pas à Bourguiba, pas à Ben Ali. Mais allez parler de droit de succession aux femmes, aller parler de droit de la mère dans un divorce avec un tunisien et vous verrez que le tableau est loin d'être idéal. De la liberté dans d'autres domaines que politique ? Je répondrais bien que le premier de mes droits est celui de voter et pas celui de manger mais cela serait impertinent. Je me contenterai de parler de théâtre. Pour donner une pièce en Tunisie, il faut avoir le visa de la commission d'orientation du ministère de la Culture. (joli nom, non ? )la pièce de Jalila Baccar et Fadhel Jaibi « Corps-otages » en a fait les frais il y a un moment pour l'exemple.
Une liste, (que je tiens à votre disposition), de livres censurés a été établie. Ils ne sont pas tous politiques mais on ne doit pas plus parler de droit de vote que de société ou de religion en Tunisie
Il y a une chose qui elle ne se voit pas et ne risque pas de tomber dans les colonnes de journaux, ce sont les cas de torture. Cette pratique n'est pas juste courante, elle est institutionnalisée dans les commissariats. Les personnalités, telle madame Radhia Nassaroui, avocate de nombre de prisonniers politiques et pourtant connues, la subisse régulièrement. Alors, imaginez le sort des « petites gens » qui n'ont ni soutien médiatique, ni réseau politique, …
Vous parlez de liberté religieuse ? A nouveau, c'est jeter un voile pudique (sic ? ) sur la réalité. Les imams sont nommés par le politique et diffuse un discours officiel. Pour le laïc que je suis cela devrait me satisfaire. Mais dans ce pays, la religion majoritaire, l'Islam, est brimée. L'Islam tolérant que voudraient pratiquer les tunisiens est dévoyé pour n'être que le média de plus au service du pouvoir.
La perte de l'espoir, la situation sociale et économique catastrophique et la frustration dans la pratique de la religion conduisent nombre de tunisiens à se radicaliser et cela me fait peur. Quand j'observe le nombre de tunisien impliqués dans des attentats, j'en viens à me demander si cela n'est pas la politique de Ben Ali qui fabrique l'intégrisme alors qu'il brandit le drapeau d'une lutte implacable contre les islamistes intégristes. Par contre ce drapeau, vous en conviendrez, lui donne un passeport pour pénétrer les chancelleries occidentales.
Alors non, je suis désolé mais la Tunisie n'est pas l'Espagne en transition entre Franco et juan carlos. Même en faisant abstraction du cas particulier de ce roi qui sut passer de la fadeur d'un manipulé à la fougue d'un démocrate, la Tunisie n'a pas en contre champs de ces élections un espoir de démocratisation du pays et du respect des droits fondamentaux, politiques ou pas, dûs à sa population. La Tunisie est bel et bien une dictature et si on ne doit pas établir d'échelle de valeur ou de comparaison (Chine) dans l'horreur son avenir avec Ben Ali c'est le viol de sa population et le pillage de ses ressources.
Vous avez raison la peine de mort est un sujet plus important que la vente de Libé. Mais prenons les choses dans le bon sens si vous voulez bien. si les tunisiens avaient accès aux positions de Libé sur la peine de mort, pour peu qu'on leur demande leur avis, et bien ne pensez vous qu'ils pourraient la remettre en question ?
L'accès à l'information, c'est aussi l'accès à l'esprit critique.
De Charles quint
médecin | 10H10 | 03/08/2008 |
Après plus de 20 ans à la tête de l » état tunisien le président Ben Ali va se présenter pour une cinquième fois.
Il avait pris le pouvoir en 1987 arguant du fait que Bourguiba était devenu trop vieux et trop malade ; il avait alors réalisé ce que l'on a appelé un « coup d » état médical »
A Cuba Castro( Fidel) après plus de 40 ans de pouvoir n » a laissé le pouvoir que parce qu'il était gravement malade et il l » a laissé à Castro( Raoul son petit frère)
En Egypte ,en Lybie les chefs d » état sont au pouvoir depuis très longtemps et essayent de transmettre le pouvoir à leurs enfants.
Il existe une tendance forte chez beaucoup de gouvernants à se cramponner au pouvoir et à vouloir l » exercer à tout prix.
Si des critères de capacité à gouverner étaient établis( après avoir été discutés et négociés) il y aurait probablement moins d » abus et moins d » anomalies.
Je vais proposer quelques critères qui sont bien sûr discutables mais qui permettront je pense de proposer un cadre général
1 Age . il n » est pas souhaitable de gouverner après 75 ans
2 durée il n » est pas souhaitable de gouverner plus de 20 ans
3 le pouvoir ne doit pas passer d » un individu à son frère (sœur ) ou à son fils (fille) ou à son conjoint.
On pourrait imaginer bien d'autres critères .
Il me semble que quelqu'un qui a exercé le pouvoir pendant 20 ans et qui n » a pas su former un ou plusieurs collaborateurs aptes à lui succéder a échoué sur un point essentiel
De uppercut
14H41 | 03/08/2008 |
@rue89 et sa sélection
@oranais :
(Et puis je tiens moi qui est algérien à dire bravo )
le non sélectionné corrige :
Et puis je tiens moi qui SUIS Algérien à dire bravo
(sans parler de ponctuation : Qui sélectionne QUI ? )
De uppercut
15H07 | 03/08/2008 |
4 x 5 =20 +5 = 25ans
25ANS C'EST LE TEMPS QUE MET L'ETRE HUMAIN A DORMIR DURANT TOUTE SA VIE …
De uppercut
19H07 | 04/08/2008 |
LENTEMENT MAIS SUREMENT