Il est courant de subordonner la survie d'Israël à la perpétuation de sa nature juive. Une communauté nationale, dit-on, ne peut faire fi des valeurs et du passé supposés la constituer. Cette thèse communautariennne (défendue notamment par Amitai Etzioni, l'un des chefs de file de ce courant) se pare des vertus de l'évidence : on ne pourrait fonder le vivre-ensemble que sur la proximité identitaire (nonobstant les très nombreuses façons d'être juif, en Israël comme en diaspora).
Contre quel adversaire se déploie cette thèse, incontestablement peu discutée bien que fort discutable ? Contre les tenants d'une conception de la citoyenneté fondée sur les droits individuels, conception, aux yeux de ses adversaires, strictement procédurale, qui priverait l'appartenance à la nation de toute réelle substance. J'entends montrer ici que la légitimité nationale, tout particulièrement là où est contesté le simple droit à l'existence, peut et doit être justifiée autrement.
La laïcité, moyen de parvenir à une culture de paix civile ?
Israël, il est trivial de le rappeler, n'est pas un Etat laïc. Nombreux sont ceux qui imaginent que la laïcité, c'est-à-dire la neutralité de l'Etat, constituerait une rupture avec le projet sioniste. Mais, première objection, que reste-t-il de celui-ci, aussi légitime qu'il ait pu paraître ? Les juifs diasporiques, dans leur grande majorité, n'envisagent aucunement d'émigrer et, le voudraient-ils, il est raisonnable de penser qu'ils chercheraient avant tout un havre de paix. Perspective, hélas, de plus en plus éloignée dans un pays durablement installé dans la culture de guerre, pour reprendre l'expression d'Henry Laurens. C'est précisément une culture de paix civile qu'est susceptible d'apporter la laïcité, définie comme une sorte de « dispositif aveugle » (Catherine Kintzler) à l'égard des appartenances préalables.
Mais dira-t-on si le sionisme n'est plus la source de légitimité d'Israël, comment ce pays pourra-t-il justifier son existence aux yeux du monde ? La réponse n'est certes pas aisée et elle ne le serait pour aucun Etat confronté à la question de son droit moral à se perpétuer malgré les guerres injustes qu'il a conduites (ce qui signifie que la question ici posée vaut pour un très grand nombre d'entités étatiques). Une esquisse de solution peut être recherchée dans une conception civique de l'appartenance nationale.
Il est parfaitement concevable qu'un citoyen se sente affecté (positivement ou négativement) par les actes politiques formels accomplis au nom de sa communauté. Songeons au cas, cité par Rawls, d'un orchestre : c'est la performance réussie de l'orchestre comme tout qui permet à chaque musicien d'éprouver de la fierté, indépendamment de la qualité de la prestation individuelle. On comprend, dès lors, que les citoyens, dans cette perspective, puissent considérer que vivre au sein d'une communauté injuste diminue la valeur de leur propre vie et qu'ils partagent « l'idée que la politique est une entreprise coopérative en un sens particulièrement fort : que tout un chacun […] a un intérêt personnel […] à promouvoir la justice non seulement pour lui-même mais pour tous les autres également » (Dworkin). Il me semble que ce sentiment est très largement partagé parmi les opposants israéliens à la politique d'occupation, politique qui, outre les souffrances qu'elle inflige, ruine le sentiment d'appartenir à une communauté juste.
Ne pas réserver l'appartenance nationale aux seuls membres de la culture majoritaire
La neutralité de l'Etat exige également que la justification des politiques publiques ne puisse se fonder sur une préférence pour une conception du bien commun controversée. Ce refus du perfectionnisme politique constitue une base nécessaire de toute société démocratique pluraliste. Dans une telle société, l'appartenance nationale ne saurait être réservée aux seuls membres de la culture majoritaire mais proposée à tous ceux qui font le choix de la citoyenneté, indépendamment de leurs origines. Ce nationalisme civique, défendu notamment par Yaël Tamir et David Miller, est de nature à concilier préservation de l'« ethos national » et attention à la diversité des composantes de la société politique israélienne.
Cela impliquerait le courage de renoncer à la Loi du retour qui, en posant une affinité élective avec une catégorie d'hommes, constitue une entorse aux principes démocratiques. Cette renonciation, de surcroît, pourrait faciliter celle au droit systématique au retour des réfugiés palestiniens. Ainsi d'Etat juif, Israël deviendrait l'Etat de ses citoyens juifs et arabes, bref l'Etat des Israéliens.
Il va sans dire que ceci ne signifie nullement qu'Israël doive cesser d'être un éventuel refuge pour les Juifs persécutés. Une communauté juste ne peut rester insensible à la persécution, et l'histoire et l'identité israéliennes se sont largement construites dans l'attention au désarroi des Juifs de la diaspora. Devenir une « société décente » (Avishai Margalit) exige donc désormais une semblable attention aux souffrances des Palestiniens. On ne peut qu'ardemment souhaiter que les années à venir donnent au monde l'image d'un Etat des Israéliens composé de citoyens pourvus de suffisamment de lucidité pour prendre conscience du tort infligé à autrui et trouver dans cette lucidité reconquise les ressorts d'un autre type d'attachement à la nation.

























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De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 12H15 | 31/07/2008 |
« Nombreux sont ceux qui imaginent que la laïcité, c'est-à-dire la neutralité de l'Etat, constituerait une rupture avec le projet sioniste »
Lequel de projet sioniste ? il y en a eu pléthore me semblet-il…
Sinon, belle tribune ! Quel plaisir de lire ce point de vue consciemment optimiste et lucide quant à un avenir partagé par ces deux peuples. Merci
De Hatamoto
12H12 | 31/07/2008 |
Je vous invites à lire l'excellent article paru dans le Monde Diplo sur un sujet similaire.
Heureusement, qu'il à été écrit par un Israélien, sinon …
à Hatamoto
De Rokse
chose rousse | 14H40 | 31/07/2008 |
Dommage que ce message ait été replié. L'article en question est effectivement très intéressant. (Je reprends la description du site du Diplo : )
UNE HISTOIRE MYTHIQUE
Comment fut inventé le peuple juif
par Shlomo Sand.
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle, qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste.
à Rokse
De el Chiquito
en promenade | 14H46 | 31/07/2008 |
C'est une question intéressante, mais directement liée à la nature de l'état d'Israel
à Rokse
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 15H54 | 31/07/2008 |
Les travaux de Sand tendent seulement à démontrer que pour une partie - selon lui importante - ceux qui forment le peuple juif actuel, ne seraient pas des descendents des Juifs du temps de l'empire romain.
Ce n'est pas pour autant que « le peuple juif » n'existe pas et ce n'est pas non plus son opinion.
à leconcombrevert
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 19H25 | 31/07/2008 |
Je précise que je n'ai pas de réponse à la question que je pose, mais elle me titille pas mal l'esprit : Les palestiniens d'aujourd'hui ne seraient ils pas en grande partie des descendants des juifs de l'antiquité, de ceux qui n'auraient pas été dispersés en diaspora, et ensuite convertis au Christianisme ou à l'Islam ? La majorité des égyptiens descend bien des égyptiens antiques. Quid des « palestiniens » ?
à Azza
De Avril
23H59 | 31/07/2008 |
cela fait effectivement partie de la thèse du professeur Sand. Concernant la politique actuelle, il pense que le passé n'est en fait pas si important que cela, dans le sens ou le futur passe obligatoirement par apprendre à vivre ensemble.
De Nicole Muchnik
Journaliste à Madrid | 12H38 | 31/07/2008 |
Un article qui fait appel à la raison.C'est rare.
Merci.
De Hemenate
12H57 | 31/07/2008 |
De l'art d'enfoncer les portes ouvertes la bouche en coeur…
Les Juifs ont voulu se créer un état à eux.
Ils n'ont qu'à y renoncer et le conflit est réglé.
Sans déconner ! ! !
Dans le même esprit on pourrait dire :
les Tibétains veulent un Etat et préserver leur culture ?
Ils n'ont qu'à y renoncer et le problème est réglé.
Ou à l'inverse : la Chine veut garder le Tibet ?
Elle n'a qu'à y renoncer et le problème est réglé.
Vu comme ça les choses sont simples, non ?
Effectivement si les gens privilégiaient systématiquement la paix à leurs revendications le monde serait bien différent…
Bref encore une solution que personnellement en tant que bon petit occidental loin du conflit j'approuve, mais qui ne tient pas du tout compte de l'avis des concernés.
Les Juifs/juifs veulent-ils d'un tel Etat ? Pas sûr…
Les arabes veulent-ils d'un tel Etat ? Pas sûr…
De plus c'est encore une analyse qui oublie la variable démogaphique, dans une trentaine d'années il y aura plus d'arabes que de Juifs en Israël.
La démocratie étant la volonté de la majorité (et pas forcément la reconnaissance des minorités), ça m'étonnerai que les Juifs soient partant en sachant qu'ils seront bientôt minoritaire.
à Hemenate
De Gotch
15306
ancien ouvrier de la banque | 09H03 | 02/08/2008 |
Ne pas être débordé par la natalité palestinienne : cela explique la volonté du gouvernement israélien à accueillir TOUS les Juifs, ou prétendus tels, qui sont prêts à immigrer : cela gonfle d'autant le quota face aux Palestiniens encore présents, mais aussi cela rend le panel dit « Juif » ou « juif » complètement insaisissable. Entre un Sabra qui aime sa terre, et ces « lourdauds » (par ignorance de l'endroit où ils arrivent) qui ne connaissent que les plaines de Russie ou d'ailleurs, il ne peut y avoir qu'un hiatus de plus en plus énorme. C'est une sorte de reconstitution en plus petit d'un Balkan plein de paradoxes et de conflits latents. Sûrement pas une bonne chose. Je pense que les gouvernements israéliens successifs en sont conscients, mais que pris dans l'engrenage ils n'y peuvent plus rien. Je crains que cela ne finisse très mal, tant ces nouveaux arrivants risquent de déstabiliser un Etat qui peine à affirmer sa légitimité.
De Muslim
Esprit Libre | 13H18 | 31/07/2008 |
Les Crimes du Sionisme & La Tragédie Palestinienne
L'indifférence de l'Occident et des pays « Musulmans » face à la Tragédie Palestinienne restera à jamais au panthéon de l'injustice commis par l'humanité. La lâcheté, la complaisance des dirigeants musulmans et l'expiation de l'Occident face au crime de l'holocauste est la cause première de la souffrance de ce peuple spolié de sa dignité et confisqué de ses terres. Les palestiniens sont les offrandes de l'occident pour leur injustice envers le peuple juif alors qu'ils sont les bélitres jetés en pâture dans la fosse aux lions par les dirigeants des pays musulmans qui souffrent de polydipsie du pouvoir.
Quelle mascarade agreste des hommes politiques envoyés en émissaires de la paix alors que tout le monde sait qu'ils ne sont là que pour retarder chaque jour un peu plus la mort par agonie de ce peuple sous perfusion qui n'a rien demandé si ce n'est que l'on rende leurs terres et leurs dignités. Pourquoi cette hypocrisie et ce silence complice lorsqu'il n'est pas acteur et coupable venant des membres de l'ONU ? Pourquoi aucune sanction lorsque les sionistes transgressent et bafouent les résolutions de l'ONU ? Chaque jour on grignote un peu plus en massacrant et en expulsant les Palestiniens de leur Terre. Combien de morts et de génocides à ciel ouvert au su et au vu de l'humanité doivent être commis pour que l'indignation résultant de la barbarie israélienne face enfin réagir les pacifistes et les pragmatiques ? Je tiens à saluer ici les minorités juives ; d'intellectuels, de soldats qui désobéissent à leurs hiérarchies, de religieux et de pacifistes qui ont encore un idéal d'humanisme et de respect de l'être humain. Ces derniers gardiens du judaïsme savent que le sionisme conduit leur peuple à la perte et les met en danger concernant leur avenir. Les juifs et les musulmans en Palestine ont toujours su cohabiter avec intelligence et respect mutuel jusqu'à l'apparition de cette idéologie sioniste qui est à l'image des bourreaux qui ont décimé une partie des juifs d'Europe. Les victimes d'hier sont les criminels d'aujourd'hui en opprimant les musulmans palestiniens qui n'ont rien à voir avec les crimes de l'histoire propres aux occidentaux.
Cet apartheid physique et social par les murs soit disant de protection que l'on érige sur les terres palestiniennes sont des signes avant coureurs du déclin de la légitimité israélienne dans l'opinion internationale. Le poids de l'histoire et des responsabilités occidentaux face à l'horreur que l'humanité a connue écrase les critiques et les prises de positions pour dénoncer l'injustice criant de la politique de tyrannie qu'Israël fait subir au peuple palestinien. Ce régime sioniste qui s'est consolidé et s'est renforcé jusqu'à aujourd'hui grâce au soutien des américains et des européens, va bientôt subir le même sort que l'Afrique du Sud et son régime raciste et xénophobe où les Noirs n'avaient même pas le niveau de respect que les blancs avaient pour leurs animaux domestiques.
Nul ne peut renier le droit aux juifs de vivre en Palestine mais nul ne peut également renier que l'existence même d'Israël est fondée sur le viol des droits fondamentaux des Palestiniens ; expulsion, expropriation, massacre, torture et humiliation. Quoi de plus naturel pour ce peuple à l'heure de l'affirmation identitaire et à l'image de la résistance de la France Libre contre Vichy et le Nazisme Allemand, que de se battre corps et âmes pour préserver le peu de terre et de dignité qu'il leur reste. Est-ce un crime dans le reste du monde que de se défendre contre l'injustice ? Les valeurs et les postures des grandes puissances prouvent l'hypocrisie générale et leurs assouvissements aux désirs et aux caprices du régime sioniste israélien.
Le temps n'est » il pas venu de faire un constat d'échec et de revoir ce soutien inconditionnel que la plupart des dirigeants du monde accordent de façon aveugle à ce régime qui n'a qu'une idée en tête, qui est de coloniser un maximum pour jouer sur les équilibres démographiques et mettre le monde entier devant un fait accompli, en espérant qu'avec le temps la remise en question sera impossible. Cet état qui pratique le terrorisme d'état et qui alimente le moulin de l'antisémitisme par sa politique de répression et de colonisation sur le peu d'espace que ces millions de Palestiniens doivent se partager dans ces prisons à ciel ouvert, doit être remis en question pour le bien-être non seulement des palestiniens mais également pour celui des juifs qui vivent là-bas.
Le cycle de la violence sera rompu lorsque l'injustice envers ce peuple palestinien cessera. Pour cela l'induction anagogique est inévitable pour ceux qui sont doués d'une finesse d'esprit afin de trouver des solutions aux problèmes des Musulmans Palestiniens et des Juifs en cette terre sainte. Le devoir de tous les musulmans en Occident est de dénoncer cette effroyable amnésie maintenue et entretenue par les pouvoirs en place. Il faut exiger la justice par la justice avec les moyens qui peuvent faire basculer les opinions et les tendances. La fatalité et le pessimisme sont des mots à bannir de notre langage.
Il est temps que les Intellectuels et les Esprits Libres se libèrent des carcans de l'histoire. C'est une vraie commotion émotionnelle et cérébrale dont souffrent nos hommes de lettres, ils sont stoïques et paralysés face à la tragédie palestinienne qui se déroule sur le théâtre de l'humanité. De peur d'être taxés, étiquetés d'antisémites, d'intégristes, de révisionniste et personna non grata dans les médias, la plupart préfèrent les honneurs, la notoriété et l'opulence des éloges puérils que leurs offrent les médias contre leur silence face à ce drame qui risque de compromettre l'avenir même de l'humanité.
R.A
http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/
http://espritlibre.blogs.courrierinternational.com/
à Muslim
De Octave65
Révolutionnaire. | 13H43 | 01/08/2008 |
Réaction au billet islamiste Muslim ….
Vous vous permettez d'écrire une fois de plus mais sous une forme douce , votre haine du peuple juif ….
les journalistes devraient vous interdire …
C'est une honte que la France héberge des gens comme vous …
sur ce…
cqfe
à Octave65
De Ishtar
17H08 | 02/08/2008 |
Pour avoir lu le message de Muslim,je trouve que tout ne se résume pas loin de là à une haine du peuple juif.
L'Europe doit faire face à sa responsabilité face au peuple palestinien qui au lendemain de la guerre 39 40 s'est vu imposer les décisions de l'Occident,je veux parler de la création de l'état d'Israel.On dit souvent que les grands pays européens se sont sentis redevables vis à vis du peuple juif.Que dire pour le peuple palestinien qui n'était pas partie prenante mais a pourtant payé un lourd tribut en 1948 et a subi sans pouvoir donner le moindre avis.Il n'y a aucune raison qu'ils perdent leur pays suite à une guerre qui ne les concernait pas.
Muslim fait allusion aux quelques Israeliens qui sont horrifiés de voir les exactions de Tsahal,qui militent pour les droits de l'homme et sont aussi actifs que possible dans un pays comme Israel pour dénoncer les injustices faites aux Palestiniens.Est-ce dire sa haine du peuple juif que de citer ces gens courageux : en effet les représailles envers ceux qui dénoncent les débordements dans l'armée israelienne sont souvent très dissuasives.
Depuis environ ….un an,il est de plus en plus risqué de critiquer Israel et sa politique.Aussitôt l'épouvantail de l'antisémitisme est brandi et la réponse ne se fait pas attendre : qui est taxé d'antisémite devient « islamiste » ou facho d'extrême droite.La démarche est désormais bien rôdée.
De el Chiquito
en promenade | 13H40 | 31/07/2008 |
L'Etat d'Israel se définit comme une démocratie, les dirigeants sont élus par le peuple.
Il n'a pas de constitution, mais des Lois Fondamentales basées sur les textes religieux juifs ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_fondamentales_d%27Isra%C3%ABl ). Je dirais à ce titre que c'est un état juif, comme l'Iran est un état Islamique.
Les arabes israéliens constituent une sous population, n'étant pas juifs ils n'ont pas les mêmes droits que les juifs, malgré qu'ils sont israéliens.
à el Chiquito
De Compte supprimé 6
14H19 | 31/07/2008 |
Bonjour,
Aujourd'hui « Juif » signifie être pratiquant de la religion judaïque. Un Etat juif ne peut pas être démocratique. La démocratie doit s'appliquer à tous les citoyens d'Israël, pas seulement aux citoyens juifs d'Israël, sinon ce n'est pas une démocratie.
L'état d'Israêl serait tout au plus une République Judaïque, mais pas démocratique, comme l'Iran qui est une République islamique.
à Compte supprimé 6
De el Chiquito
en promenade | 14H44 | 31/07/2008 |
Pour info : http://fr.wikipedia.org/wiki/Isra%C3%ABl#Politique
Mais peut-être que wikipedia se trompe
à el Chiquito
De Hemenate
14H53 | 31/07/2008 |
D'autant plus qu'il y a des députés arabes à la Knesset.
à Hemenate
De Compte supprimé 6
14H59 | 31/07/2008 |
Bonjour Hemenate,
Etre arabe ne signifie pas forcément être musulman, vous mélangez tout.
à Compte supprimé 6
De Hemenate
15H31 | 31/07/2008 |
Je distinguait arabes et Juifs quelles que soient leur religions, et non pas arabes et juifs.
Je vous retourne le compliment, être Juif (avec majuscule) ne veut pas forcément dire qu'on pratique le judaïsme, mais fait référence à un peuple.
Ce qui me paraîssait évident, sauf à croire que tous les israéliens non arabes sont juifs (avec minuscule), ce qui ne relèverait pas du mélange mais de l'ignorance la plus crasse.
à Hemenate
De el Chiquito
en promenade | 15H34 | 31/07/2008 |
alors vous devriez lire l'article du Monde Diplomatique indiqué plus haut, pour un petit résumé :
« UNE HISTOIRE MYTHIQUE
Comment fut inventé le peuple juif
par Shlomo Sand.
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle, qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste. »
à el Chiquito
De Hemenate
15H46 | 31/07/2008 |
C'est une question qui peut effectivement faire débat, mais la réalité ou non de l'existence historique d'un « peuple juif » n'a que peu d'importance.
Le point important c'est que des personnes, à tort ou à raison, s'identifie comme appartenant à ce peuple, et ce n'est pas en démontrant qu'elles ont historiquement tort que ce sentiment d'appartenace va forcément disparaître.
Extrait de la loi du retour :
« 4.B Pour les besoins de cette loi, “un Juif” désigne une personne née d'une mère juive, OU convertie au judaïsme et qui n'est pas membre d'une autre religion. » »
à Hemenate
De el Chiquito
en promenade | 15H50 | 31/07/2008 |
Donc, d'après vous il y a un peuple juif, un peuple catolique, un peuple musulman ?
Moi qui suit sans croyance, je n'ai pas de peuple à qui m'identifier ?
à el Chiquito
De leconcombrevert
La vraie vérité >:-)) | 15H57 | 31/07/2008 |
El Chiquito, cela tient justement au fait que le Judaisme se veut la réligion du peuple juif, alors que le christianisme et l'Islam sont de vocation universelle.
à el Chiquito
De Hemenate
16H10 | 31/07/2008 |
J'ose espérer que vous faites exprès.
Vous n'êtes pas sans ignorer que la religion juive à été à sa naissance la religion d'un peuple (peuple élu), ce qui n'est pas le cas de l'islam, ou du christiannisme qui au contraire se structure notamment autour de la conversion des non-croyants.
L'expression « Juif laïc » n'est jamais parvenu jusqu'à vos oreilles ?
Si vous ne concevez pas qu'une personne athée puisse se définir comme appartenant au peuple Juif vous n'avez strictement rien compris au conflit israélo-palestiniens…
à Hemenate
De el Chiquito
en promenade | 16H51 | 31/07/2008 |
C'est quoi un « peuple élu » ?
à el Chiquito
De Hemenate
17H03 | 31/07/2008 |
J'avais cru remarquer que en matière de religion ou de concept religieux vous ne connaissiez pas grand chose, mais là vous touchez le fond.
Dans de tel cas ne désespérez pas et n'oubliez pas que google est votre ami.
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Peuple_%C3%A9lu
à Hemenate
De el Chiquito
en promenade | 17H17 | 31/07/2008 |
C'est ça qu'il faut lire ?
« Différents groupes se sont considérés “élus par une instance supérieure, généralement Dieu, pour diverses raisons comme celle d'être l'agent de cette autorité sur Terre. Ce statut est souvent associé à une plus grande rigueur personnelle ou collective auto-imposée, afin de remplir les attentes de Celui qui élit.”
à el Chiquito
De Hemenate
17H50 | 31/07/2008 |
Oui, et la suite, et les liens aussi, ça fait pas de mal.
En tout cas félicitation, vous venez de comprendre ce que pensaient les différents peuples qui se sont autoproclamés « peuple élu », formidable.
Je comprends bien que vous attendez sournoisement que je « valide » cette définition pour en tirer je ne sais quels fumisterie, aussi je vais prendre le soin de re-préciser pourquoi j'ai parlé de « peuple élu » :
L'élection, on s'en balance mais on voit bien que le judaïsme, à la différence du christiannisme qui se voulait universel, était la religion d'un peuple.
A notre époque l'athéisme se développe, ce qui n'empêche pas le sentiment d'appartenance à un peuple de perduré.
à Hemenate
De el Chiquito
en promenade | 12H29 | 01/08/2008 |
C'est un peu ce que je voulais montrer, se croire appartenir à un peuple élu, c'est se croire supérieur aux autres, je ne pense pas que cette croyance ait un effet bénéfique dans le conflit entre Israel et palestiniens.
à el Chiquito
De Hemenate
12H40 | 01/08/2008 |
Tout à fait, il n'empêche que c'est l'essence du judaïsme, et si les « Juifs non-juifs » ne croient pas en l'idée de peuple élu, beaucoup ont bien le sentiment d'appartenir à un peuple.