
Comment combler le déficit de la Sécurité sociale ?
L'automne dernier, Rue89 avait dressé un état des lieux du « trou de la Sécu ». Cette année encore, le régime général de l'Assurance Maladie devrait être en déficit de quasiment 9 milliards d'euros. Le gouvernement doit annoncer, mardi 29 juillet, de nouvelles mesures d'austérité. Où l'on constate que, pour l'instant, Nicolas Sarkozy n'a pas tenu ses promesses de campagne. Hésitant entre deux philosophies, le gouvernement redoute les mesures impopulaires.
Quelle est l'ampleur du déficit de la Sécurité sociale ?
Dix jours avant le 1er juillet, la commission des comptes de la Sécurité sociale a présenté son bilan d'étape du régime général, avec les résultats des quatre branches. (Voir tableau)

Total : un déficit prévisible de 8,9 milliards d'euros, pas très loin des 8,8 prévus dans le budget. Pour la seule branche maladie, le déficit s'établit à 4,1 milliards d'euros, en diminution par rapport à l'année précédente (4,6 milliards).
Ces chiffres ont été confirmés par le ministre du Budget, Eric Woerth. Le déficit représente environ 3 % du budget global des dépenses de la Sécurité sociale, marqué par le dérapage de la branche vieillesse dont les dépenses augmentent vertigineusement, à cause des départs en retraite du baby-boom.
Comment réduire le déficit de l'Assurance maladie ?
Comme dans tout système comptable, le gouvernement a le choix de jouer sur deux tableaux : celui des dépenses et/ou celui des recettes. Il peut aussi -promesse déjà oubliée ? - remettre de l'ordre dans les comptes de la Sécu, car l'Etat en est l'un des plus gros débiteurs. Lors du projet de loi de finances 2008, à l'automne 2007, Eric Woerth s'était engagé à deux choses : ► Affecter la moitié du surplus des recettes fiscales pour l'année 2007 (les impôts ont rapporté 2,9 milliards de plus que prévu) au budget de la Sécu et aux collectivités locales, soit en tout 1,4 milliard d'euros à partager ; ► Compenser les « allégements généraux de cotisations sociales et l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires prévus dans le “paquet fiscal'” à hauteur de 1,3 milliard d'euros.
Examinons les moyens de réduire le déficit.
A/ Augmenter les recettes
Pour faire rentrer plus d'argent dans les comptes de la Sécu, il y a quatre possibilités : ► Avoir plus de cotisants, donc moins de chômeurs et plus de travailleurs, mais cela ne se commande pas : cela dépend de la bonne santé de l'économie ; ► Augmenter les cotisations payées par les employeurs et les salariés. Inconvénient : cela alourdit le coût du travail et surtout, ce n'est pas du tout populaire ; ► Modifier la fiscalité de la CSG (Contribution sociale généralisée), qui alimente, à hauteur de 34 %, les recettes de la branche maladie. Les experts du PS proposent de rendre non-déductible la totalité de la CSG, contre un tiers aujourd'hui. Cela ferait rentrer 5 milliards d'euros dans les caisses ; ► Taxer des produits particuliers : tabac, alcool, confiseries… Bref, tout ce qui dégrade la santé de la population, par un mécanisme de financement indirect. Vu le contexte économique plutôt défavorable du moment, ces solutions n'ont pas la préférence du gouvernement. Martin Hirsch avait proposé de taxer les confiseries. En vain.
Voir le tableau des chiffres clés des comptes sociaux de la Sécurité sociale pour 2007.
B/ Diminuer les dépenses
Eric Woerth le proclame à chaque apparition, il est le ministre de la “maîtrise des dépenses”. Le pic de progression des dépenses de santé a été atteint en 2002, où elles ont augmenté de 7,1 % en un an, comme souvent lorsque l'activité économique est florissante. Depuis, la tendance s'est inversée : l'objectif pour 2008 a été fixé à 2,8 %, il serait en réalité de 3,5 %.
La répartition des dépenses de santé se fait de la manière suivante (chiffres de 2006) :
► 47 % concernent les soins de ville (honoraires des professionnels libéraux, médicaments, transport, arrêts de travail) ; ► 45 % sont imputés aux établissements de santé (courts et moyens séjours) ; ► 8 % dans le médico-social (établissements pour handicapés par exemple).
Or, le principal poste en augmentation est celui des “soins de ville”. Le gouvernement aurait pu choisir d'augmenter le ticket modérateur, la part payée par les patients. Un temps envisagé, la mesure a suscité un tollé. La ministre de la Santé a fait marche arrière.
Pour réduire les dépenses à la charge de la Sécu, annonce le Figaro, le gouvernement semble avoir choisi la voie de la malice. Une taxe sur les mutuelles et les assurances complémentaires va être instaurée. Elle devrait rapporter 1 milliard d'euros. L'histoire ne dit pas ce que feront les complémentaires, mais il ne serait pas surprenant qu'elles augmentent… leurs tarifs. Le patient sera donc toujours taxé, mais indirectement. Ni vu, ni connu.
Nicolas Sarkozy a-t-il tenu ses promesses de campagne ?
Pendant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy promettait de mener une large réflexion sur le système de santé à la française. Dans le 14e point de son projet de campagne, “De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables”, le candidat de l'UMP faisait l'analyse suivante :
“Enfin, je veux que nous préservions l'excellence de notre système de santé, qui est l'un des meilleurs du monde. Au lieu de lutter contre ses gaspillages, nous avons organisé son rationnement, essoufflant nos professionnels sous le poids de la bureaucratie, de l'isolement, des inégalités, sans parler des 35 heures. Pour moi, la santé n'est pas un coût, c'est un investissement, une richesse, des emplois, de la croissance, et surtout un bien-être qui n'a aucun prix. C'est pourquoi tout euro dépensé dans la santé doit être un euro utile qui serve à guérir ou à soulager la souffrance.”
Et de promettre une grande “politique de santé publique et de prévention”. Sauf que depuis, le gouvernement ne cesse de repousser l'échéance. Initialement annoncées pour septembre 2007, puis repoussée à décembre, puis à l'automne 2008, les propositions des experts sont toujours dans les tiroirs.
Quelques idées nouvelles que tout le monde a oubliées…
Parmi elles, le rapport sur le bouclier sanitaire est certainement la plus novatrice. Le principe est d'étendre le “reste à charge” (RAC, ce que le patient paie chez le médecin ou à l'hôpital) à un plus grand nombre de dépenses, mais en tenant compte du revenu des patients, un critère aujourd'hui marginal. Le tout serait plafonné annuellement, à hauteur de 3 à 5 % du revenu brut. Le même système existe en Allemagne depuis 2004, mais avec un plafond du RAC de 2 %.
Evidemment, en fonction du périmètre du bouclier et des critères de revenu, le système peut être plus ou moins social. Le haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, en est l'un des plus fervents promoteurs, mais visiblement le dispositif n'est plus d'actualité. D'ailleurs, avant de s'envoler pour Pékin, la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, a surtout aligné les généralités, sans être très concrète sur la réforme à venir :
“Ce que doivent comprendre tous les acteurs, c'est que le redressement de l'assurance maladie, c'est un marathon, une course de fond qui demande des efforts de tous les jours, des efforts permanents, auxquels nous devons, nous tous, professionnels de santé, industriels, assurés, nous atteler dès maintenant, et que nous poursuivrons dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009. Mais ces efforts ne seraient rien sans les réformes de structure fondamentales qui seront contenues dans le projet de loi ‘patients, santé, territoire'.’
En Chine, Roselyne Bachelot pourrait relire la proposition casse-tête d'un certain… Philippe Séguin. L'an dernier, le président de la Cour des comptes proposait de taxer les stock-options ‘comme les revenus d'activité’ pour financer la Sécurité sociale. Il estimait alors que la taxe pourrait rapporter 3 milliards d'euros, la moitié du déficit. Et ça, c'est une vraie mesure.
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De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 11H18 | 29/07/2008 |
La sécurité sociale n'est qu'un mécanisme de répartition de la richesse : tout écart entre les dépenses et les recettes montre que la répartition des richesses n'est pas effectuée correctement.
Jusqu'à preuve du contraire, notre pays s'enrichit de manière régulière depuis 50 ans, jusqu'à ce jour personne n'a officiellement déclaré que la France était en récession, il est déchirant d'entendre donc nos dirigeants déclarer que les caisses de l'Etat étaient vides. Désolé pour l'affirmation simpliste et péremptoire, mais « de l'argent il y en a et il faut le prendre où il se trouve », ça sonne révolutionnaire, mais ce n'est qu'un constat de bon sens.
La question qui se pose réellement est l'utilisation qui est faite de ces richesses et où se trouvent-elles ?
L'individualisme est l'idéologie à la mode, de ce fait, aucune surprise de lire dans l'article que financer un système collectif est impopulaire.
Il est aussi fatigant de rabacher cette histoire de trou de la sécu et de faillite des systèmes de retraite. Ces habitudes ont pour défaut d'immiscer dans l'esprit du commun des mortels qu'il alimente un puit sans fond en pure perte.
Pour autant, un grand nombre (en augmentation) de français sont confrontés à des difficultés directement ou dans leur famille, maladie, chomage, vieillesse, et pour eux, la solidarité nationale n'a pas que des mauvais côtés.
La question à trancher est « Est ce que le pays veut d'un systéme de sécurité sociale … avec tout ce que ça implique en terme de devoir de financement ».
Il est impensable que des pans entiers des revenus soient exonérés de participations à l'effort social, et les revenus des stocks options, évoqués en fin d'article ne sont qu'un exemple.
De sebelo
medecin | 11H16 | 29/07/2008 |
Je suis un peu choqué des propos tenus par Sicanrf.
Selon vous, les malades doivent payer pour les maladies qu'ils auraient, consciemment ou inconsciemment, contracté !
Vous ne laissez que peu de place à l'erreur humaine.
L'erreur d'avoir été toxicomane à une période de sa vie, de s'en être sorti, et de se battre contre une maladie que l'on a attrapé.
L'erreur d'avoir sombré dans la dépendance d'une substance parce que les évènements d'une vie, que vous ne connaissez pas et ne pouvez en aucun cas juger, ont fait que vous étiez fragile à ce moment…
Vous me paraissez bien sur de vous et tant mieux, si vous n'avez pas de défauts addictifs. Sachez que la plupart des êtres humains sont un peu plus fragiles que vous et que la solidarité c'est de pouvoir tendre la main (physiquement, moralement, financièrement) lorsqu'on le peut à ces patients.
Les bénéficiaires de stock options qui ne sont pas taxées, sont autrement plus fautifs et coupables, que les personnes victimes du VIH.
Cessez vos préjugés !
Venez travailler dans un service hospitalier et rencontrez ces patients. Vous découvrirez leur parcours, et je pense que vous ne penserez plus ce que vous venez de dire.
cordialement.
à sebelo
De Caniveau89
12H56 | 29/07/2008 |
Oui, je vais dans votre sens, mais il y a un peu de vrai dans son baratin : la notion de responsabilité n'a pas cours en matière d'assurances sociales (responsabilité, ce qui ne veut pas dire faute). Et cela entraine une gabegie et des injustices. Quelques exemples :
- Si vous êtes miro ou sourd, on laisse à votre charge une part importante des dépenses pour corriger votre handicap alors que vous n'y êtes pour rien.
- Si vous êtes diabétique, on n'exige pas de vous de perdre quelques kilos ou de faire de l'exercice physique pour vous prendre en charge à 100 %, alors que ces modifications du mode de vie sont indispensables pour améliorer votre état de santé.
De même, à ma connaissance, les médicaments du cholestérol sont toujours remboursés, alors que 80 ou 90 % des patients ne suivent pas ou très mal leur régime.
Par ailleurs, vous pouvez vous réjouir puisque les bénéficiaires de stock options vont payer quelques impôts et cotisations, c'est en route ! Et les bénéfices de l'intéressement et de la participation devraient suivre prochainement.
à sebelo
De Sicanrf
13H33 | 29/07/2008 |
Votre discours est un discours d'irresponsable. Votre attitude fait que nous vivons dans une société de merde où tout fout le camp, qui dégringole et qui va finit dans le ruisseau.Je vous plains.
à sebelo
De Révolutiona
Hawwah | 15H16 | 29/07/2008 |
@ sebelo
Cela fait du bien de lire cela ! Certains médecins semblent avoir perdu le feu « sacré » avec les pressions de la CPAM.
Je me souviens de mon médecin généraliste ne voulant pas me faire un certificat médical pour m'éviter un entretien de licenciement, alors que j'étais très malade.
J'ai dû y aller, la mort dans l'âme, après avoir rédigé la veille mon testament.
Elle m'avait dit : « comme cela, ils verront que vous êtes malade ! ». Oui, ils ont vu, mais m'ont licenciée quand même ! Cela n'a pu qu'aggraver ma maladie (dépression).
Que croyait-elle qu'il restait quelque soupçon d'humanité dans des hommes d'affaires ? Et en plus, elle était au courant de cet entretien avant moi.
Et je ne parle pas de l'inspectrice du travail qui me dit plein d'espoir : « Alors, comment cela s'est passé cet entretien de licenciement ? ». Je lui ai dit « mal, très mal, j'ai pleuré pendant deux heures »… et là, elle avait une proposition en mains… Une proposition funeste : me faire reconnaître une faute que je n'avais pas commise pour échapper au licenciement : mon téléphone s'en souvient, il a la tête aussi brisée que la mienne ! J'ai raccroché en criant : « laissez-moi tranquille, je suis malade, malade ! ! ! ! ».
Quand j'ai dû la recontacter en avril, parce que l'employeur freinait la prise en charge de la Prévoyance, elle a enfin compris que j'avais dit la vérité, et m'a proposé de faire une enquête en interne. Mais plus de huit mois plus tard, de quoi bien se détériorer encore la santé… et je ne parle pas des enquêtes Sécu dans le cadre des AT, oui, dès en prenant contact l'enquêteur recherche déjà si vous n'êtes pas en infraction : où vous êtes ? que faites-vous ? etc… Puis cherche des causes externes au monde professionnel… et quand il n'en trouve pas, le refus consiste dans l'argumentation que c'est à la victime de prouver qu'elle a bien eu un accident de travail : facile, quand tout est organisé sans témoins, et quand il y a des témoins, l'employeur fait tout pour que ceux-ci ne soient pas interrogés par l'enquêteur, sans parler des dossiers falsifiés des médecins du travail particulièrement « inopérants » (heureusement que ce n'était pas des chirurgiens) dans mon affaire.
Donc, les « -0.3 » sur les AT, il doit y avoir une erreur quelque part…
Si les autres chiffres sont du même crû, on nous « bourre le mou ».
De coolcool
épistémologue aventurier | 11H23 | 29/07/2008 |
Ma femme a eu le cancer. Elle a refusé la chimiothérapie. Non comme comportement citoyen, mais parce qu'elle n'avait pas confiance. Elle s'en est sorti quand même. Mais il fallait voir la pression médicale pour lui faire signer un protocole qui faisait d'elle une cobaye. Personne ne lui a dit « merci, vous faites faire des économies à la sécu ». Elle fut plutôt stigmatisée.
Dans mon cercle trés restreint de relations, je connais plusieurs personnes qui se sont offert des « soutiens psychologiques » aux frais de la collectivité, qui payait leurs blablas avec des psychiatres.
Les gens en détresse psychologique s'adressent souvent à des sectes, ce qui ne coûte rien à personne d'autre. Mais ouh la la les sectes, il faut LUTTER CONTRE.
Un ami à moi est mort d'une bizarre et atroce maladie orpheline (incompréhensible aux médecins). Sauf cause possible : une vaccination.
L'Institut Pasteur fait payer (fort cher) les vaccins contre les hépatites, non remboursés, tandis que les hépatites sont prises en charge par la sécu. Ou est la prévention là dedans ?
Les maladies nosocomiales (attrapées à l'hopital) sont trés nombreuses.
Le meilleur moyen de ne pas être malade est de fréquenter le moins possible les médecins.
Tout le système est conçu dans l'intérêt des médecins et des laboratoires. On pourchasse les « guérisseurs », interdit les médecines libres.
Dernier gag : le composant actif du cannabis (le THC) est produit par les labos pharmaceutiques, et vendu sur ordonnance. Mais un dealer va en prison et un « drogué » se trouve fiché pour toxicomanie.
Quant au trou de la sécu, il est EXACTEMENT compensé par les taxes sur le seul tabac, mais il faut LUTTER CONTRE le tabac… et rembourser les patchs antitabac ! ! !
Tout celà me fait bien rire. Tout est fait pour enrichir les corporations médico-pharmaceutiques et la mafia (qui se livre au trafic de médicaments sans ordonnances). L'argent va à une mafia légale et une mafia illégale.
DANS UN MONDE LIBRE, les choses se passeraient tout autrement. A l'origine de cette dérive totalitaire et couteuse se trouve la prohibition des drogues et l'interdiction de l'exercice « illégal » de la médecine (fin XIXème début XXème : mouvement eugéniste)
De Révolutiona
Hawwah | 11H42 | 29/07/2008 |
Le taux de déficit des Accidents de Travail est complètement anormal : un enquêteur est passé récemment chez moi ; j'avais contesté fortement un refus de prise en charge, suite à une première enquête « évasive », alors que les textes de la Sécu dit que celle-ci doit rester équitable entre l'employeur et le salarié. Or, le compte rendu de l'enquête très léger, ne donnait pas du tout le contexte réel de la situation.
A cette occasion, j'ai appris que les employeurs refusaient aux enquêteurs de mener leurs enquêtes à fond en les aiguillant vers certaines personnes censées les recevoir, donc celles dont le récit serait probant ne sont pas « interviewées ».
Ensuite, j'ai appris également qu'il ne devrait pas y avoir d'attitude « pro-employeur » puisque, soit disant, la Sécu récupérait les frais des indemnisations par AT par augmentation du taux de cotisation risque AT de l'entreprise… Si l'on suit bien le raisonnement, la ligne AT ne devrait pas être déficitaire, où ces Messieurs de la Sécu se trompent dans leurs calculs… (alors pour les autres lignes, si c'est du pareil au même… augmentation de 34 % du taux de la CSG, et vas-y donc ! ).
J'ai entendu ce matin Mme Bachelot dire qu'il était prévu de supprimer pour les ALD (30 cas) la prise en charge à 100 % des soins… ALD : Affections Longue Durée (plus de 6/9 mois d'arrêts maladie ou de traitement) !
C'est scandaleux : tapons sur les pauvres, les victimes, les malades, les chômeurs en détresse… En général, c'est comme pour les politiques et leurs mandats, mais ce sont des cumulards du malheur !
On ne leur a pas appris qu'il ne fallait pas s'attaquer aux personnes en état de faiblesse. C'est vrai que pour s'attaquer aux forts, il faut être « courageux » !
à Révolutiona
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H09 | 29/07/2008 |
les velléités de taper sur les ALD30 ne sont pas nouvelles. c'est une des raisons qui faisait que je n'étais pas classé et faisais mon avance de frais. j'ai été classé à l'insu de mon plein gré, alors que j'étais inconscient, au cas où…
mais je me suis réveillé.
et finalement maintenant, avec mon état aggravé, ça m'arrange. sans toutefois abuser.
De yapadebug
11H50 | 29/07/2008 |
J'aimerai connaître le taux d'augmentation du prix de la consultation médicale depuis 20 ans. En comparaison avec le SMIC, si possible… ; o)
J'aimerai connaître les marges bénéficiaires des pharmaciens (parce que les pharmacies sont devenues d'un luxe outrancier, marbre, comptoirs en bois précieux, pléthore de personnel). Tant qu'on y est j'aimerai connaître les augmentations de profits des laboratoires fabricants de médicaments.
J'aimerai savoir si les médecins qui font des consultations privées dans les hôpitaux reversent quelque chose pour l'utilisation des locaux, téléphone, électricité et personnel. (C'est d'ailleurs curieux, il y a 6 mois d'attente pour les consultations publiques et 1/2 journée pour les consultations privées avec le même toubib, expérience vécue par ma mère).
Bref, ne faudrait il pas s'attaquer un peu à ceux qui se gavent sur le dos de la collectivité ?
De antilopours
eboueur lyon | 11H53 | 29/07/2008 |
Avec Eva Joly au ministère de la justice ,l'état pourrait déjà injecter 285 millions d'euros dans la sécu ! !
lui il prefere en faire cadeau à notre nanard national ! !
à antilopours
De dalun
16H09 | 29/07/2008 |
bonjour , si je peux me permettre , le nannard national pas notre nannard ! mais je suis d'accord avec vous ! ! le nannard est peinard pour sa santé …
De coolcool
épistémologue aventurier | 11H56 | 29/07/2008 |
J'ajoute un second commentaire qui, lui, se veut simple et positif.
C'est un fait que la maladie va souvent de pair avec la mort. La solution réside donc dans la création de mutuelle gérant à la fois le risque maladie et la retraite. Celui qui dépense plus en soin de santé coûte moins en retraite. Il y a compensation.
Pour être concret, imaginons une mutuelle des fumeurs. Fumer est censé diminuer l'espérance de vie et donner le cancer. Les frais de traitement du cancer sont payés par l'économie sur les retraites. Si l'hypothèse est fausse, celà ne change rien. C'est alors une mutuelle comme les autres.
Je suis pour l'interdiction pure et simple des assurances privées de gestion des risques et l'obligation d'avoir le statut de mutuelle pour de tels organismes. Il pourrait en être de même pour les banques de dépot, par exemple (je ne parle pas des banques d'affaires). Cette formule n'interdit nullement la concurrence et elle met l'Etat en dehors du circuit. Il faut aujourd'hui séparer l'Etat de la Médecine comme l'Etat fut séparé de la Religion. Ma santé est mon affaire, mon corps m'appartient, je fume et me drogue si celà me plait. Je me suicide si je veux. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, nous ne sommes pas dans un monde libre.
J'ai lu une intervention sur l'euthanasie qui est tout à fait raisonnable. Il faut distinguer en la matière le droit au crime (nazi) et le droit au suicide (démocratique). Le droit au suicide est reconnu en Suisse qui est un Etat démocratique non européen (encore une étrangeté de notre époque, la Suisse est dans l'Europe depuis bien avant…la Turquie ! ! ! ).
De Hors-cases
Chômeur surdiplômé trop vieux | 12H14 | 29/07/2008 |
Comment écrire un commentaire sur un tel sujet -le trou de la sécu- sans être grossier ?
Depuis des décennies les pouvoirs successifs ont réussi à déresponsabiliser les français, à transformer les assujetis de l'après-guerre en sujets passifs, puis en zombis immatriculés. Tout un chacun trouve que quelqu'un profite des avantages énoncés dans les statuts en s'accaparant des sommes qu'il verse ou contribue à verser ; les derniers à jouer les pleureuses sont les mutuelles qui veulent, si on les met à contribution, leur accorder des prérogatives compensatoires. Mais personne ne regarde les vrais problèmes : quelles sont les dépenses exactes ? à qui profitent les sommes ? qui sont ceux qui sont obligés de contribuer et pourquoi ? …
Dans le même temps chaque gouvernement vient nous annoncer un plan de redressement qui met des tiers à contribution… pour la bonne cause, celui de sauver la sécu. Et après… on attend le prochain plan
De le8iemeclone
Etudiant | 12H16 | 29/07/2008 |
Le trou de la sécurité sociale en France est ce qu'est la guerre aux Etats-Unis soit un leurre,un excellent argument pour augmenter les impôts (et, dans notre cas, un moyen pour ne pas rembourser les médicaments,système ultra-libéral oblige). Pourquoi ne pas supprimer directement la sécurité sociale ? ça sera plus simple à faire comprendre et ça aura au moins le mérite d'être honnête.
Les chiffres qu'on nous balance sont aussi bidons que Nicolas Sarkozy et sa bande. Il me semblait avoir lu dans un article du Canard Enchaîné que le trou de la sécurité sociale fluctuait en fonction des emprunts et de la durée des remboursements effectués par l'état (à moins que ça ne soit que le gouvernement).L'article concluait que le trou de la sécurité sociale était aussi facile à créer qu'à combler.
« Le trou d'la sécu », c'est un marronnier gouvernemental qu'on nous sert tous les ans, « Le trou d'la sécu », faudrait en faire une chanson avec un p'tit r'frain qu'on fredonne sous les tonnelles.
De millesime
retraité | 12H57 | 29/07/2008 |
Le Professeur Montagnier critique la médecine (dans son dernier livre : « combat pour la vie ») qu'il considère comme « académique ».
Il souligne qu'il serait bon de s'orienter vers une médecine « préventive ».
Il dénonce la myopie scientifique qui fait que nos médecins mal formés, son inaptes à approcher les maladies multifactorielles.
Il souhaite un système médical moins tributaire des « mamouths pharmaceutiques ».
On en prend guère le chemin hélas.. ! de sorte que cette nième réforme ne changera rien..consommer braves gens.. !
lire :
http://millesime.over-blog.com
De Humain
13H05 | 29/07/2008 |
Le gros problème est que les hopitaux, les malades et les vieux ne sont pas rentables.
Les hopitaux : ce sera réglé à la rentrée !
D'ici là, peut être y aura-t-il eu une bonne canicule…
Où va-t-on ?
Le trou de la sécu me fait rire, mais je ris jaune, car je fais partie de ceux qui payent.
Quand à le combler, comment combler une Sécurité Sociale, qui par définition est un « coût » ?
De millesime
retraité | 13H07 | 29/07/2008 |
Le Professeur Montagnier critique la médecine (dans son dernier livre : « combat pour la vie ») qu'il considère comme « académique »
Il souligne qu'il serait bon de s'orienter vers une médecine « préventive ».(les compléments alimentaires)
Il dénonce la myopie scientifique qui fait que nos médecins, mal formés, sont inaptes à approcher les maladies multifactorielles.
Il souhaite un système médical moins tributaire des « mamouths pharmaceutiques ».
On en prend guère le chemin hélas.. !
consommez braves gens.. !
lire.
http://millesime.over-blog.com
De cMoi69
Informaticien à Dardilly | 13H23 | 29/07/2008 |
Les déficits publics ne sont que les INTERETS que reverse l'ETAT aux banquiers.
ne cherchez pas plus loin. si vous réalisez l'énormité de la chose , nous pourrons, nous ! Citoyen devenir adulte et réagir..
Exemple d'anarque que les banquiers dans notre pays doivent pratiquer aussi.
« Cette opération va permettre à Merrill Lynch de passer pour 5,7 milliards de dollars (3,6 milliards d'euros) de dépréciations supplémentaires dans ses comptes du troisième trimestre. La banque avait déjà du nettoyer son bilan à hauteur de 9,4 milliards de dollars au deuxième trimestre.
Le fonds souverain singapourien Temasek, qui est déjà le plus grand actionnaire de Merrill Lynch, va souscrire à l'augmentation de capital à hauteur de 3,4 milliards de dollars (2,15 milliards d'euros), d'après la banque d'affaires. Temasek avait déjà injecté 5 milliards de dollars (3,2 milliards d'euros) dans l'établissement lors d'un appel au marché en décembre.
[Ironie du sort, à cette époque, l'opération comportait une clause inhabituelle : si la banque devait faire un nouvel appel au marché dans un délai d'un an, à un prix inférieur à celui payé par Temasek (48 dollars), Merrill Lynch s'engageait à rembourser la différence. Or le titre s'échangeait lundi soir à la moitié de ce prix (24 dollars). Merrill Lynch va donc devoir payer 2,5 milliards de dollars à Temasek… qui va les réinvestir dans la banque.“]
le lien sur la Tribune.
http://www.latribune.fr/info/Merrill-Lynch---appel-au-marche-geant-de-8-…
De TARPON
13H19 | 29/07/2008 |
Cinq millions de fonctionnaires : il suffirait d'un prelevement de 1000 euros annuels pour retablir l'equilibre ,un peu moins de 90 euros mensuels ,totalement indolore .Il suffirait pour compenser que les fonctionnaires fassent une dizaine d'heures de plus par semaine ,ce qui porterait leur temps de tavail reel à 30 heures,ce qui reste humain.Facile.
De Phil2922
Retraite invalidité | 13H20 | 29/07/2008 |
Que l'idée de Philippe Séguin (qui n'est pas un gauchiste notoire…) de taxer les Stock-options pour financer la Sécu, n'ait pas été reprise, montre que le premier souci des néo-libéraux est de couler la Sécurité sociale, basée sur la solidarité. En effet, les assurances privées guettent sa chute pour pouvoir gérer les diférentes branches (Maladie, Accidents du travail, Vieillesse, famille) et s'en foutre plein les poches avec ceux qui auront les moyens de payer et de prendre une assurance confortable.Les autres, et bien comme aux Etats-Unis, ils pourront espérer de ne jamais tomber malade… !
http://phil195829.overblog.com
De Pierrrrre
13H21 | 29/07/2008 |
Le système mutuel est un des responsable de la fuite en avant des dépenses :
Le « je paye chaque mois et je dépense comme je veux » incite à une déresponsabilisation du mutualiste par rapport aux dépenses médicales, et à un accompagnement, une incitation pour les médecins à présenter des factures qui dépassent le tarif conventionné.
« Il y a un dépassement, mais puisque vous avez une bonne mutuelle, pour vous, ça ne changera rien »
Les consultations inutiles sont légion,
pour un certificat de santé pour pouvoir s'inscrire à l'atelier Théâtre (véridique),
pour une consultation du médecin dés que le petit dernier éternue deux fois de suite
et une autre consultation trois jours plus tard,
le médecin ne pouvant se prononcer sur un diagnostic fiable sur les premiers symptômes d'une maladie.
Il diagnostiquera une grippe si tout le monde a la grippe,
une gastro si épidémie de gastro,
avec ordonnance pré remplie dans son ordinateur, prête à être imprimée, au nom du malade..
Et puisqu'on paye ses 100 euros par mois de mutuelle, autant que ça serve à quelque chose..
»….C'est bête, ce mois ci, on n'est pas allé chez le docteur…vous êtes surs que vous allez bien les enfants ? … »
à Pierrrrre
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 16H23 | 29/07/2008 |
Le système de santé US coute plus cher par habitants que le français… Pour un service privé, injuste et pénalisant les maladies chroniques, conclusion, vive la solidarité et la mutualisation.
à Pierrrrre
De layote
19H17 | 29/07/2008 |
systéme pervers s'il en est que celui du chirurgien de la clinique qui vous demande quelles est votre couverture lmutuelle et applique comme par hasard le dépassement maximal qu'elle prend en charge.Où commen s'enrichir sur le dos des mutuelles.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 13H23 | 29/07/2008 |
Pour répondre à D. Servenay et à divers intervenants ci-dessus :
Si l'on insiste pour considérer que le budget de la Sécu serait, sinon bénéficiaire, du moins en équilibre, en cas de remboursement de la dette de l'Etat, il faut nécessairement souscrire à l'argument de l'auteur, qui est qu'on déhabillerait Pierre pour habiller Paul. Ainsi, on ponctionnerait le régime fiscal général, ce qui ne serait pas sans conséquences sur les autres dépenses de l'Etat. Il est possible, en particulier, d'imaginer de multiples scénarios selon lesquels l'Etat s'en prendrait à d'autres aspects de l'économie sociale (en réduisant encore plus les dépenses du secteur public, par exemple). Nous serions donc dans un jeu à somme nulle.
Certaines suggestions mises en avant sont excellentes, notamment l'imposition des stock options ou la distribution de médicaments à l'unité.
Cela dit, il est difficile d'imaginer, étant donné les partis pris idéologiques du gouvernement, que ce dernier s'en prenne à sa propre base électorale (cadres supérieurs et officines pharmaceutiques, par ex.).
Hormis le cas d'une levée générale de boucliers, fort peu probable à mon avis, nous allons donc nous retrouver dans une situation de grignotage de l'acquis : le fait que Roselyne Bachelot soutienne mordicus un transfert de charges vers les mutuelles complémentaires (défendu une nouvelle fois à France Inter ce matin) participe de la démarche générale tendant vers une privatisation graduelle de l'assurance maladie (et bientôt de l'assurance vieillesse, par le biais de comptes de capitalisation d'épargne retraite, notamment).
Il ne s'agit donc pas pour nous d'affirmer à cor et à cri qu'il existe des solutions. Il en existe, ça ne fait pas de doute. Mais croire que ces solutions seront mises en oeuvre par un gouvernement « de rupture » qui vise à privatiser toujours davantage, c'est prendre ses désirs pour des réalités.
Si la droite en général avait pour seul objectif le maintien de la Sécu en l'état, ça se saurait.
à Jaycib
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 13H55 | 29/07/2008 |
« Si l'on insiste pour considérer que le budget de la Sécu serait, sinon bénéficiaire, du moins en équilibre, en cas de remboursement de la dette de l'Etat, il faut nécessairement souscrire à l'argument de l'auteur, qui est qu'on déhabillerait Pierre pour habiller Paul. »
Sauf que si les comptes de la Sécu étaient en équilibre, comme ils devraient l'être, on ne chercherait pas nécessairement un bouc émissaire chez les vieux, les malades ou les médecins…
à Jaycib
De Feather
Blogger débutant | 16H03 | 29/07/2008 |
« Si l'on insiste pour considérer que le budget de la Sécu serait, sinon bénéficiaire, du moins en équilibre, en cas de remboursement de la dette de l'Etat, il faut nécessairement souscrire à l'argument de l'auteur, qui est qu'on déhabillerait Pierre pour habiller Paul »
Il ne faut pas déshabiller n'importe quel « Pierre » : je ne suis pas sûr que les grands groupes souffriraient d'une baisse de leurs exonérations de charges : ces dernières années les entreprises du CAC 40, et même celles du SRD ont réalisés d'importants bénéfices (qui sont pour une grosse partie allés dans les poches des actionnaires).
Sans parler de taxe sur les actions et stock-options (ce qui est une autre excellente idée), arrêter d'exonérer les entreprises bénéficiaires me paraît déjà une mesure sociale importante. Exonérer une entreprise en difficulté pour lui permettre de maintenir de l'activité (et donc de l'emploi), c'est normal, mais exonérer une entreprise bénéficiaire pour qu'elle puisse rémunérer ses actionnaires, je trouve ça plus choquant (d'autant que de moins en moins d'entreprises réinvestissent leurs bénéfices).
Autre détail qui fait gros sur la note : les malades venus d'étrangers et soignés gracieusement (notamment certaines personalités étrangères). Il n'y a pas de raison que le contribuable français paye pour telle ou telle personalités politique ou des médias (combien nous a coûté l'hospitalisation d'Arafat par exemple ? )
Quand un enfant doit être envoyé aux Etats-Unis pour un traitement très rare, j'ai l'impression qu'il y a plus de difficulté à trouver des fonds que pour payer l'hospitalisation de quelqu'un qui a ses comptes remplis d'argent (plus ou moins sale) !
à Jaycib
De layote
19H23 | 29/07/2008 |
Les assureurs privés ont déjà eu des entretiens sur le sujet avec Bachelot et Worth.
A mon avis touts est dans la boite .Reste à le présenter à la rentrée probablement.Ou comment distiller l'info et au final nous prendre pour des cons.
En attendant je pense à ceux qui n'ont pas de mutuelle et qui ne pouvant soigner leur dent arrivent à l'hopital avec une bactérie dans le sang (qui a migré à partir d'une dent gâté) et provoque des lésions irréversibles sur le coeur (qu'on appelle endocardite).Eh oui le dentaire ce n'est pas un option….et pourtant
De groscontre64
13H41 | 29/07/2008 |
Une fois de plus, le trou de la sécu est fictif, puisqu'il suffirait que l'état employeur et les grandes entreprises soient à jour de leurs cotisations pour qu'il disparaisse. Le but du faux trou est de rabattre un maximum de gens vers l'assurance privée (complémentaires…)
Dire que l'augmentation des cotisations est impopulaire reste à vérifier : sur un tel sujet de société, un référendum s'impose : les gens préfèrent-ils cotiser plus ou être moins remboursés ? Je pense que la plupart préfèrerait cotiser plus. Mais si on comble systématiquement le trou en augmentant les cotisations, la chasse vers le privé s'arrête, et les professions de santé vont s'en donner à cœur joie !
(Le même genre de référendum pourrait avoir lieu pour la retraite : préfère-t-on cotiser plus ou travailler plus longtemps ? Mais là aussi, il faut rabattre les salariés vers le PER plans d'épargne retraite avec lesquels les banques peuvent faire joujou à la bourse…)
Si on supprimais tous les allègements de cotisations sociales (sauf peut-être pour les TPME), çà ne freinerait pas beaucoup l'embauche et çà ferait économiser quelques dizaines de milliards.
La bonne santé des gens est un problème de société et toutes le société et le capital lui même en profite : des gens en forme sont plus productifs. Ils faut étendre la csg à tous les revenus.
Mais encore une fois, résoudre le problème du « trou », c'est détourner les gens du privé et frustrer le grand capital, des copains souvent des gens qui nous dirigent qui veulent faire main basse sur les budget gérés par le public, ces milliards avec lesquels ils ne peuvent pas faire joujou…
De bifteack
pierreux | 14H05 | 29/07/2008 |
dans notre systeme ou seul le pognon compte, le moindre mal et de verser une contribution a un tel regime. ce sont les bases meme de la solidarité. Apres, comment ce pactole et gerer est un autre histoire .Sur que les laboratoires, les pontes des hopitaux utilisant des materiaux publique hors de prix a des fins personelle,les sejours passés en clinique (qu'est ce qui justifie le tarif exorbitant qu'ils pratiquent )et bien d'autres choses que je n'est pas en tete contribue a maintenir ce defficite. C'est bien de responsabilicer les gens, encore faut-il vraiment convenir de ce qui est dangereux pour la santé en dehors de toute consideration economique. Et je pense que beaucoups de maladies ou accidents ons pour origines le mal etre c'est certainement pas un systeme de rentabilite qui peut contribuer au bien etre du plus grand nombre.
De Bigseb
Blazé | 14H12 | 29/07/2008 |
Facile :
Mon salaire n'augmente plus depuis des années, 3 en fait :
La 1ère année, j'ai viré les entrées, le vin, et remplacé les autres desserts par uniquement des yaourts. J'ai ensuite viré le fromage, (sans vin rien de plus chiant).
La 2ème année, j'ai changé d'abonnement de téléphone, pour prendre le moins cher, j'ai passé mes 2 assurances auto au tiers, je me suis désabonné de 2 hebdomadaires.
Et cette année, je vais surement perdre ma mutuelle*, et je vais de ce pas arrêter l'assurance d'une de mes voitures, que j'ai décidé de vendre, elle me sert (on est 2…) mais me coute trop cher.
L'année prochaine, laissez moi réfléchir, hein,chaque chose en son temps…
D'ailleurs, si tout le monde réagissait comme moi, il y aurait beaucoup de gens qui résilieraient leurs mutuelles si cette taxe entre en vigueur et est répercutée sur nous, du coup moins de mutuelles a taxer, du coup moins d'un milliard d'€ dans la caisse…
CQFD