
Comment combler le déficit de la Sécurité sociale ?
L'automne dernier, Rue89 avait dressé un état des lieux du « trou de la Sécu ». Cette année encore, le régime général de l'Assurance Maladie devrait être en déficit de quasiment 9 milliards d'euros. Le gouvernement doit annoncer, mardi 29 juillet, de nouvelles mesures d'austérité. Où l'on constate que, pour l'instant, Nicolas Sarkozy n'a pas tenu ses promesses de campagne. Hésitant entre deux philosophies, le gouvernement redoute les mesures impopulaires.
Quelle est l'ampleur du déficit de la Sécurité sociale ?
Dix jours avant le 1er juillet, la commission des comptes de la Sécurité sociale a présenté son bilan d'étape du régime général, avec les résultats des quatre branches. (Voir tableau)

Total : un déficit prévisible de 8,9 milliards d'euros, pas très loin des 8,8 prévus dans le budget. Pour la seule branche maladie, le déficit s'établit à 4,1 milliards d'euros, en diminution par rapport à l'année précédente (4,6 milliards).
Ces chiffres ont été confirmés par le ministre du Budget, Eric Woerth. Le déficit représente environ 3 % du budget global des dépenses de la Sécurité sociale, marqué par le dérapage de la branche vieillesse dont les dépenses augmentent vertigineusement, à cause des départs en retraite du baby-boom.
Comment réduire le déficit de l'Assurance maladie ?
Comme dans tout système comptable, le gouvernement a le choix de jouer sur deux tableaux : celui des dépenses et/ou celui des recettes. Il peut aussi -promesse déjà oubliée ? - remettre de l'ordre dans les comptes de la Sécu, car l'Etat en est l'un des plus gros débiteurs. Lors du projet de loi de finances 2008, à l'automne 2007, Eric Woerth s'était engagé à deux choses : ► Affecter la moitié du surplus des recettes fiscales pour l'année 2007 (les impôts ont rapporté 2,9 milliards de plus que prévu) au budget de la Sécu et aux collectivités locales, soit en tout 1,4 milliard d'euros à partager ; ► Compenser les « allégements généraux de cotisations sociales et l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires prévus dans le “paquet fiscal'” à hauteur de 1,3 milliard d'euros.
Examinons les moyens de réduire le déficit.
A/ Augmenter les recettes
Pour faire rentrer plus d'argent dans les comptes de la Sécu, il y a quatre possibilités : ► Avoir plus de cotisants, donc moins de chômeurs et plus de travailleurs, mais cela ne se commande pas : cela dépend de la bonne santé de l'économie ; ► Augmenter les cotisations payées par les employeurs et les salariés. Inconvénient : cela alourdit le coût du travail et surtout, ce n'est pas du tout populaire ; ► Modifier la fiscalité de la CSG (Contribution sociale généralisée), qui alimente, à hauteur de 34 %, les recettes de la branche maladie. Les experts du PS proposent de rendre non-déductible la totalité de la CSG, contre un tiers aujourd'hui. Cela ferait rentrer 5 milliards d'euros dans les caisses ; ► Taxer des produits particuliers : tabac, alcool, confiseries… Bref, tout ce qui dégrade la santé de la population, par un mécanisme de financement indirect. Vu le contexte économique plutôt défavorable du moment, ces solutions n'ont pas la préférence du gouvernement. Martin Hirsch avait proposé de taxer les confiseries. En vain.
Voir le tableau des chiffres clés des comptes sociaux de la Sécurité sociale pour 2007.
B/ Diminuer les dépenses
Eric Woerth le proclame à chaque apparition, il est le ministre de la “maîtrise des dépenses”. Le pic de progression des dépenses de santé a été atteint en 2002, où elles ont augmenté de 7,1 % en un an, comme souvent lorsque l'activité économique est florissante. Depuis, la tendance s'est inversée : l'objectif pour 2008 a été fixé à 2,8 %, il serait en réalité de 3,5 %.
La répartition des dépenses de santé se fait de la manière suivante (chiffres de 2006) :
► 47 % concernent les soins de ville (honoraires des professionnels libéraux, médicaments, transport, arrêts de travail) ; ► 45 % sont imputés aux établissements de santé (courts et moyens séjours) ; ► 8 % dans le médico-social (établissements pour handicapés par exemple).
Or, le principal poste en augmentation est celui des “soins de ville”. Le gouvernement aurait pu choisir d'augmenter le ticket modérateur, la part payée par les patients. Un temps envisagé, la mesure a suscité un tollé. La ministre de la Santé a fait marche arrière.
Pour réduire les dépenses à la charge de la Sécu, annonce le Figaro, le gouvernement semble avoir choisi la voie de la malice. Une taxe sur les mutuelles et les assurances complémentaires va être instaurée. Elle devrait rapporter 1 milliard d'euros. L'histoire ne dit pas ce que feront les complémentaires, mais il ne serait pas surprenant qu'elles augmentent… leurs tarifs. Le patient sera donc toujours taxé, mais indirectement. Ni vu, ni connu.
Nicolas Sarkozy a-t-il tenu ses promesses de campagne ?
Pendant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy promettait de mener une large réflexion sur le système de santé à la française. Dans le 14e point de son projet de campagne, “De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables”, le candidat de l'UMP faisait l'analyse suivante :
“Enfin, je veux que nous préservions l'excellence de notre système de santé, qui est l'un des meilleurs du monde. Au lieu de lutter contre ses gaspillages, nous avons organisé son rationnement, essoufflant nos professionnels sous le poids de la bureaucratie, de l'isolement, des inégalités, sans parler des 35 heures. Pour moi, la santé n'est pas un coût, c'est un investissement, une richesse, des emplois, de la croissance, et surtout un bien-être qui n'a aucun prix. C'est pourquoi tout euro dépensé dans la santé doit être un euro utile qui serve à guérir ou à soulager la souffrance.”
Et de promettre une grande “politique de santé publique et de prévention”. Sauf que depuis, le gouvernement ne cesse de repousser l'échéance. Initialement annoncées pour septembre 2007, puis repoussée à décembre, puis à l'automne 2008, les propositions des experts sont toujours dans les tiroirs.
Quelques idées nouvelles que tout le monde a oubliées…
Parmi elles, le rapport sur le bouclier sanitaire est certainement la plus novatrice. Le principe est d'étendre le “reste à charge” (RAC, ce que le patient paie chez le médecin ou à l'hôpital) à un plus grand nombre de dépenses, mais en tenant compte du revenu des patients, un critère aujourd'hui marginal. Le tout serait plafonné annuellement, à hauteur de 3 à 5 % du revenu brut. Le même système existe en Allemagne depuis 2004, mais avec un plafond du RAC de 2 %.
Evidemment, en fonction du périmètre du bouclier et des critères de revenu, le système peut être plus ou moins social. Le haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, en est l'un des plus fervents promoteurs, mais visiblement le dispositif n'est plus d'actualité. D'ailleurs, avant de s'envoler pour Pékin, la ministre de la Santé et des Sports, Roselyne Bachelot, a surtout aligné les généralités, sans être très concrète sur la réforme à venir :
“Ce que doivent comprendre tous les acteurs, c'est que le redressement de l'assurance maladie, c'est un marathon, une course de fond qui demande des efforts de tous les jours, des efforts permanents, auxquels nous devons, nous tous, professionnels de santé, industriels, assurés, nous atteler dès maintenant, et que nous poursuivrons dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009. Mais ces efforts ne seraient rien sans les réformes de structure fondamentales qui seront contenues dans le projet de loi ‘patients, santé, territoire'.’
En Chine, Roselyne Bachelot pourrait relire la proposition casse-tête d'un certain… Philippe Séguin. L'an dernier, le président de la Cour des comptes proposait de taxer les stock-options ‘comme les revenus d'activité’ pour financer la Sécurité sociale. Il estimait alors que la taxe pourrait rapporter 3 milliards d'euros, la moitié du déficit. Et ça, c'est une vraie mesure.
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à r_v
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 09H46 | 29/07/2008 |
r_v, avez-vous jeté un oeil sur les chiffres clés de la Sécu ?
http://www.securite-sociale.fr/chiffres/chiffres_cles/2007_chiffres_cles…
Car alors, vous constaterez que l'évolution démographique explique en grande partie le déficit de la Sécu, avec la hausse continue de la consommation de soins (ce qui est une bonne nouvelle, car cela nous laisse espérer une augmentation de l'espérance de vie).
Vous avez en partie raison sur les sommes que l'Etat doit au régime général de la Sécu, mais malheureusement, cela ne comble pas la totalité du déficit. Et le gouvernement s'est engagé à les verser, ce que cet article ne fait que rappeler.
De r_v
10H01 | 29/07/2008 |
Je ne conteste pas le bilan annuel mais la gestion sur plusieurs années. Le solde annuel est negatif en effet mais les caisses devraient etre bien pleines !
Les chiffres suivant sont issus du rapport des comptes de la Sécu pour 2003.
- 7,8 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes sur le tabac .
- 3,5 milliards non reversés à la Sécu sur les taxes de l'alcool .
- 1,6 milliards non reversés à la Sécu des assurances auto pour les accidentés de la route .
- 1,2 milliards non reversé à la Sécu de la taxe sur les industries polluantes
- 2 milliards de TVA non reversés à la Sécu
- 2,1 milliards de retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés
- 1,9 milliards de retard de paiement par les entreprises, etc.
Total = 20,1 milliards d'euros. C'est combien le deficit ?
à r_v
De onsefoutdequilao
Bretteur toutes catégories | 10H22 | 29/07/2008 |
Merci pour tes chiffres c'est assez effrayant en effet
…mais il vaut mieux imposer une nouvelle taxe aux mutuelles comme ça la rentrée d'argent s'ajoute aux autres taxes que l'Etat se permet ensuite de distribuer aux plus riches (ou en tout cas pas aux pauvres). On parie que le deficit de la sécu ne sera jamais comblé ?
Alala des gestionnaires comme ça qui sont élus ça fait flipper…Merci aux 53% de moutons dont pas mal de vieux qui vont devoir payer plus leur mutuelle et qui n'auront plus un copec pour bouger de leur chambre…hum j'attend la retraite avec impatience
à r_v
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 10H57 | 29/07/2008 |
Une fois de plus r_v, je ne conteste pas ces chiffres.
Mais l'argument est un peu spécieux, car ces taxes vont bien dans les caisses de l'Etat (donc celle de la collectivité), la Sécurité sociale n'étant qu'une des branches de l'arbre commun.
Si vous mettez le produit de ces taxes sur la Sécu, vous l'enlèverez autre part.
Or, il est indéniable que nous assistons à deux phénomènes, dans la durée :
1/ Le vieillissement de la population et donc la hausse conséquente des dépenses de santé, car les personnes âgées consomment plus que les jeunes. Ces dépenses sont même extrêmement concentrées sur les troisième et quatrième âges.
2/ L'évolution de notre niveau de vie, des techniques médicales (toujours mieux, souvent plus coûteuses) qui font que le système, globalement, tend à coûter plus cher d'années en années.
A cela, il faut trouver des réponses si, précisément, on veut continuer à assurer l'esprit de mutualisation du risque et de solidarité bâti en 1945, dans le cadre du programme du Conseil national de la résistance.
Cela dit, il y a dans le système actuel, de nombreuses baronnies et féodalités à changer… de la politique du médicament aux privilèges dont jouissent certaines professions de santé.
D'autres idées, plus novatrices, ont été présentées (bouclier sanitaire, taxation des stock-options) et visiblement assez vite oubliées. C'est tout ce que nous voulions pointer aujourd'hui.
Enfin, Fabien, pourquoi ne pas nous proposer un témoignage complet sur votre situation d'usager ?
à David Servenay
De la champenoise
11H30 | 29/07/2008 |
Votre raisonnement est faux dans la mesure où le budget de la sécurité sociale est séparé du budget de l'état.
La vérité repose dans le fait que le gouvernement se permet de se servir dans les caisses de la sécurité sociale pour subventionner de manière détournée les entreprises par le biais des allègements de charge.
Avec de meilleurs salaires (donc des cotisations plus élevées), moins de chomage (donc plus de cotisants) et le reversement des taxes sur le tabac et sur l'alcool, le budget de la sécurité sociale ne serait pas en déficit.
à la champenoise
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 12H16 | 29/07/2008 |
Formellement, vous avez raison la champenoise, les budgets sont séparés. Mais les deux poches appartiennent au même pantalon si je peux me permettre.
D'accord sur l'argument des allègements de charge.
Reste que le système coûte toujours plus cher, il faut donc bien trouver de nouvelles recettes…
à David Servenay
De r_v
12H45 | 29/07/2008 |
Désolé encore une fois d'être lourd mais non, on a pas besoin de trouver de nouvelles recettes, il faut simplement reverser celles qui devraient l'etre !
« Si vous mettez le produit de ces taxes sur la Sécu, vous l'enlèverez autre part. » Oui mais c'est le probleme de l'etat, on paye, on doit etre soigné !
Par ailleurs, je suis completement d'accord pour l'enlever autre part, notre argent. Reformer la retraite des deputés et autres privilegiers (je parle pas des gars de la sncf ou autre, qu'on se comprenne bien ! ),taxer les stock-options, revenir sur le plafond fiscal, supprimer la detaxation des heures sup, imposer le respect des lois, arreter de filer des augmentations d'honoraires aux medecins, mettre de vrais amandes aux patrons voyoux et aux pollueurs…et j'ai pas fait science-po ! ! !
à r_v
De tylervince
15H09 | 29/07/2008 |
une question du coup : comment sont justifiés ces non reversements ? A ce niveau là, s'il n'y a pas d'erreurs dans les chiffres, c'est juste incroyable ! ! ! !
à tylervince
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 18H34 | 29/07/2008 |
On pourrait aussi faire en sorte que tous les membres du gouvernement (je dis bien tous) payent leur loyer avec leur salaire (le président y compris) ça fera des économies. Nous on a du mal a payer notre loyer et en plus il faut leur payer le leur alors qu'ils ont tout a fait les moyens de le faire. Bon ok ça fera peut etre pas 9 milliards d'euros mais ça peut y contribuer sur une année quand meme. A rajouter à ça la très bonne idée des stock option et certainement d'autres idées ça peut l'faire sans problème non ?
à r_v
De jmal
09H32 | 30/07/2008 |
Taxer les stock-options ! Mais vous n'y pensez pas mon bon monsieur, comment ces pauvres gens vont-ils alors pouvoir faire le plein de leur 4x4 avec l'augmentation du coût de l'essence ?
Et ils vont tous aller vivre dans les pays vraiment libres où on n'a pas honte de gagner de l'argent !
à David Servenay
De ron-ron
18H00 | 29/07/2008 |
Bonjour.
Le budget de l'état est déficitaire. Il faut donc trouver de nouvelles recettes pour l'état (ou diminuer les dépenses, ce qui l'un dans l'autre revient au même).
Certes, la sécu est « déficitaire », tout comme l'éducation, l'intérieur, la défense, … Il faut donc trouver de nouvelles recettes pour combler ce déficit. Mais rien n'empêche de trouver ces recettes ailleurs. Vous dites vous-même que les deux poches appartiennent au même pantalon.
Or les niches fiscales, les aides aux entreprises, les salaires des politiques, et autre mesures libérales sont des endroits où il serait peut-être possible de faire également des économies. Sans que ce soit fait, ou sans qu'on en entende parler.
Enfin, cela a déjà été dit dans d'autre commentaires, mais il existe d'autre moyens pour trouver ces recettes dans le secteur de la santé. Typiquement, baissé les prix des médecins (pour aligner leurs revenus nets sur ceux d'autres formation bac+5, comme les ingénieurs ou les universitaires). On pourrait aussi envisager la nationalisation du corps des médecins, ce qui permettrait une meilleure répartition de ces derniers sur le territoire, et, via une uniformisation des tarifs cliniques, permettrait des économies. Certes, cela créerait un nouveau corps de fonctionnaires, rémunérés en partie par l'état, mais qui est en l'état actuel des choses largement bénéficiaire. Il y a, comme pour tout, des avantages et des inconvénients. Mais comme ce n'est pas le sujets, j'arrête la digression ; )
Ceci dit, cet article prend le parti de n'aborder que les mesures envisagées par l'état, ce qui est très compréhensible.
à ron-ron
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 18H36 | 29/07/2008 |
Le budget de l'état est déficitaire pour certaines personnes et par pour d'autres. Quand ils ont besoin d'argent hop ils le trouvent. On m'la fait pas ! ! ! ! ! !
à freedom
De ron-ron
07H45 | 30/07/2008 |
Il est déficitaire, les faits sont là. Il est bien sûr évident que quand ça l'arrange, le gouvernement n'hésite pas à creuser encore ce déficit au profit de … Certains.
à ron-ron
De freedom
quand le sage montre la lune, l'imb... | 08H53 | 30/07/2008 |
exactement ! ! !
à ron-ron
De FO le dire
Nantes | 11H08 | 30/07/2008 |
Combler le déficit, réduire les dépenses, c'est un leitmotiv qui est maintenant entré dans les esprits comme la bonne (seule) chose à faire.
Quid de Keynes et de la théorie de la demande ? ! Ces politiques ont définitivement enterré l'outil de la demande publique comme si cela était la solution même pas envisageable (le déficit c'est mal). Pour entrer dans des moules européens, qui se calquent eux-même sur une idéologie libérale de l'offre. Et cette idée commence maintenant à bien formater les idées d'une opinion toujours plus martelée par un discours unique.
Pour autant, cette idéologie n'est pas la seule valable et utilisée. Pour exemple, les Etats-Unis sont les premiers à soutenir l'économie par la demande publique, quand cela est nécessaire.
Le dessein de détruire la sécu pour la brader au privé qui pourra à volonté accroître ses profits est bien ce qui se cache derrière ce bourrage de crâne à propos de la sécu.
à ron-ron
De tooms4444
p'tit con | 10H42 | 30/07/2008 |
Ahhhh, pardon, mais « les aides aux entreprises » doivent être considérées comme de l'interventionnisme d'état, faussant la concurrence pure et parfaite… C'est pas beau, ça ?
à David Servenay
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H06 | 30/07/2008 |
Mon témoignage est accessible aux journalistes de Rue89 qui se sont donné la peine de le lire. Les documents sont à vol d'oiseau à 800 m de vos bureaux, à 1,6 km à pieds, puisque vous ne volez, je présume, pas en oiseau.
à r_v
De kane85
14H04 | 29/07/2008 |
ah ! merci, je vérifiais les posts pour voir si quelqu'un en parlait car j'étais prête à faire la même chose.
Ce devrait être écrit en gros partout où les gens passent pour qu'on arrête de nous faire croire que c'est de notre faute.
Le principe est de « plomber » la sécu pour tout privatiser.
Tient, je crois que je vais l'afficher sur ma voiture et celle de l'homme ! en gros, en gras et de l'intérieur !
salutations
à David Servenay
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 10H10 | 29/07/2008 |
David,
une fois de plus, je t'invite à lire ces quelques pages du rapport de septembre de la Cour des comptes :
http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RELFSS/Chap6-assiette-prelevements-s…
de septembre 2007 et tu verras que les détournements comblent les trous.
par ailleurs, je te signale que, depuis le 1er janvier, rien qu'en « nouvelles franchises », j'ai déjà été prélevé de plus de 50 € par la CPAM de Paris… et quelques euros des franchises d'avant (je n'ai eu que des visites, pas d'examens). Le tout sans être au sens strict « malade », mais simplement parce que, depuis 1969, je suis sous traitement !
et, ma kiné ne s'étant pour l'instant fait rembourser qu'une quinzaine de séances sur une soixantaine, je ne te dis pas où en est mon compteur au 30 juin !
donc lorsqu'on nous raconte qu'il y a un plafond à 50 € annuels, une fois de plus c'est de la foutaise, comme les années précédentes.
quand Rue 89 fera-t-elle un véritable sujet là-dessus ?
je n'ai pas choisi d'être malade. comme vous n'avez pas choisi de payer mensuellement pour moi. mais, je crois l'avoir déjà dit, si je stoppe tout pour ne plus rien dépenser, vous dépenserez plus de 1400 € par jour. alors ?
cordialement,
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à David Servenay
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 10H25 | 29/07/2008 |
gloups !
DAVID ne reprenez pas le lavage de cerveaux de nos dirigeants qui nous martelent qu'il y a un « déficit de la sécu » .
La réponse de rv est exacte.
Quand on parle de ce déficit c'est pour nous culpabiliser dans un premier temps.
Mais parler de ce déficit a surtout pour objectif de demanteler un système de soin pour l'amener vers une marchandisation de soins.
Ce déficit n'existe pas : rv et fabien vous l'expliquent.
Il permet de préparer la privatisation des soins dont nous voyons les prémices avec les forfaits, les déremboursements.
à Compté supprimé 2
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H38 | 29/07/2008 |
mais Hestia,
pour des raisons qui, je l'avoue, m'échappent, David répond à deux personnes et pas à moi sur ce sujet…
sans compter que je lui sors des chiffres difficilement contestables (ceux de Philippe Séguin, ancien ministre des Affaires sociales et de la Santé) et les miens, émanant de ma CPAM sur papier à en-tête.
sur deux autres fils, à deux reprises, le même journaliste de Rue89 n'a pas répondu à mes requêtes.
il semble que je sois devenu invisible, lorsque cela arrange.
à FabiendeMénilmontant
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 19H53 | 29/07/2008 |
dis on se crée un club calimero :
1/ j'attends de savoir qui a commandé les stats sur notre profil de lecteur ?
2/ce marronier d'aout est vraiment triste : suite aux deremboursements, aux forfaits des personnes ne se font pas soigner ;
Quand on a l'AAH on n'a pas de cmu et on ne peut avoir de mutuel : relayer un oyax est dommage de la part de rue89 et ne me fais pas sourire : RUE 89 POURRIEZ VOUS AVOIR L OBLIGEANCE DE ME REPONDRE merci
à Compté supprimé 2
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H11 | 29/07/2008 |
pourquoi « calimero » ? je ne me plains pas… je m'interroge, c'est tout.
réponse 1/moi aussi
réponse 2/la réponse est contenue dans le commentaire : c'est un marronnier d'été. à la rentrée, on aura la rentrée, chouette ! que sont 7,7 millions de personnes sur 64 millions ? rien ! sauf dans les urnes… Michèle Caillet faisait partie du staff de campagne de Sarkozy. Désormais, elle est en accès direct sur ma page d'accueil (et réciproquement)
Je n'ai pas encore l'AAH because simplifications administratives du truste sieur Raffarin. Je ne peux pas avoir de CMU ni de CMUC pour des raisons administratives, car je ne suis pas un malade comme les autres. je ne sais pas ce qu'est un « oyax » et je ne cherche à faire sourire personne.
à FabiendeMénilmontant
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 20H38 | 29/07/2008 |
c'est le momment de parler des soins pour les personnes qui ont l'AAH.
Lemontant de l'AAH est supérieur (de peu) au RMI.
Le plafond pour obtenir la CMU et CMUC est celui du montnat du RMI
.
Ce qui signifie que les personnes handicapées ne peuvent se payer de mutuel ni avoir la CMU.
Quand on sait que le 100 % n'exonére pas du paiement du forfait journalier on ne peut que conseiller à une peronne handicapée d'éviter l'hospitalisation.
Ca oui c'esttun beau sujet : le non accés au soin des personnes handicapées, affectées de maladies graves (cancer , vih sclèrose etc) qui entrainent une désocialisation de plus.
Comme si la maladie ne suffisait pas.
Et tant que j'y suis parlons du suicide de ces personnes, de leur isolement psychologique et de l'absence d'Hopitaux psychiatriques pour les soins ambulatoire(6 mois d'attente pour un rendez vous)
Oui rue 89 FAITES NOUS UN PAPIER SUR LE NON ACCES AUX SOINS DES HANDICAPES ET DE L ABSENCE DE PRISE EN CHARGE POUR DES RAISONS ECONOMIQUES
rassurez moi le marronier c'est pour augmenter les lecteurs et vous stats ?
à Compté supprimé 2
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H56 | 30/07/2008 |
Sous cet angle, hestia, je n'y avais pas pensé…
à David Servenay
De Naradamuni
sans | 10H56 | 29/07/2008 |
Comment combler le déficit de la Sécurité sociale ?
OU QUAND RUE89 FAIT DU TF1 ! ! ! ! ! !
à Naradamuni
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H03 | 29/07/2008 |
un petit pernaut ?
à Naradamuni
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 16H02 | 29/07/2008 |
Tout comme toi je constate une derive.
Il n'y a pas de deficit : pourquoi titrer avec une info erronée .
N'eut il pas été plus judicieux de faire un titre en disant comment combler le pseudo déficit de la sécu ?
j'en profite : je m'interrogeais (2fois) sur l'origine de votre commande concernant les statistiques et profils des lecteurs de rue 89.pas eu de réponses : Pourquoi ?
De Tibère82
Consultant | 09H18 | 29/07/2008 |
Le déficit de la Sécurité sociale se doit d'être proche du 0 par principe. Le gouvernement doit aussi arreter de nous faire croire qu'une chasse aux fraudeurs comblerait l'abysse qui sert de compte en banque.
Il faut passer par une éducation profonde du citoyen, chaque personne doit prendre conscience qu'aller chez le medecin n'est pas un geste anodin puisque de toute façon « j'ai ma carte vitale et donc je ne paye pas ».
Personnellement je vais chez le médecin 1 fois par an au mieux et quand je suis malade j'attends que ca passe (le médecin ne fera pas mieux dans une grande partie des cas).
Le PS parle souvent d'équité républicaine et ne veut pas taxer les plus pauvres, c'est très noble. Par contre rendre la CSG entiérement non déductible des impots, ca ne les dérange pas, ceux qui payent des impots ne votent peut etre pas PS ?
à Tibère82
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 13H51 | 29/07/2008 |
@Tibère82,
ne trouves-tu pas inique qu'une personne (comme moi) atteinte d'une ALD (neurologique, en l'occurrence) soit obligée de payer pour de la recherche sur… les maladies neurologiques ?
trouves-tu normal que le gouvernement dise :
- sur le site du Premier ministre : pas plus de 4 €/mois de « nouvelles franchises »
- sur le site de la ministre de la santé : pas plus de 4 €/jour de « nouvelles franchises »
- sur le site de la CPAM : pas plus de 4 €/jour de transports médicaux…
et que j'arrive à claquer en une journée plus de treize euros de médicaments à vignette qui, pour moitié, valent 2€ la boîte, mais dont les conditionnements sont petits ?
je le répète : lorsque j'étais môme, on ne m'a pas pas demandé s je voulais ou pas être malade. et si mon état s'est empiré, c'est simplement parce que LA molécule qui me convient n'est disponible en France que depuis octobre 2007 (elle était dans plus de six pays européens avant, dont deux depuis plus de quatre ans).