Dans les années 1970 en Italie, de très nombreux jeunes militants dont la révolte s'était radicalisée, choisirent la lutte armée. Marine Petrella en faisait partie. En 1982 elle est arrêtée, elle passe huit ans dans les prisons spéciales italiennes avant d'être libérée pour expiration des délais de détention préventive.
En 1993, elle est condamnée à perpétuité dans le cadre de lois d'exception, pour des faits remontant aux années 79 à 82. Elle vient en France. François Mitterrand, alors président de la République, avait accordé à quelques centaines d'Italiens -en pleine connaissance de la gravité des faits qui leur étaient reprochés et de façon indifférenciée les uns par rapport aux autres- un asile en France avec sa fille. Ses avocats avertissent alors les autorités judiciaires françaises de sa présence.
Marina Petrella réside en France de façon continue, en situation régulière. Elle dispose d'un titre de séjour, reprend ses études, passe des diplômes, est salariée de structure publique… Le 21 août 2007, convoquée pour des formalités administratives, Marina est arrêtée au commissariat d'Argenteuil, à la suite d'une demande d'extradition du gouvernement italien. La condamnation date d'une quinzaine d'années, les faits de plus de vingt-cinq ans.
Le pardon des victimes n'est pas une catégorie juridique
Quel serait donc le sens de cette incarcération aujourd'hui ? Si la sanction pénale a pour objet d'aider à la réinsertion sociale du délinquant, elle serait ici sans objet. Marina Petrella est parfaitement insérée - réinsérée dans la société française où elle vit, travaille et a fondé une famille. La sanction n'aurait pas plus de sens s'il s'agissait de protéger la société de la dangerosité. Marina Petrella a tourné la page de la lutte armée il y a des années.
En revanche, de nombreuses interventions favorables à l'extradition évoquent, pêle-mêle, l'absence de repentir de Marina Petrella et les victimes qui n'ont pas pardonné. Ces deux points semblent très liés et renvoient à une conception particulière de la sanction pénale. Le pardon des victimes n'est pas une catégorie juridique, la justice s'est construite contre la notion de vengeance et la loi du talion.
Même si les victimes crient vengeance la société, elle, doit se contenter de leur rendre justice ; aucun droit pénal ne reconnaît aujourd'hui la nécessité d'enfermer à vie tous les auteurs d'actes délictueux ayant entraîné la mort d'autrui, quelle que soit la douleur des proches des victimes. Et cela est aussi vrai pour les familles des 85 tués de l'attentat de la gare de Bologne, pour les familles des travailleurs de l'amiante et pour tant d'autres.
Quant au repentir, loin de la notion catholique de changement profond qui s'opère dans l'homme lorsqu'il reconnaît son péché devant Dieu, exprime le regret de sa faute et en demande pardon, il s'agit ici de la notion de repenti mise en œuvre par la législation italienne. Le repenti n'est pas, là, celui qui regrette sa faute, mais celui qui dénonce ses anciens complices pour obtenir l'immunité.
Le principe du repenti repose sur la délation récompensée
Notion mise en œuvre dans le cadre des lois d'exception, mais notion déjà ancienne et introduite à Rome avec la création de l'inquisition médiévale dans les années 1230 par le pape Grégoire IX. En effet, la procédure utilisée par l'inquisition débutait par un délai de grâce au cours duquel ceux qui se présentaient et confessaient spontanément leurs fautes se voyaient imposer une pénitence religieuse mais échappaient aux sanctions du pouvoir civil avec, en contrepartie, l'obligation de dénoncer les hérétiques.
Outre l'aspect moralement douteux de s'appuyer sur une délation récompensée, cette procédure était aussi une incitation à dénoncer le premier, incitation recrée par la notion « moderne » de repenti. Le parallèle que l'on pourrait poursuivre avec les procédures d'interrogatoire n'est pas anodin. L'inquisition ne pourchassait pas des criminels, mais avait pour vocation d'éradiquer une hérésie et donc, les hérétiques qui contestaient l'ordre religieux et donc l'ordre social.
L'objectif serait-il le même aujourd'hui ? La sortie d'une période de violence ne peut pas se faire par la vengeance. Une amnistie sera nécessaire, qui seule permettra d'écrire l'histoire de ces années de plomb et, surtout, d'essayer de les comprendre. Mais hélas, il ne semble pas que ce soit la voie empruntée par les gouvernements occidentaux. De la demande d'extradition de Marina Petrella à la criminalisation des acteurs sociaux, la logique est la même, maintenir l'ordre établi et éradiquer la subversion.
► Le blog de Jean-Michel Arberet




















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De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 15H44 | 28/07/2008 |
Il ne reste donc que la résistance !
Eric
http://monmulhouse.canalblog.com/
à Eric citoyen
De Ferdinand.Bardamu
14H54 | 29/07/2008 |
Tain, y a une offensive de l'UMP sur Rue89 : -)
à Ferdinand.Bardamu
De Gina Grimont
13H49 | 30/07/2008 |
Y'à plein d'UMPistes et surtout de sarkosistériques sur Rue 89 ! ! ! C'est hallucinant ! Donc si y'en à tant ici, qu'est que ça va être en 2012 partout ! ! L'humanité est dégueulasse…
De mechante langue
17H18 | 28/07/2008 |
C'est un peu du n'importe quoi votre contribution !
Certes , la justice n'a pas vocation à obtenir un repentir.
Elle prononce une peine et elle veille a son application .
A la fin de l'exécution de la peine le condamné est libéré qu'il se repente ou non
Par contre Maria Patrella , elle demande une faveur : la non application de sa peine et là la justice est en droit de considérer le fait de regretter ou non ses actes pour lui accorder ,je le répète ,ce qui n'est qu'une faveur !
« Une amnistie sera nécessaire, qui seule permettra d'écrire l'histoire de ces années de plomb et, surtout, d'essayer de les comprendre »
Eps , mon grand , l'aministie, si elle vient, elle ne peut venir QUE des italiens .
Parce ce sinon quel non sens et quel ridicule
PS : Camarade , tu etais pour l'amnistie de Pinochet ?
à mechante langue
De dalun
17H49 | 28/07/2008 |
à ce stade : ça se soigne encore votre maladie ? .
à mechante langue
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H56 | 28/07/2008 |
Franchement mechante langue, commencer votre intervention par « C'est un peu du n'importe quoi votre contribution ! »
Je vous trouve bien prétentieux et vraiment pas sympa.
Je lis souvent vos interventions pas inintéressantes, mais vous avez la vilaine habitude de ne prendre que la partie de l'« Histoire » qui vous intéresse, ou de considérer qu'une partie des possibilités, celle des textes de lois.
Vous n'êtes pas obligé de tutoyer Jean-Michel Arberet sous prétexte qu'il est communiste et de l'appeler camarade, … mon grand.
Camarade ne s'emploie d'ailleurs pas que chez les communistes, les ouvriers utilisent ce terme entre collègues d'une même corporation.
Comparer Pinochet et Marina Petrella alors là, ça dépasse l'entendement et ça me surprend même de votre part. Du coup le terme « ridicule » vous revient de plein fouet.
La connaissance c'est comme la beauté, lorsqu'elle s'accompagne de mépris et de suffisance, elle perd tout son intérêt.
à mechante langue
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 08H00 | 29/07/2008 |
Ce qu'elle a fait, c'est appartenir à une « association de malfaiteurs » selon les termes français, association qui à l'époque était une Résistance envers un système gangrené par la mafia, donc discrédité et ayant perdu toute légitimité. Elle n'a pas personnellement commis de crime. Et voilà qu'un président bafoue une parole donnée par un président, au risque à son tour de se discréditer, de devenir illégitime comme ceux qui étaient à la tête de l'Italie des Années de Plomb.
Quelqu'un mérite la prison, dans ce pays. Ce quelqu'un n'ira pas en prison. Hélas !
à Gotch
De Béatrice1
| 11H15 | 29/07/2008 |
« association qui à l'époque était une Résistance envers un système gangrené par la mafia, donc discrédité et ayant perdu toute légitimité. »
L'Italie de ces années-là connaissait des problèmes, mais c'était un état souverain, une démocratie et un état de droit ! Et ce n'est certainement pas à un pays étranger de décider de ce qui est bon pour l'Italie !
« Elle n'a pas personnellement commis de crime. »
Il faudrait vous renseigner un peu, là ! Elle a été reconnue coupable d'assassinat, de kidnapping, d'extortion…
« Et voilà qu'un président bafoue une parole donnée par un président »
A quel titre, celui-ci avait-il donné sa « parole » ? Qu'est-ce qui lui permettait de le faire, sinon qu'il se prenait pour Louis XIV ? Quel article de la Constitution lui donnait ce pouvoir ? ? ? Il s'agissait en réalité d'un scandaleux « fait du prince », qui bafouait tous les traités signés par la France. C'est maintenant, enfin, que la France respecte sa parole et sa signature.
« de devenir illégitime comme ceux qui étaient à la tête de l'Italie des Années de Plomb. »
Ils étaient parfaitement légitimes car issus du suffrage universel ! En outre la justice italienne est parfaitement respectable - plusieurs juges ont payé leur courage de leur vie - et nous n'avons AUCUNE leçon à lui donner.
Ce n'est pas parce que cette fanatique meurtrière est d'extrême gauche qu'elle doit être au-dessus des lois. La démocratie, c'est justement ça : les mêmes lois pour tous. S'il s'agissait d'une ex-fasciste, je suis sûre que vous applaudiriez son extradition.
Pauvre époque où tout se vaut, où plus rien ne veut rien dire, où les mots n'ont plus de sens et où les principes élémentaires sont bafoués selon le sens du vent.
à Gotch
De vinnyparis
indépendant | 13H08 | 29/07/2008 |
quand je lis vos propos « révisionnistes », je me dis que non on ne peut pas amnistier des gens comme Petrella ce serait leur donner raison et insulter l'histoire et la démocratie, l'Italie de l'époque n'était pas parfaite (comme on va dire la France de Mitterrand) mais c'est sans doute à cette époque qu'il y a eu le plus d'avancées
sociales en Italie, ensuite les Brigades rouges (vos résistants) ont assassiné et blessée des démocrates, des journalistes, des universitaires, des syndicalistes, des communistes, des libéraux, des fonctionnaires, des juges (les mêmes qui combattent la mafia).
De magnifiques résistants ces assassins fanatiques et totalement lâches.
De global
dirigeant | 17H06 | 28/07/2008 |
« Marina Petrella a tourné la page de la lutte armée il y a des années. »
Et alors ? ? ? C'est au terroriste de decider ce que doit etre sa « suite » dans une societe democratique ! !
C'est a la justice ( et non a une espece de petit roi qu'etait miterrand…de Patrella a Tapie.. ! ) et ici cette italienne doit etre jugee et condanmee pour ses crimes en italie.
Patrella « est salariée de structure publique » voyez a quoi servent vos impots !
à global
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H00 | 28/07/2008 |
» voyez a quoi servent vos impots ! »
Moi mes impôts, je les vois partir dans le train de vie de ce gouvernement et de leurs amis les plus riches de France et non pour l'INTERET GENERAL !
à global
De caro
délinquante avérée | 22H18 | 28/07/2008 |
Marina Petrella a été condamnée à la prison à vie par contumace (si je ne me trompe pas), dénoncée par des « repentis ». Il n'y a aucune possibilité de révision de procès. Si elle est extradée, c'est la prison à vie pour elle.
Le Président Mitterand avait donné sa parole de PRESIDENT que les ex-terroristes pouvaient continuer à résider en France, s'ils ne se mêlaient plus de politique.
C'est ce que fit Marina.
Comment s'appelle le fait de revenir sur la parole donnée ? Un parjure ? c'est ce qui se passe actuellement. C'est la nouvelle morale made in France ?
à caro
De global
dirigeant | 00H03 | 29/07/2008 |
Mais pour qui se prenait mitterrand ? ? ? ? en democratie il y a la justice …ce n'est pas le cas en france ? ?
La parole de mitterand ne doit avoir aucune valeur ! Alors arretez avec votre definition erronee de la « morale » …selon mitterrand on rigole !
à global
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 08H07 | 29/07/2008 |
la parole d'un Président français a du poids. Si quelqu'un s'est fié à celle-ci et a donné tous les signes d'une réhabilitation, liée à un exil qui doit peser lourd, ce quelqu'un est redevenu totalement honorable. Que n'importe qui (j'y insiste) revienne sur cette parole
d'un Président, est un parjure, je renchéris sur un autre posteur. Ce parjure mérite la prison. C'est parfaitement clair. Il y va de l'honneur de la France tout entière.
à Gotch
De Béatrice1
| 11H19 | 29/07/2008 |
Ah non ! L'honneur de la France tout entière - donc le mien - repose sur le respect de la SIGNATURE de la France - signature des accords d'extradition, par exemple - et non sur un coup de tête individuel d'un président qui se prend pour un roi et qui outrepasse totalement ses pouvoirs.
Le respect des accords signés entre pays mériterait la PRISON ? ? ? Vous ne savez plus très bien où vous en êtes, là…
à Béatrice1
De pomponette
=^..^= | 13H55 | 29/07/2008 |
On s'en tape de ton honneur….
à Gotch
De vinnyparis
indépendant | 13H53 | 29/07/2008 |
Cette parole n'existe pas vraiment (un texte ? ), puisque Mitterrand avait ajouté qu'elle en excluait les auteurs de crimes de sang.
Ensuite Petrella était encore en Italie en 1993, la jurisprudence Mitterrand c'est un encouragement à fuir la justice italienne ?
Pendant ce temps, les terroristes tueurs de français prenaient perpétuité.
à Gotch
De clausius
14H31 | 29/07/2008 |
Je croierais à 100 % à l'honnêteté de votre intervention si vous dites :
« Que n'importe qui (j'y insiste) revienne sur cette parole d'un Président, est un parjure, QUELQUE SOIT LA PERSONNE A QUI AIT ETE ACCORDE L'ASILE POLITIQUE* »
*Et donc quelque soit ses crimes et sa couleur politique.
Ce qui n'empêchera pas que je ne serai tout de même pas d'accord avec vous.
à clausius
De Ferdinand.Bardamu
15H04 | 29/07/2008 |
Est un parjure quiconque (je n'insiste pas) revient sur la parole d'un président, quelle que soit (orthographe) la personne à qui a été accordé l'asile politique.
Et donc quels que soient (orthographe) ses crimes et sa couleur politique.
Cela vous va ? : -)
à Ferdinand.Bardamu
De Hemenate
16H29 | 29/07/2008 |
Vous considérez donc que Mitterrand a commis un parjure en accordant l'asile a M. Petrelli au mépris de l'engagement qu'avait pris la France concernant les extraditions en signant l'accord Franco-italien de 1957.
Je suis tout à fait d'accord avec vous.
à Hemenate
De Ferdinand.Bardamu
17H25 | 29/07/2008 |
Ba après les accords sont faits pour être dénoncés. Ce n'est pas parce que untel a signé des accords à un moment donné que Mitterrand ne doit pas les réexaminer (mais en tout cas, pas avant la mort des protagonistes concerné, ou la prescription de leurs actes, cela oui) à la lumière de l'actualité. Ne me faites pas dire ce que je n'ai absolument pas voulu dire.
En ce qui me concerne, la France s'étant engagé vis-à-vis des terroristes Italiens, les livrer maintenant constitue un parjure, oui.
à Ferdinand.Bardamu
De vinnyparis
indépendant | 19H18 | 29/07/2008 |
La parole de la France ce n'est de ne pas respecter les accords européens sur la coopération judiciaire ?
à Ferdinand.Bardamu
De Hemenate
22H31 | 29/07/2008 |
On peut en effet dénoncer définitivement un accord, mais pas se ménager une petite exception de temps en temps quand ça nous arrange…
La France s'est engagée à une seule chose : extrader les ressortissant italiens, c'est tout.
Vous pouvez tout à fait être contre cette extradition, mais c'est bien en extradant M. Petrella que la France respecte sa parole, et non pas en cautionnant un fait du Prince illégal d'un ancien président.
à Ferdinand.Bardamu
De clausius
17H39 | 29/07/2008 |
Ca me va. Vous assumez vos positions jusqu'au bout et c'est tout à votre honneur. Ce n'est pas le cas de tout le monde ici.
à caro
De Yawn
Chomiste | 02H37 | 29/07/2008 |
Comme nous sommes dans un Etat de Droit (et pas dans un régime absolutiste), le Président n'a aucune légitimité à accorder à qui que ce soit une impunité en dehors de ce qui est prévu par la Constitution et la Loi.
Il n'y a donc aucun parjure. En outre, la doctrine Mitterrand ne s'appliquait pas aux cas de crimes de sang. Or c'est bien ce qu'on reproche à Marina Petrella.
Maintenant quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi la loi ne devrait pas s'appliquer dans le cas de Marina Petrella ? Au nom de quoi ne devrait-elle pas purger sa peine ? Parce que les faits sont anciens ? Paul Touvier, s'il était encore vivant, devrait bien regretter de ne pas avoir commis ses crimes en Italie… Où alors était-ce un cas différent ?
à Yawn
De Ferdinand.Bardamu
07H04 | 29/07/2008 |
Hé l'étudiant, la France a donné sa parole et Sarkozy revient dessus. Cela s'appelle comment cela, que cela soit constitutionnel ou pas ? Un parjure.
Ah elle est belle la parole de la France…
à Ferdinand.Bardamu
De Yawn
Chomiste | 07H22 | 29/07/2008 |
Hé le rien, d'abord ça veut dire quoi « la parole de la France » ? On est dans un Etat de Droit (mais vous le regrettez peut-être) et ça implique le respect des règles. Et une déclaration du Président de la République, ça ne vaut rien.
Ensuite Mitterrand avait exclu les crimes de sang. Or ce qu'on reproche à Marina Petrella, ce sont bien des crimes de sang, pas d'avoir des PV impayés.
à Yawn
De Ariivaimato
... | 07H49 | 29/07/2008 |
Des lois sont faites certes (pour les cons j'ai envie de dire), ça ne veut pas dire qu'il faut les appliquer lorsque cela est ridicule, lorsque cela n'a pas de sens et pas de justice. Parce qu'en l'occurrence, extrader Marina Petrella pour qu'elle fasse de la prison à vie ce n'est pas juste, pour toutes les raisons qu'énoncent l'article. Donc qu'on ne vienne pas parler de Justice, parce que nous, on sait très bien de quel côté elle est la Justice.
Vous vous réfugiez derrière l'application de la Loi, comme tous les bons citoyens français qui participent par leur passivité à l'expulsion des sans-papiers,aussi inhumaines et indignes qu'elles puissent être, parce qu'après tout il y a des règles à respecter en France.
C'est mesquin de cacher tout le malheur que l'on souhaite à l'Autre derrière la Loi, et c'est précisément ce que vous faites.
Etudiant c'est ça ? c'est triste d'être si jeune et d'avoir perdu déjà toute son humanité.
à Ariivaimato
De Béatrice1
| 11H34 | 29/07/2008 |
« Des lois sont faites certes (pour les cons j'ai envie de dire), ça ne veut pas dire qu'il faut les appliquer lorsque cela est ridicule, lorsque cela n'a pas de sens et pas de justice. »
Vous voudrez bien nous expliquer dans quel cas on doit l'appliquer et dans quel cas on peut s'en dispenser, alors. A la tête du client, c'est ça ? Si je viens vous assassiner, je pourrais donc m'enfuir à l'étranger et invoquer le fait que la loi étant « injuste » il ne faut pas l'appliquer ?
« Parce qu'en l'occurrence, extrader Marina Petrella pour qu'elle fasse de la prison à vie ce n'est pas juste »
Pourquoi, elle n'a pas été jugée devant un tribunal d'un pays démocratique et ami ? Elle n'a pas bénéficié des droits de la défense ?
« Vous vous réfugiez derrière l'application de la Loi »
La Loi est la BASE de la démocratie, encore heureux qu'on la rappelle ! Vous, vous vous réfugiez derrière des trucs on ne peut plus fumeux, qui seraient la porte ouverte à tous les abus et aux pires dénis de justice. La Loi garantit le droit des FAIBLES. L'absence de loi, c'est la loi du plus fort, la loi de la jungle : bel idéal !
C'est « mesquin » de ne pas trouver anormal que la loi soit la même pour tout le monde ? Mais vous êtes mûr pour la tyrannie !
« Etudiant c'est ça ? c'est triste d'être si jeune et d'avoir perdu déjà toute son humanité. »
Si ça se trouve, il est étudiant en droit constitutionnel, il sait donc que le SEUL rempart à l'inhumanité, c'est la loi.
à Béatrice1
De ngu
de passage | 15H36 | 29/07/2008 |
oui mais on vit de plus en plus sous des régimes de lois d'exceptions qui annulent les lois démocratiquement établies…