tribune 28/07/2008 à 15h52

Marina Petrella : la justice n'a pas vocation à obtenir un repentir

Jean-Michel Arberet | Conseiller municipal

Dans les années 1970 en Italie, de très nombreux jeunes militants dont la révolte s'était radicalisée, choisirent la lutte armée. Marine Petrella en faisait partie. En 1982 elle est arrêtée, elle passe huit ans dans les prisons spéciales italiennes avant d'être libérée pour expiration des délais de détention préventive.

En 1993, elle est condamnée à perpétuité dans le cadre de lois d'exception, pour des faits remontant aux années 79 à 82. Elle vient en France. François Mitterrand, alors président de la République, avait accordé à quelques centaines d'Italiens -en pleine connaissance de la gravité des faits qui leur étaient reprochés et de façon indifférenciée les uns par rapport aux autres- un asile en France avec sa fille. Ses avocats avertissent alors les autorités judiciaires françaises de sa présence.

Marina Petrella réside en France de façon continue, en situation régulière. Elle dispose d'un titre de séjour, reprend ses études, passe des diplômes, est salariée de structure publique… Le 21 août 2007, convoquée pour des formalités administratives, Marina est arrêtée au commissariat d'Argenteuil, à la suite d'une demande d'extradition du gouvernement italien. La condamnation date d'une quinzaine d'années, les faits de plus de vingt-cinq ans.

Le pardon des victimes n'est pas une catégorie juridique

Quel serait donc le sens de cette incarcération aujourd'hui ? Si la sanction pénale a pour objet d'aider à la réinsertion sociale du délinquant, elle serait ici sans objet. Marina Petrella est parfaitement insérée - réinsérée dans la société française où elle vit, travaille et a fondé une famille. La sanction n'aurait pas plus de sens s'il s'agissait de protéger la société de la dangerosité. Marina Petrella a tourné la page de la lutte armée il y a des années.

En revanche, de nombreuses interventions favorables à l'extradition évoquent, pêle-mêle, l'absence de repentir de Marina Petrella et les victimes qui n'ont pas pardonné. Ces deux points semblent très liés et renvoient à une conception particulière de la sanction pénale. Le pardon des victimes n'est pas une catégorie juridique, la justice s'est construite contre la notion de vengeance et la loi du talion.

Même si les victimes crient vengeance la société, elle, doit se contenter de leur rendre justice ; aucun droit pénal ne reconnaît aujourd'hui la nécessité d'enfermer à vie tous les auteurs d'actes délictueux ayant entraîné la mort d'autrui, quelle que soit la douleur des proches des victimes. Et cela est aussi vrai pour les familles des 85 tués de l'attentat de la gare de Bologne, pour les familles des travailleurs de l'amiante et pour tant d'autres.

Quant au repentir, loin de la notion catholique de changement profond qui s'opère dans l'homme lorsqu'il reconnaît son péché devant Dieu, exprime le regret de sa faute et en demande pardon, il s'agit ici de la notion de repenti mise en œuvre par la législation italienne. Le repenti n'est pas, là, celui qui regrette sa faute, mais celui qui dénonce ses anciens complices pour obtenir l'immunité.

Le principe du repenti repose sur la délation récompensée

Notion mise en œuvre dans le cadre des lois d'exception, mais notion déjà ancienne et introduite à Rome avec la création de l'inquisition médiévale dans les années 1230 par le pape Grégoire IX. En effet, la procédure utilisée par l'inquisition débutait par un délai de grâce au cours duquel ceux qui se présentaient et confessaient spontanément leurs fautes se voyaient imposer une pénitence religieuse mais échappaient aux sanctions du pouvoir civil avec, en contrepartie, l'obligation de dénoncer les hérétiques.

Outre l'aspect moralement douteux de s'appuyer sur une délation récompensée, cette procédure était aussi une incitation à dénoncer le premier, incitation recrée par la notion « moderne » de repenti. Le parallèle que l'on pourrait poursuivre avec les procédures d'interrogatoire n'est pas anodin. L'inquisition ne pourchassait pas des criminels, mais avait pour vocation d'éradiquer une hérésie et donc, les hérétiques qui contestaient l'ordre religieux et donc l'ordre social.

L'objectif serait-il le même aujourd'hui ? La sortie d'une période de violence ne peut pas se faire par la vengeance. Une amnistie sera nécessaire, qui seule permettra d'écrire l'histoire de ces années de plomb et, surtout, d'essayer de les comprendre. Mais hélas, il ne semble pas que ce soit la voie empruntée par les gouvernements occidentaux. De la demande d'extradition de Marina Petrella à la criminalisation des acteurs sociaux, la logique est la même, maintenir l'ordre établi et éradiquer la subversion.

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  • Ferdinand.Bardamu
    • Posté à 15h54 le 29/07/2008

    Tain, y a une offensive de l'UMP sur Rue89 : -)

    • Gina Grimont
      • Posté à 14h49 le 30/07/2008

      Y'à plein d'UMPistes et surtout de sarkosistériques sur Rue 89 ! ! ! C'est hallucinant ! Donc si y'en à tant ici, qu'est que ça va être en 2012 partout ! ! L'humanité est dégueulasse...

  • mechante langue
    • Posté à 18h18 le 28/07/2008
    • Internaute

    C'est un peu du n'importe quoi votre contribution !
    Certes , la justice n'a pas vocation à obtenir un repentir.
    Elle prononce une peine et elle veille a son application .
    A la fin de l'exécution de la peine le condamné est libéré qu'il se repente ou non
    Par contre Maria Patrella , elle demande une faveur : la non application de sa peine et là la justice est en droit de considérer le fait de regretter ou non ses actes pour lui accorder ,je le répète ,ce qui n'est qu'une faveur !

    « Une amnistie sera nécessaire, qui seule permettra d'écrire l'histoire de ces années de plomb et, surtout, d'essayer de les comprendre »

    Eps , mon grand , l'aministie, si elle vient, elle ne peut venir QUE des italiens .
    Parce ce sinon quel non sens et quel ridicule

    PS : Camarade , tu etais pour l'amnistie de Pinochet ?

    • dalun
      dalun répond à mechante langue
      • Posté à 18h49 le 28/07/2008

      à ce stade : ça se soigne encore votre maladie ? .

    • Les Chats
      • Posté à 21h56 le 28/07/2008

      Franchement mechante langue, commencer votre intervention par « C'est un peu du n'importe quoi votre contribution ! »
      Je vous trouve bien prétentieux et vraiment pas sympa.
      Je lis souvent vos interventions pas inintéressantes, mais vous avez la vilaine habitude de ne prendre que la partie de l'« Histoire » qui vous intéresse, ou de considérer qu'une partie des possibilités, celle des textes de lois.
      Vous n'êtes pas obligé de tutoyer Jean-Michel Arberet sous prétexte qu'il est communiste et de l'appeler camarade, ... mon grand.
      Camarade ne s'emploie d'ailleurs pas que chez les communistes, les ouvriers utilisent ce terme entre collègues d'une même corporation.
      Comparer Pinochet et Marina Petrella alors là, ça dépasse l'entendement et ça me surprend même de votre part. Du coup le terme « ridicule » vous revient de plein fouet.
      La connaissance c'est comme la beauté, lorsqu'elle s'accompagne de mépris et de suffisance, elle perd tout son intérêt.

    • Gotch
      Gotch répond à mechante langue
      • Posté à 09h00 le 29/07/2008

      Ce qu'elle a fait, c'est appartenir à une « association de malfaiteurs » selon les termes français, association qui à l'époque était une Résistance envers un système gangrené par la mafia, donc discrédité et ayant perdu toute légitimité. Elle n'a pas personnellement commis de crime. Et voilà qu'un président bafoue une parole donnée par un président, au risque à son tour de se discréditer, de devenir illégitime comme ceux qui étaient à la tête de l'Italie des Années de Plomb.

      Quelqu'un mérite la prison, dans ce pays. Ce quelqu'un n'ira pas en prison. Hélas !

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 12h15 le 29/07/2008

        « association qui à l'époque était une Résistance envers un système gangrené par la mafia, donc discrédité et ayant perdu toute légitimité. »

        L'Italie de ces années-là connaissait des problèmes, mais c'était un état souverain, une démocratie et un état de droit ! Et ce n'est certainement pas à un pays étranger de décider de ce qui est bon pour l'Italie !

        « Elle n'a pas personnellement commis de crime. »

        Il faudrait vous renseigner un peu, là ! Elle a été reconnue coupable d'assassinat, de kidnapping, d'extortion...

        « Et voilà qu'un président bafoue une parole donnée par un président »

        A quel titre, celui-ci avait-il donné sa « parole » ? Qu'est-ce qui lui permettait de le faire, sinon qu'il se prenait pour Louis XIV ? Quel article de la Constitution lui donnait ce pouvoir ? ? ? Il s'agissait en réalité d'un scandaleux « fait du prince », qui bafouait tous les traités signés par la France. C'est maintenant, enfin, que la France respecte sa parole et sa signature.

        « de devenir illégitime comme ceux qui étaient à la tête de l'Italie des Années de Plomb. »

        Ils étaient parfaitement légitimes car issus du suffrage universel ! En outre la justice italienne est parfaitement respectable - plusieurs juges ont payé leur courage de leur vie - et nous n'avons AUCUNE leçon à lui donner.

        Ce n'est pas parce que cette fanatique meurtrière est d'extrême gauche qu'elle doit être au-dessus des lois. La démocratie, c'est justement ça : les mêmes lois pour tous. S'il s'agissait d'une ex-fasciste, je suis sûre que vous applaudiriez son extradition.

        Pauvre époque où tout se vaut, où plus rien ne veut rien dire, où les mots n'ont plus de sens et où les principes élémentaires sont bafoués selon le sens du vent.

      • vinnyparis
        vinnyparis répond à Gotch
        indépendant
        • Posté à 14h08 le 29/07/2008
        • Internaute
          indépendant

        quand je lis vos propos « révisionnistes », je me dis que non on ne peut pas amnistier des gens comme Petrella ce serait leur donner raison et insulter l'histoire et la démocratie, l'Italie de l'époque n'était pas parfaite (comme on va dire la France de Mitterrand) mais c'est sans doute à cette époque qu'il y a eu le plus d'avancées
        sociales en Italie, ensuite les Brigades rouges (vos résistants) ont assassiné et blessée des démocrates, des journalistes, des universitaires, des syndicalistes, des communistes, des libéraux, des fonctionnaires, des juges (les mêmes qui combattent la mafia).
        De magnifiques résistants ces assassins fanatiques et totalement lâches.

  • global
    • Posté à 18h06 le 28/07/2008

    « Marina Petrella a tourné la page de la lutte armée il y a des années. »

    Et alors ? ? ? C'est au terroriste de decider ce que doit etre sa « suite » dans une societe democratique ! !

    C'est a la justice ( et non a une espece de petit roi qu'etait miterrand...de Patrella a Tapie.. ! ) et ici cette italienne doit etre jugee et condanmee pour ses crimes en italie.

    Patrella « est salariée de structure publique » voyez a quoi servent vos impots !

    • Les Chats
      Les Chats répond à global
      • Posté à 22h00 le 28/07/2008

       » voyez a quoi servent vos impots ! »

      Moi mes impôts, je les vois partir dans le train de vie de ce gouvernement et de leurs amis les plus riches de France et non pour l'INTERET GENERAL !

    • caro
      caro répond à global
      délinquante avérée
      • Posté à 23h18 le 28/07/2008
      • Internaute
        délinquante avérée

      Marina Petrella a été condamnée à la prison à vie par contumace (si je ne me trompe pas), dénoncée par des « repentis ». Il n'y a aucune possibilité de révision de procès. Si elle est extradée, c'est la prison à vie pour elle.

      Le Président Mitterand avait donné sa parole de PRESIDENT que les ex-terroristes pouvaient continuer à résider en France, s'ils ne se mêlaient plus de politique.

      C'est ce que fit Marina.

      Comment s'appelle le fait de revenir sur la parole donnée ? Un parjure ? c'est ce qui se passe actuellement. C'est la nouvelle morale made in France ?

      • global
        global répond à caro
        • Posté à 01h03 le 29/07/2008

        Mais pour qui se prenait mitterrand ? ? ? ? en democratie il y a la justice ...ce n'est pas le cas en france ? ?

        La parole de mitterand ne doit avoir aucune valeur ! Alors arretez avec votre definition erronee de la « morale » ...selon mitterrand on rigole !

         
        • Gotch
          Gotch répond à global
          • Posté à 09h07 le 29/07/2008

          la parole d'un Président français a du poids. Si quelqu'un s'est fié à celle-ci et a donné tous les signes d'une réhabilitation, liée à un exil qui doit peser lourd, ce quelqu'un est redevenu totalement honorable. Que n'importe qui (j'y insiste) revienne sur cette parole
          d'un Président, est un parjure, je renchéris sur un autre posteur. Ce parjure mérite la prison. C'est parfaitement clair. Il y va de l'honneur de la France tout entière.

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 12h19 le 29/07/2008

            Ah non ! L'honneur de la France tout entière - donc le mien - repose sur le respect de la SIGNATURE de la France - signature des accords d'extradition, par exemple - et non sur un coup de tête individuel d'un président qui se prend pour un roi et qui outrepasse totalement ses pouvoirs.

            Le respect des accords signés entre pays mériterait la PRISON ? ? ? Vous ne savez plus très bien où vous en êtes, là...

          • vinnyparis
            vinnyparis répond à Gotch
            indépendant
            • Posté à 14h53 le 29/07/2008
            • Internaute
              indépendant

            Cette parole n'existe pas vraiment (un texte ? ), puisque Mitterrand avait ajouté qu'elle en excluait les auteurs de crimes de sang.
            Ensuite Petrella était encore en Italie en 1993, la jurisprudence Mitterrand c'est un encouragement à fuir la justice italienne ?
            Pendant ce temps, les terroristes tueurs de français prenaient perpétuité.

          • clausius
            clausius répond à Gotch
            • Posté à 15h31 le 29/07/2008
            • Internaute

            Je croierais à 100 % à l'honnêteté de votre intervention si vous dites :
            « Que n'importe qui (j'y insiste) revienne sur cette parole d'un Président, est un parjure, QUELQUE SOIT LA PERSONNE A QUI AIT ETE ACCORDE L'ASILE POLITIQUE* »

            *Et donc quelque soit ses crimes et sa couleur politique.

            Ce qui n'empêchera pas que je ne serai tout de même pas d'accord avec vous.

            • Ferdinand.Bardamu
              • Posté à 16h04 le 29/07/2008

              Est un parjure quiconque (je n'insiste pas) revient sur la parole d'un président, quelle que soit (orthographe) la personne à qui a été accordé l'asile politique.

              Et donc quels que soient (orthographe) ses crimes et sa couleur politique.

              Cela vous va ? : -)

              • Hemenate
                • Posté à 17h29 le 29/07/2008
                • Internaute

                Vous considérez donc que Mitterrand a commis un parjure en accordant l'asile a M. Petrelli au mépris de l'engagement qu'avait pris la France concernant les extraditions en signant l'accord Franco-italien de 1957.

                Je suis tout à fait d'accord avec vous.

                • Ferdinand.Bardamu
                  • Posté à 18h25 le 29/07/2008

                  Ba après les accords sont faits pour être dénoncés. Ce n'est pas parce que untel a signé des accords à un moment donné que Mitterrand ne doit pas les réexaminer (mais en tout cas, pas avant la mort des protagonistes concerné, ou la prescription de leurs actes, cela oui) à la lumière de l'actualité. Ne me faites pas dire ce que je n'ai absolument pas voulu dire.
                  En ce qui me concerne, la France s'étant engagé vis-à-vis des terroristes Italiens, les livrer maintenant constitue un parjure, oui.

                  • vinnyparis
                    vinnyparis répond à Ferdinand.Bardamu
                    indépendant
                    • Posté à 20h18 le 29/07/2008
                    • Internaute
                      indépendant

                    La parole de la France ce n'est de ne pas respecter les accords européens sur la coopération judiciaire ?

                  • Hemenate
                    • Posté à 23h31 le 29/07/2008
                    • Internaute

                    On peut en effet dénoncer définitivement un accord, mais pas se ménager une petite exception de temps en temps quand ça nous arrange...

                    La France s'est engagée à une seule chose : extrader les ressortissant italiens, c'est tout.

                    Vous pouvez tout à fait être contre cette extradition, mais c'est bien en extradant M. Petrella que la France respecte sa parole, et non pas en cautionnant un fait du Prince illégal d'un ancien président.

              • clausius
                • Posté à 18h39 le 29/07/2008
                • Internaute

                Ca me va. Vous assumez vos positions jusqu'au bout et c'est tout à votre honneur. Ce n'est pas le cas de tout le monde ici.

        11 autres commentaires
      • Yawn
        Yawn répond à caro
        • Posté à 03h37 le 29/07/2008

        Comme nous sommes dans un Etat de Droit (et pas dans un régime absolutiste), le Président n'a aucune légitimité à accorder à qui que ce soit une impunité en dehors de ce qui est prévu par la Constitution et la Loi.
        Il n'y a donc aucun parjure. En outre, la doctrine Mitterrand ne s'appliquait pas aux cas de crimes de sang. Or c'est bien ce qu'on reproche à Marina Petrella.

        Maintenant quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi la loi ne devrait pas s'appliquer dans le cas de Marina Petrella ? Au nom de quoi ne devrait-elle pas purger sa peine ? Parce que les faits sont anciens ? Paul Touvier, s'il était encore vivant, devrait bien regretter de ne pas avoir commis ses crimes en Italie... Où alors était-ce un cas différent ?

         
        • Ferdinand.Bardamu
          Ferdinand.Bardamu répond à Yawn
          • Posté à 08h04 le 29/07/2008

          Hé l'étudiant, la France a donné sa parole et Sarkozy revient dessus. Cela s'appelle comment cela, que cela soit constitutionnel ou pas ? Un parjure.
          Ah elle est belle la parole de la France...

          • Yawn
            Yawn répond à Ferdinand.Bardamu
            • Posté à 08h22 le 29/07/2008

            Hé le rien, d'abord ça veut dire quoi « la parole de la France » ? On est dans un Etat de Droit (mais vous le regrettez peut-être) et ça implique le respect des règles. Et une déclaration du Président de la République, ça ne vaut rien.
            Ensuite Mitterrand avait exclu les crimes de sang. Or ce qu'on reproche à Marina Petrella, ce sont bien des crimes de sang, pas d'avoir des PV impayés.

            • Ariivaimato
              Ariivaimato répond à Yawn
              • Posté à 08h49 le 29/07/2008

              Des lois sont faites certes (pour les cons j'ai envie de dire), ça ne veut pas dire qu'il faut les appliquer lorsque cela est ridicule, lorsque cela n'a pas de sens et pas de justice. Parce qu'en l'occurrence, extrader Marina Petrella pour qu'elle fasse de la prison à vie ce n'est pas juste, pour toutes les raisons qu'énoncent l'article. Donc qu'on ne vienne pas parler de Justice, parce que nous, on sait très bien de quel côté elle est la Justice.

              Vous vous réfugiez derrière l'application de la Loi, comme tous les bons citoyens français qui participent par leur passivité à l'expulsion des sans-papiers,aussi inhumaines et indignes qu'elles puissent être, parce qu'après tout il y a des règles à respecter en France.

              C'est mesquin de cacher tout le malheur que l'on souhaite à l'Autre derrière la Loi, et c'est précisément ce que vous faites.

              Etudiant c'est ça ? c'est triste d'être si jeune et d'avoir perdu déjà toute son humanité.

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 12h34 le 29/07/2008

                « Des lois sont faites certes (pour les cons j'ai envie de dire), ça ne veut pas dire qu'il faut les appliquer lorsque cela est ridicule, lorsque cela n'a pas de sens et pas de justice. »

                Vous voudrez bien nous expliquer dans quel cas on doit l'appliquer et dans quel cas on peut s'en dispenser, alors. A la tête du client, c'est ça ? Si je viens vous assassiner, je pourrais donc m'enfuir à l'étranger et invoquer le fait que la loi étant « injuste » il ne faut pas l'appliquer ?

                « Parce qu'en l'occurrence, extrader Marina Petrella pour qu'elle fasse de la prison à vie ce n'est pas juste »

                Pourquoi, elle n'a pas été jugée devant un tribunal d'un pays démocratique et ami ? Elle n'a pas bénéficié des droits de la défense ?

                « Vous vous réfugiez derrière l'application de la Loi »

                La Loi est la BASE de la démocratie, encore heureux qu'on la rappelle ! Vous, vous vous réfugiez derrière des trucs on ne peut plus fumeux, qui seraient la porte ouverte à tous les abus et aux pires dénis de justice. La Loi garantit le droit des FAIBLES. L'absence de loi, c'est la loi du plus fort, la loi de la jungle : bel idéal !

                C'est « mesquin » de ne pas trouver anormal que la loi soit la même pour tout le monde ? Mais vous êtes mûr pour la tyrannie !

                « Etudiant c'est ça ? c'est triste d'être si jeune et d'avoir perdu déjà toute son humanité. »

                Si ça se trouve, il est étudiant en droit constitutionnel, il sait donc que le SEUL rempart à l'inhumanité, c'est la loi.

                • ngu
                  ngu répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                  de passage
                  • Posté à 16h36 le 29/07/2008
                  • Internaute
                    de passage

                  oui mais on vit de plus en plus sous des régimes de lois d'exceptions qui annulent les lois démocratiquement établies...

                  • Hemenate
                    Hemenate répond à ngu
                    • Posté à 17h55 le 29/07/2008
                    • Internaute

                    De plus en plus ?

                    Ah bon, quelle est la dernière en date ?

                    • Ferdinand.Bardamu
                      • Posté à 18h33 le 29/07/2008

                      Ben la réforme des institutions (qui aurait du avoir l'assentiment du peuple, par référendum, les élus ne représentant plus le peuple, on le voit tous les jours), le passage en force du traité européen, malgré le non des français, etc..en fouillant un peu, on doit pouvoir en trouver des tonnes. C'est ce qui me vient à l'esprit d'emblée.
                      Sans compter la loi d'autoamnistie que vient de faire voter Berlusconi et celle de la dépénalisation de la finance (ne sait plus où cela en est cela, il s'agite tellement) que voulait notre Zébulon.

                      • Hemenate
                        • Posté à 23h23 le 29/07/2008
                        • Internaute

                        Et lequel de vos exemple caractérise une loi d'exception ?

                        Tant pis, cela aura au moins eu l'utilité de vous soulager, c'est déjà ça.

              • vinnyparis
                vinnyparis répond à Ariivaimato
                indépendant
                • Posté à 16h20 le 29/07/2008
                • Internaute
                  indépendant

                c'est bien ce que vous dites mais c'est à l'Italie d'en décider, rien ne vous empêche de défendre des criminels français.

              • Les Chats
                Les Chats répond à Ariivaimato
                • Posté à 15h37 le 29/07/2008

                Mais il parait que maintenant les jeunes sont plus fachos que les vieux qui pouvaient l'être.
                Sûrement parce qu'ils n'ont plus d'idéaux. Rien à voir mais au passage, ce sont les mêmes qui engraissent l'industrie chimique alimentaire par flegme de cuisiner.

            • Gotch
              Gotch répond à Yawn
              • Posté à 09h14 le 29/07/2008

              Au-dessus de l'Etat de Droit, qui est un principe bien commode, il y a les idéaux qui ont fait de la France un phare auquel des générations d'opprimés ont cru. Ces idéaux ont inspiré un Président qui ne fut pas toujours au-dessus de tout soupçon, mais qui grâce à des gestes comme celui-ci a lui aussi obtenu une réhabilitation. Le juridisme jusqu'auboutiste, s'il n'est pas appliqué avec discernement, est la porte ouverte à tous les abus. Je déteste votre post.

              • Yawn
                Yawn répond à Gotch
                • Posté à 10h02 le 29/07/2008

                C'est votre droit de détester mon message. Mais je n'ai pas dit qu'il fallait avoir une application inhumaine de la loi. Ce que j'ai dit, si vous vous calmez un peu et lisez mon message, c'est que quand on invoque la parole de la France, ça ne veut rien dire, c'est un concept creux. La preuve en est que ces personnes n'ont rien pour contester leur extradition vers l'Italie.
                L'Etat de Droit, ce n'est pas un principe commode, c'est ce qui fonde la démocratie contre l'arbitraire de l'Etat et qui protège les libertés de chacun contre tous les abus (exactement ce qui manque dans la Russie poutinienne par exemple).

                Quant aux idéaux de la France auxquels des générations d'opprimés ont cru, parlons-en : les républicains espagnols ont été parqués dans des camps, les juifs persécutés ont été livrés aux nazis, les mouvements indépendantistes ont été implacablement réprimés...
                Mais je ne vois pas le rapport de tout ça avec Marina Petrella qui n'est pas une opprimée que je sache.

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 13h08 le 29/07/2008

                « Au-dessus de l'Etat de Droit, qui est un principe bien commode, il y a les idéaux »

                L'idéal absolu C'EST l'Etat de droit, il n'y a rien au-dessus. C'est ce qui vous garantit vos libertés. Sans Etat de droit, c'est l'ARBITRAIRE qui règne.

              • vinnyparis
                vinnyparis répond à Gotch
                indépendant
                • Posté à 15h09 le 29/07/2008
                • Internaute
                  indépendant

                Mitterrand (sous qui Action Directe, les brigades rouges à la française ont été condamnés à perpétuiré mais tuer des français, c'est plus grave) a accordé cette impunité
                uniquement par complaisance idéologique.
                Non pas que lui était gauchiste (cela se saurait) mais beaucoup dans son camp si, donc c'était pour la cause.
                Exactement comme les régimes militaires d'amérique du sud accordait asile aux nazis et aux fascistes.

                L'idéal de la France, c'est donc condamner à perpétuité des terroristes français tueurs de français et d'accorder une impunité à des terroristes italiens tueurs de français ?
                votre idéal ne serait pas un peu xénophobe et impérialiste ?

              • vincent deux
                vincent deux répond à Gotch
                • Posté à 23h32 le 29/07/2008

                « Au-dessus de l'Etat de Droit, qui est un principe bien commode, il y a les idéaux qui ont fait de la France un phare auquel des générations d'opprimés ont cru. »

                Sauf que l'état de droit est un de ces idéaux
                << Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime, c'est la loi qui affranchit. >>
                (Lacordaire)

                Une chose que je ne comprend pas : Petrella etait une « opprimée » ?

                • Ferdinand.Bardamu
                  • Posté à 12h04 le 30/07/2008

                  Mouais, le néolibéralisme n'a-t-il pas été qualifié, à juste titre, par un ancien p-dg de Renault, de « Libre renard dans un libre poulailler » ? : -)

        16 autres commentaires
      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 12h24 le 29/07/2008

        La procédure italienne est parfaitement démocratique, et nous français n'avons PAS à en discuter. Petrella a été jugée régulièrement pour des actes graves dont elle a été reconnue coupable. Elle a fui la justice de son pays et ses responsabilités. Ce qui est anormal, ce n'est pas qu'elle soit extradée aujourd'hui, c'est qu'elle soit extradée SEULEMENT aujourd'hui, après avoir été scandaleusement protégée par un président étranger qui s'asseyait complètement sur le droit international.

        Mitterrand n'avait PAS le droit d'engager la « parole » de la France, ce qu'il a fait était arbitraire et illégal.

         
        • Gotch
          • Posté à 13h34 le 29/07/2008

          Elle a été jugée par contumace dans des tribunaux d'exception, et n'a pas droit à être rejugée si elle revient en Italie. Vous trouvez cela normal ? Elle ne peut même pas défendre ses droits comme pourrait le faire un Français pris à l'étranger et ramené en France. Rien que pour cela notre Président de l'époque pouvait accorder l'asile à celles et ceux qui promettaient de se ranger. Ce qui fut son cas. Libre à vous de le contester, libre à moi de penser qu'il a eu raison, cette fois-là.

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 13h44 le 29/07/2008

            Elle a été jugée par contumace parce qu'elle avait FUI. La procédure italienne est parfaitement démocratique, elle a au droit à une défense, et je trouve tout à fait NORMAL que la justice italienne soit respectée. Le président, quel qu'il soit, n'a PAS le droit ni le pouvoir d'accorder l'asile comme ça lui chante et à la tête du client : il y a des instances de la République qui sont chargées de ça, en vertu de principes internationaux, cad EN AUCUN CAS à un criminel qui cherche à échapper à une décision de justice... Mitterrand a agi de manière totalement illégale, anticonstitutionnelle et indigne.

            • pomponette
              • Posté à 15h00 le 29/07/2008

              « Elle a été jugée par contumace parce qu'elle avait FUI »

              Et alors, même si elle avait fui, cela n'empêche pas qu'elle n'a pas eu de procès équitable, puisqu'elle n'a pas pu opposer sa défense contre des faits.

              Donc ce jugement n'est pas contradictoire.

              Tu m'as bien faire rire, beatrice 1-mauvaise langue (change de syntaxe..), la pseudo défenderesse du racisme, se comportant comme une parfaite réac, tu trop drôle, continue de débiter tes anneries...

              L'engagement d'un Etat de ne pas extrader, vers un pays qui pratiquent des lois plus sévéres est hors la loi, selon les imbéciles comme toi, ne connaissant rien au droit international !

              • vinnyparis
                vinnyparis répond à pomponette
                indépendant
                • Posté à 15h15 le 29/07/2008
                • Internaute
                  indépendant

                en matière de terrorisme, l'italie est moins sévère que la France. Dans les années 70, il n'y avait aucune peine de mort en italie, pas comme en France.
                En France, il y une juridiction spéciale pour le terrorisme.

                L'italie a bien mieux traité ses terroristes que la France l'a fait avec action directe.

                Au lieu de vous préoccuper des terroristes tueurs d'italiens (les victimes sont loin c'est plus facile), préoccupez vous des terroristes français, ils
                en ont peut être plus besoin.

              • Yawn
                Yawn répond à pomponette
                • Posté à 19h05 le 29/07/2008

                On peut critiquer un jugement qui ne serait pas contradictoire parce que l'accusé n'a pas été mis en mesure de se défendre. Mais quand l'accusé a pris l'initiative de fuir, justement pour ne pas être jugé, c'est un peu gros de reprocher au Tribunal d'avoir rendu sa décision.
                Ensuite l'argument selon lequel elle ne sera pas rejugée et ne pourra pas faire valoir ses droits ne tient plus car l'Italie a changé sa loi sur ce point et les condamnés par contumace peuvent demander un nouveau procès.

              • vincent deux
                • Posté à 23h36 le 29/07/2008

                « L'engagement d'un Etat de ne pas extrader, vers un pays qui pratiquent des lois plus sévéres est hors la loi, selon les imbéciles comme toi, ne connaissant rien au droit international ! »

                En matiére de droit pénal l'Italie est plutot moins sévére que la France .

                • Compte supprimé le 4 janvier 3
                  • Posté à 13h18 le 30/07/2008

                  En outre cette phrase est complètement NULLE, puisque la France ne s'interdit d'extrader (comme TOUS les pays de l'UE) QUE vers les Etats qui pratiquent la peine de mort - et encore, seulement dans le cas où l'extradé risquerait d'être exécuté, jamais quand il a été condamné à perpétuité. La peine de mort a été abolie en Italie 35 ans avant d'être abolie en France ( ! ), la justice n'y est absolument PAS « plus sévère », elle correspond exactement - comme celle de TOUS les pays de l'UE - à la Charte Européenne des Droits de l'Homme.

                  La méconnaissance du droit et des principes démocratiques élémentaires dont font preuve tous ces bien-pensants à géométrie variable, qui exècrent Sarkozy et encensent Castro, est assez ahurissante. C'est grave, et c'est un problème typiquement français. La gauche italienne a toujours été vent debout contre l'asile en France des brigadistes.

            • vinnyparis
              • Posté à 15h11 le 29/07/2008
              • Internaute
                indépendant

              Non non elle n'a pas du tout été jugée par contumace et elle s'est enfui d'italie en 93 bien après le vague discours de Mitterrand (sans la moindre valeur) de 85.

            • Ferdinand.Bardamu
              • Posté à 16h03 le 29/07/2008

              Vous postez trop vite les gars, ente les « nazes » pour les Beatrice1, Mauvaise langue et autres Libéral, et les « top » pour mes copains, je ne sais plus où donner de la tête moi : -)

        9 autres commentaires
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