Henri Guaino est une plume orgueilleuse. Un an après le très controversé discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, voici que le conseiller spécial du président de la République justifie dans Le Monde ces mots prononcés en juillet 2007 dans un amphithéâtre devant un parterre d'étudiants sénégalais.
Visiblement, il n'a pas digéré l'accusation de « racisme » formulée plus tard par Bernard-Henri Lévy, en pleine promotion de son livre. On le comprend. Mais, à trop vouloir donner des leçons, on attire les moralistes.
Personne n'a sérieusement songé à taxer Henri Guaino de raciste patenté
Passons sur la discussion de salon, Hegel, Senghor, Lévi-Strauss, Mounier et Braudel. Là où Henri Guaino se trompe, c'est que personne n'a sérieusement songé à le taxer de raciste patenté. La (re-)lecture du discours de Dakar, fort bien tourné, en apportera d'ailleurs une confirmation à ceux qui doutent. Pourquoi Henri Guaino, le « gaulliste social », le concepteur de la « fracture sociale » de 1995, le laudateur de Jaurès et de Blum en 2007, serait devenu subitement un partisan des infâmes théories de Gobineau ? Henri Guaino fait mieux, il nous invite à discuter son point de vue :
« Toute l'Afrique n'a pas rejeté le discours de Dakar. Encore faut-il le lire avec un peu de bonne foi. On peut en discuter sans mépris, sans insultes. Est-ce trop demander ? Et si nous n'en sommes pas capables, à quoi ressemblera demain notre démocratie ? “
D'accord, alors relisons. Voici la citation complète du passage incriminé, qui ne s'arrête pas à la première phrase retenue dans Le Monde :
‘Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable ou tout semble être écrit d'avance.
Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin.’
A chacun de juger, mais aujourd'hui encore, pour qui vit l'Afrique au quotidien, la description est anachronique. Tous les jours, l'Afrique et les Africains inventent la modernité. Regardez un peu ce qu'en pensent les Chinois, qu'Henri Guaino n'a pas pris la peine de citer à Dakar.
La suite relève surtout du cliché : l'Africain est un ‘paysan’, le continent est déchiré par ‘les guerres sanglantes’, mais il a heureusement un ‘imaginaire merveilleux’ et une ‘sagesse ancestrale’. Jusqu'à l'apogée sur la colonisation, les ‘routes’, les ‘ponts’, l'Européen qui ‘féconde les terres vierges’, qui pouvait être ‘méchant’ ou ‘bon’. Quel mouvement dialectique ! Mais la réalité, où est-elle ? Cinq raisons de douter de la ‘politique des réalités’
Si cette question se pose aujourd'hui, c'est précisément parce qu'un an après ce discours de Dakar appelant à une ‘politique des réalités’, il est temps de dresser un état des lieux de la ‘rupture’ tant vantée du printemps 2007.
D'abord, contrairement à ce qu'avance Henri Guaino, la presse africaine a immédiatement mal reçu ce message. Qu'on relise donc les éditos de la presse sénégalaise. Ou encore les analyses des Africanistes qui, avec un peu de recul en février 2008 à l'occasion du voyage en Afrique du Sud, regardaient Dakar avec la même méfiance. Pourquoi ? J'y vois au moins cinq raisons réalistes : ► La nucléarisation incontrôlée du continent. L'histoire est connue entre l'ex-madame Sarkozy et les infirmières bulgares, la France a vendu une centrale nucléaire au colonel Khadafi dans des conditions encore troubles.
► Le maintien d'une politique de défense incohérente. Depuis l'affaire tchadienne, où Paris soutient à bout de bras un président fatigué mais jugé irremplaçable, Nicolas Sarkozy n'a pas encore réalisé la promesse de révision des accords de défense annoncée au Cap.
► L'allégeance aux circuits de corruption internationaux. Comment considérer autrement le limogeage brutal du secrétaire d'Etat à la Coopération, Jean-Marie Bockel, qui avait osé critiquer le sage Omar Bongo, recordman toutes catégories de la longévité présidentielle (quarante ans au pouvoir) et des placements patrimoniaux ? ► La faiblesse chronique des crédits de la coopération. L'aide publique au développement (APD) pour 2008 n'atteint toujours pas l'objectif intermédiaire de 0,5% du Revenu national brut pour 2010 ; tandis que seul 1% de cette aide transite par les ONG, contre 8,5% au Royaume Uni et 11% en Allemagne ; sur ce sujet, la France est le pays européen le plus mal classé de l'OCDE.
► L'oubli des engagements particuliers. En entrant en fonction, le président Sarkozy a pris soin de multiplier les gestes symboliques en recevant Elisabeth Borrel, Osange Silou-Kieffer… Depuis, qu'a-t-il fait de plus que son prédecesseur ? Pire, serait-on tenter de répondre, car le temps fait son oeuvre.
Faut-il donner raison à ceux qui disent que Nicolas Sarkozy ne s'intéresse pas à la politique étrangère et encore moins à l'Afrique ? Que le ‘développement partagé’, les ‘projets communs’, la ‘stratégie commune dans la mondialisation’ et la ‘politique d'immigration négociée ensemble’ resteront lettre morte ? Un doute sur la sincérité de l'engagement africain d'Henri Guaino
Pourtant, les dirigeants africains n'ont pas été avares en compliment sur la démarche présentée lors d'un discours qualifié de ‘révolutionnaire’ par le président ivoirien Laurent Gbagbo. Je veux parler du discours du Cap, en février 2008 devant le parlement sud-africain, bien plus novateur que celui de Dakar. Mais Henri Guaino a-t-il écrit ce texte ? Il serait l'oeuvre d'une plume plus discrète. Pourtant, là encore, la rupture est infiniment lente.
Enfin, on peut avoir un doute sur la connaissance du terrain africain et sur la sincérité de l'engagement d'Henri Guaino. En relisant le discours de Dakar, une phrase m'a sauté aux yeux (mea culpa, elle avait échappé à la première lecture), car elle reprend les pires antiennes de l'ère Mitterrand-Pasqua-Balladur. Je veux parler de cette allusion au Rwanda, glissée au détour de ce passage consacré à la responsabilité de la France dans l'histoire africaine :
‘La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique. Elle n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n'est pas responsable des génocides. Elle n'est pas responsable des dictateurs. Elle n'est pas responsable du fanatisme. Elle n'est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n'est pas responsable des gaspillages et de la pollution.’
Fort bien. Mais pourquoi parler ‘des génocides’ ? Quels sont-ils ces ‘génocides’ ? En existe-t-il d'autres que celui qui se déroula du 7 avril à la fin de l'année 1994 dans les collines rwandaises, ainsi que le définit le texte de reconnaissance officielle de l'ONU ? Je n'en vois pas.
En revanche, je sais que la confusion est savamment entretenue depuis la conférence de presse finale de François Mitterrand au sommet franco-africain de Biarritz, en novembre 1994. Le président français avait, le premier, joué de l'ambiguïté, accusant les forces du FPR (Front patriotique rwandais) de commettre, eux aussi, le pire contre les vrais génocidaires que l'armée française protégeait dans les forêts du Kivu.
Depuis, Hubert Védrine, Dominique de Villepin et d'autres ont publiquement repris l'expression. J'ai aussi noté que nos relations avec Kigali n'ont pas vraiment évolué depuis un an. Alors, de quelle ‘rupture’ parle-t-on ? Dernier détail : lorsqu'Henri Guaino parle ‘d'Eurafrique’, comme d'un horizon d'espoir à la nouvelle politique française, il ne fait que reprendre une expression utilisée par… Pierre Messmer, en 1959, lors d'une conférence devant les stagiaires de l'Ecole supérieure de guerre. Une trace de gaullisme dans la rupture, sans doute…
Addendum, le 29/07/08, à 13h00 : Nous avons corrigé l'article, suite à ce message :
‘Dans cet article, fort intéressant, il est dit qu'au début de son mandat, le président a fait des gestes symboliques en recevant certaines familles de victimes ; et l'article cite la famille Ben Barka. Précisément, la seule famille de victime qui n'a pas été reçue par le président est la famille de Mehdi Ben Barka. Meilleures salutations, Bachir Ben Barka-Fils aîné de Mehdi Ben Barka.’
Avec nos excuses à la famille Ben Barka.


























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à Weatherboy
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 14H40 | 28/07/2008 |
« Qu'a t-il donc fait de sa vie, lui, Marc Gelone, qui mérite qu'on l'écoute ? »
Rien. J'ai juste la conscience d'appartenir à une communauté dont les élites – auxquelles je n'appartiens pas – ont écrit l'essentiel des grandes pages de l'aventure humaine dans les domaines de l'esprit, des arts et des sciences.
Et que je ne me sois donné que le mal de naître a tout de même fait de moi un HERITIER, en l'occurrence un héritier conscient de son héritage et de la RESPONSABILITE qui en découle, à savoir le transmettre à ses descendants – au sens civilisationnel du terme – plutôt qu'à des hordes de primitifs et d'arriérés, affluant de l'Est, du Sud et du Sud-Ouest.
Zemmour est dans une situation similaire, lui, avec un talent spécifique. Des cuistres dans votre genre lui reprochent de n'avoir mené aucun combat, mais celui qu'il mène maintenant vaut largement tous ceux que lesdits cuistres énumèrent : il se bat pour conserver la liberté de dire ce qu'il dit et pour la transmettre aux générations futures.
Parce que si vous en aviez le pouvoir, il y a longtemps qu'elle serait morte et enterrée, cette liberté-là aussi : il n'y a qu'à voir le sort que certains des vôtres réservent aux dénommés M'Bala M'Bala et Siné !
« Cet individu qui ne sait manifestement rien - du système d'écriture méroïtique ou guèze éthiopien… »
Il me suffit de savoir que le Soudan est ravagé par un conflit meurtrier dont tout le monde se fout, tant ses habitants paraissent négligeables et que, depuis trente ans au moins, les Ethiopiens, écriture ou pas, tendent périodiquement la main pour que les miens y laissent tomber quelques grains de riz…
« … les stéréotypes de “ l'Africain ”… »
Stéréotypes, stéréotypes… On n'a jamais des Africains que l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes, du Liberia au Zimbabwe, de l'Erythrée au Congo, du Soudan à l'Af'Sud, en voie de sous-développement désormais…
à Marc Gelone
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 15H37 | 28/07/2008 |
Vous savez, si vous aviez pris la peine de lire le petit texte précédent, vous y auriez trouvé cette phrase :
Lisez les Réflexions sur la question juive de Sartre : il y explique que ce « nous », cette manière effrontée de s'approprier et de s'incorporer tout ce que des Français - certains Français, pas tous, et pas vous ! - ont fait dans le passé, est l'autre nom du racisme.
Arrêtez de dire « nous », et si vous voulez donner des leçons à la Terre entière, montrez d'abord ce que vous avez vraiment fait - vous : pour mériter qu'on vous écoute.
Quand à votre « héritage », il serait intéressant de savoir comment des gens comme vous peuvent transmettre Sartre et Gobineau, Pétain et Jean Moulin, Alain Badiou et Sarkozy, le Code Noir de Louis XIV et Aimé Césaire. Puisqu » enfin aucun de ceux dont vous vous fantasmez l'héritier ne vous a attendu, ni même n'a besoin de vous.
Votre vie n'est donc ça, qu'un cadavre, que vous ne maîtrisez sans doutes même pas, ni n'avez sans doutes lu.
Enfin je suis heureux de voir confirmer comme je l'avais dit ailleurs que « cette vision civilisationnelle » n'est en elle même rien d'autre qu'une résurrection du racisme.
Qu'est-ce donc qu'une horde si ce n'est un début d'animalisation d'êtres humains auquel on dénie toute singularité, et donc toute forme de vie ? Parce que vous même, sans doute vous reniez toute forme de singularité en vous refermant dans une sorte de « horde » parfaitement fantasmée et construite.
Au passage, je ne savais pas que des gens comme Zemmour « menait un combat » contre la censure de sa parole ( ? ? ? ). Vous voulez dire pour que des gens comme Badiou, Legendre, ou feu Baudrillard passent enfin dans des média de grandes écoutes ?
Quand à vos atermoiements sur les systèmes d'écritures africains, ils ne changent manifestement rien au fait que ce que vous disiez précédemment était parfaitement faux. Qui plus est vu le niveau économique et sociale désastreux de la Grèce dans l'économie européenne, il est sans doute indéniable que cela montre que celle-ci n'a jamais été le lieu de développement philosophique qui surpassait ce qui se faisait en France par exemple à une autre époque…
Quand aux derniers exemples de conflits, je crois que vous y connaitriez un tantinet quelque chose vous vous abstiendriez bien de les citer à la chaîne (en particulier le Congo dont on connaît l'implication de la France avec N'Guesso, ou l'Erythrée qui n'est autre qu'une pure construction coloniale). Dois t-on vous renvoyer à certaines images d'Auswitchz ou d'Hiroshima ?
Mais bon, bien évidemment de l'Est à l'Ouest de l'Afrique tout cela ne relève que de « l'Homme Africain » qui continue de trotter dans votre cerveau, ce dont vous pouvez être « fier » sans doutes, puisque vous transmettrez à merveille l'héritage « francais » (suivant votre logique) d'un Gobineau
à Weatherboy
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 15H39 | 28/07/2008 |
Vous savez, si vous aviez pris la peine de lire le petit texte précédent, vous y auriez trouvé cette phrase :
Lisez les Réflexions sur la question juive de Sartre : il y explique que ce « nous », cette manière effrontée de s'approprier et de s'incorporer tout ce que des Français - certains Français, pas tous, et pas vous ! - ont fait dans le passé, est l'autre nom du racisme.
Figurez-vous que j'ai lu les « Réflexions sur la question juive ». Le petit livre n'est jamais loin de moi. C'est l'édition de la collection « folio essais », N° 10, et la célèbre imbécillité – qui a fait hurler les Juifs - « C'est l'antisémite qui fait le Juif » se trouve à la troisième ligne de la page 84.
Cela précisé, je ferai au plus court, par absence d'envie de faire long. Sartre était existentialiste, moi, je suis essentialiste, parce que tout ce que je sais de l'histoire me ramène à cette certitude.
Pour le racisme, je professe que c'est un phénomène naturel, en cela qu'il est le rejet de celui qui menace l'homogénéité culturelle du groupe. Voilà, c'est tout, j'ai autre chose, et de beaucoup plus intéressant, à faire.
à Marc Gelone
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 16H04 | 28/07/2008 |
Si certains ont hurlé, ils ont du hurler à la mort en apprenant que ni le « Noir », ni le « Blanc » n'existait avec Fanon, ou que c'est effectivement le raciste qui « fait » le Noir ou l » « Homme Africain ».
Je ne sais quelle certitude vous pouvez tirer de l'Histoire, si ce n'est celle que l'Homme est apparu sur le continent africain dont vous portez encore les traces en vous même comme tout à chacun d'ailleurs. En véritable essentialiste, celà doit compter, non ?
Au passage, cette petite conversation n'aura pas été complètement inutile, puisqu'après Guaino, je viens au moins d'apprendre que des essentialistes existent encore : )
Au passage, tant que ca pour ce phénomène « naturel » :
« Les documents historiques attestent de l'absence générale de préjugés raciaux universalisés et de notions de supériorité et d'infériorité raciale avant l'apparition du commerce transatlantique des esclaves. Si les notions d'altérité et de supériorité existaient, elles ne prenaient pas appui sur une vision du monde racialisée »
Les origines du racisme, Isaac Saney, professeur à l'université de Dalhousie, à Halifax, Shunpiking Magazine No. 38, janvier 2007,
http://www.shunpiking.com/bhs2007/0402-BHS-IS-Forigofrac.htm
à Weatherboy
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 22H25 | 28/07/2008 |
« Au passage, cette petite conversation n'aura pas été complètement inutile, puisqu'après Guaino, je viens au moins d'apprendre que des essentialistes existent encore… »
C'est tout-à-fait normal. Il y a tellement longtemps que vous marinez dans cet infect brouet qu'on appelle la Pensée unique que vous avez fini par oublier, si tant est que vous l'ayez jamais su, qu'il en existe d'autres.
» Les documents historiques attestent de l'absence générale de préjugés raciaux universalisés et de notions de supériorité et d'infériorité raciale avant l'apparition du commerce transatlantique des esclaves. »
Cela aussi, c'est tout-à-fait normal : le rejet, en tant que phénomène naturel, naît de la proximité et de la possibilité d'une « concurrence »…
Jusque-là, les Africains sont donc aussi « neutres » que les éléphants, les girafes ou les hippopotames. Les Inuits ne nous sont-ils, aujourd'hui, pas aussi « neutres » que les ours blancs, les phoques ou les morses ?
à Marc Gelone
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 14H23 | 29/07/2008 |
Vous savez cela fait bien longtemps que beaucoup ont compris que lorsque certains se gargarisent immédiatement de la carte du « je sors de la pensée unique » ou de la « liberté d'expression », c'est généralement pour dire une bêtise qu'ils sont platement incapable de justifier par une simple argumentation rationnelle.
D'ailleurs « sortir de comme entrer dans la pensée unique » ou « relever de la liberté d'expression » en soi, cela porte une aucune valeur à l'argumentation.
Si le racisme naissait de la proximité comme vous dites, vous pourriez très bien commencer par détester les bruns, les blonds, les yeux verts, les frisés, les chauves ou les handicapés. Statistiquement il est même parfaitement possible d'établir une corrélation entre couleur des cheveux et accidents de la route par exemple (conséquence ? ). Or les signes distinctifs sur lesquels portent la catégorisation sont parfaitement figés comme les stéréotypes, car la catégorisation que vous employée n'est née ni de vous, ni évolutive, ni fonction de votre existence.
Et contrairement à ce que vous dites les Grecs ont commercés pendant des siècles avec l'empire d'Axoum africain sans en arriver à créer ce genre de catégorisation, pire, figurez-vous, certains de leurs héros mythologique étaient même noirs africains (Memnon, Andromède, Cassiopée, etc.)
Allez donc en trouvez des héros africains à l'époque coloniale où l'on enseignait que « le Noir était presque un homme comme les autres ». Comme quoi on se demande parfois si le progrès suit nécessairement la ligne de l'Histoire
à Weatherboy
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 09H00 | 30/07/2008 |
« Si le racisme naissait de la proximité comme vous dites, vous pourriez très bien commencer par détester les bruns, les blonds, les yeux verts, les frisés, les chauves ou les handicapés. »
C'est absurde. La communauté est un ensemble homogène reposant sur des critères autres que ceux que vous citez. C'est au stade du « racisme » infantile qu'un détail comme des cheveux roux, par exemple, ou une infirmité entraînent l'exclusion.
La couleur de peau induit des différences culturelles qui sont les vraies raisons du rejet et, au début du IIIe millénaire, il est navrant que des gens qu'on pourrait croire instruits, en soient encore à confondre les apparences (la peau) et les réalités (mentalités, croyances, mœurs, comportements, usages, pratiques, habitudes, etc., etc.)
Quant à parler de détestation, c'est totalement faux. Partout où montent les rejets liés à l'afflux d'allogènes, il s'agit fondamentalement d'un refus des promiscuités – « le bruit et les odeurs » que le stupide Chirac aurait été bien incapable d' »inventer ! Nous voici très loin des théories du métis marxisant dont vous citez certaines conclusions.
Promiscuités que « les bruns, les blonds, les yeux verts, les frisés ou les chauves » n'engendrent pas. Je n'en dirai pas autant, toutefois, de certains handicapés, en fonction de la nature de leur handicap, mais développer me mènerait bien au-delà du temps dont je dispose…
« Et contrairement à ce que vous dites les Grecs ont commercés pendant des siècles avec l'empire d'Axoum africain… »
Je dois avouer que les relations commerciales entre la Grèce et le royaume d'Aksoum au cours des premiers siècles de notre ère, ne s'inscrivent dans la période historique que je connais le mieux. J'observe néanmoins que commercer n'est pas cohabiter !
Si ça se trouve, les marchands d'esclaves européens avaient une très bonne opinion de certains de leurs fournisseurs de la côte atlantique. Il est même possible qu'ils établissaient une distinction « raciste » entre les négociants « civilisés » du littoral et les « sauvages » de l'intérieur des terres…
« Sauvages », soit dit en passant, dont certains estimaient que le sort d'esclave était plus enviable que celui de leurs congénères congénères « restés au pays » ( « Journal d'un négrier au XVIIIe siècle », du capitaine William Snelgrave - Gallimard, 2008). Comme quoi rien n'est jamais simple quand, hors anachronismes, ont découvre ce que pensaient vraiment les contemporains d'une époque donnée.
« …sans en arriver à créer ce genre de catégorisation, pire, figurez-vous, certains de leurs héros mythologique étaient même noirs africains… »
Qu'en savez-vous ? On ignore qui les Grecs désignent précisément par le terme « Ethiopien » compte tenu de ce qu'est leur connaissance du monde, et où ils les situent très exactement.
Et la noirceur de la peau ne fait pas le négroïde. L'époque romane a vu se multiplier les vierges noires, ce n'étaient pas des négresses pour autant. Il ne faut pas pousser les spéculations trop loin… Ca finit par sombrer dans le n'importe quoi…
à Marc Gelone
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 11H50 | 30/07/2008 |
Qu'est ce que vous appelez « homogène » ? ? L'homogénéité n'a rien d'objectif, au niveau scientifique ce n'est ni plus ni moins que de l'eugénisme et abouti aux idéologie aryennes, sans parler qu'au niveau génétique c'est une absurdité.
Par ailleurs je n'emploierai pas le mot « racisme » même entre guillemet à propos d'un réaction infantile qui ne peut se baser sur un raisonnement. Comme je l'ai dit c'est l'apprentissage et la maitrise du concept qui fait le raciste.
Apprenez lui dès le plus jeunes ages que les bruns sont systématiquement plus violents que les blonds, et tout acte dans ce sens sera réinterprété comme un renforcement de la conviction en la ramenant au concept du brun, et non à un acte individuel.
Ce concept se construit et s'apprend.
Qu'est-ce que cette phrase :
La couleur de peau induit des différences culturelles
( ? ? ? ? ? )
Oui ca c'est de l'essentialisme pur et dur, l'objet prisonnier de sa peau. Or l'Homme est libre de faire la choix de la direction, de la philosophie, de la langue qu'il fera sienne au cours de sa vie. Et ce sont toujours ces choix là qui au final sont porteurs de sens.
« le bruit et les odeurs » que le stupide Chirac aurait été bien incapable d' »inventer !
Mais moi aussi j'ai eu des voisins qui faisaient du bruit ? Et j'en déduit quoi
Quand à l'odeur, le métis marxisant dont vous parler à très bien su montrer en quoi, l'animalisation de l'autre est la première arme de la soumission de l'idéologie coloniale. Si vous avez des chiffres là dessus je serais curieux de voir ca, mais il suffit souvent de croire en une réalité, pour qu'elle « soit », subjectivement, vrai. En l'occurrence, je dirais que le « Noir » pu autant que le « Blanc » (en tout cas au niveau du concept)
Qu'en savez-vous ?
Que ces personnages là avaient la peau noir ? Vous savez ce que signifie le terme grec (aethiops) des textes grecs qui décrit ces personnages ? Effectivement il ne désigne pas encore une nation, puisqu'il signifie littéralement « visage brulé ». Peut-être que vous devriez commencer par apprendre les langues mortes si vous voulez commencer par transmettre un « héritage » non biaisé par ses interprétations ultérieures.
Quand à la présence d'africains à la peau noire dans l'antiquité romaine, je ne saurais trop vous conseiller de prendre le temps de lire ce texte de L.S.Senghor
http://www.refer.sn/ethiopiques/imprimer-article.php3 ? id_article=1453
Ce qui est intéressant finalement dans cette histoire, ce n'est pas tant votre incapacité au doute, quevotre certitude qu'ils ne l'était pas tout en ne se basant sur aucune source objective, hormis évidemment certains petits concepts qui continuent de trotter…
à Weatherboy
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 14H21 | 30/07/2008 |
« Qu'est ce que vous appelez “ homogène ” ? ? L'homogénéité n'a rien d'objectif, au niveau scientifique. »
On constate que les populations homogènes vivent ensemble sans réelles difficultés, tandis que les populations hétérogènes n'y parviennent pas, même sous la contrainte des circonstances. On a alors besoin de politiques d'intégration qui foirent, que le modèle envisagé soit français ou britannique. Et tant pis, si ce n'est ni objectif ni scientifique. On sait au moins que c'est inepte de poursuivre dans l'une comme dans l'autre de ces directions.
« Comme je l'ai dit c'est l'apprentissage et la maitrise du concept qui fait le raciste. »
C'est faux. C'est la perception qu'on a de l'autre. Il suffit de considérer ce qui se passe actuellement en Italie, en particulier en Italie du Nord, où le vote communiste – le vrai, le doctrinaire, le conscientisé, qui se portait sur Rifondazione communista et sur les Communisti italiani – s'est porté sur la Lega Nord, parce que cet électorat s'est dissocié – les enquêtes ultérieures l'ont révélé – de partis qui défendaient les étrangers et… les homosexuels.
Résultat, la coalition Arcobaleno, qui réunissait communistes orthodoxes et écologistes, a perdu les 70 sièges qu'elle détenait au Parlement, en n'obtenant qu'environ 3 pour cent des suffrages. Puisque le racisme s'apprend, nous sommes manifestement en présence d'autodidactes particulièrement doués… : o)
« Or l'Homme est libre de faire la choix de la direction, de la philosophie, de la langue qu'il fera sienne au cours de sa vie. Et ce sont toujours ces choix là qui au final sont porteurs de sens. »
C'est ce que vous êtes obligé de croire, sinon toutes vos utopies s'effondrent. Mais dites-vous bien que si, jusqu'à présent, elles se sont toutes effondrées, c'est justement parce que le préambule est erroné. On ne peut pas croire impunément qu'un jour les chiens feront des chats.
« Quand à l'odeur, le métis marxisant dont vous parler à très bien su montrer en quoi, l'animalisation de l'autre est la première arme de la soumission de l'idéologie coloniale. »
Pour ma part, je n'ai jamais pensé que Chirac parlait d'odeurs corporels et vous êtes, pour moi, le premier à émettre cette hypothèse. Je pensais odeurs de cuisine, odeurs de crasse, odeurs de déjections, odeurs de décompositions animale et végétale… Ces odeurs qu'on rencontre dans les endroits mal tenus où la cour intérieure tient lieu de poubelle et l'ascenseur de gogueneaux…
« Si vous avez des chiffres là-dessus… »
Je ne vois pas à quoi le là-dessus correspond…
« Effectivement il ne désigne pas encore une nation, puisqu'il signifie littéralement “ visage brulé ”. »
Comme l'ont les vierges noires, en somme. Brûlé n'a jamais été synonyme d'africain…
« Peut-être que vous devriez commencer par apprendre les langues mortes si vous voulez commencer par transmettre un “ héritage ” non biaisé par ses interprétations ultérieures. »
La suffisance ne mène à rien. Et, en l'occurrence, l'étymologie est fournie par Wikipédia… Je la connaissais donc QUAND MEME… : o)
« je ne saurais trop vous conseiller de prendre le temps de lire ce texte de L.S.Senghor »
Laissez donc Senghor aller chercher des bribes de l'histoire des siens, dans les histoires des autres, puisque les siens ont été incapables d'en constituer une qui parvînt jusqu'à nous.
« Ce qui est intéressant finalement dans cette histoire, ce n'est pas tant votre incapacité au doute, que votre certitude qu'ils ne l'était pas tout en ne se basant sur aucune source objective… »
J'ai de la peine à saisir… Je note néanmoins que l'observation mène sensiblement plus loin que vos « sources objectives », qui ne le sont jamais que parce que vous les avez décrétées telles, du moment qu'elles vont dans le sens de ce que vous voulez démontrer…
à Marc Gelone
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 16H23 | 30/07/2008 |
Ce dont vous ne vous rendez pas compte, c'est tout simplement que vous batissez des téhories à partir de concepts faux. En l'occurrence ce mot d'homogénéité n'a rien d » « objectif » c'est ce que je vous disais (sur quel critère ? social, professionnel, philosophique, sexuel, l'identité n'étant que la composition de rôles multiples), commencez donc par en donner une définition, elle ruinera le reste d'elle-même.
Pour votre seconde réponse, idem, commencez-donc par définir cet « Autre » ? Sur quel base ?
Pour le reste je ne vois pas qui sont les chats ni les chiens (à part les anti-communistes comme dirait quelqu'un). Penser que l'Homme n'est pas libre, c'est effectivement la base de toute les pourritures religieuses.
Pour les chiffres, je vous parlais de statistiques sur le fais qu'un « Noir » au même niveau social qu'un « Blanc » émet systématiuquement plus d'odeur d'une manière ou d'une autre ? C'est bien ce en quoi vous croyez non ?
Pour le reste vous êtes assez drôle de mauvaise foi, des populations sont donc ainsi désignées par les grecs sous le nom de « visage brulé » pour une raison inconnue, que voulez vous rajouter.
Pour le reste concernant Wikipédia vous pourrez commencer par faire quelques recherches sur l'histoire de Phaéton
ou mieux lire ces vers des Métamorphoses d'Ovide (notamment 2, 235)
Sanguine tum credunt in corpora summa uocato
Aethiopum populos nigrum traxisse colorem
Cf. traduction ici :
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/METAM/Met02/M02-001-271.html
Mes sources, comme aucune autre ne sont objectives « en soi, » elle sont une simplement une source qui comme tout autre renvoie à d'autres sources, contrairement aux constructions fantasmagoriques basées sur le néant et des conceptions d'un autre âge.
à Weatherboy
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 17H48 | 30/07/2008 |
« Ce dont vous ne vous rendez pas compte, c'est tout simplement que vous batissez des téhories à partir de concepts faux. »
C'est pas comme le libre-arbitre et l'existentialisme : o)
»…l'identité n'étant que la composition de rôles… »
L'identité, c'est ce qui permet à une population d'exister en tant que population distincte detoutes les autres… Si vous ne le comprenez pas, je n'y peux rien.
Alors restons-en là. Je vous ai déjà dit que je ne dispose que de peu de temps. Et, de toute manière, les lignes deviennent trop courtes.
à Marc Gelone
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 18H25 | 30/07/2008 |
Non l'existentialisme n'est pas un concept mais une théorie (qu'on peut résumer en « l'existence précède l'essence »). cette théorie peut parfaitrement être attaquée et Sartre a déja répondu à certains contradicteurs dans « l'existentialisme est un humanisme ». Le concept de Noir comme de Blanc, lui, ne renvoit lui a aucune réalité.
Pour l'identité, vous parlez d'identité nationale et non d'identité individuelle (ou bien vous confondez les deux, et c'est d'ailleurs souvent le propre des nationaliste que « rôle » extérieur submerge complètement l'originalité individuelle). Le premier n'a aucun sens, puisque les identités individuelles sont justement des compositions de rôles. Un communiste ou un nationaliste est toujours plus proche du communiste ou du nationaliste d'une autre nation, que de son opposé idéologique dans la même.
Je veux bien continuer en morse : )
De Jack Sullivan
en boule | 09H56 | 28/07/2008 |
Le plus insupportable dans cette vision de l'Afrique et des africains (tout droit sortie du mythe du bon sauvage), c'est peut-être le ton affreusement paternaliste. Ce présupposé que l'homme occidental (du Nord) sait quel est *le* chemin du progrès (perçu comme équivalent du *bien*, ce qui déjà est un raccourci ravageur) et qu'il est à même d'en dispenser l'enseignement à autrui. Au moment même où nos modèles sociétaux et économiques sont en train de montrer leurs limites, il faut tout de même être gonflé pour montrer autant de suffisance.
à Jack Sullivan
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 10H32 | 28/07/2008 |
« Ce présupposé que l'homme occidental (du Nord) sait quel est *le* chemin du progrès (perçu comme équivalent du *bien*, ce qui déjà est un raccourci ravageur) et qu'il est à même d'en dispenser l'enseignement à autrui. »
Mais bon, ce présupposé ne tombe pas du ciel. Il y a, au moins, deux données démographiques capitales qui peuvent l'étayer.
C'est, d'une part, la mortalité infantile, d'autre part, l'espérance de vie, avec ce constat, indiscutable, que la colonisation a réduit la première et augmenté la seconde.
Ce n'est pas forcément un bien, mais les faits sont là…
à Marc Gelone
De Jack Sullivan
en boule | 11H45 | 28/07/2008 |
Vous avancez deux faits que je ne conteste pas, mais qui font partie d'une réalité bien plus vaste, et autrement plus complexe que ce que la démographie peut faire apparaître. Pour autant, la colonisation était-elle la *seule* voie pour parvenir à ce résultat ? Le problème du propos de Guaino, c'est qu'il semble promouvoir cette idée en légitimant a posteriori un pan d'Histoire (le présupposé de supériorité, comme son préfixe « pré- » l'indique, est encore antérieur à la colonisation à mon sens).
à Jack Sullivan
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 14H47 | 28/07/2008 |
« Pour autant, la colonisation était-elle la *seule* voie pour parvenir à ce résultat ? »
Je n'en vois pas d'autres, parce que récrire l'histoire avec des « si » est l'un des exercices les plus stupidement stériles que je connaisse.
Je n'en vois pas d'autres, parce que la manière dont les choses se sont passées était fonction de la perception que les Européens d'alors avaient des Africains.
à Marc Gelone
De Jack Sullivan
en boule | 09H07 | 29/07/2008 |
Attendez, je reprends.
Pour donner une légitimité à la colonisation, vous avancez successivement ses conséquences, les bénéfices en terme de mortalité infantile et d'espérance de vie (qui sont des effets secondaires tout de même, pas franchement le but recherché par les colonisateurs), puis vous me parlez des causes (mentalité de l'époque, tout ça). Attention Marc, votre argumentaire se mord la queue, mâchez bien avant d'avaler ; -)
Et avec tout ça je ne vois toujours pas le rapport avec les propos de monsieur Guaino et la vision de l'Afrique qu'ils véhiculent aujourd'hui, en 2008, longtemps après la colonisation. Je suis d'ailleurs d'accord avec vous sur UN point : on ne réécrit pas l'histoire, même pour spéculer ; en revanche, il est permis voire conseillé d'en tirer des enseignements.
à Jack Sullivan
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 11H30 | 29/07/2008 |
« Pour donner une légitimité à la colonisation… »
Pas du tout, c'est votre interprétation. Je présente deux conséquences de la colonisation, je ne dis même que soient de bonnes choses.
J'ai écrit explicitement : « Ce n'est pas forcément un bien, mais les faits sont là… »
Je ne légitime ni ne condamne rien. Pour faire l'un ou l'autre, il faudrait se remettre, intellectuellement, dans le contexte de l'époque. C'est un peu long, et l'intérêt de la démarche ne justifierait pas l'effort.
Quant à tirer des enseignements, c'est tout aussi stérile. Ou alors, il faudrait le faire dans l'optique - que nous ne connaissons évidemment pas - de ceux qui nous jugeront dans cent ou cent cinquante ans, comme nous faisons - disons comme vous faites - avec les colonisateurs d'il y a cent ou cent cinquante ans…
« Et avec tout ça je ne vois toujours pas le rapport avec les propos de monsieur Guaino et la vision de l'Afrique qu'ils véhiculent aujourd'hui… »
Le rapport, c'est que nous avons des Africains, aujourd'hui comme hier, l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes et qu'il en sera longtemps, très longtemps, ainsi…
à Marc Gelone
De Jack Sullivan
en boule | 12H28 | 29/07/2008 |
« Quant à tirer des enseignements, c'est tout aussi stérile. Ou alors, il faudrait le faire dans l'optique - que nous ne connaissons évidemment pas - de ceux qui nous jugeront dans cent ou cent cinquante ans, comme nous faisons - disons comme vous faites - avec les colonisateurs d'il y a cent ou cent cinquante ans… »
J'ai beau faire, impossible de comprendre la phrase ci-dessus, désolée.
Et mes propos ne se placent dans aucune autre optique que celle de dire qu'au regard de toutes les erreurs commises au nom de la colonisation, nous n'avons pas matière à dispenser des leçons. Point. Nul jugement de mon côté, juste une volonté de rappeler que nous n'avons pas à nous poser en exemples, ni en Afrique ni ailleurs (cf notre promptitude à brandir l'étendard de « nation des droits de l'Homme »).
« Le rapport, c'est que nous avons des Africains, aujourd'hui comme hier, l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes et qu'il en sera longtemps, très longtemps, ainsi… »
Avez-vous conscience de ce que vous dites là ? Les Africains « donnent d'eux-même » cette image ? En gros ils sont responsables de cette image, nous voici retombés dans les propos de Guaino - je saisis mieux pourquoi vous contestez mes commentaires….
Je n'ai pas d'image des Africains en général et encore moins celle-ci, ce qui est heureux pour mes partenaires (je travaille pour la recherche en coopération avec les pays du Sud). Je connais beaucoup de gens qui ne la partagent pas non plus. Je connais aussi pas mal d'Africains qui, s'ils « donnent d'eux-même » une image, sont atterrés de celle que monsieur Guaino plaque sur eux, qui les présente comme primitifs et (pour dire crûment les choses) intrinsèquement limités.
J'arrêterai pour ma part la discussion ici car si nous sommes en désaccord sur le fond nous ne pourrons pas aller plus loin.
à Jack Sullivan
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 09H03 | 30/07/2008 |
« J'ai beau faire, impossible de comprendre la phrase ci-dessus, désolée. Et mes propos ne se placent dans aucune autre optique que celle de dire qu'au regard de toutes les erreurs commises au nom de la colonisation… »
Ce que je veux dire – mais ce n'était pas évident à comprendre, je le reconnais – c'est que tout est relatif, en ces matières.
Ce que vous appelez « les erreurs commises au nom de la colonisation » n'étaient pas considérés comme des erreurs à l'époque où elles ont été commises et si elles sont considérées comme des erreurs aujourd'hui, ce ne sera peut-être plus le cas, dans cent ou cent cinquante ans.
La perception des choses évoluent , elle a évolué au cours de cent cinquante dernières années, et elle évoluera au cours des cent cinquante prochaines années. Aucune époque ne peut prétendre détenir la vérité. Et les enseignements que vous pouvez tirer aujourd'hui de faits vieux de cent cinquante ans, pour pertinents qu'ils vous paraissent, paraîtront peut-être erronés dans cent ou cent cinquante ans.
« …nous n'avons pas matière à dispenser des leçons. »
Sur ce point, je suis pleinement d'accord avec vous… Mais pas pour les mêmes raisons, sans doute…
« Avez-vous conscience de ce que vous dites là ? Les Africains “ donnent d'eux-même ” cette image ? En gros ils sont responsables de cette image, nous voici retombés dans les propos de Guaino - je saisis mieux pourquoi vous contestez mes commentaires… »
J'ai pleinement conscience de ce que je dis. Si ce sont les Africains qui vous gênent, disons l'Afrique noire et constatons qu'elle donne d'elle-même, une image globalement désastreuse, et que ses habitants doivent tout de même y avoir une part de responsabilité.
Prenons un exemple, celui du pétrole. Qu'en feraient-ils, ces Africains, si les pays industrialisés n'en avaient pas besoin ?
Quant aux pays qui peuvent compter sur l'or noir, sont-ils mieux dirigés, mieux organisés, plus développés, plus sociaux, mieux équipés en matière d'instruction des populations, que ceux qui ne disposent pas de cette richesse ? La réponse est non ! Et les Blancs, l'esclavage, la colonisation, n'y sont pour rien…
De destribat
anti-corruption | 10H20 | 28/07/2008 |
Au lendemain des indépendances, d'Abidjan à Dakar en passant par Libreville et Brazzaville, tous les bureaux, les ministères regorgeaient d'experts et de coopérants Français. En Côte d'ivoire et au Sénégal il y a même eu des ministres Français dans les gouvernements. Idem pour la Présidence de la République où des Français occupaient dans les jeunes Républiques indépendantes d'Afrique le même poste que Guaino. Des programmes de développement étaient mis en place avec des experts pour développer l'Afrique. Des milliards de Franc CFA ont été perdus.
En Côte d'Ivoire par exemple il y a PETV (Programme d'Education Télévisuel) qui a été un grand gouffre financier. P DESALMAND écrit, dans Une Aventure Ambiguë (Chapitre : Le programme de l'éducation Télévisuelle 1971-1982) : « Au début, le PETV (Programme d'Education Télévisuelle) est l'affaire de coopérants essentiellement français et canadiens fraîchement débarqués, et de quelques experts internationaux. C'est ce qui explique que l'on ait pu lire dans l'un des tout premiers documents écrits : “ Koffi monte à l'ananassier”, ou qu'on ait pu voir une émission sur la protection de la nature où était affirmé, à grand renfort de tempête de neige, l'intérêt, par temps de froidure, de construire des petites cages pour permettre aux oiseaux de s'abriter »
Il est totalement malhonnête, cinquante ans après, de refuser d'endosser la paternité de l'échec de ce partenariat, de cette soi-disant expertise qu'on devait apporter aux pays Africains.
Il faut plutôt essayer d'analyser les raisons de cet échec et ne pas les refuser :
• Incompétence des conseillers et autres experts ?
• Pure arnaque et duperie des occidentaux (pour exploiter les ressources) ?
• Méchanceté de l'occident pour maintenir l'Afrique dans une situation de précarité afin de mieux la dominer ?
De destribat
anti-corruption | 10H24 | 28/07/2008 |
L'agriculture Biologique dont on nous parle tant aujourd'hui, ce n'est pas vivre au rythme des saisons, manger les fruits et légumes de saison ?
De Octave65
Révolutionnaire. | 10H31 | 28/07/2008 |
Réaction au scandaleux article de Servenay
En lisant cet article , je pense que vous avez franchi la ligne jaune .
Cet article n'est que contre vérités et même calomnies contre le pays qui vous fait vivre…
C'est indigne .
Je vous conseillerais , vous et les 28 votes ignares qui applaudissent, d'aller consulter le site internet de l'ONG Transparency International et notamment celui écrit en français : www.transparence-france.org/
Lorsque vous vous permettez de traiter le président Bongo de sage, vous êtes à un niveau de délire jamais atteint …
Et son fils , qui roule en Audi Bugatti Veyron, quel qualitif pour le fiston ? ? ? ? ! ! ! !
Vous devriez vous intaller en Afrique, vu que la France , vous ne savez que la calomnier ainsi que notre président bien aimé …
La liberté d'expression oui, mais il y a des limites et vous les avez dépassées.
En Afrique chez Bongo, si vous aviez écrit un article qui le critique comme vous la faites contre le Président Sarkozy, vous verriez la sagesse de Bongo à votre égard …
Pour conclure , sans être spécialiste de l'Afrique, mais tout en étant un peu informé ( ONG Tranparency International) , tout ceci n'est qu'un ramassis de contre vérités.
A quand des articles pertinents ? ? ? ! ! !
sur ce
cqfe
à Octave65
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 10H40 | 28/07/2008 |
Cher Octave65,
Avant de me pendre haut et court à l'arbre de votre vérité, argumentez un peu votre point de vue.
Mais avant cela, allez lire cet article consacré à la récente initiative de TI :
http://www.rue89.com/2008/07/15/transparency-porte-plainte-pour-saisir-l…
Enfin dois-je prendre le passage suivant :
En Afrique chez Bongo, si vous aviez écrit un article qui le critique comme vous la faites contre le Président Sarkozy, vous verriez la sagesse de Bongo à votre égard …
comme une menace, un conseil d'ami ou un adage ?
à David Servenay
De Octave65
Révolutionnaire. | 12H56 | 28/07/2008 |
Réaction à la réponse du bien pensant Servenay…
Vous pouvez prendre mon billet comme il vous plaira, mr Servenay …
J'ai argumenté au sujet de Bongo et de son fiston…
qui roule en Bugatti et vit comme un milliardaire, ainsi que ses sbires …..
Et vous avez le culot d'écrire que la France et notamment le contribuable français ne donnent pas assez ….
Vous devriez avoir honte ! …..
Quant à prendre Bongo , cet escroc, comme un homme sage …il faut le faire ….
Quant au passage, c'est pour vous rappeler que ce que vous vous permettez d'écrire contre le président Sarkozy, le sage Bongo vous le ferez payer très cher avec les crocodiles ..
Et ce ne sont pas les vociférations de vos petits copains gauchistes qui y changeraient quelque chose ..
Bref, je persiste en écrivant que votre billet est un tissu de mensonges qui calomnie notre pays, pas le vôtre …..
Et en plus vous vous permettez d'attaquer la France, alors que c'est le plus grand donnateur , pas en pourcentage , mais en monnaie trébuchante…
C'est la France qui soutient le cours du franc cfa…
L'Allemagne , qui n'a pas les DOM Tom, autres danseuses de la République française …
elle est loin du compte …
et qui profite de l » AME ? ? ? en France ,à votre avis …et le montant …en centaines de millions d'euros par an …. vous trouvez ça normal ? ? ? ? ?
Et pour finir , je tiens à vous rappeler que notre pays n'a jamais été autant en déficit ….
Alors votre fausse générosité .. mettez la en oeuvre avec votre pognon personnel …
Par ce que je vous garantis que le jour , et cela viendra , où le peuple français sera vraiment au courant de la gabegie appelée coopération, cela va vraiment chauffer aux oreilles des politiques …
Aller vous installer en Afrique et montrez ce que vous pouvez y faire …
mais pour l'instant , vous ne savez qu'écrire ,écrire …. et en plus en calomniant la politique étrangère du Président Sarkozy……
De ce fait vous calomniez les 53 pour cent des Français ,moi inclus.
Et le coût de l'intervention en Côte d'ivoire, pour empêcher les massacres et bloquer ceux qui voulaient en découdre …
Hein ? ? ? ! ! ! !
Combien cela a coûté au budget de la France par jour ? ? ? ? ?
Et la présence Française ailleurs comme au Tchad pour les empêcher de se massacrer dès qu'ils ont des ak dans les mains ……
Et si la population africaine souffre , ce n'est pas à cause de la France mais de ses dirigeants africains qui sont souvent des escrocs et des incapables …
Mais eux vivent dans un luxe insolent .
Et pour finir ;
Un de mes anciens voisins Congolais , qui travaille à l'ambassade de son pays pour faire je ne sais quoi , faisait le va et viens le Congo et la France ( maintenant je ne le vois plus..)( car il a une femme en France dans ma ville , et ailleurs aussi ..), roule dans un quatre quatre Range dernier modèle et mène la grande vie ………
Je l'ai vu de mes propres yeux et après ça vous osez nous parler d'aide à l'Afrique …..
Et tout ce que je ne sais pas …
Et pour finir s'ils ont voulu l'indépendance ,alors qu'ils se débrouillent …
Chacun les siens ….
Mes compatriotes les plus modestes passent avant .
Et si vous les aimez tant, plus que les français et leur pays, allez vivre là bas et bon vent .
Je pense que j'ai été clair Mr le journaliste.
Mes salutations
Mr le journaliste Servenay.
à Octave65
De richelieu94
14H04 | 28/07/2008 |
Le ramassis de poncifs… ou comment opposer des vociférations idéologiques à des arguments fondés (mais auxquels on peut ne pas adhérer). Vous confondez tout… nos ambassadeurs ont eux aussi des voitures de luxe et des maitresses. les enfants de notre président ont eux aussi des « facilités »… si l'afrqiue souffre (mais heureusement ne fais pas que ça) c'est aussi largement à cause de nos politiques notamment agricoles (mais un céréalier français vaut bein sûr plus qu'un malien). Ensuite Bongo est un sage, c'est ainsi que le président l'a décrit … mais je ne dirai rien contre le Petsident élu par 53 % de compatriotes géniaux, éclairés, pas du tout du genre à aller faire les fônds de poubelles idéologiques à la coloniale ou chez Sorman… non non , vous ne me ferez pas dire cela … canaillou de gauchiste va : ) ! ! ! !
à Octave65
De richelieu94
14H06 | 28/07/2008 |
« Et si vous les aimez tant, plus que les français et leur pays, allez vivre là bas et bon vent . »
une preuve que la rupture n'est pas du vent… La france tu l'aimes ou tu la quittes s'applique aussi aux français… Bien… j'le disais qu'il était prometteur le Doriot du 92.
à Octave65
De destribat
anti-corruption | 14H26 | 28/07/2008 |
Désolé, je déplace mon message
à Octave65
De léo solo
14H26 | 28/07/2008 |
»…l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles… »
cette guainesque grille de lecture s'applique parfaitement au fond de commerce des posts de otcave « répétition sans fin des mêmes paroles ».
qu'en conclure ?
à léo solo
De richelieu94
14H10 | 29/07/2008 |
qu'octave doit être un paysan africain qui répète les mêmes gestes et qu'il a du mal a entré dans l'histoire… est-ce octave est polygamme et pratique l'excision ?