Henri Guaino est une plume orgueilleuse. Un an après le très controversé discours de Dakar de Nicolas Sarkozy, voici que le conseiller spécial du président de la République justifie dans Le Monde ces mots prononcés en juillet 2007 dans un amphithéâtre devant un parterre d'étudiants sénégalais.
Visiblement, il n'a pas digéré l'accusation de « racisme » formulée plus tard par Bernard-Henri Lévy, en pleine promotion de son livre. On le comprend. Mais, à trop vouloir donner des leçons, on attire les moralistes.
Personne n'a sérieusement songé à taxer Henri Guaino de raciste patenté
Passons sur la discussion de salon, Hegel, Senghor, Lévi-Strauss, Mounier et Braudel. Là où Henri Guaino se trompe, c'est que personne n'a sérieusement songé à le taxer de raciste patenté. La (re-)lecture du discours de Dakar, fort bien tourné, en apportera d'ailleurs une confirmation à ceux qui doutent. Pourquoi Henri Guaino, le « gaulliste social », le concepteur de la « fracture sociale » de 1995, le laudateur de Jaurès et de Blum en 2007, serait devenu subitement un partisan des infâmes théories de Gobineau ? Henri Guaino fait mieux, il nous invite à discuter son point de vue :
« Toute l'Afrique n'a pas rejeté le discours de Dakar. Encore faut-il le lire avec un peu de bonne foi. On peut en discuter sans mépris, sans insultes. Est-ce trop demander ? Et si nous n'en sommes pas capables, à quoi ressemblera demain notre démocratie ? “
D'accord, alors relisons. Voici la citation complète du passage incriminé, qui ne s'arrête pas à la première phrase retenue dans Le Monde :
‘Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable ou tout semble être écrit d'avance.
Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin.’
A chacun de juger, mais aujourd'hui encore, pour qui vit l'Afrique au quotidien, la description est anachronique. Tous les jours, l'Afrique et les Africains inventent la modernité. Regardez un peu ce qu'en pensent les Chinois, qu'Henri Guaino n'a pas pris la peine de citer à Dakar.
La suite relève surtout du cliché : l'Africain est un ‘paysan’, le continent est déchiré par ‘les guerres sanglantes’, mais il a heureusement un ‘imaginaire merveilleux’ et une ‘sagesse ancestrale’. Jusqu'à l'apogée sur la colonisation, les ‘routes’, les ‘ponts’, l'Européen qui ‘féconde les terres vierges’, qui pouvait être ‘méchant’ ou ‘bon’. Quel mouvement dialectique ! Mais la réalité, où est-elle ? Cinq raisons de douter de la ‘politique des réalités’
Si cette question se pose aujourd'hui, c'est précisément parce qu'un an après ce discours de Dakar appelant à une ‘politique des réalités’, il est temps de dresser un état des lieux de la ‘rupture’ tant vantée du printemps 2007.
D'abord, contrairement à ce qu'avance Henri Guaino, la presse africaine a immédiatement mal reçu ce message. Qu'on relise donc les éditos de la presse sénégalaise. Ou encore les analyses des Africanistes qui, avec un peu de recul en février 2008 à l'occasion du voyage en Afrique du Sud, regardaient Dakar avec la même méfiance. Pourquoi ? J'y vois au moins cinq raisons réalistes : ► La nucléarisation incontrôlée du continent. L'histoire est connue entre l'ex-madame Sarkozy et les infirmières bulgares, la France a vendu une centrale nucléaire au colonel Khadafi dans des conditions encore troubles.
► Le maintien d'une politique de défense incohérente. Depuis l'affaire tchadienne, où Paris soutient à bout de bras un président fatigué mais jugé irremplaçable, Nicolas Sarkozy n'a pas encore réalisé la promesse de révision des accords de défense annoncée au Cap.
► L'allégeance aux circuits de corruption internationaux. Comment considérer autrement le limogeage brutal du secrétaire d'Etat à la Coopération, Jean-Marie Bockel, qui avait osé critiquer le sage Omar Bongo, recordman toutes catégories de la longévité présidentielle (quarante ans au pouvoir) et des placements patrimoniaux ? ► La faiblesse chronique des crédits de la coopération. L'aide publique au développement (APD) pour 2008 n'atteint toujours pas l'objectif intermédiaire de 0,5% du Revenu national brut pour 2010 ; tandis que seul 1% de cette aide transite par les ONG, contre 8,5% au Royaume Uni et 11% en Allemagne ; sur ce sujet, la France est le pays européen le plus mal classé de l'OCDE.
► L'oubli des engagements particuliers. En entrant en fonction, le président Sarkozy a pris soin de multiplier les gestes symboliques en recevant Elisabeth Borrel, Osange Silou-Kieffer… Depuis, qu'a-t-il fait de plus que son prédecesseur ? Pire, serait-on tenter de répondre, car le temps fait son oeuvre.
Faut-il donner raison à ceux qui disent que Nicolas Sarkozy ne s'intéresse pas à la politique étrangère et encore moins à l'Afrique ? Que le ‘développement partagé’, les ‘projets communs’, la ‘stratégie commune dans la mondialisation’ et la ‘politique d'immigration négociée ensemble’ resteront lettre morte ? Un doute sur la sincérité de l'engagement africain d'Henri Guaino
Pourtant, les dirigeants africains n'ont pas été avares en compliment sur la démarche présentée lors d'un discours qualifié de ‘révolutionnaire’ par le président ivoirien Laurent Gbagbo. Je veux parler du discours du Cap, en février 2008 devant le parlement sud-africain, bien plus novateur que celui de Dakar. Mais Henri Guaino a-t-il écrit ce texte ? Il serait l'oeuvre d'une plume plus discrète. Pourtant, là encore, la rupture est infiniment lente.
Enfin, on peut avoir un doute sur la connaissance du terrain africain et sur la sincérité de l'engagement d'Henri Guaino. En relisant le discours de Dakar, une phrase m'a sauté aux yeux (mea culpa, elle avait échappé à la première lecture), car elle reprend les pires antiennes de l'ère Mitterrand-Pasqua-Balladur. Je veux parler de cette allusion au Rwanda, glissée au détour de ce passage consacré à la responsabilité de la France dans l'histoire africaine :
‘La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique. Elle n'est pas responsable des guerres sanglantes que se font les Africains entre eux. Elle n'est pas responsable des génocides. Elle n'est pas responsable des dictateurs. Elle n'est pas responsable du fanatisme. Elle n'est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n'est pas responsable des gaspillages et de la pollution.’
Fort bien. Mais pourquoi parler ‘des génocides’ ? Quels sont-ils ces ‘génocides’ ? En existe-t-il d'autres que celui qui se déroula du 7 avril à la fin de l'année 1994 dans les collines rwandaises, ainsi que le définit le texte de reconnaissance officielle de l'ONU ? Je n'en vois pas.
En revanche, je sais que la confusion est savamment entretenue depuis la conférence de presse finale de François Mitterrand au sommet franco-africain de Biarritz, en novembre 1994. Le président français avait, le premier, joué de l'ambiguïté, accusant les forces du FPR (Front patriotique rwandais) de commettre, eux aussi, le pire contre les vrais génocidaires que l'armée française protégeait dans les forêts du Kivu.
Depuis, Hubert Védrine, Dominique de Villepin et d'autres ont publiquement repris l'expression. J'ai aussi noté que nos relations avec Kigali n'ont pas vraiment évolué depuis un an. Alors, de quelle ‘rupture’ parle-t-on ? Dernier détail : lorsqu'Henri Guaino parle ‘d'Eurafrique’, comme d'un horizon d'espoir à la nouvelle politique française, il ne fait que reprendre une expression utilisée par… Pierre Messmer, en 1959, lors d'une conférence devant les stagiaires de l'Ecole supérieure de guerre. Une trace de gaullisme dans la rupture, sans doute…
Addendum, le 29/07/08, à 13h00 : Nous avons corrigé l'article, suite à ce message :
‘Dans cet article, fort intéressant, il est dit qu'au début de son mandat, le président a fait des gestes symboliques en recevant certaines familles de victimes ; et l'article cite la famille Ben Barka. Précisément, la seule famille de victime qui n'a pas été reçue par le président est la famille de Mehdi Ben Barka. Meilleures salutations, Bachir Ben Barka-Fils aîné de Mehdi Ben Barka.’
Avec nos excuses à la famille Ben Barka.





















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à David Servenay
De Pépé la Jactance
insituable | 11H59 | 28/07/2008 |
David, et si cela prouvait que Guaino est un adepte du gloubiboulguisme, religion qui consiste à dire tout et son contraire ?
Relisez un peu les déclarations si souvent contradictoires de sa marionnette de l'Elysée…
(Au fait, pourquoi NS n'est-il pas allé défoncer le commissariat du keuf violeur de femme en GAV ? Exiger la démission des divers étages hiérarchiques du pointeur ? De sa ministre ? Ah oui, c'est vrai, ça il y pense. Et ça seulement.
à David Servenay
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 12H51 | 28/07/2008 |
Oui, le texte de Guaino est sordidement raciste. Non seulement il l'est, mais il l'est bien plus que ce qu'on a pu entendre de la bouche même du Front National par exemple, qui a défaut de l'exprimer, partage certainement profondément ce genre d'idéologie. Fait nouveau et inversion étonnante, car comme le disais Fabius la différence entre la droite et l'extrême droite fut au contraire généralement souvent réduite à celle entre « la pensée et la parole ».
Mais peut-être ce discours a t-il quelque part comme bienfait, de mettre à plat ce genre de pensée, de l'extérioriser pour pouvoir la disséquer.
En cela, ne pas le voir et prendre la peine d'utiliser des guillemets relève d'un aveuglement qui me semble assez grave, quand à l'incompréhension des mécanismes du racisme.
Première chose, le racisme ne relève absolument pas d'une « ignorance ». Le racisme fonctionne sur des catégorisation précises, auxquels sont accolés des stéréotypes tout aussi précis. En particulier, ceux que relèvent de la définition du « Noir », de l » « Arabe » ou du « Juif » sont parfaitement identifiables et se retrouvent dans la quasi-totalité de la littérature du XIX et début XX siècle d'Hegel à Jules Verne. Cette catégorisation peut donc s'apprendre et s'enseigner, et ainsi se perfectionner dans cette connaissance à force de les cotoyer. Elle relève plus d'une croyance mystique que d'une ignorance.
On a par exemple montré qu'aucun des stéréotypes racistes ne se retrouve avant la Renaissance (voir les Grecs et l'estime qu'ils portaient aux Ethiopiens [éthymologiquement en grec : visages brulés]) par exemple. Il a fallu et il faut toujours la force de la propagande massive pour véhiculer ces stéréotypes, et ils n'apparaissent pas sans cette connaissance. Et c'est la maîtrise de cette « connaissance » et des catégorisation qui lui sont attachés qui fondent les bases du racisme, non une plate ignorance née du vide. Car ce sont à travers elles qu'est ensuite interpreté le réel. Et non le réel et le vécu qui fonde les idées, et c'est en cela que celui-ci se rapproche d'une mystique.
Seconde chose, il ne relève pas plus d'une « domination » et il est très curieux de chercher à faire croire que le racisme ne né qu'à partir de la hiérarchisation. On sait parfaitement très bien que la quasi-totalité des énoncés racistes ne font au contraire jamais référence à une telle hiérarchie. Par exemple : on sait très bien que les propos du genre « l'Africain est polygame », « le Noir est voleur », « le Juif est riche » sont des énoncés racistes. Dire qu'ils ne sont pas « parce qu'ils en hiérarchisent » pas relève de l'affabulation.
Comme je l'avais déjà dis par ailleurs, à propos de l'utilisation du mot race par Joffrin : la hiérarchisation n'est simplement que le classement d'objets. Et ce n'est pas ce classements qui fonde les objets mais bien la conception de catégories elle même. Ici par exemple, cette seule petite phrase sur « l'Homme Africain » fait effectivement de ce texte un texte platement raciste. Ca rc'est bien la SEULE croyance en ce concept qui suffit à faire de certains individus de simples objets, à les réduire à une rôle standardisé et donc stéréotypés, hors de toute singularité, on dira d'existence.
On pourra ainsi dire : l'Homme Africain est voleur, pauvre, polygame, ou au contraire, riche, bon danseur, bon amant, ce qui en soit ne change rien. Et on voit très bien que s'il s'était agit de l'Homme Arabe, Juif ou Européen (quel valeur ai-je donc en commun avec un sarkozy qu'il partage avec des roms italiens ? ), cette expression aurait sans doute été plus frappante.
Car c'est bien là où cette seule croyance marque intrinséquement ses penchants essentialistes, et je dirais ici donc (avec Todorov) platement raciste.
Todorov avait résumé tout celà d'une citation très simple au sujet de « l'Arabe » par exemple :
« Le concept est la première arme dans la soumission d'autrui -car il le transforme en objet (alors que le sujet ne se réduit pas au concept) : délimiter un objet comme “ l'Orient ” ou “ l'Arabe ” est déjà un acte de violence. Ce geste est si lourd de signification qu'il neutralise en fait la valeur du prédicat qu'on ajoutera : “ l'Arabe est paresseux ” est un énoncé raciste, mais “ l'Arabe est travailleur ” l'est presque tout autant »
Tzvetan Todorov, préface à L'Orientalisme, d'Edward W. Said (1980)
Il serait peut-être temps de comprendre que l'existence précède l'essence comme dirait un autre.
Mais,certes pour cela, encore faudrait-il que M. Guaino entre un peu plus dans le XXème siècle.
à Weatherboy
De BobLaMouche
subversion + construction = substru... | 13H33 | 28/07/2008 |
Ce que vous dites est juste, mais j'ai l'impression que ce que vous définissez est ce qu'on pourrait appeler de manière plus large l'amalgame par catégorisation hâtive. Parler par exemple des « Français » en général qui sont ceci ou qui font cela tombe dans le même type d'abus, dont les médias lourds sont coutumiers.
à BobLaMouche
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 16H45 | 28/07/2008 |
Oui, et rajoutons que le racisme, comme le colonialisme, est un manichéisme, et qu'il créé de lui-même toujours deux camps. Fanon avait par exemple montré dans « Les damnés de la Terre », que la première tentative de lutte contre le racisme est d'abord une forme de manichéisme inversé (par exemple : Le Français est l'ennemi, le Francais est fourbe, etc.), mais que celui-ci ne mène à rien car il reste dans la révolte -il se détruit lui-même au contact de ces Noirs plus blanc que les Blanc, ou de ces Blanc plus noirs que les Noirs- et non dans la prise de conscience révolutionnaire, à savoir : se sont les catégories elles-mêmes qui doivent sauter. Ce qu'il avait détruit de sa formule : « le Noir n'existe pas. Pas plus que le Blanc ».
Et puis si on suit les situationnistes, ce ne sont pas seulement ces catégorisations qui sont à supprimer, mais tous les rôles qu'on fait apprendre et qu'on essaye de faire jouer à un individu pour l'y réduire : l'Occidental, le Français, mais aussi le chrétien, le musulman, le juif, le commercial, le médecin, la femme (et les rôles qu'on lui a imposé), …
Sachant que de nombreux cas maladifs (le nationalisme par exemple) naissent chez ces gens qui finissent par s'identifier à ces rôles.
Si les média sont en causes à ce sujet, c'est aussi sans doutes qu'ils se basent sur des sciences sociales qui ont parfois cette facheuse tendance, bien scientifique au demeurant. Le scientifique des sciences dures, sait, lui, qu'il ne travaille jamais sur le réel mais sur des modèles. Pour les sciences sociales la tentation semble grande de confondre les deux. Bakounine avait donné cet exemple avec la dissection d'un rat : donnez un rat à un scientifique, il le dissèquera, classera, saura vous dire jusqu'au moindre détail de son anatomie, mais que saura t-il vous dire de ce qui a fait ce rat spécifique, c'est-à-dire sa vie ? Absolument rien !
Vouloir enfermer la vie dans de petites cases, un des pires crimes de la science contre l'Homme et sa liberté d'être, sans doutes
à Weatherboy
De Beryl
18H23 | 29/07/2008 |
A propos de la catégorisation qu'implique « l'homme africain », il n'est pas sûr qu'on puisse la définir en soi comme raciste. Caqr tout dépend aussi du locuteur. le racisme qui suinte de l » « homme africain » selon Henri Guaino (et ceux qui, sur le fond, sont imprégnés de l'idéologie racialiste du XIXème sècle) particpe de cette catégorisation ethnocentriste dont l'européanisme est le siège.
Cela dit, Aimé Césaire a utilisé cette expression dans son discours de……Dakar, sur la culture, lors du 1er festival des Arts Nègres. Simplement, lorsqu'on écoute ce discours-là, et à la différence des imageries racistes, blanches/européennes, il assigne à « l'homme africain », la place que lui, Césaire, s'est toujours assigné, celle du « Nègre je suis, Nègre je resterai ». Je veux dire que si, à la place de « Homme africain », il avait utilisé le mot Nègre, il ne pouvait y avoir chez l'inventeur de la négritude aucune espèce d'ambiguïté.
Erreur en de ça de la ligne de couleur, vérité au-delà.
à Weatherboy
De Ndjocka
irrégulier | 21H37 | 29/07/2008 |
Merci, Weatherboy, pour ce commentaire fourni et bienvenu. Je vous cite et souligne à nouveau, à l'aimable attention de M. Severnay : « cette seule petite phrase sur “ l'Homme Africain ” fait effectivement de ce texte un texte platement raciste.. Ca me semble, en effet, une évidence.
Je continue pourtant de penser que l'ignorance (et son pendant, la peur) engendre aussi un racisme inepte, basé sur rien et largement partagé, mais qui ne dément pas pour autant celui, pensé et sciemment entretenu, que vous décrivez.
à David Servenay
De vol19
awash | 17H38 | 28/07/2008 |
Le discours ne peut être qualifié de raciste car il étend habilement les traits comportementaux au continent tout en précisant la diversité des cultures. Il souffle le chaud et le froid avec d'habiles césures : « Thèse X, mais il est vrai que jadis -> antithèse » : Forme de discours qui a été étudié et qui vise à créer de la confusion.
Le discours est surtout nettement paternaliste, dominateur, il y a un coté -je sais tout sur vous-, ou l'autre n'a pas d'espace. Discours ethnocentique (mise implicite en avant de ses valeurs), d'inspiration colonialiste… qui révèle des traits infantiles « vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance »…, impuissants à l'autre africain. L'autre n'est pas un « adulte » mais en « enfant rebelle » irresponsable voire clairement masochiste que l'on fait l'honneur de bien aimer bien quand même.
Il révèle tout de même aussi le rapport très ambigue de la Sarkozie à la fragilité humaine, de même pour la part obscure propre à chacun au point ou se demande si le rédacteur ne parle pas de ses conflits internes.
De sacrés pirouettes dans sa démonstration, des transactions de redéfinition : par exemple il se sort de la reconnaissance de la souffrance des affricains par une généralisation du problème et une confusion de sens : « cette souffrance de l'homme noir, c'est la souffrance de tous les hommes »…Oui, la souffrance est une destinée humaine, alors tout se vaut… Plus tard, de justesse, on échappe : « au coupable, mais pas responsable ». Le développement sur la « quête de pureté » est très maladroit, on se demande à qui il fait vraiment référence…
A noter, le département « outils pédagogiques » de la Harvard Business School diffuse des études de cas, dont l'un depuis près de trente ans destinés à la formation des futurs expatriés de multinationales, précisement sur les effets délétères dans les entretiens managériaux de ces comparaisons de cvilisations et des effets psychosociaux qu'ils induisent.
En étant optimiste dans vingt ans, la réflexion parviendra peut-être aux politiques en France.
Ce texte est décourageant…
à David Servenay
De Ndjocka
irrégulier | 23H23 | 28/07/2008 |
Vous tenez à être indulgent, c'est tout à votre honneur. Mais je ne crois pas que le racisme de M. Guaino, ou de son discours, si vous préférez, soit à mettre entre guillemets. Merci de ne pas me l'interdire, mais je n'ai ni votre éloquence, ni votre esprit de synthèse, et ne me hasarderai donc pas dans la tentative d'une démonstration. Hormis ceci, en un mot : Guaino vous dit en substance : « ils ne sont pas comme nous ». Voilà ce qui est raciste. Car, et je sais qu'à vous, je ne l'apprends pas, « ils » sont comme nous. Et « ils » sont comme vous. Et « ils » SONT dans l'Histoire. Que M. Guaino le veuille ou non.
Quand vous le croiserez, dites-lui de ma part qu'à Lagos (capitale du Nigéria) des centaines de milliers de gens ne savent rien du paysan africain. Dites-lui qu'on naît et grandit, à Kinshasa, entouré de béton et dans un air pollué. Dites-lui qu'à Yaoundé, des gens en sont à prôner un retour à la ruralité, c'est dire ! Dites-lui enfin, car il a dû adorer le personnage, que Tarzan se balançait au bout d'une lianne, pas les Africains.
Mais qu'il continue tranquillement de délirer, pendant que les Africains entreprennent de se tourner vers d'autres partenaires, tout aussi venaux, mais moins stupides. Qu'il continue, lui et ses troupes, et on verra qui se trouvera ballot, sous peu, au bout du quai.
Non, Boblamouche, non, Kinsa, et oui, Destribat, la première explication au racisme est bien l'ignorance. Il suffit, pour s'en convaincre, de se promener dans notre belle France pour constater qu'on trouve le plus de racistes au km carré là ou il y a le moins d'étrangers. Mélangeons-nous et il n'y paraîtra plus ! ..
à David Servenay
De Ndjocka
irrégulier | 23H24 | 28/07/2008 |
Vous tenez à être indulgent, c'est tout à votre honneur. Mais je ne crois pas que le racisme de M. Guaino, ou de son discours, si vous préférez, soit à mettre entre guillemets. Merci de ne pas me l'interdire, mais je n'ai ni votre éloquence, ni votre esprit de synthèse, et ne me hasarderai donc pas dans la tentative d'une démonstration. Hormis ceci, en un mot : Guaino vous dit en substance : « ils ne sont pas comme nous ». Voilà ce qui est raciste. Car, et je sais qu'à vous, je ne l'apprends pas, « ils » sont comme nous. Et « ils » sont comme vous. Et « ils » SONT dans l'Histoire. Que M. Guaino le veuille ou non.
Quand vous le croiserez, dites-lui de ma part qu'à Lagos (capitale du Nigéria) des centaines de milliers de gens ne savent rien du paysan africain. Dites-lui qu'on naît et grandit, à Kinshasa, entouré de béton et dans un air pollué. Dites-lui qu'à Yaoundé, des gens en sont à prôner un retour à la ruralité, c'est dire ! Dites-lui enfin, car il a dû adorer le personnage, que Tarzan se balançait au bout d'une lianne, pas les Africains.
Mais qu'il continue tranquillement de délirer, pendant que les Africains entreprennent de se tourner vers d'autres partenaires, tout aussi venaux, mais moins stupides. Qu'il continue, lui et ses troupes, et on verra qui se trouvera ballot, sous peu, au bout du quai.
Non, Boblamouche, non, Kinsa, et oui, Destribat, la première explication au racisme est bien l'ignorance. Il suffit, pour s'en convaincre, de se promener dans notre belle France pour constater qu'on trouve le plus de racistes au km carré là ou il y a le moins d'étrangers. Mélangeons-nous et il n'y paraîtra plus ! ..
à Ndjocka
De Ndjocka
irrégulier | 23H27 | 28/07/2008 |
Pardon pour le doublon..
je m'adresse à moi-même un naze ! ..
à Ndjocka
De Pépé la Jactance
insituable | 07H44 | 29/07/2008 |
Pas grave, c'était un bon texte qui essayait de remettre la pendule de Guaino à l'heure.
à Pépé la Jactance
De Ndjocka
irrégulier | 21H19 | 29/07/2008 |
Merci.
à Ndjocka
De Pépé la Jactance
insituable | 07H49 | 29/07/2008 |
(C'était pas une raison pour doublonner moi-même)
à Ndjocka
De mechante langue
18H58 | 30/07/2008 |
« Non, Boblamouche, non, Kinsa, et oui, Destribat, la première explication au racisme est bien l'ignorance. Il suffit, pour s'en convaincre, de se promener dans notre belle France pour constater qu'on trouve le plus de racistes au km carré là ou il y a le moins d'étrangers. Mélangeons-nous et il n'y paraîtra plus ! ..
»
Ah bon !
Alors il faudra nous expliquer pourquoi le FN fait ses meilleurs score dans les banlieues et les couronnes des grandes villes ou il y a le plus d'immigrés , et les plus bas dans l'ouest ou il y a la moins d'immigrés.
De LeSultanDeBruni
. | 21H59 | 27/07/2008 |
Jean-Luc Raharimanana, un auteur malgache célèbre pour ses travaux sur la période coloniale française, avait écrit une lettre ouverte, co-signée par plusieurs auteurs et bloggers africains, en réponse au discours de Dakar et à son message pour l » Afrique et les Africains :
http://www.liberation.fr/rebonds/271587.FR.php
(à lire sans modération)
Extraits :
« Nous étions au cœur de l'histoire quand l'esclavage a changé la face du monde. Nous étions au cœur de l'histoire quand l'Europe s'est partagé notre continent. Nous étions au cœur de l'histoire quand la colonisation a dessiné la configuration actuelle du monde. Le monde moderne doit tout au sort de l'Afrique, et quand je dis monde moderne, je n'en exclus pas l'homme africain que vous semblez reléguer dans les traditions et je ne sais quel autre mythe et contemplation béate de la nature. Qu'entendez-vous par histoire ? N'y comptent que ceux qui y sont entrés comme vainqueurs ? Laissez-nous vous raconter un peu cette histoire que vous semblez fort mal connaître… »
à LeSultanDeBruni
De kinsa
| 12H02 | 28/07/2008 |
Exactement , merci pour ce lien . ici autre extrait suite du texte,
« Laissez-nous vous raconter un peu cette histoire que vous semblez fort mal connaître. Nos pères, par leurs luttes sont entrés dans l'histoire en résistant à l'esclavage, nos pères par leurs révoltes, ont contraint les pays esclavagistes à ratifier l'abolition de l'esclavage, nos pères par leurs insurrections — connaissez-vous Sétif 1945, connaissez-vous Madagascar 1947 ? ont poussé les pays colonialistes à abandonner la colonisation. Et nous qui luttions depuis les indépendances contre ces dictateurs soutenus entre autres par la France et ses grandes entreprises — le groupe de votre ami si généreux au large de Malte par exemple, ou la compagnie Elf.
Savez-vous au moins combien de jeunes Africains sont tombés dans les manifestations, les grèves et les soulèvements depuis cette quarantaine d'années de dictature et d'atteinte aux droits de l'homme ? (…) »
De Pépé la Jactance
insituable | 23H46 | 27/07/2008 |
Se tromper, Henri Guaino ? Monsieur fait partie de ces gens (et il y en a un paquet dans la blogoboule, sauf qu'eux ne sont pas au pourvoir) que s'ils ont décidé que la terre est cubique, elle a intérêt à être cubique.
Ce qui m'a frappé dans les passages rapportés ici, c'est le recours systématique à un vocabulaire totalisant, qui exclut la nuance, la complexité :
L'« homme africain » n'est que paysan, il « ne connaît que ». Son univers est celui où « la nature commande tout ». Il est « immobile » dans « un ordre immuable ». Et ce portrait à la serpe se termine sur deux fois « jamais ». Fermez le ban, et renvoyez l'homme africain à sa brousse !
Et la suite est aussi mimine :
« La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique. Elle n'est pas responsable des guerres (…). Elle n'est pas responsable des génocides. Elle n'est pas responsable des dictateurs. Elle n'est pas responsable du fanatisme. Elle n'est pas responsable de la corruption, de la prévarication. Elle n'est pas responsable des gaspillages et de la pollution. »
Ben tiens. A pu la colonisation, repartie par enchantement du soir au matin dans les fourgons des envahisseurs occidentaux sans plus laisser de traces que les merles de cerises dans mon cerisier. Rien sur les liens entre les pouvoirs locaux et les anciens patrons, Bongo connais pas, Bolloré n'est qu'une marque de papier tabac et Falcone un modèle ancien de moto ritale nettement plus fiable que le marchand de pétoires aux Angolais, me dit mon frère qui en restaure une. Ne lui donnez pas un Guaino (sorte de cyclo bruyant et juste bon à frimer), il est capable de le mettre à la ferraille.
De fulop1950
23H46 | 27/07/2008 |
il est des mots, me semble-t-il, qui reportent a l'exposition coloniale, ou presque, le regard ne semble pas avoir beaucoup evolué
pauvre Afrique qui n'a pas la chance d'avoir porté la bonne « Civilisation »
De tlhote
00H49 | 28/07/2008 |
Depuis, Hubert Védrine, Dominique de Villepin et d'autres ont publiquement repris l'expression. J'ai aussi noté que nos relations avec Kigali n'ont pas vraiment évolué depuis un an. Alors, de quelle « rupture » parle-t-on ?
Quelle rupture ? le libre cours donné à la justice francaise et salué par les organisations suivates : CPCR. Collectif des parties civiles pour le Rwanda, FIDH. Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme, LDH. Ligue des droits de l'Homme et du citoyen, Survie, le 21 février 2008
Lien : http://survie.org/spip.php ? article1097
C'est dommage que, malgré cela, les relations soient restées en froid avec Kigali, mais enfin, Sarkozy ne peut pas interrompre le dossier d'un juge francais (Jean Louis Bruguière) pour faire plaisir au maître actuel du Rwanda.
Il faut que tout le monde reconnaisse sa responsabilité. La France l'a reconnue par déclaration de Sarkozy, maintenant aux autorités Rwandaises d'aider le juge francais pour que lumière soit faite sur l'assassinat de l'ancien président rwandais qui a servi de déclencheur au génocide. Mais manifestement, elles ne sont pas pressées.
Dites nous pourquoi ? Que craignent-elles ?
Et contrairement à ce que vous racontez :
Le Rwanda n'est pas le seul génocide :
En tout cas ce n'est pas l'avis du TPI qui a lancé un mandat d'arrêt international contre le président Soudanais pour génocide.
Et sur l'Eurafrique :
Grace à Sarko plus de sommet France-Afrique, désormais le dialogue se fait de continent à continent, par des sommets UE-Afrique.
Ca vous emm…, vous ne voulez pas le reconnaitre, c'est votre affaire.
Mais arrêtez de vous la raconter avec des sottises demi-vraies, encore un bel enfumage politique international « made in Rue89. »
Je donne une étoile pour l'audace de la tentative d'enfumage du lecteur, 0 pour les mensonges.
à tlhote
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 09H09 | 28/07/2008 |
Vous allez un peu vite en besogne, Tlhote, et vous versez ainsi dans l'anachronisme.
Effectivement, le procureur de la CPI a annoncé vouloir lancer une procédure contre le président soudanais, mais c'est en juillet 2008, pas en juillet 2007.
A ce jour, le Darfour n'est pas officiellement considéré comme un génocide.
Sur l'Eurafrique, vous devriez vous plonger dans les concepts des années 60 où il faisait florès. Pas grand chose de neuf sous le soleil, non ?
Enfin, ça ne me dérange pas que l'aide passe désormais principalement par le multilatéral européen. L'enjeu est plutôt de savoir s'il y a du contenu politique derrière : que faire avec Bongo ? Avec Mugabe ? Quel type d'aide favoriser ? Et là, les réponses sont aussi très multilatérales.
De johnGalt
libre penseur | 03H21 | 28/07/2008 |
Ce que M. Guaino se permet face aux Africains, aurait-il aussi le courage de le faire aux Chinois ?
« L'homme Chinois n'est pas assez entre dans la democratie. Il a toujours venere ses despotes comme des dieux mandates du ciel, etc… »
S'il n'a pas ce courage, c'est un hypocrite condescendant.
De marigae
03H28 | 28/07/2008 |
« Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. »…l'aventure humaine s'est aussi de trouver sa place, une place creatrice, dans un monde forcement en mouvement et non totalement maitrisable. H.Guaino propose un etrange mythe africain qu'il utilise pour renforcer l'ideologie liberto libertaire individualisante.
La deconstruction de cette strategie de communication semble demander un travail de fond a laquelle cette article contribue et il est agreable et necessaire de le lire.
De Pictulo 23785
07H24 | 28/07/2008 |
L'Afrique vue par les duettistes Gaino-Sarko, c'est « Tintin au Congo », autant dire que ça ne sent pas la violette. Que le plumitif élyséen se sente gêné aux entournures est la moindre des choses. La plus belle charge contre Gaino est à mettre au crédit de Catherine Clément, sur France Culture. Car loin des effets de manche et de mèche du poseur BHL, la philosophe avait éclaté un matin contre Gaino, et cette belle colère avait cloué le bec du laborieux graphomane, qui en était réduit à bredouiller maladroitement des explications oiseuses sans queue ni tête.
Gaino est une catastrophe. Il est rempli de haine et de ressentiment.
De Alcide Nikopol
Passé a l'Est | 07H44 | 28/07/2008 |
Missié Guaino li y'en a Boula-Matari !
De Goldmund
recuperator | 08H19 | 28/07/2008 |
Aïe Aïe, ça me tenaille les entrailles, quelle angoisse que cette histoire…
L'idée d'inventer un destin est discutable…celle du drame aussi.
Pourquoi son point de vu serait-il le bon avec sa culture occidentale et son homme moderne sous le bras ?
Peut être que le modernisme, c'est vivre en harmonie avec son environnement tout simplement.
M Guaino confond imaginaire immuable et réalité de vie. Celle-ci est déjà une aventure en soi d'après moi.
Merci à Dame nature d'avoir pu se developper dans notre univers qui est pour tous le même et nous animer de vie par la même occasion.
M Guaino à une vision très réductrice avec sa lorgnette, qu'il se tourne donc vers les étoiles…
De richelieu94
08H53 | 28/07/2008 |
Franchement qui aurait pu croire à une « rupture » dans les relations franco-africaines ? Normalement personne, pourtant rupture il y a… Tous les points difficiles cités par l'auteur sont on ne peut plus fondés et participent à un discours biaisé sur l'Afrique. Au de là de la vision « Hégelienne » de Guaino, partagés par la pensée commune, il ya un changement. En modifiant (par exemple) profondémment la philosophie de la solidarité internationale (cf Joyandet « fait que ça nous rapporte »), la France insiste lourdement pour continuer à peser sur le continent… mais en faisant fis de très nombreux points : l'afrique change, avance, les dynamiques migratoires évoluent, les mutations sociétales et territoriales s'accentuent et finalement nous continuons à débattre des enjeux d'hier (hier menaces, aujourd'hui réalités) : le recul de la paysannerie, croissance urbaine exponentielle, périls écologiques… Poltiquement, Sarko se met dans la roue de la diplomatie traditionelle (officines et réseaux gris-noirs) en soutenant ouvertement les dictateurs vieillissants mais il agît avec désinvolture quand il s'agit de s'inviter à la table politique en créant la division par son UPM. Aussi au lieu de soutenir les dynamqiues politiques africaines en devenir, en les valorisant et les responsabilisant, nous jettons les fondations d'un énième jouet sans âme, sans buts et sans moyens (a quand l'union africaine pour l'arc alpin ? )… ensuite les beaux dscours de Guaino sur le paysan africain se heurtent à la dure réaltité d'une europe qui veut imposer ses partenariats économques au forceps (donnez nous les matières premières nous vous rendrons les produits finis)… mais voila les africains n'en veulent pas. Ils ne veulent pas non plus d'une émigration au rabais qui n'offrira pas les possibilité de développement en retour et qui fera partir ceux qui doivent être utiles au pays, ils ne veulent pas d'une sous représentation politique, ils ne veulent pas d'ingérence (quand la France peut désavouer un ministre à la demande des dirigenats les plus douteux), ils ne veulent pas d'une afrique de safari à qui on dénie la modernité, les jeunes ne veulent pas être confondus avec leurs grands pères, ils veulent se développer pas se micro-développer, se développer solidairement, ils veulent juste avoir les clefs de LEUR développement et jouir de ses bénéfices….
Donc ruprture oui, mais rupture non… toujours les deux dimensions schyzo de la politique sarkozyenne et de la France en général…
Ah oui, juste une chose… parler de leurs « pères paysans nananananana » aux étudiants de cheikh antha diop (pour la plupart issus de la bougeoisie intellectuelle et commerciale africaine, cosmopolite et ouverte au monde) c'est assez ridicule… A la Sorbonne on aurait bien rigoler s'il vait parler de nos grand père maquignons, ou à Berkeley s'il avait parlé des pionniers et des cow boys…. enfin l'afrique c'est ça : une case, une poule, gentils mais pas bien bosseurs… ahhh riton.
De TARPON
09H12 | 28/07/2008 |
Qu'il ecrive les discours je veux bien.Mais peut on penser que Sarkozy les relise ? Pourrait on remettre Guaino à sa vraie place ? C'est la voix de son maître ?
De andycap
photographe | 09H28 | 28/07/2008 |
Le gaulliste social qui a fait ses classes chez Pasqua, comme celui qu'il sert d'ailleurs. Avec tout ce que cela implique…..
De Marc Gelone
On rigole...On rigole... | 09H38 | 28/07/2008 |
» Tous les jours, l'Afrique et les Africains inventent la modernité. »
Concrètement, exemples à l'appui, ça se traduit comment ces mirifiques inventions quotidiennes ?
« quel est le critère pour savoir si ils sont rentré assez ? » (dans l'histoire et dans le monde)
Il y a un bidule qui s'appelle l'indicateur du développement humain (IDH), c'est imparable et c'est certifié antiracisme pur jus, puisque ça fait partie du Programme des Nations unies pour le développement…
Pour ce qui est antérieur, on peut mentionner le fait que l'Afrique, il y a cinq siècles, ignorait aussi bien la roue que l'écriture. C'est un double handicap…
Et, au-delà des considérations politiquement correctes et des propos de circonstance, si on veut savoir ce que pensent les gouvernements européens, des possibilités de l'Afrique, il suffit de se reporter à une déclaration qu'un ministre suisse, Christoph Blocher, a fait en 2006, à propos de l'aide au développement :
« J'ai abordé cette question avec des ministres européens et proposé un Plan Marshall pour l'Afrique, tel que celui adopté pour l'Allemagne après la guerre. On m'a tout de suite répondu que pour cela, il faudrait une population qui a envie d'avancer économiquement, or ce n'est pas le cas en Afrique. »
Il est pratiquement impossible de savoir qui sont les « on » qui ont répondu cela, mais il ne serait pas surprenant que cette opinion « off records » soit presque unanime…
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 13H40 | 28/07/2008 |
Les gens comme vous devraient peut-être relire ce petit texte de réponse à l'idéologie Zemmour, et à ceux « qui se sont contentés de naître » dont vous nous faites un beau stéréotype :
http://lmsi.net/article.php3 ? id_article=591
Marc Gelone n'a certainement pas inventé la roue, pas plus que l'écriture. Mais il sait s'approprier et s'incorporer à ce que certains européens –pas tous, et pas lui ! - ont inventé. Rajoutons au passage que les européens ne sont ni les découvreurs de la roue, ni de l'écriture. Qu'a t-il donc fait de sa vie, lui, Marc Gelone, qui mérite qu'on l'écoute ?
Voilà pourquoi quelques messages plus haut je disais que le racisme ne né pas d'une ignorance mais d'une croyance. Cet individu qui ne sait manifestement rien - du système d'écriture méroïtique ou guèze éthiopien-, mais il sait néanmoins qu'il sait à propos de l'Afrique ou de cet « Homme africain » qui trotte quelque part dans sa tête. Tout comme ne connaissant manifestement rien, ni ne suivant aucun développement politique en Afrique, se gargarise de petites phrases qui sont « L »'analyse indéniable de la situation en Afrique (dans quel pays d'ailleurs ? ).
Parlez lui de la culture inuit, il avouera son ignorance, mais les stéréotypes de « l'Africain » sont déjà en lui et parfaitement maîtrisés. Je fais mienne au passage la conclusion de l'article sus-cité à propos de ce genre d'intervention.