tribune

Il y a quelque chose de pourri au royaume de l'atome

Les autorités ont beau jeu de répéter que les incidents récents à la centrale nucléaire de Tricastin ne sont « que » des incidents de niveau un, la France semble redécouvrir qu’elle possède un parc de centrales nucléaires considérable par rapport à sa superficie.

Actuellement, notre territoire métropolitain compte 58 réacteurs nucléaires et 1100 sites renfermant des déchets nucléaires. Comment en est-on arrivé là  ? Remontons un peu le cours de l’histoire  : Dans les années 1960, la majorité des ingénieurs en charge de l’avenir énergétique de la France se prononçait pour des centrales alimentées au fuel. On pensait que le pétrole était une énergie inépuisable.

En 1973, patatras, les pays arabes mettent en place un blocus pour faire monter les prix du pétrole  : c’est le premier choc pétrolier. Pour la première fois, l’OPEP (l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) résiste à ses acheteurs internationaux. Le pétrole devient alors très onéreux.

Un essai nucléaire  ? Pas plus dangereux que de regarder le soleil en face…

A ce moment là, le premier ministre français, c’est Pierre Messmer (un Alsacien, en passant). Il sait que la France possède les meilleurs techniciens du nucléaire, même si le pays ne compte encore « que » deux réacteurs.

La décision de développer l’énergie nucléaire est prise en très peu de temps, ne déclenchant que très peu de protestation. L’Etat n’avait d’ailleurs pas pour habitude de prendre en compte l’opinion publique.

Les mentalités ont bien changé. A l’époque, on pensait qu’un essai nucléaire n’était pas plus dangereux que de regarder le soleil en face. L’opacité régnait et beaucoup l’ont payé cher (par exemple en Algérie, juste après l’indépendance, en 1962, les autorités algériennes ont signé un accord avec De Gaulle, et la France a continué ses essais nucléaires au Sahara, le temps d’aménager l’île de Mururoa dans le Pacifique, on connaît la suite pour les populations).

L’attachement porté à la « transparence » si chère aux gouvernants de notre époque est affiché sur les sites Internet des responsables du nucléaire français. Sur le site d’Areva, leader mondial du marché du nucléaire, en tout premier lieu. On nous explique très tranquillement la manière dont est extrait l’uranium naturel, puis sa transformation pour l’enrichir en vue de fabriquer du combustible nucléaire. Vous allez voir, c’est un peu technique mais pas insurmontable  : Petit cours de physique-chimie nucléaire

Le terme nucléaire est un adjectif formé à partir du mot « noyau » (du latin « nucleus »). La chimie nucléaire travaille sur la structure du noyau de l’atome ; noyau constitué de deux particules, le proton et le neutron. Le proton est stable, mais le neutron isolé ne l’est pas, il peut seulement devenir stable quand il est associé à des protons. Si le noyau est bombardé, pour changer la proportion des neutrons par exemple, un nouveau noyau se forme, mais il est instable. Cette instabilité, c’est la radioactivité. C’est un processus spontané.

Mais l’homme ayant besoin de plus en plus d’énergie, il oblige les noyaux à se désintégrer brutalement et rapidement. C’est l’une des nombreuses activités d’Areva.

Encore un peu de chimie nucléaire  : à l’état naturel, l’uranium est un mélange de deux variétés différentes d’atomes (que l’on appeler aussi isotopes)  : l’uranium 235 et
l’uranium 238. Seulement, l’uranium 235 est plus fissible que l’uranium 238, cela signifie qu’il libère une énergie plus grande.

Et c’est évidemment l’uranium 238 (l’uranium gênant) que l’on trouve en grande quantité dans le minerai d’uranium (ce serait trop simple, sinon). La proportion y est d’un atome d’uranium 235 contre cent quarante atomes d’atomes 238.

Pour obtenir l’énergie de fission, il faut donc augmenter la proportion d’uranium 235, c’est ce que l’appelle l’enrichissement. Enrichissement qui se fait par diffusion gazeuse (l’uranium est converti en un gaz appelé « hexafluorure d’uranium »). L’hexafluorure d’uranium, une fois enrichi, est transformé en oxyde d’uranium. Cette poudre noire est ensuite comprimée en petites pastilles enfilées dans de longs tubes métalliques appelés « crayons ». Ceux-ci sont assemblés afin de former un assemblage combustible.

Douce musique pour le « citoyen »

La « transparence » continue sur le site de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), structure officiellement indépendante crée en 2006 chargée d’« assurer, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France pour protéger les travailleurs, les patients, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires ». « L’ASN exerce ses missions dans le respect de quatre valeurs fondamentales  : la compétence, l’indépendance, la rigueur et la transparence. Son ambition est d’assurer un contrôle du nucléaire performant, impartial, légitime et crédible, reconnu par les citoyens et qui constitue une référence internationale. »

Comme l’explique Le Canard Enchaîné (N° 4578, 23 juillet 2008), l’ASN classe les « événements nucléaires » par ordre de gravité selon une échelle internationale INES qui va de 0 (simple « écart ») à 7 (accident « majeur » type Tchernobyl). Le niveau 1 est classé « simple anomalie ».

Les choses se sont corsées lorsque, au nom de la transparence, j’ai tapé « incidents de niveau un » dans la case « recherche » du site de l’ASN. Je suis tombé avec des notes de service très rassurantes telles que « Rupture d’une canalisation de rejets d’effluents liquides à l’usine de fabrication de combustible de Romans-sur Isère » (17 juillet 2008) ou un dernier avis d’incident à la centrale de Fessenheim faisant état d’un problème sur l’un des échangeurs du circuit d’aspersion d’eau dans l’enceinte de l’un deux réacteurs de la centrale (4 juillet 2008), le tout à l’avenant… Il y a eu environ soixante anomalies de niveau un depuis le début 2008.

J’avais un très bon ami qui était pour l’énergie nucléaire. Pour lui, il n’y avait pas d’autres solutions pour satisfaire la demande énergétique grandissante. Et autre avantage de taille, l’énergie nucléaire n’émettrais pas le moindre gramme de CO2, le fameux gaz qui augmente le réchauffement climatique.

Areva  : onze milliards d’euros de chiffre d’affaire, 751 millions de bénéfice

De une, pas certain que le nucléaire vaille la peine de prendre tous les risques. Évidemment, le nucléaire civil est extrêmement utile notamment dans le cadre de la médecine (pour passer des radios, des IRM par exemple). Mais la fabrication des éléments permettant d’extraire et de traiter l’uranium est responsable d’un rejet considérable de CO2, ce n’est pas l’énergie nucléaire en elle-même qui rejette du CO2 mais son mode de traitement. De surcroit, quand j’observe le chiffre d’affaire d’Areva, plus de onze milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2007 dont 751 millions d’euros de bénéfices, je me dis que nous payons cher, très cher, notre énergie. Tant au niveau des finances que pour les générations futures.

Dans les années 1960, l’entreprise Elf avait été crée pour que la France soit indépendante dans le domaine de l’énergie, cela lui garantissait un approvisionnement pétrolier régulier ; Areva a pris la relève. On est passé de l’or noir à l’or blanc (pas le sel mais le minerai d’uranium, qui, au XVIII è siècle était décrit comme un « métal blanc sans valeur»).

De deux, il ne faudrait pas attendre une réforme radicale mais les économies d’énergie, ça marche vraiment  : prendre une douche au lieu d’un bain, un logement écologique (bien orienté, correctement isolé…). Quant au climatiseur, soi-disant indispensable en cas de canicule, nous pourrions tout à fait nous en passer à condition de changer nos modes de vie. On aide les plus fragiles à s’hydrater, on se sert de linges humides… On recommence à vivre ensemble… On apprend à s’acclimater à son environnement… On ne peut pas continuer à vivre dans un luxe artificiel.

Pour les générations futures, à la sortie d’une centrale nucléaire, reste les déchets. Appelés poliment « produits de fission de haute activité à vie longue ». Trois siècles  ! 3% des déchets à traiter. Une broutille  ? A voir… Ce sont des parties métalliques, des embouts, des éléments tellement dangereux qu’ils sont dissouts dans l’acide nitrique, calcinés, et enfermés dans des puits bétonnés. Déchets impérissables. On les laisse reposer quarante ans puis ils sont enterrés sous terre sur laquelle repousse une herbe verte. Mais on ne sait jamais ce qu’il en adviendra.

Mais à part cela, tout est « safe » et « transparent ». Juste quelques « anomalies »…

Lire aussi  : Le Sang du monde par Catherine Clément - éd. Seuil 2005 - 388 pages, 16€.


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pablico
19H55 26/07/2008

on nous sortira le bon proverbe : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œuf.
mais là ce ne sont pas des œufs.
L’Etat n’avait d’ailleurs pas pour habitude de prendre en compte l’opinion publique.
vous pensez que cela a changé?
Maintenant on fait semblant ,en manipulant bien avant en amont. Après on fait ce qu’on veut.

exemple non nucléaire:
pour faire la loi de la mise en sécurité des ascenseurs,
il y a eu une commission de gens du métier sur toute la France, qui a travaillé 10 mois pour pondre un rapport (jusque là super)
le rapport donné, la loi est sortie, sans en tenir compte mais en tenant compte des ‘désirata’ des lobbys ‘ascensoristes’.(information donnée par un des commissionnaires dégouté)
belle démocratie, où l’on a joué l’air de la démocratie, sur des paroles directives.
Tout va bien citoyens, on entend jouer l’air de la démocratie, dormons en paix.

Quid alors du nucléaire?

 
yapadebug
18H27 26/07/2008

Avec Areva il n’y a jamais de conséquence sur la santé…
Et c’est bien normal, je vais vous expliquer pourquoi :

Il y a 2 sortes d’Uranium: Le méchant uranium et le gentil uranium.

Les bombes atomiques, Hiroshima, Tchernobyl, l’Iran c’est du méchant uranium. Du très méchant uranium, avec des dents très pointues. Il mord tout ce qui passe à sa portée, il est pire que le moustique porteur du chikungunya.

Mais Areva n’utilise pas ce méchant uranium, Areva n’est pas fou, Areva n’utilise que du gentil uranium.

Areva a des acheteurs, qui travaillaient tous avant chez Lustucru. Ces acheteurs sont très forts, ils trient, ils ne choisissent que le gentil uranium. Ils vont sur les marchés acheter l’uranium, et sont inflexibles. Dès qu’un marchand leur propose un panier d’uranium, ils ne se contentent pas de le prendre comme ça, non, ils le vident et trient le gentil uranium du méchant uranium. « Pas de méchant uranium chez Areva, Germaine » c’est leur devise (les vendeurs d’uraniums s’appellent souvent Germaine…). Alors le marchand, penaud, va vendre son méchant uranium aux iraniens ou aux russes, mais il n’essaie plus d’en proposer au acheteurs de chez Areva. On ne la fait pas aux acheteurs d’Areva…

Alors quand du gentil uranium va faire une promenade dans les environs, ou une baignade dans les rivières, Areva ne s’inquiète pas. Il est gentil l’uranium de chez Areva, il ne fait pas de mal. Au contraire. Il baguenaude dans les paturages, dans les champs, avec ses copains. Il irradie sa gentillesse sur les fruits, les légumes, les animaux..

Après, quand vous allez acheter des légumes au marché de Tricastin, ou bien ailleurs, car les fruits et légumes de Tricastin sont exportés partout, en même temps que vous mangez vos fruits et légumes, vous bénéficiez gratuitement d’une radiothérapie offerte gracieusement par Areva dans sa grande bonté ! Kesskondi ?
En plus ça fait économiser de l’argent à la sécu !

Mais parfois, il peut arriver qu’un gentil uranium se transforme en méchant uranium. Ca arrive parfois, sous l’effet d’un mauvais génie grinçant qui s’appelle Criirad ou d’un méchant monstre tout vert et tout visqueux qui s’appelle Greenpeace.
Que fait-on dans ces cas là, me direz vous ?

C’est très simple, on appelle Annelove, la gentille fée d’Areva. La gentille fée Annelove connaît une formule magique qui a pour effet de retransformer le méchant uranium en gentil uranium. Elle dit « cela n’a aucun effet sur la santé » et pouf, le méchant uranium tout noir se tranforme en gentil uranium tout rose, qui se met à chanter et à irradier bonheur et joie sur la nature. Mais vous pouvez essayer, hein, ça ne marchera pas. Ca ne marche que si c’est la gentille fée Annelove qui le dit. C’est son secret de fée et elle ne le dit à personne.

Mais elle a du travail la gentille fée Annelove, le mauvais génie Criirad et le méchant monstre Greenpeace ne lui laisse pas une minute. C’est du travail d’être gentille fée, chez Areva… Alors pour la remercier de son excellent travail, le gentil roi-magicien Nikola, aux talonnettes magiques, celui qui règne sur le royaume enchanté de Sarkozie, invite souvent la gentille fée Annelove à aller se promener dans son avion magique, vers des pays enchantés, en Chine, en Lybie, en Tunisie ou ailleurs. Et la gentille fée en profite pour vendre au monde entier tout plein de gentilles centrales qui contiennent tout plein de gentils petits uraniums. Ainsi la magie de la radioactivité des gentils uraniums se répand dans le monde, en semant bonheur et joie de vivre.

Elle est pas belle la vie, chez Areva ?

Vous voyez bien qu’il ne faut pas vous inquièter…

Toutefois vous avez le droit de ne pas me croire…

 
fermtag
21H04 26/07/2008

— Le plus gentil des uranium, c’est l’uranium appauvri (les déchets de l’uranium enrichi), sous forme métallique, qui contient moins de 1% d’U235 et qui est utilisé comme lest dans les bateaux, les avions, etc. ou dans des roquettes pour percer les blindages, car sa masse est bien supérieure à celle du plomb. Il n’est pas dangereux (sauf, peut-être, à en remplir son oreiller, et encore : c’est l’allégation des vétérans américains souffrant du « mal du golf », mais rien n’a jamais, jusqu’à présent, été démontré (hormis les indemnisations de l’État US et le choc psychologique de la guerre, bien sûr).

— Le très, très, très gentil uranium, c’est celui que vous trouvez partout dans la nature (en moyenne 3g/tonne). C’est sa détection que les agences appellent le « bruit ».
C’est un métal très lourd (bien plus que le plomb) et qui contient, dans sa forme métallique trois isotopes :

—le 234 (traces) non fissile, non-radioactif et très stable
(résidu de fission de l’isotope 238)

— le 235 (0,7%) seul isotope fissile apte à déclencher une
réaction en chaîne, instable et très radioactif

— le 238 (le reste) légèrement fissile, mais inapte à
déclencher une réaction en chaîne. Très très peu
radioactif (vraiment absolument négligeable). C’est lui
qui, sous l’effet du 235 donnera le radon et le 234 par
deux cycles distincts de dégradation.

— Le très, très gentil uranium, c’est celui qu’on trouve plus concentré dans les mines — de feldspat le plus souvent — dont on extrait l’uranite (uranium majoritairement).
Les mines à ciel ouvert ne présentent peu de danger (si elle ne sont pas trop profondes), les mines sous-terraines, un risque plus important lié au radon, gaz radioactif et plus lourd que l’air qui a tendance à s’accumuler et qu’il faut évacuer à l’air libre, produit par la dégradation (pluri-millénaires, hein ?) de l’U238.

— Le très gentil uranium, c’est le minerais raffiné qui est exporté par les exploitations minières, connu sous le sobriquet de « yellowcake », qui contient environs 80% d’uranite (sous forme U3-O8).

— Le gentil uranium, c’est le minerais enrichi dans un but civil, à environs 30-40% d’U235 et le reste d’U238 (une réaction en chaîne de l’uranium ne pouvant se déclencher qu’à partir d’un taux d’U235 d’au moins 20%)

— Le méchant uranium, c’est celui des militaires, qu’ils enrichissent entre 80 et 95% (il est extrêmement radioactif, très difficile à conserver et stable, il faut en plus déclencher sa fission.

NB : les autorités mondiales (ONU et consors) considèrent, arbitrairement, qu’un uranium enrichi à plus de 40% est destiné à un usage militaire.

Voilà, j’espère ne pas avoir été trop technique — ou pas assez —, mais je souhaitais enrichir les données pour tenter d’expliquer la « gentillesse » et la « méchanceté » de la chose :

À trop ou pas assez vulgariser, on arrive au même résultat : les interlocuteurs ne comprennent pas, ou plutôt comprennent ce qu’ils croient, ce qui est pire :(

 
el Chiquito | en promenade
14H06 27/07/2008

Bonne explication, mais dans l’utilisation du nucléaire, ce n’est pas l’uranium le plus dangereux, mais des produits dérivés de la réaction de fission.
Dans les centrales nucléaire, c’est le cobalt 60 qui est le plus présent dans les circuits et qui représente un danger pour les techniciens de maintenance. Dans le cas de Tricastin, la contamination de la centaine d’intervenants à été provoquée par des aerosols radioactifs, pas par de l’uranium.

 
el Chiquito | en promenade
10H02 27/07/2008

« Les bombes atomiques, Hiroshima, Tchernobyl, l’Iran c’est du méchant uranium »

Arrêtons les amalgames, elles n’éclairent pas le problème :
- Hiroshima était une bombe A à base de Plutonium, comme tout le monde le sait,
- Tchernobyl était une centrale nucléaire à base d’uranium, elle n’a pas subi d’explosion nucléaire (il n’y avait pas de champignon nucléaire au dessus de la centrale) mais une explosition d’hydrogène qui a dispersé les particules radioactives et les morceaux de combustible)
- l’Iran s’il veut construire des centrales nucléaires c’est pour obtenir du plutonium

On ne fait pas de bombe nucléaire avec de l’uranium, même enrichi.

 
Winston OBrien | Informaticien
11H14 28/07/2008

hum techniquement, hiroshima était une bombe à uranium enrichi (cf http://fr.wikipedia.org/wiki/Little_Boy)

tout à fait d’accord pour tchernobyl, sauf que qu’une explosion nucléaire n’est pas forcement liée à un champignon nucléaire ;)

 
Jean-François@Carenton
20H05 28/07/2008

C’est marrant, je m’y connais un peu en physique. Cet article, en gros, c’est une connerie par ligne : les neutrons instables, l’U238 moins fissile que l’U235 (un peu, mon neveux, etc..), les populations algériennes et polynésiennes gravement éprouvées, etc…
Les doses admissibles sont codifiées, tout ça c’est publié, validé, reconnu : il suffit de lire. La radioactivité 0 ça n’existe pas. Ce serait bien que la CRIIRAD fasse des tests en Bretagne ou dans le Limousin, on serait surpris.

JFT_Charenton

 
Citoyenne_lambda
19H27 26/07/2008

Un autre livre - récent - pour se gâcher les vacances
>:o
« Vers un Tchernobyl français ? Un responsable d’EDF brise la loi du silence »

 
Bapt | Etudiant
19H53 26/07/2008

Arrêtez de parler de « chimie nucléaire », la chimie est affaire d’électrons uniquement ! Il s’agit de « physique » nucléaire, si vous y tenez…

(et grand bravo à yapadebug…)

 
fermtag
21H13 26/07/2008

Mais on utilise pas mal de chimie (bon, c’est vrai que le mot « nucléaire » dans ce contexte n’a aucun sens) pour traiter l’uranium brut afin d’en faire un combustible, outre son enrichissement. Et dans les recyclages aussi…

:)))))))

 
dalun
19H49 26/07/2008

je suis en train de lire «  la route " …, j’ai lu " la supplication » ..dans le premier , beaucoup de poussières , dans le second «  ils enterraient la terre " ! il y a aussi " les silences de tchernobyl  » collection Autrement ! tout ça pour dire : Pensez aux MÔMES aux ENFANTS aux GAMINS !!!

 
Millecalottes SARKASTIK | Le Gaulois
21H04 26/07/2008

Merci à Nils WILCKE et au « post » de yapadebug dont les tons édulcorés nous montrent bien le niveau d’infantilisation qui nous échoie. La communication autour de ces problématiques ne semble pas avoir évolué depuis 20 ans (date du nuage de Tchernobyl) et beaucoup sont en droit de s’interroger sur le vrai et le faux. A quel point nous prend-on pour des billes ? Nous les immatures, les non spécialistes, que la vérité ne peut que paniquer parce qu’incapable de se raisonner, de s’organiser… la « chape de plomb » demeure donc la clef de voute du système de communication. Mais allons plus loin, ce « blackout » se limite t’il aux seuls faits de gestion : exploitation, gestion d’incidents, etc. ? Ne s’applique t’il pas, depuis la conception, depuis la « programmation » des choix stratégiques énergétiques que l’on nous a imposés (comme étant incontournables) et si vitaux que d’aucuns sont en droit de se demander aujourd’hui, comment font nos voisins, qui bien qu’ayant adopté des politiques énergétiques si différentes, ne semblent pas pour autant si mal vivre !

Notre Président, (transformé en super représentant mondial de cette technologie) n’est-il pas victime ou complice de lobbies devenus SI PUISSANTS par des choix faits il y a un demi-siècle ? Et quels débouchés véritables ces technologies (si sensibles) auront-elles dans un monde si instable ?

Sans vous jeter, je vous renvois sur mon blog :
http://millecalottessarkastik.over-blog.com/article-21252804.html

Cordialement et bien à vous

 
fermtag
22H17 26/07/2008

Parce que si on ne connaît pas la physique nucléaire et en particulier la fission nucléaire, on ne peut pas comprendre quoi que ce soit. Hélas, trois fois hélas.

Connaissance des procédures, ingénierie, etc. ne servent à rien ! Si je vous dis (c’est n’importe quoi) que les tubes on une parois de 5mm, vous allez hurler (en toute bonne fois) en disant qu’il devrait au moins faire 10cm, vu le risque encouru. Et le physicien de vous répondre (en connaissance de cause) que la limite se situe autour de 5 microns, donc 5mm suffisent déjà amplement (1000 fois). C’est rapidement un dialogue de sourd !

Un exemple :

Si je vous dis qu’à Hiroshima le rayon d’irradiation autour de l’explosion était d’environs 1-1,5Km, vous ne me croirez pas. Et pourtant, c’est vrai. L’énorme majorité des victimes immédiates n’a pas été irradiée : c’est la chaleur et le souffle qui ont été dévastateurs. Par contre, les pluies qui ont suivi quelques heures plus tard (par condensation) étaient, elles, hautement toxiques car chargées en aérosols hautement radioactifs et toxiques, et elles ont durées trois jours (black rain), alors que les habitants n’en savaient aucune idée (ce sont les fameux survivants irradiés). Aujourd’hui, le site est parfaitement « propre », c’est à dire dans les limites de la normale pour le Japon.

Ils ont eu un nombre important d’aveugles, qui sont des victimes qui ont été peu exposées mais qui regardaient au mauvais endroit au mauvais moment et ont eu la rétine brûlée par le flash (expérience de la loupe et du soleil…).

Il y a même l’exemple d’un cinéaste amateur qui était à la limite du souffle létal (il était à 12km de l’épicentre et « accidentellement » protégé par une table en bois) qui à filmé le « champignon » et est retourné filmer sur en ville en bicyclette (elle avait aussi survécu !) puis à pied, jusqu’à l’épicentre. Il est mort… de vieillesse, bien plus tard ! À ce moment là, le site était très peu radioactif (d’ailleurs, ses films n’ont pas été irradiés et sont — amha, ils devraient être interdits au moins de 18 ans — conservés au « Musée de la bombe, à Hiroshima !).

« Quiconque n’est pas choqué par la physique quantique ne l’a pas comprise » Niels Bohr

 
yapadebug
22H26 26/07/2008

D’accord je n’y comprends rien.
Sauf que je m’informe, je lis, je cherche. Je me souviens de mes cours de Terminale (c’est pas hier), on était même allé visiter Cadarache où on nous avait tout expliqué.
Je sais parfaitement comment marche une centrale, ce qu’est de l’uranium enrichi, quelle différence il y a entre le réacteur Phénix de Tricastin et Super-Phénix de Creys-Malville, comment on enrichit l’uranium avec des centrifugeuses, etc…
C’est pour ça que quand on me dit que de l’hexafluorure d’uranium (UF6) est parti dans la nappe phréatique, mais qu’il n’y a « aucune conséquence sur la santé », j’ai un peu l’impression d’être pris pour un imbécile (pour rester poli).
Quand on me dit qu’il y a de l’uranium dans l’eau des puits consommée par certains habitants, que cet uranium provient d’un ancien site de déchets militaires, mais qu’il n’y a « aucune conséquence sur la santé », mon impression se précise de plus en plus.
En France on a eu l’expérience de Tchernobyl, « aucune conséquence sur la santé » là aussi, le nuage radioactif aurait même contourné notre pays enchanté (sûrement un coup du magicien Nikola).
On a eu aussi le Rhône pollué au PCB depuis 25 ans sans que personne ne dise ou ne fasse rien.
Du coup maintenant on est méfiant, et quand on a une communication aussi débile (« aucune conséquence sur la santé »), on se méfie encore plus jusqu’à en devenir paranoïaque.

 
fermtag
04H56 27/07/2008

Je suis 100% d’accord avec vous : la communication est *vraiment* débile, même pour un béotien. Je comprends parfaitement qu’au vu de sa débilité on puisse légitimement s’en méfier !

Mais elle ne s’adresse pas qu’à vous, qui faites des effort pour exercer votre sens critique. Les choses dans lequelles vous risquer quand même de tomber
- lectures : ai-je lu un panel suffisament représentatif (qualité) du pour et du contre pour me faire une idée ?
— lecture : ai-je bien compris ce que j’ai lu ? Quel sont, en fin de compte réellement les faits (prenez une calculette, recalculez les facteurs de dissolution : vous devriez trouver, comme l’ASN, qu’il sont négligeables) ?
— ne suis-je pas intoxiqué par un ou des « dogmes », qui, tout naturellement (car c’est humain de vouloir être « normal ») me font pencher du côté de la majorité.

La pollution radioactive du Rhône n’a rien à voir avec l’usage du nucléaire : il est naturel et provient des Alpes, plutôt riches en uranium (environs 100 tonnes par an). Les conditions de fonctionnement des centrale imposent un rejet 1000 fois inférieur au taux naturel (0,001µg/l maxi vs 1-3µg/l).

La durée d’exposition est capitale pour connaître le risque : le taux a légèrement augmenté pendant *** quatre *** jours : c’est donc véritablement totalement insignifiant.

Dernier point, économique, celui-là : pourquoi Areva refuserait d’investir quelques dizaines de millions au risque de perdre la totalité leur marché (de plusieurs milliards) suite un simple contrôle ?

Je me répète, mais l’ASN et l’IRSN sont des organismes publics dépendant donc de l’état, et tout à fait réalistes et crédibles, au même titre que le CNRS ! Ce sont, pour la plupart des scientifiques qui font leur boulot et plutôt bien, à ce que j’ai pu voir.

Quant aux déchets, si SuperPhoenix avait pu voir le jour (mais le sodium liquide fait peur, car au lycée on a tous vu l’expérience du verre avec un fond d’eau dans lequel on en jette un morceau… alors que confiner du sodium liquide radioactif n’est qu’un problème d’ingénierie qu’on maîtrise parfaitement) et démontrer sa faisabilité (non en risques mais en performances), il aurait non seulement produit de l’électricité, mais réduit drastiquement cette quantité de déchets.

L’EPR (cœur uanium+plutonium) va (moins vite) partiellement aider (mais chuuuuuuuut : faut pas le dire, l’Église l’interdit).

Quant à Tchernobyl, si le nuage a bien passé les frontières (c’était vraiment très , très , très con de vouloir soutenir le contraire !), on en reviens à la dispersion d’aérosols dans l’air, la dilution par l’eau, s’il y a eu des pluie et surtout, surtout, et toujours la durée d’exposition (plus un matériau est radioactif, plus courte est sa durée de vie (les grosses saletés qui étaientt potentiellement dangereuses étant l’iode 131 (en faibles quantité) d’une demie-vie de 8 jours (le nuage a mis plusieurs jours à nous atteindre et les zônes météorologiquement susceptibles d’être touchées ont été pourvues en cas d’alerte en comprimés d’iode 127) et Le césium 137 qui lui a une longue demie-vie de 30 ans, qui s’est déposé sur les sols lors du second nuage. Ce second nuage a traversé toute la France du Nord au Sud. Donc, le nuage n’a pas, bien sûr, « contourné » la France, seul le prmier à frolé (très dilué) le Nord-Est.

L’impact sur la biosphère est franchement négligeable et les mesures ont rejoint des valeurs normales assez rapidement.

Simplement, on a appliqué le « principe de précaution », ce qui a fait peur à tout le monde !

Ceux qui ont été le plus touchés sont les héros qui ont permis de maîtriser l’incendie et qui sont tous mort dans les heures qui ont suivies (7 hommes, je crois), les riverains proches (Une vingtaine de kilomètres, où il y a eu des morts). Les pays les plus irradiés ont été l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie. Le plus gros problème aujourd’hui étant de contenir la chaleur, d’où la construction du fameux « sarcophage » en béton destiné à contenir la chaleur et l’irradiation.

Quant aux sites alentours, ils devraient redevenir habitables d’ici quelques dizaines, voire centaines, d’années, à mon avis, car les millions d’années évoquées sont purement « sur le papier » et très pessimistes (la fission est terminée depuis longtemps — si vous savez entretenir une fission, mettons un an, sans apport de combustible, vous gagné un Nobel —, donc la chaleur va, très lentement baisser. Ne connaissant pas l’état teneur actuelle des déchets, est très difficile de déterminer :
l’uranium 235 et le plutoniom 239 se sont dégradés certainement en césium 137 (demie-vie 30 ans). Il est donc très difficile de chiffrer un délais : les éléments ayant la plus longue demie-vie étant, dans essentiellement et à ma connaissance les restes d’uranium 235, qui a, effectivement, une demie-vie de 70 millions d’année et le Plutonium 239 qui lui a une demie vie de 24000 ans et, probablement la plus grosse partie (?), en césium 137…
Un bon indicateur serait la température du cœur depuis 86 à nos jours, valeurs que je n’ai pas.

Reste les déchets à longue vie (césium, uranium, plutonium) : il suffira de traiter les déchets gazeux et probablement de recouvrir le reste de béton ou mieux, du verre, puis de terre que ce cœur sera suffisamment froid et surtout profondément enfoui (j’imagine que le cœur s’est déjà pas mal enfoncé, le sarcophage menaçant de céder sous son poids). Mais ceci ne pourra pas être fait demain, je le concède. Mais bien avant plusieurs millions d’années.

Je manque d’éléments concrets, ne m’y étant pas vraiment intéressé.

Pour résumer ma dithyrambe :

À vouloir tout critiquer, on fini fatalement par croire, penser et dire des bêtises, juste histoire de justifier cette critique.

 
el Chiquito | en promenade
14H08 27/07/2008

« Je me répète, mais l’ASN et l’IRSN sont des organismes publics dépendant donc de l’état, et tout à fait réalistes et crédibles, au même titre que le CNRS « 
on peut malgré tout s’interroger sur l’indépendance de l’ASN en explorant notamment les sujets suivants :
- par qui et comment est désigné le directeur de l’ASN ?
- quel est son ou ses ministères de tutel ?
- qui lui attribue don budget de fonctionnement ?
- a qui doit - il rendre des comptes ?
- …

Quand à l’IRSN, ce sont des ingénieurs au service de l’ASN.

 
fermtag
19H15 27/07/2008

Théorie du complot vs rasoir d’Ockham… vous choisissez le complot et moi le rasoir.

Un « complot » de ce genre impliquerait de très nombreuses personnes, hors tout le monde sait qu’un secret partagé par plus de deux personnes n’est plus un secret.
Et il existe encore (si, si) des gens prêts à sacrifier leur travail pour des raisons morales.

PS : j’ai totalement cessé de regarder la télévision et de lire la presse généraliste française. Ça fait un bien fou ;)

 
el Chiquito | en promenade
08H58 28/07/2008

Ce n’est pas la théorie du complot !!! Mais on demande aux Autorités de sûreté d’être indépendantes alors que son directeur est nommé par le gouvernement, que ses fonds viennent de l’Etat et qu’il va inspecter les entreprises publiques : EDF et AREV, l’armée et les autres utilisateurs du nucléaire. Pour avoir suivi un peu le fonctionnement de l’ASN je peux vous dire que certains directeurs ont eu le soucis de l’indépendance par rapport, notamment au ministère de l’Industrie et que ce n’était pas du tout évident pour eux. D’autre part, ils ne peuvent pas communiquer sur ce qui se passe dans l’armée.
Pour plus d’info sur l’ASN ;
http://www.asn.fr/

 
fermtag
20H18 28/07/2008

100% d’accord qu’en ce qui concerne les militaires, nous ne saurons rien, et que ce qui sera d’ordre public sera très probablement faux ou déformé. Secret défense.

Concernant l’industrie civile, elle est et doit être d’ordre public. J’imagine très bien que le travail de l’ASN doit être « politiquement » difficile et que certaines publications peuvent être lourdes de conséquences (une partie de l’activité civile est à la source de l’activité militaire).

Que le directeur soit nommé par l’exécutif n’a rien de choquant, puisque c’est le seul à pouvoir garantir les impératifs du secret défense (ministère et chef des armées) et que l’ASN travaille dans les domaines de contrôle des activités nucléaires militaires.

Le fait est que ce que j’ai pu constater depuis de nombreuse années que leurs résultats d’investigations corroborent les faits : dans la valeur des mesures effectuées (comparable à celles d’autres totalement (?) indépendantes (ex : CRIRAD), labo de recherches, etc.), aussi bien que dans les hypothèses retenues.

D’où les délais : ne jamais publier avant d’avoir une hypothèse qui puisse être confirmée par des faits, c’est une démarche scientifique.

Ce n’est, malheureusement, pas le cas de certains autres, qui publient leurs hypothèses au fur et à mesure qu’elles leurs viennent à l’esprit, du plus catastrophiste jusqu’au silence complet si la « crise » n’est finalement pas avérée (ou qu’on en trouve opportunément une autre de remplacement). Ce qui est particulièrement malhonnête, pour moi, car ça relève purement et simplement de la manipulation : la mémoire est sélective et l’exceptionnel est bien plus présent en mémoire que le routinier (facteur de survie animal indispensable).
De plus la presse adore le catastrophisme qui se vend très bien auprès du grand public qui cherche à tout prix à sortir de la routine, mais qui est bien incapable de juger, n’y connaissant strictement rien (ce qui n’est absolument pas péjoratif), d’autant que les faits sont en plus « digérés » pour eux par des journalistes (je ne connais pas beaucoup de rédactions qui emploient des chercheurs/ingénieurs en physique nucléaire).

C’est pourquoi j’estime pour ma part (et je ne suis pas le seul) que la source ASN est, aujourd’hui, la plus fiable/crédible que nous puissions avoir, in fine, même et surtout si ses « réponses » ne sont pas immédiates.

Tout en gardant toujours un esprit critique bien entendu… ces publications étant mondialement diffusées et ré-analysées.

 
Nils Wilcke | Etudiant en histoire
22H56 26/07/2008

Très intéressant mais où sont les sources de ce que vous avancez?

 
fermtag
03H13 27/07/2008

Les sources de quoi ? J’ai écrit tellement de choses ce soir :)

Sur Hiroshima ? J’ai consulté sur place pas mal de documents d’archive vus « de l’autre côté du miroir », par ceux qui l’on subie et non lancée (des militaires qui ne donnent donc aucune explication), des rapports d’analyses — hélas trop tardifs, faute de moyens, et des témoignages écrits. On doit pouvoir en retrouver sur internet, mais j’ai peur qu’ils n’aient pas été traduits.

le rayon radiatif et les valeurs résiduelles sont calculables, connaissant la hauteur de l’explosion (580m) et le type de combustible.

J’ai gardé un certain nombre de faits en mémoire (lointaine), par contre, j’utilise couramment Wikipédia comme « pense bête » après avoir ou non validé par les liens externes ce qu’ils disent et ce qui est crédible (en général, ça renvoie sur d’autres liens, tous fort utiles). Je ne fais d’ailleurs pas de « copier/coller » de Wikipedia car un certain nombre de fait ou d’hypothèse me paraissent douteuses. En revanche, je ne mémorise pas tous les liens que je visite.

L’article http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_atomiques_d%27Hiroshima_et_Na…
est très instructif, mais il n’est pas à prendre au pied de la lettre (il y a des erreurs ou omissions pouvant nuire à la validité du document : par exemple, je n’y ai pas vu évoqué l’onde de choc, qui s’est propagée bien plus vite que le souffle (par définition) et a dû faire énormément de dégâts en amont du souffle…). Mais je suis content pour le rayon : j’avais calculé 1-1,5Km et eux annoncent 1Km.

Le résumé de tout ça : ça a été une véritable horreur !

 
fermtag
05H09 27/07/2008

Si c’est autre chose que Hiroshima, c’est de la physique nucléaire : fission, demie-vie, etc.

Attention aux unité, qui sont sources de confusion !!!!

Il y a de nombreuses sources. Les plus pertinentes que j’ai trouvées (basés sur des faits et non des idées) :

Vous pouvez lire la publication de l’IRNS :
http://www.lavoisier.fr/fr/livres/index.asp?texte=2-7430-1027-0&select=i…

cadeaux bonus :

http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/physique/d/t…
http://www.irsn.org/index.php?position=lecons_tchernobyl_accueil
http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/Thernobyl-France-03.p…

http://www.asn.fr/sections/espace-professionnels/situations-d-urgence/ge…

Je vous laisse rechercher plus loin et vais me coucher ;)

PS : le dossier de futura-science est très, très bon c’est un condensé du rapport de l’IRSN… et je le répète : attention aux unités !!!
Le site de l’AEPN (http;//www.écolo.org) est très bien fait et factuel. La vulgarisation est plus que correcte.

« Face aux rumeurs infondées et catastrophistes et aux craintes irrationnelles, la seule défense efficace est de donner les fait et dire la vérité ».

Mais dès qu’on vulgarise, on est obligé de dire des petits mensonges et raccourcis pour ne pas entrer dans des domaines trop techniques.

 
Nils Wilcke | Etudiant en histoire
22H58 26/07/2008

Très intéressant mais où sont les sources de ce que vous avancez?

 
Jean-François@Carenton
21H04 28/07/2008

Tiens, l’étudiant en histoire, le pigiste qui s’insurge. Il se trouve que votre interlocuteur est bien informé, et que sa réponse n’est pas un coupier_coller de Wikipédia, je ne nomme personne, mais je me comprends…

« Très intéressant mais où sont les sources de ce que vous avancez? ». Jaloux !

JFT_Charenton.

Ah oui, cette dernière perle, le rôle supposé du nucléaire dans l’IRM… Là c’est le bouquet. L’IRM utilise bien le phénomène de Résonnance Magnétique Nucléaire, mais il n’y a pas un atome radioactif dans la machine. Cherchez l’erreur. J’en peux plus, y’en a trop.

 
Saint Nicolas
21H25 26/07/2008

Jconstate que notre très remuant Président de la République qui se même de tout, n’a pas dit un mot sur les fuites nucléaires. Pourquoi a - t - il été élu si ce n’est pour rendre des comptes ?

 
jyeden
21H53 26/07/2008

j’ai pas tellement compris cette phrase

« ce moment là, le premier ministre français, c’est Pierre Messmer (un Alsacien,en passant)

En quoi est ce important que Messmer ait été Alsacien (en fait d’une famille d’origine alsacienne exilée en 1871)
il aurait été breton ou auvergnat ça aurait changé quelquechose?
c’est ce genre de scorie qui décribilise une chronique. Quand à traiter l’energie nucléaire en quelques lignes… Il faudrait les talents d’un grand vulgaristeur (le terme vulgarisateur étant pris dans son sens noble)

on a beaucoup parlé des incidents nucléaires ces derniers jours.
pourquoi?
simplement parceque l’actualité était vide

Mais il n’y a pas besoin d’incidents pour parler, reparler et revenir lourdement sur le fait que le problème du nucléaire c’est le traitement des dechets (non résolus à ce jour).

En ce qui concerne l’info, j’ai été assez surpris qu’en parlant de l’incident de tricastin les journaux tv (que j’ai regardés vraiment par hasard) présentaient en « fond » une image de centrale alors que les incidents n’avaient pas eu lieu dans la centrale. Si dans quelques mois (ou jours) on demande au téléspectateurs ce qui s’est passsé à tricastin, ils répondront de bonne fois : une fuite d’uranium dans la centrale.
voila comment la télé pourri l’infot

PS Pour les douches au lieu du bain je suis tout a fait d’acccord, et à deux c’est encore plus economiques et encore plus amusant

 
Nils Wilcke | Etudiant en histoire
22H34 26/07/2008

A l’origine, ce texte était destiné à mon blog et finalement je l’ai envoyé sur Rue89. Il se trouve que je suis né et que je vis en Alsace, voilà pourquoi j’ai signalé que P. Messmer était alsacien, pardon d’origine alsacienne (hum, il est né à Vincennes).

En ce qui concerne le vide de l’actualité, nous ne devons pas suivre la « marche du monde » de la même manière.

Pour ce qui est du « problème du nucléaire »… Il me semble au contraire qu’il n’y ait pas un seul problème lié au nucléaire. Comme je l’écris, la fabrication des éléments permettant le traitement de l’uranium ne se fait pas sans des rejets massifs de CO2.

Au terme de mon questionnement (modeste, je le reconnais, je ne suis pas un expert du nucléaire), je n’ai toujours pas identifié les raisons qui poussent notre pays à continuer à développer cette énergie, sauf à imaginer qu’AREVA, entreprise publique, soit une pièce essentielle pour la puissance de la France dans le monde (comme Elf l’est).

L’ «or blanc » n’est pas une simple formule, et la conquête de l’uranium, et son exploitation est une histoire sanglante (comme celle du pétrole). AREVA obtiendrait des contrats privilégiés pour l’exploitation de l’uranium notamment au Niger grâce au passé colonial de la France. AREVA est également soupçonné d’entretenir la rébellion d’un mouvement nigérian nordiste… C’est un groupe très puissant, étroitement lié à L’Etat. Difficile de faire la part des choses.

Pour ce qui est de la télévision, je ne l’ai pas regardé, j’ai tiré mes informations d’Internet. Mais la manière dont sont traités les « anomalies » de la centrale nucléaire de Tricastin par la télévision mériterait à coup sûr une enquête (peut-être sur @si ?).

 
Millecalottes SARKASTIK | Le Gaulois
23H14 26/07/2008

L’ «or blanc » n’est pas une simple formule, et la conquête de l’uranium, et son exploitation est une histoire sanglante… Difficile de faire la part des choses. »

Dépassant l’aspect purement technique et géographique des événements (puisque ceux-ci sont contrôlés par les mêmes instances qui répondent aux mêmes procédures), est-il judicieux de savoir l’épaisseur du tube ou que « l’incident » a eu lieu à gauche ou droite du site de Tricastin. Je vous rejoins totalement dans « l’histoire sanglante » dont la planification ne fait que commencer ! Rejoignant sans écueil votre titre : « Il y a quelque chose de pourri au royaume de l’atome ». C’est selon moi, le coeur du problème !!!

Très cordialement

 
Allezou | Ingénieur
22H29 26/07/2008

« Par Nils Wilcke | Etudiant en histoire » !

Ok, bon topo sur le nucléaire (ce qu’on en pense) mais completement hors sujet !

En effet, il ne s’agit pas d’un accident de centrale nucléaire (!!) mais de débordement d’une cuve sur un site annexe de la centrale du Tricastin, cuve contenant un liquide d’une radio-activité effectivement supérieure aux normes admises (donc pollution accidentelle)…

« ZERO pointé » donc … en matière nucléaire et sans nul doute un bid complet pour tenter d’affoler les populations avec le « méchant nuclaire ».

« Le soleil n’est ni méchant ni gentil, il est. Point ». Sans lui, il n’y aurait pas de vie sur Terre…

Parcourez les pages d’auteurs sérieux (et indépendants) comme James Lovelock pour vous faire une idée de la question…

 
Nils Wilcke | Etudiant en histoire
22H47 26/07/2008

En ce qui concerne Tricastin, j’ai fait un raccourci sur la nature de l’incident. Mon propos n’était pas l’incident en lui-même mais la manière dont le citoyen est informé sur le nucléaire.

Ai-je parlé de « méchant nucléaire »?

Lecture pour l’été: les œuvres de James Lovelock (c’est noté monsieur l’ingénieur).

http://www.ecolo.org/lovelock/lovebiofr.htm

 
Humain
23H31 26/07/2008

Je cite
« En 1973, patatras, les pays arabes mettent en place un blocus pour faire monter les prix du pétrole »

J’ajoute,
En 2007 ce sont les pays occidentaux qui spéculent pour faire monter les prix du pétrole !

Les éoliennes sont gentilles en Europe, et le charbon est gentil en Chine (parce que cela se voit moins)

Quand à l’Atome, s’il devenait dialolisé, alors peut être pourrait-on le taxer un peu plus.

Cela y ressemble fort.

Et ce n’est pas parce que l’on mettrait une étiquette sur les voitures « conduire peut tuer » !
Que les voitures deviendraient moins dangereuses.

Pour l’atome, il en est de même.

 
fortisluc
09H11 27/07/2008

surtout qu’on vous ment

s’il faut en croire l’échele de niveaux INES (http://www.asn.fr/sections/fichiers-joints/fiche-ines/downloadFile/attac….)

le niveau 1 déclaré est en fait un niveau 3 : très faible rejet . exposition du public.

quant au niveau 0 il s’agit en fait d’un niveau 2 : surexposition d’un travailleur (bon c’est vrai là il y en avait une centaine et pas un )

 
el Chiquito | en promenade
09H52 27/07/2008

Désolé de vous contredire, mais dans le cas de Tricastin il n’y a pas eu d’exposition du public. Exposition veut dire être en présence de rayonnement radioactif, ce qui n’a jamais été le cas. La limite d’exposition du public est limitée à 1mSv (norme européenne et règlementation française).
Il n’y a pas eu non plus une surexposition des travailleurs car il y a surexposition si les travailleurs reçoivent une dose supérieure à 20 mSv sur un an.

 
Bapt | Etudiant
12H17 27/07/2008

Hm, comment se fait-il que vous parliez de mSv pour le public et de mSv/an pour les travailleurs ?

Je ne connaissais pas cette unité (le Sievert, pour ceux qui sont dans mon cas), l’exposition se mesure-t-elle en Sv ou en Sv par unité de temps ?

 
el Chiquito | en promenade
14H43 27/07/2008

vous avez raison, pour le public il s’agit de 1mSv par an, mea culpa.
Il y a bien une exposition instantamnée mesurée en Sievert par les radiamètres et qui exprime un débit de dose, mais l’exposition humaine est mesurée en quantité de rayonnement reçue pendant une période de temps. Les limites d’exposition annuelle est de 20mSv par an pour les travailleurs du nucléaire et 1 mSv par an pour le public.

 
el Chiquito | en promenade
09H46 27/07/2008

On peut voir avec cet article que « le nucléaire » est encore mal connu notamment lorsque vous dites :
« Évidemment, le nucléaire civil est extrêmement utile notamment dans le cadre de la médecine (pour passer des radios, des IRM par exemple) » or, que ce soit pour passer des radios ou des IRM, il n’est pas utilisé de matières radioactives, mais des rayonnements fabriqués par des appareils types électromagnétiques (voir pour l’IRM :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Imagerie_par_r%C3%A9sonance_magn%C3%A9tique )
Ces appareils ne produisent pas de déchets radioactifs puisqu’ils n’utilisent pas de produits radioactifs à la base. Ce qui n’empêche pas les accidents de surirradiation de patients, par exemple.
Par contre, en médecine, on utilise notamment des « traceurs radioactifs » pour mesurer l’évolution de certains cancers ( http://www.chu-rouen.fr/ssf/prod/traceursradioactifs.html )

Le problème du nucléaire, comme indiquer dans l’article est l’oppacité, mais celle-ci est entretenue par le manque de formation initial du public sur le nucléaire et votre tentative d’explication montre que cette formation n’est pas évidente en quatre lignes.
Je suis persuadé qu’il est possible de montrer à tout le monde ce qu’est le nucléaire et quels sont ses dangers, ceci permettrait peut-être au public de mieux se défendre et d’interpeler à bon escient les grands groupes du nucléaires et l’état. Je doute qu’il y ait actuellement une vraie volonté de former le public et pour diverses raisons, qu’elles viennent des entreprises du nucléaire (le nucléaire est son gagne pain), des autorités de sûreté (le nucléaire est son gagne pain) ou des associations anti nucléaire (le nucléaire est aussi leur gagne pain).

 
yapadebug
10H27 27/07/2008

Le problème du nucléaire vient surtout du fait qu’à chaque incident, on nous dit 5 minutes après « c’est sans danger pour la santé ». On nous dirait « à priori il n’y pas de danger, mais nous faisons des contrôles pour vérifier », ça serait déjà plus crédible, au lieu de nous prendre pour des débiles.
On sait parfaitement que le nucléaire peut être dangereux, il vaudrait mieux plus de transparence, en nous montrant quelles sont les mesures de précautions prises, plutôt que de nous faire croire qu’on est chez les bisounours.
Seulement, sachant qu’on fait des économies sur la sécurité (ce n’est pas moi qui le dis, c’est la CRIIRAD et certains syndicats d’EDF), il ne faut surtout pas de transparence, on pourrait s’apercevoir qu’on fait passer les profits avant la santé des gens.

 
el Chiquito | en promenade
14H15 27/07/2008

Vous avez en partie raison sur la communication. Une entreprise va toujours avoir des réticenses à dévoiler et expliquer ses erreurs spontanément, il en va de son image, de sa crédibité, surtout vis à vis de ses actionnaires.
Il reste à essayer de trouver les infos autrement, peut être en soutenant des organismes indépendants comme la CRIIRAD ou en en créant d’autres.
Mais nous restons malgré tout à la merci de la communication des entreprises (ce sont elles qui nous font connaitre les incidents). Il reste des utilisateurs du nucléaires sur lesquels on ne connais absolument rien, c’est l’armée. Elle possède des armes nucléaires, mais aussi des réacteurs nucléaires pour la propulsion des sous-marins et du porte avion Charles de Gaulle. N’ont-ils jamais eu de problème pendant la maintenance de ces réacteurs ? pas un tout petit incident ?

 
A.V. | 
10H45 27/07/2008

@ jyeden

Je pense, au contraire, qu’il est essentiel de savoir que Pierre Messmer était alsacien. Pourquoi ?…
Et bien parce que l’Alsace est traversée par les cigognes. Et vous avez déjà vu un atterrissage de cigogne irradiée sur une cheminée ?… Non ? C’est une boucherie. En général, la cigogne rate la cheminée et s’écrase contre une vitre. Evidemment, pour nidifier, ça devient compliqué.

 
jyeden
11H11 27/07/2008

c’est un peu nul votre poste

j’ai été surpris que l’auteur signale que pierre messmer était alsacien
il faudrait d’ailleurs définir ce qu’est un alsacien
messmer n’etait pas né en alsace et sa famille avait quitté l’alsace après l’annexion en 1871
mais ce genre de remarque est inutile et désagréable,comme si l’origine regionalle expliquait la pensée ou l’action d’un homme politique

de plus, à l’heure ou la france à fait le choix du nucléaire c’est plus giscard que messmer qui « aurait » pris la décision.
Je dis « aurais » parce qu’il faudrait déméler, compte tenu du puissant lobby scientifique et nucleolatre de l’epoque, comment la decision a vraiment été prise
au niveau de l’action d’un etat ça serai super interessant

 
A.V. | 
13H24 27/07/2008

Par contre, je vous rejoins totalement sur la douche à deux. Comme quoi, le nucléaire peut réchauffer l’atmosphère d’une manière inattendue.

 
Jean-François@Carenton
21H13 28/07/2008

C’est pas con cette remarque. Je n’y avais pas pensé, mais à la réflexion, c’est vrai, le nucléaire ça fait peur.

JFT_Charenton

 
Nils Wilcke | Etudiant en histoire
11H51 27/07/2008

A l’origine, ce texte était destiné à mon blog et finalement je l’ai envoyé sur Rue89 (un peu par hasard). Il se trouve que je suis né et que je vis en Alsace, voilà pourquoi j’ai signalé que P. Messmer était alsacien, pardon d’origine alsacienne (hum, il est né à Vincennes, effectivement).

 
karlM
11H59 27/07/2008

Avec l’économie libérale le nucléaire, couteux et impossible à sécuriser, ne peut pas exister…Bush s’en rend compte car malgré ses promesses de campagne, il y a 4 ans, aucune centrale n’a été construite.
En France, l’état Sarko ,libéral-communiste, continue a assurer ce type d’industrie…qu’aucun assureur ne veut…pas fou car ça va péter.

idées : vendre ses action EDF et allez chez ENERCOOP.

 
fermtag
01H25 29/07/2008

« impossible à sécuriser » est une assertion fausse !

Il manque le degré de sécurisation. Vous eussiez écrit « impossible à sécuriser à 100% » aurait été tendancieux mais vrai : le « risque zéro » ne peut pas exister. Mais on peut s’en rapprocher… les coûts tendent alors vers l’infini.

Il faut donc définir les coûts que l’on est prêt à y mettre pour définir le degré de sécurisation et voir s’il est dans des normes acceptables. Ce qui est le cas pour nos centrales, évalué, je crois à environs un incident majeur pour 100.000 ans.
Attention, c’est une *probabilité* : ça ne veut pas dire qu’il y aura un incident majeur tous les 100.000 ans*. C’est juste un ordre de grandeur.

Ceci dit, un incident n’est jamais le fait d’un événement isolé, mais d’un enchaînement de faits.

Tchernobyl a permis d’apprendre beaucoup en terme sécurité et de nombreuses améliorations des centrales, en terme de sûreté ont été réalisée depuis 20 ans. À savoir que la technique utilisée était une expérimentation, qu’elle présentait de nombreux risque et défauts, qui n’a aucun rapport avec les technologies utilisées, en particulier, pour nos centrales. Plus plusieurs milliers de modifications mineures souvent en réaction à des incidents de niveau 0 ou des contrôles de routine.

Les futurs réacteurs EPR (European Pressurized Reactor) seront même apte à résister à des ogives nucléaires… et la sécurité accrue d’une dizaine de points (1/1.000.000/an*). Une probabilité de 0,000.000.003/jour* est -vraiment- très faible.

Le risque qu’un de nos super-volcans (le Pinatubo, à côté, c’est de la rigolade) entre en éruption est, amha, bien plus grand et les dégâts occasionnés auraient un impact sur la biosphère mondiale sans commune mesure et pour des durées indéterminées, mais certainement bien plus longues (il y en a un, en particulier, près du parc de Yosémite (US) qui a « déjà » un retard d’environs 600.000 ans sur son cycle régulier).

Donc si, on *sait* sécuriser le fonctionnement d’une centrale… jusqu’à un certain point !

(*) Ces probabilités font suite à des simulations numériques et donc forcément fausses, mais les ordres de grandeur semble être assez plausibles.

 
affreuxjojo
21H29 27/07/2008

Pour l’instant personne n’explique sérieusement pourquoi des incidents de ce niveau dont personne ne parlait précédemment sont maintenant largement publiés (avec déplacement de Lauvergeon, commentaires de Borloo et tutti quanti.

 
affreuxjojo
21H33 27/07/2008

Soyons sérieux! La douche a deux est une excellente idée sur bien des plans. Mais pas forcément au niveau écologique. Ce genre de douche dure généralement nettement plus longtemps…

 
Humain
02H05 28/07/2008

En ces temps me semble-t-il, il n’y a pas de pourri que dans le monde de l’atome !!

On a mis cinquante ans avant de nous dire que les voitures polluent !

On a mis plus d’un siècle à nous dire que le tabac tue !

Et quasiment le même temps avant de déclarer l’amiante mortelle !

Combien de gens sont morts de la poussière du charbon durant les deux derniers siècles ?

L’atome tue, c’est réel…Mais pourquoi donc est-ce maintenant qu’il faut réellement s’en préoccuper ?

(Ce justement au moment où les pays occidentaux spéculent pour augmenter « leur » prix du pétrole.)

C’est là qu’est la question !

 
watashi_baka | ...
09H46 28/07/2008

La première chose qui me choque avec le nucléaire est le manque de formation des gens dans ce domaine.
Il est tout à fait possible d’avoir un master de physique sans avoir eu le moindre enseignement lié au nucléaire.
Et lorsque cours il y a, il s’agit plus souvent d’apprendre l’art de calculer des sections efficaces. ( En gros c’est calculer une probabilité de reaction c’est juste plein de calcul compliqué qui font mal à la tête et qui s’oublie après l’examen) et rare sont les gens qui ont une formation sur des trucs aussi simples que la radio-protection ou le fonctionnement d’une centrale ( a moins de faire une spécialisation en ingénierie nucléaire qui ammène tout naturellement à travailler dans le nucléaire) étrange dans un pays ou le nucléaire est un choix de société.

Il faut tout de même reconnaitre que l’industrie nucléaire est exemplaire en terme de norme, et pas forcément plus dangereuse qu’une autre.
-Combien de camions de produit toxique vachement cancérigène se renverse sur les routes de France.
-Combiens d’ouvriers du batiments developpe des cancers à cause de l’amiante ?
-Combien de morts dans des explosions d’usine chimique ?

Les conséquences à long terme du CO2 déversé dans l’atmosphère me semble tout aussi inquiétantes que celle de certains déchets nucléaire.

A noter aussi que la ressource d’Uranium que l’on sait utilisé est limitée dans le temps (Problèmes prévus pour 2050 ). C’est d’ailleurs pour ça qu’il aurait mieux fallus lancer un SuperPhenix II plutot qu’un EPR.

Par contre je suis tout à fait d’accord avec la fin de l’article
 » La seule énergie qui ne pollue pas c’est celle qu’on ne consomme pas »
Donc cet hiver on met un pull pour chauffer moins, Cet été on se met en T-Shirt pour ne pas climatiser.
Avant de partir en vacance on débranche