11 200 suppressions de poste à la rentrée 2008, 13 000 en 2009, voilà ce qui attend les élèves et leurs parents dans l'Education nationale pour les deux prochaines années scolaires. Le ministère a même avancé le chiffre de 80 000 à l'horizon 2012, prétextant une baisse des effectifs dans le secondaire.
Ce qui se met en place n'est ni plus ni moins que le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. L'objectif de ce gouvernement étant de rester dans les « clous européens » (dette publique inférieure à 3% du PIB). Et ce n'est pas tout ! Depuis plusieurs années, et surtout depuis plusieurs mois, l'école subit un certain nombre d'attaques en règle, particulièrement l'école maternelle et élémentaire (le socle du système éducatif) :
- haro sur la méthode globale d'apprentissage de la lecture, qu'aucun enseignant digne de ce nom n'a jamais appliqué à 100%, privilégiant d'abord une approche basée sur le sens de l'écrit puis sur l'analyse progressive de la combinatoire des mots et du texte. C'était l'époque de Robien et de la glorification du b-a-ba !
- suppression progressive de la carte scolaire, donc des écoles-ghettos pour les moins débrouillards.
- suppression pure et simple du samedi matin, sans concertation aucune avec les enseignants et les parents sur les conséquences : on passe donc de 26h à 24h hebdomadaires pour les élèves, soit 72h d'enseignement en moins sur l'année, avec un volume de programmes qui restent lourds.
- le traitement de l'échec scolaire, estimé à 15% des enfants arrivant au collège.
- les fameux nouveaux programmes : ceux mis en application à partir de 2002 l'ont été après deux années d'études et de concertation étroite avec les chercheurs, les pédagogues, les personnels et les usagers de l'Education. Il y a eu un consensus entre le ministère, les syndicats enseignants, les fédérations de parents d'élèves et même entre les partis politiques de gauche comme de droite, puisque les contenus avaient été élaborés sous Jack Lang, ministre de l'Education d'alors et mis en œuvre par Luc Ferry, qui lui a succédé et qui faisait partie du Conseil Consultatif des programmes scolaires avant 2002.
D'ailleurs, depuis que l'école républicaine, laïque, gratuite et obligatoire existe, les ministres concernés ont toujours eu la sagesse de faire un bilan des programmes précédents avant d'en établir de nouveaux, de mettre tout le monde autour de la table, d'écouter, de prendre du temps, et essayé d'obtenir l'assentiment le plus large possible entre les professionnels et les usagers de ce service public d'Education.
Aucune analyse sérieuse des causes sociales n'a été faite par les inspections académiques. Au lieu de cela, on va stigmatiser encore les élèves les plus en difficulté, en leur infligeant deux heures supplémentaires par semaine et des stages de rattrapage pendant les vacances. Non pas que les instits et profs d'école veuillent eux aussi passer à 24 h hebdo. Nous revendiquons même de continuer à faire vingt-sept heures de présence dans l'école (dans les faits, c'est bien plus, et aucun enseignant ne s'en plaint). Mais ce que nous voulons, c'est que les enfants ayant besoin de soutien puissent continuer à en bénéficier sur le temps imparti à tous, et non hors temps scolaire, et soient pris en charge par les personnels spécialisés (psychologues, rééducateurs, maîtres de soutien) des réseaux d'aide (RASED) qui, hélas, voient leurs effectifs fondre comme neige au soleil. On parle même de leur disparition en 2012.
De « La Fabrique du crétin » à la fin du pédagogisme
Foin de toutes ces considérations ! D'après certains syndicalistes, il se murmure dans les couloirs du ministère de la rue de Grenelle, qu'il faut abattre le « pédagogisme ». Si l'école ne doit pas être le domaine de la pédagogie, où donc a-t-elle sa place ? Or là , patatras ! Darcos a renversé la table sans crier gare ! Et s'est mis à dos la plupart des chercheurs en sciences de l'éducation (Philippe Meyrieu et bien d'autres), des mouvements pédagogiques, des syndicats enseignants, de la FCPE, même Lang et Fillon se sont fendus d'un texte commun pour dire halte-là, cela suffit ! Car ce qu'il nous a servi valait son pesant de bonnets d'âne ! Il faut dire que ses maîtres à penser en matière de pédagogie (Jean-Paul Brighelli, auteur de « La fabrique du crétin » et Marc Le Bris, auteur de « Et vos enfants ne sauront pas lire… ni compter », entre autres) n'y sont pas allés avec le dos de la cuiller :
- « retour » au par cœur automatique ; à noter que le par cœur n'a jamais disparu des écoles (tables, règles diverses), mais sans être pour autant systématisé,
- « retour » aux fondamentaux (français et maths), ceux-ci n'ayant jamais été abandonnés soit dit au passage, mais cela se fera au détriment de l'ouverture sur le monde, de toute la culture humaniste (histoire, géographie, sciences expérimentales), de la pratique artistique (musique et arts visuels) et informatique. Eh oui, il fallait bien trancher dans les contenus avec 72 heures en moins.
- « retour » à des valeurs qui se veulent rassurantes pour les nostalgiques de la communale d'antan : exit la poésie, vive la récitation ; exit l'expression écrite, vive la rédaction ; exit l'éducation civique et citoyenne, vive l'instruction morale et civique.
Les mots sont lourds de sens. Ceux-là fleurent bon les blouses grises et les coups de baguette sur les doigts. Le plus étrange, c'est que personne n'a signé ces nouveaux
programmes, ni Darcos, ni Brighelli, ni Le Bris, ni d'autres d'ailleurs. Auraient-ils peur de leur prétendue audace ? Depuis la fin du XIXème siècle, chaque ministre initiateur de nouvelles instructions les signait logiquement de sa plume. Mais là, personne ! Quel courage ! Les avancées des chercheurs en pédagogie, les acquis de Piaget, de l'ICEM (mouvement Freinet), de l'école Montessori, du GFEN, des CEMEA, des Francas,… ont été jetés aux orties. Il leur fallait absolument détruire les innovations dans l'Education depuis 1968, année honnie par l'Omniprésident et les tenants de la droite qui y sont tous allés de leurs vieilles lunes réactionnaires. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'un sacré bond en arrière ; la philosophie rétrograde de ces contenus nous plongent au début du XXe siècle (les instructions de 1923, par exemple).
Dès la maternelle, apprendre à « être élève” et plus à “vivre ensemble »
Quant à l'école maternelle, les objectifs qui lui sont assignés manquent singulièrement d'ambition : allègement des programmes, petite et moyenne sections y sont à peine abordées, apprentissage trop précoce de mécanismes en grande section, qui risque de devenir un pré-CP. L'apprendre à vivre ensemble » y est délaissé au profit de l'apprendre à être élève ». Là aussi, l'instruction prend le pas sur l'éducation.
La mise en place envisagée d'EPEP (Etablissements Publics d'Ecoles Primaires) font craindre des regroupements d'écoles, donc encore des suppressions de poste, des conseils d'administration aux mains d'élus locaux laissent augurer la disparition de l'autonomie pédagogique et la baisse le la représentation des parents d'élèves (de un par classe aujourd'hui au conseil d'école à un pour dix classes dans ces CA).
Enfin, la formation des maîtres est elle aussi remise en cause. Certes, celle-ci est loin d'être la panacée actuellement et il y a parfois un gouffre entre ce qui est enseigné dans les IUFM et la réalité quotidienne d'une classe et d'une école. Mais elle est toujours perfectible. Or, ce qui se profile pour 2010, c'est le passage de bac+3 à bac+5 pour espérer devenir prof d'école ou du secondaire. Belle économie réalisée en prétextant une élévation du niveau de formation.
Car les étudiants reçus à l'IUFM y touchent un salaire, ce qui ne sera plus le cas ensuite. La formation sera déléguée (et délayée) aux universités, et un « compagnonnage » tiendra lieu de formation sur le tas. Au risque de voir débarquer dans les écoles des étudiants très pointus dans leur domaine mais complètement démunis sur le plan de la pédagogie, de la didactique et de la psychologie enfantine.
Résistance citoyenne contre des réformes anachroniques et rétrogrades
Face à toutes ces attaques et dérives contre l'école publique, des voix se sont élevées un peu partout en France, mais sans doute pas en nombre suffisant et pas assez relayées médiatiquement pour faire reculer le ministre et ses conseillers, qui n'ont cédé qu'à la marge sur quelques points insignifiants, après une pseudo concertation sur les
nouveaux programmes.
En Loire-Atlantique, un mouvement de résistance citoyenne important (incluant parents d'élèves, enseignants, élus locaux) a pris corps depuis la fin mars : nombreuses AG de secteurs et départementales, refus de remplir les grilles d'analyse des nouveaux programmes et les avenants aux projets d'école incluant les dux heures de soutien hors temps scolaire, de mettre en place les cours de rattrapage pendant les vacances, rassemblements devant l'Inspection Académique et son occupation (l'un de nos collègues a d'ailleurs été inculpé pour violence sur agent de la force publique, suite à l'évacuation musclée du bâtiment par les gardes mobiles à la demande de l'Inspecteur, le 11 juin), chaîne humaine, blocage de la raffinerie de Donges, manifestations dans les rue de Nantes (3000 personnes à la première, 15000 à la seconde, 2500 à la troisième).
Une intersyndicale et une coordination citoyenne départementale se sont mises en place pour lutter et se donner les moyens de mener des actions contre ce train de réformes anachroniques et rétrogrades. A la rentrée, nous nous rappellerons au bon souvenir de Darcos, de l'Inspecteur et du Recteur d'Académie en menant une action spectaculaire lors des Rendez-vous de l'Erdre, une manifestation musicale ayant lieu les 30 et 31 août dans les rues de Nantes le long de cet affluent de la Loire, et nous tiendrons une AG de rentrée le 3 septembre, pour décider ensemble de la suite du mouvement et des actions à mener. Car nous voulons fermement poursuivre la résistance à cette entreprise de démolition de l'école publique et espérons être rejoints par d'autre départements pour faire front à cette politique imposée qui va vers le pire.













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Fabriquons de bons petits robots obéissants, avec, pour bien servir la sacro-sainte religion du profit le catéchisme du par coeur absolu, ne pas apprendre à penser, à questionner, nos « élites » sont là pour cela, infaillibles par dogme, et surtout ne pas se poser les questions impies et sacrilèges, y a-t’ il une vérité hors du libéralisme sauvage, peut-il y avoir une autre voie autre que cette loi du plus fort à court terme, et cette voie n’ est-elle pas déjà un cul-de-sac où tout va s’ écraser, ah, vraiment l’ école de Jules Ferry c’ était bien une école de mécréants qui ne savaient pas reconnaître la vérité divine incarnée par nos sacro-saints dirigeants, que le Veau d’ Or continue à guider leurs pas !
Aprés les assurances médicales privées, c’est maintenant le trou de l’éducation nationale :
c’est la » porte ouverte » pour l’implantation d’écoles
100% privées et payantes !
Fini l’éducation NATIONALE!
NB : l’armée va bientot utiliser des véhicules en
contrat de » longue location » chez AVIS , ou HERTZ..
….c’est maintenant le tour de l’éducation nationale…
Tout à fait d’accord avec toi.
Cela fait dix ans au moins que j’avais prévenu mes collègues que l’on filait vers l’école privée et la disparition de l’école publique.
Personne ou peu ont voulu suivre un certain ministre de l’éducxation nationale Alain Savary qui fut selon moi le meilleur ministre qu’on ait eu dans l’EN. Il s’était battu contre le privé et il avait bien raison et lui au moins prenait en compte la recherche pédagogique, ce qu’avait fait Freinet et les mouvements d’éducation Nouvelles.
Quant aux 3 personnages qui sont cités dans cet article je les vomis. Ce sont les destructeurs de la recherche.
Une chose est sure c’est qu’on n’aura pas avec cette pédagogie rétrograde d’ingenieurs ou de chercheurs en France dignes de ce nom. On n’apprendra pas non plus à travailler en équiupe dans les entreprises, mais on restera dans l’individualisme où il faudra écraser son voisin.
Pourtant je croyais que « l’union faisait la force ».
Alors la France n’est pas prête d’être forte.
JE NE REGRETTE PAS DE NE PLUS ÊTRE DANS CE NAVIRE QUI COULE.
Pourtant j’aurais tout donné pour mon métier : j’ai milité dans les mouvements d’education nouvelles (ICEM, CEMEA, FRANCAS, et même participé aux regroupements des équipes pédagogiques d’ile de France (Vitruve, Decroly, Steiner, Les Bourseaux).
J’espère seulement qu’un jour les enfants que j’ai eu en classe se rappelleront….
Ils vont être « satisfaits » maintenant certains parents
qui » cassent de l’enseignant »
Ils auront moins « d’enseignants » à critiquer maintenant!
C’est tellement ENORME que cela paraît impossible, on s’imagine dans un cauchemar, on reste les bras ballants et c’est bien là tout le problème.
« On » ?
non merci
ça a été
c’est
et
ce sera
sans moi
pour les
« bras ballants »
:) Je voulais dire qu’on est (pas vous, d’accord, mais beaucoup de personnes quand même) « sonné » comme si on avait reçu un coup de matraque sur la tête. Effectivement, j’aurais du dire plutôt « les bras en tombent » (de découragement), pour beaucoup. Mais ne craignez rien, après un moment de découragement, l’énergie revient vite, portée par la colère, et « on » devient comme une « mer déchaînée ». ;)
En général, le caporalisme use toujours d’une plume sergent-major… de quoi être alarmé en vérité !
Bientôt, nous chanterons en choeur cette chanson grise, blouse de l’enseignant : « Nicolas, nous voilà ! »… et tout ça fera d’excellents Français…
Absurde. On préconise un retour à de vieilles valeurs, à l’ordre moral. Et, dans le même temps, on réduit les moyens (cf : début de l’article). Sérieusement, vous croyez vraiment que ces nouvelles directives atteindront leur but et nous fabriqueront des petits élèves bien sages et bien obéissants ? Avec moins de moyens et moins d’enseignants, ce but ne sera jamais atteint, puisque ce sera le bordel. D’autant qu’on ne peut pas enseigner aux élèves du XXème siècle avec les méthodes du XIXème. Mais ça, le sous-commandant Darcos et le non-Président Sarkozy sont incapables de le comprendre.
Le seul résultat concret risque d’être un affaiblissement de l’école publique, abandonnée dans les faits. Et fustigée à travers les enseignants, qui ne sont pas parfaits mais qui font ce qu’ils peuvent.
Etant professeur de cours particuliers, je n’ai heureusement pas à tenir compte des directives. Ca me permettra, à mon niveau, de limiter la casse.
Question subsidiaire : est-il prévu d’enlever La Princesse de Clèves des programmes ?
Au fait, et les enfants des auteurs de ces géniales théories ? Bof ! ils iront dans le privé !
Le privé SUBVENTIONNE par l’Etat, tout de même…
Ces écoles privées aussi subiront les mêmes « réformes » sous peine de perdre l’aide de l’Etat??? On en parle pas.
Il me semble que le plus urgent serait de sauver et valoriser l’école publique, en investissant plus, au contraire. Les écoles religieuses pourraient parfaitement dépendre uniquement du domaine privé et pourquoi pas de l’aide de l’Eglise, qui est bien assez riche, il me semble.
… qu’en pensent les parents (d’élèves) ayant par leur vote permis à notre multicéphale président de monter sur son trône ? …
…. si certains d’entre eux ne sont pas encore partis en vacances, celà serait surement trés intéressant pour encourager la diversité d’opinions qu’autorise ce forum ….qu’ils nous donnent leurs opinions …
…. merci ;-)….
Que faire ?
¤ solution 1 : l’école « traditionnelle »
¤ solution 2 : l’école « pédagogiste »
¤ solution 3 : l’école « minimale »
Je crois que Darcos & Co savent parfaitement et cyniquement qu’ils préparent la solution 3, tout en ayant comme discours de communication bidon, le rétablissement de la solution 1, face à certains échecs de la solution 2.
deux écoles , deux sociétés ! fait froid…
La prochaine étape sera de rendre l’école non-obligatoire car un consommateur,ça n’a pas besoin d’être éduqué,ça doit juste obéir et fermer sa gueule…comme les esclaves et les militaires…
A graver dans le marbre.
Il faut absolument conserver cet article pour le ressortir dans les prochaines années, lorsque l’on se demandera « mais pourquoi et comment en est-on arrivé là ».
Réaction à l’article sur la fabrique des crétins …
Encore un article que l’on pourrait nommer de subversif …
Comme d’habitude un des thèmes récurrents est celui d’affirmer que l’Education Nationale, à cause de ce gouvernement anti social, va être maintenant au service de ce méprisable capitalisme qui a besoin d’esclaves décervelés ….
Le problème pour eux,sbires du parti socialiste entre autres, c’est qu’ils n’ont pas compris, c’est dire qu’ils ne sont pas si intelligents que ça, que le capitalisme ( ou libéralisme …) est un état de l’économie qui résulte de la liberté universelle de posséder quelque chose à soi, le célèbre droit de propriété.
C’est l’organisation empirique de cette liberté.
Le socialisme c’est le contraire et il a échoué dans tous les domaines, même celui de la redistribution des richesses..
Faut il le rappeler encore….
Mais le problème ce sont les chiffres et la comparaison avec d’autres pays européens…
Je ne suis pas un expert de l’Education nationale , mais j’ai lu des articles qui dénoncent les mauvais résultats, malgré les moyens consacrés par élève, vis à vis des autres pays de l’Europe .. ( 19 ième place …)
La dix neuvième c’est bien bas pour un budget si haut ( 82,3 milliards d’euros, le premier budget)….
Tout comme certains spécialistes qui dénonçaient des professeurs payés à faire je ne sais quoi sauf enseigner ….
Le problème ne date pas de maintenant mais depuis les années 80, il y a eu de nombreux rapports tel que celui d’un certain Schwartz ..
Rapport sans appel sur ce bateau qui commençait à couler ,mais jeté à la poubelle sous la pression du syndicat SNI.
Autre fait:
Pourquoi de nombreux parents prèfèrent mettre leurs enfants dans le privé ???!!!!!
Même des familles musulmanes mettent leurs enfants dans des écoles catholiques, c’est dire à quel point est tombée bien bas l’école publique laïque…
Je pense que c’est la dégradation permanente de la société, depuis mai 68, qui explique celle de l’école et non l’inverse …
Mr Darcos, ministre d’une immense sagesse et de grand talent, essaye de redresser la barre par des mesures qui ont fait leurs preuves dans le passé.
Rassurez vous les enfants de ceux qui travaillent dans l’Education Nationale, ont toujours été à l’abri , car ils sont bien aiguillés pour éviter les filières qui conduisent au chômage…..
Bref; notre ministre fait un travail formidable pour sortir du naufrage cette Education Nationale torpillée avant tout pas ces syndicats gauchistes, saboteurs et décadents…
Et espérons que des mesures disciplinaires exemplaires soient enfin engagées contre certains enseignants qui ne respecteraient pas la marche à suivre, car ils sont payés pour travailler et suivre à la lettre les directives du ministre.
Ce sont des fonctionnaires.
Sinon qu’ils dégagent et se mettent à leur compte dans je ne sais quel boulot, consultant en niaiseries peut être ….
A ce sujet nous pouvons faire confiance à notre Ministre si talentueux …
Espérant que ces quelques remarques auront retenu l’attention de tous les Français patriotes soucieux de l’avenir du pays et de la jeunesse.
Nous vivons une époque formidable , une époque révolutionnaire …
La révolution couleur azur est bien en marche ..
Remercions aussi le formidable président bien aimé Nicolas Sarkozy qui fait tant pour le peuple de France et notamment les petits français des familles modestes .
sur ce…….
cqfe.
Vous avez failli me faire marcher, mais votre numéro de provocation est vraiment tordant ! Je vous aurais cru sérieux si vous n’aviez pas parlé de « notre ministre si talentueux » et du « formidable président bien aimé Nicolas Sarkozy » !
Revenez quand vous voulez !
Vous avez failli me faire marcher, mais votre numéro de provocation est vraiment tordant ! Je vous aurais cru sérieux si vous n’aviez pas parlé de « notre ministre si talentueux » et du « formidable président bien aimé Nicolas Sarkozy » !
Revenez quand vous voulez !
Faire du copié -collé de ses propres écrits
signale un coup de fatigue du scripteur.
Mon voisin est réjoui de cet épuisement qui vous amène, pour subsister, à distribuer des polycops.
Réaction au billet charmant de Leo solo…
Bravissimo … vous êtes formidable ..
j’ai écrit mon dernier billet en écoutant la Messe à la télé …
Je me suis surpris par la pertinence des idées…
un miracle ???!!!
hein qui sait …
N’empêche que les gauchistes de tout poil n’ont pas bronché ..
la preuve que mon billet est divin ..
Merci encore une fois de plus, Leo Solo pour cet encouragement qui me va droit au coeur …
Arrivederci ..
salve.
« Messe à la télé »
par asssociation d’idées
amène à un très bref texte de
J Prévert intitulé
Messe-média :
« Mass for the massacre of mass »
C’est affligeant de lire de tels propos. Cela prouve bien la bassesse de ceux qui ont voté Sarkosy. Aucune réflexion, bien sur, Quant un ministre n’est même pas capable de répondre à des questions de math ou de français qu’il veut absolument faire apprendre à des enfants, il y a de quoi se poser des questions.
Ouvrez un peu les yeux et allez voir ce qui se passe en Finlande qui est le meilleur pays pour les apprentissages. Au moins les gosses apprennent à travailler ensemble et non dans la concurrence pourrie du capitalisme.
Que d’âneries !!!
Excellent article qui décrit bien la situation et cerne bien les enjeux….une petite erreur cependant ( enfin, je pense !!!). ce n’est pas avec Fillon que Jack Lang s’est exprimé pour critiquer les « nouveaux programmes », mais avec Luc Ferry (ancien ministre de l’éducation du gouvernement Raffarin) et c’était dans le Nouvel Obs je crois.
Je suis répétiteur non prof.
Je constate que 95 % de mes élèves bloquent sur les fractions, que 100 % de cette génération et de la génération précédente n’a rien compris au thorème de Pythagore, etc….
Le HCE, qui a mon respect, ne parle pas de 15 % d’échec, mais de 40% d’enfants qui subiront leur avenir; il laisse entendre que les chiffres vont empirer !
Je pense qu’au fond la France a raté sa laïcisation de l’école. La notation, par exemple, telle qu’elle est utilisée, condamne le pêcheur sans voie de recours; Les curés d’aujourd’hui sont profs. il y aurait des analyses sociologiques passionnantes à mener sur le parallèle prof-curé.
Le HCE dit, avec raison, d’après ceux que je vois, que l’école primaire n’offre pas de variété pédagogique. L’élève qui ne s’adapte pas au « prêt à penser pédagogique » fourni par le prof sera éjecté. Ex-communié pour celles et ceux qui me comprennent !
Le HCE dit, aussi avec raison, que l’évaluation des élèves est insuffisante. C’est évident ! C’est par un système d’évaluation réfléchi et adapté au monde d’aujourd’hui qu’on sortira les 40 % du bourbier !
Je suis débordé et Août va être encore pire : tous les enseignants qui font du soutien sont partis bronzer quelque part. Je le dis, quitte à en mécontenter quelques-uns : leur place n’est pas au soleil, mais au boulot ! Quand vous travaillerez plus de 60 heures par semaine, sur 45 semaines, comme tous les cadres, vous aurez l’esprit plus ouvert.
Ca ne sert à rien de pleurer comme des madeleines sur vos horaires et vos suppressions de poste : on voit bien à travers quelques uns de mes élèves que des profs ( pas tous) sont complètement sclérosés.
Vous vous plaignez comme des enfants gâtés; parce que vous êtes des enfants gâtés, comme l’étaient les curés en leur temps. Bossez, bossez, aimez votre métier et ralez un peu moins : je vous assure que vous vous porterez mieux.
Rentrez vite, bosser !
laurent
Content de voir que mon article ait suscité autant de réactions, positives ou négatives d’ailleurs. Cet article avait deux objectifs :
- informer sur la réalité des réformes Darcos à l’école primaire, car les grands medias n’en ont quasiment pas parlé en détail
- provoquer un débat citoyen, qui ne concerne pas seulement les enseignants, mais aussi les parents, les grands-parents, les élus, les éducateurs, les animateurs sociaux, …
Merci à « gauche durable » pour sa remarque tout à fait justifiée sur la signature du texte commun contre les réformes Darcos: il s’agissait de Jack Lang et bien entendu de Luc Ferry, et non pas de Fillon, comme je l’ai écrit. Où avais-je la tête ?
Pour en savoir plus sur le mouvement contre les réformes Darcos : http://non.aux.mesures.darcos.over-blog.com/