Son compagnon raconte à Rue89 le calvaire de l'ex-activiste italienne des Brigades rouges, hospitalisée et toujours incarcérée.

L'ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella a quitté mercredi après-midi l'hôpital pénitentiaire de Fresnes pour l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne de Paris, dans un état de santé très dégradé. Hamed Merakchi, son compagnon et père de sa plus jeune fille, a appelé ce jeudi matin Rue89, anéanti après sa visite à Sainte-Anne mercredi soir :
« C'est impressionnant, ça fait peur. Elle ressemble aux gens des camps… Elle est comme une petite vieille. Elle est sous perfusion. Elle a essayé de se lever, mais j'ai été obligé de la soutenir tout de suite et de l'aider à se rassoir. Je n'ai pas de mots… »
Anéanti et révolté. Révolté contre le silence des médecins, qui lui servent toujours le même couplet. Anéanti par la posture de la Garde des Sceaux Rachida Dati, qui se borne à affirmer, comme lundi : « Son pronostic vital n'est pas engagé, elle est soignée et bien soignée. » Hamed Merakchi craque :
« Ce qui est fou, c'est que les médecins ne me donnent aucune précision, ne me disent rien d'autres que : “Ne vous inquiétez pas, on va la remettre sur pied.” Ça semble être ce que Dati veut faire : la remettre sur pied pour mieux l'expédier en Italie. »
François Fillon a en effet signé le décret d'extradition de l'ex-brigadiste italienne le 3 juin, ouvrant ainsi la voie à son extradition vers l'Italie. Elle y a été condamnée en 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité, accusée d'avoir tué un commissaire de police à Rome en 1981.
« Prépare-toi, ils n'enverront qu'un cadavre »
Incarcérée en France depuis août 2007, Marina Petrella vivait auparavant à Argenteuil et travaillait comme assistante sociale. Elle a eu avec son compagnon une fille aujourd'hui âgée de dix ans, après une première fille née en prison en Italie en 1983.
Son extradition est toutefois retardée par le recours devant le Conseil d'Etat déposé par son avocate, Me Irène Terrel. Un recours qui n'est pas juridiquement suspensif, mais il est d'usage d'attendre la décision de l'instance administrative suprême. Hamed Merakchi assure cependant que cette extradition risque de ne jamais avoir lieu :
« Je crois qu'ils perdent leur temps. Elle m'a dit : “Prépare-toi, ils n'enverront qu'un cadavre.” Même si ça parait dingue, à sa place, je ferai pareil. C'est une manière pour elle de préparer ses filles à faire le deuil. »
Depuis plusieurs semaines, son médecin traitant indique qu'elle est « en danger de mort », parle « d'épisode suicidaire majeur ». La comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, soeur de Carla Bruni, affirme d'ailleurs s'être rendue au chevet de l'ex-brigadiste le 12 juillet.
Nicolas Sarkozy, qui ne semble pas exactement sur la même ligne qu'une partie de son gouvernement, s'active aussi. Il a demandé par écrit le 10 juillet au président italien Giorgio Napolitano de gracier « dès que possible » sa compatriote italienne.
« J'ai une bonne nouvelle pour vous, sa levée d'écrou va être signée »
Des sources indirectes ont également confié à Rue89 que le président français aurait évoqué mercredi matin en Conseil des ministres sa levée d'écrou. Très divisés sur la question, les membres du gouvernement ne seraient pas parvenus à arrêter une position commune. Pourtant, un bruit a couru aussitôt le Conseil terminé : Nicolas Sarkozy aurait demandé à midi la levée d'écrou de Marina Petrella, ce qui n'annulerait pas le décret d'extradition, mais lui rendrait sa liberté en France.
Ni l'Elysée ni le ministère de la Justice, sollicités à maintes reprises, n'ont souhaité pourtant s'exprimer ensuite sur le sujet. La première et unique réponse officielle est tombée vers 20 heures : Marina Petrella demeure juridiquement « en détention sous écrou extraditionnel », précise le procureur général de Versailles dans un communiqué. Mais, pour Hamed Merakchi, c'est le flou qui règne :
« C'est dingue, hier [mercredi], un élu m'appelle à midi pour me dire : “Hamed, j'ai une bonne nouvelle pour vous, sa levée d'écrou va être signée.” L'avocate m'appelle ensuite, elle me le confirme. Puis, quand j'arrive à l'hôpital, il y a toujours quatre policiers devant sa chambre… »
Ses proches veulent croire qu'il peut s'agir seulement de longueurs dans la prise d'effet de cet acte administratif de levée d'écrou. Un espoir et une attente qui font naître la colère chez Hamed Merakchi, à bout, après une quasi nuit blanche :
« Je suis toujours resté correct jusqu'à présent. Mais je ne suis pas une chaise non plus, toute action entraîne une réaction. Tout vient à point. »
« Ce service-là de Saint-Anne ne prend pas les incarcérés »
En attendant, une polémique juridique entoure l'hospitalisation « sous écrou extraditionnel » de Marina Petrella. Son avocate, Maître Irène Terrel a fait part à Rue89, jeudi après-midi, de ses doutes sur la légalité de la détention :
« Ce service-là de Saint-Anne ne prend pas les incarcérés. La levée d'écrou est obligatoire pour qu'elle y reste. Le service du Professeur Rouillon attendent donc la levée d'écrou. D'autant qu'on ne peut hospitaliser des personnes incarcérées dans un service psychiatrique autorisé qu'avec une procédure d'hospitalisation d'office, ce qui n'est pas non plus le cas ici. »
Le parquet général de Versailles, également contacté par Rue89, maintient, lui, sa position : la détention actuelle de Marina Petrella dans l'enceinte du centre hospitalier de Sainte-Anne est tout à fait conforme au droit français.
► Addendum le 24/07/2008 à 16h20 : ajout des trois derniers paragraphes sur la polémique juridique entourant l'hospitalisation.





















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De compte supprimé 13
12H00 | 24/07/2008 |
« Dati veut remettre Marina Petrella sur pied pour l'expédier »
si je peux me permettre Mme Dati :
Nous avons tous pu constater avec émerveillement, lors de la libération de Sainte Ingrid B., que les sous-bois colombiens guérissaient toutes les maladies et redonnaient un visage calme et reposé aux anciens grabataires.
Profitez de vos contacts sur place.
à compte supprimé 13
De bruay en artois
silicose plus irradie | 13H24 | 24/07/2008 |
mais si Dati pas Darty fessaient du social cela ce serait a rachida avec porte dans les jardins de l elysee alors si mes freres dealers en appel sont dehorribles que le le traffiq continue en en est ainsi que pour ton mentor et merde a la concubine
à compte supprimé 13
De Ellington
17H53 | 24/07/2008 |
Bonne remarque, trop rarement mentionnée…
C'est sans doute celà le goût de la liberté !
De Octave65
Révolutionnaire. | 12H04 | 24/07/2008 |
Il serait temps qu'elle parte en Italie …
Bref, il y en a marre encore d'héberger des terroristes étrangers …
Ils coûtent chers au contribuable aussi…
Alors , peu importe l'état de santé … car eux ne se sont pas préoccupés des victimes assassinées par leurs mains comme le Batisti par exemple …..
Celui là aussi quelle honte …
Je ne comprends pas l'attitude complaisante du président Sarkozy envers une criminelle car c'en est une avant tout ……
L'Italie est un pays démocratique et ami de la France …
La justice italienne réclame cette terroriste depuis longtemps ..
Alors le peuple de France aimerait que le président Sarkozy fasse preuve de courage et de justice en agissant au plus vite …
Dans l'attente de la voir dégager enfin ..
pas de pitié pour les terroristes qui sont avant tout des criminels ..
N'en déplaise à tous le couards de gauche et autres démagogues sur les droits de l'homme ….
Il en va de l'honneur de la France d'agir sans compassion contre tous les ennemis de la démocratie , du monde libre …
sur ce..
cqfe
De amilcar
peureux célèbre | 12H15 | 24/07/2008 |
pas de base légale à la continuité de l'état, on pourrait se demander si l'état a une base légale mais ce serait subversif et passible d'emprisonnement à mort, mais des raisons politiciennes obligeant à flatter dans le sens du poil les mafieux en poste en italie, qui s'autoblanchissent éhontément, donc la parole des présidents de la république française n'est rien, on peut se demander ce que vaudra la parole de sarkozy pour les réfugiés des farc, ceux-ci risquent d'avoir peur d'un changement de président, bref en dehors de toute logique et de tout droit chacun fait ce qu'il veut selon ses convenances du moment et on adapte le droit pour les arranger, avec des amnisties sur mesure, de la haute-couture dans le blanchiment, tant de légalisme étonne, mais la garde des sceaux est une spécialiste, de la couture je veux dire.
De rapatapoulos
| 12H18 | 24/07/2008 |
Il n'est pas facile d'exprimer une opinion humaine et juste en ce qui concerne Marine Petrella.
La justice est-elle juste ?
Sa condamnation par le tribunal italien de l'époque est-elle basée sur des faits indiscutables ou est-ce que les juges poussés par l'émotion du moment, de la mort de ce commissaire, les juges n'ont-ils pas exagérés les responsabilités de Marina ?
Marina ti auguro di uscire presto di questo incubo e di vivere insieme a la tua famiglia, ciao, un abrazo forte.
à rapatapoulos
De unagi
Fatalitas | 12H42 | 24/07/2008 |
Voici une première réponse, procés basé sur les déclarations d'un repenti vraies ou faussent, tribunaux spéciaux et le jugement par contumace n'est susceptible d'appel.
» L'Orchestre noir, le documentaire diffusé les 13 et 14 janvier 1998 par la chaîne Arte, donne une idée de ce que fut l'Etat italien dans les années 60 et 70, et notamment de son degré de perversité et de manipulation machiavélique. La volonté d'alimenter l'escalade de la violence afin d'imposer un virage à droite radical des institutions a finalement échoué, on ne sait trop grâce à qui. Les historiens nous le diront peut-être… Ce qui est sûr, c'est que deux catégories d'individus demeurent toujours libres : les poseurs de bombes de l'extrême droite et les « repentis » - autrement dit, ceux qui ont confessé leurs crimes et livré leurs complices - de tous bords…
A l'origine de cette intolérable injustice se trouve le recours à des lois spéciales qui, sous couvert de combattre efficacement le terrorisme, ont en réalité faussé la bonne marche des institutions. Décrire l'arsenal des dispositions policières et législatives dont s'est doté l'Etat transalpin au début des années 70 suffit à souligner la dérive dangereuse subie par la démocratie et à révéler les intentions manipulatrices de ses auteurs.
Adoptée le 22 mai 1975, la loi Reale donne à la police la prépondérance d'exercice sur la magistrature. La police peut perquisitionner et arrêter une personne sans mandat du juge d'instruction, sur seul soupçon. Les interrogatoires ont lieu sans la présence d'avocat, même commis d'office (ce qui viole l'article 3 de la Constitution sur l'égalité devant la loi).
Puis c'est le décret-loi Cossiga qui, le 15 décembre 1979, allonge la détention préventive pour les délits de terrorisme et autorise les écoutes téléphoniques (en violation des articles 15 et 27 de la Constitution). Cette loi accorde plus d'avantages aux délateurs - jusques et y compris leur remise en liberté - au prorata de la quantité des informations fournies, et non en fonction de la nature du délit. Avant 1970, la détention préventive était fixée à deux ans pour une peine allant de vingt ans à la perpétuité et à un an pour les peines inférieures à vingt ans. Après 1970, la préventive passe à quatre ans jusqu'au jugement définitif. Afin d'allonger cette durée, un décret-loi (du 11 avril 1974) autorise une détention de quatre ans jusqu'au premier jugement, six ans jusqu'à l'appel, huit ans jusqu'au jugement définitif. En cas d'inculpation pour « fait de terrorisme », l'extension peut aller jusqu'à douze ans.
Dans le même temps, la loi fabrique une nouvelle catégorie de délinquants, en déclarant passibles à égalité de peine les individus appartenant à la même bande, quelle que soit la nature des délits commis individuellement. Le procédé relève du principe de l'« inculpation maximale ».
Marquant la fin de ces lois « spéciales », la loi Gozzini, du 10 octobre 1986, réduit la détention en général, y compris pour les condamnés à perpétuité, et permet à tous l'accès à la semi-liberté au prorata de la peine - un condamné à perpétuité doit purger d'abord vingt ans de sa peine. Quant à la loi sur la « dissociation » du 18 février 1987, elle réduit la détention dans la mesure où les terroristes rompent avec leur engagement passé. Enfin, en 1990, des décrets-lois - 12 avril et 22 décembre - concèdent l'amnistie et des remises de peine pour des délits mineurs, mais à l'exclusion du terrorisme et de la corruption.
L'énoncé de cette succession de lois illustre bien la « barbarisation » d'un système qui, depuis 1990, tend peu à peu à revenir à des considérations plus réalistes. Le système judiciaire italien ira-t-il jusqu'au bout de cette évolution ? »
Dans le même temps, la loi fabrique une nouvelle catégorie de délinquants, en déclarant passibles à égalité de peine les individus appartenant à la même bande, quelle que soit la nature des délits commis individuellement. Le procédé relève du principe de l'« inculpation maximale ».
Marquant la fin de ces lois « spéciales », la loi Gozzini, du 10 octobre 1986, réduit la détention en général, y compris pour les condamnés à perpétuité, et permet à tous l'accès à la semi-liberté au prorata de la peine - un condamné à perpétuité doit purger d'abord vingt ans de sa peine. Quant à la loi sur la « dissociation » du 18 février 1987, elle réduit la détention dans la mesure où les terroristes rompent avec leur engagement passé. Enfin, en 1990, des décrets-lois - 12 avril et 22 décembre - concèdent l'amnistie et des remises de peine pour des délits mineurs, mais à l'exclusion du terrorisme et de la corruption.
L'énoncé de cette succession de lois illustre bien la « barbarisation » d'un système qui, depuis 1990, tend peu à peu à revenir à des considérations plus réalistes. Le système judiciaire italien ira-t-il jusqu'au bout de cette évolution ?
De Patrick de Vigo
journaliste retraité de la BBC | 12H33 | 24/07/2008 |
Je condamne les crimes de sang perpétrés par les Brigades Rouges. Il me semble que le terrorisme est un mode de vie. J´aimerais cependant que les autorités italiennes soient moins partiales. Trop de terroristes néofascistes italiens ont joui et jouissent d´impunité, ainsi que leurs complices au sein de l´appareil d´Etat italien. A mon sens, il y a deux poids, deux mesures.
De yapadebug
12H36 | 24/07/2008 |
Pendant ce temps le dictateur chassé d'une île des Comores et réfugié à Mayotte, a été mis à l'abri par la France dans un état africain. Et ce, malgré les demandes des Comoriens qui voulaient le juger.
Tout ça dans l'indifférence générale des médias, bien entendu.
à yapadebug
De Piedo
Assis | 14H30 | 24/07/2008 |
Tiens, ça me fait penser, Jean-Claude Duvallier, aka Bébé Doc, il s'était réfugié où ? Ah mais je suis con moi, un dictateur sanguinaire, c'est acceptable alors qu'une « terroriste », « communiste » de surcroît, brrr, c'est contraire à l'Etat de droit.
Sinon, y a Khadafi et El Assad qui sont morts de rire…
à Piedo
De mao-tse-toung
grand démocrate réformateur | 16H07 | 25/07/2008 |
« Tiens, ça me fait penser, Jean-Claude Duvallier, aka Bébé Doc, il s'était réfugié où ? »
En France, en 1986, sous Mitterand 1er ! ! !
Mais il est parti depuis, comme cette petrella qui va dégager, son état de santé , on s'en fout un peu ! ! !
De dupontlajoie
cadre sud | 12H51 | 24/07/2008 |
Aucune humanité chez SARKO et sa clique juste une analyse idéologique froide et implacable ; c'est une ennemie de classe donc pas de cadeau.Par contre ce sera trés agréable au populiste en herbe italien de recevoir de son ami tout aussi populiste le cadavre chaud d'une ancienne terroriste.Le TOUTPETIT trahit la parole de la FRANCE ? Il bat en bréche nos idéaux.Il n'a pas l'intéret supérieur de la NATION./
Il nous fait honte !
De unagi
Fatalitas | 12H55 | 24/07/2008 |
« Réconcilier, réprimer : les “années de plomb” en Italie et les transitions démocratiques dans le cône sud latino-américain »
http://www.conflits.org/index479.html
De bdm
12H55 | 24/07/2008 |
Sarko demande la grâce aux italiens alors qu'il refuse lui d'user de ce droit et qu'il en a même réduit la portée dans sa nouvelle constitution. Avec l'offre d'accueuil aux Farcs pour qu'ils renoncent à la violence ce type n'est vraiment pas à une contradiction prêt. Mais bon il peut tout faire lui même s'asseoir sur les promesses passées de l'état français.
à bdm
De bruay en artois
silicose plus irradie | 13H36 | 24/07/2008 |
mais non avec les Farcs il aura sont medicament qui le fait bondir
à bdm
De clausius
11H55 | 25/07/2008 |
Petite question pour tout clarifier. Je suis d'accord avec vous sur la contradiction, mais vous êtes pour :
_ Extrader Marina Petrella et accueillir les Farcs ?
_ Ne pas extrader Marina Petrella et accueillir les Farcs ?
_ Extrader Marina Petrella et ne pas accueillir les Farcs ?
_ Ne pas extrader Marina Petrella et ne pas accueillir les Farcs ?
Pour ma part c'est la troisième solution que je retiens.
à clausius
De guynaouec
Tête de con Breton | 13H13 | 25/07/2008 |
je suis aussi pour la troisième solution.
Pour reprendre les mots de nôtre chère secrétaire aux droits de l'Homme : « La France n'est pas un paillasson ! » tout de même ! ! !
De Jaùsep
| 13H17 | 24/07/2008 |
Toutes ces démarches servent à ceux qui les enclenchent à montrer qu'ils sont au-dessus des lois et des juridictions, quelles qu'elles soient.
Je suppose qu'en Italie, ils auraient tout aussi bien que nous, pu prendre en considération l'état de santé de Mme Petrella.
Il y a je crois, beaucoup de désespérance et de soucis dans nos prisons françaises sans que cela n'émeuve la chancellerie. Et pour des coupables d'actes qui ne sont pas aussi graves.
Quelle aurait été la réaction de l'Elysée, si l'Italie avait refusé d'extrader un homme comme Yvan Colonna, inculpé d'un assassinat dont semble-t-il des preuves intangibles quant à sa culpabilité font défaut.
J'espère que l'Italie rendra la pareille à la France et refusera aussi l'extradition de personnes accusées de meurtres.
Ce n'est pas l'exécution ou pas d'une peine qui me gène ici, c'est l'entrave à la justice d'un pays par un esprit évident de toute puissance de quelques individus.
J'ai peur que l'inverse puisse se produire, que cette toute puissance condamne dans l'irrespect des lois.
De levraidebat
13H28 | 24/07/2008 |
Qu'on la laisse donc tranquille, et qu'on poursuive plutôt les mafieux au pouvoir, dans les Hauts de Seine et ailleurs.
http://www.levraidebat.com
De Rabah AIT MOUHOUB
14H17 | 24/07/2008 |
Y a jamais eu de gouvernement Bossi
A bouffon, bouffon et demi
De padiran
Chroniqueur mondain | 14H31 | 24/07/2008 |
A tous ceux qui s'appitoyent sur le sort de Marina Petrella, je voudrais simplement rappeler qu'elles a fait parti de cette f(r)ange nauséabonde des années de plomb de l'Italie et que ceux qui excusent les combats de l'extrême gauche parce qu'il choisissait leurs « cibles » à contrario de l'extrême droite (gare de Bologne), on ne choisit pas entre la peste et le choléra, on éradique les deux. La France avec Action Directe a faillie tomber dans le piège et lorsqu'on voit le visage angélique des derniers iterapas pris dans le filet de la police espagnole on peut se feliciter que la démocratie gagne sur la folie. Cette folie, qu'elle soit idéologique (AD, Brigade Rouge) ou nationaliste (FLNC canal historique, ETA, …) ne peut conduire qu'a Sarayevo ou au Ruwanda
Défendre la parole de la France sur les réfugiés politiques de l'Italie de l'après guerre, c'est un peu juste commme bonne conscience politique, il y a certainement des causes autrement défendables. Quant aux causes humanitaires sur l'état de santé de Marina Petrella , ce sont les mêmes arguments qui ont été
utilisés pour Pinochet et qui ont permis sa fuite hors d'Europe. Il n'y a pas de bons « tueurs », il n'y a que de mauvaises causes
De Valdo Lydeker
journaliste, auteur | 14H32 | 24/07/2008 |
Je suis atterrée par pas mal de réactions pavloviennes (le mot est à la mode) : « C'est une terroriste, donc ele n'a qu'à payer »…
rappelons que, comme Battisti qu'elle a passé un contrat avec l'Etat français : ne plus avoir une quelconque activité politique, et qu'elle s'y est tenue ! Un contrat est-il dénonçable unilatéralement ? et quel sens a l'application d'une peine trente ans après ? cela fera-t-il le moindre bien aux familles des victimes ?
Par ailleurs, il est rare aujourd'hui, m^me pour les auteurs des crimes de sang les plus sordides, que la perpétuité soit effective. Trente ans est généralement un maximum. Quelqu'un ayant tué pour des motifs politiques devrait -il obligatoirement payer à vie ? en quoi est-il plus condamnable que n'importe quel assassin de droit commun ?
Quand à ceux qui voudraient lui voir exprimer du repentir, de la contrition… marrant, ce sont ceux qui fustigent à la moindre occasion la « repentance » de la france pour ses anciennes colonies. Marina Petrella a publiquement affirmé son rejet actuel de la violence et s'est faite oublier dans un travail social en banlieue. Est-ce que ce ne sont pas des actes plus significatifs qu'une contrition théâtralisée à la mode catho ?
à Valdo Lydeker
De guynaouec
Tête de con Breton | 15H27 | 24/07/2008 |
A la différence qu'elle n'a pas purgé sa peine, parce qu'elle était en liberté en France.
Et que son soit disant « travail d'intéret général » n'a pas été ordonné par le juge.
Enfin, il n'y a jamais eu de contrat écrit signé entre elle et la France.
à Valdo Lydeker
De clausius
16H44 | 24/07/2008 |
« Trente ans est généralement un maximum »
8 ans de prison dans son cas.
»…et s'est faite oublier dans un travail social en banlieue »
Certaines personnes qui s'étaient faites remarquer dans les années 40 se sont aussi faites oublier en Argentine, Bolivie, Pérou… Elles aussi on aurait du les excuser ?
à Valdo Lydeker
De Ellington
17H58 | 24/07/2008 |
Passer un contrat !
C'est pas un peu facile comme solution pour échapper à la justice ?
Monsieur le Juge, promis, j'le ferai plus !
Même les mômes n'essaient plus.
De Phil2922
Retraite invalidité | 14H41 | 24/07/2008 |
Rachida Dati est la ministre de l'Injustice… !
D'autre part, il faudrait libérer au moins 20 000 personnes des prisons françaises, tellement il a « surcharge ». Cela pourrait se faire pour les petites peines, les personnes qui attendent d'être jugées. D'autant plus que le taux de récidive en France est de plus de 50% pour ceux qui ont été incarcérés…
N'est-ce pas Rachida Dati qui a dit que chaque prisonnier devait avoir une cellule individuelle… ! Décidément, elle accumule… ! !
Pour revenir à Marina Petrella, je ne comprends pas cet acharnement, sinon celui de nous montrer que la justice de classe est toujours en vogue en france et que les « décideurs » ne craignent pas la maxime « deux poids-deux mesures »… ! !
http://phil195829.overblog.com
De magaliesimon
célibataire | 15H11 | 24/07/2008 |
Notre garde des sceaux ne sait plus quoi faire pour se faire remarquer. Elle ferait mieux de ne pas être bourrée aux garden party…
http://www.jesuisencolere.com
De clausius
15H51 | 24/07/2008 |
J'imagine tout à fait que les personnes qui s'offusquent de l'extradition de Marina Petrella auraient fait exactement la même chose (et feraient de pareilles manifestation dans la rue) pour un ancien dignitaire mussolinien accusé en Italie et qui aurait reçu le droit d'asile de la France.
Je dis cela parce qu'il est évident que ces mêmes personnes sont des gens partiaux et cohérents. Ils ne défendent pas Marina Petrella parce qu'elle est d'extrême gauche, mais bien parce que la France a donné sa parole et qu'ils doutent de la qualité de la justice italienne.
Maiiiiiiiiiiiis oui ! …
De The last Puppet
Etudiant | 15H57 | 24/07/2008 |
« La comédienne Valeria Bruni-Tedeschi, soeur de Carla Bruni, affirme d'ailleurs s'être rendue au chevet de l'ex-brigadiste le 12 juillet. »
Elle n'a pas put, faute d'autorisation.
à The last Puppet
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H07 | 24/07/2008 |
« Elle n'a pas put, faute .. “ ? ? ?