TRIBUNE

Les Français de l’étranger: des citoyens "différents"

(Carlos Barria/Reuters).

Si les discriminations envers les femmes, les immigrés et les gens de couleur perdurent en France, il existe une autre catégorie qui semble aussi être considérée comme des citoyens de seconde zone : les Français de l’étranger.

Alors que le Parti socialiste a pris lentement, et non pas sans réticences, encore vives parfois, conscience que les discriminations patentes ou sous-jacentes vécues par les femmes, les enfants d’immigrés, les Français de couleur nécessitaient des actions volontaristes pour améliorer la diversité et la représentativité de ses élus et de ses responsables, il se dessine aujourd’hui un nouvel horizon au-delà duquel l’égalité est encore un combat à mener.

Il est possible, au sein du Parti socialiste, comme l’ont prouvé plusieurs épisodes pénibles récents, de s’exprimer de manière péjorative sur deux millions de Français sans que cela ne génère de réactions négatives. Ce dernier ensemble, qui paraît ne pas mériter de la Nation, ce sont les Français de l’étranger. Nababs qui se prélassent au soleil d’un exil fiscal ou dans les bureaux dorés d’une expatriation de luxe. Ou bien pauvres hères qui balbutient peut-être encore quelques mots de français. Voilà l’idée basée sur des stéréotypes éculés que se fait une partie de nos responsables de nos concitoyens établis hors de France. Une catégorie de citoyens de seconde zone, exotiques, amusants parfois, presque anecdotiques.

L’appartenance à la communauté nationale remise en question

La France ne saurait être un pays d’émigration. Non, cela serait indigne. Les Français expatriés ne peuvent donc être que des citoyens différents dont les motivations et l’appartenance à la communauté nationale sont en question. Cette gauche de progrès, inclusive, qui a ouvert les portes d’une citoyenneté active de proximité aux Français de l’étranger, en instaurant l’élection du Conseil supérieur des Français à l’étranger au suffrage universel en 1982, où est-elle aujourd’hui ? Depuis dix ans, le Parti socialiste porte à juste titre dans son projet et dans les programmes présidentiels de ses candidats la création de députés des Français de l’étranger. Mais le corporatisme et les préjudices ont de nouveau pris le dessus lorsque François Hollande a présenté, il y a quelques jours, au nom des députés socialistes, un amendement proposant la suppression de cette mesure du projet de révision constitutionnelle. Retrouver aux côtés des propos discriminatoires d’un député de l’UMP déjà tristement célèbre pour avoir été condamné pour des propos homophobes, les interventions affligeantes de députés socialistes et des Verts est consternant.

Les Français de l’étranger, dont la moitié vit en Europe, portent en eux toutes les peurs qui sclérosent notre société : ils se sentent fortement européens, ils sont multiculturels, ont pris, ou leurs parents avant eux, le risque de l’expatriation, parlent le plus souvent couramment plusieurs langues, se sont intégrés dans un autre société, ont embrassé une nouvelle culture, tout en restant fidèle à leur citoyenneté.

Nos responsables politiques ne les comprennent pas, croient faussement les représenter pleinement parce qu’une minorité de Français de l’étranger votent par procuration dans une circonscription législative en France. Ils ne réussissent pas à les cerner, et cèdent à un penchant tristement naturel, en les caricaturant plutôt que de faire l’effort de les connaître. Les Français de l’étranger sont une nouvelle frontière invisible de notre société mal dans sa peau. Une nouvelle frontière que les responsables politiques de gauche semblent trouver encore plus difficile à franchir que les responsables de la majorité.


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Chou marin | kiné
18H57 21/07/2008

Moi ça va, depuis mai 2008 je suis vraiment content de vivre à l’étranger. Le manque d’efforts tout-azimut de la part du PS fait qu’en plus, je ne risque pas d’avoir envie de revenir d’aussi tôt. Et puis je les comprends, vu que la majorité des expats sont de droite.

Merci pour cet article, j’ai juste bien peur que la mare est trop petite pour qu’on puisse y jeter un pavé.

 
Lorycalque
23H25 21/07/2008

Depuis… mai 2008? Vous etes un touriste. Pas un fançais de l’étranger.

 
Chou marin | kiné
10H05 22/07/2008

content de vivre a l’etranger de puis mai 2008.
j’y suis depuis 1995…

 
papy55 | prof. en province
22H17 22/07/2008

Vous avez voulu dire depuis Mai… 2007 (content de ne pas subir directement un certain Sarko), peut-être…?

 
guerzit
10H10 22/07/2008

Super la remarque. A partir de combien de temps ont recoit son titre de francais de l’étranger alors? Et j’imagine que le touriste n’a pas bonne presse dans votre bouche…

Vraiment intéressant… Merci.

 
pablico
19H30 21/07/2008

tout est faux. C’est un vrai-faux français, il ne vit pas chez nous, il pense comme un vrai-faux étranger. On n’arrive pas à cerner ce qu’il pense (il habite si loin)
Il est pollué par des informations étrangères, des idées pas de chez nous.
On doit ouvrir des consulats pour lui, cela revient cher. Et en plus il met 2 millions de voix dans le paysage franco-français.

cela sent le bannissement non?

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
21H47 21/07/2008

Pablico,

je ne sais pas si tu as vu ceci:
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/07/yves-jgo-la-col.html
ce matin, mais l’Outre-mer revient vingt ans en arrière ! voilà qui ne me rajeunit pas…

 
kawaayi | V'la dimir
23H37 21/07/2008

Encore un bel episode des relations « tempete » entre le pouvoir et les journalistes…portera t-il plainte???
ou encore demandera t-il de l’aide a Sarkophone pour bien amplifier l’affaire et faire encore + de bruit dans le service (dit) publique???

 
FabiendeMénilmontant | journaleux - blogueur
12H50 22/07/2008

Je ne sais pas.

Aujourd’hui, Sarko a annulé le tour de France, mais je ne sais si c’est à cause de Jégo ou des nouveaux ennuis de Dati (bien qu’il y ait deux mois pour les régler…)

 
starsss
19H36 21/07/2008

_Si les discriminations envers les femmes, les immigrés et les gens de couleur perdurent en France, il existe une autre catégorie qui semble aussi être considérée comme des citoyens de seconde zone: les Français de l’étranger_

Femme, fille d’immigrés, basanée, française, expatriée et gay friendly: C’est grave docteur?

 
kawaayi | V'la dimir
23H22 21/07/2008

Extremement je dirais meme…aigu!!!

 
le soudanais | ici et là
19H44 21/07/2008

« Les Français de l’étranger, dont la moitié vit en Europe, portent en eux toutes les peurs qui sclérosent notre société: ils se sentent fortement européens, ils sont multiculturels, ont pris, ou leurs parents avant eux, le risque de l’expatriation, parlent le plus souvent couramment plusieurs langues, se sont intégrés dans un autre société, ont embrassé une nouvelle culture, tout en restant fidèle à leur citoyenneté. »

C’est marrant, mais après près de 8 ans à l’étranger (hors Europe) et dans une quinzaine de pays différents, la majorité des français que j’ai rencontré ne correspond pas tellement à ces quelques lignes.

J’ai plutôt été confronté à une communauté repliée sur elle-même, évoluant au sein d’un nombre restreint de clubs, bars, restaurants et cercles de loisirs qui mettent leurs enfants en priorité dans des écoles françaises. J’ai le souvenir d’une communauté qui plus que les autres a du mal à s’intégrer dans les pays dans laquelle elle vit, soit à cause de la langue (tout le monde ne parle pas français, c’est un comble!) soit en raison d’une croyance que la France et les français, c’est tout de même mieux et qu’à la longue, ça lasse… Alors oui, les Britanniques ont tendance à avoir les mêmes raisonnements, mais en dehors de ces 2 communautés, le reste des européens étrangers est bien plus ouvert que les Français.

Bien entendu il y a des exceptions, mais le gros des troupes (employés d’entreprises françaises et de l’administration) se soucie bien souvent bien peu de son pays d’adoption.

Et là, je ne parle même pas des expats d’Afrique, qui vivent encore selon les canons des colonies et qui ne se rendent pas compte que leur vie dans une bulle est à 1000 lieues de toute réalité…!

Franchement s’il y a des communautés à plaindre, celle des français à l’étranger ne me semble pas la plus lésée…

 
Tophee
19H56 21/07/2008

Je suis d’accord avec pratiquement tout ce que vous dites. Un seul bémol: Nos voisin européens souvent ne font pas mieux. Regarder les Allemand ou les Hollandais par exemple, il n’ont rien a envier a nos franchouillard.

 
theochino | Informaticien
20H49 21/07/2008

Mon cher Soudanais, Bonjour,

Oui, c’est vrai qu’une partie des Français sont repliés sur eux même, mais je peux vous présenter une très grosse communauté Française que est justement invisible.

Cette communauté est invisible car elle intégré dans la population locale, sa couleur de peau est la même que la locale, son travail, etc …

Ils sont chauffeur de taxi à New York, portier au Venezuela, … mais ils sont tous Français. Mais ceux là, ils ne votent pas parcequ’ils savent que cela ne sert à rien.

Amitiés,
Theo Chino

 
Propergol | Etudiant francais en Allemagne
21H42 21/07/2008

Je me reconnais plus dans cette catégorie. Je me sens presque autant Allemand que Français. Et je le vis très bien!

 
le soudanais | ici et là
00H06 22/07/2008

Theo Chino,

Pour répondre à votre remarque, les français que j’évoque sont effectivement ceux qu’on peut qualifier de communauté, les chanceux qui arrivent avec des contrats de travail, des visas et un support sur place. Ceux là, qui sont ceux qui cherchent une représentation politique, des écoles francophones pour leurs enfants - parce que l’intégration a une limite tout de même, et qui au fond ne cherchent pas véritablement à s’intégrer durablement, ils savent n’être là que provisoirement.

Les autre,s les invisibles comme vous dites, cherchent eux au contraire à s’intégrer et à vivre sur place, ceux là sont Français à part entière, mais sont aussi allemands, suisses, argentins ou turcs. Ils restent français, mais leur vie est dans leur pays d’adoption, ils n’ont que faire de quelques sénateurs ou députés pour les représenter. Ces représentants des français de l’étranger sont en fait les représentants des expats. Et l’auteur de l’article compte bien parler en leur nom, il n’a que faire de ces invisibles.

 
theochino | Informaticien
06H04 22/07/2008

Mon cher Soudanais,

Il suffit de passer une journée dans une commission consulaire qui distribue des bourses à des enfants non privilégiés puissent accéder aux Lycée Français pour découvrir que ces invisibles existent bel et bien (et aimeraient exister un peu plus.)

L’auteur de l’article (que je connais bien) et moi avons aidé des mères de familles à mettre sur pied une association loi 1901 pour permettre aux enfants des familles qui n’ont pas les moyens de se payer ces lycées français de luxe d’avoir accès à un minimum de culture Francophone dans les écoles publiques New Yorkaises.

(Je vous invite à regarder cette page web : http://www.efny.net/fr/testimonials.php )

Ces mères ne veulent pas d’une éducation Franco-françaises mais une éducation bilingue basé sur le système New Yorkais.

Ces députés peuvent être instrumentaux pour le développement de programmes qui couteraient un dixième de ce que dépense la France dans une bourse pour le lycée de Luxe. Ceci n’est qu’un exemple.

Je vous invite également à regarder le site d’une des deux associations des Français dans le monde : http://www.francais-du-monde.org/notre-organisation/histoire-de-ladfe

Amitiés,

Theo Chino,
Un invisible qui a décidé il y a belle lurette de ne plus l’être.
http://newyork.parti-socialiste.fr/category/les-photos

 
dulconte | Conteur perdu à Buenos Aires
23H32 21/07/2008

Il n’est pas toujours évident de rencontrer les français qui justement ne traine pas dans la communauté francophone. Grace au blog je me suis fait quelques amis français qui eux ne sont pas vraiment intégrer à la communauté francophone de Buenos Aires.

Je bosse avec une française, mais sinon en dehors de ces quelques potes je ne suis entouré que d’argentins.
L’école française c’est un autre problème qui se posera pour moi d’ici 3-4 ans j’ai un ti gars de 5 mois. Au début je pensais que nous le mettrions à l’école française. Mais les rencontres que j’ai pu faire de personnes sortant de l’école française ou lycée français me font sérieusement remettre en cause l’idée, c’est trés trés trés haute société Argentine pour laquelle je n’ai aps beaucoup d’amitié

 
nieuwendammerdijk
12H24 22/07/2008

Dulconte:Depuis 76 aux Pays Bas.Mariee avec un Neerlandais.Les enfants,Ma voisine, une copine aussi Francaise et moi,on les a mis dans des ecoles Neerlandaises.D’autres les ont mis dans une ecole europeenne a Bergen.C’est loin et cela coute tres cher.C’est aussi tres elitaire,et comme vous je n’ai pas beaucoup d’amitie pour ce millieu la…j’ai donc deliberement choisi de mettre le mien dans une ecole du coin.Mais je lui ai toujours parle Francais ,sans attendre qu’il me reponde en Francais.J’avais entendu une intervieuw de Dolto a la radio sur le sujet.Ne pas reprendre l’enfant si il fait une faute.On risque de le butter et de toutes facons,a l’ecole il apprendra.C’est tres interressant et drole d’avoir un mome bi-tri langue.Le mien est devenu journaliste scientifique,il est a la peche en Bretagne en ce moment.,Ceux de ma copine ont aussi fait de bonnes etudes.Tous nous avons la double nationalite. A part ma voisine qui par hasard est Francaise je n’ai pas beaucoup de contact avec d’autres francais.Je ne les cherche pas non plus.C’est pas parce qu’on vient du meme pays qu’on a les memes envies et les memes gouts politiques.

 
Lorycalque
23H36 21/07/2008

Vous n’etes pas un français de l’étranger, vous, dit soudanais autant que vous voudrez comme moi je suis esquimaude.

Vous etes ce qu’on appelait autrefois un « coopérant ». Cà d. un cadre ou assimilé, bref, un mec à l’étranger pour faire du fric et profiter de certains avantages. Et vous évoluez dans le meme milieu que vos semblables français ou non. Vous ne savez rien des autres, n’en faites pas partie et n’avez aucun droit de parler en leur nom.

Je trouve ça marrant de vous voir vous exprimer sur Rue 89. Vous faites tellement bobo. C’est vrai que c’est très bobo ici. Et marrant pour ça.

 
le soudanais | ici et là
23H58 21/07/2008

Oui vous m’avez mis à jour! Oui, je suis coopérant (sic), oui j’ai été à l’étranger pour faire du fric… :)

Blague à part, vous ne connaissez rien de ma vie, alors les jugements à l’emporte pièce, merci de les garder pour vous. Et mon pseudo ne regarde que moi, ainsi que le votre ne regarde que vous.

J’ai juste eu l’occasion au cours de ces dernières années de croiser cette communauté française au nom de laquelle l’auteur de cet article parle ou tout au moins qu’il évoque, et je ne vais pas les plaindre, non loin de là…

 
Jean_Jacques | consultant
19H20 23/07/2008

Parce que les étrangers qui viennent en France , c’est pas pour gagner du fric ?

Quel débat stupide, il y a des gens bien partout et puis d’autres qui ont peur de tout , qui n’osent pas aller à la rencontre des autres…comment généraliser ainsi ? de quel droit jeter l’anathème ?

je trouve cet article intéressant , car il montre bien que nos compatriotes lorsqu’ils sont à l’étranger n’ont plus tout à fait les mêmes droits qu’en france …ils peuvent votre pour élire le Président, mais une fois le boulot fait, circulez, y a rien à voir….La perspective d’une représentation nationale pour tous ceux qui sont hors territoire est une très bonne chose

bien à vous

 
guerzit
10H16 22/07/2008

Bobo c’est pire que juif ou pas? Et francais de l’étranger c’est moins bien que nègre? Et dites moi le francais qui sait les choses et s’intègre à la communauté locale car il refuse de faire partie de cette société d’expat’, as t-il raison de mépriser souverainement des gens qui n’ont pas fait le même choix que lui?

Ce que je vois c’est que malgré la grandeur des uns, ceux qui s’intègrent, qui veulent voir autre chose mais les yeux dans les yeux, le nez sous l’aisselle, et la petitesse des autres, expat à triple salaire et ghettos de riches, heureux d’être entre eux et argentés, la connerie est vaste et embrasse toutes les hommes.

Dont moi, n’en doutez pas

 
asozial | aus Berlin
16H55 22/07/2008

ah, enfin quelqu’un d’autre qui remarque que « bobo » est employé de nos jours comme « juif » l’était dans les années 1930…

ça fait un moment que je signale le problème et que j’ai proposé à Rue89 de se pencher sur la question, il faudra bien que ça bouge…

 
Lorycalque
12H43 22/07/2008

« Franchement s’il y a des communautés à plaindre, celle des français à l’étranger ne me semble pas la plus lésée… »

Vous parlez là d’une partie ultra-minoritaire des français de l’étranger, en Amérique du nord ou en Afrique, avec des intérets bien spécifiques et qui n’est absolument pas représentative. Plus de la moitié d’entre nous (1,2 million) vit en Europe de l’ouest, et la majorité sont des femmes, comme Annie, ou moi, dont les enfants, bilingues, vont à l’école locale et ne se soucient guère de les envoyer dans un lycée français comme au maghreb ou au moyen-orient, ni bilingue comme aux USA. La seule communauté française en Italie, 60 000 personnes environ, représente plus du double de celle des USA. Et si vous retirez les retraités d’origine italienne retournés s’installer au pays (un peu moins de la moitié), et les résidents temporaires avec contrat de travail avant leur installation (une minorité exigue), le reste sont des pour beaucoup des femmes comme Annie ou moi, dont la France se souvient de l’existence au moment des élections, point. Vous voulez connaitre les avantages sociaux ou autres dont la France nous gratifie? Informez-vous et vous viendrez ensuite nous dire si nous ne sommes pas lésées quelque part…

 
la champenoise
23H07 22/07/2008

Juste une question : pourquoi le fait d’être française doit-il vous donner des avantages sociaux ? et de quel type ? Je ne cherche pas à polémiquer, je voudrais juste comprendre pourquoi vous vous sentez lésée.

 
ClaireChar
10H29 23/07/2008

Alors oui ça m’intéresse là, quels avantages sociaux voulez vous avoir?
Dans votre logique, est ce que les étrangers vivant en France ne devraient pas proifter des avantages sociaux français?
Rappelez moi, est ce que vous payez vos impôts en France?
J’ai vécu quelques petites années à l’étranger (3 ans) dans des conditions extre^mement avantageuses mais je ne crois pas que les avantages sociaux français comme vous dites, puisque visiblement c’est de cela dont il s’agit doivent concerner les gens qui ne paient pas leurs impôts en France

 
Tophee
19H51 21/07/2008

Je suis arrive a Londre en 1996 et depuis, des Francais de l’etranger, J’en ai rencontrer quelques-uns. C’est vrais qu’ils ne sont pas comme les autres: Ils on en general un tres tres gros complexe de superiorite. Traitant l’habitant du pays d’accueil avec dedain, et prenans le reste des Francais pour des ploucs indecrotable, tellement cons qu’ils n’ont pas encore trouver le moyen de quiter la France…

Non, vraiement, c’est en France que l’on trouve les meilleurs Francais. Etonnant non?

 
Lorycalque
23H37 21/07/2008

ah oui évidemment, vu de Londres…

 
in girum
19H56 21/07/2008

c’est à mon retour en france que j’ai commencé à avoir honte de ce pays … expat aux états unis pendant quinze ans, je l’aimais bien avec un sens d’appartenance que je n’aurais pas imaginé auparavant . là, je n’ai plus seulement honte, j’ai carrément peur.

 
le soudanais | ici et là
20H35 21/07/2008

Je suis d’accord en partie avec in girium. Il n’y a pas de meilleur endroit que les USA pour se sentir européen, français. Dans cette société occidentale, on mesure tout ce qui nous sépare (en positif et en négatif, ce n’est aucunement un jugement de valeur), et on se rend alors compte que le mot Europe a un sens. On se crée souvent une sorte d’identité fictive. Fictive dans le sens ou ce sentiment d’être Français repose sur non la réalité de la France mais le souvenir ou l’idée que l’on en a. Bien souvent après un long séjour à l’étranger, quand dans un aéroport lambda je me retrouvais entouré d’un groupe de Français qui rentrait d’un séjour organisé, je me disais que comme mis en condition, y’avait mieux tout de même, et il m’arrivait d’être passablement énervé par les remarques de ces vacanciers…

Une fois rentré en France, pas forcement évident d’accepter toutes les petitesses de la vie quotidienne qui peuvent nous passer à côté dans un pays où on ne parle pas toujours bien la langue.

Et puis reconnaissons le, le beauf à l’étranger (local je veux dire) est au pire exotique, au mieux sympathique et marrant, alors ce qu’on accepte chez les autres chez eux, il faut apprendre à le faire chez nous avec nos compatriotes, avec qui on partage plus qu’on ne croit dans un premier temps!

 
Lemmy_Nothor | tecnichien cinema
21H35 21/07/2008

Avant toute chose, disons tout de suite que je me sens Français plus que toute autre nationalité, et pourtant, je n’ai jamais vraiment vécu en France, sauf un an et demi d’études il y a 45 ans.
Je ne me suis jamais retrouvé dans des groupes de Français expatriés, que ce soit aux US, au Canada, en Espagne ou ailleurs.
Mon éducation, je me la suis faite moi même, et elle est un heureux mélange du meilleur que j’ai pu croisé, aussi bien en Amerique qu’ailleurs. A 14 ans je volai mon premier bouquin de Hunter S Thompson,suivi de près par Rimbaud, Louis Ferdinand Celine, Gaston Bachelard, Brecht, musicalement, j’ai été élevé par Zappa, Beefheart, Brassens, Brel, Satie, Stravinski, les Stones, Robert Johnson, Dylan bien sur, John Mayall, Robert Charlebois et Diane Dufresne, je lisai HaraKiri et le New York Times du dimanche, aussi bien sur, le Canard Enchainé quand je pouvai me procurer une copie. J’ai étudié la Revolution Française, en anglais, avec un prof extraordinaire, Britannique (George Rudé)dans une université Canadienne, j’ai toujours fumé des Gitanes sans filtre au grand dam de tous ceux qui étaient à mes cotés, quand je lis les horreurs qui se passent aux Etats Unis ça me fait mal, pareil pour ce qui se passe au Brésil ou en France, et maintenant je vis en Espagne, en Catalogne, depuis 8 ans……et jamais je ne me suis senti autre chose que Français, malgré le fait que je n’ai jamais voté de ma vie, ni en France ni ailleurs. Mieux, il y a deux jours je suis passé à Toulouse, et quand je croise une Française je craque, c’est immanquable, et pourtant, a part pour les Gitanes, personne de tous les gens que j’ai croisé et que j’ai frequenté on jamais su que j’étais Français, ils m’ont tous prit soit pour un Americain, un Brésilien, un Espagnol et même un Québecois….j’ai un talent pour les langues, et « I like to blend in »……

 
Lorycalque
23H40 21/07/2008

Français, vous etes sur? A mon avis vous etes martien.

 
Lemmy_Nothor | tecnichien cinema
14H35 22/07/2008

J’aurai du préciser que mes parents sont Français. J’ai été bercé par Django Reinhart et Stephane Grapelli. Mon père a quitté la France en 1948, après avoir servi 5 ans comme navigateur sur un Lancaster dans la RAF, sous de Gaulle. Ayant fait son entrainement militaire au Canada, et séduit par les forets, lacs et rivières, aussitôt qu’il a pu il est parti de l’Europe d’après guerre.
Une chose importante , et même primordiale, à peine fut il descendu du bateau qui l’amena en Amerique, en l’espace de trois heures, il avait trouvé trois emplois, dans son métier.
Ayant la bougeote moi aussi, je peux vous dire qu’aujourd’hui, c’est pas aussi facile. Le boulot est dur a trouver pour un étranger, il faut se battre un peu plus.

Donc vous voyez que je suis loin d’être d’une autre planète.

 
ClaireChar
10H32 23/07/2008

Vous me faites penser à mes collégues américains qui adorent la France et ne la voient qu’à travers les clichés: les belles françaises, la bonne cuisine, Arthur Rimbaud et les gitanes
Effectivement posez vous la question, est ce que vivre avec la France des années 70 c’est vraiment être français

ça serait un bon sujet de débat tiens sur rue 89 de se demander ce qui fait qu’on se sent français ou pas….

 
Lemmy_Nothor | tecnichien cinema
11H16 23/07/2008

A t’on besoin de vivre en France pour se sentir Français ? Je ne me suis jamais vraiment senti ni Américain, ni Canadien, ni Brésilien, ni même Espagnol, mon sang est Français, mon éducation aussi ( je parle de l’école), de toutes les femmes que j’ai connu je préfère les Françaises ( pour des raisons que je ne tiens pas à enumerer ici ), je viens régulièrement en France pour y voir la famille qui y vit encore, si je n’y travaille pas, ce n’est pas par choix, ça me plairait même énormément de travailler dans le milieu du cinéma mais manque de pot je n’y ai aucun contact, et je ne m’attarde pas aux clichés comme vous semblez le croire. Je ne vis pas non plus avec la France des années 70. Je trouve ce commentaire curieux. La preuve, nous sommes en 2008 et je viens très souvent sur Rue 89 pour y lire ce qui se passe dans la politique Française. Vu que je n’y habite pas, je ne porte aucun commentaires sur le sujet, mais j’aime bien lire le point de vue des gens qui écrivent ici. Quand je parle de certaines choses qui m’ont influencé, je précise aussi que j’avais 14 ans. Je suis loin d’être rester bloqué a ce stade, rassurez vous. Les auteurs qui remplissent ma bibliothèque aujourd’hui, sont mort depuis 2000 ans.Ça ne fait pas de moi un ancien Grec non plus.
Alors, oui, quand je me pose la question, je me sens Français, pas des années 70, Français tout simplement.
Pour les Gitanes, c’est une question de gout, quand je me roule un pétard, je ne supporte pas le tabac blond.

 
FlorenceG | européenne née en France
22H38 21/07/2008

Evidemment, on ne se sent jamais autant Français(e) qu’en dehors des frontières !
A fortiori aux Etats-Unis…mais je crois que c’est le pays où je me suis sentie au moins autant Européenne que Française.
Il y 20 ans, je vivais et travaillais en Allemagne - juste par goût d’aller voir ailleurs… -, un ami journaliste m’avait donné un auto-collant pour la voiture qui disait « Tous les hommes sont des étrangers, presque partout dans le monde ». Je trouve que c’est toujours d’actualité.
Je n’aurais pas voté la réforme institutionnelle… mais j’approuve tout à fait qu’on ait bientôt des députés des Français de l’étranger.
Car même si je vote toujours dans ma commune d’origine en Loir & Cher (souvent par procuration, d’ailleurs), je doute que mon député ait jamais pris en considération les 800.000 Français de l’étranger.
Reste à savoir comment leur représentation va être organisée.
J’attends du PS une attitude un peu plus cohérente et un peu plus digne que lors du débat à l’Assemblée…!

 
nemo3637 | enseignant
22H58 21/07/2008

Actuellement les Français n’aiment pas les étrangers mais ils ne s’aiment pas beaucoup eux-mêmes, ou plutôt ils se découragent, finissent par dénigrer leur pays, choisissent de partir.Et ceux qui restent enfoncent encore plus leur béret sur la tête. L’herbe est toujours plus verte dans le pré voisin, pour certains. Dites moi ce que vous êtes socialement et je vous dirai comment vous vous comportez avec les ressortissants du pays. Un cadre, un employé d’une société pétrolière en Afrique n’aura donc pratiquement aucune relation avec la population locale. De même, les Français établis dans cette même Afrique occupent souvent des postes ou des emplois supérieurs toujours mieux payés que les autochtones. Et ce petit monde post-colonial vit « à part », comme en Côte d’Ivoire.
C’est différent quand il s’agit de Français qui émigrent en Amérique du Nord, aux Etats-Unis ou au Canada. Dans ce dernier pays, où il existe une importante communauté francophone (Québec) les rapports sont parfois heurtés, le Français pensant se trouver dans une excroissance du territoire national. Il passe pour arrogant,bavard et prétentieux. A Shanghaï, il parait que la venue d’aventuriers français au petit pied, donne une image de plus en plus négative des ressortissants de l’hexagone (voir le site de M’Barek).
En Amérique du Sud, il existe une image traditionnel plutôt sympa de l’aventurier français. C’est celle des camionneurs du « Salaire de la peur » de Georges Arnaud et des bagnards évadés de Cayenne.
Il n’y a pas de communauté française en Amérique née des suites de l’immigration des XIXe et XXe siècle. Celles qui existent sont antérieures à la colonisation anglo-saxonne: cajuns en Louisiane et Canadiens français au Canada. Après, d’autres Français ont bien sûr émigré mais ils se sont intégrés au monde anglo-saxon sans garder un esprit de communauté. Une exception aux Etats-Unis: la petite ville alsacienne de Castroville au Texas. Tout ça pour dire que les Français ont tendance à plutôt bien s’intégrer. Ils ont souvent un esprit souple, une capacité d’adaptation intelligente. C’est ici l’appréciation de quelqu’un qui n’est pas d’origine française et qui vit ou a vécu hors de France près de vingt ans.

 
Alain Cognitault
23H05 21/07/2008

Etabli a l’etranger depuis pres de 30 ans, recemment victime en France d’un accident de la circulation dont l’auteur n’etait pas assure, je peux temoigner que le « francais de l’etranger » n’est meme pas un citoyen de seconde zone. Les organismes en charge de la compensation des frais medicaux et des dommages (fond de garantie des assurances obligatoires) font tout pour se defausser sans possibilite de recours autre que juridique ce qui est pratique lorsque l’on habite a plusieurs milliers de km.

 
nemo3637 | enseignant
04H11 22/07/2008

C’est vrai. Mais c’est toujours compliqué, quelque soit le pays, quand on vit loin de lui: tous nos intérêts économiques et moraux ne plus majoritairement là , et en cas de pépins cela devient problématique, surtout quand on doit repartir à terme dans son pays de résidence sans pouvoir entamer sérieusement les démarches sur place. Mais que faire pour améliorer les choses ?

 
ClaireChar
10H34 23/07/2008

Mais je ne comprends absolumment pas votre logique: pourquoi parce que vous êtes français alors que vous ne vivez pas ici, ne payez pas vos im^pots ici, n’êtes pas assurés ici, voudriez vous que cela vous confère un droit ou des avantages particuliers?
ça n’a aucune logique

encore une fois dans votre logique, on entend en sous-jacent que ça serait normal que ça se passe mal pour un étranger mais quand même je suis français moi madame

toute l’arrogance de certains français de l’étranger effectivement

 
Lorycalque
00H09 22/07/2008

« Les Français de l’étranger, dont la moitié vit en Europe, portent en eux toutes les peurs qui sclérosent notre société: ils se sentent fortement européens, ils sont multiculturels, ont pris, ou leurs parents avant eux, le risque de l’expatriation, parlent le plus souvent couramment plusieurs langues, se sont intégrés dans un autre société, ont embrassé une nouvelle culture, tout en restant fidèle à leur citoyenneté. »

Très vrai et très réaliste. Correspond tout à fait aux français d’europe.

« Nos responsables politiques ne les comprennent pas, croient faussement les représenter pleinement parce qu’une minorité de Français de l’étranger votent par procuration dans une circonscription législative en France. Ils ne réussissent pas à les cerner, et cèdent à un penchant tristement naturel, en les caricaturant plutôt que de faire l’effort de les connaître. Les Français de l’étranger sont une nouvelle frontière invisible de notre société mal dans sa peau. Une nouvelle frontière que les responsables politiques de gauche semblent trouver encore plus difficile à franchir que les responsables de la majorité. »

Tout à fait. Bien vu. Il faut dire que pour les « entrepreneurs » et assimilés, brefs, pour les clampins installés là pour faire plus de fric qu’ils ne pourraient en faire en France, c’est vrai, et d’ailleurs ceux-là votent à droite.

Les autres… on va dire qu’ils n’ont pas été aidés par l’establishment mittérandien, qui servait surtout à rabattre des voix pour le PS. Un gouffre à fric, en échange, pour gougnafiers genre 3ème calligraphe à la bibliothèque machin chose du centre culturel machin bidule ( centre disparu, évanoui, entre temps on ne sait pas vraiment dans quelle dimension). Et « les autres » donc, qui ont benoitement voté « à gauche » (=PS à l’époque), ah ceux-là, ils n’ont jamais reçu l’ombre d’une invitation d’un quelconque centre culturel français, de l »l’Alliance française », de rien de rien du tout.

La peste soit d’eux et le mauvais oeil sous forme de glaucome à angle droitier; à l’époque quand mes enfants sont nés j’ai reçu les félicitations de la junte communale de mon pays de résidence (ou plutot de ma Région de résidence); du Consulat Général de France:rien.

Mon ressentiment et mon mépris éternel.

 
JJ Reboux outrageur de poulets
00H20 22/07/2008

Présenter les Français de l’étranger comme des « citoyens de seconde zone », c’est tout de même assez gonflé!

 
paco02 | expatrié
02H20 22/07/2008

« citoyens de seconde zone » ??????
J’ai quitté Paris pour le Maroc en 2003 et n’ai plus remis les pieds en France depuis 2005. Des Français « citoyens de seconde zone », je n’en ai pas croisé ici. La quasi-totalité de « la communauté » est constitué de coopérants et de diplomates avec chauffeurs et « domestiques ». Les Français d’ici ne se mélangent pas beaucoup et ont un réel complexe de supériorité. Ils sont adhérents de différents clubs et associations où ils aiment se retrouver entre franco-français(les marocains et le franco-marocains ne sont pas trop les bienvenues).
Quant à la scolarisation dans les écoles françaises (j’y ai trois gamins), seul l’élite marocaine y a droit vu le coût de la scolarité : http://www.ambafrance-ma.org/efmaroc/rentree/droits.inc.php
Et malgré que ce ne soit que l’élite, il n’y a bien que les enfants qui ne font pas de différence entre français et marocains : les parents ne se mélangent pas trop.
Les Français de « seconde zone » au Maroc, je n’en ai pas encore croisé.

 
Canadien_volant | Waterloo... Morne plaine
05H09 22/07/2008

Français de l’étranger ou « expatriés »? Les uns sont partis pour tenter de vivre leur vie sur une autre partie de notre planète, les autres sont partis pour une période donnée. Vu de l’extérieur, cela n’a l’air de rien, vu de l’intérieur - dans la tête -, cela change tout…
Alors, les premiers sont-ils de « seconde zone »? Je pense que la plupart s’en fiche comme de son premier visa car leur préoccupation n’est pas de savoir comment ils sont reçus en France mais comment ils vivent dans leur second pays de choix.
Pour les seconds, sans généraliser, la tentation doit être grande de vivre dans les cercles privilégiés et parfois coupés de la vie puisqu’il ne s’agit que d’une parenthèse.
Quant à nos hommes politiques? Petit devoir d’été pour nos journalistes de Rue89: combien de députés, sénateurs et ministres parlent -correctement- une seconde langue?
Quand vous aurez la réponse, vous comprendrez pourquoi la classe politique est totalement déconnectée du monde actuel.

 
guerzit
10H20 22/07/2008

I agree

 
Annie
07H49 22/07/2008

Si vous rencontrez ce genre de Français à l’étranger, vivant dans des communautés bien fermées, coopérants, diplomates avec chauffeur etc. c’est que vous évoluez dans ce genre de milieu.
Vous ne voyez pas les millions de personnes comme moi, mariée à un étranger, deux enfants à la double nationalité, travaillant en Angleterre, fortement attachée à la nationalité française, d’autant plus que j’essaye de compenser pour mes enfants le fait d’être moins exposés à la culture française.
Je n’ai pas quitté la France, j’ai seulement choisi de vivre dans un autre pays.

 
Lemmy_Nothor | tecnichien cinema
08H22 22/07/2008

Des Français et des Françaises comme vous, j’en ai effectivement rencontré. Ils sont beaucoup plus difficiles à reconnaitre, car justement ils ne font pas partis des associations de Français que l’on retrouve un peu partout, et que j’ai toujours évité. Mais quand ils ont des enfants, c’est la qu’on les reconnait, car leurs momes ont une vision et une ouverture d’esprit qui est très differente des autres enfants. Je les sens plus curieux, moins enclin à se conformer aveuglement a leur entourage, plus critique, et aussi pouvant parler plusieurs langues, et comprennant ces mêmes langues dans leur contexte culturel propres. Apprendre une langue dans un bouquin ça ne sera jamais la même chose que de l’apprendre dans son milieu culturel.
Mais il y a des moments difficiles, ont se sent toujours un peu tiraillé entre deux , ou même des fois trois pôles d’attraction. Trouver un équilibre est parfois ardu. Si je devais choisir un seul endroit ou vivre, pour le reste de mes jours, je dois avouer que j’aurai du mal a faire ce choix.
Je viens d’une famille qui a énormément voyagé, Basque de sang, j’ai même un ancêtre qui fut navigateur de Jacques Cartier sur son premier voyage au Canada.

 
adrak
06H22 23/07/2008

Bonjour Lemmy Nothor,
parmi tous les commentaires de cet article, c’est dans le tien que je me reconnais, et surtout que je reconnais mes enfants.
Bon vent !

 
starsss
09H06 22/07/2008

Quand je vois comment la France a traité et traite encore ses immigrés, se faire dire _catégorie de seconde zone_ pourquoi pas, on n’est plus à un dénigrement près!

Lorsqu’on a déjà gouté aux joies et déboires de l’immigration en France (très bonne école), on est paré pour en gouter n’importe ou ailleurs. Et étrangement on se sent plus fort. (se faire traiter de _maudite francaise_ au Québec vs _sale arabe_ en France… chercher l’erreur!)

_Immigré je suis, immigré je resterai_ Jack Kerouac

Alors maintenant, comme dirait _canadien_volant_ ci-dessus :

_leur préoccupation n’est pas de savoir comment ils sont reçus (perçus??) en France mais comment ils vivent dans leur second pays de choix._