(De Versailles) La Constitution de la Ve République est modifiée. Retrouvez sur Rue89 les coulisses, le vote et les réactions.

19h45. « C'était juste… » La même expression traduisait le soulagement ou la rancœur. Soulagement chez le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin qui en profite pour adresser un remerciement en forme de baiser de Judas au député PS Jack Lang, qui a voté oui contre la consigne de son groupe.
Jack Lang, son collègue socialiste Arnaud Montebourg ne veut pas, lui, en entendre parler. Il préfère mettre en garde contre le « danger » que représente cette réforme pour les Français. D'autres responsables socialistes étaient toutefois plus diserts et glissaient que Jack Lang devait avoir le courage de démissionner après s'être mis seul au ban du parti.
De la rancœur, on en sent aussi chez le député UMP Hervé Mariton. Il a voté oui et le oui a gagné… mais il n'aime pas cette réforme, il a changé d'avis dans les derniers jours. Son vote était « politique », il le reconnaît. Il ressort du Congrès « pas spécialement » content, mais « soulagé de passer à autre chose ».
L'élu du Nouveau Centre François Sauvadet se dit satisfait que « le Parlement français compte de nouveaux pouvoirs ». Il a choisi le bon camp, celui des vainqueurs, au prix de concessions importantes mais qu'il estimait nécessaires, même si les voix de son parti se sont au final révélées primordiales. (Voir la vidéo)
18h30. Les résultats interviennent bien plus tôt que prévu. Nombre de votants : 905. Votes exprimés : 896. Majorité des trois cinquièmes requise pour l'adoption du texte : 538. Pour : 539. Contre : 357. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est adopté. Retrouvez en cliquant ici tous les détails du vote, parlementaire par parlementaire, parti par parti, chambre par chambre :

18h15. « Le vote est clos », annonce le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui préside également le Congrès. Il rompt ainsi la précédente suspension de séance pour en prononcer immédiatement une nouvelle. Le temps de comptabiliser manuellement chacun des votes. Un décompte qui devrait durer environ une heure.
18h10. La salle de presse du Congrès fourmille. WiFi, télévisions et baffles sont de sortie pour que les journalistes puissent suivre le Congrès et envoyer dans le même temps des informations à leur rédaction. Journalistes de presse écrite, radio, télé et Web cohabitent, chacun avec ses contraintes. Mais tout le monde est pareillement suspendu à l'annonce des résultats.
18h00. Les pressions dénoncées au cours de plusieurs de ces « explications de vote » sont évidemment contestées par la plupart des membres de la majorité présidentielle. Jamais le pouvoir en place n'aurait agité des menaces ou promis des récompenses pour que les parlementaires récalcitrants votent en faveur de ce projet de loi constitutionnelle. Pourtant, quelques élus ont osé parler, dont la députée MPF de Vendée Véronique Besse, qui s'est confiée dimanche au « 19/20 » de France3 :
« J'ai eu le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui m'a appelée, très sympathique dans un premier temps et puis après un petit peu menaçant, qui m'a carrément dit que la dernière fois je n'avais pas de candidat UMP contre moi, j'étais candidate de la majorité présidentielle, mais que ça pourrait changer la prochaine fois. Il m'a également demandé ce que je voulais, il m'a carrément dit “qu'est-ce que tu veux, qu'est qui te ferait plaisir ? ‘’ (Voir la vidéo)
17h30. La séance est suspendue après ces discours dits ‘d'explication de vote’. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est mis aux voix. Les parlementaires votent un à un par ordre alphabétique, dans une salle située derrière l'Hémicycle. Un hémicycle qui s'est vidé en quelques secondes et ne se remplira pas avant les résultats, qui sont attendus vers 19 heures.

Jean-François Copé, député UMP (17h20). ‘Nous y sommes. J'ai envie de vous livrer ma part de vérité. J'ai relu les plateformes de nos différents partis : sur les questions institutionnelles, il y a beaucoup de points communs ; dans nos différences, il y a des convergences très fortes. Regardons ce projet en reposant les œillères partisanes.
Un mot dans l'opposition revient : l'hyperprésidentialisation. mais ce qui pose le problème quand on parle d'hyperprésidentialisation, ce n'est pas le Président, c'est la faiblesse du Parlement. Pour l'UMP, comme pour les centristes, nous nous sommes particulièrement attachés à améliorer les pouvoirs de contrôle du Parlement.
Ce n'est pas les réformes qui n'intéressent pas les Français, c'est le Parlement qui n'intéresse pas les Français. Ca fait plus de vingt ans que l'on rejoue la même pièce, et cette pièce commence sérieusement à ennuyer tout le monde. J'ai l'intime conviction que cette réforme nous donnera les moyens de mieux remplir notre mission. C'est maintenant ou jamais.’
Guy Fischer, sénateur PCF (17h10). ‘Depuis des mois, vous agitez un leurre. Cette réforme constituerait selon vous une amélioration des pouvoirs du Parlement. Vous avez du mal à convaincre, malgré des sondages manipulés à la dernière minute. Est-ce la démocratie européenne et son lobbying qui vous inspire ? Votre réforme tourne le dos aux exigences démocratiques : la proportionnelle, la limitation du nombre des mandats, le vote des étrangers aux élections… Le mépris est en harmonie avec la tromperie de ce projet de loi. Cette méthode est choquante, d'autant que les citoyens ont été écartés des débats. Nous votons solennellement contre aujourd'hui, c'est un grand service rendu à notre pays.’
Michel Mercier, sénateur centriste (17h00). ‘Nos idées sont des idées simples. Il s'agit de chercher par l'agencement des institutions à instaurer un gouvernement de la liberté. Nous avons donc essayé de donner un sens à un élément fondamental pour nous : le pluralisme.
Un parlement fort est un parlement plus représentatif. Au bout de longues discussions, nous avons fait passer un amendement qui permet au pluralisme de s'exprimer. Que cela veut-il dire ? Nous, nous ne demanderons pas des scrutins à la proportionnelle totale, mais des scrutins mixtes.
Certains membres de notre groupe ne voteront pas le texte, nous les respectons, mais nous espérons en majorité que ce projet modifie la Constitution de notre République.’
François Sauvadet, député Nouveau Centre (16h50). ‘Il n'y aura pas demain de plan B pour la réforme constitutionnelle. Je ne comprends la polémique sur l'augmentation des pouvoirs du Président. Les Français veulent un Président qui agit et qui assume, mais aussi un Président aux pouvoirs encadrés. Force est de constater que Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à proposer ce rééquilibrage institutionnel.
Nous aurions aimé aller plus loin dans l'obligation d'équilibre budgétaire, mais c'est un premier pas que nous saluons. Qui peut nier toutes ces avancées import antes ? Les députés du Nouveau Centre voteront ce projet de loi. Le seul vainqueur ou le seul perdant à l'issue de ce Congrès ne sera pas le président de la République, ce sera la démocratie française.’
Arnaud Montebourg, député PS (16h40). ‘Nous avons toujours affirmé notre disponibilité pour un compromis. Cette réforme aurait pu être celle de tous. Les amoureux de la démocratie, on était malheureusement dans nos rangs dédaignés. Vous instaurez une sorte de monocratie. Les premières victimes sont le Premier ministre et le gouvernement. C'est l'accroissement de l'hyperconcentration des pouvoirs présidentiels.
La deuxième victime, c'est nous, c'est l'opposition. Car ce qui est présenté comme une augmentation des pouvoirs du Parlement est en réalité une augmentation des pouvoirs du parti du Président. Donnez des droits à l'opposition ! Nous avons présenté des amendements qui ont été lamentablement rejetés. Pourquoi accepter ensuite par lettre sans aucune valeur ou par un entretien dans la presse ce qui nous a été refusé au cours du débat parlementaire ? Le pouvoir s'est replié sur ses forteresses conservatrices, là où les Français réclamaient de grandes avancées. C'est une triste occasion manquée dans l'histoire de notre pays. Nulle doute que les Français finiront par imposer la VIe République que nous réclamons. C'est armés de cet espoir que nous rejetons aujourd'hui votre projet de loi constitutionnelle.’
Marie-George Buffet, députée PCF (16h30). ‘Oui, il faut de nouvelles institutions, mais pour rendre à la politique ses lettres de noblesse, lui rendre son pouvoir sur le cours des choses. Cette réforme est un chantier difficile. Votre réforme comporte-t-elle quelques prémices d'amélioration ? Non, mille fois non.
Aucun des fondements de la soumission du Parlement au Président n'est remis en cause. C'est la confirmation de la polarisation de la vie parlementaire autour de la fonction présidentielle. Avec la modification du droit d'amendement, vous semblez rechercher une vie politique scénarisée.
Nous, nous demandons la proportionnelle à chacune des élections, l'élargissement du droit de vote aux étrangers, l'établissement d'un véritable référendum d'initiative populaire… Vous avez fait le choix de tout repousser d'un revers de main, nous rejetterons avec la plus grande fermeté votre projet de loi constitutionnelle.’
Henri de Raincourt, sénateur UMP (16h20). ‘L'accélération de la vie politique, la prédominance du président de la République et l'évolution de la société nous imposent de rééquilibrer nos pouvoir. Aujourd'hui est un jour historique, c'est une chance. Ce projet de réforme préserve la nature profonde de nos institutions, tout en les traduisant dans une configuration moderne.
Je tiens à saluer la qualité de notre dialogue avec l'Assemblée nationale. La plupart des dispositions de ce projet est le fruit de cet état d'esprit entre les deux chambres. Preuve que le bicamérisme est nécessaire à notre démocratie. Dès octobre prochain, il sera certainement difficile de réunir une telle majorité au Congrès. J'en appelle à l'esprit de responsabilité de chacun.’
Jean-Michel Baylet, sénateur radical de gauche (16h10). ‘Nos aînés étaient opposés à la Constitution de 1958, nous sommes toujours opposés à cette Constitution. Nous avons proposé une Constitution de la VIe République, avec la suppression du Premier ministre et du droit de dissolution. Nous sommes encore loin de la réforme en profondeur que nous appelons de nos vœux. Mais ce projet propose des améliorations que nous attendions depuis longtemps.
Je le dis sans ambages : les radicaux de gauche vont approuver la réforme qui nous est proposée. C'est un choix libre, opéré en conscience. On ne peut voter contre des réformes que l'on a toujours demandées. Le mieux est souvent l'ennemi du bien. Les radicaux de gauche sont dans l'opposition, mais nous avons aujourd'hui à nous prononcer sur un projet qui dépasse les clivages habituels entre la droite et la gauche.’
Bernard Frimat, sénateur PS (16h00). ‘De qui se moque-t-on ? Du Parlement, sans aucun doute. C'est une curieuse manière de revaloriser les travaux parlementaires que d'attendre l'achèvement du débat pour promettre ce que, par ailleurs, l'on refuse d'inscrire dans la Constitution. Les sénateurs socialistes voteront contre votre projet de révision constitutionnelle.
Nous sommes opposés à tout renforcement des pouvoirs du président de la République. Il faut beaucoup d'aveuglement pour reconnaître dans ce paysage institutionnel l'image d'une démocratie irréprochable. Quelle qu'en soit l'issue, Monsieur le Premier ministre, ce Congrès sera celui des occasions gâchées.’
François Fillon, Premier ministre (15h30). ‘Nos institutions doivent être rénovées. Il faut rehausser la voie de la représentation nationale. La faiblesse du Parlement fait la force des slogans et des démagogues. Réunir les trois cinquièmes du Congrès est un défi. La prudence aurait peut-être été l'esquive, mais ce défi je le relève avec vous. Notre Constitution n'est ni de droite ni de gauche, elle est notre Loi fondamentale.
J'invite ceux qui hésitent à ne pas gâcher cette occasion. Soit le renouveau, soit le statu quo, voilà l'alternative, tout le reste n'est que littérature. On ne peut pas regretter le déséquilibre institutionnel actuel et rejeter cette réforme qui tend à le corriger. La surenchère n'est rien d'autre que le paravent de l'immobilisme.
Personne ne peut nous reprocher de ne pas avoir recherché à rassembler. Les 47 articles de ce projet de révision constitutionnelle vont tous dans le même sens : plus de pouvoirs au parlement, plus de droits pour les citoyens. Personne ne peut nier qu'il y a derrière chacun d'entre eux des avancées considérables pour notre démocratie.
L'opposition fait mine de ne pas voir ces avancées, et va même jusqu'à jurer que cette réforme est destinée à amplifier les pouvoirs du président de la République. Ce n'est pas sérieux ! Alors, peut-on, pour une fois, pour une journée, échapper à la thèse du coup d'Etat permanent’ ? Peut-on espérer que les enjeux du Congrès ne soient pas occultés par ceux d'un autre congrès [celui du PS en novembre, ndlr].
Ce projet est entre vos mains. Les assemblées qui furent saisies d'une révision constitutionnelle, aussi large et aussi profonde, sont rares. Vous faites partie de celles-là. Vous déciderez pour la démocratie. Et vous allez décidé pour notre République.”

Une délégation d'élus de Saint-Denis est venue distribuer “une lettre ouverte aux membres du Congrès” devant le château de Versailles. Ils réclament l'inscription du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales dans le projet de loi constitutionnelle. Une mesure soutenue par Nicolas Sarkozy au début de la campagne présidentielle, mais abandonnée par la suite en raison d'une majorité hostile. Et le vœu de ces manifestants devrait rester pieu, tant les parlementaires semblent se désintéresser de leur cause. (Voir la vidéo)
Rarement réunion du Congrès n'aura été entourée d'un tel suspens. Par deux fois, l'incertitude du résultat avait poussé un président de la République française a renoncer au dernier moment à aller à Versailles par peur d'un camouflet. Georges Pompidou en 1973, qui voulait imposer le quiquennat, et Jacques Chirac, sur le Conseil supérieur de la magistrature et la Polynésie française, comme le rappelle Le Point.
Nicolas Sarkozy a, lui, décidé d'aller jusqu'au bout. Il en fait une condition majeure de la réussite de sa première année de pouvoir. Il n'a eu de cesse de le marteler. Il le répétait encore la semaine dernière au cours d'un déjeuner, relaté par Rue89, réunissant les parlementaires de la majorité :
“C'est fondamental parce qu'on fera le bilan de ma première année de mandat à l'aune de ce vote. C'est comme pour le bac : on peut travailler dur pendant un an, on n'est félicité que si on l'a.”
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Une posture qui politise considérablement le vote de ce lundi sur projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions. “Il ne faut pas donner au PS les clés d'une fantastique victoire”, a exhorté le chef de l'Etat. Car le Parti socialiste a lui aussi fait de cette modification de la Constitution un vote politique, en donnant comme consigne à tous ses députés et sénateurs de voter contre.
Pour parvenir à ses fins, l'Elysée n'a pas ménagé ses efforts. Et s'est démené sans compter pour convaincre la dizaine de parlementaires UMP opposés au texte. La tactique a porté ses fruits : Bernard Debré, Georges Tron ou Hervé Mariton, entre autres, sont passés dans le camp du oui. Ils assurent avoir changé de position pour éviter une crise gouvernementale, même si François Fillon a prévenu : il ne démissionnera pas en cas d'échec.
Les nombreux décomptes réalisés assurent que le vote se jouera à quelques voix près. Le socialiste Julien Dray a toutefois affirmé, ce lundi sur France Info, que les membres de l'exécutif entretenaient “un faux suspens, un faux suspense, parce qu'ils avouent eux-mêmes qu'ils ont au minimum cinq voix d'avance”.
Une chose est sûre, son collègue du PS Jack Lang se distinguera de son parti et votera en faveur de la réforme. Il l'a également annoncé ce lundi matin, après des semaines de tergiversations, quelques heures avant la réunion du Congrès qui débutera à 15h30. Le suspens prendra fin à l'issue du vote, programmé à 19 heures.






















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De Bigseb
Blazé | 18H33 | 21/07/2008 |
au fait, le titre de l'article est faux… Il ne manque qu'une voix, celle de Lang.
à Bigseb
De Pascal Riché
7
Rue89 | 19H53 | 21/07/2008 |
Le texte a été adopté avec une voix de plus que nécessaire (539 voix (la majorité des 3/5ème étant de 538). Avec deux voix de moins pour le oui le texte aurait été rejeté.(539 -2=537)
Le texte est donc passé à deux voix près.
De Gosseyn
20H03 | 21/07/2008 |
Malheureusement pour le camarade Jack, il semble que ce sera sa voix qui va s'imposer dans l'espace médiatique comme l'unique clef du vote. Pourtant la liste semble longue de ceux qui ont voté contre leur conviction à droite et contre leur camp à gauche.
à Gosseyn
De vakenat
00H22 | 22/07/2008 |
La rançon de la gloire, peut être, oui mais les cimetières sont pleins d'irremplaçables… d'irresponsables peut être aussi… Au suivant ; au suivant… Les Jack se suivent mais ne se ressemblent pas.
à Gosseyn
De NING
04H58 | 22/07/2008 |
Gosseyn
Vous désignez Lang comme » camarade Jack »
Il y a longtemps qu'il ne mérite plus ce TITRE !
On ne donne pas le nom de « camarade » à n'importe qui !
à NING
De Gosseyn
09H29 | 22/07/2008 |
Entre l'humour et la colère, je préfère encore l'humour…
à Gosseyn
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 11H33 | 22/07/2008 |
Dans la liste diffusée par Rue 89 ici :
http://www.rue89.com/files/20080721Congres.pdf
(conforme après vérification à celle figurant sur le site de l'Assemblée nationale), on peut noter que dix députés du groupe RDSE (qui en compte 204) ont voté Oui (Mme Chantal Berthelot, MM. Gérard Charasse, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jack Lang, Albert Likuvalu, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac et Sylvia Pinel)
A l'UMP, sur 317, ils sont 6 à avoir dit Non et un abstentionniste. Bernard Debré, finalement, a dit Oui…
Parmi les sénateurs RDSE, il est à noter que Charasse s'est abstenu (il avait annoncé un Oui) et qu'un patron de presse a voté Oui… Or ce patron de presse n'était-il pas un pote aux deux Nanard (Tapie et Kouchner) ?
Enfin, une fois de plus, je me permets de faire remarquer que, si la majorité requise était à plus de 537 voix (arrondi à 538), il n'y en a eu que 539. Donc UNE de plus que le minimum.
Attribuez-la à Lang (pour qui je n'ai aucune sympathie particulière comme on peut le voir entre autres sur mon blogue personnel), si vous le souhaitez, aux autres socialistes (dont étrangement personne ne parle, mais il est vrai que Lang a fait le voyage exprès pour voter et il en attend vraisemblablement un retour…), mais n'oubliez pas une chose : le président de l'Assemblée nationale a aussi voté ! ça non plus, ce n'est pas habituel.
Il avait pronostiqué un « scrutin serré à une vingtaine de voix près », mais n'avait pas annoncé qu'il romprait avec la tradition qui est l'abstention du président de séance !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De Julien Martin
(auteur)
Rue89 | 15H06 | 22/07/2008 |
Attention aux confusions :
1/ Il s'agit de Gérard Charasse, et non de Michel.
2/ C'est bien deux voix : http://www.rue89.com/explicateur/institutions-la-reforme-adoptee-d-un-po…
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 18H42 | 21/07/2008 |
http://www.marianne2.fr/Exclure-Jack-Lang-du-Parti-Socialiste-_a89486.ht…
Attention c'est du lourd. On croyait avoir tout vu de l'opportunisme langdeputien, eh ben non.
Et que fait le PS pendant ce temps-là ? Ils causent ils causent, c'est tout ce qu'ils savent faire. Vous allez voir que Lang ne va pas être viré.
Vraiment, plus ma vie avance et plus je me dis qu'il y a trois choses dont je suis fier : mes enfants, avoir cessé de fumer, et ne pas m'être affilié au PS dans le grand vent d'optimisme de mai 1981.
Plus le temps passe depuis mai 2007 et plus je me dis que le vrai problème sur lequel il faut agir n'est pas la toute-puissance de NS mais la toute-faiblesse du PS.
De Ab imo pectore
salarie | 18H41 | 21/07/2008 |
pour avoir fait un peu de droit la v respectait un peu plus le citoyen ou du moins son vote ! ! !
Là nous avons un super pouvoir présidentiel…
Lang et les autres on s'en fou…
Merde c'est nous qui devons bouger…
d'ailleurs et curieusement on a dépouillé le scrutin de deux façons différentes…manuel ,electronique…
ça me rappelle les dernières élections américaines…
Et bravo les symboles…Versailles…et le prince y l'était pas là !
De N.MARECHAL
23H25 | 21/07/2008 |
Ca y est, on a un nouveau kit constitutionnel.
Dans le kit, il y a des surprises ! ! !
Vive la démocratie, libre et sans pression ou chacun s'exprime dignement.
Nous, on ne vote pas pour notre constitution…
Normal, dans une monarchie.
Et pour les vilains qui ont voté non, c'est comme en Afrique, on a les noms.
Incroyable pour la France, le vote n'était pas secret, semble t'il.
Ce serait lamentable, car l'individu ne peut pas s'exprimer librement.
A partir de là …ensemble tout est possible !
Imaginez un peu :
En disant oui, tu gagnes une médiathèque
En disant non, tu perds ton hôpital
« Heu ! , vous pouvez répéter la question ? »
Ca promet ! ! !
De donjipe
journaliste pqr | 18H43 | 21/07/2008 |
Une liste dont les électeurs se souviendront : Mme Chantal Berthelot, MM. Gérard Charasse, Paul Giacobbi, Mme Annick Girardin, MM. Joël Giraud, Jack Lang, Albert Likuvalu, Mmes Jeanny Marc, Dominique Orliac et Sylvia Pinel. On y ajoutera les abstentions de Charasse (Michel) et Fortassin. En face quelques UMP ont dit non, trop peu, une poignée de centristes et divers. Seul l'histoire jugera mais il y eut des socialistes pour voter les pleins pouvoirs au Maréchal… Le nabot est il aussi dangereux ? Il en a désormais les moyens…
Détails du vote pour que chacun puisse savoir et faire savoir ce qu'ont fait « ses » élus non représentatifs depuis bien longtemps : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9001.asp
De LE_DENTISTE
le_dentiste | 18H48 | 21/07/2008 |
Est ce que les gens aurons la banane dans une republique bananiere ?
De remi86
le croquant ...du poitou | 18H57 | 21/07/2008 |
Enfin ca vous dérange pas tout ca ? ! ! on est là comme des cons a devoirs subir leur bon vouloir, a une voie ou pas ! .. ce sentiments que quelque chose nous échappe ! …qu on ne maitrise pas ou qu on ne nous ne laisse plus maitriser parce que le peuple est trop infantile trop stupide ! …( ce qu adore faire l ump nous faire passer pour des mômes attarder qui ne comprend rien)… Ben moi je vous le dis ! on viens de se faire enculés et en plus vous avez rien sentis ! même pas le bénéfice du plaisir ! de toute façon le plaisir pour sarko et sa bande de faux cons c est leur portefeuilles leur fric ! … MErde Merde et encore reumerde ! ..oh la la mon clavier ! ! ..pauvre de lui et de moi ; ; j ai pas de fric pour en racheter !
De laplote
hello | 18H59 | 21/07/2008 |
à laplote
De lyones
grand-mère en colère | 21H09 | 21/07/2008 |
Bravo ! EXCELLENT ! !
De Renard
19H00 | 21/07/2008 |
Honte à toi ! ! jack ! ! pas l » éventreur ! ! mais une belle carpette ! ! sur laquelle nikos le terrible ! ! essuie ses pieds sur toutes les années de lutte ouvrières ! ! contre la bourgeoisie dont tu n'es pas si éloigné ! ! oui ! ! jack bravo ! ! honte à toi ! ! remarque les petits fours t'ont toujours allé bien ! !
Que ce Peuple est patient, respectueux des institutions, prenons acte ! ! voyons ce que fera notre dynamiteur de ses nouveaux pouvoirs ? ! si ce qu'ont dénoncé les plus lucides ne se réalisera pas ? ! pour ma part je n'ai aucune confiance en notre nain, au vue de son parcourt politique et de ses coups fourrés, j'ai peur de ne point me tromper.
Mais acte, ce Peuple en silence écoute, regarde, note, les grondements ne tarderont pas s » il s'avère que ces nouveaux pouvoirs offerts par toi ! ! jack ! ! se révèlent contre toutes les conquêtes sociales arrachées par les combats à la bourgeoisie.
Etre trahi par ses amis, cela est insupportable ! !
Trahir le Peuple cela est un crime contre ce Peuple ! !
Bientôt l'heure du bilan viendra, le Peuple jurera ! !
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
19H22 | 21/07/2008 |
Bonsoir,
Rien d'autre à rajouter.
Ecoeurée !
Pour ceux qui regardent encore la télé,vous allez être
un peu plus plus gavé de Lang et Baylet,se pavanant à côté d'un » réformateur » manipulateur,destructeur,et tellement inqualifiable au niveau des mots,que si nous ne réagissons pas immédiatement par des descentes dans la rue,spontanées,nationales,c'est vraiment une dictature qui s'installe !
En plus,les Français sont partis profiter de leurs derniers droits,à savoir les vacances !
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De Fuel_Injected
19H48 | 21/07/2008 |
Non non ellejo, y sont pas tous en vacances !
Pardon, bonsoir…
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 19H07 | 21/07/2008 |
Navrant, les UMP de Lorraine, Lett, Marty, Zimmermann, Jacquat, Grosdidier, Demange, Leroy : ils nous font des cacas nerveux cause le départ des régiments, mais votent les réformes à Paris tout en les dénonçant dans leurs circonscriptions… Va comprendre Charles !
Le pompom pour Mrs Lett et Marty députés de Bitche et de Dieuze, et pour Mme Marie-Jo Zimmermann protégée de Mr Masson (Non-votant au congrès), Masson qui dans une lettre ouverte, très médiatisée,invitait les députés et sénateurs mosellans à voter contre la réforme de la Constitution proposée par Sarkozy au Congrès…
Perjo
De Humain
19H09 | 21/07/2008 |
Cette « réforme » est une plaie… Mais nous ne le saurons que dans quelques trimestres.
Avec cette réforme, Sarkozy se rapproche encore plus du régime présidentiel autocratique, mais sans premier ministre…
La gauche ? Où donc est-elle ?
La gauche que nous apellons, cette gauche qui comme Lang ou Strauss Khan se débat pour libéraliser encore plus fort que Jospin lui-même ne le faisait.
Cette gauche, comme Sagolène, qui ne bouge pas quand l'Europe modifie le statut des immigrés.
Et demain que ferons-nous ?
Nous ferons un « référendum d'initiative populaire »
Avez-vous vu comment, à gauche comme à droite a été traité le dernier référendum ?
Une leçon !
Non, un avertissement !
à Humain
De lyones
grand-mère en colère | 22H43 | 21/07/2008 |
ça n'a aucun rapport avec le débat de ce jour, mais je veux rectifier un point : la gauche, minoritaire , s'est farouchement battu pour les sans papiers,contre la directive dite « de la honte » au parlement européen,notamment la député PS martine ROURE mais de cela aucun média n'a parlé, ils preferent les calambours douteux sur Segolene et les autres …Avant de juger, renseignez vous en allant fouiller sur les sites, et ne vous limitez pas à l'ecume que font mousser les journeaux.Ce n'est que du vent … N'oublions pas que notre responsabilité collective est pleine et entière dans ce qui se passe aujourd'hui, car c'est nous electeurs, qui mettons notre bulletin dans l'urne et qui elisons ceux qui nous gouvernent
De Bon Scott
19H14 | 21/07/2008 |
Sarko peut dire merci à J.Lang, aux radicaux de gauche et son président J.M.Baylet, aux députés de la majorité qui ont changé de vote de peur d'un nouveau découpage électoral, il n'y a pas à dire, c'est gens là, on les achète pour pas grand chose ! ! !
La France appartient aux citoyen(ne)s de ce pays, c'est ce qui s'appelle une démocratie !
Il n'y a pas que des coups de pied au cul qui se perdent !
à Bon Scott
De NING
04H40 | 22/07/2008 |
addenda au dictionnaire des Synonymes
- un député vénal = un lang
- une girouette = une djaklang
De Hankali
employé | 19H18 | 21/07/2008 |
EH ! eh… Zorro est arrivé !
Jack Lang a vêtu sa cape, son masque pour secourir la « pauvre enfant » de Sarko, la révision constitutionnelle. Quel Brio ! ! !
Jack Lang va bientôt pouvoir passer à la caisse. Nul doute qu'il touchera sous une forme ou une autre le prix de sa forfaiture. On se demandait de quel côté Jack Lang allait finir par tomber. C'est fait. Lang sert Sarko le petit.C'est maintenant officiel. Un traître de plus pour le PS !
La politique d'ouverture du petit Napoléon fonctionne à merveille. Comment continuer à faire confiance à un parti dont les responsables sont aussi enclin à retourner leurs vestes ? Aujourd'hui, ami de Sarkosy, demain, ami de qui ? Il serait tant pour le PS de se rénover totalement, en commençant par ses cadres si assoiffés de pouvoirs et d'honneurs qu'ils en oublient leurs engagements passés.Il y avait de nombreux députés et sénateurs à vendre aujourd'hui à Versailles. Lang était de ceux là.
Oublié les grandes envolés lyriques antisarkoziennes de la campagne présidentielle ! Oublié les discours enflammés contre l'omniprésence du nouveau pouvoir dans les médias ! Oublié les invectives contre la nouvelle politique d'éducation et de la culture ! ! ! ! Il est l'heure pour « Jack le magouilleur » de faire valoir auprès du prince les services qu'il a rendus. Son art : se positionner en opposant pour mieux servir les intérêts de son nouveau maître. A quand la prochaine traîtrise ? Ne serait-il pas temps que le PS rappelle à ce « Monsieur » ses devoirs ? Il a été élu sur une liste PS et non pas UMP. Les électeurs de Boulogne doivent s'en souvenir !
Quoiqu'il en soit, Sarko sera tôt ou tard sanctionné pour sa politique antisociale. Lang sera alors dans le même bâteau. J'en suis sûr !
Ce n'est pas le voyage en Irlande du Président qui changera quelque chose à l'opinion des Français, des Irlandais et des Européens dans leur ensemble.La priorité est de changer de politique ainsi que d'attitude…
De dahu74
déclassé disqualifié mais vivant | 19H19 | 21/07/2008 |
AFP - En direct de l'Elysée.
ah mes 14 salopards (2x7 pour les cinéphiles en vadrouille), je vous aime !
et merci mon nanard, t'as vu comme on les a eu, ces magistrats gauchos de la cour de cass' ?
quant aux 3 débris arbitraux, à 1 million d'euros pièce, c'est carrément du hard-discount !
bon, les irlandais, c'est vrai, j'ai un peu reculé, pas mal fait dans mes talonnettes, car ils ont encore des snipers de l'ira, eux.
ah, vivement ce soir que j'ai ma petite gâterie, c'est carla qui me l'a promis ! avec enrico en fond musical, c'est d » la bombe !
à dahu74
De Fuel_Injected
19H23 | 21/07/2008 |
Hey dahu, siouplé,
enlève « encore 4 ans » à ton titre parceque d'ici là, tu seras mort étouffé et tes enfants avec !
Enlève, enlève vite si tu veux pas mourir ! 1 seul R
De remi86
le croquant ...du poitou | 19H21 | 21/07/2008 |
Voila comment je suis ce soir, j ai pas l habitude depuis que je suis sur Rue89 de faire des états d âme ! .. mais c est entre colère ! désappointement ! l impression de toute façon qu on c est fais bz la gueule encore plus a cause du cafard 1er…
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: http://fr.youtube.com/watch ? v=gnMaUU-UCGY
à remi86
De Fuel_Injected
19H27 | 21/07/2008 |
Ho remi,
des fois, je me dis, est-qu'il faudrait pas aider sarko à faire crever de faim le peuple car ce peuple, mais avec rien il vit et je crois qu'il peut tenir encore longtemps ! On glisse vers la France'Africa life…
De remi86
le croquant ...du poitou | 19H45 | 21/07/2008 |
l africa life tu l as deja dnas les campagne ! serieux ! j y habite ! le nombre de gens qui prenne leur fioul de maison pour aller bosser… le litre de 98 a 1.70 et le diesel a 1.55 ! le litre le lait a 0.80 , la baguette a 1.10 !
voila pourquoi on est demonter ici a la campagne quand on vois ce cinoche ! qui ne fais qu ecarter le peuple du pouvoir ! …c est ca qui est gavant ! mais on doit continuer a payer ! surtout pour le medef et ses sbires de l ulp ! l autre cafard 1er n est qu un pantain comme G.D Bush 2