(De Versailles) La Constitution de la Ve République est modifiée. Retrouvez sur Rue89 les coulisses, le vote et les réactions.

19h45. « C'était juste… » La même expression traduisait le soulagement ou la rancœur. Soulagement chez le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin qui en profite pour adresser un remerciement en forme de baiser de Judas au député PS Jack Lang, qui a voté oui contre la consigne de son groupe.
Jack Lang, son collègue socialiste Arnaud Montebourg ne veut pas, lui, en entendre parler. Il préfère mettre en garde contre le « danger » que représente cette réforme pour les Français. D'autres responsables socialistes étaient toutefois plus diserts et glissaient que Jack Lang devait avoir le courage de démissionner après s'être mis seul au ban du parti.
De la rancœur, on en sent aussi chez le député UMP Hervé Mariton. Il a voté oui et le oui a gagné… mais il n'aime pas cette réforme, il a changé d'avis dans les derniers jours. Son vote était « politique », il le reconnaît. Il ressort du Congrès « pas spécialement » content, mais « soulagé de passer à autre chose ».
L'élu du Nouveau Centre François Sauvadet se dit satisfait que « le Parlement français compte de nouveaux pouvoirs ». Il a choisi le bon camp, celui des vainqueurs, au prix de concessions importantes mais qu'il estimait nécessaires, même si les voix de son parti se sont au final révélées primordiales. (Voir la vidéo)
18h30. Les résultats interviennent bien plus tôt que prévu. Nombre de votants : 905. Votes exprimés : 896. Majorité des trois cinquièmes requise pour l'adoption du texte : 538. Pour : 539. Contre : 357. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est adopté. Retrouvez en cliquant ici tous les détails du vote, parlementaire par parlementaire, parti par parti, chambre par chambre :

18h15. « Le vote est clos », annonce le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui préside également le Congrès. Il rompt ainsi la précédente suspension de séance pour en prononcer immédiatement une nouvelle. Le temps de comptabiliser manuellement chacun des votes. Un décompte qui devrait durer environ une heure.
18h10. La salle de presse du Congrès fourmille. WiFi, télévisions et baffles sont de sortie pour que les journalistes puissent suivre le Congrès et envoyer dans le même temps des informations à leur rédaction. Journalistes de presse écrite, radio, télé et Web cohabitent, chacun avec ses contraintes. Mais tout le monde est pareillement suspendu à l'annonce des résultats.
18h00. Les pressions dénoncées au cours de plusieurs de ces « explications de vote » sont évidemment contestées par la plupart des membres de la majorité présidentielle. Jamais le pouvoir en place n'aurait agité des menaces ou promis des récompenses pour que les parlementaires récalcitrants votent en faveur de ce projet de loi constitutionnelle. Pourtant, quelques élus ont osé parler, dont la députée MPF de Vendée Véronique Besse, qui s'est confiée dimanche au « 19/20 » de France3 :
« J'ai eu le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui m'a appelée, très sympathique dans un premier temps et puis après un petit peu menaçant, qui m'a carrément dit que la dernière fois je n'avais pas de candidat UMP contre moi, j'étais candidate de la majorité présidentielle, mais que ça pourrait changer la prochaine fois. Il m'a également demandé ce que je voulais, il m'a carrément dit “qu'est-ce que tu veux, qu'est qui te ferait plaisir ? ‘’ (Voir la vidéo)
17h30. La séance est suspendue après ces discours dits ‘d'explication de vote’. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est mis aux voix. Les parlementaires votent un à un par ordre alphabétique, dans une salle située derrière l'Hémicycle. Un hémicycle qui s'est vidé en quelques secondes et ne se remplira pas avant les résultats, qui sont attendus vers 19 heures.

Jean-François Copé, député UMP (17h20). ‘Nous y sommes. J'ai envie de vous livrer ma part de vérité. J'ai relu les plateformes de nos différents partis : sur les questions institutionnelles, il y a beaucoup de points communs ; dans nos différences, il y a des convergences très fortes. Regardons ce projet en reposant les œillères partisanes.
Un mot dans l'opposition revient : l'hyperprésidentialisation. mais ce qui pose le problème quand on parle d'hyperprésidentialisation, ce n'est pas le Président, c'est la faiblesse du Parlement. Pour l'UMP, comme pour les centristes, nous nous sommes particulièrement attachés à améliorer les pouvoirs de contrôle du Parlement.
Ce n'est pas les réformes qui n'intéressent pas les Français, c'est le Parlement qui n'intéresse pas les Français. Ca fait plus de vingt ans que l'on rejoue la même pièce, et cette pièce commence sérieusement à ennuyer tout le monde. J'ai l'intime conviction que cette réforme nous donnera les moyens de mieux remplir notre mission. C'est maintenant ou jamais.’
Guy Fischer, sénateur PCF (17h10). ‘Depuis des mois, vous agitez un leurre. Cette réforme constituerait selon vous une amélioration des pouvoirs du Parlement. Vous avez du mal à convaincre, malgré des sondages manipulés à la dernière minute. Est-ce la démocratie européenne et son lobbying qui vous inspire ? Votre réforme tourne le dos aux exigences démocratiques : la proportionnelle, la limitation du nombre des mandats, le vote des étrangers aux élections… Le mépris est en harmonie avec la tromperie de ce projet de loi. Cette méthode est choquante, d'autant que les citoyens ont été écartés des débats. Nous votons solennellement contre aujourd'hui, c'est un grand service rendu à notre pays.’
Michel Mercier, sénateur centriste (17h00). ‘Nos idées sont des idées simples. Il s'agit de chercher par l'agencement des institutions à instaurer un gouvernement de la liberté. Nous avons donc essayé de donner un sens à un élément fondamental pour nous : le pluralisme.
Un parlement fort est un parlement plus représentatif. Au bout de longues discussions, nous avons fait passer un amendement qui permet au pluralisme de s'exprimer. Que cela veut-il dire ? Nous, nous ne demanderons pas des scrutins à la proportionnelle totale, mais des scrutins mixtes.
Certains membres de notre groupe ne voteront pas le texte, nous les respectons, mais nous espérons en majorité que ce projet modifie la Constitution de notre République.’
François Sauvadet, député Nouveau Centre (16h50). ‘Il n'y aura pas demain de plan B pour la réforme constitutionnelle. Je ne comprends la polémique sur l'augmentation des pouvoirs du Président. Les Français veulent un Président qui agit et qui assume, mais aussi un Président aux pouvoirs encadrés. Force est de constater que Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à proposer ce rééquilibrage institutionnel.
Nous aurions aimé aller plus loin dans l'obligation d'équilibre budgétaire, mais c'est un premier pas que nous saluons. Qui peut nier toutes ces avancées import antes ? Les députés du Nouveau Centre voteront ce projet de loi. Le seul vainqueur ou le seul perdant à l'issue de ce Congrès ne sera pas le président de la République, ce sera la démocratie française.’
Arnaud Montebourg, député PS (16h40). ‘Nous avons toujours affirmé notre disponibilité pour un compromis. Cette réforme aurait pu être celle de tous. Les amoureux de la démocratie, on était malheureusement dans nos rangs dédaignés. Vous instaurez une sorte de monocratie. Les premières victimes sont le Premier ministre et le gouvernement. C'est l'accroissement de l'hyperconcentration des pouvoirs présidentiels.
La deuxième victime, c'est nous, c'est l'opposition. Car ce qui est présenté comme une augmentation des pouvoirs du Parlement est en réalité une augmentation des pouvoirs du parti du Président. Donnez des droits à l'opposition ! Nous avons présenté des amendements qui ont été lamentablement rejetés. Pourquoi accepter ensuite par lettre sans aucune valeur ou par un entretien dans la presse ce qui nous a été refusé au cours du débat parlementaire ? Le pouvoir s'est replié sur ses forteresses conservatrices, là où les Français réclamaient de grandes avancées. C'est une triste occasion manquée dans l'histoire de notre pays. Nulle doute que les Français finiront par imposer la VIe République que nous réclamons. C'est armés de cet espoir que nous rejetons aujourd'hui votre projet de loi constitutionnelle.’
Marie-George Buffet, députée PCF (16h30). ‘Oui, il faut de nouvelles institutions, mais pour rendre à la politique ses lettres de noblesse, lui rendre son pouvoir sur le cours des choses. Cette réforme est un chantier difficile. Votre réforme comporte-t-elle quelques prémices d'amélioration ? Non, mille fois non.
Aucun des fondements de la soumission du Parlement au Président n'est remis en cause. C'est la confirmation de la polarisation de la vie parlementaire autour de la fonction présidentielle. Avec la modification du droit d'amendement, vous semblez rechercher une vie politique scénarisée.
Nous, nous demandons la proportionnelle à chacune des élections, l'élargissement du droit de vote aux étrangers, l'établissement d'un véritable référendum d'initiative populaire… Vous avez fait le choix de tout repousser d'un revers de main, nous rejetterons avec la plus grande fermeté votre projet de loi constitutionnelle.’
Henri de Raincourt, sénateur UMP (16h20). ‘L'accélération de la vie politique, la prédominance du président de la République et l'évolution de la société nous imposent de rééquilibrer nos pouvoir. Aujourd'hui est un jour historique, c'est une chance. Ce projet de réforme préserve la nature profonde de nos institutions, tout en les traduisant dans une configuration moderne.
Je tiens à saluer la qualité de notre dialogue avec l'Assemblée nationale. La plupart des dispositions de ce projet est le fruit de cet état d'esprit entre les deux chambres. Preuve que le bicamérisme est nécessaire à notre démocratie. Dès octobre prochain, il sera certainement difficile de réunir une telle majorité au Congrès. J'en appelle à l'esprit de responsabilité de chacun.’
Jean-Michel Baylet, sénateur radical de gauche (16h10). ‘Nos aînés étaient opposés à la Constitution de 1958, nous sommes toujours opposés à cette Constitution. Nous avons proposé une Constitution de la VIe République, avec la suppression du Premier ministre et du droit de dissolution. Nous sommes encore loin de la réforme en profondeur que nous appelons de nos vœux. Mais ce projet propose des améliorations que nous attendions depuis longtemps.
Je le dis sans ambages : les radicaux de gauche vont approuver la réforme qui nous est proposée. C'est un choix libre, opéré en conscience. On ne peut voter contre des réformes que l'on a toujours demandées. Le mieux est souvent l'ennemi du bien. Les radicaux de gauche sont dans l'opposition, mais nous avons aujourd'hui à nous prononcer sur un projet qui dépasse les clivages habituels entre la droite et la gauche.’
Bernard Frimat, sénateur PS (16h00). ‘De qui se moque-t-on ? Du Parlement, sans aucun doute. C'est une curieuse manière de revaloriser les travaux parlementaires que d'attendre l'achèvement du débat pour promettre ce que, par ailleurs, l'on refuse d'inscrire dans la Constitution. Les sénateurs socialistes voteront contre votre projet de révision constitutionnelle.
Nous sommes opposés à tout renforcement des pouvoirs du président de la République. Il faut beaucoup d'aveuglement pour reconnaître dans ce paysage institutionnel l'image d'une démocratie irréprochable. Quelle qu'en soit l'issue, Monsieur le Premier ministre, ce Congrès sera celui des occasions gâchées.’
François Fillon, Premier ministre (15h30). ‘Nos institutions doivent être rénovées. Il faut rehausser la voie de la représentation nationale. La faiblesse du Parlement fait la force des slogans et des démagogues. Réunir les trois cinquièmes du Congrès est un défi. La prudence aurait peut-être été l'esquive, mais ce défi je le relève avec vous. Notre Constitution n'est ni de droite ni de gauche, elle est notre Loi fondamentale.
J'invite ceux qui hésitent à ne pas gâcher cette occasion. Soit le renouveau, soit le statu quo, voilà l'alternative, tout le reste n'est que littérature. On ne peut pas regretter le déséquilibre institutionnel actuel et rejeter cette réforme qui tend à le corriger. La surenchère n'est rien d'autre que le paravent de l'immobilisme.
Personne ne peut nous reprocher de ne pas avoir recherché à rassembler. Les 47 articles de ce projet de révision constitutionnelle vont tous dans le même sens : plus de pouvoirs au parlement, plus de droits pour les citoyens. Personne ne peut nier qu'il y a derrière chacun d'entre eux des avancées considérables pour notre démocratie.
L'opposition fait mine de ne pas voir ces avancées, et va même jusqu'à jurer que cette réforme est destinée à amplifier les pouvoirs du président de la République. Ce n'est pas sérieux ! Alors, peut-on, pour une fois, pour une journée, échapper à la thèse du coup d'Etat permanent’ ? Peut-on espérer que les enjeux du Congrès ne soient pas occultés par ceux d'un autre congrès [celui du PS en novembre, ndlr].
Ce projet est entre vos mains. Les assemblées qui furent saisies d'une révision constitutionnelle, aussi large et aussi profonde, sont rares. Vous faites partie de celles-là. Vous déciderez pour la démocratie. Et vous allez décidé pour notre République.”

Une délégation d'élus de Saint-Denis est venue distribuer “une lettre ouverte aux membres du Congrès” devant le château de Versailles. Ils réclament l'inscription du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales dans le projet de loi constitutionnelle. Une mesure soutenue par Nicolas Sarkozy au début de la campagne présidentielle, mais abandonnée par la suite en raison d'une majorité hostile. Et le vœu de ces manifestants devrait rester pieu, tant les parlementaires semblent se désintéresser de leur cause. (Voir la vidéo)
Rarement réunion du Congrès n'aura été entourée d'un tel suspens. Par deux fois, l'incertitude du résultat avait poussé un président de la République française a renoncer au dernier moment à aller à Versailles par peur d'un camouflet. Georges Pompidou en 1973, qui voulait imposer le quiquennat, et Jacques Chirac, sur le Conseil supérieur de la magistrature et la Polynésie française, comme le rappelle Le Point.
Nicolas Sarkozy a, lui, décidé d'aller jusqu'au bout. Il en fait une condition majeure de la réussite de sa première année de pouvoir. Il n'a eu de cesse de le marteler. Il le répétait encore la semaine dernière au cours d'un déjeuner, relaté par Rue89, réunissant les parlementaires de la majorité :
“C'est fondamental parce qu'on fera le bilan de ma première année de mandat à l'aune de ce vote. C'est comme pour le bac : on peut travailler dur pendant un an, on n'est félicité que si on l'a.”
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Une posture qui politise considérablement le vote de ce lundi sur projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions. “Il ne faut pas donner au PS les clés d'une fantastique victoire”, a exhorté le chef de l'Etat. Car le Parti socialiste a lui aussi fait de cette modification de la Constitution un vote politique, en donnant comme consigne à tous ses députés et sénateurs de voter contre.
Pour parvenir à ses fins, l'Elysée n'a pas ménagé ses efforts. Et s'est démené sans compter pour convaincre la dizaine de parlementaires UMP opposés au texte. La tactique a porté ses fruits : Bernard Debré, Georges Tron ou Hervé Mariton, entre autres, sont passés dans le camp du oui. Ils assurent avoir changé de position pour éviter une crise gouvernementale, même si François Fillon a prévenu : il ne démissionnera pas en cas d'échec.
Les nombreux décomptes réalisés assurent que le vote se jouera à quelques voix près. Le socialiste Julien Dray a toutefois affirmé, ce lundi sur France Info, que les membres de l'exécutif entretenaient “un faux suspens, un faux suspense, parce qu'ils avouent eux-mêmes qu'ils ont au minimum cinq voix d'avance”.
Une chose est sûre, son collègue du PS Jack Lang se distinguera de son parti et votera en faveur de la réforme. Il l'a également annoncé ce lundi matin, après des semaines de tergiversations, quelques heures avant la réunion du Congrès qui débutera à 15h30. Le suspens prendra fin à l'issue du vote, programmé à 19 heures.























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à The last Puppet
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 15H38 | 21/07/2008 |
Pas d'accord : ça s'appelle la discipline de parti (et c'est vachement moins rigolo que le goulag ! ).
Même chose avec Fabius ou Mélenchon en 2005 (et c'est un noniste qui vous le dit ! ) : s'ils se dissocient de la position du parti, ils doivent aussi avoir le courage d'en assumer les conséquences. Au moment du vote, le débat a déjà eu lieu.
à thierry reboud
De The last Puppet
Etudiant | 17H03 | 21/07/2008 |
Le débat a déjà eut lieu oui. La discipline du parti oui. Mais quand vraiment on trouve qu'un texte est légitime (même s'il va à l'encontre de la décision du parti auquel on appartient), on ferme sa gueule et on attend que ça passe ?
Discipline du parti contre futur de la France (là je dis futur en l'occurence pour Lang et sa position : je ne me prononcerai pas vis à vis de ce vote).
à The last Puppet
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 17H44 | 21/07/2008 |
On ferme sa gueule et on attend que ça se passe ou on prend ses responsabilités et on quitte ce parti et on abandonne les mandats qu'on occupe sous son étiquette.
Un tout petit peu de vertu républicaine, il me semble que ça ne peut pas faire de mal, non ?
à thierry reboud
De TARPON
19H35 | 21/07/2008 |
justement la premiere vertu est de laisser s'exprimer chacun ou alors on se conduit comme Sarkozy.la democratie ,c'est ça.
à TARPON
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H52 | 22/07/2008 |
Dites-moi Tarpon l'intérêt de la connerie si ce n'est de nous conduire à la catastrophe.
Je préfère m'entourer de la beauté des choses et m'approcher de la vérité.
Bedos a raison il faudrait un permis de voter et éduquer les gens en politique.
Le résultat est là. Tout le monde peut se tromper, mais ne pas reconnaître ses erreurs, c'est persister dans la négation. Nous sommes dans le noir pour longtemps.
Du recul et du bon sens, bon sang c'est si difficile que ça ou les gens sont vraiment si fatigués qu'ils ne voient plus très clair ?
à The last Puppet
De XavXav
21H33 | 21/07/2008 |
Pourquoi le PS devrait ne pas avoir de discipline de parti alors même que l'UMP impose à ses adhérents de voter OUI, même s'ils pensent que c'est un mauvais texte ? (Debré et quelques autres ? )
Parce que le fait d'avoir perdu les législatives de 2007 veut dire vaseline ?
à XavXav
De The last Puppet
Etudiant | 21H53 | 21/07/2008 |
Je veux bien comprendre la discipline du parti, ect… qu'ont accepté les députés UMP à merveille pour ce vote serré. Mais, qu'avait à gagner un Mr Lang à voter oui, un « oui » UMP ?
C'est maintenant la question que je me pose.
On le prend pour un traitre et il n'aura rien en retour sauf des insultes et une bonne page médiatique pendant deux jours sur son « coup ».
Qu'on m'explique !
à The last Puppet
De XavXav
22H31 | 21/07/2008 |
un portefeuille au gouvernement ? Sarko avait évoqué la possibilité d'un remaniement après cet été ou en 2009 (me rappelle plus) : Lang avait échoué à obtenir quelque chose dans le cadre de l'ouverture l'an passé, il aura peut-être un poste cette fois-ci.
à XavXav
De NING
08H20 | 22/07/2008 |
nouveau portefeuille pour lang :
« Haut commissaire à l'immigration clandestine des loups
dans les Alpes du Sud »
Ce titre est aussi long que celui donné à un autre traitre du PS(ex conseiller de Sego également)
à NING
De NING
08H34 | 22/07/2008 |
liste des renégats de la Gauche :
besson : secrétaire d'état chargé de la prospective et
de l'évaluation des politiques publiques
hirsch : haut commissaire aux solidarités actives
contre la pauvreté
et enfin
lang : haut commissaire à l'immigration clandestine
des Loups dans les Alpes du sud et Mercantour
à NING
De The last Puppet
Etudiant | 09H26 | 22/07/2008 |
La traitrise au PS ça s'apprend vite fait et bien fait.
à The last Puppet
De Marc
15H52 | 21/07/2008 |
ah oui le bon sens…
Je mets la morale et l'éthique au dessus du bon sens.
1- Tout d'abord, il y a eu débat… Une position de groupe a été arrêtée… ce n'est pas rien.
2- il faut rappeler que monsieur Lang tient sa circonscription du PS.. quand il est allé quémander une solution (pas trop dure… )suite à son échec à Blois.
Aussi, le minimum qu'il aurait pu faire ces derniers temps c'est se taire.
à Marc
De NING
15H31 | 21/07/2008 |
Le PS doit empêcher lang de polluer davantage et doit
donc le virer avant le congrés de Reims !
à NING
De Venezuela
vit aux Pays-Bas | 20H11 | 21/07/2008 |
Surtout qu'il a signe la contribution de Martine Aubry.
De Naradamuni
sans | 15H21 | 21/07/2008 |
Tout ceci n'est qu'escroquerie :
Un état dans lequel les citoyens ne sont pas appelés pour se prononcer sur la constitution et ses modifications n'a pas à ce prévaloir de l'adjectif « démocratique », c'est une usurpation de pouvoir.
Quand ceux qui écrivent les règles du pouvoir ou les modifient sont ceux-là même qui ont le pouvoir de les appliquer, étant juges et parties, ils ne peuvent le faire que dans leur intérêts propre et pour celui de leur clan, pas pour celui du peuple citoyen ; c'est ce que les Français subissent depuis bien trop longtemps et cela ne va qu'en empirant pour ne pas dire « monarchisant » !
2008 = retour vers le futur = 1788
« Tous les pouvoirs tendent naturellement, mécaniquement, à l'abus de pouvoir.
» L'esprit des lois - Montesquieu
à Naradamuni
De Florent35
Etudiant | 16H41 | 21/07/2008 |
« Quand ceux qui écrivent les règles du pouvoir ou les modifient sont ceux-là même qui ont le pouvoir de les appliquer, étant juges et parties, ils ne peuvent le faire que dans leur intérêts propre et pour celui de leur clan, pas pour celui du peuple citoyen »
Justement, c'est en cela qu'on ne peut pas croire les arguments du PS ni ceux du gouvernement.
Cette histoire de réforme ne s'inscrit que dans un esprit politicien et n'a sûrement pas comme priorité une meilleure démocratie pour les citoyens.
Les Sarko, les Coppé, les Dray, les Lang, les Montebourg, les Baylet…Tous les mêmes à se regarder le nombril.
à Naradamuni
De guynaouec
Tête de con Breton | 17H03 | 21/07/2008 |
et voilà le résultat quand le peuple est appelé à s'exprimer sur les révisions de la Constitution : 70% d'abstention lors du référendum sur le quinquennat.
Ils ont compris les politiques : puisque ça vous emmerde, on vous laisse tranquille !
à guynaouec
De Naradamuni
sans | 17H34 | 21/07/2008 |
@ guynaouec | Tête de con Breton
Le quinquennat était loin d'être fondamental comme révision constitutionnelle !
Proposez un référendum pour la prise en compte des votes blancs, Vous verrez tout d'abord la réaction de tous ces soit disant « représentants du peuple » et vous verrez si le peuple ne se mobilisera pas !
Quand on sait que depuis 1962, en 46 ANS, les Présidents ont déjà confisqué la « souveraineté nationale » en violation de la Constitution, en lançant seulement 8 référendums, dont 2 totalement inutiles, ( le OUI étant garanti,) simplement pour flatter le Peuple et montrer qu'il était un « démocrate » en le consultant.
Le Peuple ne s'y était d'ailleurs pas trompé. Les deux fois, la gifle avait été sonore : 63% d'abstention en 1988 sur la Nouvelle Calédonie et 70% en 2000 sur le quinquennat.
http://www.ric-france.fr/entreznb.php
Quant au référendum de 2005, je n'ose même pas vous en parler, ces messieurs se sont assis dessus sans complexes ! !
à guynaouec
De Gosseyn
19H55 | 21/07/2008 |
Mais les 30 % ont bien réfléchi à la question, cela représente toujours plus que les parlementaires.
à guynaouec
De vakenat
23H56 | 21/07/2008 |
Et quand le peuple s'exprime sans ambigüité sur le traité européen, on fait quoi En France, en Irlande et ailleurs ?
Dans les hautes sphères… on s'en branle.
De Perlin
15H36 | 21/07/2008 |
On peut trouver quelque part les explications de ce projet veut changer dans la constitution ?
Je veux dire, quelques chose de moins obscure que le texte lui même sur le site de l'assemblée (car il faudrait connaitre la constitution actuel par cœur pour comprendre ce texte).
Si quelqu'un à des liens, ce serait gentil ( :
Edit : c'est bon j'ai retrouvé l'article de rue89 dessus.
à Perlin
De Ferdinand.Bardamu
19H28 | 21/07/2008 |
Euh, à tout hasard, y a aussi l'opinion de Badinter, ici :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/07/19/non-a-l-hyperpresidenc…
De elisa33
15H31 | 21/07/2008 |
Réforme des institutions : « On est en train de bidouiller les institutions » Jacques Myard UMP(audio) Jacques Myard, député UMP des Yvelines, votera contre la réforme des institutions car elle « bouleverse l'économie générale de la Constitution et ne revalorise pas le Parlement ».
Propos recueillis par Laura Marzouk http://www.lemonde.fr/web/son/0,54-0@2-823448,63-1075101@51-1031893,0.ht…
De donjipe
journaliste pqr | 15H34 | 21/07/2008 |
Fillon pas mal mais mal en point pour défendre un truc pas au point. Les sénateurs par contre : Baylet ou Rincourt : on comprend que le sénat et inutile, on y casent ceux qui savent même pas faire un discours. La question que je me pose depuis le début : si cette révision est si importante pourquoi ne pas faire un référendum ? On se méfie du peuple ? Il est trop con ? En plus comment faire confiance à Sarko ?
De kk
star malgré elle | 15H42 | 21/07/2008 |
Baylet va à la soupe en échange d'un groupe parlementaire !
Et son droit d'a(i)nesse contre un plat de lentilles ?
à kk
De Florent35
Etudiant | 17H07 | 21/07/2008 |
C'est ça que je ne comprends pas.
Ou alors il ne sait pas compter, ou il est super optimiste pour les prochaines élections.
Vu qu'ils ne sont que huit PRG à l'assemblée, je ne vois pas en quoi passer de 20 à 15 pour le groupe parlementaire changera quoi que ce soit à l'avenir politique des radicaux.
Quelqu'un a une explication ?
à Florent35
De léo solo
08H25 | 22/07/2008 |
En se regroupant avec les radicaux valoisiens de Borloo, vont y arriver.
Mais ils n'en auront plus besoin, car dès lors ils seront explicitement à droite.
à léo solo
De Florent35
Etudiant | 15H04 | 22/07/2008 |
Je les avais oublié ceux-là.
Merci léo
De NING
15H48 | 21/07/2008 |
Avec les radicaux de gauche de l'annoneur Baylet et
le socialiste lang, on a maintenant une OPPOSITION
DE CHOC ! Vraiment on va bien être défendu à gauche !
Qu'en pensent les électeurs de lang !
à NING
De p.
16H11 | 21/07/2008 |
Ils en pensent que si tu avais eu à choisir entre Lang et un député de la majorité en 2007, tu aurais choisi Lang.