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La réforme des institutions adoptée à deux voix près

(De Versailles) La Constitution de la Ve République est modifiée. Retrouvez sur Rue89 les coulisses, le vote et les réactions.

Au Chateau de Versailles (Etienne Cazin/flickr.com/ranopamas).

Les réactions

19h45. « C'était juste… » La même expression traduisait le soulagement ou la rancœur. Soulagement chez le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin qui en profite pour adresser un remerciement en forme de baiser de Judas au député PS Jack Lang, qui a voté oui contre la consigne de son groupe.

Jack Lang, son collègue socialiste Arnaud Montebourg ne veut pas, lui, en entendre parler. Il préfère mettre en garde contre le « danger » que représente cette réforme pour les Français. D'autres responsables socialistes étaient toutefois plus diserts et glissaient que Jack Lang devait avoir le courage de démissionner après s'être mis seul au ban du parti.

De la rancœur, on en sent aussi chez le député UMP Hervé Mariton. Il a voté oui et le oui a gagné… mais il n'aime pas cette réforme, il a changé d'avis dans les derniers jours. Son vote était « politique », il le reconnaît. Il ressort du Congrès « pas spécialement » content, mais « soulagé de passer à autre chose ».

L'élu du Nouveau Centre François Sauvadet se dit satisfait que « le Parlement français compte de nouveaux pouvoirs ». Il a choisi le bon camp, celui des vainqueurs, au prix de concessions importantes mais qu'il estimait nécessaires, même si les voix de son parti se sont au final révélées primordiales. (Voir la vidéo)



Les résultats du vote

18h30. Les résultats interviennent bien plus tôt que prévu. Nombre de votants : 905. Votes exprimés : 896. Majorité des trois cinquièmes requise pour l'adoption du texte : 538. Pour : 539. Contre : 357. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est adopté. Retrouvez en cliquant ici tous les détails du vote, parlementaire par parlementaire, parti par parti, chambre par chambre :


Pendant le vote

18h15. « Le vote est clos », annonce le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui préside également le Congrès. Il rompt ainsi la précédente suspension de séance pour en prononcer immédiatement une nouvelle. Le temps de comptabiliser manuellement chacun des votes. Un décompte qui devrait durer environ une heure.

18h10. La salle de presse du Congrès fourmille. WiFi, télévisions et baffles sont de sortie pour que les journalistes puissent suivre le Congrès et envoyer dans le même temps des informations à leur rédaction. Journalistes de presse écrite, radio, télé et Web cohabitent, chacun avec ses contraintes. Mais tout le monde est pareillement suspendu à l'annonce des résultats.

18h00. Les pressions dénoncées au cours de plusieurs de ces « explications de vote » sont évidemment contestées par la plupart des membres de la majorité présidentielle. Jamais le pouvoir en place n'aurait agité des menaces ou promis des récompenses pour que les parlementaires récalcitrants votent en faveur de ce projet de loi constitutionnelle. Pourtant, quelques élus ont osé parler, dont la députée MPF de Vendée Véronique Besse, qui s'est confiée dimanche au « 19/20 » de France3 :

« J'ai eu le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui m'a appelée, très sympathique dans un premier temps et puis après un petit peu menaçant, qui m'a carrément dit que la dernière fois je n'avais pas de candidat UMP contre moi, j'étais candidate de la majorité présidentielle, mais que ça pourrait changer la prochaine fois. Il m'a également demandé ce que je voulais, il m'a carrément dit “qu'est-ce que tu veux, qu'est qui te ferait plaisir ? ‘’ (Voir la vidéo)

17h30. La séance est suspendue après ces discours dits ‘d'explication de vote’. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est mis aux voix. Les parlementaires votent un à un par ordre alphabétique, dans une salle située derrière l'Hémicycle. Un hémicycle qui s'est vidé en quelques secondes et ne se remplira pas avant les résultats, qui sont attendus vers 19 heures.

Le Parlement réuni en Congrès à Versailles le 21 juillet 2008 (Julien Martin/Rue89).

Pendant les discours

Jean-François Copé, député UMP (DR).Jean-François Copé, député UMP (17h20). ‘Nous y sommes. J'ai envie de vous livrer ma part de vérité. J'ai relu les plateformes de nos différents partis : sur les questions institutionnelles, il y a beaucoup de points communs ; dans nos différences, il y a des convergences très fortes. Regardons ce projet en reposant les œillères partisanes.

Un mot dans l'opposition revient : l'hyperprésidentialisation. mais ce qui pose le problème quand on parle d'hyperprésidentialisation, ce n'est pas le Président, c'est la faiblesse du Parlement. Pour l'UMP, comme pour les centristes, nous nous sommes particulièrement attachés à améliorer les pouvoirs de contrôle du Parlement.

Ce n'est pas les réformes qui n'intéressent pas les Français, c'est le Parlement qui n'intéresse pas les Français. Ca fait plus de vingt ans que l'on rejoue la même pièce, et cette pièce commence sérieusement à ennuyer tout le monde. J'ai l'intime conviction que cette réforme nous donnera les moyens de mieux remplir notre mission. C'est maintenant ou jamais.’

Guy Fischer, sénateur PCF (DR).Guy Fischer, sénateur PCF (17h10). ‘Depuis des mois, vous agitez un leurre. Cette réforme constituerait selon vous une amélioration des pouvoirs du Parlement. Vous avez du mal à convaincre, malgré des sondages manipulés à la dernière minute. Est-ce la démocratie européenne et son lobbying qui vous inspire ? Votre réforme tourne le dos aux exigences démocratiques : la proportionnelle, la limitation du nombre des mandats, le vote des étrangers aux élections… Le mépris est en harmonie avec la tromperie de ce projet de loi. Cette méthode est choquante, d'autant que les citoyens ont été écartés des débats. Nous votons solennellement contre aujourd'hui, c'est un grand service rendu à notre pays.’

Michel Mercier, sénateur centriste (DR).Michel Mercier, sénateur centriste (17h00). ‘Nos idées sont des idées simples. Il s'agit de chercher par l'agencement des institutions à instaurer un gouvernement de la liberté. Nous avons donc essayé de donner un sens à un élément fondamental pour nous : le pluralisme.

Un parlement fort est un parlement plus représentatif. Au bout de longues discussions, nous avons fait passer un amendement qui permet au pluralisme de s'exprimer. Que cela veut-il dire ? Nous, nous ne demanderons pas des scrutins à la proportionnelle totale, mais des scrutins mixtes.

Certains membres de notre groupe ne voteront pas le texte, nous les respectons, mais nous espérons en majorité que ce projet modifie la Constitution de notre République.’

François Sauvadet, député Nouveau Centre (DR).François Sauvadet, député Nouveau Centre (16h50). ‘Il n'y aura pas demain de plan B pour la réforme constitutionnelle. Je ne comprends la polémique sur l'augmentation des pouvoirs du Président. Les Français veulent un Président qui agit et qui assume, mais aussi un Président aux pouvoirs encadrés. Force est de constater que Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à proposer ce rééquilibrage institutionnel.

Nous aurions aimé aller plus loin dans l'obligation d'équilibre budgétaire, mais c'est un premier pas que nous saluons. Qui peut nier toutes ces avancées import antes ? Les députés du Nouveau Centre voteront ce projet de loi. Le seul vainqueur ou le seul perdant à l'issue de ce Congrès ne sera pas le président de la République, ce sera la démocratie française.’

Arnaud Montebourg, député PS (DR).Arnaud Montebourg, député PS (16h40). ‘Nous avons toujours affirmé notre disponibilité pour un compromis. Cette réforme aurait pu être celle de tous. Les amoureux de la démocratie, on était malheureusement dans nos rangs dédaignés. Vous instaurez une sorte de monocratie. Les premières victimes sont le Premier ministre et le gouvernement. C'est l'accroissement de l'hyperconcentration des pouvoirs présidentiels.

La deuxième victime, c'est nous, c'est l'opposition. Car ce qui est présenté comme une augmentation des pouvoirs du Parlement est en réalité une augmentation des pouvoirs du parti du Président. Donnez des droits à l'opposition ! Nous avons présenté des amendements qui ont été lamentablement rejetés. Pourquoi accepter ensuite par lettre sans aucune valeur ou par un entretien dans la presse ce qui nous a été refusé au cours du débat parlementaire ? Le pouvoir s'est replié sur ses forteresses conservatrices, là où les Français réclamaient de grandes avancées. C'est une triste occasion manquée dans l'histoire de notre pays. Nulle doute que les Français finiront par imposer la VIe République que nous réclamons. C'est armés de cet espoir que nous rejetons aujourd'hui votre projet de loi constitutionnelle.’

Marie-George Buffet, députée PCF (DR).Marie-George Buffet, députée PCF (16h30). ‘Oui, il faut de nouvelles institutions, mais pour rendre à la politique ses lettres de noblesse, lui rendre son pouvoir sur le cours des choses. Cette réforme est un chantier difficile. Votre réforme comporte-t-elle quelques prémices d'amélioration ? Non, mille fois non.

Aucun des fondements de la soumission du Parlement au Président n'est remis en cause. C'est la confirmation de la polarisation de la vie parlementaire autour de la fonction présidentielle. Avec la modification du droit d'amendement, vous semblez rechercher une vie politique scénarisée.

Nous, nous demandons la proportionnelle à chacune des élections, l'élargissement du droit de vote aux étrangers, l'établissement d'un véritable référendum d'initiative populaire… Vous avez fait le choix de tout repousser d'un revers de main, nous rejetterons avec la plus grande fermeté votre projet de loi constitutionnelle.’

Henri de Raincourt, sénateur UMP (DR).Henri de Raincourt, sénateur UMP (16h20). ‘L'accélération de la vie politique, la prédominance du président de la République et l'évolution de la société nous imposent de rééquilibrer nos pouvoir. Aujourd'hui est un jour historique, c'est une chance. Ce projet de réforme préserve la nature profonde de nos institutions, tout en les traduisant dans une configuration moderne.

Je tiens à saluer la qualité de notre dialogue avec l'Assemblée nationale. La plupart des dispositions de ce projet est le fruit de cet état d'esprit entre les deux chambres. Preuve que le bicamérisme est nécessaire à notre démocratie. Dès octobre prochain, il sera certainement difficile de réunir une telle majorité au Congrès. J'en appelle à l'esprit de responsabilité de chacun.’

Jean-Michel Baylet, sénateur radical de gauche (DR).Jean-Michel Baylet, sénateur radical de gauche (16h10). ‘Nos aînés étaient opposés à la Constitution de 1958, nous sommes toujours opposés à cette Constitution. Nous avons proposé une Constitution de la VIe République, avec la suppression du Premier ministre et du droit de dissolution. Nous sommes encore loin de la réforme en profondeur que nous appelons de nos vœux. Mais ce projet propose des améliorations que nous attendions depuis longtemps.

Je le dis sans ambages : les radicaux de gauche vont approuver la réforme qui nous est proposée. C'est un choix libre, opéré en conscience. On ne peut voter contre des réformes que l'on a toujours demandées. Le mieux est souvent l'ennemi du bien. Les radicaux de gauche sont dans l'opposition, mais nous avons aujourd'hui à nous prononcer sur un projet qui dépasse les clivages habituels entre la droite et la gauche.’

Bernard Frimat, sénateur PS (DR).Bernard Frimat, sénateur PS (16h00). ‘De qui se moque-t-on ? Du Parlement, sans aucun doute. C'est une curieuse manière de revaloriser les travaux parlementaires que d'attendre l'achèvement du débat pour promettre ce que, par ailleurs, l'on refuse d'inscrire dans la Constitution. Les sénateurs socialistes voteront contre votre projet de révision constitutionnelle.

Nous sommes opposés à tout renforcement des pouvoirs du président de la République. Il faut beaucoup d'aveuglement pour reconnaître dans ce paysage institutionnel l'image d'une démocratie irréprochable. Quelle qu'en soit l'issue, Monsieur le Premier ministre, ce Congrès sera celui des occasions gâchées.’

François Fillon, Premier ministre (DR).François Fillon, Premier ministre (15h30). ‘Nos institutions doivent être rénovées. Il faut rehausser la voie de la représentation nationale. La faiblesse du Parlement fait la force des slogans et des démagogues. Réunir les trois cinquièmes du Congrès est un défi. La prudence aurait peut-être été l'esquive, mais ce défi je le relève avec vous. Notre Constitution n'est ni de droite ni de gauche, elle est notre Loi fondamentale.

J'invite ceux qui hésitent à ne pas gâcher cette occasion. Soit le renouveau, soit le statu quo, voilà l'alternative, tout le reste n'est que littérature. On ne peut pas regretter le déséquilibre institutionnel actuel et rejeter cette réforme qui tend à le corriger. La surenchère n'est rien d'autre que le paravent de l'immobilisme.

Personne ne peut nous reprocher de ne pas avoir recherché à rassembler. Les 47 articles de ce projet de révision constitutionnelle vont tous dans le même sens : plus de pouvoirs au parlement, plus de droits pour les citoyens. Personne ne peut nier qu'il y a derrière chacun d'entre eux des avancées considérables pour notre démocratie.

L'opposition fait mine de ne pas voir ces avancées, et va même jusqu'à jurer que cette réforme est destinée à amplifier les pouvoirs du président de la République. Ce n'est pas sérieux ! Alors, peut-on, pour une fois, pour une journée, échapper à la thèse du coup d'Etat permanent’ ? Peut-on espérer que les enjeux du Congrès ne soient pas occultés par ceux d'un autre congrès [celui du PS en novembre, ndlr].

Ce projet est entre vos mains. Les assemblées qui furent saisies d'une révision constitutionnelle, aussi large et aussi profonde, sont rares. Vous faites partie de celles-là. Vous déciderez pour la démocratie. Et vous allez décidé pour notre République.”

Au Chateau de Versailles (Etienne Cazin/flickr.com/ranopamas).

Une heure avant le Congrès

Une délégation d'élus de Saint-Denis est venue distribuer “une lettre ouverte aux membres du Congrès” devant le château de Versailles. Ils réclament l'inscription du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales dans le projet de loi constitutionnelle. Une mesure soutenue par Nicolas Sarkozy au début de la campagne présidentielle, mais abandonnée par la suite en raison d'une majorité hostile. Et le vœu de ces manifestants devrait rester pieu, tant les parlementaires semblent se désintéresser de leur cause. (Voir la vidéo)




A quelques heures du Congrès

Rarement réunion du Congrès n'aura été entourée d'un tel suspens. Par deux fois, l'incertitude du résultat avait poussé un président de la République française a renoncer au dernier moment à aller à Versailles par peur d'un camouflet. Georges Pompidou en 1973, qui voulait imposer le quiquennat, et Jacques Chirac, sur le Conseil supérieur de la magistrature et la Polynésie française, comme le rappelle Le Point.

Nicolas Sarkozy a, lui, décidé d'aller jusqu'au bout. Il en fait une condition majeure de la réussite de sa première année de pouvoir. Il n'a eu de cesse de le marteler. Il le répétait encore la semaine dernière au cours d'un déjeuner, relaté par Rue89, réunissant les parlementaires de la majorité :

“C'est fondamental parce qu'on fera le bilan de ma première année de mandat à l'aune de ce vote. C'est comme pour le bac : on peut travailler dur pendant un an, on n'est félicité que si on l'a.”

A lire aussi :


Une posture qui politise considérablement le vote de ce lundi sur projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions. “Il ne faut pas donner au PS les clés d'une fantastique victoire”, a exhorté le chef de l'Etat. Car le Parti socialiste a lui aussi fait de cette modification de la Constitution un vote politique, en donnant comme consigne à tous ses députés et sénateurs de voter contre.

Pour parvenir à ses fins, l'Elysée n'a pas ménagé ses efforts. Et s'est démené sans compter pour convaincre la dizaine de parlementaires UMP opposés au texte. La tactique a porté ses fruits : Bernard Debré, Georges Tron ou Hervé Mariton, entre autres, sont passés dans le camp du oui. Ils assurent avoir changé de position pour éviter une crise gouvernementale, même si François Fillon a prévenu : il ne démissionnera pas en cas d'échec.

Les nombreux décomptes réalisés assurent que le vote se jouera à quelques voix près. Le socialiste Julien Dray a toutefois affirmé, ce lundi sur France Info, que les membres de l'exécutif entretenaient “un faux suspens, un faux suspense, parce qu'ils avouent eux-mêmes qu'ils ont au minimum cinq voix d'avance”.

Une chose est sûre, son collègue du PS Jack Lang se distinguera de son parti et votera en faveur de la réforme. Il l'a également annoncé ce lundi matin, après des semaines de tergiversations, quelques heures avant la réunion du Congrès qui débutera à 15h30. Le suspens prendra fin à l'issue du vote, programmé à 19 heures.

Au Chateau de Versailles (Etienne Cazin/flickr.com/ranopamas).

374 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de tsafone

De tsafone

08H33 | 22/07/2008 | Permalien

Pour la première fois depuis un an la droite à été à un cheveu de perdre une décision de l'assemblée, c'est un sacré progrès. Elle tente (la droite)d'instrumentaliser ce genre d'événements pour que ça ne ressemble qu'à un match sans conséquences, elle minimise tous ses échecs. Et là, j'estime que la droite à en fait perdu politiquement. (même si elle gagne aux points)
La cristallisation sur Jack Lang ne sera qu'une diversion inutile.

Portrait de Beryl

De Beryl

07H22 | 22/07/2008 | Permalien

Grâce à Jack Lang, désormais les choses sont claires :

LA FRANCE EST officiellement divisee en deux.

CAMP CONTRE CAMP (il faut retourner la déclaration de Sarkozy, comme toujours)

La monocrâtie a mis un pistolet sur la tempe des récalcitrants de droite. Mascarade.

Ces otages du chef de gang politique s'en souviendront.

Pour Sarkozy, ce n'est qu'une victoire à la Pyrrhus. Le commencement de la fin. Il finira comme Charles X, totalement sourd au peuple, et qui dût s'enfuir comme un malfaiteur.

Un jour, on verra un Sarkozy hagard, comme le despote Ceaucescu, et tentant de rattraper une dernière grosse bêtise, qui lui sera fatale.

Son camp le lâchera comme les rats quittent le navire, pour ne pas sombrer avec lui.

Portrait de kkadim

De kkadim

service public rhone alpes | 07H28 | 22/07/2008 | Permalien

en fait ce vote montre en lui même la profonde stupidité de ceux qui nous rabache que maintenant les députés et sénateurs ont plus de pouvoir : sarkozy exigea la réforme et fit pression de façon quasi publique sur ceux qui émettaient le moindre doute. il a gagné ; demain il agira encore de la sorte, et les mêmes se coucheront. le parlement dispose de suffisament de moyens pour être indépendant, mais cette indépendance ne peut s'exercer que par le courage. peut on demander à ceux qui se considére avant tout comme des domestiques dans l'attente d'une gratification le moindre courage ; cette réforme ne changera rien, sinon le fait que NS pourra venir cracher à la gueule de la « représentation nationale » en toute impunité.

Portrait de ocsena

De ocsena

07H40 | 22/07/2008 | Permalien

{{Révision de la Constitution : les délires de l'UMP et la presse doitière qui va avec}}

{{L'effet collatéral intéressant, c'est que ca a été une rare occasion pour un belge d'être comparativement très fier d'être belge.}}

…………………….

{{{Les Pensées zaz de l'Ocséna}}}

{{Ocsena, Organisation contre le système-ENA… (et pour la démocratie avancée)}}
-[->http://ocsena.ouvaton.org]

Portrait de Pierrot287

De Pierrot287

08H12 | 22/07/2008 | Permalien

Merci Jack ! HEIL SARKÔ ! ! On s'en souviendra Jack !

Portrait de léo solo

De léo solo

08H15 | 22/07/2008 | Permalien

 » Je vois l'homme perdu de perversions politiques, confondant action et expiation, nommant conquête son anéantissement »

faut-il rappeller l'adresse mel du petit Jakot à l'assemblée nationale ?

Portrait de levraidebat

De levraidebat

08H40 | 22/07/2008 | Permalien

Quelle farce ce machin ! !

Tout ce que je vois, c'est qu'on nous a sucré le référendum obligatoire avant tout élargissement de l'UE, et qu'on a refusé la moindre dose de proportionnelle aux législatives, seule avancée démocratique qui aurait pu sortir de cette farce.

http://www.levraidebat.com

Portrait de V

De V

révolté | 08H50 | 22/07/2008 | Permalien

http://www.dailymotion.com/video/x2qtb8_v-for-vendetta-televised-speech-…

Parfois le cinéma à des échos prémonitoires…

Aujourd'hui est un triste jour.

Portrait de Jérémie A.

De Jérémie A.

08H53 | 22/07/2008 | Permalien

Bonjour à tous, j'ai un question qui me turlupine : pourquoi les votes ne sont ils pas à bulletin secret ? Ca limiterait les pressions, marchandages et autres joyeusetés, il me semble. Il doit y avoir un fondement logique au fait que ce ne soit pas le cas mais je voudrais savoir lequel exactement !
Merci à celui qui me répondra !

Portrait de freestyler

De freestyler

09H04 | 22/07/2008 | Permalien

Formiiidaaable !

Qu'en est-il du cumul des mandats (+ autres activités extra politiques), du régime très spécial de nos parlementaires, de nos chers sénateurs qui nous coûtent également très cher et qui nous servent à rien, de la fameuse dose de « proportionnelle » promise pour des élections législatives.

Sur ces questions, point de réponses ou actions si bien que cette réformette a le même arrière goût de chiotte que le projet de contitution européenne.

Portrait de mioumiou

De mioumiou

09H13 | 22/07/2008 | Permalien

Je trouve le lynnchage de Jack Lang pathétique de la part des tous ces gauchistes rétrogrades et conservateurs. Un homme qui a usé de son droit de parlementaire c'est à dire de voter pour ou contre une réforme en son âme et conscience. Sachant que la réforme n'était pas tout à fait loin de ce que voulaient avoir les socialistes.
ça présage bien de ce qu'est l'esprit du socialisme Français .. bravo encore pour cette formidable preuve (encore une) de l'incroyable retard idéologique et éthique de la gauche…

Portrait de freestyler

à mioumiou Portrait de mioumiou De freestyler

09H21 | 22/07/2008 | Permalien

Tu me fait marrer car cette « réforme » y'a pas plus conservateur.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à freestyler Portrait de freestyler De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 11H37 | 22/07/2008 | Permalien

Dans le genre on crée un machin pour en supprimer un autre, oui ! Dorénavant, exit le Médiateur, mais j'ai déjà oublié comment on dit. On ne pourrait pas faire un chat avec m'sieur Ballamou ?

Portrait de Gotch

De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 09H27 | 22/07/2008 | Permalien

Si vous avez bien lu le texte de cette réforme, vous avez sans doute remarqué que désormais nous avons un président officiellement irresponsable qui est le seul pouvoir exécutif face à un pouvoir législatif dont il tient serrées les rênes du Parti majoritaire, dont il est le président aussi. Plus de premier ministre, dans les faits.

Rien que pour cela, cette réforme est très mauvaise, quels que soient les protagonistes. Avec un président maniaque du pouvoir, c'est très dangereux. J. Lang aurait pu éviter cela, les membres du PRG aussi. Ils ne l'ont pas fait. A eux maintenant d'être pleinement responsables de ce qui va suivre.

Pour une fois depuis longtemps, les membres du PS ont vraiment compris l'enjeu, sauf un. Avouez qu'ils ont de quoi lui en vouloir !

Portrait de XavXav

à mioumiou Portrait de mioumiou De XavXav

06H35 | 23/07/2008 | Permalien

De même que Debré a voté OUI en son ^me et conscience, après s'être fait remonter les bretelles par l'élysée ?

Portrait de Florent Pommier

De Florent Pommier

Journaliste | 09H15 | 22/07/2008 | Permalien

En tant qu'ancien militant de l'association menée alors par Arnaud Montebourg, la Convention pour la 6e république (ou C6R), et en tant que citoyen favorable à un accroissement des pouvoirs des députés, je pense que la loi de révision constitutionnelle votée hier est une avancée.
M. Montebourg, lorsqu'il était président de la C6R, défendait une partie des propositions que le texte d'hier a validées. Que par discipline il se range derrière l'opinion de son parti -dans une posture très politique- me déçoit. Il aurait pu, comme Jack Lang, voter oui en regardant le verre à moitié plein et non le verre à moitié vide, et en disant que lui aussi dans son passé avait fait des propositions constitutionnelles.
D'accord, la constitution va donner plus de poids au président mais elle va aussi donner plus de poids au parlement, d'accord le régime sera plus présidentiel que parlementaire -ce qui est une déception- mais après nicolas sarkozy il y aura d'autres présidents qui auront une pratique différente des institutions (ou alors la même pratique parce qu'un président de gauche aimera finalement ces institutions… rappelez vous mitterrand).
D'accord cette loi donne le sentiment qu'on laisse nicolas sarkozy devenir le président qu'il veut être, un président « sur-présent » et « je-m'occupe-de-tout », d'accord on aurait pu donner plus de pouvoirs encore aux députés et aux citoyens à travers une saisine moins difficile à obtenir, d'accord on aurait pu associer le peuple pour qu'il avalise le tout par référendum… mais les avancées, sur le papier, sont positives.
la France est un pays qui a oscillé entre la monarchie absolue, le bonapartisme, la république parlementaire instable et la république semi-présidentielle stable ; maintenant elle devient une république un peu plus présidentielle avec des pouvoirs parlementaires étendus, et une possibilité pour un 5e des parlementaires de soumettre une loi au vote avec le soutien de 1/10 e des électeurs inscrits, ce qui est une avancée ,même si cela semble beaucoup 1/10 e d'électeurs. à voir dans la pratique.
si l'affaire du congrès est devenue politique, c'est parce que le PS en a fait un sujet éminemment politique en appelant à voter non alors qu'il avait dans un premier temps dit que les propositions avancées étaient intéressantes.
Dire tout cela n'est pas se ranger dans un camp, qui serait sarkozyste, mais c'est de dire que notre constitution doit prendre en compte que parlementaires et citoyens réclament plus de poids mais que le président est là pour coordonner et impulser le tout. c'est un équilibre.

Portrait de Gotch

à Florent Pommier Portrait de Florent Pommier De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 09H31 | 22/07/2008 | Permalien

Lisez ce que je viens d'écrire. Merci.

Sarkoziste ou pas, notre système de gouvernement n'est plus viable, il n'y a plus qu'un seul homme qui détienne vraiment le pouvoir, alors qu'il n'a pas à répondre de ses actes. Ce n'est pas bon du tout ! .

Portrait de zénon denon 84

à Gotch Portrait de Gotch De zénon denon 84

Bonne | 10H55 | 22/07/2008 | Permalien

C'est bien vrai que la CINQUIEME
n'arrete pas de crever à longueur de mois !
On se demande bien ce que le peuple attend
pour donner un dernier coup de reins…
Merde alors ne serait-ce qu'en mémoire
des chers anciens qui eux …en avait .
Quoi ?
Mais du courage ,tout bêtement .Croyez pas ?

Portrait de Marat l'ami du peulple

à Florent Pommier Portrait de Florent Pommier De Marat l'ami du peulple

citoyen juriste | 13H33 | 22/07/2008 | Permalien

une avancée ? ? ? c'est une plaisanterie, lisez mon post

Portrait de donjipe

à Florent Pommier Portrait de Florent Pommier De donjipe

journaliste pqr | 13H49 | 22/07/2008 | Permalien

Et la personnalité de Sarkozy ne vous inquiète-t-elle pas ? Un système qui relâche ses garde fous avec lui je trouve ça un peu risqué. Par ailleurs, les quelques avancées manquent de clarté et une question me turlupine depuis le début : pourquoi ne pas être passé par un référendum. Les Français sont moins con qu'on le croit et s'ils ont pu s'exprimer en 58, le niveau d'éducation et d'information évoluant, ils doivent l'être aujourd'hui non ? Enfin, et surtout, trouvez vous que cette réforme réponde à la crise de la représentation, soit en phase avec une démocratie moderne et plus participative (ce mot quelle horreur) dans laquelle le citoyen serait enfin respecté écouté et consulté ? J'y vois plus des retouches et des magouilles (dangereuses car liées à ceux qui pratiqueront les institutions) qu'un projet ambitieux et tourné vers l'avenir.

Portrait de TARPON

De TARPON

09H34 | 22/07/2008 | Permalien

Vous savez maintenant pourquoi Hollande a une tete de suppositoire.

Portrait de Caniveau89

De Caniveau89

09H56 | 22/07/2008 | Permalien

Vous oubliez de parler du rôle des medias dans la dernière ligne droite, et de l'intoxication narrative de notre excellent Monde.fr qui titrait vers 17h en reprenant à son compte la thèse socialiste, à savoir que la majorité serait large en faveur du oui, que les discours alarmistes de l'UMP étaient des manoeuvres politiciennes… Vrai de vrai !

D'ailleurs, le même Monde.fr au lendemain du vote : aucune infoirmation sur cet évènement politique important ! Les journalistes doivent être partis en vacances cette nuit !

Portrait de Turluto

De Turluto

Nondedio | 10H10 | 22/07/2008 | Permalien

La trahison ne s'improvise pas.
Art ou tradition ! ? Lang veut rejoindre ses amis.
Logique ! ça ne devrait pas poser de gros problèmes.
Ils bouffent vraiment à tous les rateliers…
A vomir (sur eux)

Portrait de boeuf mode

De boeuf mode

Sidéré | 10H11 | 22/07/2008 | Permalien

Ça y est. Notre homme a enfin rejoint le camp de l'omnipotent. Faut dire que ça le démangeait depuis un bout de temps. Quand il avait vu les Kouchner, Séguéla, Tapie, Bénamou et autres Sevran franchirent le Rubicon sans vergogne, il avait vraiment failli les suivre. A l'époque, on l'avait senti envieux, presque jaloux. Il aurait tant aimé avoir un portefeuille ministériel à la french doctor ou encore un poste prestigieux à l'échelle mondiale façon DSK. Lui, le courtisan idéal s'ennuyait tant dans le camp des battus, divisés qui plus est par leurs vaines luttes intestines. Lui, le vieil éléphant ne pesait plus grand chose dans le débat à gauche.

Il lui fallait faire carrière en face. Là-bas, on récompensait grassement les traîtres. Même le fourbe Besson avait réussi à décrocher un sous-ministère. Mister Jack avait déjà fait la moitié du chemin quand il avait accepté de siéger à la commission Balladur chargée de préparer la révision constitutionnelle. Il s'apprêtait à finir le trajet quand Sarkozy s'était violemment effondré dans les sondages. Les médias de tout poil avaient brutalement lâché l'homme aux talonnettes. Le vrai visage du président bling-bling avait enfin été révélé par la presse impitoyable. Discrètement, Lang de Blois, comme on le surnomme parfois, avait alors opéré une timide volte-face, critiquant du bout des lèvres les frasques du petit prince.

Rongeant son frein, il avait alors attendu son heure. L'instant précis où il pourrait enfin revenir en lumière. Le projet de révision constitutionnelle allait lui fournir l'alibi idéal pour lâcher les siens. Son argutie était imparable. Comme il avait participé à la préparation du texte de réforme, il ne pouvait s'y opposer, sauf à faire, selon ses propres termes, acte de schizophrénie. Un incroyable scénario allait alors se produire qui devrait définitivement l'aider à entrer en grâce.

Malgré un insupportable battage médiatique vantant les mérites de la révision, malgré une cohorte de constitutionnalistes (drôle d'animaux) plébiscitant le dit-texte sur les plateaux télé et les ondes radio, malgré des sondages honteusement orientés (JDD) donnant à penser que 80% de l'opinion approuvait la chose, députés et sénateurs n'adoptaient la réforme qu'avec une voix de plus que le minimum requis. Une voix… La sienne au grand Jack. Vilipendé par le PS, il était félicité par l'UMP reconnaissante. L'irascible porte-flingue Frédéric Lefebvre allait jusqu'à saluer son « honnêteté intellectuelle ». L'homme en noir avait donné un gage sans équivoque de sa conversion. Il lui fallait désormais récupérer son bien. Son cher et tendre ministère de la Culture…
http://ruminances.unblog.fr

Portrait de Hors-cases

De Hors-cases

Chômeur surdiplômé trop vieux | 11H25 | 22/07/2008 | Permalien

Je ne voudrais pas m'abandonner à la colère, j'ai préféré laisser passer la première émotion et m'adonner à des remarques après la nuit. Dans le même temps un quarteron de dirigeants socialistes annonce un texte commun -dans le même sens que les fayotages précédents- pour dénoncer l'anti-sarkozisme pavlovien, clamant à l'unisson une incapacité du parti à s'oppposer à la réforme et à la modifier pour l'améliorer. A ceux là je dois bien dire qu'ils ont raisons ; tout d'abord dans l'incapacité de la contrer : la « magouillocratie » est une forme de pouvoir des faibles, de ceux qui, sans idée pour unifier des citoyens autour d'un projet, promettent à grand renfort d'effets de manche et de rhétorique, des privilèges à tous ceux qui feront allégeance au grand timonier (ou père du peuple ou guides, leader ou führer qui sont des traductions de même signification)… Et ça marche encore ! J'allais dire comme en 40 avec le bon maréchal. Et ils ne veulent pas, tous ces parlementaires, qu'on les dise ripoux ; mais c'est pourtant mieux que collabo tout en ayant un sens voisin. Mais la colère m'a encore échauffé la bile et le clavier ; revenons à plus de sérénité.
Je crois qu'en fait, sans leur donner raison absolument, ils ont des circonstances atténuantes. Tout d'abord, il est malheureusement exact qu'une forte minorité n'a pu infléchir le texte originel, et c'est la preuve, non pas de l'incapacité du premier parti d'opposition, mais, plus grave encore, de la fin d'un régime où le Parlement est un pouvoir à même de contrer ou modifier la volonté de l'exécutif. Et cela n'est pas dû à Sarkozy lui-même, mais à la réforme passée en 2001 avec le quinquénat et l'élection de la chambre d'enregistrement de luxe -appellée Assemblée Nationale- dans la foulée. Je soupçonne ceux qui étaitent au pouvoir à l'époque -un groupe fier et dominateur (tient, çà me rappelle quelque chose) autour de Jospin, Aubry, Vaillant, etc.- d'avoir eu l'idée, une fois l'élection passée(sans risque avec le vainqueur déjà désigné par tous les sondages), de s'assurer d'une rente gouvernementale et de diriger le pays pendant des décennies. Mais, n'est pas Mitterrand qui veut. Et l'arrivée de Lepen au 2° tour a remis le projet à plus tard. Qui croyait s'accaparer une direction sure et sans aléas est tombé de si haut qu'ils ont jeté l'éponge, la bassine et le protège-dents. Et maintenant, le deuil de Mitterrand n'est toujours pas fait, le projet européen tel que défini en 57 est devenu ringard à force de bidouillages et n'a plus d'assise populaire en Europe, l'émergeance de pays n'acceptant plus les diktats des pays soit-disant riches, le réchauffement climatique allié à l'inflation des carburants-combustibles, etc…bref plus personne ne sait par quel bout prendre le pb et on en est à gérer au jour le jour en espérant que le temps sera un allié et permettra avec les prochaines échéances (congrès du PS, élections européennes, …) et le concours d'éléments extérieurs et la chance….
Mais quand un état-major ou un parti politique de gouvernement compte sur la chance pour améliorer son avenir, on a du soouci à se faire.

Portrait de Averoes

De Averoes

12H03 | 22/07/2008 | Permalien

Merci d'avoir fourni la liste complète des votes. Celle-ci permet de voir que Jack Lang n'a pas été le seul socialiste à avoir voté la réforme. Le débat ne peut donc se résoudre à une question de personne quelles que soient ses calculs ou ambitions.

Portrait de Julien Martin

à Averoes Portrait de Averoes De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 15H31 | 22/07/2008 | Permalien

Ce ne sont pas des socialistes, mais des radicaux de gauche.

Portrait de Humain

De Humain

12H15 | 22/07/2008 | Permalien

La question n'est pas vraiment là comme le souligne le post de Gotch

Cette gauche est comme celle de Lang ou de Strauss Khan et se débat pour libéraliser encore plus fort que Jospin lui-même ne le faisait.
Cette gauche qui, comme Sagolène, ne bouge pas quand l'Europe modifie le statut des immigrés.

Et demain que ferons-nous ?

La question est que le président, à l'abri, est investi d'encore plus de pouvoirs, avec un premier ministre qui n'en possède plus que le titre.

Les médias nous parlent de réferendum d'initiative populaire… Alors que le résultat du précedant est tombé aux oubliette.

Tout cela est un peu comme si, on nous demandait d'appliquer chez nous, une partie de ce que les électeurs Français avaient réfusé par référendum.
C'est drôle ? Non ? …

Portrait de Ermite

à Humain Portrait de Humain De Ermite

Consultant IT | 12H48 | 22/07/2008 | Permalien

Mon cher humain, quand vous parlez du PS, dîtes « le PS » pas « la gauche », ça prête inutilement à confusion.

Ça fait désormais bien longtemps que, globalement, le PS occupe sur l'échiquier politique la position que François Bayrou essaye désespérément d'occuper depuis des années, c'est-à-dire le centre (plutôt) droit.

Portrait de Ermite

De Ermite

Consultant IT | 12H41 | 22/07/2008 | Permalien

Bah, Sa Majesté Sarkozy 1er, Roi de France (pas Roi des Français, ça ferait beaucoup trop « peuple » et le peuple c'est bien connu, c'est sale et paresseux), va désormais pouvoir venir se pavaner devant le Parlement.
Je pense qu'il devait être affreusement jaloux de son homologue président des États-Unis d'Amérique et de son « discours sur l'état de la nation » annuel.
Cela ne lui fait qu'une scène de plus où jouer sa bouffonnerie médiatique permanente.

Pour le reste, cela fait bien longtemps que la « représentation nationale » n'est plus que la chambre d'enregistrement des volontés et caprices du pouvoir exécutif, quelle que soit sa couleur du moment.

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