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La réforme des institutions adoptée à deux voix près

(De Versailles) La Constitution de la Ve République est modifiée. Retrouvez sur Rue89 les coulisses, le vote et les réactions.

Au Chateau de Versailles (Etienne Cazin/flickr.com/ranopamas).

Les réactions

19h45. « C'était juste… » La même expression traduisait le soulagement ou la rancœur. Soulagement chez le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin qui en profite pour adresser un remerciement en forme de baiser de Judas au député PS Jack Lang, qui a voté oui contre la consigne de son groupe.

Jack Lang, son collègue socialiste Arnaud Montebourg ne veut pas, lui, en entendre parler. Il préfère mettre en garde contre le « danger » que représente cette réforme pour les Français. D'autres responsables socialistes étaient toutefois plus diserts et glissaient que Jack Lang devait avoir le courage de démissionner après s'être mis seul au ban du parti.

De la rancœur, on en sent aussi chez le député UMP Hervé Mariton. Il a voté oui et le oui a gagné… mais il n'aime pas cette réforme, il a changé d'avis dans les derniers jours. Son vote était « politique », il le reconnaît. Il ressort du Congrès « pas spécialement » content, mais « soulagé de passer à autre chose ».

L'élu du Nouveau Centre François Sauvadet se dit satisfait que « le Parlement français compte de nouveaux pouvoirs ». Il a choisi le bon camp, celui des vainqueurs, au prix de concessions importantes mais qu'il estimait nécessaires, même si les voix de son parti se sont au final révélées primordiales. (Voir la vidéo)



Les résultats du vote

18h30. Les résultats interviennent bien plus tôt que prévu. Nombre de votants : 905. Votes exprimés : 896. Majorité des trois cinquièmes requise pour l'adoption du texte : 538. Pour : 539. Contre : 357. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est adopté. Retrouvez en cliquant ici tous les détails du vote, parlementaire par parlementaire, parti par parti, chambre par chambre :


Pendant le vote

18h15. « Le vote est clos », annonce le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui préside également le Congrès. Il rompt ainsi la précédente suspension de séance pour en prononcer immédiatement une nouvelle. Le temps de comptabiliser manuellement chacun des votes. Un décompte qui devrait durer environ une heure.

18h10. La salle de presse du Congrès fourmille. WiFi, télévisions et baffles sont de sortie pour que les journalistes puissent suivre le Congrès et envoyer dans le même temps des informations à leur rédaction. Journalistes de presse écrite, radio, télé et Web cohabitent, chacun avec ses contraintes. Mais tout le monde est pareillement suspendu à l'annonce des résultats.

18h00. Les pressions dénoncées au cours de plusieurs de ces « explications de vote » sont évidemment contestées par la plupart des membres de la majorité présidentielle. Jamais le pouvoir en place n'aurait agité des menaces ou promis des récompenses pour que les parlementaires récalcitrants votent en faveur de ce projet de loi constitutionnelle. Pourtant, quelques élus ont osé parler, dont la députée MPF de Vendée Véronique Besse, qui s'est confiée dimanche au « 19/20 » de France3 :

« J'ai eu le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui m'a appelée, très sympathique dans un premier temps et puis après un petit peu menaçant, qui m'a carrément dit que la dernière fois je n'avais pas de candidat UMP contre moi, j'étais candidate de la majorité présidentielle, mais que ça pourrait changer la prochaine fois. Il m'a également demandé ce que je voulais, il m'a carrément dit “qu'est-ce que tu veux, qu'est qui te ferait plaisir ? ‘’ (Voir la vidéo)

17h30. La séance est suspendue après ces discours dits ‘d'explication de vote’. Le projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions est mis aux voix. Les parlementaires votent un à un par ordre alphabétique, dans une salle située derrière l'Hémicycle. Un hémicycle qui s'est vidé en quelques secondes et ne se remplira pas avant les résultats, qui sont attendus vers 19 heures.

Le Parlement réuni en Congrès à Versailles le 21 juillet 2008 (Julien Martin/Rue89).

Pendant les discours

Jean-François Copé, député UMP (DR).Jean-François Copé, député UMP (17h20). ‘Nous y sommes. J'ai envie de vous livrer ma part de vérité. J'ai relu les plateformes de nos différents partis : sur les questions institutionnelles, il y a beaucoup de points communs ; dans nos différences, il y a des convergences très fortes. Regardons ce projet en reposant les œillères partisanes.

Un mot dans l'opposition revient : l'hyperprésidentialisation. mais ce qui pose le problème quand on parle d'hyperprésidentialisation, ce n'est pas le Président, c'est la faiblesse du Parlement. Pour l'UMP, comme pour les centristes, nous nous sommes particulièrement attachés à améliorer les pouvoirs de contrôle du Parlement.

Ce n'est pas les réformes qui n'intéressent pas les Français, c'est le Parlement qui n'intéresse pas les Français. Ca fait plus de vingt ans que l'on rejoue la même pièce, et cette pièce commence sérieusement à ennuyer tout le monde. J'ai l'intime conviction que cette réforme nous donnera les moyens de mieux remplir notre mission. C'est maintenant ou jamais.’

Guy Fischer, sénateur PCF (DR).Guy Fischer, sénateur PCF (17h10). ‘Depuis des mois, vous agitez un leurre. Cette réforme constituerait selon vous une amélioration des pouvoirs du Parlement. Vous avez du mal à convaincre, malgré des sondages manipulés à la dernière minute. Est-ce la démocratie européenne et son lobbying qui vous inspire ? Votre réforme tourne le dos aux exigences démocratiques : la proportionnelle, la limitation du nombre des mandats, le vote des étrangers aux élections… Le mépris est en harmonie avec la tromperie de ce projet de loi. Cette méthode est choquante, d'autant que les citoyens ont été écartés des débats. Nous votons solennellement contre aujourd'hui, c'est un grand service rendu à notre pays.’

Michel Mercier, sénateur centriste (DR).Michel Mercier, sénateur centriste (17h00). ‘Nos idées sont des idées simples. Il s'agit de chercher par l'agencement des institutions à instaurer un gouvernement de la liberté. Nous avons donc essayé de donner un sens à un élément fondamental pour nous : le pluralisme.

Un parlement fort est un parlement plus représentatif. Au bout de longues discussions, nous avons fait passer un amendement qui permet au pluralisme de s'exprimer. Que cela veut-il dire ? Nous, nous ne demanderons pas des scrutins à la proportionnelle totale, mais des scrutins mixtes.

Certains membres de notre groupe ne voteront pas le texte, nous les respectons, mais nous espérons en majorité que ce projet modifie la Constitution de notre République.’

François Sauvadet, député Nouveau Centre (DR).François Sauvadet, député Nouveau Centre (16h50). ‘Il n'y aura pas demain de plan B pour la réforme constitutionnelle. Je ne comprends la polémique sur l'augmentation des pouvoirs du Président. Les Français veulent un Président qui agit et qui assume, mais aussi un Président aux pouvoirs encadrés. Force est de constater que Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à proposer ce rééquilibrage institutionnel.

Nous aurions aimé aller plus loin dans l'obligation d'équilibre budgétaire, mais c'est un premier pas que nous saluons. Qui peut nier toutes ces avancées import antes ? Les députés du Nouveau Centre voteront ce projet de loi. Le seul vainqueur ou le seul perdant à l'issue de ce Congrès ne sera pas le président de la République, ce sera la démocratie française.’

Arnaud Montebourg, député PS (DR).Arnaud Montebourg, député PS (16h40). ‘Nous avons toujours affirmé notre disponibilité pour un compromis. Cette réforme aurait pu être celle de tous. Les amoureux de la démocratie, on était malheureusement dans nos rangs dédaignés. Vous instaurez une sorte de monocratie. Les premières victimes sont le Premier ministre et le gouvernement. C'est l'accroissement de l'hyperconcentration des pouvoirs présidentiels.

La deuxième victime, c'est nous, c'est l'opposition. Car ce qui est présenté comme une augmentation des pouvoirs du Parlement est en réalité une augmentation des pouvoirs du parti du Président. Donnez des droits à l'opposition ! Nous avons présenté des amendements qui ont été lamentablement rejetés. Pourquoi accepter ensuite par lettre sans aucune valeur ou par un entretien dans la presse ce qui nous a été refusé au cours du débat parlementaire ? Le pouvoir s'est replié sur ses forteresses conservatrices, là où les Français réclamaient de grandes avancées. C'est une triste occasion manquée dans l'histoire de notre pays. Nulle doute que les Français finiront par imposer la VIe République que nous réclamons. C'est armés de cet espoir que nous rejetons aujourd'hui votre projet de loi constitutionnelle.’

Marie-George Buffet, députée PCF (DR).Marie-George Buffet, députée PCF (16h30). ‘Oui, il faut de nouvelles institutions, mais pour rendre à la politique ses lettres de noblesse, lui rendre son pouvoir sur le cours des choses. Cette réforme est un chantier difficile. Votre réforme comporte-t-elle quelques prémices d'amélioration ? Non, mille fois non.

Aucun des fondements de la soumission du Parlement au Président n'est remis en cause. C'est la confirmation de la polarisation de la vie parlementaire autour de la fonction présidentielle. Avec la modification du droit d'amendement, vous semblez rechercher une vie politique scénarisée.

Nous, nous demandons la proportionnelle à chacune des élections, l'élargissement du droit de vote aux étrangers, l'établissement d'un véritable référendum d'initiative populaire… Vous avez fait le choix de tout repousser d'un revers de main, nous rejetterons avec la plus grande fermeté votre projet de loi constitutionnelle.’

Henri de Raincourt, sénateur UMP (DR).Henri de Raincourt, sénateur UMP (16h20). ‘L'accélération de la vie politique, la prédominance du président de la République et l'évolution de la société nous imposent de rééquilibrer nos pouvoir. Aujourd'hui est un jour historique, c'est une chance. Ce projet de réforme préserve la nature profonde de nos institutions, tout en les traduisant dans une configuration moderne.

Je tiens à saluer la qualité de notre dialogue avec l'Assemblée nationale. La plupart des dispositions de ce projet est le fruit de cet état d'esprit entre les deux chambres. Preuve que le bicamérisme est nécessaire à notre démocratie. Dès octobre prochain, il sera certainement difficile de réunir une telle majorité au Congrès. J'en appelle à l'esprit de responsabilité de chacun.’

Jean-Michel Baylet, sénateur radical de gauche (DR).Jean-Michel Baylet, sénateur radical de gauche (16h10). ‘Nos aînés étaient opposés à la Constitution de 1958, nous sommes toujours opposés à cette Constitution. Nous avons proposé une Constitution de la VIe République, avec la suppression du Premier ministre et du droit de dissolution. Nous sommes encore loin de la réforme en profondeur que nous appelons de nos vœux. Mais ce projet propose des améliorations que nous attendions depuis longtemps.

Je le dis sans ambages : les radicaux de gauche vont approuver la réforme qui nous est proposée. C'est un choix libre, opéré en conscience. On ne peut voter contre des réformes que l'on a toujours demandées. Le mieux est souvent l'ennemi du bien. Les radicaux de gauche sont dans l'opposition, mais nous avons aujourd'hui à nous prononcer sur un projet qui dépasse les clivages habituels entre la droite et la gauche.’

Bernard Frimat, sénateur PS (DR).Bernard Frimat, sénateur PS (16h00). ‘De qui se moque-t-on ? Du Parlement, sans aucun doute. C'est une curieuse manière de revaloriser les travaux parlementaires que d'attendre l'achèvement du débat pour promettre ce que, par ailleurs, l'on refuse d'inscrire dans la Constitution. Les sénateurs socialistes voteront contre votre projet de révision constitutionnelle.

Nous sommes opposés à tout renforcement des pouvoirs du président de la République. Il faut beaucoup d'aveuglement pour reconnaître dans ce paysage institutionnel l'image d'une démocratie irréprochable. Quelle qu'en soit l'issue, Monsieur le Premier ministre, ce Congrès sera celui des occasions gâchées.’

François Fillon, Premier ministre (DR).François Fillon, Premier ministre (15h30). ‘Nos institutions doivent être rénovées. Il faut rehausser la voie de la représentation nationale. La faiblesse du Parlement fait la force des slogans et des démagogues. Réunir les trois cinquièmes du Congrès est un défi. La prudence aurait peut-être été l'esquive, mais ce défi je le relève avec vous. Notre Constitution n'est ni de droite ni de gauche, elle est notre Loi fondamentale.

J'invite ceux qui hésitent à ne pas gâcher cette occasion. Soit le renouveau, soit le statu quo, voilà l'alternative, tout le reste n'est que littérature. On ne peut pas regretter le déséquilibre institutionnel actuel et rejeter cette réforme qui tend à le corriger. La surenchère n'est rien d'autre que le paravent de l'immobilisme.

Personne ne peut nous reprocher de ne pas avoir recherché à rassembler. Les 47 articles de ce projet de révision constitutionnelle vont tous dans le même sens : plus de pouvoirs au parlement, plus de droits pour les citoyens. Personne ne peut nier qu'il y a derrière chacun d'entre eux des avancées considérables pour notre démocratie.

L'opposition fait mine de ne pas voir ces avancées, et va même jusqu'à jurer que cette réforme est destinée à amplifier les pouvoirs du président de la République. Ce n'est pas sérieux ! Alors, peut-on, pour une fois, pour une journée, échapper à la thèse du coup d'Etat permanent’ ? Peut-on espérer que les enjeux du Congrès ne soient pas occultés par ceux d'un autre congrès [celui du PS en novembre, ndlr].

Ce projet est entre vos mains. Les assemblées qui furent saisies d'une révision constitutionnelle, aussi large et aussi profonde, sont rares. Vous faites partie de celles-là. Vous déciderez pour la démocratie. Et vous allez décidé pour notre République.”

Au Chateau de Versailles (Etienne Cazin/flickr.com/ranopamas).

Une heure avant le Congrès

Une délégation d'élus de Saint-Denis est venue distribuer “une lettre ouverte aux membres du Congrès” devant le château de Versailles. Ils réclament l'inscription du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales dans le projet de loi constitutionnelle. Une mesure soutenue par Nicolas Sarkozy au début de la campagne présidentielle, mais abandonnée par la suite en raison d'une majorité hostile. Et le vœu de ces manifestants devrait rester pieu, tant les parlementaires semblent se désintéresser de leur cause. (Voir la vidéo)




A quelques heures du Congrès

Rarement réunion du Congrès n'aura été entourée d'un tel suspens. Par deux fois, l'incertitude du résultat avait poussé un président de la République française a renoncer au dernier moment à aller à Versailles par peur d'un camouflet. Georges Pompidou en 1973, qui voulait imposer le quiquennat, et Jacques Chirac, sur le Conseil supérieur de la magistrature et la Polynésie française, comme le rappelle Le Point.

Nicolas Sarkozy a, lui, décidé d'aller jusqu'au bout. Il en fait une condition majeure de la réussite de sa première année de pouvoir. Il n'a eu de cesse de le marteler. Il le répétait encore la semaine dernière au cours d'un déjeuner, relaté par Rue89, réunissant les parlementaires de la majorité :

“C'est fondamental parce qu'on fera le bilan de ma première année de mandat à l'aune de ce vote. C'est comme pour le bac : on peut travailler dur pendant un an, on n'est félicité que si on l'a.”

A lire aussi :


Une posture qui politise considérablement le vote de ce lundi sur projet de loi constitutionnelle portant réforme des institutions. “Il ne faut pas donner au PS les clés d'une fantastique victoire”, a exhorté le chef de l'Etat. Car le Parti socialiste a lui aussi fait de cette modification de la Constitution un vote politique, en donnant comme consigne à tous ses députés et sénateurs de voter contre.

Pour parvenir à ses fins, l'Elysée n'a pas ménagé ses efforts. Et s'est démené sans compter pour convaincre la dizaine de parlementaires UMP opposés au texte. La tactique a porté ses fruits : Bernard Debré, Georges Tron ou Hervé Mariton, entre autres, sont passés dans le camp du oui. Ils assurent avoir changé de position pour éviter une crise gouvernementale, même si François Fillon a prévenu : il ne démissionnera pas en cas d'échec.

Les nombreux décomptes réalisés assurent que le vote se jouera à quelques voix près. Le socialiste Julien Dray a toutefois affirmé, ce lundi sur France Info, que les membres de l'exécutif entretenaient “un faux suspens, un faux suspense, parce qu'ils avouent eux-mêmes qu'ils ont au minimum cinq voix d'avance”.

Une chose est sûre, son collègue du PS Jack Lang se distinguera de son parti et votera en faveur de la réforme. Il l'a également annoncé ce lundi matin, après des semaines de tergiversations, quelques heures avant la réunion du Congrès qui débutera à 15h30. Le suspens prendra fin à l'issue du vote, programmé à 19 heures.

Au Chateau de Versailles (Etienne Cazin/flickr.com/ranopamas).

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Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 14H53 | 21/07/2008 | Permalien

… et c'est Jean-Pierre Raffarin, casaque bleue, toque à l'envers, qui revient du diâââble vauvert pour fondre sur Jack Lang qui accélère la cadence, attention à ne pas se mettre à la faute, mais non, Jack Lang maintient bien ses allures…

Portrait de nilauclr

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De nilauclr

Âne à la retraite | 15H55 | 21/07/2008 | Permalien

Il n'y a rien à tirer de ces deux vieux canassons , Quelque part , ils se ressemblent bien ces deux carnes …

Portrait de Ehim

à nilauclr Portrait de nilauclr De Ehim

ehim.over-blog.com | 19H11 | 21/07/2008 | Permalien

On était habitué depuis longtemps, en politique, à la langue de bois …
Pendant toute la préparation à ce passage à un régime présidentialiste absolu, on a eu le discours d'une certaine langue de veau dont on pouvait se douter qu'elle allait se vendre au plus offrant …
Maintenant, on pourra dire qu'on sait ce que c'est qu'une langue de pute.

http://ehim.over-blog.com

Portrait de impertinent3

à Ehim Portrait de Ehim De impertinent3

07H26 | 22/07/2008 | Permalien

Il y a, bien entendu le problème du régime présidentiel, mais il y a, à mon avis un problème plus grave : le mode de modification de la constitution.

Une constitution, c'est le texte fondamental d'un État, c'est la base de l'organisation sociale sous laquelle des personnes résidant sur un territoire décident de vivre.
Partant de là, il tombe sous le sens que c'est la totalité de ces personnes qui doit avoir la possibilité de s'exprimer au sujet d'une nouvelle constitution ou de la modification de la constitution actuelle, ceci devrait faire l'objet d'un référendum. Tout autre voie, par exemple passer par des représentants, me parait peu démocratique.

Que la voie choisie pour cette modification constitutionnelle soit légale, je n'en disconviens pas ; qu'elle soit démocratique, c'est une autre paire de manches.

Portrait de Bon Scott

à Ehim Portrait de Ehim De Bon Scott

09H18 | 22/07/2008 | Permalien

J.Lang un collabo des voyous au pouvoir ? !

http://www.bakchich.info/article4520.html

http://www.bakchich.info/article4508.html

A la création de Rue89 , vous étiez capables de nous pondre des articles pertinents , je trouve que depuis un certain temps, Rue89 est plutôt mou !

Lecteur assidu de ce site d'info, j'aimerai que Rue89 revienne à ce qui à fait son succès !

Cordialement

Portrait de Julien Martin

à Bon Scott Portrait de Bon Scott De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 10H08 | 22/07/2008 | Permalien

Je trouve qu'il est plutôt courageux d'écrire ça :

http://www.rue89.com/2008/07/21/constitution-jack-lang-a-raison-de-campe…

Portrait de Les Chats

à Bon Scott Portrait de Bon Scott De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H28 | 22/07/2008 | Permalien

J'adhère ! ! Ils le savent très bien mais ils s'en fichent, c'est très à la mode le mépris aujourd'hui.
Je n'attends pas de réponse de Rue89 mais sont-ils très têtus en plus, ou tous les autres médias ont torts ? Tout le monde dit à UNE voix près et eux persistent et signent à DEUX voix près. ça ne change rien au final mais c'est tout de même important.

Si quelqu'un pouvait dire aussi à Rue89, qu'à chaque fois que l'on vote, la page saute et on se retrouve en haut de la page. Merci !

Portrait de Julien Martin

à Les Chats Portrait de Les Chats De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 17H57 | 22/07/2008 | Permalien

Portrait de kk

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De kk

star malgré elle | 17H44 | 21/07/2008 | Permalien

359 pour
357 contre

MERCI JACK ! Il a bien maintenu son allure

Portrait de NING

à kk Portrait de kk De NING

18H01 | 21/07/2008 | Permalien

Si Jack Lang n'est pas viré du PS, jamais plus un seul
vote pour le PS
Qu'en pense l'éléctorat de Boulogne qui a élu ce clown

Portrait de NING

à NING Portrait de NING De NING

18H03 | 21/07/2008 | Permalien

Que tous les députés qui ont voté pour Sarko, qu'ils
jouissent de la perte de leur « régiments » dans la
l'application du livre blanc
Vive les cocus politiques

Portrait de pablico

à NING Portrait de NING De pablico

18H14 | 21/07/2008 | Permalien

quelle est la différence entre : à deux voix près ou à deux doigts près.
le prochain tir sera peut-être le bon.

Portrait de geubeul1

à pablico Portrait de pablico De geubeul1

edité sur fils2prof.over-blog.com | 18H48 | 21/07/2008 | Permalien

effectivement le maussade ne semble plus être aussi efficace dans ses attentats….

mais pendant ce temps, ou un faux vote occupe les démocrate-reporteurs (aussi appelés journaliste), un repris de justice vient de se voire remettre 20 millions d'euros, pour réparation ….

http://fils2prof.over-blog.com/article-21406989.html

Portrait de léo solo

à pablico Portrait de pablico De léo solo

21H09 | 21/07/2008 | Permalien

Totor H a dit :
« Le coup passa si près que le chapeau tomba ».

Portrait de parti

à léo solo Portrait de léo solo De parti

punishment park | 22H59 | 21/07/2008 | Permalien

ton nouveau voisin léo ?

Portrait de léo solo

à parti Portrait de parti De léo solo

08H20 | 22/07/2008 | Permalien

Oui
un voisin de bibliothèque
un ami de papier.

Portrait de Les Chats

à léo solo Portrait de léo solo De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H37 | 22/07/2008 | Permalien

A chaque fois que je croise notre voisin de Rue léo solo, c'est tout simplement un régal.
Un voisin comme ça, ça court pas les Rues !

Portrait de Lohiel

à pablico Portrait de pablico De Lohiel

non-officiel89.forumactif.net | 00H35 | 22/07/2008 | Permalien

>>>le prochain tir sera peut-être le bon.

Y'a quelques semaines à peine, une loi rejetée par le parlement a été imposée de force, manu militari (Loi OGM)

Autrefois on avait la mémoire courte… maintenant on est tous comme les poissons rouges, on dirait : 30 secondes à peine.

Vous croyez vraiment que l'omniprésident s'en serait dispensé ce coup-ci ? Moi pas. C'est lui qui commande, seul, il ne perd pas une seule occasion de l'affirmer. Je vous fiche mon billet que ça aurait été pareil ce coup-ci. Le parlement du peuple l'approuve… ou bien on lui passe par dessus la tête. Bienvenue dans la France d'après.

Portrait de nilauclr

à pablico Portrait de pablico De nilauclr

Âne à la retraite | 10H42 | 22/07/2008 | Permalien

Tout dépend ou on se fait mettre les deux doigts !

Portrait de domino78

à NING Portrait de NING De domino78

18H33 | 21/07/2008 | Permalien

Jack Lang, viré de Blois, s'était parachuté sur les terres socialistes du Pas de Calais. Il n'en est pas digne.
Les ch'tis n'ont pas la mémoire courte et sauront se souvenir de sa trahison. Mais Jaaack s'en fout car il a surement obtenu un sous ministère en échange.

Portrait de nilauclr

à domino78 Portrait de domino78 De nilauclr

Âne à la retraite | 10H47 | 22/07/2008 | Permalien

Comme disait F.Mitterand :
SUR LE CHEMIN DE LA TRAHISON , IL N'Y A QUE LE FLEUVE DE LA HONTE A TRAVERSER .

Portrait de Frédéric Maurin

à NING Portrait de NING De Frédéric Maurin

prolétaire | 07H09 | 25/07/2008 | Permalien

Si les parlementaires socialistes avaient vraiment voulu jouer leur rôle d'opposition, et, au-delà, de démocrates, ils auraient D ABORD respecté le vote non au traité constitutionnel, pardon capitaliste, européen. Et, quelle que soit leur inclination, Oui ou Non, auraient imposé un référendum à Sarkozy.

Cela n'a pas été le cas.

Que désormais des traitres accusent l'un des leurs de traitrise, en l'occurrence Monsieur Lang, ne me fait ni chaud ni froid.

Monsieur Lang est dans cette affaire aussi cohérent que l'affairiste Tapie, ministre socialiste d'après tournant libéral, devenu sarkozyste et lui aussi récompensé pour ses bons services.
Ce n'est pas un traître : c'est l'aile gauche du sarkozysme et il peut indifféremment quitter ou rester au PS. Il y aura une synthèse de toute manière. Pas d'affolement et pas d'injures : eux gèrent et savent rester polis.

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-20599442.html

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-7280824.html

Portrait de Venezuela

à kk Portrait de kk De Venezuela

vit aux Pays-Bas | 20H05 | 21/07/2008 | Permalien

une reforme qui me passe que grace a une seule voix et laquelle alors que la droite est largement majoritaire, on pourra dire n'importe quoi cela ne peut pas etre une bonne reforme.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Venezuela Portrait de Venezuela De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 20H26 | 21/07/2008 | Permalien

Mais elle est bonne puisque Sarkozy a salué depuis Dublin la victoire de la démocratie… tiens. il faisait quoi à Dublin ? il ne boit pas de bière, contrairement au Chi !

Portrait de FabiendeMénilmontant

à kk Portrait de kk De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 20H24 | 21/07/2008 | Permalien

Comme indiqué ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/07/rforme-des-inst.html
il a les remerciements de Copé. et en note de bas de page, Le Dauphiné, qui dit aussi « UNE voix », puisqu'il fallait plus de 358 et qu'il y a 359,fait remarquer le président de l'Assemblée nationale a pris part au vote !

Portrait de FabiendeMénilmontant

à thierry reboud Portrait de thierry reboud De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 17H49 | 21/07/2008 | Permalien

à UNE voix près, indique l'AFP :
http://www.afp.com/francais/news/stories/newsmlmmd.c3825c71cc7cf2552e438…
ce que ne dément pas Christine Boutin sur Europe 1

Portrait de Julien Martin

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De Julien Martin (auteur)

Rue89 | 10H13 | 22/07/2008 | Permalien

Comme quoi Fabien, même l'AFP peut se tromper…

Portrait de FabiendeMénilmontant

à Julien Martin Portrait de Julien Martin De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 11H41 | 22/07/2008 | Permalien

Julien,

c'est UNE voix par rapport à la majorité absolue…

je n'y peux rien, refais les calculs. et au lieu de publier une liste en pdf, une liste par groupes politiques aurait montré que la « faute » ne revenait pas qu'à Lang.

Portrait de Les Chats

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 13H39 | 22/07/2008 | Permalien

C'est justement la question que j'ai posée plus haut Fabien. ça a son importance !

Portrait de Florent35

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De Florent35

Etudiant | 15H57 | 22/07/2008 | Permalien

La majorité des trois cinquièmes plutôt…

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