Monsieur le Haut Commissaire,
J’ai participé à la conférence de concertation autour du projet RSA que vous avez organisée le mercredi 9 juillet. Mon regard a été celui du délégué de l’Assemblée des départements de France. Mais il n’a jamais cessé d’être aussi celui d’un président de collectivité locale, d’un responsable politique et d’un citoyen.
Je tiens d’abord à saluer la richesse des débats de cette journée. Une richesse sans doute permise par le croisement des regards provenant d’horizons divers : ceux de personnalités politiques, de responsables syndicaux, de militants associatifs et surtout des usagers eux-mêmes. Leur expérience et leur analyse ont sans aucun doute permis d’apporter une pierre nouvelle au projet que vous présentez à notre pays.
Monsieur le Haut Commissaire, nous approchons d’une étape nouvelle et importante. C’est à ce moment charnière que je tiens à vous faire part de mes réflexions. Elles sont enrichies par les débats de la conférence de concertation. Ma position est fidèle à celle dont je vous ai fait part lors de nombreux échanges avant comme après votre prise de fonctions. Je ne sais si la solidarité que vous devez au gouvernement vous permettra d’en tenir compte mais je sais en tous cas, pour bien vous connaître, pouvoir compter sur votre attention.
De par nos parcours respectifs, vous et moi savons que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion est une bataille permanente et de longue haleine. Nous la remporterons par une mobilisation de chaque instant et par la recherche de l’adhésion la plus large. C’est une condition de l’efficacité du revenu de solidarité active. Elle dépend tout à la fois d’une volonté politique que du respect des principes de la République.
Je veux poser ici le principe d’égalité. Au moment où vous avez lancé l’expérimentation du RSA, vous avez décidé par la loi, le financement des allocations versées aux bénéficiaires à parité entre l’Etat et les collectivités territoriales. Ce souvenir est encore prégnant chez de nombreux élus locaux car au même moment, la majorité parlementaire votait la loi TEPA…
Je vous alertais alors sur les risques d’une telle architecture financière pouvant exclure, faute de moyens suffisants, les territoires les plus pauvres.
La lutte contre la pauvreté est un combat national. Parce que ce combat est universel et concerne tous les citoyens de notre pays quel que soit leur lieu de vie, il doit reposer sur les fondements de la solidarité nationale. Le conseil général de Meurthe-et-Moselle, à l’unanimité de ses membres, avait voté cette condition juste avant les élections présidentielles et législatives de 2007. Ce vote échappe ainsi à toute interprétation politicienne. Il repose au contraire sur un principe simple : toute allocation individuelle décidée par la loi de la République est financée par la solidarité de niveau national.
Conjointement, les dépenses liées à l’animation de proximité et à l’accompagnement des personnes sont prises en charge par les départements dans le plus pur respect de l’esprit de décentralisation. Ce principe évite aussi que des droits individuels varient d’une région à l’autre en fonction notamment des moyens des collectivités locales et de l’importance de leurs difficultés sociales. Les dérapages constatés dans la mise en place du RMI et de l’APA par exemple sont, à cet égard, très révélateurs.
Vous avez rejeté ce principe et du même coup la candidature de notre département.
Le temps de l’expérimentation est selon vous suffisant, le temps de la généralisation devrait bientôt commencer.
Profitons de ce temps d’articulation pour repositionner le RSA à la place qui lui revient, c’est-à-dire à la jonction des responsabilités entre la solidarité nationale, garante du revenu de solidarité, et les territoires, garants de l’insertion et du développement d’activités.
Il ne vous aura sans doute pas échappé que cette position a été fortement exprimée par les partenaires sociaux et les acteurs associatifs lors la conférence de concertation.
Il vous revient aujourd’hui de traduire cette volonté partagée en actes.
Puisque je viens d’évoquer les principes, je voudrais apporter cette précision : j’ai bien entendu les départements expérimentateurs dire que les premiers résultats étaient encourageants et c’est tant mieux, même si comme vous, ils ne savent pas encore comment l’on sort du RSA…
J’ai entendu aussi, dans la parole des usagers, que le RSA était de toute façon un plus par rapport à leur situation d’extrême précarité et leur envie de retrouver la dignité par le travail.
Je partage aussi l’idée qu’il ne faut pas décourager ceux qui peuvent améliorer leur situation par leur travail même si je ne suis pas prêt à relayer les discours culpabilisateurs laissant penser qu’un allocataire du RMI est responsable de sa situation, ni à tolérer que les appels à la raison et à l’effort soient portés par ceux qui n’auront jamais de problèmes de fin de mois.
Je ne suis donc pas prêt à rejoindre la posture aisée de ceux qui cherchent toutes les limites, voir tous les maux du projet de généralisation du RSA pour ne pas l’encourager.
Mais je ne saurais non plus être dupe d’une situation où l’offre d’emplois est faible et d’une période où nous assistons à tant de déréglementations du droit au travail, aux soins, à la solidarité et à fortiori à une retraite décente…
C’est pourquoi, il ne peut être question de céder encore plus de terrain à la précarité : nous devons fermer toutes les portes aux effets d’aubaine permettant à des personnes mal intentionnées d’utiliser le RSA à des fins auxquelles il n’est pas destiné.
Les partenaires sociaux ont d’ailleurs posé à juste titre l’exigence d’un accord cadre avec les branches professionnelles pour que le RSA ne soit pas une trappe à précarité mais permettre au contraire d’accéder à l’emploi durable. Ne serait-il pas en effet ubuesque qu’un employeur concède quelques heures de travail tout en conseillant à l’employé d’aller chercher un complément de revenu en sollicitant du conseil général l’allocation RMI ? Dans ces conditions, monsieur le Haut Commissaire, je veux bien faire avec vous le pari du RSA au nom d’une volonté commune de lutte contre la précarité et je suis prêt à travailler avec vous pour mieux préciser les droits connexes en consolidant notamment le droit à la santé par la CMU.
Reste, comme je l’ai clairement exprimé en fin de conférence, un point majeur à éclaircir. Je vous en conjure une nouvelle fois : abandonnez toute idée de financer le RSA par une quelconque partie de la Prime pour l’emploi. Il semble que vous ayez fait vôtre le principe évoqué plus avant. Même si le financement nécessaire que vous aviez vous-même estimé proche de cinq milliards puis trois… est ramené aujourd’hui à un maximum de 1,5 milliard, vous indiquez qu’il sera financé intégralement par le budget de l’Etat.
Les partenaires sociaux et associatifs vous ont dit que l’aide aux plus en difficultés ne devait pas être financée par l’effort des « un peu moins pauvres ». La symbolique est très forte et la loi TEPA reste dans tous les esprits… Vous dites que les règles d’attribution de la PPE doivent être revisitées. Si telle est la volonté de votre gouvernement, elle n’a pas à être liée au versement de l’allocation RSA. Les recettes fiscales du budget de l’Etat ne sont en effet pas affectées.
Si, en toute sincérité, vous faites le choix de lutter contre la pauvreté et la précarité dans ce pays –ce que je crois– convainquez le Président de la République et le Premier Ministre d’en faire une priorité budgétaire de l’Etat et non un dispositif de redistribution entre nos concitoyens les plus en difficulté.
A l’avance, je vous remercie pour votre attention et vous prie d’agréer, monsieur le Haut Commissaire, l’expression de ma considération distinguée.














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Cette initiative est très à propos. Cependant on peut douter qu’elle ait une influence auprès du Gouvernement. En effet, il faudrait que les politiciens de l’UMP se décidassent à modifier radicalement la politique budgétaire du Gouvernement et à abandonner le programme pour lequel ils ont été élus. De plus, il est peu probable que cette lettre ait un impact compte tenu de l’attitude de notre président vis à vis de l’argent. En effet, selon lui, au plus vous êtes riche au plus vous êtes respectable et au plus vous êtes pauvre au moins vous êtes féquentable.
- Si vous êtes un homme d’affaire richissime, vous bénéficierez de cadeaux fiscaux et notre président ira vous rendre visite dans votre Yatch.
- Si vous êtes un peu moins fortuné, vous bénéficierez de largesses fiscales mais vous ne partagerez plus l’intimité de notre président.
- Si vous faites partie des classes moyennes et populaires, vos aides sociales seront diminuées et notre président se moquera de vous en faisant des refférences à Jaurès et à Blum.
- Si vous êtes chômeur, vous serez considéré comme un assisté, un paresseux et un parasite.
- Si vous faites partie d’une classe sociale encore plus défavorisée, vous serez considéré comme de la racaille qu’il conviendra de kärchériser.
pour lutter contre la pauvreté, faut-il lutter contre la richesse?
faut-il partager?
faut-il donner des moyens, du travail, de l’éducation aux ‘pauvres’? (vous pouvez lui donner un poisson pour assouvir sa faim. Vous pouvez aussi lui donner un filet et lui apprendre à pêcher.)
vaste sujet…on se le pose depuis ‘si’ tellement longtemps, qu’on est en devoir de se demander si il y a, ou si il y a eu un jour ‘un vouloir’. Une volonté , un devoir, une fraternité, une compassion, etc etc.
Si vous avez pêché tous les poissons, vous pouvez toujours me donner un filet et m’apprendre à pêcher, j’en serais ravi, cette formation sera déduite de la période avant emploi obligatoire.
Je le serais encore plus si vous daigniez partager vos poissons avec moi.
A ce jeux méfions nous de ceux qui, ayant appris à pêcher, en viennent à venir voler vos poissons.
comment piquer aux pauvres du premier degré, le financement de ceux du 3 ème degré,
effectivement, c’est une façon de voir…
qu’en pense l’Abbé Pierre ?
excusez moi j’avais oublié, il n’est plus là pour nous crier sa révolte…. et puis je ne l’avais pas connu autrement que par les médias
Pauvre Martin ! Il est plein de bonne volonté et croit sûrement en ce qu’il fait, mais comment donner de l’argent quand on en a pas ?
Mais alors pourquoi s’engager dans cette voie ?, il lui suffisait d’écouter notre Président de la République et notre 1er Ministre, » les caisses sont vides ….. «
Je préfère: Pauvres pauvres et nouveaux pauvres, ils sont certainement bien plus à plaindre ….
c’est telle ment facile de répondre comme cela. Oui il y a de l’argent mais quand on l’envlève de l’Etat , oui il n’y en a plus pour aider les plus pauvres et être solidaires. Faire payer le rsa par la prime pour l’emploi; l’idée est assez odieuse pour laisser inerte. Mr Dinet a raison, un élu qui se mouille et qui se bat depuis des lustres pour un idéal. C’est un autre idéal que celui défendu par Nicolas et ses amis, qui prolifèrent grâce à l’indifférence ambiante. merci à cet élu sincère et clairvoyant.
aux infos de ce lundi matin 21 juillet sur BFM :
Eric Woerth déclare que la France n’a pas les moyens de
se payer le luxe du RSA!
Reporté vers 2011 au plus tôt
Pauvre Martin ! va pointer au chomage au lieu de
gesticuler en vain ! ça fera l’économie de ton salaire
de sous-ministre inutile!
« Si,en toute sincérité,vous faites le choix de lutter contre la pauvreté et la précarité dans ce pays-ce que je crois-… » cette phrase symbolise toute l’ambiguïté et l’illusion de cette lettre ouverte.
Comment,face aux réalités quotidiennes,peut-on encore « croire » que ce gouvernement va « lutter contre la pauvreté » ?
Un rapport récent de l’INSEE indique que depuis 2002 la pauvreté ( à la différence des années précédentes )ne diminue plus en France;que s’est-il donc passé en 2002 ? LE RETOUR DE LA DROITE AU POUVOIR !!!
Cette lettre ouverte,en entretenant l’illusion sur la politique du gouvernement,ne sert qu’à occulter la responsabilité de celui-ci sur la persistance ( voir l’aggravation )de la pauvreté en France !
J’ai lu dans un quotidien régional, il y a 1 ou 2 jours qu’à L’ANPE (au plan national!),le nombre d’offres d’emploi était en forte diminution (du jamais vu depuis 2001 je crois) et que parallèlement le nombre de demandes avait bien entendu diminué….Quelqu’un pourrait-il confirmer, je n’ai plus le journal en question (quotidien paraissant en Languedoc Roussillon). Et il est question de sanctionner les chômeurs qui refuseraient 2 offres d’emploi « raisonnables » (raisonnables pour ceux qui n’ont pas de soucis et des relations…..?)!
On dit aussi que la mobilité est une solution…, encore faut-il en avoir les moyens, qui peut aujourd’hui accepter un emploi lion du « berceau familial » pour une durée de quelques mois ou quelques semaines….sans avoir un hébergement décent pour un modeste loyer au regard des salaires proposés et du parcours du combattant nécessaire pour une location (garant, bail avec préavis de 3 mois…..et encore il ne faut pas trop être bavard sur sa possible « précarité », les propriétaires aiment bien le solide, durable sans trop de soucis pour eux!
« avait bien entendu diminué », coquille bien évidemment….., à remplacer par « avait bien entendu augmenté »
Monsiuer Hirsch, comme ceux qui se prétendent de gauche, sont utilisés par Sarkozy comme couverture contre une précarité galoppante des classes modestes et moyennes. Je n’ai pas une seule fois entendu ces sensibilités de gauche s’exprimer contre les cadeaux indécents faits aux très riches, ni contre les magouilles : Tapie, Lagardère, l’autoaugmentation indécente de Sarkozy, les coûteuses toilettes de Madame Dati etc…
Monsieur Hirsch, qu’en penserait l’Abbé Pierre ?
» Je n’ai pas une seule fois entendu ces sensibilités de gauche s’exprimer contre les cadeaux indécents faits aux très riches » …désolé tu dois etre sourd !!!
@ saint nicolas
l’abbé pierre aurait poussé sa gueulante et claqué la porte du gouvernement!!!…
et puis de toute façon, le pape des pauvres n’aurait pas rejoint ce gouvernement de parvenus!!!…
en 2002 le message de l’abbé pierre à sakozy, monsieur hirsh aurait-vous oublié???!!!…
http://www.dailymotion.com/video/x5bni7_le-message-de-labbe-pierre-a-nic…
Article tres clair qui passe en revue les non dits. La technique du rejet partiel des financements sur les collectivités est un grand morceau d’équilibriste ou le financement de l’état vient tard voir partiellement et ou les collectivités sont soit obligées de trouver les financement (augmentation des impôts et taxes) soit durcir les conditions d’accès APA RMI
Deuxième technique éprouvée déshabiller l’un pour habiller l’autre (en principe entre pauvre) ici la prime pour l’emploi et comme pour les allocations familiales et la garde d’enfant.
Il y a plus qu’un risque que se crée une main d’œuvre encore plus précaire et prête a travailler quelques heures par ci par là pour arrondir les fins de mois. Les entreprises bénéficiant d’une main d’œuvre flexible et bon marché grâce aux allègements de charge.
« Les entreprises bénéficiant d’une main d’œuvre flexible et bon marché grâce aux allègements de charge »
Et si justement, on les supprimait ces allègements de charge sur les bas salaires ? Il n’y aurait plus avantage à tirer les salaires vers le bas, ily aurait plus d’argent pour la sécu …Ah oui, mais les produits seraient trop chers ! Comme l’argument est déjà que les salaires trop hauts entraînent les délocalisations , ça ne changera plus grand-chose.
Que dire d’un gouvernement qui déshabille Pierre pour « habiller » Vincent, Arnaud, Martin, Bernard et tous ces gens aux prénoms en « vogue » et aux garde-robes déjà bien garnies……et Pierre se retrouve nu avec Paul…..
qu’i a été elu avec les voix de Pïerre et de Paiul !!
Nom mais, pendant qu’on y ait, pourquoi pas un petit éloge à ceux de Gauche passés de l’intervention sociale à la soupe UMP! Non mais franchement! Je n’imagine pas un seul instant telles palinodies des opposants au sarkozysme déluré ou rampant.
Texte millimétré ? la belle affaire! Risible. Kouchner, Hirsch, Fadela, remake du film Dinet (pardon) Diner de con. Réalisation N.S.
Nuance, recherche d’équilibre, tolérance à l’intolérable, ce sont des maux dont crève le PS. Assez de bonne éducation face à la barbarie!
Faut-il se moquer pour laisser accroire à la moindre « sincérité » de Hirsch ? Son RSA et lui sont des armes contre la Gauche. C’est la dote qu’il apporte à son maitre.
M. Michel Dinet est surement un honnête homme, mais ce poulet exhale cependant un fumet pour le moins velléitaire. A moi, Besancenot (c’est pour rire)!
Le principal probleme du RSA n’est jamais evoque, c’est de l’assistanat, mais les assistes ne sont pas les pauvres mais les entreprises qui vont les employer sans avoir a leur payer un salaire decent.
En fait ceux qui ont vu le film de Michael Moore « Bowling for Columbine » se rappeleront peut-etre de la mere celibataire qui devait passer 16 heures par jour (pour toucher le salaire minium) entre son travail (force) et les deplacements, en fait les autres employes travaillaient moins et etait mieux payes, edifiant non?
Le Monde diplomatique a aussi ecrit un certain nombres d’articles sur le marche du travail de demain qui forcera les plus pauvres (et bientot la plupart d’entre nous) a un quasi esclavage regule et encourage par l’etat en principe charge de faire respecter un minimum de principes ethique.
Ce texte est vraiment la synthèse de l’état de la gauche gestionnaire d’aujourd’hui, tellement empêtrée dans sa pratique du pouvoir au niveau local, qu’elle ne peut critiquer la droite de manière offensive, sans que les arguments développés ne se retournent contre elle même.
C’est avec une certaine lassitude qu’on retrouve dans ce texte le même et éternel principe » nous sommes prêts à faire le pari de…( ajouter n’importe quelle réforme du gouvernement ), mais seulement si des garanties ….( de salaire, de financement, de droits sociaux, d’évaluations impartiales …) sont assurées.
En ce qui concerne le RMI et les minima sociaux, les départements de gauche, dont l’auteur du texte est le représentant en ont fait un paquet
- celui des « contrats aidés », aide pour l’employeur, ce brave type qui embauche des Rmistes dont chacun connait le niveau d’inadaptation sociale, et galères pour le salarié, temps partiel, pas de formation et la porte au bout de deux ans quand les aides ne tombent plus
- celui du recours aux opérateurs de placement privé, comme Ingeus ou Adecco qu’on paye à prix d’or pour « reclasser » les Rmistes. Les Hauts de Seine ont lancé la mode, Paris à suivi.
Dès l’annonce de l’expérimentation du RSA, comme un seul homme les départements de gauche se sont portés volontaires…
Et c’est vraiment se foutre du monde, après avoir contribué à la mise en oeuvre de ce dispositif , après l’avoir applaudi des deux bras en région, de venir brusquement faire les naifs qui réalisent que ce « projet peut être utilisé contre les Rmistes « , et même qu’il y aurait comme une « volonté de stigmatisation des Rmistes qui ne retrouvent pas d’emploi ».
Vous savez quoi, il parait même que Martin Hirsch participe à un gouvernement UMP et a été nommé par un gars qui a fait sa campagne contre les « assistés ».
Evidemment si les présidents des départements de gauche avaient su ça avant, ils auraient réalisé qu’il y avait peu de chances que le RSA intéresse Sarkozy s’il était avorable aux chômeurs.
Qu’il était assez improbable que Sarkozy mette du fric pour les chômeurs quand il bousille le reste des droits sociaux.
Que le gouvernement qui a fait voter le décret sur le train de vie des allocataires de minima, la suppression de l’allocation equivalent retraite, qui vote en ce moment le projet sur l »offre d’emploi valable « , qui a créé le CDD à durée indéterminée, nous ponde un projet qui améliore le sort des travailleurs pauvres.
Mais les hommes de gauche étaient malheureusement trop occupés à gérer comme de bons pères de famille leurs départements, ou comme ailleurs une vraie politique sociale est considérée comme un frein à l’inévitable « réduction de la dépense publique ", mais ou le fric distribué aux employeurs est nécessaire " pour la croissance et attirer les investisseurs ».
Du coup c’est seulement maintenant que la gauche réaliste que le gouvernement est de droite et que Martin Hirsch n’est pas l’abbé Pierre avec une cravate, mais un ministre comme un autre, aux ordres de la « réforme ».
Mieux vaut tard que jamais: si les départements de gauche réalisaient que la loi de décentralisation leur permet de ne pas autoriser les contrats aidés, de ne pas recourir au placement privé, de ne pas subventionner les entreprises pour que dalle, de ne pas appliquer le RSA s’il pénalise les Rmistes….
On voudrait y croire….
Tiens, l’autre article sur la pauvreté (« Les pauvres de plus en plus nombreux…) publié un jour avant, qui m’avait paru plus intéressant,semble avoir disparu de rue89.
Je parle bien évidemment de ces soi-disant sensibilités de gauche qui oont rejoint le gouvernement.
Il faut trouver une autre façon de vivre ensemble. Nous ne pouvons plus tolérer que le fossé entre riches et pauvres s’agrandisse. Pourquoi? parce que ça finira dans le mur pour tout le monde.
Une autre distribution des « richesses » s’impose.
D’abord savoir que les « droits » sont des inventions d’Etat pour maintenir l’ordre établi. Votre liberté de conscience est une réalité qui n’a besoin d’aucun droit pour s’exprimer. Les lois et les règlements ne sont pas la justice mais du légal. Or ce que veut le monde, c’est la justice.
Est-il possible dés aujourd’hui de réfléchir à un autre système qui serait basé sur les besoins? Les élus de proximité, au lieu de chercher des financements aux « droits » accordés par l’Etat, pourraient peut-être réfléchir aux « besoins » des communautés dont ils ont charge. (Tant pis pour les préfets qui représentent l’Etat, celui-ci ne nous convient plus, il agit en faveur des entreprises au lieu d’agir dans l’intérêt des vivants.)
Voyez-vous l’état de la planète? croyez-vous qu’il soit encore temps de se disputer?
Je crois toutes les personnes physiques nécessaires et utiles au maintien de la vie sur terre. Par contre les outils que nous avons créé ne sont plus adaptés….et l’argent n’est pas un outil adapté à la répartition équitable des richesses, ni l’Etat une organisation fiable pour les citoyens.
Excusez moi d’être hors sujet,mais ne sachant a qui m’adresser:
Quelqu’un sur rue 89 parle t’il de l’affaire Lesieur ?
http://scandaledusiecle.canalblog.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lesieur_(huile)
Etant nouvel inscrit et ne sachant ou m’adresser, je poste un peu dans tous les blogs au hasard, dans l’attente d’une réponse.
En tout cas je n’ai rien trouvé dans le moteur de recherche de rue 89 qui se rattache à huile contaminée … peut être y a t’il un bogue ?
Problème de navigateur ?
J’utilise firefox.
merci martin d’organiser les bonnes aubaines pour les employeurs, en les mettant tou à fait à l’aise, on pourra les remercier de faire du patronnage, à quant les mutuelles gérées non pas par les sociétaires eux memes mais régies par les patrons seuls !
a quant la disparition de l’espace coopératif dans lequel pourraient bien s’engouffrer les personnes libres de s’organiser pour leurs projets économiques, qui échapperaient encore au patrons, à la finance, par l’utilisation la loi 1947 sur les coopératives. On laisserait bien sûr ce lot aux agriculteurs (sinon çà pourrait faire du dégât, mais le gouvernement pourrait alors loucher gravement sur le trésor de guerre de l’économie sociale.
la prochaione étape c’est que les représentant de l’industrie etc, s’occupent directement de la pauvreté, du patronage en vérité, pour que la misère ne coute rien à la solidarité, que la solidarité ne soit active qu’au mérite et au bon jugemetn de la personne habilité à te mesurer…ta capacité à être employable
merci martin !! et tu racontes que ne vois rien venir, personnes ne te croiras: de toute façon, à force de faire croire que tu y crois, c’est comme faire au loup au loup, à force, personne ne te crois plus mais alors plus du tout
tu es très à l’aise dans ton rôle un peu pervers, il ne t’a jamis rien appris l’abbé pierre ??
les vessies et les lanternes tu conais pas ? dans la bible cherhce bien dois y avoir son équivalent
en tout cas penses y, tu vas nous mener illico vers des déficits supplémentaires, tu vas exclure des morceaux de territoires parce que l’on aura pas suivi TA PROCEDURE car tu en es responsable. Tu vas faire en sorte que les patrons se sentent des bons samaritains mais méfies toi, ils ne prendront pas les plus cassés, les moins productifs, ils n’en voudront pas , ils feront leur trie
finalement si tu allais vraiment aider les entreprises d’insertion, si tu mettais ton nez dans le fonctionnemetn du socal et ses besoins ??? VAS FAIRE TON TRAVAIL ET PAS LE SALE BOULOT DE CE GOUVERNEMENT !!!!! je ne suis pas en colère, je ne suis pas déçue, iln’y a pas de possibilité de fusionner les interets collectifs et ceux des entrepreneurs pour parler à la mode, non il faut choisir son camp et toi martin ou es tu ou es tu te dis l’abbé, il était à mon avis beaucoup plus roué que toi mais avait du charisme, tu n’es qu’un bon élève, méticuleux, mais sans âme. Désolée, mais je pense que tu pourras lire çà sans trop de souffrance, il faut juste que tu écoutes, il faut juste que entende le grondement, la rumeur…
Il y a un vrai problème de pauvreté en France, quand celle-ci ne s’accompagne pas de problème de santé et en corollaire de logement.
Comment la France, un des pays du G8, en est-elle arrivée là ?
Et en plus, elle met au point ces offres d’emploi raisonnable avec cette descente des indemnisations, comme si ceux privés d’emploi l’avaient fait exprès ?
Si on grattait un peu dans ces dossiers, on en trouverait des « misères », des « misères » surtout au niveau de « certains humains » par ailleurs bien nantis au niveau financier, mais pas au niveau moral.
La morale dans les écoles, quand va-t-elle être à nouveau dispensée ? Et dans les entreprises, faudrait-il refaire des piqûres de rappel ? Certains se comportent tellement comme de telles vipères, pour tromper leurs propres insatisfactions personnelles !
Chuchotons tous ensemble pour réclamer des jours meilleurs !
Mais que pouvait-on en espérer de ce gouvernement, notamment pour les pauvres ? Ce brave Martin Hirsch passe à présent pour le dindon de la farce. Seule la lutte paie. Et les pauvres n’auront que ce qu’ils auront pu arracher dans le combat. Il ne faut pas se complaire, se satisfaire, résignés, d’une charité promise, des discours d’élus au ventre rebondi, mais se rapprocher de syndicats combattifs comme la CNT ou SUD (faute de mieux).
Je signalais aussi, dans un précédent commentaire, l’existence de réseaux de coopératives comme COOPEQUITA, créée par la fédération des travailleurs de la terre de la CNT dans le Sud-Ouest, qui produisent des biens alimentaires bio, comme des fruits, des légumes et de la viande. ça marche selon le principe d’une cotisation. Mais si l’on n’a pas d’argent on reçoit quand même à manger. Le réseau de COOPEQUITA s’inscrit dans une démarche mutualiste: on peut séjourner et participer au travail de la ferme (!)par exemple.