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Lutte contre le sida: après bien des déboires, Roche abandonne

"Pas probants". C’est ainsi que Roche justifie sa décision de suspendre ses recherches en cours dans le domaine de la lutte contre le sida. Pour le géant de Bâle, les deux molécules actuellement en essais pré-cliniques ne seraient "pas susceptibles d’apporter une innovation".

Roche continuera de vendre ses produits existants, et annonce un effort et une réorientation de ses capacités sur les hépatites B et C, ainsi qu’un transfert de technologies vers les pays du Sud.

Une décision stratégique majeure, mais qui ne suprend pas franchement les militants associatifs, s’agissant d’un acteur à la réputation peu fiable dans les milieux de la lulte contre le sida. Directeur-adjoint de Aides, Emmanuel Trenado relativise cette annonce :

"C’est toujours une mauvaise nouvelle quand un gros laboratoire se désengage. Mais Roche a vécu une série d’échecs dans les médicaments anti-VIH"

Tous ne sont pas aussi optimistes. Le président de Sidaction, Bertrand Audoin, a lui peur d’un possible "effet boule de neige", deux semaines avant la conférence mondiale contre le VIH, qui se tiendra à Mexico. Il craint que "ce changement de stratégie n’annonce une rupture", et que les grands groupes pharmaceutiques "se concentrent encore davantage sur des maladies plus rentables". Laissant la recherche contre le sida à des organismes publics, dont la pérennité et les financements sont aléatoires.

De nouvelles molécules prometteuses… mais rapidement dépassées

A la fin des années 80, Roche, comme ses concurrents, met au point une première génération de médicaments visant à lutter contre le sida. Un produit "moins toléré et moins efficace, vite dépassé et retiré du marché", explique Emmanuel Trenado. La société va ensuite mettre au point le premier antiprotéase (qui empêche la contamination) en 1995, rapidement supplanté lui aussi.

Le groupe change alors de stratégie. Fini les recherches propres, place à l’achat de licences. Roche va connaître un succès avec le Virasept… qui sera par la suite provisoirement retiré, car contaminé par un produit chimique nocif.

En 2002, Roche achète à la start-up américaine Trimeris la licence du T20, un médicament commercialisé sous le nom de Fuzeon. Une avancée médicale majeure pour les patients touchés par l’échec médical des autres traitements.

Avec un coût de 1  500  euros par mois à sa sortie, le Fuzeon était vendu trois fois plus cher que les médicaments de même classe. Roche justifiait le prix de ce produit de niche par un besoin de financer la recherche. Avant de se voir concurrencé par des produits équivalents.

Pour Hugues Fischer, ancien président d’Act-Up et spécialiste de la recherche sur le sida, le retrait est totalement conditionné par un choix financier :

"Franchement, on s’y attendait : Roche n’a jamais investi avec succès dans le VIH, donc ce choix est issu d’une logique financière. Ils ont été malins pour trouver des bons produits, mais ils ont été bons pour tout planter.

"Ils ont été en avance, mais ils n’ont jamais su en profiter. Le pire, c’est qu’il y a un mois, j’ai rencontré des gens de chez Roche qui m’ont démenti ce qui était alors une rumeur persistante"

Roche préfère se recentrer sur des activités qu’il maitrise mieux

Pas très heureux dans la lutte contre le sida, Roche a donc décidé de se contenter de vendre ses molécules déjà sur le marché, pour 100 millions d’euros par an. Avec en prime l’engagement de transferer un maximum de technologies vers des pays du Sud, où se trouve l’essentiel des 33,2 millions de malades recensés par Onusida, l’agence des Nations Unies chargée de lutter contre cette infection.

Malgré tout, le retrait de Roche ne marque pas un désinterêt des laboratoires pour la lutte contre le VIH. La recherche anti-sida attire les géants et comme les petits du secteur : Merck, Pfitzer ou Glaxo ont apporté de nouvelles molécules dans un marché dynamique, où la recherche progresse rapidement.

Pour Emmanuel Trenado, "le départ de Roche est simple à comprendre : c’est un acteur économique qui n’est pas en position face à un marché concurrentiel". Hugues Fischer renchérit : "c’est un signal pour les bourses, pour dire aux investisseurs que Roche allait se reconcentrer sur ses activités les plus rénumératrices."

Ajout le 16/7 à 18h23. Réaction de Bertrand Audoin, président de Sidaction.


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El Fredo
16H02 16/07/2008

Juste une petite correction : on dit sidéen, pas sidaïque. Ce dernier terme est fortement connoté depuis certaines déclarations de J-M. Le Pen.

 
gerard_skywalker | hooligan interstellaire
16H06 16/07/2008

L’emploi de l’adjectif sidéen, plutôt que sidaïque me paraitrais plus approprié.

un petit effort jeune homme, s’il vous plait.

 
Yann Guégan | Rue89
16H23 16/07/2008

C’est corrigé. Merci d’avoir signalé.

 
Keldan | Polytoxicomane à temps partiel
16H44 16/07/2008

Mon dictionnaire m’indique que le terme consacré est « sidatique ». J’en suis le premier étonné…

Mais après vérification, le terme « sidéen », inventé deux ans plus tard (1987) a eu la préférence du Haut Commissariat à la langue française et est donc le terme consacré aujourd’hui en France.

 
El Fredo
17H23 16/07/2008

D’après Wiktionary, sidatique est le terme utilisé au Canada.

 
karlM
16H20 16/07/2008

Je me souvient de la joie de chercheur en 1985 qui se préparait à prouver que leur science pouvait tout guérir. Comme avec les cancers qui plafonnent à 48% de guérison le seul remède, simple et efficace, est la prévention… Hélas, pas très enrichissant pour les multinationales du médoc.

 
mamsk | etudiant
16H24 16/07/2008

Bonne chose a mon sens, au vu des cisrconstances. Si ils n’ont jamais vraiment « assuré » sur le marché des mediacmment anti-HIV, ils ont raison d’abandonner l’idée et de se concentrer sur d’autres domaines qu’ils maitrisent mieux.

Cela dit, qu’entendre par « transfert de technologies vers les pays du Sud "?… vont-ils ouvrir des laboratoire en afrique?… vont-il distribuer a faible cout, gratuitement des medicamment aux hopitaux africains?… bref, je n’ai pas bien saisi le sens exact, mais ca me semble etre un bon pas vers la lutte contre le sida dans le " tier-monde » (ca se dit encore, « tier-monde » ou J.M. le PEN a utilisé ce terme dans un de ses discours enflammés?…)

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
03H09 17/07/2008

Je ne sais pas s’ils ont tort ou raison dans ce cas précis, mais je trouve inacceptable que cesoit des entreprises privées qui décident en dernier ressort de l’orientation de la recherche médicale. L’industrie pharmaceutique, s’appuyant sur la montée en fleche de l’usage de TOUTES les drogues, va remplacer l’industrie des armements pour devenir au XXIè siecle la grande source de profits légaux et illégaux. Il faut que l’État s’affirme.

Pierre JC Allard

http://nouvellesociete.org/S55.html

 
Fraise des Bois | Buveur
16H45 16/07/2008

Decision financiere: bien sur, personne n’est dupe - mais au dela de cela: peut-on tout guerir? Peut etre pas. Et Roche reconnait ses limites dans ce domaine.

Quels autres laboratoires prives ou publics font de la recherche sur ca en ce moment? Et avec quels moyens?

 
Keldan | Polytoxicomane à temps partiel
16H47 16/07/2008

Je ne sais pas combien précisément, mais à mon avis il y en a beaucoup. Non seulement celui qui met au point le vaccin contre le SIDA verra son nom à coté de ceux de Pasteur et Fleming, mais la compagnie qui le vendra toucheras un énorme jackpot.
De quoi motiver un paquet de monde…

 
Camelback | Etudiant en bioinformatique
18H56 16/07/2008

Malheureusement, ce n’est pas aussi simple. D’abord, la fierté d’avoir son nom aux côtés de ceux de Pasteur et Flemming n’existe quasiment plus, puisque ce sont des équipes entières qui travaillent. Presonne n’a retenu le nom des chercheurs ayant séquençé le génome humain ( plus grande « découverte » ces dernières années en génétique ).

Ensuite, on parle ici de traitement contre le VIH. Il faudrait donc que les personnes infectées achètent ce vaccin. Quand on sait que les foyers de la pandémie sont principalement situés dans les pays pauvres, la logique financière veut que les labos comme Roche préfèrent orienter leur recherche vers des traitements de l’obésité et de ses complications par exemple, qui sera dans quelques années un grand problème de santé publique, mais dans les pays riches, là où les malades peuvent acheter des médicaments et/ou avoir une sécurité sociale / mutuelle / assurance qui quoiqu’il arrive achètera le médicament au laboratoire au final.

 
Jardinier | médecin
16H48 16/07/2008

On touche là du doigt le souci majeur des multinationales: faire du profit à court terme; il faut satisfaire les actionnaires. C’est le contre-coup de la financiarisation de notre économie.
Dans ce contexte, la recherche de traitements contre le VIH est désavantagée: on sait que le parcours est encore long.
C’est là que devrait intervenir de manière massive la recherche publique, si maltraitée dans notre pays.

 
Trompette34 | doctorante CNRS
17H09 16/07/2008

Bien dit Jardinier! 100% d’accord avec vous !

 
Octave65 | Révolutionnaire.
19H34 16/07/2008

Réponse au médecin gauchiste…
C’est vrai qu’on pense en vous lisant , si vous êtes vraiment médecin , que votre souci à vous c’est le partage des richesses…
L’altuisme dans son apanage…
le parcours va être long … sic
Ah oui , avec la recherche publique … le parcours va être vraiment long ….voir sidéral je dirais…
Qu’ils se dépêchent car en 2135, il risque de nous tomber sur la tête un météorite…
Le CNRS pourra se pencher aussi sur la question…
 mdr

 
stangrof
17H08 16/07/2008

Bonjour, le sida est una arme bio-ethnique.de l’eugenisme actif
Voila la traduction d’un article du « times » une de mes archives favorites
http://www.ipernity.com/doc/stangrof/428966
A bientôt

 
Triquoise | rouge de honte
17H13 16/07/2008

Roche se désengage uniquement parce qu’il n’y a pas d’argent à se faire à court terme.

Le problème, c’est que même si ce labo n’a jamais été très fort dans ce domaine, moins il y aura de concurrents à vouloir être le premier, moins la solution arrivera vite.

Cela n’augure rien de bon pour les 6 000 personnes qui meurent chaque jour de cette maladie (rapport 2007 ONUSIDA http://www.populationdata.net/sante/sida/bilan-2007.php).

Pour compenser, on n’aura qu’à trouver le moyen de leur vendre du Slimfast ou de l’anti-ride. Beaucoup et vite, parce qu’ils le valent bien.

 
Phil2922 | Retraite invalidité
17H24 16/07/2008

Le labo Roche suspend ses recherches en cours dans la lutte contre le Sida. Le labo fera un transfert de ses technologies vers les pays du Sud. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle pour les africains durement touchés par la maladie car dans le même temps, Hugues Fisher, ancien président d’Act-Up, déclare que Roche a été bon pour trouver de bons produits, mais ils ont été bons pour tout planter…!

http://phil195829.overblog.com

 
kebra
17H27 16/07/2008

L’info importante est le transfert de technologie au Sud et la réorientation de la recherche du HIV à l’hépatite B et C.

D’une part, Roche redore son blason après le Tamiflu et les procès contre les génériques des pays du Sud.

D’autre part, l’épidémie de SIDA stagne dans les pays rentables alors que le nombre de VHC progresse toujours et que le retour de l’héro et des shoots en Occident va accentuer l’épidémie.

Cynique, vous avez dit cynique, comme c’est cynique…

 
Jaycib | Entre l'arbre et l'écorce
17H28 16/07/2008

On peut déplorer le retrait de Roche de cette « niche », mais l’engagement de poursuivre la recherche dans le domaine des hépatites n’est pas anodin, quand même!

Il ne faudrait pas que l’on dresse les soins traitant une pathologie, le sida, contre deux destinés à traiter les hépatites B et C, qui touchent des dizaines de millions de gens, le plus souvent mortellement, et qui sont tout aussi contagieuses que le sida.

Le fait que la com’ des associations méritantes combattant le sida maintienne cette maladie sur le devant de la scène ne doit pas faire oublier d’autres « parias » dont la défense est beaucoup plus difficultueuse (manque d’intérêt de la part du grand public).

Je peux témoigner personnellement du fait que les personnes atteintes par l’hépatite B sont victimes d’un ostracisme égal à celui qui frappe les sidéens. J’ai échappé à cette maladie quasi miraculeusement en développant des anticorps en deux semaines, mais cela n’a pas été le cas de certains de mes compagnons, hémodialysés eux aussi à l’époque (1982), mais dont les anticorps sont restés silencieux et qui sont tous décédés depuis.

 
Millecalottes SARKASTIK | Le Gaulois
19H41 16/07/2008

Et le paludisme…

 
Koffe
18H13 16/07/2008

Bonjour, je suis doctorant en Chimie et je travaille sur le cancer (pour faire bref, synthèses de nouvelles molécules pour une certain therapie) Je suis financé par une bourse ministérielle et je bosse pour un labo publique estampillé CNRS.
Ma foi le choix de Roche est assez clair, ils ont déja trop dépenser dans la recherche contre le SIDA et ca leur a surement trop peu rapporté.
Pour ce qui est du truc « Peut on tout guérir? » Je serai tenté de dire si on essaie rien évidemment on ne risque pas y venir à bout. Cependant les recherches dans les gros labos privés manquent de l’autonomie ( de ce qu’il en reste) dans les labos publique et de l’esprit fondamentale de la recherche. C’est pas en rachetant des brevets et des licences de medocs qu’on va soigner quoique ce soit.
Ils jouent bien leur coup d’une certaine manière, ils on foutus quelques medocs sur le marché et ensuite basta ils continueront a fair eleur recherche pour savoir quelle crème pour les pieds est compatible avec quel auto-bronzant.
Le probleme dans le publique est le prix des essais cliniques qui ne sont accessibles qu’aux gros gros budget… oui le serpent se mord la queue…

Roche abandonne, esperons que les autres continueront à se tirer la bourre pour trouver quelque chose (la concurrence aurait du bon )
En attendant, prévention

 
Octave65 | Révolutionnaire.
19H24 16/07/2008

Laboratoire public estampillé CNRS….
A lire votre billet, vous n’avez pas l’air d’y croire …
Ce que je ne comprends pas , pourquoi vous vous lancez dans une recherche sans avoir les moyens de la mener jusqu’au bout …
Je ne suis pas scientifique mais je ne ressens pas en lisant votre billet , cette volonté qui donnait le courage et l’intuition à des chercheurs comme Pasteur …
Une certaine lassitude …
Bref, vous manquez d’enthousiasme …
Allez faire de la recherche au Quebec…
c’est sympa là bas…
 cqfe

 
Trompette34 | doctorante CNRS
17H00 17/07/2008

Justement, vous n’êtes pas scientifique, et c’est bien pour ca que vous n y comprenez vraiment rien. Quelle belle solution que de dire d’aller faire nos recherches au Quebec, comme c’est intelligent ! D’ailleurs, les votes sur ce comm parlent d’eux même (8 « nazes » a l heure où j écris ces lignes). La recherche, ca prend du temps pour votre gouverne. On ne trouve pas une solution en claquant des doigts, surtout avec le peu de moyens qu’on nous accorde (et ça ne fait qu’empirer, puisque pour avoir des moyens maintenant il faut bosser sur la crème anti cellulite, anti capitons-peau d orange et j en passe.. bref des trucs vraiment utiles à la société!) C’est pour cela que c’est un job de passionnés, et qu’il faut avoir une motivation sans faille pour y arriver. L’enthousiasme c’est bien, le sérieux et l’efficacité c’est mieux. Désolés de ne pas tous être des Pasteur en puissance, mais en 1830 on ne connaissait rien du vivant, c’etait donc plus logique de faire de grandes découvertes, puisqu’on ne savait rien ! Avant de dénigrer une profession toute entière, renseignez vous. Je ne viens pas vous apprendre comment on fait du commerce, mooonnnnsieur le commercial!

 
Gandijyn
19H11 16/07/2008

Pour une fois qu’un labo se désintérese de médicaments vendus très chers, pour peu d’efficacité, hormis, entretenir la maladie … !

- http://www.un.org/News/fr-press/docs/2002/DSGSM159.doc.htm

- http://pagesperso-orange.fr/sidasante/journal/joubevu.htm (dâté ! mais évident de nos jours)

- http://sida69.free.fr/Positifs/positifs.htm

 
mechante langue
22H42 16/07/2008

J’ai rarement lu autant de conneries que dans les liens que vous nous proposez

 
Gandijyn
00H32 17/07/2008

ça tombe bien. Moi non,plus !…

et ceux-là, vous les connaissez :

MAFIA MEDICALE – Ghislaine Lanctot (Québec)

http://video.google.fr/videoplay?docid=-1443602579295369074 (1ère partie)
http://video.google.fr/videoplay?docid=8766366921278444185 (2ème partie)

Tous les élèves encours de fac de médecine, devraient commencer par visionner cela, avant de faire ingurgiter des médocs (nombreux, chers et rarement efficaces) pour entretenir les corps malades… Sinon, à quoi serviraient les médecins, les pharmaciens et les labos ?…

 
mechante langue
10H16 17/07/2008

« Sinon, à quoi serviraient les médecins, les pharmaciens et les labos ?… »

Ils servent a alimenter vos délires
Si avec l’arrivée des tri thérapies on est passé de 70% de mortalité chez les seropositifs au bout de x années à moins de 5% , c’est évidement le resultat d’un complot .
Mais des complots comme ca , avec de tels résultats , j’en veux bien tous les jours !

 
Gandijyn
10H30 17/07/2008

Vous avez raison … c’est juste une question de temps !… ils mettent « un peu plus de temps à mourir », avec combien de kilo de chimie par an ? … c’est vraiment d’une très grande simplicité… et faire croire à des patients qu’on peut les guérir… ça c’est du délire !

 
mechante langue
11H44 17/07/2008

« Vous avez raison … c’est juste une question de temps !…  »

Savez vous qu’on va tous mourir un jour , même vous ! Ce n’est qu’une question de temps .

« ils mettent  "un peu plus de temps à mourir" , avec combien de kilo de chimie par an ? »

Ce n’est pas votre but , mettre le plus de temps a mourir ?
Entre mourir demain ou mourir dans 20 ans ,vous choisissez quoi ?

« et faire croire à des patients qu’on peut les guérir… ça c’est du délire ! »

Sauf qu’on ne sait toujours pas les guérir et je ne crois pas qu’on leur fasse croire cela . D’ailleurs ils auraient du mal a le croire puisqu’ils prennent tous les jours des médicaments .Simplement d’une maladie mortelle a court terme on est passé a une maladie chronique qui permet de vivre normalement un grand nombre d’années

Il y a un pays ou les autorités ont cru a vos thèses délirantes , l’Afrique du Sud . Des centaines de milliers de personnes ont payé le prix de vos théories : elles en sont mortes

 
Propergol | Etudiant francais en Allemagne
19H38 16/07/2008

C’est sûr qu’investir dans la recherche type Viagra ou l’obesité, ça sauve plus de vies du tiers-monde que de l’occident…

 
Millecalottes SARKASTIK | Le Gaulois
20H28 16/07/2008

La découverte du VIAGRA (Sildénafil) est accidentelle, c’est « l’effet indésirable » d’une molécule initialement convoitée pour autre chose…

Mais le hasard cher riverain ne s’arrête pas là !

En effet, savez-vous que ce « produit » a sauvé un nourrisson en Angleterre :

http://forum.doctissimo.fr/grossesse-bebe/futures-mamans/Les-muguettes-2…

Et que des recherches à l’université de Montréal laissent entrevoir des débouchées contre la dystrophie musculaire de Duchesne :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2008/05/13/001-viagra…

Les meilleures découvertes ne sont pas toujours les plus organisées. De plus, des produits que vous pourriez qualifier de « confort » sont parfois loin d’être mineurs ! Laissez donc du temps au temps même si tout le monde est pressé !!!

Toutes sciences, toutes recherches, souffrent de leurs lots d’inexactitudes ! De là à les condamner…

Cordialement et bien à vous

 
tooms4444 | CDP informatique
08H53 17/07/2008

Idem pour l’aspartame !

Hum, désolé…

 
Millecalottes SARKASTIK | Le Gaulois
10H38 17/07/2008

BRAVO 5 pour l’humour !

Pardon : DUCHENNE (et pas DUCHESNE) !

 
Octave65 | Révolutionnaire.
19H43 16/07/2008

Que fait Propergol????
Il faut y aller dans le tiers monde pour aller sauver des vies…
la critique est facile …
Ils sont gentils le teutons et les teutones ???!!!
 mdr

 
Anna Kaplan
20H21 16/07/2008

peut-on tout guérir ? C’est bien la question que vous vous posez. J’hallucine! bien entendu que l’on peut tout guerir, il ne manquerait plus que ça! C’est quoi votre problème avec les sidéens ? Faut les laisser crever! Pas la peine de se fatiguer à chercher des solutions, c’est ça! ça me révolte de lire des propos pareils ! On peut tout guerir et du Vih ou sida comme tout autre chose!Il faut s’en donner les moyens et avoir la volonté, c’est tout.

 
fermtag
23H16 16/07/2008

« (…)bien entendu que l’on peut tout guerir(…) »

Je vous trouve d’un optimisme frisant le ridicule ! Ou vous lisez trop de SF au premier degré.

— Aujourd’hui, c’est très clair, on ne peut pas tout guérir.
— Demain, on guérira sûrement des maladies connues aujourd’hui, mais très certainement pas toutes.
— Ensuite, l’évolution étant ce qu’elle est (rien n’est stable en biologie, tout s’adapte, d’où les souche dites « résistantes »), on découvrira d’autres maladies qu’ils nous faudra de nouveau apprendre à guérir.

Un des gros « problème » est qu’il est souvent beaucoup plus facile de diagnostiquer et prévenir que de guérir. Et plus la recherche avance, plus l’écart se creuse… car en science, chaque réponse pose plus de questions qu’elle n’en résout !

Je ne connais qu’un remède qui ait toutes les qualités que vous soutenez : la mort ! C’est bien connu, la mort guérit de tout.


« En biologie, il y a un terme pour « stable " : c’est " mort » »

 
Gandijyn
01H16 17/07/2008

Avant de « Guérir " (mot réservé au patient), il faut etre " soigné »…!

- http://sanspression.org/Exercice_illegal_de_la_mdecine.htm (Canada)

- « GUÉRIR N’EST PAS SOIGNER » par Dominique Miller

- Jean-Marc Lhuillier, « Le droit des usagers », ENSP, 2004

- L’exercice illégal de la médecine est aujourd’hui défini par l’article L.4161-1 du code de la santé public

- « Exercice illégal de la médecine », Olivier Labes (Institut des assurances de Paris et Université Paris I) et Bruno Mion (Avocat à la cour), Médecine Légale & Société, Vol. 4, n° 3, septembre 2001

Un thérapeuthe, praticien dont le médecin qui utilise le mot « guérir » dans ses plaquettes ou documents professionnels est passible d’être condamné par les tribunaux, et Conseil de l’Ordre des Médecins… Ce qui n’est pas toujours le cas, pour les médecins, chercheurs et labos qui brâvent ouvertement dans des ouvrages de vulgarisation, cette possibilité (parfois certitude)de Guérir !… quel qu’en soit le prix infligé au patient.

D’autre part, même en étant bien soigné, par les meilleurs praticiens, et les meilleurs produits et techniques, qu’est-ce qui peut garantir avec certitude une guérison ?… Personne ne peut le faire, sauf le patient lui-même qui le ressent, et le vit… Toutefois n’y a-t-il pas encore, des risques de rechute ? Coment garantir avec certitude une guérison : rien… après c’est du domaine du mystique.

Pour etre complètement « guéri », le seul moyen est de ne jamais consulter de médecin… et de n’avoir aucun diagnostic en poche.

 
fermtag
16H57 17/07/2008

Je me contentais simplement votre terme (votre « lexique »).

Maintenant, dans mon post, vous pouvez remplacez « guérir » par « soigner », il demeure identique.

De plus, il existe nombre de maladies dont on guérit sans avoir besoin d’être soigné (quand on a pas de déficience immunitaire, on *guérit en très bien d’un coryza viral, mais rien n’empêche d’être réinfecté plus tard par un autre. Si l’on est vacciné contre le tétanos, on en *guérit* très bien, etc.).

 
Gandijyn
18H11 17/07/2008

Excellente réponse … mais !

Pourquoi des thérapeutes compétents dont des mdecins, qui afirment « guérir " sont condamnés pour " exercice illégal de la médecine » ?

Cadeau = prison et/ou forte amendes + interdiction de professer !

Saud quand on s’appelle Professeur « Duchmuc », avec un appui fraternel du Conseil de l’Ordre des Médecins, du Ministère de la Santé, et des organismes tels l’AFSSAPS ????

Et « guérir ", ne veut pas dire " masquer la maladie », « reporter les symptômes » , ou autres !… il ne s’agirait que d’interprétation ponctuelle ?

 
fermtag
01H12 18/07/2008

Je pense, avant tout, que quiconque (médecin ou non) prétend « guérir » d’une maladie alors même qu’aucune démonstrationS de guérison de ladite maladie existent (reste à définir le terme « guérison ») est malhonnête et doit être traduit en justice (même le Prof. Truc n’y échappe pas et sera condamné par le conseil).

Pour « guérison », aujourd’hui, en tous cas, l’idée la plus réaliste pour les maladies graves (handicapentes ou mortifères) est de mesurer le taux de rechute (symptômes, mesures de détection en général, sous réserve de leur fiabilité et sensibilité) après arrêt du traitement dans le temps :

Si un traitement semble avoir été efficace (disparition des symptômes et/ou tests négatifs, non toxicité, etc.), la guérison est mesurer en risque de rechute dans le temps. Donc, on vous dira par exemple que les chiffres montrent qu’à six mois, le risque rechute est de 60%, à un an de 30% et qu’au delà de deux ans, on en n’en n’a pas constaté.
On considérera alors qu’il y a « guérison ».

Et encore, je fais l’impasse sur la durée optimum du traitement, qui lui aussi doit être déterminé de la même façon.

Sachant que certains virus se réfugient dans des foyers de rétention où ils cessent d’être actifs, parfois durant plusieurs années et en « sortent » de temps en temps, on ne sais pour quelle raison.
Comme le le virus du zona qui se réfugie dans certains muscles, ce qui génère des crises. Il peut très bien ne plus jamais se manifester bien que toujours présent… Guérit ou pas ?

Ce qui ne préjuge pas que vous ne puissiez pas faire de rechute à 10 ans : on a pas assez de recul ou chiffres significatifs pour ça. Sans compter une éventuelle ré-infection… D’ici une centaine d’années, on pourra probablement être beaucoup plus précis, mais les traitements auront probablement évolués, soit qu’on ait trouvé plus efficace, soit qu’on ait trouvé moins toxique ou mieux toléré…

C’est pourquoi il est infiniment plus facile de diagnostiquer (in vitro) que de « guérir » (in vivo : il ne faut pas que le remède soit pire que la maladie !).

Le « remède » le plus efficace restant quand même la prophylaxie :)

Et encore, quand on connaît le mode de propagation et que le patient puisse se souvenir comment il a été infecté, surtout dans les cas de maladies chroniques qui ne se manifestent ou ne sont diagnostiquées que 20 ans, voire plus, après la contamination.

 
tooms4444 | CDP informatique
08H59 17/07/2008

Un copain à moi a coutume de dire que « l’intelligence artificielle ne remplacera jamis la connerie humaine ».
Ca se soigne, docteur ?

 
Millecalottes SARKASTIK | Le Gaulois
14H10 17/07/2008

Pas sûr !

Nos décideurs peuvent s’honorer d’avoir ce genre « d’intelligence » et concernant leurs performances… Je serais moins affirmatif que votre copain qui me semble poutant très sensé !

Pour la thérapie d’une telle pandémie, mon ordonnance sera sommaire : je vous adresse à l’oncle d’un ami (Boris VIAN), qui bricole au fond de son atelier…

Très cordialement

http://video.google.fr/videosearch?hl=fr&q=boris%20vian%20les%20bombes%2…

 
kevangel
22H56 16/07/2008

J’ai l’impression de lire un peu partout que c’est scandaleux que les labos pharmaceutiques veuillent gagner de l’argent avec les médicaments. Mais croyez-vous que le médecin qui va donner le médicament travaille bénévolement ? Et le pharmacien ?
Alors pourquoi cela ne choque personne que celui qui prescrit le médoc et celui qui le vend gagnent très bien leur vie, mais cela choque si celui qui a inventé le médicament demande à gagner aussi sa vie ? J’ajoute que les chercheurs qui mettent au point ces molécules ont fait au moins autant d’études que les médecins, ils méritent bien d’être rémunérés.
Alors le jour où on verra des médecins bénévoles et des pharmaciens qui vendent à prix coûtant, peut-être qu’on pourra s’offusquer du fait que les labos pharmaceutiques veuillent faire des bénéfices.

 
remi86 | le croquant ...du poitou
00H39 17/07/2008

Au vue de ce que rapporte de conforter les gens dans une bitheparie ou thri ! les labo continueront a faire de pognon ! c est leur but…On pourrait meme se poser la question si il n existe pas u vaccin ! mais que ben faut bien qu’ils vivent sur le dos de cette maladie ou de bien d autres !..