sur le terrain

Peck: "Si on veut parler du pouvoir, il faut passer par l'ENA"

Les (premières) années Mitterrand et les illusions perdues. Une grande école de la République (l’ENA) avec ses codes et ses ambitions. Une promotion dorée où s’illustrèrent Royal, Hollande et Villepin… Sur le tournage de « L’Ecole du pouvoir », téléfilm ambitieux de Raoul Peck, les ambiguïtés d’une époque sont passées au crible.

Paris, un jour de printemps. A deux pas de musée d’Orsay, une maison bourgeoise (forcément bourgeoise) du VIIe arrondissement est transformée en plateau de tournage. Une équipe de techniciens s’y affaire depuis les premières heures de la matinée, et installe câbles, caméras, écrans de contrôle…

La journée de travail sera consacrée à une scène intimiste, où l’équipe se faufilera dans les couloirs exigus d’un appartement provisoirement abandonné par ses habitants. Puis à une séquence en extérieur, où une trentaine de figurants donneront l’illusion d’une foule en liesse. Les assistants gèrent un planning serré (à peine deux mois de travail pour trois heures de film).

L'époque : les derniers feux du giscardsme, l'élection de Mitterrand

Un tournage comme les autres ? Pas vraiment. Produit par et pour la télévision (Canal  + et Arte), « L’Ecole du pouvoir » relève du projet atypique, ambitieux, potentiellement polémique. Le sujet : la promotion Voltaire de l’ENA, où s’illustrèrent, entre autres, de jeunes inconnus qui n’allaient pas le rester longtemps.

Parmi eux, Ségolène Royal, Dominique de Villepin, François Hollande, Frédérique Bredin… L’époque : les derniers feux du giscardisme, l’arrivée au pouvoir de la gauche, l’élection de François Mitterrand et la croyance collective en des lendemains qui chantent plus juste.

Le téléfilm, divisé en deux parties de une heure et demie (diffusion prévue pour le premier trimestre 2009), dessine le portrait d’une génération en son temps, avec ses espoirs bientôt rongés par les biens connus principes de réalité.

En fil rouge : la radiographie d’une « grande école » de la République, le jeu inévitable de l’ambition et du pouvoir, l’analyse du formatage « inévitable » des « élites ». Derrière la caméra : Raoul Peck, ex-ministre de la Culture dans son pays natal (Haïti). Un cinéaste expert dans les fictions aux prises avec les tumultes du monde (L’Homme sur les quais, Lumumba ou Sometimes in April, sur le Rwanda).

L'intrigue mêle fiction et faits réels

Initialement, le film aurait dû être réalisé par l’Anglais Peter Kosminsky, auteur, entre autres, des Années Blair. Des problèmes insolubles de planning en ont décidé autrement. Et les producteurs de L’Ecole du pouvoir (Hervé Chabalier et Claude Chelli, de Capa) ont finalement confié le film à Raoul Peck, dont les compétences pour ce genre de projets, vu sa filmo, ne font évidemment aucun doute. (Voir la vidéo.)



Fiction ou pas ? Personnages authentiques ou non ? Acteurs pastichant leurs prestigieux modèles ou refusant le mimétisme ? Depuis le début de la matinée, l’équipe de tournage, échaudée par un papier publié le week-end précédent dans les colonnes du Figaro, insiste trois fois plutôt qu’une.

Oui, le téléfilm s’inspire en partie d’événements réels. Oui, son scénario repose, en amont, sur un volumineux travail d’enquête auprès des membres des différentes promotions de l’ENA. Oui, on reconnaîtra ici ou là des caractéristiques rappelant telle ou telle personnalité.

Pourtant, assène-t-on aux journalistes en visite, L’Ecole du pouvoir relève à 100% de la catégorie fiction et ne cherche en aucun cas à coller aux basques du vérisme ou, pire encore, de l’anecdote people. Le dessein du film ? Plus universel, confie Raoul Peck. (Voir la vidéo.)



Pour mener à bien son projet, le metteur en scène a dû résoudre un problème plus épineux que les autres : celui du casting. L’ampleur du téléfilm et son ambition ne laissaient personne indifférent dans le milieu des jeunes comédiens du cinéma français. Beaucoup de (prestigieuses) candidatures spontanées, donc.

Oui, mais voilà : fidèle à ses habitudes et à son exigence, Peck ne cherchait pas des noms, mais des acteurs, des vrais, susceptibles d’incarner les contradictions de leur personnage respectif. Résultat : pas de recrutement sur CV, mais des essais pour tout le monde.

A l’arrivée, une distribution composée de comédiens passionnés par les thèmes du film et la méthode Peck. Parmi eux, Robinson Stévenin, Thibault Vinçon ( »Les Amitiés maléfiques, d’Emmanuel Bourdieu), Céline Sallette (Le Grand Alibi », de Pascal Bonitzer) ou Elodie Navarre. Pour les jeunes acteurs, ce tournage ne ressemble visiblement à aucun autre. (Voir la vidéo.)


Milieu d’après-midi. A toute allure, les techniciens abandonnent l’appartement confiné où l’on tourne depuis le matin. Destination : le coin de la rue, où il s’agit, en un minimum de temps, de reconstituer un des moments clés de la mythologie mitterrandienne, la visite au Panthéon, le 21 mai 1981.

Relookés selon les critères de l’époque, les comédiens s’agglutinent avec les figurants derrière des barrières de sécurité. Circulation (plus ou moins) bloquée dans la rue. Mise en place rapide. Peck enchaîne quelques prises.

Une heure plus tard, la scène est dans la boîte, comme on dit. Le cinéaste et ses acteurs enchaînent avec les préparatifs pour les séquences du lendemain. Encore des histoires de pouvoir, de désillusion et de politique… Attente fébrile de découvrir le résultat sur un écran, même petit.

Vidéos : David Servenay

L’Ecole du pouvoir De Raoul Peck - avec Robinson Stévenin, Elodie Navarre, Céline Sallette, Thibault Vinçon, Valentin Merlet, Emilie Deville… - diffusion sur Canal + au premier trimestre 2009.


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zénon denon 84 | Bonne
17H37 15/07/2008

Tout un poème :
 » L’Ecole du pouvoir « 
ça sert à cela l’école ,Diable que voila
une drôle de conception de ce que nous
pensions etre :
, L’école du savoir ,
A bon entendeur…

 
pablico
19H56 15/07/2008

ce qui veut dire que le Pouvoir s’apprend. Alors que l’on pensait qu’il se prenait, que c’était quelques fois héréditaire, que le pouvoir était inné.

Le pouvoir s’apprend comme une table de multiplication, ou une poésie.
Là je crains le pire avec les élèves médiocres, et les bachoteurs.

dérision, déraison… devant le pouvoir.

 
bibousiq
18H41 15/07/2008

Malheureusement, école qui n’est pas ouverte à tous….
Autre point négatif: ça passera sur Canal…en crypté ! Snif !

 
David Servenay | Rue89
19H19 15/07/2008

Puis sur Arte, co-producteur, en clair.

Un peu plus tard…

 
kafka1 | AR
19H23 15/07/2008

je me demande si la diète des fonctionnaires touchera l’ENA.

 
Asse42 | Royalais
19H49 15/07/2008

D’un autre côté l’ENA propage quand même des valeurs républicaines.
C’est mieux que d’être gouverné par un avocat sans valeur par exemple…

 
tooms4444 | CDP informatique
10H13 16/07/2008

« Normalement », on dit « sans valeurS »… mais les temps changent, vous avez raison…

 
screugneugneux | râleur-NRV
17H27 16/07/2008

tooms,
vous avez raison, mais la nature du personnage fait que les deux acceptions sont valables, voir, elles se complètent….

 
Gandijyn
20H55 15/07/2008

Les politiques, objets de manipulation par le Pouvoir en place !… Ces jeunes énarques, autant motivés sont-ils et fougueux, sont pareils aux militaires qui s’engagent à 17 ans !… Ils n’ont pas la pleine conscience de leur acte, et découvre, au jour le jour, que tout peut basculer… jusquau jour où ils doivent se sacrifier pour une cause Nationale, dont ils ne maîtrisent rien … aucun des rouages, aucune des décisions, aucune des conséquences…

Oui les Ennarques sont des comédiens… je préfère ceux de l’art… au moins, ceux-là reste en virtuel, et ne peuvent blesser trois générations entières…

 
Gandijyn
20H57 15/07/2008

Les politiques, « objets de manipulation », marionnettes par le Pouvoir en place !… Ces jeunes énarques, autant motivés sont-ils et fougueux, sont pareils aux militaires qui s’engagent à 17 ans !… Ils n’ont pas la pleine conscience de leurs actes, et découvrent, au jour le jour, que tout peut basculer… jusquau jour où ils doivent se sacrifier pour une cause Nationale, dont ils ne maîtrisent rien … aucun des rouages, aucune des décisions, aucune des conséquences…

faire autant d’études pour savoir en fin de vie, et réaliser qu’on a servi à pas grand-chose, sinon, faire plaisir au Chef de l’Etat, quelque soient les partis.

Oui les Ennarques sont des comédiens… je préfère ceux de l’art… au moins, ceux-là reste en virtuel, et ne peuvent blesser trois générations entières…

 
vol19 | awash
22H00 15/07/2008

Tristes années 80, vraiment… Déjà la révolution conservatrice Reagano-Thatcherienne en marche, à vous dégoûter du concept de souverainté nationale… Et déjà le « divin marché » et sa mondialisation qui allait faire incidement disjoncter le bloc de l’Est et conclure la deuxième guerre mondiale. Qu’avons nous vu à ce moment-là? Créer un oasis plus juste, le « changement »…

Dans les vidéos, intéressantes remarques: Peck sur le politique  » la vie est un rapport de forces perpétuels, à partir du moment ou l’on est en société ». Le politique est « au "centre" du rapport de force ». M. Peck nous parle de sa vision, au fait est-ce que c’est vrai partout et tout le temps? Le monde est -il inéluctuablement amené à être divisé entre « baiseurs » et « baisés », dominants et dominés,discours du même, la vision « anale » en terme Freudien.

Probablement Dumezil le pensait, l’inventeur des « trois ordres » chez les Indo-européens (Prêtres, guerriers,producteurs)… Pas facile dans ces années 80, les dieux ont changé… Difficile de reconnaître que nous modernes, les vieilles histoires, les vieux mythes nous concernent encore. Peut-être parceque nous ne sommes pas si modernes?

Intéressante également sur les vidéos, la remarque d’un comédien à propos d’un texte qui reviendrait souvent: « L’Etat est plus fort que tout, un Enarque ne fait pas de politique, il apprend à servir l’Etat ». Comme si pour un Enarque, au fond, l’Etat est un sacerdoce. Dumézil, souligne quelques différences chez les Indo-Européens. Par exemple Rome fait descendre les dieux sur terre. Comment devient-on dieu ou médiateur entre la terre et les dieux… Affaire de Saint-Esprit des Lumières…c’est à dire les concours, la rhétorique, la technocratie…puis le suffrage universel « citoyen », et problament comme jamais les médias, l’espace télévisuel, le « télégénisme ». Le mythe de l’Enarque politicien (une minorité d’entre-eux) a sans doute surfé sur des conjugaisons de religions anciennes et nouvelles. Hélàs, dans ces années 80, la religion des Lumières le paradigme de la technocratie a décliné au profit d’autres religions, pas même la production, mais la finance, l’image, la com putassière…

Par ailleurs, on n’apprend peu à l’ENA, la négociation, ni la complexité, le faire avec autrui (ce que revendiqua la promotion Mendela), mais davantage le paradigme de la persuasion, de la rationalité technocratique.

Pour tout vous dire dans les années 90, j’ai du être convié à un entretien avec le directeur des Etudes de l’ENA sur l’introduction des sciences humaines, la négociation dans le cursus. Déjà le marketing,me disait-on, le concept d’usager posait problème aux étudiants. On me raconta que le moindre petit détail d’un enseignement ou d’une étude de cas pouvait rapidement être tourné en ridicule par les élevès sur des questions annexes (tel service n’existe pas vraiment etc..). Les « défenses » étaient importantes, bref, ce n’était pas tâche facile. Pour avoir vu, ce qui se passait, ailleurs, nous pourrions émettre l’hypothèse que ce type de réflexion allait à l’encontre des valeurs instituantes. Au fond, tout celà s’inscrit bien dans les jouxtes oratoires du modèle social de l’aristocratie, et peut-être bien au final d’une division peut-être toujours résurgente de la société en trois ordres. dans les années 80, L’iconisation du président « dieu » et de l’homme d’affaire self made-man Bernard Tapie ne sont peut-être pas étranger à cette période? Celà veut-il dire comme le soutient le premier ministre que la gauche à « définitivement perdu idéologiquement »? et que nous allons assister impuissant aux fractures devenir béances, castes? Il est bien à craindre que nous rentrions pour des décennies, dans des années bien sombres en France…

 
tooms4444 | CDP informatique
10H17 16/07/2008

« Comme si pour un Enarque, au fond, l’Etat est un sacerdoce », ben oui quoi : je n’en veux pour preuve que les transferts, à l’occasion de « l’ouverture » du gouvernement Fillon.

 
into the wild | homosapien erectus idioteuh..
08H18 16/07/2008

Qui manipule qui? manipule qui?…
L’E.N.A machine a fabriquer des robots dépourvus d’empathie, d’amour de compassion pour leurs prochains , seul compte le réalisme l’efficacité (j’en doute!) le manichéisme , lobbying le POUVOIR..
Et comme tout malades qui se respecte, n’admettent pas qu’ils sont comme cela..
 LOVE..

 
Lentilledefresnel
10H59 16/07/2008

Un Enarque c’est aussi la garantie de l’emploi jusqu’à la retraite et l’impossibilité de voir son salaire régresser. Le ministère des finances regorge d’incapables inutiles placardisés avec des rémunérations pour certains odieuses, dans le seul souci de les rendre inoffensif en ne leurs confiant plus ou pas de responsabilités. Il y a dans ce corps administratif une totale absence de « notion de responsabilité ». Cette absence est tellement flagrante qu’un Enarque est dans l’incapacité de comprendre la remarque. Mais comment pourrait-il en être autrement puisque la notion de sanction n’existe pas !

 
Zervé | stable ?
15H07 16/07/2008

Il y a certainement pas mal de blagues sur l’ENA ; j’aime bien celle-ci qui circulait de boite en boite il y a quelque temps (je l’ai reçue d’un copain fin 2000) :

LES RAMEURS DE L’ENA

Les chroniques racontent qu’en 1994 aurait eu lieu un challenge d’aviron entre l’équipe de rameurs de l’ENA et ceux d’une université lambda de « Province ». Les rameurs de l’Université brillèrent dès le départ, et arrivèrent avec une heure d’avance sur l’équipe Enarque…

De retour dans les locaux de l’ENA, le Comité de Consultation se réunit pour analyser les raisons d’un résultat si imprévu et déconcertant.
Leurs conclusions furent les suivantes :
1) L’équipe universitaire était formée d’un chef d’équipe et de 10 rameurs…
2) L’équipe de l’ENA était, elle, constituée d’1 rameur et de 10 chefs d’équipe.
La décision fut portée a la sphère de planification stratégique pour l’année suivante, avec une réforme dont les répercussions se feraient ressentir a tous les niveaux de la délégation.

En 1995, lors du départ du nouveau challenge, l’équipe universitaire reprenait une fulgurante avance. Cette fois-là, l’équipe Enarque arrivait avec 2 heures de retard…
La nouvelle analyse du Comité de Consultation rendait les constatations suivantes :
1) Dans l’équipe universitaire, il y avait 1 chef et 10 rameurs.
2) L’équipe de l’ENA, suite aux reformes décidées par le Comité de Consultation et approuvées par la haute sphère de planification, comprenait :
* Un chef d’équipe
* Deux assistants au chef d’équipe
* Sept chefs de section
* Un rameur
La conclusion du Comité fut unanime et lapidaire: « Ce rameur est un bon a rien ».

En 1996 se présentait une nouvelle opportunité pour l’équipe Enarque. En effet, le Département du Haut Management de l’ENA, en collaboration avec le Département de Recherche sur les Ressources Humaines de cette même école avaient mis au point une stratégie novatrice qui améliorerait sans aucun doute possible le rendement et la productivité, grâce à l’introduction de substantielles modifications dans la structure.
C’était là la clef de voûte du succès, l’aboutissement ultime d’une méthodologie qui ferait pâlir d’envie même les meilleurs managers au monde…
Le résultat fut catastrophique. L’équipe Universitaire arrivait cette fois avec 3 heures d’avance sur l’équipe énarque. Les conclusions furent effroyables :
1) Dans un évident but de déstabilisation spéculative, l’équipe universitaire avait opté pour la formation traditionnelle : 1 chef d’équipe et 10 rameurs.
2) L’équipe Enarque avait introduit une formation avant-gardiste :
* Un chef d’équipe
* Deux consultants Qualité
* Un auditeur en empowerment
* Un superviseur de downsizing
* Un analyste de procédures
* Un technologue
* Un contrôleur
* Un chef de section
* Un technicien chronomètre
* Un rameur

Après plusieurs jours d’épuisantes réunions et autant de séances de Brainstorming, le Comité décidait de punir le rameur en lui supprimant ses bourses d’étude et en le radiant de l’Ecole, dont la Grandeur et Réputation risquaient de se voir ternies par une telle incompétence.

Lors de la réunion de clôture, le Comité, appuyé par le corps enseignant, statuait :
« Pour le prochain challenge, nous engagerons un nouveau rameur, mais par le biais d’un contrat d’Outsourcing, de manière a éviter toute friction syndicale et d’esquiver tout contrat de travail et charges sociales qui en découlent, éléments qui, sans aucun doute, ont jusque là dégradé l’efficacité et la productivité de nos ressources ».

 
marie 75
12H50 17/07/2008

excellent!!!!!!!!!!

 
Jaycib | Entre l'arbre et l'écorce
17H41 16/07/2008

Se rappeler que la fondation de l’ENA date de bien avant les années mitterrandiennes! C’est Michel Debré, premier ministre de de Gaulle, qui l’a mise sur pied. Et il y a eu bien des promotions antérieures à celle de Villepin, Hollande, Royal, etc.

On n’en pas fait un tel battage, peut-être parce que les gouvernements étaient uniformément de droite? Le but était de former une élite républicaine de commis de l’Etat. Tout comme Sciences Po, l’ENA a toujours attiré des gens de droite comme de gauche, ex. Jospin, parmi les non cités dans le téléfilm, apparemment.

 
DBL8 | Retraité
19H32 16/07/2008

Juste une petite question :
Quelle est la place à laquelle est arrivé « Royale » dans la promotion à laquelle elle appartient ?
La bravitude vient-elle de là ?

 
infobs | situationniste
06H22 21/07/2008

la place obtenue ne compte pas, ce qui compte, c est de pouvoir ajouter enarque dans son CV. dans une discussion vous faites taire 97% des gens si vous vous debrouillez pour dire que vous etes enarque. l enarchie c est l ecole de l intimidation…

 
Jean-Luc LUMEN | invalide
10H17 18/07/2008

Bonjour,

Il y a quelques années, une scène d’un reportage sur l’ENA ma particulièrement marquée,
- la scène des postes à pourvoir-
On se serait cru en directe de la bourse de New York. – une estrade - - un grand tableau d’affichage avec les postes à pourvoir : ministères, préfectures, EDF-GDF, la Poste, Elf, Total, etc. etc. - 4 ou 5 boys attentifs à placer le nom du donneur d’ordre au poste exigé. - en commençant par le premier de promotion, sur un ton exigeant l’ordre fuse
-Je veux, je prends ……… Puis, est venu le moment des échanges - je t’échange - tu m’échanges - non je garde
Comme des « vendeurs de tapies » les esprits s’échauffaient, s’invectivaient.
Humble, encore que, n’était que le dernier de la promotion.
Sont pas tous hautains et méprisants, il y a bien par promotion 2 ou 3 qui se démarquent. Comme moi vous connaissez le sort de ceux qui se démarquent….de trop ?
Question : Le teste de Stanley MILGRAM, est il intégré au processus d’admission à l’ENA

 
ET-tra | journaliste
16H23 18/07/2008

Bonjour, je suis rédacteur en chef à Télérama.

Je voulais attirer votre attention sur une intervention, dans nos colonnes (site internet), au moment où se tient le festival d’Avignon, de Bernard Faivre d’Arcier, à propos du rayonnement de la culture française à l’étranger. Cette tribune est accessible par ce lien :

http://www.telerama.fr/idees/menaces-sur-les-centres-culturels-francais-…

Merci et bonne lecture.
 ET

 
infobs | situationniste
06H18 21/07/2008

l’ena a ete creee pour ameliorer le niveau de la haute fonction publique a la liberation. a mon avis, c etait une erreur, la fonction publique francaise a toujours ete de qualite et elle n avait pas besoin de cette ecole au programme fumeux qui a cree un esprit de caste. sait on seulement ce qu on enseigne a l’ENA ? comment se fait il qu aucun journaliste n ait jamais fait une enquete un peu serieuse sur le contenu de l enseignement, son utilite, sa valeur et sur l apport des eleves a la fonction publique ? et combien d anciens de l’ENA pantouflent aux frais du contribuable ? En outre la creation de l’ENA montre que nos sommes incapables de discerner nos elites dans la masse des hommes et femmes capable dans ce pays et que nous en sommes reduits a creer une ecole de plus pour alimenter les postes a pourvoir dans la fonction publique. Etre diplome de HEC, des Mines, avoir un doctorat en Droit, de l’X, cela ne suffit pas pour exercer de hautes fonctions publiques ? et pourquoi au lieu de pantoufler, nous ne faisons pas le chemin inverse et allons prendre parmi les meilleurs chefs d entreprise certains hauts fonctionnaires qui serviraient peut etre aussi bien sinon mieux la France, notamment sur le plan international ? L’ENA c est l ecole des gens qui manquent d’idees et se gargarisent de beaux mnots et de concepts bidons….