Tribune

Dans l'ornière communautaire, la Belgique s'embourbe

Le Premier ministre belge a présenté sa démission au Roi, qui a réservé sa réponse. Retour sur un an de crise institutionnelle.

Manif de l'extrême droite flamande contre la tenue de réunions en français à Wezembeek-Oppem (Thierry Roge/Reuters).

La nouvelle est tombée dans la nuit du 14 au 15 juillet 2OO8 : le Premier ministre belge, Yves Leterme, a présenté sa démission au Roi, qui a réservé sa réponse. Ce troisième échec d'Yves Leterme est porteur de lourds nuages sur la Belgique.

Au cours du deuxième semestre 2007, la crise politique belge, issue des élections du 10 juin, a attiré l'attention des observateurs internationaux et suscité l'inquiétude des cercles dirigeants européens. L'absence d'accord entre les négociateurs flamands et francophones appelés à former une majorité gouvernementale menaçait en effet l'existence même du pays.

Vers une Belgique confédérale

Rappelons que le cartel associant les chrétiens démocrates flamands (CD&V) et les nationalistes flamands de la Nieuw-Vlaams Alliantie (N-VA), emmenés par Yves Leterme avait remporté un grand succès aux élections. Ce cartel avait inscrit une profonde réforme de l'Etat à son programme. Une très nette majorité des partis flamands exigeait donc de nouveaux transferts de compétences de l'autorité fédérale vers les entités fédérées.

L'idée d'une Belgique confédérale était avancée. Même si, comme l'ont souligné plusieurs constitutionnalistes et politologues, le concept de confédéralisme n'était pas, en l'occurrence, utilisé de manière appropriée, l'ambition flamande était de faire des communautés et des régions les échelons principaux de l'édifice institutionnel belge. Une telle approche éveilla la méfiance des partenaires francophones qui soupçonnaient les Flamands de vouloir garder un simple « habillage » belge, en vue de remettre en cause les mécanismes de solidarité entre le nord et le sud du pays sans apparaître, aux yeux de l'Europe, comme les fossoyeurs de l'un des Etats-membres et sans se séparer de Bruxelles.

Aux exigences flamandes de communautarisation ou régionalisation d'importantes compétences, les francophones répondaient en insistant sur la nécessité de maintenir un véritable cadre fédéral. Il en résulta un raidissement de part et d'autre. La présidente des démocrates humanistes francophones, Joëlle Milquet, était qualifiée de « madame non » dans la presse flamande en raison de la ténacité dont elle faisait preuve dans les négociations et des personnalités politiques et académiques flamandes notifiaient aux francophones que l'absence de réforme de l'Etat était le plus sûr moyen de mener au séparatisme.

Les flamands pour la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde

La tension culmina le 7 novembre 2007, quand l'ensemble des membres flamands de la commission de l'Intérieur de la Chambre –à l'exception d'une élue verte- vota en faveur de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ce vote des élus de la communauté majoritaire contre les élus de la minorité francophone agissait comme un révélateur implacable de la fracture belge.

L'attachement des francophones au maintien de cet arrondissement, qui enjambe les frontières entre les régions bruxelloise et flamande, s'explique, non seulement par les droits qu'il garantit aux francophones (droit d'être jugé par des magistrats francophones, droit de voter pour des candidats qui se présentent sur des listes communes à Bruxelles et à Hal-Vilvorde), mais aussi parce que son existence pourrait, en cas d'éclatement de la Belgique, être invoqué en droit international pour attester d'un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie.

Suite aux échecs d'Yves Leterme de former un gouvernement « orange bleue », c'est-à-dire, associant chrétiens-démocrates et libéraux flamands, d'une part, démocrates humanistes et libéraux francophones, d'autre part, le Roi fit appel au Premier ministre sortant, le libéral flamand Guy Verhofstadt. Celui-ci ouvrit le jeu aux socialistes, grands perdants des élections –seuls les socialistes francophones rallièrent cependant la majorité- et parvint à mettre en place un gouvernement provisoire qui obtint la confiance de la Chambre le 23 décembre 2007.

Privée de gouvernement pendant plus de six mois, la Belgique respirait. Un accord sur une légère réforme de l'Etat intervint le 25 février 2008. Fidèle à son engagement de ne pas exercer sa fonction au-delà de Pâques, Guy Verhofstadt céda la place à Yves Leterme le 20 mars. Une déclaration gouvernementale relative à un deuxième paquet de réformes institutionnelles, que les Flamands voulaient bien plus substantiel, était programmée pour le 15 juillet.

Les francophones revendiquent un lien entre Bruxelles et la Wallonie

Dans la nuit du 8 au 9 mai 2008, un vote opposa une nouvelle fois Flamands et francophones à propos de l'inscription de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde à l'ordre du jour de la séance plénière de la Chambre. Une manœuvre de retardement fut relancée grâce à la procédure de conflit d'intérêt. Toutefois, la détermination flamande de parvenir à scinder cet arrondissement, dans un contexte de vexations imposées aux francophones de la périphérie bruxelloise, renforça la conviction des partis francophones que ce problème devait être abordé dans la négociation sur un accord institutionnel. La revendication d'un lien entre Bruxelles et la Wallonie revint alors avec insistance.

Par ailleurs, les deux formations écologistes, Ecolo (francophone) et Groen (néerlandophone) acceptaient de contribuer à la recherche d'une solution avec les partis de la majorité, comme ils l'avaient déjà fait pour l'accord du 25 février.

A Rhode-Saint-Genese, ville à majorité francophone en territoire flamand (Francois Lenoir/Reuters).

Tandis que se rapprochait la date butoir du 15 juillet et que les positions apparaissaient toujours aussi figées, le vice-président du parti socialiste francophone, Philipe Moureaux, accordait le 18 juin un entretien au journal Le Soir, dans lequel il appelait les francophones à « bouger de leurs lignes ». Habile négociateur, ce vieux routier de la vie politique belge a joué un rôle-clé dans les précédentes réformes de l'Etat. Ses propositions ne sont donc pas passées inaperçues.

Constat : on voit se créer un Etat flamand à l'intérieur de l'Etat belge

Accueillies assez fraichement par les autres partis francophones de la majorité, elles ont par contre éveillé l'attention du camp flamand. Le vice-président socialiste part d'un constat : on voit se créer un Etat flamand à l'intérieur de l'Etat belge. Il faut donc négocier une nouvelle Belgique sur une base confédérale. Déjà utilisé par le président des libéraux francophones, Didier Reynders, dans une interview au Monde le 12 novembre 2007, le terme de confédéralisme suscite de profondes réticences chez les francophones.

Mais Philippe Moureaux entend prendre les Flamands au mot : se référant au concept européen de subsidiarité, ceux-ci affirment que leur intention est d'étendre les compétences régionales et communautaires afin de pouvoir apporter des réponses « sur mesure » aux problèmes de la Flandre, qui sont différents de ceux des autres régions, et non de rompre la solidarité entre Belges.

On pourrait donc, Philippe Moureaux, « faire des pas dans une défédéralisation forte de certaines matières », à condition que l'on maintienne la solidarité interpersonnelle entre les Belges et que l'on garantisse sur les bases actuelles le financement des matières sociales et de santé, que tout transfert de matière aux entités fédérées s'accompagne de l'argent afférent à cette matière et que la Belgique confédérale soit construite à partir des trois régions, dont la bruxelloise. Philippe Moureaux pousse également les francophones à sortir de leur tranchée à propos de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde :

« Les francophones doivent faire le pas, dire que l'on peut aboutir à une scission de l'arrondissement électoral, si l'on obtient des garanties fondamentales pour la gestion de Bruxelles (revoir les lois linguistiques qui permettent à la minorité flamande de bloquer toute décision), un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, et la préservation des majorités francophones de la périphérie. »

Les francophones devront s'adapter à la Région dans laquelle ils vivent

Un tel prix serait pourtant bien lourd pour la Flandre. Le socialiste francophone en est conscient. Aussi développe-t-il un raisonnement de nature à être entendu dans le nord du pays : la protection des francophones ne serait plus exigée au-delà d'un certain périmètre autour de Bruxelles :

« Si nous souhaitons vivement redessiner les frontières autour des Régions, ajoute-t-il, il faut pouvoir rassurer les Flamands sur la “tâche d'huile'. Cette crainte historique les mine. Il faut trouver un moyen de les rassurer à ce sujet. En leur disant : au-delà d'une limite fixée en négociation, nous demanderons aux francophones de s'adapter à la Région dans laquelle ils vivent.”

L'argument est porteur compte tenu de l'obsession flamande d'une homogénéité linguistique du territoire flamand. Si l'on pousse la logique de Philippe Moureaux plus loin, les francophones pourraient disposer d'un atout non négligeable. En effet, le 26 septembre 2002, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a reconnu le statut de minorité aux francophones vivant en Flandre, suite à une démarche initiée par le député du parti francophone FDF, Georges Clerfayt.

De ce fait, si la Belgique, comme l'exigent les francophones, ratifiait la convention-cadre du Conseil de l'Europe sur la protection des minorités nationales, les francophones de Flandre se verraient accorder une série de droits collectifs, bien au-delà des communes à statut spécial proches de Bruxelles. L'opposition crispée de la Flandre à la ratification d'un tel texte porte atteinte à son image internationale.

Il en irait tout autrement si les francophones renonçaient à leur demande d'une telle ratification –sans abandonner bien sûr la vigilance quant aux mesures attentatoires aux droits individuels dont pourraient être victimes les francophones en Flandre. La contrepartie demandée à la Flandre pour la non-ratification de cette convention pourrait alors être le rattachement à Bruxelles de plusieurs communes de la périphérie bruxelloise majoritairement peuplées de francophones.

Radicalisation communautaire d'un côté, séparatisme de l'autre

La voie vers un accord institutionnel est hélas obstruée par la difficulté qu'éprouve la formation du Premier ministre, le CD&V, à se résoudre aux concessions nécessaires à l'obtention d'un compromis équitable. Cela s'explique, notamment, par la radicalisation croissante de ce parti sur le plan communautaire et par la pression de son partenaire de cartel, la N-VA, parti flamand ouvertement séparatiste.

Alors qu'un accord socio-économique, comportant une réforme fiscale et une hausse des pensions, a pu être engrangé le 12 juillet entre les partenaires de la majorité, la perspective d'un accord sur une réforme de l'Etat paraissait peu probable ces derniers jours. Ne se trouvant pas en mesure de respecter l'échéance du 15 juillet à cet égard, Yves Leterme proposait, le 14 juillet, de confier la recherche d'une solution à un groupe de vingt-deux personnes (onze Flamands et onze francophones) dans lequel siègeraient des responsables des communautés et des régions.

Ce groupe devait être co-présidé par le ministre-président flamand, Chris Peeters, et le président du MR (libéraux francophones), Didier Reynders, par ailleurs ministre des Finances. Bien accueillie du côté francophone, l'idée du Premier ministre suscitait d'emblée la mauvaise humeur de la N-VA, mais ne semblait pas rejetée par le CD&V. Fin de soirée pourtant, ne voulant apparemment pas prendre le risque d'être désavoué par les siens ou assumer la rupture de son cartel, Yves Leterme décidait de jeter l'éponge. On évaluera dans les prochaines heures (ou jours) l'ampleur de la nouvelle crise qui frappe la Belgique.

93 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de kkadim

à I.P Portrait de I.P De kkadim

service public rhone alpes | 16H17 | 15/07/2008 | Permalien

tres bon exemple que celui de la suisse : allemand, italien, francais, ce n'est plus deux mais trois langues, et peut être même quatre aves le romanche je crois. alors à quand l'éclatement de la suisse.
je constate que depuis un an bientôt un pays de « l'espace européen » n'existe plus ( il n'y a que des gouvernements interimaires en attente dont ne sait quoi ), et …RIEN.
nos eurocrates ne se trouvent pas gênés. l'europe libérale continue à fonctionner. c'est un cadre vide, sans peuple ( çà on le sait quand on voit le mépris affiché lorsque les êtres humains vivant sur cet espace ont le malheur de contredire nos élites ), mais aussi sans Etat, qui est pourtant l'échelon de base de la puissance démocratique.
celà va de pair avec une montée effarante de l'extrême droite dans tous les pays ; on nous effraie encore avec les dangers d'une « extrême gauche » arrivant au pouvoir, alors que l'extrême droite y est déjà ( en France n'oublions pas que l'UMP et sarkozy ne se sont pas gêné pour piocher et accueillir les idées du FN ).
bref on est franchement mal embarqué dans cette « europe ». cà sent le cadavre, celui de l'europe, et le notre.

Portrait de guynaouec

à kkadim Portrait de kkadim De guynaouec

Tête de con Breton | 11H21 | 17/07/2008 | Permalien

« ce n'est plus deux mais trois langues, »

il y en a aussi trois en Belgique : il ne faut pas oublié les germanophones.

Portrait de Tita

à Octave65 Portrait de Octave65 De Tita

oiseau | 13H08 | 15/07/2008 | Permalien

Que de mépris dans vos phrases. A vous lire, les internautes du coin sont des « pas intelligents » qui ne comprennent rien. La preuve pour vous est qu'ils sont le gros du parti socialiste.
Que d'affirmations gratuites ! Tout cela pour faire de l'essentialisme envers des gens qui ont le malheur de ne pas penser comme vous.
Avec ce genre de logique, on a aussi les noirs sont des abrutis et les juifs des voleurs ?

Non, désolé, la droite n'a pas le monopole de l'intelligence, et la gauche n'a pas le monopole de la bêtise. Ce genre de chose se répartisse fort bien. Croire le contraire montrerait beaucoup… d'immaturité comme vous le dites, ne croyez-vous pas ?

Quant au fait qu'un pillier d'un pays est la langue, expliquez moi, ô vous l'être super-intelligent qui a fait ses études, à nous, les pauvres abruris, comment la Suisse gère ses 4 langues ou comment des peuplent comme ceux de GB, des USA, d'écosse, etc… qui parlent anglais, s'apprécient aussi mal ? La langue me semble un prétexte de dissension, non la cause.

Et quand vous dite que « On est français lorsqu'on pense, jure , en français … », qu'en disent les Suisses ? les Belges ? les Quebequois ? J'ai passé quelques temps en suisse et j'ai découvert que les français n'étaient guère aimés… sans doute pour leur arrogance. Leur seriez-vous en train de donner raison ?

Portrait de Jardinier

à Tita Portrait de Tita De Jardinier

médecin | 13H18 | 15/07/2008 | Permalien

La Suisse, le Canada, jouissent d'un fort et ancien consensus national, et ils sont prospères.
Mais je pense que dès qu'une crise se présente, la différence linguistique (qui inconsciemment donne un sentiment ethnique) finit par catalyser la séparation.

Portrait de Octave65

à Tita Portrait de Tita De Octave65

Révolutionnaire. | 13H58 | 15/07/2008 | Permalien

Réponse à un sbire du parti socialiste…
Pour commencer , ne rien comprendre n'est pas une preuve d'idiotie mais de mauvaise foi…
Les idéaux socialistes ont tellement contaminés certains esprits, qu'il n'y a pratiquement plus d'espoir que ces gens se comportent en fin comme des français normaux…
Bref, lorsqu'on me parle des Belges, des Suisses, des Québecquois et pourquoi pas de la Papouasie Nouvelle Guinée où certains anciens canibales doivent parler aussi français ..,
comparaison n'est pas raison ! ….
La langue, la façon de penser, de s'habiller .. de consommer, idéal politique .. déterminent en général un peuple …
Les USA ne sont pas un peuple uni ..mais un agglomérat de communautés…
la preuve, les mariages mixtes sont plus rares chez eux que chez nous…
Les Irlandais sont par contre un peuple valereux et formidable , et les pauvres essaient de se débarrasser des perfides colonisateurs Anglais, alors laissez ces Anglais chez eux…
Ces britishs lâcheront un jour la partie de l'Irlande qu'ils occupent illégalement …..mais on n'en est pas encore là..
Il est temps que la jeunesse de France aime mieux son pays, sa langue , son histoire et ses valereux ancêtres, en faisant l'effort de bien écrire même si si cela est difficile ..
Et que cette jeunesse se rappelle sans cesse , que si elle vie dans la ouate c'est grâce à ceux qui étaient avant …à elle de faire mieux mais là , c'est mal parti …
Il est temps aussi qu'on remettre certains journalistes de la télévision publique au pli ,car ils emploient trop de mots anglais pour faire du genre alors que nous avons l'équivalent français …
Nous rêvons souvent au retour béni de l'ORTF, et de ses émissions de qualité..
Mais bon…
Je ne me fais pas d'illusion car je connais assez bien le socialo type , et quelques soient les arguments , cela ne le fera pas changer d'avis ..
Tout comme la nécessité du bouclier fiscal…
sur ce..
cqfe

Portrait de Piedo

à Octave65 Portrait de Octave65 De Piedo

Assis | 14H49 | 15/07/2008 | Permalien

Que lis-je de votre plume ?

« Il est temps que la jeunesse de France aime mieux son pays, sa langue […] en faisant l'effort de bien écrire même si si cela est difficile »

Bah, visiblement, les anciens oublient de donner l'exemple. L'hôpital qui se fout de la charité, en quelque sorte :

- « Les idéaux socialistes ont tellement contaminés » : pas d'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir (aucun COD antéposé)
- « en fin » : l'adverbe s'écrit en un seul mot
- « Québecquois » : sans le deuxième « c »
- « canibales » : avec deux « n »
- « valereux » : manque le premier « u » (deux fois la même faute)
- « si elle vie » : ça s'écrit « vit », du verbe « vivre »
- « qu'on remettre » : pas d'infinitif mais « remette » (subjonctif présent)
- « quelques soient les arguments » : quels que soient

Pour votre signature, « cqfe », j'hésite encore entre le jeu de mot obscur ou le gros doigt qui ne va pas sur la bonne touche.

Et, faut-il le préciser, je passe sur votre syntaxe absurde et l'absence complète de fil conducteur qui rend votre propos particulièrement abscons…

CQFD… et mdr, bien entendu.

Portrait de I.P

à Piedo Portrait de Piedo De I.P

Flat4 | 14H53 | 15/07/2008 | Permalien


Et, faut-il le préciser, je passe sur votre syntaxe absurde et l'absence complète de fil conducteur qui rend votre propos particulièrement abscons…

C'est pas une blague le personnage d'Octave ?
Je croyais que…

Portrait de Vit_Zayder

à Octave65 Portrait de Octave65 De Vit_Zayder

Thésard Nano | 14H54 | 15/07/2008 | Permalien

Bouh ! Leu jene franssé pance que c ancetreu san foute un peu de comment il aicry bhien…apré a une cértène aipok, ces ancetreu neu savé pa lirre non plu pavré ?

« ses valereux ancêtres » ou plutot valeureux non ?
La vous auriez pu faire gaffe ca casse un peu l'image de donneur de lecons non ?

Ensuite, le jeune francais vous dirait qu'il vit certainement moins dans la ouate que ses parents et grands-parents meme si personne ne veut vraiment le reconnaitre. J'aurais sans dout prefere avoir 20 ans pendant les trente glorieuses…
Et le jeune francais aimerait aussi, par amour pour son pays, que celui-ci reconnaisse ses erreurs et cesse d'agir comme une vieille fille menteuse et manipulatrice, ce qui n'empeche certainement pas l'amour.
Il est donc aussi temps que les gens d'un certain age lache un peu la jeunesse de France hein ?
Vous faites de la tres belle langue francaise un instrument de nationalisme inutile…Le but des langages est de communiquer pas de brandir un drapeau qui a l'echelle de l'histoire de l'humanite n'a existe que pendant un souffle !
« La langue, la façon de penser, de s'habiller .. de consommer, idéal politique .. déterminent en général un peuple … »
Vous devez etre un commercial pas tres mobile parce que je crois que la facon de s'habiller ne caracterise plus un peuple depuis 2000 ans a peu pres…en tout cas le peuple dit francais s'habille depuis un bail comme le peuple anglais…
Vous avez raison les ideaux socialistes ont contamine certains esprits mais un nombre bien plus grand d'esprits a succombe au virus du capitalisme et du neo-liberalisme.
Puis quand vous dites changer d'avis, ca signifie penser comme vous je suppose ! Waouh ! J'aimerais pas vivre dans votre monde ou penser differemment de vous rend immature et malade !
Pour finir les papous me demandent de vous dire qu'em mangeant de l'homme ils ne voulaient que suivre votre conseil et honorer leurs ancetres, qui ont vu leur cul botter per les notres et leut terre saisie.
Allez Octave, quand on est vraiment con et en meme temps parfaitement honnete, je vous jure que ca arrive de pas comprendre…

Portrait de greenworld

à Octave65 Portrait de Octave65 De greenworld

18H10 | 15/07/2008 | Permalien

Don't feed the troll : D

Portrait de TARPON

De TARPON

12H16 | 15/07/2008 | Permalien

La belgique a un probleme mais ce n'est pas à la France de le resoudre .
Les Wallons ont été jusque'aux annees 70 le moteur de l'economie Belge,ils n'ont besoin de personne pour mettre en place une eventuelle autonomie.
Contrairement à des etats parasites comme le luxembourg,le liechtenstein( ? )la wallonie a un role culturel important dans l'europe actuelle.Un pays,deux cultures ,et alors ? Entre Marseille et Paris,il y a peu de points communs mais cela n'empeche pas de se sentir français ensemble.Les Belges ont tout interet à trouver ensemble la solution à leur probleme s'ils ne veulent pas,flamands comme wallons se trouver decridibilés .
Quand je vais en wallonie,on me fait bien sentir que je suis français ,raison de plus pour qu'ils restent belges.

Portrait de Octave65

à TARPON Portrait de TARPON De Octave65

Révolutionnaire. | 12H28 | 15/07/2008 | Permalien

Encore un autre qui n'a rien compris , socialo sans aucun doute…..
Le Tarpon est loin d'avoir l'esprit vif ….
La notion de nationalité … connait pas car du genre tous citoyens du monde …
A Paris et à Marseille, ils parlent toujours le français ..il me semble ….
Mais il y a des Marseillais qui ne sont français que par opportunisme économique et qui vont faire les beaux en vacances un peu plus au sud, pas besoin de vous faire un dessin…
Etats parasites ..le Luxembourg ? ? ! ! ! , c'est le foyer fiscal à une époque de votre footbaleur de gauche un certain Turam ….spécialiste consultant de gauche des jeunes de banlieues …
Les Flamands ont raison de se débarrasser de ce boulet financier que représente la Wallonie …
Et en plus ils ne parlent pas la même langue …
Flamands internautes , débarrassez vous de cette Wallonie qui vous coute tant , faites pression sur vos politiques……
Chacun chez soi ..
Encore un beau camouflet à cette Europe fédéraliste qui risque de nous mener à la ruine ….
sur ce..
mdr

Portrait de Jardinier

à Octave65 Portrait de Octave65 De Jardinier

médecin | 12H53 | 15/07/2008 | Permalien

« cette Europe fédéraliste qui risque de nous mener à la ruine »
Lorsqu'on assiste à la montée en puissance des pays émergents, dans un contexte mondialisé, j'aurais tendance à penser le contraire…

Portrait de VERGNES

De VERGNES

Formateur | 12H57 | 15/07/2008 | Permalien

Bruxelles capitale symbole l'Union Européenne ? !

Portrait de I.P

à VERGNES Portrait de VERGNES De I.P

Flat4 | 13H06 | 15/07/2008 | Permalien

Tout ça c'est encore à cause des nonistes !

Portrait de Tibokaya

De Tibokaya

Jeune flegmaticien mayennais | 13H20 | 15/07/2008 | Permalien

Salut à vous, Camarade !

Socialo, moi ? Que nenni ! Disons-le tout de suite, Octave, ça t'évitera tout de suite de dire des conneries.

Moi je pense que cultiver une identité nationale, c'est à la base débile. Alors si les Flamands et les Wallons n'arrivent plus à vivre ensemble, qu'ils se scindent. Quand un couple ne s'entend plus, je suis d'avis qu'il se sépare au plus vite avant de devenir violent et que les enfants n'en pâtissent. Là, c'est pareil. Le climat est plus que tendu (climat apparemment entretenu par les dirigeants des deux bords), alors si une séparation est nécessaire pour éviter que le peuple ne subisse vexations, humiliations, ratonnades (espérons qu'on n'en arrivera pas jusque là), qu'attendez-vous pour vous séparer, Camarades « Belges »…

Je suis partisan de la paix. Et si une paix nécessaire induit la scission d'un Etat, concept qui ne signifie pas grand chose à mes yeux, alors foncez !

Bruxelles ? Capitale internationale, et voilà un problème qui est résolu ! Vous voulez vous la déchirer ? Eh bien elle sera à vous deux. Et pour les élections, on lui confère un statut indépendant, comme Washington DC aux Etats-Unis, par exemple.

Cela vous semble-t-il possible ?

Achefkalement,

Portrait de GanzGenau

De GanzGenau

Berlinois à quatre mains | 13H31 | 15/07/2008 | Permalien

Pourquoi refuser la scission si rien ne va plus ?

Portrait de Millecalottes SARKASTIK

à GanzGenau Portrait de GanzGenau De Millecalottes SARKASTIK

Variable | 16H55 | 15/07/2008 | Permalien

Sans être contre, accepter la scission, c'est reporter la dispute à la répartition des « richesses » de ce « couple ».
Les « encours » sont nombreux et échelonnés (retraite, maladie, territorial, etc.). Prendre une position active, pour « nous », c'est de l'ingérence !
L'€urope est-elle si forte ?
Et imaginez-vous, la France, (force militaire surendettée) disputer le bout de gras ! ! !
Nous pouvons aussi leur couper le courant ! ! ! Allons, allons…
Maintenons la paix civile, mais pour le reste… (Les chocolats [Français ! ] sont un bon antidépresseur ! ).

Cordialement

Portrait de Vit_Zayder

à Millecalottes SARKASTIK Portrait de Millecalottes SARKASTIK De Vit_Zayder

Thésard Nano | 16H58 | 15/07/2008 | Permalien

Je suis d'accord ! La scission est une veritable fausse solution. Trop de problemes resteront a regler. La Flandres ne pourra pas partir comme ca et la France n'a encore une fois pas vraiment son mot a dire.

Portrait de Akikai_master

De Akikai_master

Vive .NET | 13H43 | 15/07/2008 | Permalien

S'il doit y avoir scission pour la France devrait accueillir la partie francophone. On a à déjà assez de nos problème pour avoir un boulet supplémentaire qui nous coutera de l'argent.

Portrait de Saturn

à Akikai_master Portrait de Akikai_master De Saturn

photographe | 14H24 | 15/07/2008 | Permalien

Faudrait vous informer avant de dire des bêtises,La Wallonie est pauvre économiquement MAIS par rapport a la Flandre ! !

Si la Wallonie devenait française, elle serait la 5ème des 22 régions françaises avec le PIB le plus haut, ce qui est largement au-dessus de la moyenne.

Et deviendrait la 2ème région exportatrice de France !

Quand on dit Wallonie pauvre c'est au niveau de la Flandre pas de la France.

Portrait de Vit_Zayder

à Saturn Portrait de Saturn De Vit_Zayder

Thésard Nano | 17H03 | 15/07/2008 | Permalien

Resterait un gros probleme de recadrage des activites, beaucoup de chomages dans certains coins (je pense a Liege) sans parler de l'integration des belges meme si vu les relations actuelles a la frontiwere ca ne sera pas vraiment un probleme. Ceci dit ce n'est pas non plus le tiers-monde vous avez raison !
C'est en effet la comparaison a la Flandres qui fait vraiment mal.

Plus precisement, dans ces statistiques, a-t-on inclus Bruxelles ou pas ?

Portrait de loplop005

à Saturn Portrait de Saturn De loplop005

21H41 | 15/07/2008 | Permalien

peux tu nous citer tes sources ? stp

Portrait de Don Matito

De Don Matito

13H44 | 15/07/2008 | Permalien

Le resume de l'histoire recente dans cet article est tres instructif, tres clair. Merci beaucoup.

Il va falloir nous preparer, Francais de France, a un choix qui peut se poser dans le futur. Si la Belgique eclate, que ferons-nous pour les Wallons ? Nous pourrions leur proposer de s'integrer avec la France, peut-etre dans une structure temporaire intermediaire, et qui sait dans le long terme les integrer a la France. C'est un choix qui serait courageux mais difficile, car cette region est assez sinistree economiquement.

Bien sur, elle ne se pose pas pour l'instant en Belgique, du moins pas publiquement car ce serait jeter de l'huile sur le feu, mais cela ne doit pas nous empecher en France de reflechir a ce que nous ferions si la situation s'aggravait en Belgique. Commencons a en discuter pour ne pas etre pris de cours et soumis a une decision urgente de nos politiciens.

Portrait de Rodia

à Don Matito Portrait de Don Matito De Rodia

- | 13H57 | 15/07/2008 | Permalien

Surtout que vous ne trouverez pas des masses de belges francophones qui aient envie d'être rattachés à la France.

Pour information, le RWF (Rassemblement Wallonie France) a fait environ 1% aux dernières éléctions fédérales.

Portrait de Don Matito

à Rodia Portrait de Rodia De Don Matito

15H53 | 15/07/2008 | Permalien

Oui, je sais bien, mais je crois que c'est parce que la question ne peut pas encore vraiment etre posee en Belgique. En tt cas, independement de ce que pensent et font les Belges, nous pouvons reflechir a ce que nous ferions.

Portrait de Hors-cases

De Hors-cases

Chômeur surdiplômé trop vieux | 14H04 | 15/07/2008 | Permalien

Un excellent article, mais qui ne pose qu'une partie du problème à mon sens. Il est oublié, ici comme dans la plupart des cas traitant de l'Europe politique, de poser certains pb de fond qui ne sont pas connus de tous et qu'il n'est plus possible d'occulter maintenant que la crise est dans sa phase terminale. Il est, je crois, grand temps pour la Belgique pour cette question comme pour d'autres (ex. le nouveau traité européen que certains veulent depuis quelques années faire adopter « en force » malgré les rétissences d'une partie non négligeable des citoyens européens « ordinaires ») de revenir à une démarche de base comme celle menée il y a 50 ans par MRS Monet, De Gaule, Adenauer, Spaak, etc. : une communauté européenne pourquoi faire. Pour la question de l'état belge (confédération, régionalisation, fédération, etc.) je voudrais rappeler quelques points (frontalier cela fait des années que j'entends parler de pb des voisins quasiment tous les jours), que les journalistes et politologues avertis ne rappellent pas ou plus : il y a des reproches et des rancoeurs qui remontent à de nombreuses décennies et qui n'ont pas été traitées au niveau de l'Etat. On peut citer : « déjà pendant la 1° guerre mondiale les ordres étaient en français et les exécutants néerlandophones, les officiers étaient wallons et la troupe flamande » ; ou encore : « la Flandre travaille pour payer les presttions sociales et le chômage à la Wallonie » ; et aussi : en Flandre vous avez les fermes, les ateliers, et les petites maisons et en Wallonie vous pouvez admirez les chateaux et les somptueuses résidences des barons Belges », ETC.
Toute cette ambiance les politiques ont pensé pouvoir les considérer comme traités, maintenant qu'il y avait l'Europe et qu'une grande partie des reporches n'étaient plus valable ou, à tout le moins, largement atténués avec le temps, les progrès et une plus grande richesse de tous. Mais je crois que cette économie de traiter les « arriérés et contentieux » n'a pas aidé et la Belgique se retrouve maintenaant avec des politiques qui veulent négocier pour continuer à gérer le pays et d'autres qui veulent absolument règler les pb avant d'aller plus loin. Bref chez les négociateurs (ministres, chefs de partis, etc.) il y a, natifs de l'ensemble du territoire belge, des hommes et des femmes qui veulent surtout règler la crise et d'autres qui cherchent à résoudre les pb. Ces derniers sont plus nombreux du côté flamand car la Flandre est, depuis plusieurs décennies, en position de force (création de richesse, création d'emplois, etc.) et que cette situation n'est pas garantie devoir perdurer dans un monde en crise(s) (énergie, réchauffement, développemment, stabilité, sécurité extérieure, …). Mais peut-être, cette fois encore, les replâtrages et colmatages suffiront-ils ? J'en doute, mais qui sait ?

Portrait de grosscal

De grosscal

14H40 | 15/07/2008 | Permalien

Je crois que beaucoup d'entre vous n'ont pas tout compris. Le problème qui empêche la Belgique de se séparer, c'est où mettre la frontière ? Et la situation de Bruxelles et de sa périphérie majoritairement francophone est une sérieuse épine dans le talon flamand. Tant qu'une solution ne sera pas trouvée, la séparation du pays ne se fera pas sans une lutte digne du (siècle)… hum … d'aujourd'hui, pour « notre espace vital » (beurk). Simplement, les flamands ont « perdu » des territoires face aux francophones, et entendent le récupérer, Bruxelle (90% francophone) compris. Je crois que c'est à l'Europe de jouer et de prendre des initiatives. La confiance entre les deux Communauté a disparue.

J'oubliais … excellent article.

Portrait de I.P

à grosscal Portrait de grosscal De I.P

Flat4 | 15H48 | 15/07/2008 | Permalien


Je crois que c'est à l'Europe de jouer et de prendre des initiatives.

Quel humour !

Portrait de raannemari

De raannemari

14H44 | 15/07/2008 | Permalien

Juste une petite rectification, pendant la 1ere guerre les officiers n'étaient pas wallons mais issus de la bourgeoisie flamande qui trouvait de bon ton de parler le français.
Je vous signale aussi que de plus en plus de Flamands s'installent en Wallonie, les terrains y étant moins chers, et que, par ex, la commune de Jodoigne constatant ce fait a engagé une employée flamande pour accueillir les nouveaux habitants dans leur langue.
Quand au fait que la Flandre paierait pour les prestations sociales et le chômage en wallonie, il y a quelques décénnies c'était l'inverse, la wallonie industrielle offrait des emplois aux Flamands, ça s'appelle la solidarité, ça existe dans de nombreux pays entre les régions les plus riches et les moins favorisées, ce n'est pas propre qu'à la Belgique.
En cas de séparation nous serions tous perdants, il faut s'asseoir autour d'une table et discuter, sereinement, d'une réforme de l'Etat sans oukases et coups de gueule, mais ça, c'est une autre histoire.
Enfin, dernière chose, seul 1% des Wallons souhaitent le rattachement à la France.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à raannemari Portrait de raannemari De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 18H46 | 15/07/2008 | Permalien

Coucou,

étonnant. Avant de te signaler l'existence de ce sujet, avant 15h00, j'avais mis UN commentaire de moins d'une ligne. Je e sais pas si tu l'as vu ou bien. Il n'est plus là. Qu'avait-il d'offensant ou de contraire à la charte ? RIEN !

qu'on ne me dise pas par après qu'il n'y a pas de censure (pardon, de « dépublication ») ou que la période estivale ne permet pas toujours d'être vigilant pour mettre dans A Chaud un sujet très développé donnant lieu à controverse entre agences et frisant l'incident diplomatique…

Bien le bonsoir,

Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/

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