Tribune

Dans l'ornière communautaire, la Belgique s'embourbe

Le Premier ministre belge a présenté sa démission au Roi, qui a réservé sa réponse. Retour sur un an de crise institutionnelle.

Manif de l'extrême droite flamande contre la tenue de réunions en français à Wezembeek-Oppem (Thierry Roge/Reuters).

La nouvelle est tombée dans la nuit du 14 au 15 juillet 2OO8 : le Premier ministre belge, Yves Leterme, a présenté sa démission au Roi, qui a réservé sa réponse. Ce troisième échec d'Yves Leterme est porteur de lourds nuages sur la Belgique.

Au cours du deuxième semestre 2007, la crise politique belge, issue des élections du 10 juin, a attiré l'attention des observateurs internationaux et suscité l'inquiétude des cercles dirigeants européens. L'absence d'accord entre les négociateurs flamands et francophones appelés à former une majorité gouvernementale menaçait en effet l'existence même du pays.

Vers une Belgique confédérale

Rappelons que le cartel associant les chrétiens démocrates flamands (CD&V) et les nationalistes flamands de la Nieuw-Vlaams Alliantie (N-VA), emmenés par Yves Leterme avait remporté un grand succès aux élections. Ce cartel avait inscrit une profonde réforme de l'Etat à son programme. Une très nette majorité des partis flamands exigeait donc de nouveaux transferts de compétences de l'autorité fédérale vers les entités fédérées.

L'idée d'une Belgique confédérale était avancée. Même si, comme l'ont souligné plusieurs constitutionnalistes et politologues, le concept de confédéralisme n'était pas, en l'occurrence, utilisé de manière appropriée, l'ambition flamande était de faire des communautés et des régions les échelons principaux de l'édifice institutionnel belge. Une telle approche éveilla la méfiance des partenaires francophones qui soupçonnaient les Flamands de vouloir garder un simple « habillage » belge, en vue de remettre en cause les mécanismes de solidarité entre le nord et le sud du pays sans apparaître, aux yeux de l'Europe, comme les fossoyeurs de l'un des Etats-membres et sans se séparer de Bruxelles.

Aux exigences flamandes de communautarisation ou régionalisation d'importantes compétences, les francophones répondaient en insistant sur la nécessité de maintenir un véritable cadre fédéral. Il en résulta un raidissement de part et d'autre. La présidente des démocrates humanistes francophones, Joëlle Milquet, était qualifiée de « madame non » dans la presse flamande en raison de la ténacité dont elle faisait preuve dans les négociations et des personnalités politiques et académiques flamandes notifiaient aux francophones que l'absence de réforme de l'Etat était le plus sûr moyen de mener au séparatisme.

Les flamands pour la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde

La tension culmina le 7 novembre 2007, quand l'ensemble des membres flamands de la commission de l'Intérieur de la Chambre –à l'exception d'une élue verte- vota en faveur de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ce vote des élus de la communauté majoritaire contre les élus de la minorité francophone agissait comme un révélateur implacable de la fracture belge.

L'attachement des francophones au maintien de cet arrondissement, qui enjambe les frontières entre les régions bruxelloise et flamande, s'explique, non seulement par les droits qu'il garantit aux francophones (droit d'être jugé par des magistrats francophones, droit de voter pour des candidats qui se présentent sur des listes communes à Bruxelles et à Hal-Vilvorde), mais aussi parce que son existence pourrait, en cas d'éclatement de la Belgique, être invoqué en droit international pour attester d'un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie.

Suite aux échecs d'Yves Leterme de former un gouvernement « orange bleue », c'est-à-dire, associant chrétiens-démocrates et libéraux flamands, d'une part, démocrates humanistes et libéraux francophones, d'autre part, le Roi fit appel au Premier ministre sortant, le libéral flamand Guy Verhofstadt. Celui-ci ouvrit le jeu aux socialistes, grands perdants des élections –seuls les socialistes francophones rallièrent cependant la majorité- et parvint à mettre en place un gouvernement provisoire qui obtint la confiance de la Chambre le 23 décembre 2007.

Privée de gouvernement pendant plus de six mois, la Belgique respirait. Un accord sur une légère réforme de l'Etat intervint le 25 février 2008. Fidèle à son engagement de ne pas exercer sa fonction au-delà de Pâques, Guy Verhofstadt céda la place à Yves Leterme le 20 mars. Une déclaration gouvernementale relative à un deuxième paquet de réformes institutionnelles, que les Flamands voulaient bien plus substantiel, était programmée pour le 15 juillet.

Les francophones revendiquent un lien entre Bruxelles et la Wallonie

Dans la nuit du 8 au 9 mai 2008, un vote opposa une nouvelle fois Flamands et francophones à propos de l'inscription de la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde à l'ordre du jour de la séance plénière de la Chambre. Une manœuvre de retardement fut relancée grâce à la procédure de conflit d'intérêt. Toutefois, la détermination flamande de parvenir à scinder cet arrondissement, dans un contexte de vexations imposées aux francophones de la périphérie bruxelloise, renforça la conviction des partis francophones que ce problème devait être abordé dans la négociation sur un accord institutionnel. La revendication d'un lien entre Bruxelles et la Wallonie revint alors avec insistance.

Par ailleurs, les deux formations écologistes, Ecolo (francophone) et Groen (néerlandophone) acceptaient de contribuer à la recherche d'une solution avec les partis de la majorité, comme ils l'avaient déjà fait pour l'accord du 25 février.

A Rhode-Saint-Genese, ville à majorité francophone en territoire flamand (Francois Lenoir/Reuters).

Tandis que se rapprochait la date butoir du 15 juillet et que les positions apparaissaient toujours aussi figées, le vice-président du parti socialiste francophone, Philipe Moureaux, accordait le 18 juin un entretien au journal Le Soir, dans lequel il appelait les francophones à « bouger de leurs lignes ». Habile négociateur, ce vieux routier de la vie politique belge a joué un rôle-clé dans les précédentes réformes de l'Etat. Ses propositions ne sont donc pas passées inaperçues.

Constat : on voit se créer un Etat flamand à l'intérieur de l'Etat belge

Accueillies assez fraichement par les autres partis francophones de la majorité, elles ont par contre éveillé l'attention du camp flamand. Le vice-président socialiste part d'un constat : on voit se créer un Etat flamand à l'intérieur de l'Etat belge. Il faut donc négocier une nouvelle Belgique sur une base confédérale. Déjà utilisé par le président des libéraux francophones, Didier Reynders, dans une interview au Monde le 12 novembre 2007, le terme de confédéralisme suscite de profondes réticences chez les francophones.

Mais Philippe Moureaux entend prendre les Flamands au mot : se référant au concept européen de subsidiarité, ceux-ci affirment que leur intention est d'étendre les compétences régionales et communautaires afin de pouvoir apporter des réponses « sur mesure » aux problèmes de la Flandre, qui sont différents de ceux des autres régions, et non de rompre la solidarité entre Belges.

On pourrait donc, Philippe Moureaux, « faire des pas dans une défédéralisation forte de certaines matières », à condition que l'on maintienne la solidarité interpersonnelle entre les Belges et que l'on garantisse sur les bases actuelles le financement des matières sociales et de santé, que tout transfert de matière aux entités fédérées s'accompagne de l'argent afférent à cette matière et que la Belgique confédérale soit construite à partir des trois régions, dont la bruxelloise. Philippe Moureaux pousse également les francophones à sortir de leur tranchée à propos de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde :

« Les francophones doivent faire le pas, dire que l'on peut aboutir à une scission de l'arrondissement électoral, si l'on obtient des garanties fondamentales pour la gestion de Bruxelles (revoir les lois linguistiques qui permettent à la minorité flamande de bloquer toute décision), un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, et la préservation des majorités francophones de la périphérie. »

Les francophones devront s'adapter à la Région dans laquelle ils vivent

Un tel prix serait pourtant bien lourd pour la Flandre. Le socialiste francophone en est conscient. Aussi développe-t-il un raisonnement de nature à être entendu dans le nord du pays : la protection des francophones ne serait plus exigée au-delà d'un certain périmètre autour de Bruxelles :

« Si nous souhaitons vivement redessiner les frontières autour des Régions, ajoute-t-il, il faut pouvoir rassurer les Flamands sur la “tâche d'huile'. Cette crainte historique les mine. Il faut trouver un moyen de les rassurer à ce sujet. En leur disant : au-delà d'une limite fixée en négociation, nous demanderons aux francophones de s'adapter à la Région dans laquelle ils vivent.”

L'argument est porteur compte tenu de l'obsession flamande d'une homogénéité linguistique du territoire flamand. Si l'on pousse la logique de Philippe Moureaux plus loin, les francophones pourraient disposer d'un atout non négligeable. En effet, le 26 septembre 2002, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a reconnu le statut de minorité aux francophones vivant en Flandre, suite à une démarche initiée par le député du parti francophone FDF, Georges Clerfayt.

De ce fait, si la Belgique, comme l'exigent les francophones, ratifiait la convention-cadre du Conseil de l'Europe sur la protection des minorités nationales, les francophones de Flandre se verraient accorder une série de droits collectifs, bien au-delà des communes à statut spécial proches de Bruxelles. L'opposition crispée de la Flandre à la ratification d'un tel texte porte atteinte à son image internationale.

Il en irait tout autrement si les francophones renonçaient à leur demande d'une telle ratification –sans abandonner bien sûr la vigilance quant aux mesures attentatoires aux droits individuels dont pourraient être victimes les francophones en Flandre. La contrepartie demandée à la Flandre pour la non-ratification de cette convention pourrait alors être le rattachement à Bruxelles de plusieurs communes de la périphérie bruxelloise majoritairement peuplées de francophones.

Radicalisation communautaire d'un côté, séparatisme de l'autre

La voie vers un accord institutionnel est hélas obstruée par la difficulté qu'éprouve la formation du Premier ministre, le CD&V, à se résoudre aux concessions nécessaires à l'obtention d'un compromis équitable. Cela s'explique, notamment, par la radicalisation croissante de ce parti sur le plan communautaire et par la pression de son partenaire de cartel, la N-VA, parti flamand ouvertement séparatiste.

Alors qu'un accord socio-économique, comportant une réforme fiscale et une hausse des pensions, a pu être engrangé le 12 juillet entre les partenaires de la majorité, la perspective d'un accord sur une réforme de l'Etat paraissait peu probable ces derniers jours. Ne se trouvant pas en mesure de respecter l'échéance du 15 juillet à cet égard, Yves Leterme proposait, le 14 juillet, de confier la recherche d'une solution à un groupe de vingt-deux personnes (onze Flamands et onze francophones) dans lequel siègeraient des responsables des communautés et des régions.

Ce groupe devait être co-présidé par le ministre-président flamand, Chris Peeters, et le président du MR (libéraux francophones), Didier Reynders, par ailleurs ministre des Finances. Bien accueillie du côté francophone, l'idée du Premier ministre suscitait d'emblée la mauvaise humeur de la N-VA, mais ne semblait pas rejetée par le CD&V. Fin de soirée pourtant, ne voulant apparemment pas prendre le risque d'être désavoué par les siens ou assumer la rupture de son cartel, Yves Leterme décidait de jeter l'éponge. On évaluera dans les prochaines heures (ou jours) l'ampleur de la nouvelle crise qui frappe la Belgique.

93 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de thedrugstore

De thedrugstore

Glandeur notoire | 11H01 | 15/07/2008 | Permalien

Euh ok… Donc ça c'est en Belgique ?

www.thedrugstore.tk

Portrait de NING

à thedrugstore Portrait de thedrugstore De NING

16H10 | 15/07/2008 | Permalien

ET dire que BRUXELLES (en Français)
BRUSSEL ( en Flamand)

est l'une capitale de l'union européenne !

Super-Sarko ne pourrait-il pas intervenir et créer
l'UPB (Union Pour la Belgique)

Portrait de Raoul Toujours là

à thedrugstore Portrait de thedrugstore De Raoul Toujours là

electron libre | 20H42 | 15/07/2008 | Permalien

http://www.lexpressiondz.com/article/8/2008-07-13/54364.html

…….Sans travail et sans occupation, les jeunes passent leur quotidien à siroter un café entre amis.

Des bouts de carton, des papiers et même des cannettes de Coca sont éparpillés un peu partout dans les rues. Des sachets de toutes les couleurs vous collent aux pieds. Des poubelles à ciel ouvert. Pis encore, une odeur nauséabonde vous coupe le souffle. On dirait que nous sommes à la place des Martyrs, au coeur du marché ou quelque part du côté de oued El Harrach. Cette impression nous est venue à l'esprit lors de notre passage à la porte d'Aix, située au 2e arrondissement de Marseille.
Il était 10h00 du matin ce vendredi 26 juin. Il faisait beau et même très chaud, près de 34 degrés. En sillonnant les ruelles de Marseille, nous sommes tombés sur un quartier typiquement algérois. « Wach, nous sommes à Alger, c'est la place des Martyrs ! », commente un confrère d'un air étonné. Des foules interminables de gens se déplacent dans les deux sens. Les bras chargés, ils viennent faire leurs courses au marché Soleil. Ici les prix, parait-il, sont moins chers. Par curiosité, on y fait le tour. A l'entrée, c'est la bousculade. Pas moyen de trouver un passage.
Les personnes avancent à pas de tortue. Elles circulent même entre les voitures. Les trottoirs sont envahis par les vendeurs qui squattent le moindre coin pour étaler leurs marchandises. Sur des tables et même parterre, ils « exhibent » leurs différents produits. Ce sont pour la plupart des vendeurs à la sauvette, à la recherche de quelques sous pour subsister. Le marché offre l'embarras du choix. On y trouve pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Le client a le choix entre le magasin et les petits revendeurs. Du moderne au traditionnel, des magasins et des boutiques se suivent, les uns derrière les autres.

Sacrée est la prière du vendredi
L'endroit est beaucoup fréquenté par les Algériens. Les futures mariées viennent faire leur trousseau ici. « C'est la rue de la Lyre à Alger », nous déclare une jeune dame, croisée sur place. Portant un hidjab moderne aux couleurs chamarrées, cette Algéroise native d'El- Biar dit qu'elle ne se sent pas du tout dépaysée. « Il n'y a que les parents qui nous manquent ici, sinon machi ghorba », remarque-t-elle le sourire en coin.
Effectivement, le décor et l'ambiance qui règnent nous font oublier que nous sommes dans la ville phocéenne au nord de la Méditerranée. Les gens parlent en arabe et quelques mots en français. Ils négocient les prix en arabe.
En cette période d'été, l'endroit est pris d'assaut. Les gens sont à la recherche des prix les plus bas. En avançant un peu plus loin, des versets du Coran se font entendre. C'est le vendredi. L'heure de la prière approche.
Les pratiquants ne dérogent pas à la règle. Malgré l'absence d'une mosquée, ils ont réussi à créer des lieux de culte. Des locaux ont été aménagés spécialement pour l'exercice du deuxième acte fondamental de l'Islam. A l'entrée, il est écrit « Moussala ». En ce jour de vendredi, tenue oblige : kamis, djellaba et chéchia, les pratiquants sont repérés de loin. Dans leur intégralité, ce sont des commerçants qui travaillent à leur propre compte. Ils baissent le rideau pour observer une pause, comme le « dicte » la religion.
D'ailleurs, dans les quartiers arabes visités, le vendredi se distingue des autres jours. A 13h00 précises, les rues sont presque vides. Pas âme qui vive. Même les cafés sont désertés. Un calme total s'installe. Les quelques personnes croisées se précipitent pour ne pas rater le prêche de l'imam. Ce sont des vieux, des jeunes…Il y a aussi des petits qui accompagnent leurs pères. Ces chérubins maîtrisent bien la langue et récitent quelques versets du Coran.
Plusieurs associations activent dans ce sens. Une ligue des parents d'élèves, spécialisée en « langue et culture algériennes », a été créée depuis une année. L'enseignement de la langue arabe et de la culture algérienne est inscrit dans les programmes des écoles publiques. Le consulat d'Algérie à Marseille chapeaute cette action. Une enseignante à l'école publique, au 15e arrondissement, originaire de l'Est algérien, affirme que nos ressortissants sont nombreux à y adhérer. Elle estime cependant que beaucoup d'enfants ignorent leurs origines.
Sans boulot et sans occupation, les jeunes passent leur quotidien à siroter un café entre amis. Du matin au soir, ils meublent les cafés du coin de la Cannebière et la rue de la République. Ils sont arabes, la plupart des Algériens qui traînent le pas. Là où nous sommes attablés, dans un café de la Cannebière, ils sont nombreux. Des jeunes âgés entre 25 et 35 ans se retrouvent ici pour passer le temps. On entend parler que du bled, des vacances et du fric. « Tu as la chance de descendre au bled et de voir ta famille, moi ça me manque énormément el-Assima », disait un jeune, la mine fatiguée, à son ami.
Ce dernier lui répond : « Laakouba like, fais d'abord tes papiers et puis tu pourras descendre chaque semaine. » Sans avoir à les approcher, leurs regards disent et décryptent leur malaise. Malgré le beau temps et l'endroit paisible, ils restent soucieux. Mines fatiguées, ils décompressent avec un café et quelques cigarettes comme au bled. « La plupart qui viennent ici n'ont pas de papiers », nous dit le gérant du café, un Algérien originaire de Tigzirt.
Ce sexagénaire ne quitte pas son comptoir. Il les connaît tous et même il a sympathisé avec eux. « Les jeunes croient que l'Europe c'est l'eldorado, alors que c'est tout à fait le contraire. Ici, marche ou crève », prévient-il. Beaucoup de jeunes, témoigne-t-il, ont regretté d'être venus en France parce que la vie est chère et elle ne pardonne pas. Sur la rue de la République comme à la Cannebière, les tables sont réquisitionnées. Sur place, il est difficile de voir un Français qui traîne. Il n'y a que des Arabes qui squattent les lieux. « Ici, c'est plutôt rare de voir un Français », remarque le vice-consul.
Ceux qui ont réussi à trouver un job, travaillent dans les taxiphones. Dans les quartiers arabes, ce genre de commerces pousse comme des champignons. Entre deux cafés, on trouve deux taxiphones. Il n'y a que l'étiquette Djezzy qui les diffère de ceux de la capitale. L'option Maghreb, à savoir Algérie, Tunisie, Maroc, fait rage. Les taxiphones sont plus prisés que les portables.

La galère des émigrés
Les vacances sont un plaisir pour certains et un calvaire pour les autres. Voyager en Algérie est devenu un luxe pour les immigrés. « Le billet coûte les yeux de la tête », s'indigne Saïd. Rencontré au niveau de l'agence Méditerranée Europe Voyage, ce père de quatre enfants ne cache pas sa colère. « Je ne comprends pas pourquoi le billet vers l'Algérie reste trop cher, alors qu'au Maroc et en Tunisie les prix sont à la portée de tout le monde », s'interroge-t-il, bougon. « Vous savez combien ça m'a coûté le tout, c'est plus de 2000 euros », nous apprend-il. Salarié, Saïd travaille comme agent de sécurité dans une surface commerciale.
Seul, il n'aurait jamais pu s'offrir un voyage. « Heureusement que ma femme travaille, sinon avec 1200 euros par mois, on ne peut rien faire », affirme-t-il. Ce dernier n'est pas le seul à s'emporter. Une dame venue se renseigner sur le prix a piqué une crise. « Ce n'est pas le bout du monde mon Dieu ! Une heure et demie de voyage coûtent 540 euros, le billet pour les Etats-Unis est moins cher », martèle cette dame.
Cela sans compter les autres frais du voyage et les petits cadeaux pour la famille. En raison de la flambée des prix durant cette période, beaucoup d'émigrés renoncent au voyage. Ils préfèrent les promotions durant l'hiver où le billet est soldé à 250 euros. Les Algériens sont de plus en plus nombreux à opter pour la nationalité française. « Plus de 50% des demandeurs de visa sont des Algériens », nous a confié un haut responsable au consulat d'Algérie à Marseille.
Les touristes étrangers sont moins captés par la destination. Ils représentent quelque 20%, selon notre interlocuteur. Quelques moments après, nous avons pu avoir confirmation de ces informations. Au service des visas, les étrangers se comptent sur les bouts des doigts. Sur une trentaine de personnes assises dans la salle d'attente, il n'y avait que trois Français.
La plupart étaient des ressortissants algériens. Passeport rouge à la main, « j'ai opté pour la nationalité française car il y a plus de facilité pour accéder à des postes de responsabilité », justifie Tarik, un Algérien originaire de Guelma.
A l'intérieur comme à l'extérieur, des files interminables sont en attente dans la cour. Des familles entières avec leurs petits enfants font le déplacement. « Le consulat devient une véritable mairie », affirme un agent du consulat. Renouvellement du passeport, de la carte d'identité, retrait de l'autorisation paternelle, sont les documents les plus demandés. Pour permettre aux gens de regagner leur boulot, l'enregistrement commence à 06h30 du matin, explique l'agent. Interrogé sur ce monde, il dit que « les ressortissants attendent les grandes vacances pour régler leur paperasse ».
Durant cette période, la moyenne des rendez-vous atteint les 200 personnes par jour. Même avec plusieurs guichets, les agents sont dépassés. Afin de savoir comment se déroule l'accueil, nous avons approché quelques-uns. « Franchement, c'est bien organisé.
C'est vrai, il y a beaucoup de monde, mais chacun attend son tour », témoigne Karim, croisé juste à la sortie. Sa femme atteste que les conditions d'accueil se sont nettement améliorées. Or, d'autres affichent leur mécontentement. « Ils nous traînent trop, ça fait deux fois que je me déplace pour un seul papier. On n'a pas que ça à faire », clame Selma d'un air agacé.

Portrait de thierry reboud

à Raoul Toujours là Portrait de Raoul Toujours là De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 23H56 | 15/07/2008 | Permalien

Est-il indispensable de laisser ce long et fastidieux copié-collé de Raoul le Pathétique qui n'a, en outre, aucun rapport avec le sujet ?

Portrait de gatky

De gatky

indépendant | 11H20 | 15/07/2008 | Permalien

Beau travail que ce résumé. On pourrait cependant dire les choses plus crûment : les Flamands & Francophones n'ont rien en commun, ce sont des cultures trop différentes, et le fossé s'élargit avec la radicalisation politique qui finit par crisper les plus démocrates. Ferons-nous, francophones, partie de la France sous un statut XY ? Idée dingue à priori, mais ce serait moins débile que la situation actuelle, et de toute façon très excitante culturellement.

Portrait de pablico

à gatky Portrait de gatky De pablico

14H49 | 15/07/2008 | Permalien

on peut se demander si une bonne scission de donnerait pas un coup de fouet à l'économie de Wallonie.
Ils auront divorcés, mais resterons toujours « pacsé » en tant d'européens.
Souvenons nous de feu la Tchécoslovaquie.

Portrait de Blaise11

à pablico Portrait de pablico De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 15H07 | 15/07/2008 | Permalien

« Ils auront divorcés, mais resterons toujours “pacsé” en tant d'européens.
Souvenons nous de feu la Tchécoslovaquie. »

Quel est le rapport ?

Portrait de pablico

De pablico

15H26 | 15/07/2008 | Permalien

il y a maintenant les tchèques d'un coté et les slovaques de l'autre et ils sont dans L'Europe. divorcés (à la chute du mur) mais pacsés par le biais de L'Europe…

Portrait de Blaise11

à pablico Portrait de pablico De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 16H15 | 15/07/2008 | Permalien

Tout d'abord, une citation de l'historien Ernest Denis : « La Bohême nous a appris qu'il est n'est pas nécessaire de s'entretuer, parce que les hommes ne traduisent pas tous, par les mêmes symboles, leurs angoisses communes et leurs désirs semblables. »

J'avais bien compris, pablico.
Mais lorsqu'ils se sont séparés, tchèques et slovaques étaient d'accord pour le faire. Ils parlent une langue quasi identique, et n'avait pas les problèmes de racisme décrit par l'article. Donc pacs ou pas, la situation de l'ex-Tchécoslovaquie est incomparable avec la Belgique d'aujourd'hui. Et une séparation telle qu'elle est envisagée maintenant ferait un mal fou à l'Europe : on se sépare dans une soft haine au sein d'une Europe qui se replie sur elle-même ; prochaine étape de ces nationalismes exacerbés : victoire poujadiste et fin de l'Europe, tout simplement. Il ne faudra pas venir pleurer.

Sinon, je ne sais trop comment interpréter votre dernière phrase, mais il ne faudrait en aucun cas comprendre que c'est la chute du mur qui a entrainé un processus de séparation de la Tchécoslovaquie. Les raisons sont antérieures et propres à leurs deux cultures.

Portrait de pablico

à Blaise11 Portrait de Blaise11 De pablico

18H28 | 15/07/2008 | Permalien

ayant eu comme collègue tchèque pendant longtemps, il m'a dit que les tchèque n'aimaient pas du tout les slovaques. Pour eux c'étaient des arriérés, attardés.
il disait la « tchequie » est riche, la « slovaquie » est pauvre.
je n'ai pas entendu le son de cloche slovaque.
je redit bêtement sans vérification, ce que j'ai entendu. Il y avaient un « racisme'. Mais ils ont été intelligents.

En Belgique, la tension monte, ils finissent par dire les plus grosses bêtises et idioties,donc les extrêmes gagnent de plus en plus. ET cela ne date pas d'hier. Même le fédéralisme n'y arrive pas à bout. Voir le résultat des élections. Les raisonnables ont l'air d'être minoritaires.
il vaut mieux un bon divorce qu'une mauvaise union qui dure

Portrait de Blaise11

à pablico Portrait de pablico De Blaise11

I'm hard, but I'm fair. | 19H35 | 15/07/2008 | Permalien

Ah oui, assez effaré de ce que vous me dîtes.
Vivant en Tchéquie et travaillant avec les deux nationalités, je n'ai jamais rencontré ce genre de propos. Et comme deux frères, ils se complètent par leurs différences nombreuses tant au niveau du caractère que du tempérament.

Ceci étant, les raisons de leur séparation sont contenues dans la critique de votre collègue : la Slovaquie a pu être considérer comme le canard boîteux : ils étaient les paysans de la fratrie et ont du - cela rejoint votre souhait du premier commentaire - s'émanciper du grand frère.

Ces deux pays ont connu un divorce à l'amiable avec deux parties qui furent consentantes. C'est ce qu'on appelle un divorce réussi : point de rancoeur, point d'amertume.

Pour la Belgique, je suis beaucoup plus sceptique et aurait tendance, à l'inverse de vous, de batailler ferme pour que les « raisonnables » élèvent la voix plus qu'ils ne le font. Cette situation me fait penser, en bien moins pire évidemment, à la querelle identitaire entre le Kosovo et Belgrade…

En résumé, en ex-Tchécoslovaquie, l'intelligence a demandé le divorce. En Belgique, c'est la bêtise nationaliste.

Diriez-vous encore que l'on assistera là-bas à un « bon divorce » ?

Portrait de Kereven

De Kereven

15H51 | 15/07/2008 | Permalien

C'est le résultat de plus de 1000 ans de politique. La Belgique c'est la frontière nord de la Lotharingie, qui comportait les Pays-Bas, l'aslace Lorraine, la suisse ; la savoie et l'italie. Que des régions qui ont des problèmes de peuples (flammands, wallons, Aslaciens, Lorrains, suisses alémaniques, suisses francophones, savoyards, italiens du nord et du sud).

Tout ca pour dire qu'il n'est pas étonnant que la Belgique se déchire. Et quel symbole d'union pour l'Europe !

C'est aussi pour ca que l'Europe s'est faite la guerre pendant 1000 ans, juste pour l'héritage de l'empire par les 3 fils de Charlemagne et après il y en a qui font toute une histoire pour avoir la pendule de grand'mère.

Portrait de Jean-François@Carenton

à Kereven Portrait de Kereven De Jean-François@Carenton

18H37 | 15/07/2008 | Permalien

Tout à fait, et ça se lit à livre ouvert dans la toponymie. Ouvrez une carte de Belgique, et regardez la franche séparation entre les zones de localités à consonances « Neustriennes » : Mouscron, Dinan, Rochefort (Aaaah, la Rochefort Triple…) et celles avec des noms en Waershoot, Blankenberke, etc.. Ils ont vécus (ensemble ou chacun de leur côté ? ) cette situation depuis Charles le Chauve. Maintenant ça craque, ça leur insupporte. Le problème avec les trucs ethniques, c'est que ça amène à des réactions primaires d'une violence incroyable parce que sans raison (voir le Rwanda, la Yougoslavie). J'espère qu'on évitera le pire. La connerie, des fois, c'est très dangereux.

JFT_Charenton

Portrait de TARPON

à Kereven Portrait de Kereven De TARPON

19H23 | 15/07/2008 | Permalien

Et encore si tu savais pourquoi sapiens a eradiqué Neanderthal ?

Portrait de albin

De albin

journaliste, écrivain & éditeur | 11H24 | 15/07/2008 | Permalien

je suis consterné par la situation politique en Belgique. J'en veux beaucoup à cette classe dirigeante incapable de réfléchir à long terme pour ce pays. Et des élections ne serviraient probablement à rien. Ces mêmes hommes politiques, s'ils étaient rattachés à la France ou aux Pays-Bas n'auraient pas pu faire comme ils l'ont fait : insolence, indolence, médiocrité….
Adieu Belgique ou mettre à la tête de ce pays autre chose que des technocrates ? Pourquoi le Roi ne proposerait-il pas des personnes issues de la société civile pour gouverner ? Des ingénieurs, hommes de lettre, médecins, directeurs d'ONG pour discuter autrement ?

Portrait de actimem

De actimem

11H27 | 15/07/2008 | Permalien

C'est paradoxal la vie, les Européens qui voient pointer le tribalisme si décrié et moqué ailleurs !

Avant d'aller critiquer les pays du tiers monde sur les conflits intercommunautaires, il faut balayer devant chez soi.

L'UE a un cas très con-crets à résoudre, n'est-ce pas ? ou alors ca sert à quoi si ce n'est à éviter les guerres intraeuropéennes.

Portrait de I.P

à actimem Portrait de actimem De I.P

Flat4 | 13H08 | 15/07/2008 | Permalien


C'est paradoxal la vie, les Européens qui voient pointer le tribalisme si décrié et moqué ailleurs !

D'ailleurs j'ai hate qu'on m'explique pourquoi créer le Kosovo c'est Bien et laisser les flamands se séparer des wallons c'est Mal.
Il manque peut-être une bonne guerre civile ?

Portrait de Piedo

à I.P Portrait de I.P De Piedo

Assis | 15H04 | 15/07/2008 | Permalien

Mais, enfin, c'est évident : le Kosovo, c'est Bien parce que ça fait un nouvel Etat libre et indépendant alors que la Flandre, c'est mal, parce que ça fait un nouvel Etat libre et indépendant.

Franchement, des fois, y en a qui font exprès de rien comprendre ! ; -)

Portrait de Octave65

De Octave65

Révolutionnaire. | 11H48 | 15/07/2008 | Permalien

A lire les différents billets, mais cela ne m'étonne pas vu que la grande majorité des internautes représente le gros du parti socialiste…
On ressent la faiblesse des idées… et on lit les mesquineries propres aux faibles …
Bref, ils n'ont pas encore compris , malgré les études réussies de certains peut être mais bon… , que le pilier d'un pays pour un peuple c'est la langue …
On est français lorsqu'on pense, jure , en français …
Bref, pas étonnant que les Flamands ne veulent plus soutenir à bouts de bras les Wallons pas très dynamiques économiquement parlant,et vivent à leurs crochets comme les DOM chez nous.. …
Donc ce pays doit se partager en deux …
Il n'a aucun d'avenir comme il est actuellement …
Et c'est très bien ainsi…
Et dire qu'ils ont un roi ceux là aussi … c'est dire le niveau de maturité politique très faible …
sur ce..
cqfe

Portrait de Commandant Bubulle

à Octave65 Portrait de Octave65 De Commandant Bubulle

12H21 | 15/07/2008 | Permalien

« Donc ce pays doit se partager en deux »

Si le pays se partage en deux, le problème de Bruxelle risque de se poser. En effet il est difficile de savoir à quel camp la ville de Bruxelles doit appartenir.

Portrait de Jardinier

à Octave65 Portrait de Octave65 De Jardinier

médecin | 12H48 | 15/07/2008 | Permalien

La Wallonnie a longtemps été le moteur économique de la Belgique, jusqu'à l'effondrement industriel. C'est donc différent des DOM. Et j'aimerais savoir si avant ce retournement de situation, les Flamands subissaient le même racisme.
Je suis d'accord, un fossé linguistique compromet toute union nationale. Mais on assiste à de véritables scènes de racisme anti-francophones, que rien ne peut ni doit justifier.
J'aurais tendance à rapprocher ce comportement de celui des touristes néerlandais qui sont bien souvent irrespectueux, voire méprisants, lorsqu'ils viennent en vacances chez nous.

Portrait de Vit_Zayder

De Vit_Zayder

Thésard Nano | 14H34 | 15/07/2008 | Permalien

Si je puis me permettre, vivant en Flandres depuis maintenant 6 mois, que, disons, le manque de sympathie flamande, s'applique parfois a tout ce qui ne parle pas flamand et je dis bien flamand et non neerlandais (disons qu'il y a entre les deux les differences qu'on trouver entre le francais metropolitain et le francais quebecois). Donc il y a bien un probleme de pretention nationaliste en Flandres, manque de respect plutot, sans doute du au fait qu'il s'agit d'une des provinces les plus riches d'Europe, florissante, etc…
Ceci etant le racisme anti-francophone des flamands n'a rien mais alors rien a voir avec celui que pouvaient exercer les Wallons sur les Flamands, avant-guerre. Les Wallons ont cherche pendant longtemps a detruire la culture flamande, son langage et ses traditions. Les Flandres sont longtemps restees non representees au gouvernement belge et il y a encore aujourd'hui un desequilibre entre le role economique et le role politique entre Wallonie et Flandres.
Ceci etant dit une separation des deux provinces sonnerait le glas de la Wallonie. Imaginez en France l'independance des regions du Nord les plus touchees par la crise industrielle…Et sans Bruxelles c'est comme si vous enleviez le dunamisme lillois du Nord de la France…Pas joli-joli…
Les Flamands vivent comme des pachas et ne veulent plus partager pour une vengeance historique que le jeune flamand n'a jamais subi…

Portrait de Jardinier

à Vit_Zayder Portrait de Vit_Zayder De Jardinier

médecin | 14H52 | 15/07/2008 | Permalien

Très intéressant comme éclairage.
Je vis et travaille dans les DOM (en Martinique exactement), et je -métropolitain- suis parfois confronté à un racisme que les locaux justifient par l'histoire esclavagiste ; alors qu'ils ne l'ont pas vécue.

Ce sont des processus similaires.

Portrait de Vit_Zayder

à Jardinier Portrait de Jardinier De Vit_Zayder

Thésard Nano | 14H58 | 15/07/2008 | Permalien

Oui mais dites vous aussi qu'en Flandres, ils ont l'avantage d'etre devenu bien meilleur dans certains domaines que leurs anciens bourreaux (le mot est quand meme fort ca n'allait pas au point de l'histoire colonialiste).
Mais il semblerait que les crises de cette region du monde soient cycliques. A une certaine epoque le Royaume de Flandres imposait sa loi a la Wallonie. Et dites vous aussi que dans une generation le rapport s'inversera peut etre a nouveau, la population flamande etant extremement vieillissante alors que les jeunes Wallons sont de plus en plus nombreux (et auchomage pour le moment). Fatalement le rapport devrait s'inverser d'ici une 30aine d'annees.
Cela reste mon avis base sur mon experience je peux evidemment me tromper dans mon analyse.

Portrait de NING

à Vit_Zayder Portrait de Vit_Zayder De NING

16H15 | 15/07/2008 | Permalien

le probléme si il y a scission , c'est que le roi des
Belges » Albert « va se retrouver à la Retraite et que
son fils Philippe ira pointer au chomage !

Portrait de guynaouec

à NING Portrait de NING De guynaouec

Tête de con Breton | 11H15 | 17/07/2008 | Permalien

ça fera deux doryphores de moins ! !

Portrait de mar_le

à Vit_Zayder Portrait de Vit_Zayder De mar_le

informaticien | 10H52 | 16/07/2008 | Permalien

Pour le moment , quelque 4 à 10% des francophones veulent la séparation/scission, contre 40% de flamands. Les francophones ont été toujours un peu plus tolérants (bonnasses ? ) et peu enclins à répondre du tac au tac aux flamands. Il n'y a pas d'identité wallonne. Il y a une identité flamande. Dans ce contexte, il est à parier que la Flandre mènera encore et toujours la danse et nous mettra devant le fait accompli. Je suis nettement moins pessimiste quant au sort de la Wallonie en cas de scission : les emplois administratifs à Bruxelles sont squattés par les flamands (bilinguisme oblige alors que seuls 10% des bruxellois parlent le flamand.), les flamands engagent des flamands (compréhensible : affinité linguistique), les emplois de cadres sont envahis par les flamands.

A décharge : les francophones se foutent un peu de parler le flamand et de ce fait, pas mal d'emplois au bilinguisme requis leur passent sous le nez

Bon nombre de très grosses entreprises flamandes font 30% à 40% de leur CA en Wallonie. En cas de séparation, chacun reprendra ses billes et les francophones auront une activité économique propre accrue et plus d'emplois, lorsque le bilinguisme ou le « flamandisme » aura perdu de son attrait.

Depuis 40 ans, la Belgique n'en finit pas de se modifier au point de devenir un monstre globuleux auquel plus personne ne comprend plus rien.Et avec le temps, cela devient de plus en plus difficile, les positions se radicalisent, les exigences se font plus fortes… Les politiques flamands ont des mots et posent des actes durs à l'égard des francophones. Et dans le même temps, demandent de grandes réformes « pour-le-bien-de-tous'. De plus en plus difficile à croire : nous en sommes à nous demander où et comment on se fera entuber.

Personne ne peut prédire l'avenir car le scénario définitif flamand est inconnu : séparation totale ? Quid de Bruxelles ? Ce qui est sûr, c'est que dans 1 an, on revote. Et ca va probablement être pire : l'opinion à la mode en Flandre, c'est le nationalisme (50% des jeunes se déclarent nationalistes) dont le fonds de commerce ne peut se baser que sur le toujours plus…

Portrait de NicolasLeBelge

à Vit_Zayder Portrait de Vit_Zayder De NicolasLeBelge

21H13 | 16/07/2008 | Permalien

Juste une précision…
En effet les néérlandophones/flamands (flandres)n'étaient pas représentés car seul siégaient la bourgeoisie de Belgique qui parlait le français (car soi disant plus noble) mais qui habitaient partout en Belgique (aussi bien en Flandres qu'en Wallonie).

Bonne soirée

Portrait de Olaf

à Octave65 Portrait de Octave65 De Olaf

13H03 | 15/07/2008 | Permalien

Rappelons aux gens mal informés que la Flandre entend scinder l´assurance chômage qui, selon le découpage qu´elle met en avant, lui est défavorable, mais pas les pensions, puisque sa population est vieillissante.

Par ailleurs, le découpage Nord-Sud est arbitraire. Que feront les flamands, une fois entre eux, quand ils découvriront que les Gantois payent pour les Ostendais ? S´il est de bonne gestion de leur venir en aide et pas de les laisser de côté, c´est la preuve que la démarche actuelle de la Flandre est idéologique et nationaliste. Tout comme le jugement sur les DOM évoqué par certain commercial.

Portrait de I.P

à Octave65 Portrait de Octave65 De I.P

Flat4 | 13H04 | 15/07/2008 | Permalien


Bref, ils n'ont pas encore compris , malgré les études réussies de certains peut être mais bon… , que le pilier d'un pays pour un peuple c'est la langue …
On est français lorsqu'on pense, jure , en français …

Les suisses seront contents d'apprendre qu'ils ne forment pas un peuple.

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