L'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs sera difficile à appliquer, et Bachelot reste prudente sur les autres mesures en débat.
Pour avoir vécu aux Etats-Unis à l'âge des premières cuites adolescentes, j'ai tout de suite eu des doutes sur l'efficacité de la mesure annoncée dimanche dans le JDD par Roselyne Bachelot : l'interdiction totale de la vente d'alcool aux mineurs.
Rien de plus facile à contourner, Madame la ministre de la Santé. Il suffira d'un grand frère, d'une bonne âme ou d'une caissière compatissante pour contourner l'interdit. D'ailleurs, pour l'instant en France, les caissières n'ont pas le droit de contrôler l'âge des clients.
Qu'on ne se méprenne pas : je ne fais pas mien l'argument des pourfendeurs de la prohibition, qui avancent que ces nouvelles mesures boosteront les ventes, comme dans le Chicago dans les années 30.
Les associations les plus sérieuses, telle l'Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA ), soutiennent d'ailleurs le principe de cette interdiction, tout en soulignant que cela ne suffit pas à mener à bien une prévention complète.
Les commerçants ne tiennent absolument pas à faire le sale boulot
Mais à lire les premières réactions à cette annonce, il est permis de douter de son application : la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) ne tient absolument pas à faire le sale boulot. Elle l'a récemment écrit dans un communiqué « Action prévention alcool ». Son argument ? Ne pas se fâcher avec nos jeunes clients ! En novlangue, cela donne :
« La profession est opposée à ce que ces contrôles soient effectués
directement par les hôtes et hôtesses de caisse, à la fois pour des raisons juridiques liées au fonctionnement des magasins en libre-service et pour des raisons psychologiques, ce genre de contrôle pouvant conduire à des tensions, voire à des agressions pénibles pour les personnels de magasins. »
Pour la FCD, c'est aux vigiles et aux directeurs de supermarchés de jouer ce rôle. Comme le souligne le professeur Claude Got, ceux qui « disent ne pas être des policiers sont un peu provocants, parce qu'ils demandent bien une pièce d'identité pour recevoir un chèque. Je ne vois pas pourquoi ce serait possible pour de l'argent et pas pour un problème de santé publique ». Passons.
Depuis dix ans, la stratégie des alcooliers sur les premix est à l'oeuvre
En lançant son ballon d'essai, Roselyne Bachelot se montre d'une prudence de Sioux vis-à-vis des alcooliers. Au JDD qui lui demande s'il faut interdire les premix (mélange de soda et d'alcool pour les ados), voici ce qu'elle répond :
« Il est évidemment tout à fait inacceptable de viser les plus jeunes et de rendre ainsi plus précoces les alcoolisations. Mais les taxations successives ont eu un effet important. Les ventes ont baissé d'un tiers entre mai 2004 et mai 2005.“Les alcooliers ont bien lancé de nouveaux mélanges mais avec moins de succès. Pour l'instant, le marché demeure à un niveau relativement bas. La progression des ‘premix’ semble sous contrôle.”
Sous contrôle… hum, hum. Il était temps, douze ans après leur apparition en France. A lire les derniers rapports parus sur le sujet, en particulier celui du producteur (de télé) Hervé Chabalier fin 2005, on comprend que les pouvoirs publics ont tardé à prendre la mesure du phénomène.
Un simple coup d'oeil à la chronologie permet de comprendre comment les alcooliers ont façonné dix ans de consommation éthylique chez les jeunes :
- 1996. Lancement des premix en France, le mélange soda-alcool fort-sucre vise officiellement les 18-25 ans, en fait le marketing associé à ces bouteilles fluos cible les 10-14 ans.
- 1997. Une enquête du mensuel Alcool ou Santé montre que les trois-quarts des 13-16 ans connaissent les premix, 10,5% en consomment régulièrement.
- 2000. Explosion des ventes de premix, hausse de 4,4% de la consommation globale d'alcool chez les jeunes jusqu'en 2003.
- Août 2004. Le député UMP Yves Bur obtient la surtaxation des premix et un changement de la composition, avec moins d'alcool et moins de sucre ; les ventes chutent d'un tiers.
- 2005. Près de 20% des garçons de 17-19 ans sont des buveurs réguliers, l'alcool est devenu la première cause de mortalité des 15-30 ans, avec son lot de comportements déviants : sexualité non protégée, suicides, violences diverses…
Dans un livre percutant paru en 2005, “Dealer légal”, un ancien commercial de Ricard, Franck Daniel, expliquait que la conquête des jeunes est au coeur de la stratégie des industriels. Avec trois cibles principales : les jeunes, les femmes et les sportifs. La même année, en septembre, lors de la grande soirée de rentrée de l'Ecole centrale à Châtenay-Malabry, un étudiant de première année meurt au petit matin, d'un coma éthylique.
Prochaine bataille : la publicité pour les alcools sur Internet
Alors que les premix sont désormais voués à disparaître des têtes de gondole, le prochain enjeu des alcooliers est la bataille de la publicité sur internet. En mai, la ministre de la Santé a ouvert un débat parlementaire sur la loi Evin de 1991. Un texte qui, en interdisant la pub à la télévision et au cinéma, a beaucoup favorisé la prévention. Question : doit-il s'appliquer au web ? Le lobby des alcooliers et de la viticulture a mis deux de ses meilleurs hérauts sur le coup : le sénateur UMP de la Gironde, Gérard César, ancien président de la cave coopérative de Rauzan, et le député UMP de la Marne, Philippe Armand Martin, viticulteur et président de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev).
La semaine dernière, il s'en est fallu de peu pour que l'amendement César -autorisant toutes les publicités pour l'alcool sur le Net- soit adopté. L'ANPAA s'est félicité de cet échec, tout en s'inquiétant de la prochaine offensive sur le sujet.
L'une des propositions du député Martin vise à interdire la pub sur l'alcool uniquement sur les sites réservés aux mineurs. Roselyne Bachelot aura donc à lutter contre sa propre majorité, si elle veut aboutir à un dispositif efficace sur le sujet.
En 1998, la député socialiste Hélène Mignon résumait bien la question avec cette phrase :
“En France, l'alcool est à la fois un sujet tabou et un produit totem.”
► Le dossier de la revue Toxibase, paru en 2004.
► L'analyse d'Eurocare, le lobby européen des associations de prévention, sur les politiques de contrôle de l'alcool.






















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De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
20H12 | 14/07/2008 |
http://www.dailymotion.com/search/rachida%2Bdati/video/x648b0_rachida-da…
Bonne campagne et surtout merci de montrer l'exemple à notre belle jeunesse qu'il s'agisse de drogue(lycee Paul Bert,par exemple) ou d'alcool !
Vous êtes décidément les plus aptes dans ce gouvernement à jouer les moralisateurs !
De starsss
20H05 | 14/07/2008 |
je trouve que la loi n'est pas encore sévère… je rajouterai :
_Interdit de vendre et servir de l,alcool au moins de 18 ans (bar et commerce)
_Interdit de vendre de l'alcool à quiconque après 11 : 00 pm et ce jusque le lendemain 8 : 00 am
_Interdit de boire de l'alcool dans la rue (sauf planquer dans un sac brun, je le conçois)
_Interdit de servir de l'alcool dans les bars et restaurants après 3 : 00 am (1 : 00 am pour certaines provinces)
_Seules des succursales d'État peuvent vendre les vins et alcools forts et laissons la bière et vin frelatés aux epiceries et supermarchés…
mais :
_Autoriser les happy hours, (le jeudi, jour de favori des travailleurs)
_Autoriser la pub d'alcool à la TV
_Autoriser les marques d'alcool à commanditer des événements (festival, sports…)
Bienvenue au Canada et ça n'empêche surtout pas les beuveries chez les ados… on va tout de même pas les enchaîner !
La solution radicale :
_Conversion à l'Islam, vous verrez Mme Bachelot c'est réussite garantie ! Quoique… à voir la video de Ellejo, c'est pas gagné !
à starsss
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
20H32 | 14/07/2008 |
Salut starsss,
tu vois,je t'ai laissé tes trois s ! ! ! à star.
J'ai remis un autre lien pour cette video, car on voit mieux sur celle-ci comment se comportent certaines personnes habilitées à pouvoir enfermer notre jeunesse en France,ou à simplement se foutre de leur gueule,en ce qui concerne les leçons de morale !
Bonne soirée.
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De starsss
21H08 | 14/07/2008 |
mdr mais à visionner avec modération, c'est trop la hoooonte ! comme disent les d'jeunes.
bonne soirée !
De General Subverciòn
kouign aman délocalisé | 20H47 | 14/07/2008 |
C'est une connerie absolue cette interdiction aux jeunes,c'est juste de la poudre aux yeux pour masquer qu'ils se font un blé monstrueux en rendant les gens malades et abrutis (et que quelque part ça les arrange…)En Suisse,on a testé pour vous…ça marche pas et les jeunes demandent à des majeurs ,y compris devant les magasins d'acheter, de la bibine à leur place,et ça marche… .
De pomponette
=^..^= | 21H58 | 14/07/2008 |
L'alcoolisme est un problème récurant en France, ce problème ne touche pas seulement les ados.
Cette loi poussera les ados à boire en cachette.
La détection sera alors impossible pour ceux qui travaillent à la prévention.
De Geekien
en promenade dans la linuxie | 22H11 | 14/07/2008 |
Depuis 15 ans je suis cadre bénévole dans un club sportif nature. J'ai commencé à 20 ans, encore étudiant et soulard du week end. Avec d'autres, je surveillais les momes de 17-18 ans dans leur première cuite, sans boire, histoire de gérer les conneries et les surdoses. L'idée était de n'être ni prof, ni parent ni flic, et de les accompagner dans leur brisage de tabou. Evidemment pas dans le sens de les faire boire ; mais dans la parole : comme de toute facon ils le faisaient, autant éviter les conneries et parler, écouter ceux qui dérapaient, pareil sur le shit qui était encore rare (campagne Bretonne)
Depuis 5 ans, plus besoin de le faire, les momes arrivent au club (vers 14 ans) avec un premiere cuite dans les pattes - Ils se gèrent entre eux sur leurs soirées, et le shit ils le fument avant l'école. C'est épatant la modernité non ? Des fois j'ai l'impression d'etre un vieux con …. sans doute, puisque je ne peux rien faire.
Dans leur parole, ils gèrent, sans déraper, juste parce que c'est cool. Il n'y a qu'avec la compétition qu'ils se calment, et encore, je connais plus d'un compétiteur européen qui se bourre la gueule régulièrement.
J'arrive en fin de vie d'écoutant (trop vieux, le rapport ni flic ni prof ni parent devient difficile), mais les anciens jeunes du club ont pris le relais de la parole avec les 17-18. Sur l'exta et la coke entre autre…
De starsss
23H45 | 14/07/2008 |
J'ai habité dans un pays musulman pendant toute mon adolescence de 13 à 18 ans, je suis d'éducation musulmane et vous croyez que ça m'a empeché de me _défoncer_ et de voir mes camarades se _torcher_ (L'alcool n'était pas encore mon truc), et tout le monde n'y a vu que du feu ! Mais j'ai grandi, je fais le tout avec modération comme tous mes amis.
Alors loi ou pas… tant que les drogues, l'alcool, le tabac seront accessibles, les gouvernements pourront faire les lois qu'ils veulent, les jeunes continueront ce que nous mêmes avons faits.
Que jeunesse se fasse, et la morale ? commencez par liquider tous ces escrocs notoires qui continuent à nous donner des leçons de civisme, pignon sur rue !
De jeanmontreal
... | 00H20 | 15/07/2008 |
Je suis Québécois et ca me bien rire de voir la polémique que suscite ce projet de loi. Au Québec, il est tout à fait normal qu'un commercant contrôle l'âge du client lors de la vente d'alcool, et ca ne suscite jamais de problème de leurs parts. Je ne vous comprends pas les Français, comment pouvez-vous vendre de l'alcool à vos enfants ! ! ! ? Vraiment un pays d'alcolo la France !
à jeanmontreal
De Geekien
en promenade dans la linuxie | 00H42 | 15/07/2008 |
la derniere fois que je suis venu, en novembre, une gamine de 15 ans m'a proposé une turlute si j'achetais une paire de bouteilles au gang - C'est mieux ?
Je parle d'un quartier de Laval, pas de Ste Catherine.
à jeanmontreal
De starsss
01H41 | 15/07/2008 |
et beh ! du calme… car si les lois canadiennes et québécoises en particulier sont aussi sévères pour la boisson alcoolique, y a bien de bonnes raisons, chercher bien vous allez trouver, je vous fais confiance. Même les adultes sont infantilisés, pas le droit d'acheter ou de vendre de l'alcool à certaines heures ! Si vous avez _improviser_ un souper, faut vous y prendre à l'avance, car 23 heures c'est fini, plus de bibine !
Ensuite, on pourrait aussi parler de la drogue qui rime avec Gangs de rue. C'est sûr que le _pote_ (mariejeanne), l'ado ne l'achète pas au dépanneur du coin, mais au dealer du coin qui lui se fout bien de leur âge !
à starsss
De starsss
02H20 | 15/07/2008 |
lire : boisson alcoolisée… bien sûr. C'est moi qui suis alcoolique, alcolo si vous voulez ; -)
à jeanmontreal
De Béatrice1
| 16H02 | 15/07/2008 |
« comment pouvez-vous vendre de l'alcool à vos enfants ! ! ! ? »
Oui, je suis aussi stupéfaite que vous des réactions. Non seulement on leur en vend, mais jusqu'à il n'y a pas si longtemps on leur en faisait BOIRE : la gnôle dans le biberon était un grand classique dans nos campagnes (très efficace pour endormir bébé), et j'ai moi-même bu de l'« eau rougie » à la table familiale pendant toute mon enfance. Sans compter qu'à la cantine de mon collège et de mon lycée on nous servait de la BIERE ! (J'ai 58 ans)
Quand j'étais gamine, j'allais acheter les cigarettes de mes parents au bistrot du coin (et je me faisais tripoter au passage par des gros saloparts plus ou moins bourrés) : on a enfin réussi à interdire la vente du tabac aux moins de 16 ans en France, après bien des cris d'orfraie !
Je suis toujours extrêmement choquée (mais apparemment je suis la seule) de voir des gamins tout jeunes passer à la caisse de mon petit supermarché avec des chariots pleins de litrons ! Bien sûr, c'est pour leurs parents, mais quelle honte…
Alors on vous dit : oui, mais l'interdiction ne résoudra pas le problème. Certes, les ados qui y tiennent trouveront toujours le moyen de se procurer de l'alcool, mais ce sera plus difficile. Comme ils se procurent de la drogue : est-ce une raison pour ne pas l'interdire ? Doit-on supprimer les feux rouges parce que certains les brûlent ?
L'alcool est plus qu'un tabou en France, c'est une maladie nationale. Cependant, on est en train d'évoluer tout doucement quand même. Les maçons carburent maintenant largement plus au soda qu'au pinard, et il est devenu rare de voir un homme tituber sur le trottoir en pleine journée comme c'était fréquent dans mon enfance.
A en croire certaines réactions, on jurerait qu'il est question d'introduire la prohibition en France ! On ne veut pas vous interdire de boire, les gens : on veut interdire la vente d'alcool aux mineurs. C'est normal dans une société civilisée, je trouve.
De catapulte
président de la République | 00H45 | 15/07/2008 |
« La profession est opposée à ce que ces contrôles soient effectués
directement par les hôtes et hôtesses de caisse, à la fois pour des raisons juridiques liées au fonctionnement des magasins en libre-service et pour des raisons psychologiques, ce genre de contrôle pouvant conduire à des tensions, voire à des agressions pénibles pour les personnels de magasins. »
Mais qu'on leur laisse le choix :
- soit ils contrôlent l'âge de leurs clients et refusent la vente d'alcool aux mineurs ou aux personnes sans pièce d'identité
- soit on leur interdit la vente d'alcool tout court
Et ensuite, à chaque magasin de choisir à quelle catégorie il veut appartenir.
De catapulte
président de la République | 01H16 | 15/07/2008 |
Pour illustrer le sujet :
Sarko l'ivrogne (Sarko au G8) :
http://www.dailymotion.com/related/x28gsn_integrale-sarko-g8-q8-saoul-sa…
Sarko l'international (vu de l'étranger) :
http://www.dailymotion.com/related/x29g1c_polemique-sarko-ivrogne_news/v…
Sarko a failli vimir au G8 :
http://www.youtube.com/watch ? v=R5MPg01T3gE
Sarko vomito (quand Sarko a failli vomir au G8) :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarko%2BG8%2Bvomir/video/x2a…
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 06H02 | 15/07/2008 |
C'est tellement plus facile d'interdire l'alcool aux jeunes que de supprimer les raisons qui poussent les jeunes à boire de l'alcool et qui sont connues de nos décisionnaires de France ou d'Europe.
D'ailleurs, c'est faux de dire que les jeunes picolent : en fait, ils se défoncent que ce soit avec de l'alcool ou avec des produits stupéfiants donc, supprimer l'alcool n'aura aucune incidence et encouragera les jeunes à se tourner vers le marché noir.
Les jeunes ne sont pas bien du tout.
A lire, ce document de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'europe qui pointe de façon concise et claire les difficultés de la jeunesse européenne. Ce sont des pompiers pyromanes qui s'expriment :
http://assembly.coe.int/Documents/AdoptedText/ta03/FREC1632.htm#_ftn1
à Coragyps Atratus
De Florent35
Etudiant | 16H57 | 15/07/2008 |
Un beau ramassis de conneries ce texte. Encore des bureaucrates bedonnants qui émettent des avis sur un sujet qu'il ne connaissent pas du tout. « campagnes de prévention au suicide », je crois que celle là c'est la meilleure.
Non, franchement, c'est pas « un avenir imprévisible et incertain » qui fait picoler les jeunes. Vous croyez vraiment qu'on pense à ça quand on a 15 ans ?
C'est plutôt le présent qui pose problème. Quand se lever le matin est déjà une difficulté pour beaucoup, ce n'est pas l'approche de l'âge adulte qui est en cause, mais le fait de vivre son adolescence, chose de plus en plus difficile on dirait.
Cette société de confort dans laquelle nous vivons fait que de nombreuses personnes, ado ou non, n'ont plus de rêves, d'espoirs, d'envie, à court terme et non à long terme, et ça oui c'est triste et déprimant !
Au fait, il se passera quoi au moment propice ?
à Florent35
De Coragyps Atratus
Dans l'attente du moment propice | 19H20 | 15/07/2008 |
Je suis d'accord avec vous sur ce texte en ce qui concerne les avis émis par ces crânes chauves : gober des bulles d'air serait sans doute plus constructif. Par contre le constat est plutôt pertinent.
Le problème de l'alcoolisation des jeunes et même leur défonce n'est pas un problème français mais européen.
Etant aussi rennais, j'ai vu des jeunes de treize qu tenaient à peine sur leurs jambes.
La société dans laquelle on vit et dans laquelle le chômage fait régner sa loi met une terrible pression sur les épaules des jeunes par la réussite scolaire (dans un contexte où le nbre d'enseignant est réduit) : une personne non qualifié à plus de chance d'être au chômage et dê se sentir inutile à la société qu'une personne qualifiée. La pénurie des emploi conjuguée avec le discours des gouvernants qui considèrent que les chômeurs sont des parasites (ou du moins le pensent) ne peut que provoquer des désastres.
De fait, cela bloque les perspectives d'avenir et empèche un grand nombre de jeune à ne plus savoir comment se projeter dans l'avenir. La défonce permet de pallier à cette carence : c'est humain !
De voyageur71
victime de l'etat | 07H30 | 15/07/2008 |
Lors de la prohibition américaine n'a rien donnée alors Bachelot croit faire mieuX ?
Interdire c'est reculer les fontieres de l'interdit, donc créer une demande justement parce que c'est interdit ! exemple du tabac, canabis etc….
Il existe en France de nombreuses lois pour régler le problème qui ne sont pas toujours appliquées alors pourquoi en créer d'autre si ce n'est qu'un effet d'annonce…
Par exemple, lorsque je vais en discotheque, parfois il y a une large majorité de mineurs, voir nouvelle mode,des gamins de moins de 15 ans qui plus est sont déjà bourrés et/ou défoncés avant de rentrer ! chercher l'erreur ?
que fait un mineur hors de chez lui à point d'heure ? a qui la responsabilité ?
De Pierrrrre
08H37 | 15/07/2008 |
Un jeune qui boit,
un jeune qui fume,
c'est minable, c'est triste,
et surtout, c'est un con.
Respect cependant pour les amoureux du bon vin qui m'ont toujours impressionés par leurs savantes appréciation sur cuisses, sépage, lisière, volatilité, pour une boisson qui demeure pour moi, piquette ou château Margot, répulsive à ma bouche.
à Pierrrrre
De Wladimir
12H36 | 15/07/2008 |
Et un vieux qui traite un jeune de con c'est quoi ?
à Pierrrrre
De N.Ivanov
voix de la Transpoutpanie | 18H14 | 15/07/2008 |
Seriez vous un jeune qui fume et qui boit ? pierrrrre
De sarkophage_xyz
08H40 | 15/07/2008 |
Incroyable l'hypocrisie de ce gouvernement, les lois existent déja mais on en refait pour emmerder le monde. Ainsi les supermarchés refusent d'appliquer la loi en vigueur et de refuser la vente aux mineurs mais si ceux-ci volent une tablette de chocolat, hop on appele la police. J'ai noté dans la loi « interdiction de consomer de l'alcool à proximité des établissements scolaires… » sans préciser la distance, encore à la discrétion d'un obscure fonctionnaire de préfecture ? Et donc si j'habite « à proximité » d'une école, j'ai plus le droit de boire chez moi ?
Une solution pour enrayer les « mix » seraient de les considérer pour ce qu'ils sont : des cocktails, à consomer sur place quand ils sont vendus en cannette à l'unité, il faut alors une licence 4 pour les vendre.
De Florent35
Etudiant | 09H43 | 15/07/2008 |
Je suis Rennais et constate depuis au moins dix ans le fléau de l'alcool chez les jeunes, et pourtant j'ai fait partie de ces « ce soir on se bourre la gueule ».
D'accord pour dire que cette mesure ne changera pas grand chose au problème, mais pour le principe, il faut qu'elle soit prise.
L'apologie de l'alcool faite par les jeunes dans des villes comme Rennes conduit à des incidents réguliers. Le dernier en date, automne 2007, un jeune paumé met le feu à un carton qu'il jette dans une cage d'escalier : 3 morts et un bâtiment historique en moins.
Bien sûr, ce n'est pas la vente d'alcool au mineurs la raison de cet horrible événement mais plutôt un acte isolé (où l'alcool a sa part), mais peut-être pourrions-nous la limiter et ainsi réduire le risque d'incidents comme celui-ci et les comas éthyliques décrits dans l'article.
Pour répondre à ceux qui parlent des Etats-Unis, je viens d'y passer un an et je dois dire que la mesure est plutôt efficace (contrôles policiers à outrance obligent). La méthode est discutable mais force est de constater que les jeunes de moins de 21 ans boivent moins et assez rarement. Et le binge drinking reste encore marginal outre-atlantique.
Bref, on ne peut pas être contre une telle mesure, on peut cependant douter de son efficacité étant données les habitudes prises depuis de nombreuses années.
Mais lorsque l'on voit l'état lamentable de gamins entre 13 et 18 ans (venez passer un jeudi soir à Rennes, c'est bien triste), on se dit qu'il faut réagir.
Il faut essayer de limiter cette attitude chez les mineurs ou alors l'alcoolisme sera le fléau des prochaines décennies (comme c'est déjà le cas en Bretagne et autres régions depuis de nombreuses années, pour de multiples raisons). La machine est en marche, essayons de l'enrayer un peu.
De ecor1
sur le fil | 10H08 | 15/07/2008 |
Je suis d'accord avec cette nouvelle loi, on ne pouvais pas se dire choqué de voir les gamins boire tout en leur autorisant l'achat d'alccol. Au moins, meme si ca ne regle rien, on sort d'une situation schizophrène, qui servira peut etre de cadre à de futures règles, plus strictes celles ci, sur la vente des produits alcoolisés.
De supprimé à la demande du riverain 23 mars
x | 10H54 | 15/07/2008 |
« L'association du Red Bull et de l'alcool inquiète les professionnels de la santé. Le docteur Phan note des risques de déshydratation liés à l'hyperactivité. Les consommateurs déploieront plus d'énergie sous l'effet du Red Bull alors que la boisson n'hydrate pas comme l'eau. L'Afssa relève, dans un rapport de 2006, “un effet potentialisateur des effets excitants de l'alcool” et “une perception amoindrie des effets de l'alcool”. Le risque est d'aggraver les conduites à risque. Et le docteur Phan de conclure : “Les autres pays européens n'ont pas eu de morts dues au Red Bull. Plus d'alcooliques peut-être, des morts non.”
donc tout va bien dans le meilleur des mondes ! ! !
à supprimé à la demande du riverain 23 mars
De Florent35
Etudiant | 13H21 | 15/07/2008 |
Au vu des années d'exploitation du produit dans les autres pays européens, je ne pense pas que le risque pour la santé soit si important. En revanche, le problème qui se pose tient au fait que les consommateurs de redbull boivent plus pendant une soirée puisqu'il tiennent le coup plus longtemps.
A mon avis, le danger du redbull est pour le foie, indirectement.
De Wladimir
12H40 | 15/07/2008 |
Madame Bachelot,
Vous avez vraiment une imagination et un sens de la créativité qui me laisse pantois ( ou pends-toi plutot)
Un problème à résoudre :
Deux solutions possibles interdire ou rendre obligatoire
« Une loi d'interdiction n'est que rarement la résolution d'un problème mais plus souvent un aveu d'impuissance » (c'est pas de moi c'est de Derbezy)
De supprimé à la demande du riverain 23 mars
x | 14H44 | 15/07/2008 |
Autre remarque : pendant longtemps les boissons alcoolisées étaient plus chères dans les bars que les jus de fruits, eau minérale etc ; j'ignore si c'est encore vrai mais il y a peut être matière à réflexion …
de toutes façons le tabac et l'alcool rapportent tellement à l'état que je ne vois pas de solution, en tout cas l'interdiction n'a jamais été une solution elle produit souvent l'effet inverse (du moins si mes souvenirs lointains sont exacts ! )
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H28 | 15/07/2008 |
Je suis tout à faire pour interdire la vente de « premix », non pas par contamination fasciste, mais par goût !
Non seulement c'est ultra sucré et ca coupe tout le gout si particulier de l'alcool, mais en plus se prendre une cuite avec ça garanti un sale mal de tête et un délabrement de l'appareil digestif le lendemain.
Alors qu'il est bien plus saint, si ce n'est pour le corps au moins pour l'esprit, de se saouler avec du bon alcool et de vrais cocktails.
Lorsque je vois des jeunes miquets qui se prennent pour des vrais poches de combat et qui éclusent les vodkas Red Bull les unes derrières les autres, j'ai pitié pour eux, car soit ils ne savent pas ce que sera leur lendemain (une fois m'a calmé, pourtant j'ai connu bien des gueules de bois…), soit ils ont le palais tellement détruit par McDo & consorts qu'ils ne se rendent compte de rien.
Je ne jettent pas la pierre sur Red Bull, cette boisson mythique est bien efficace (bien plus que le Coca), et puis c'est moins risqué et plus facile à trouver que la cocaïne, mais lorsque j'en bois, c'est une canette et sans rien. Et ensuite j'abuse d'une bonne vodka, nature ou accompagné de divers jus.
Certes tous les goûts sont dans la nature (surement une citation de l'abbé Morel ça…), mais ces remix, comme bien d'autres produits (soit disant) alimentaires modernes, sont une atteinte au plaisir gustatif.
Pourquoi acheter une boisson où la proportion entre alcool et soda est prédosée (et de surcroit sur-sucrée). A chacun sa dose de coca dans le whisky : on commence la soirée à 1/5 et on finit à 1/2 voir pur.
Comble du foutage de gueule, j'ai même vu des bouteilles de Pastis avec l'eau déjà dedans ! ! !
En tout cas, je suis fier d'être un fétard, ma première cuite je l'ai pris à 15 ans et je n'en ai aucune honte, depuis j'ai appris à tenir et surtout à me tenir, je sais pourquoi je bois et ce que je trouve dans l'ivresse, je connais les dangers de l'alcool et de l'alcoolisme, et je vomis à la face de tous les moralisateurs qui veulent imposer aux autres leur non-vie bien ennuyeuse.
Qu'est ce que ca peut leur foutre si l'on veut mourir étouffer dans notre propre vomi, c'est notre liberté de préférer finir comme Bon Scott plutôt que comme Karol Wojtyla !