Un précaire peut-il faire grève ? Pas plus à France2 qu'ailleurs, semble-t-il, si l'on en croit le témoignage de deux journalistes reporters d'images (les JRI, qui tournent les sujets). Ils se sont heurtés, tout le week-end, à leur hiérarchie. Interviewés par Rue89, tous deux ont préféré conserver l'anonymat. Pas tant aux yeux de la direction de la chaîne publique, qui n'aura pas grand mal à les reconnaître, mais plutôt parce que, pigistes, ils travaillent aussi ailleurs.
Or A., comme B., refusent de participer à ce qu'on appelle les « bureaux d'été ». En clair : des unités de tournage itinérantes qui couvrent l'actualité de « la France des vacances ». A. qui a signé, lundi 7 juillet, un CDD de trois semaines, entend se solidariser avec le mouvement de grève du service des JRI, qui proteste contre la suppression des preneurs de son dans ces équipes.
« La polyqualification, c'est aussi une manière de valoriser les gens »
Depuis près de sept ans, France 2 tente en effet de « désanctuariser » la présence systématique de preneurs de son en tournage. A trois reprises au moins, ces dernières années, un bras de fer s'est entamé entre la direction et le service des preneurs de son. Les JRI, solidaires, refusent d'assurer systématiquement la prise de son en reportage
Jointe lundi par téléphone, Arlette Chabot, directrice de l'information, faisait valoir « une nécessité d'évoluer » :
« Le métier doit évoluer à France 2, comme il a évolué dans toutes les autres télévisions. Nous n'avons plus les moyens de faire partir cinq personnes à chaque fois en mission.“Nous avons fait une offre très intéressante aux preneurs de son en leur proposant de faire aussi du montage. La polyqualification, c'est aussi une manière de valoriser les gens et de les payer plus.”
Pourtant, la grogne n'a pas molli, et les JRI ont maintenu leur préavis de prève. Ce lundi, la totalité des 7 JRI en CDI inscrits au planning faisaient bien grève. Certains des 8 pigistes ou CDD qui assuraient la journée auraient voulu leur emboîter le pas.
“On ne va pas embaucher des gens pour qu'ils fassent grève”
C'est le cas de A. et B., nos deux JRI anonymes, par ailleurs non syndiqués. Mais, vendredi soir, A. a été convoqué à la direction de l'information. Il affirme qu'Arlette Chabot l'aurait suggéré de “faire une croix sur son avenir à la 2” s'il faisait grève. Avant de promettre de casser son contrat s'il n'obtempérait pas :
“J'ai maintenu ma position et assuré que je ne me désolidariserais pas des JRI statutaires qui, eux, sont en grève.”
Une démarche inacceptable, aux yeux d'Arlette Chabot :
“Je veux bien croire qu'il ait reçu des pressions pour faire grève mais dans aucune entreprise, une personne recrutée en CDD pour remplacer ceux qui sont en vacances ne peut se permettre de dicter ses conditions. On ne va pas embaucher des gens pour qu'ils fassent grève pendant trois semaines ! ‘
Cassera-t-elle les contrats en cours ? A., qui est en CDD depuis la semaine dernière et faisait bien grève lundi 14 juillet, n'est en effet pas seul dans ce cas. Il y a aussi B., qui devait commencer aujourd'hui un contrat de cinq semaines. Gréviste dès son premier jour, lui n'a pas été convoqué par la direction mais joint par téléphone, vendredi soir :
Personnellement, je sais faire du son et j'en fais ailleurs quand je travaille sur d'autres chaînes ou dans des agences.Mais la pige est alors majorée. Or, quand je travaille à France 2, je touche 125 euros bruts… contre 240 euros bruts en agence. Si le métier doit peut-être évoluer, alors faisons une vraie négociation salariale, sans chantage à la suppressions des piges !
Une direction qui s'en prend aux précaires révèle sa faiblesse.’
La SDJ, qui a placardé dans les locaux de France 2 ce courrier que Rue89 s'est procuré, parle quant à elle de ‘tentative d'intimidation’ et dénonce ‘deux poids-deux mesures’ aux frais des pigistes et CDD : ‘Une direction qui s'en prend aux précaires révèle sa faiblesse.’
Contacté par Rue89, Philippe Luzzi, chef du service (une quarantaine de JRI statutaires et un pool de 45 pigistes), reconnait, guère à l'aise, la tension qui entoure cette passe d'armes mais voulait temporiser, lundi, en fin d'après-midi :
‘Les menaces ponctuelles ont sans doute été violentes. Mais les choses semblent se calmer et je pense pouvoir dire que les contrats ne seront pas cassés.’
Dans les locaux de France 2, certains racontent que Philippe Luzzi et Roger Motte, le rédacteur en chef responsable des JRI, auraient mis leur démission dans la balance pour que leurs journalistes en CDD ne fassent pas les frais d'un rapport de forces qui couvait depuis longtemps.




















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De NicolasL
18H24 | 14/07/2008 |
pourquoi précaire est le premier mot qui vous viens quand on parle de CDD ?
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H41 | 14/07/2008 |
C'est vrai que ce nom a pratiquement valeur de statut désormais comme si la précarité était acceptée durablement dans l'ordre normal des choses.
Ceci dit, la grève est suicidaire quand on est en CDD ou même à temps partiel contraint. Elle n'est même pas recommandée quand on est en CDI car quand il y a des charrettes à garnir en période de plans sociaux on sait où taper.
Et pour enfoncer le clou il y a souvent le crédit à rembourser, une option pas vraiment compatible avec la grève.
Ce qui revient à dire que les précaires en question savent parfaitement qu'ils risquent de prendre un billet pour la galère au long cours en se solidarisant avec les CDI du JRI. Ils donnent ce faisant une sacré leçon de résistance citoyenne.
Si ce type de comportement se généralisait il n'est pas interdit de penser que les mouches changeraient d'âne.
à Jonas2
De DBL8
Retraité | 19H02 | 14/07/2008 |
à moins qu'il en aient marre de bosser à France 2.
à NicolasL
De valentin59
étudiant | 19H32 | 14/07/2008 |
Parce que c'est le terme officiel. Le Bureau International du Travail (BIT) distingue deux types de contrats les contrats typiques (le CDI à temps plein en France) et les contrats atypiques ou précaires qui comprennent CDD, interim, missions ou temps partiels…
Ici la précarité ne reviens pas forcement aux difficultés de la vie, le signifié de « précaire » lorsqu'on parle d'emplois ou de travail est simplement l'opposé du CDI à temps plein. Voila
à valentin59
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 19H49 | 14/07/2008 |
Merci pour ces définitions valentin59 mais la question est moins dans le « signifié de précaire » que dans la banalisation de son emploi. Quelque chose comme un verrou que l'on fermerait sur la vie de quelqu'un.
Ou, dit autrement :
Les choses sont vitrifiées pour vous.
Votre situation ? Précaire.
Votre avenir ? Menacé.
Votre vie ? Incertaine.
Vos rêves ? Par procuration.
Et le tout énoncé comme si ce drame de la vie ordinaire était de l'ordre de l'inéluctable
Suis-je plus clair ainsi ?
à Jonas2
De Dzoom
21H22 | 14/07/2008 |
Il n'y a pas de volonté, ici, de « banaliser » le terme de « précair“e mais bien de rapporter un état de fait.
Les jeunes journalistes, à leur sortie de l'école, vont alterner piges (c'est à dire des journées de travail sans contrat) et CDD.
Les piges sont d'ailleurs privilégiées, car elles coûtent moins cher aux entreprises. Le journaliste précaire va donc alterner de bons mois à ceux beaucoup plus creux. L'idée pour lui est de multiplier les employeurs pour ne jamais se retrouver ‘à poil’ à la fin du mois. Une situation comme celle-ci peut durer de deux à dix ans. Voir plus !
C'est par exemple le cas pour Radio France où les jeunes journalistes tournent sur le planning (faire de tour de France des stations) en moyenne 5 ans dans l'espoir d'être intégré, mais sans aucune certitude.
Il est vrai que certains ont fait le choix du travail comme précaire (le plus souvent des journalistes qui bossent pour des boites de prod avec des statuts d'intermittents), mais beaucoup de journalistes préfèreraient obtenir une situation stable, pour leur vie professionnelle et personnelle, mais ici rien ne dépend d'eux.
La précarité ‘Inéluctable’ ? Sûrement pas ! Mais ‘imposée’ et ‘instituée’ comme un véritable système au sein même des rédaction de France et de Navarre.Oui, il n'y a pas de doute là-dessus. Et même si le phénomène s'est accéléré ces dernières années, il ne date pas d'hier.
à Jonas2
De valentin59
étudiant | 01H10 | 15/07/2008 |
Très clair et tout à fait d'accord. Je répondai simplement à NicolasL qui sortait un mot de son contexte je trouve.
Sinon en tant qu'étudiant je ne peux que valider ta définition du verrou qui se ferme sur nous. Tu parles de banalisation de l'emploi du mot précarité mais c'est malheuresement également de banalisation de la précarité dans son ensemble autant en ce qui concerne l'emploi que par son sens courant dont on parle…
Aujourd'hui il est évident pour un étudiant de travailler 10 à 20 heures par semaine pour « payer son savoir ». Il me semble qu'à une époque ce n'était pas le cas.
Aujourd'hui nombre de mères seules cumulent deux CDD pour nourrir les trois bambins qui commencent à grandir…
La liste est longue… Et bien que ce soit anormal c'est un fait. Et je crois que c'est de l'ordre de l'inéluctable.
On nous vend aujourd'hui une société qui ne tient plus debout. Un gouvernement incompétent et démagogue. Une autorité laxiste (je prends pour exemple une police violente accompagnée d'un libéralisme exacerbé). La précarité n'en est que le résultat. Si aujourd'hui toutes les professions semblent touchées et toutes les couches de population (à part quelques exceptions) également, c'est bien la preuve que la route va être longue.
Rousseau dans « Le Contrat Social » explique que le danger le plus imminent pour la démocratie est la démogagie. Hors si l'on s'en referre au gouvernement comme à l'opposition, il est possible de résoudre le problème de la précarité. C'est faux. Sa progression est forte et mondiale. Le pire dans tout ça, c'est que l'on continue à exporter nos modèles.
Nous avons eu de grands penseurs, de grands révolutionnaires, de grands faiseurs mais nous ignorons notre propre capacité à changer les choses. Il me semble que la société n'est plus en parallèle avec l'Humanité.
La peur de l'avenir n'est qu'exacerbé aujourd'hui et ce n'est pas un problème franco-français !
Je pense sincerement que le combat mené par les « humanistes » d'aujourd'hui qu'est la liberté n'est plus tout à fait dans le bon timing. Si aujourd'hui il faut se battre, c'est bien pour revendiquer notre humanité.
à NicolasL
De Gallifrey
www.olivierpanza.com | 23H29 | 14/07/2008 |
Tout simplement parce qu'un CDD, c'est être dans la précarité.
à NicolasL
De tooms4444
p'tit con | 09H07 | 15/07/2008 |
Sais pas… comme ça… je crois que ça remonte à une visite chez le banquier… pour un emprunt il me semble (besoin d'une voiture, pour bosser, ou un truc comme ça).
à NicolasL
De Valéry
10H45 | 15/07/2008 |
Parce qu'en l'occurrence, « pérenne » paraît mal approprié…
à NicolasL
De quetzal2012
enseignant précaire | 12H16 | 15/07/2008 |
Le mot précaire qui désignait jusqu'à il ya peu le caractère intolérable des conditions de vie dans les pays du sud est devenu de rigueur dans les pays dits développés où ce qui se développe surtout c'est la dégradation des conditions de travail avec une espèce d'épée de Damoclès au dessus de la tête et une atteinte grave au droit de grève
Ce qui est notable c'est la pression exercée sur les semblants de contrats qui joue sur la peur du chômage,de même cette situation au sein de la télévision publique : la pression sur les grèvistes, la polyvalence pour éviter d'embaucher se retrouve dans l'Education Nationale, une Honte !
http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
De Maxfrerot
18H33 | 14/07/2008 |
Je crois qu'on peut féliciter Mrs Luzzi et Motte pour leur solidarité.
Arlette Chabot, elle a l'air crevée en ce moment, non ? Elle devrait faire un gros break.
De survivant
19H02 | 14/07/2008 |
Le droit de grève est reconnu et garanti par la constitution depuis la loi Ollivier du 25 mai 1864.
Seuls les militaires, les pompiers et les policiers n'ont pas le droit de grève.
Encore une chance que ces deux pigistes en CDD peuvent faire grève ; Rappelons-nous les mouvements des intermittents du spectacle, mais il est tout de même préférable pour eux de se syndiquer s'ils ne veulent pas avoir à subir de pression ;
d'une l'union fait la force,
de deux par les temps qui court mieux vaut sortir couvert ,
de trois sachant qu'ils sont tous les deux en CDD et que les grèves ne sont pas rémunérées il est à souhaiter pour eux qu'ils aient de l'argent de côté.
Bravo pour ce courage ! les vrais têtes brûlées de nos jours commencent à se faire rare un exemple que beaucoup devraient s'inspirer…
à survivant
De skalpa
actif et militant ? | 19H19 | 14/07/2008 |
Le droit de grêve est reconnu, mais pas pour les intérimaires, sinon fin de contrat !

http://kprodukt.blogspot.com
De victoria
19H12 | 14/07/2008 |
Maintenant vous savez pourquoi les journaux des radios de Radio France ont l'air normaux lors d'une grève…
Mon syndicat, comme les autres dans le maison, déconseille vivement aux très nombreux pigistes et CDD de faire grève.
PS : « Précaire » est un terme revendiqué par les CDD eux même car il dit bien quelle est leur situation.
De donjipe
journaliste pqr | 21H31 | 14/07/2008 |
Elle est vraiment puante Chabot. Lèche cul du pouvoir et en première ligne pour le harcèlement des salariés les plus faibles. Tout ça pour sauver son cul sans doute au moment où le service public risque de trinquer.
Cela dit, bravo à ces deux mecs. En général les CDD ne font pas grève dans la presse. Un vieil accord tacite voulait qu'on ne leur faisse pas faire le travail des grévistes,accord respecté jusqu'aux directions de rédactions, et les chefs de service « arrangeaient » le tableau si besoin pour qu'ils ne soient pas en première ligne. Mais les évolutions récentes montrent un patronat financier qui tente de ne plus respecter ce type de « gentlemen agreement » et les conflits se font plus dur.
Malgré Chabot et ses sbires, le service public tente quand même une info plus juste, moins commerciale et aux ordres, quand il le peut. Ce soir il suffisait de zapper entre les deux 20 heures pour voir de quelle façon TF1 a « oublié » les tensions entre Naboléon et l'armée ainsi que les manifs de soutien à certaines bases militaires… C'est avant tout ça que la précarisation, la reprise en main, la ligne des serviles du pouvoir veut empêcher. Quitte à flinguer le service public (qui nous appartient, pas au gouvernement ou au président…)
De N.MARECHAL
21H35 | 14/07/2008 |
Etrange, cette affaire !
Est-ce normal que l'on fasse un CDD de 3 semaines seulement ? Ceci est un non sens, car le statut d'interim est plus adapté dans cette situation.
Combien de CDD ces deux salariés ont fait dans l'entreprise ? C'est important car l'effet cumulatif a une forte incidence …
Enfin un CDD peut t'il faire grève ?
La réponse est oui et aucune pression n'est possible.
Voila encore un vilain dossier pour les Prud'hommes.
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Ceci est un triste exemple :
Vous avez des droits, aussi défendez-vous.
Ne soyez pas victime et prenez les choses en main.
Comment faire ?
Vous n'avez pas besoin d'être syndiqué.
Prenez rendez-vous avec l'Union Locale d'un syndicat
de votre localité. (cgt cfdt …)
Ils vous guideront utilement.
Enfin, faire respecter la loi dans son entreprise n'a rien de culpabilisant. Au pire, vous gagnerez en respect.
à N.MARECHAL
De donjipe
journaliste pqr | 22H09 | 14/07/2008 |
Tout à fait d'accord. Les évolutions récentes de la loi ne vont pas dans le sens des salariés mais les élus (et oui, tant pis pour vous) n'ont pas pu tout raser. Connaître ses droits et les faire valoir, y compris devant les tribunaux (souvent les directions cèdent avant), permet de résister dans des entreprises qui n'en ont plus que le nom. Avis de Syndicats, avocats, collègues et tout simplement lecture des textes permettent de limiter certains excès de ceux qui se croient tout permis avec leurs larbins mis en place dans les ministères, à la présidence…
à N.MARECHAL
De Dzoom
22H19 | 14/07/2008 |
Rien d'étonnant à faire un CDD de 3 semaines chez les journalistes…
Il m'est déjà arrivé de signer un CDD de 2 jours… : o)
Et s'il n'y avait qu'un seul dossier sur les journalistes précaires pour les prud'hommes…
De viva zebda
rameur | 22H33 | 14/07/2008 |
les journalistes peuvent se pleindrent
mais pour les autres ; nada nienté
merci
à viva zebda
De donjipe
journaliste pqr | 22H46 | 14/07/2008 |
Les bûcherons aussi et en plus ils ont à la main de solides arguments face aux patrons : )
De pierrox
22H44 | 14/07/2008 |
Elle est sympa Arlette, « on a proposé aux gens du son de faire du montage. Bien sûr, autant dire à un mécanicien “Ecoute, tu pourrais faire le carrossier” ou à un dentiste “Pourquoi tu ne ferais pas chirurgien à mi-temps ? ”
Vivement que France 2 ne soit plus qu'une chaine du cable, parce que franchement ils ne méritent pas mieux.
à pierrox
De jgo
10H36 | 16/07/2008 |
C'est le genre de questions que ne se posent pas ceux qui ont mis Arlette à son poste : un coup ministre de l'économie, un coup ministre de l'intérieur, etc. Eux, ils ont 9 idées nouvelles quand ils se lèvent, alors…
La loi de Peter, ils n'en ont jamais entendu parler !
De Un compte supprime
nc | 03H48 | 15/07/2008 |
La tete a claque, en se marrant grave (et laidement), a dit il n'y a pas si longtemps que la France avait deja change puisque lorsqu'il y a greve, plus personne ne s'en apercevait.
Sans doute faisait-il allusion au service minimum, mais cela ne suffit plus et il doit avoir dans son sac un projet de precarisation des CDI (flexibilite qu'ils zapellent ca) et de promotion des CDE : pourquoi pas 50% des emplois frnacais sous le regime des CDE, ca faciliterait la vie aux patrons, relancerait l'emploi par l'embauche massive des jaunes apres debauche des CDE CDI pas obeissants, manifestants, pas UMP, recalcitrants.
Mais peut-etre faut-il boire la coupe jusqu'a la lie…
De Un compte supprime
nc | 03H56 | 15/07/2008 |
Arlette, elle la fait pas cette greve ? Quel type de contrat a-t-elle ? Parachute en or.
D'un autre cote, ils n'ont pas tort a la direction, a quoi ca sert un preneur de son ? On peut tout arranger au montage, faire applaudir Sarko en playback, supprimer les questions mal a propos, les tics presidentiels, bref, la prise de son, c'est pour la tele realite, pas pour la politique showbiz remixee et trafiquee…
PS : Le Off de sarkozy aurait merite un peu plus de serieux en prise de soon, on entend assez mal je trouve
De jokap
05H31 | 15/07/2008 |
J'aimerai rappeller aux intermittents qui travaillent réguliérement (quasiment a plein temps) en CDD pour le même employeur que le code du travail prevoit que si un intermittent peut prouver que le même et unique employeur le fait travailler depuis une certaine durée, je ne sais plus si c'est 6 mois ou un an, il doit etre embauché en CDI.
Cette pratique courante d'employer des intermittents à la place de gens en CDI, et ils sont nombreux dans ce cas sur les chaines, payés 10 jours par mois, les assedics servant de complément de salaire, est bien une des choses que les syndicats dénoncent.
Mais un intermittent est un individualiste borné et qui passe sa vie a avoir peur de se mettre mal avec ses employeurs dont il croit etre totalement dependant et qui refuse de se syndiquer et de se battre collectivement.
Le résultat est là : si on veut faire des economies il suffit de ne pas réemployer ces gens si serviles qu'ils n'ont jamais fait valoir leurs droits.
Et c'est les plus serviles des serviles qui feront le peu de boulot qui restera…
à jokap
De ragondine
ethnologue | 10H43 | 15/07/2008 |
le problème des intermittants qui complètent leur salaire avec les assedic est connu, certains en abusent mais c'est surtout les prod qui ont tout benef ils font parfois prendre en charge par les assedic des salariés qui bossent . Nombreux sont les arrangements entre petits copains . j'ai même connu quelqu'un qui travaillait dans le marketing, jouir pendant des années du statut d'intermittant dont sa profession ne relevait pas…
Donc la précarite certains en jouent d'autres la subissent, ils sont de plus en plus nombreux.
Ces deux grévistes sont vraiment courageux j'espère que leur courage les servira , j'admire….
à ragondine
De Fraise des Bois
Buveur | 16H58 | 15/07/2008 |
Je ne trouve pas qu'ils soient courageux. Et leur « courage » ne leur servira pas a trouver un autre job. La greve pour quoi ? Ils l'ont bien signe leur CDD, alors pourquoi n'en sont-ils pas contents ? Je m'interroge…
Cela Dit, je suis d'accord avec vous sur un point : completer son salaire par des assedics, c'est vraiment honteux. Encore une preuve qu'il faudrait les supprimer, ces assedics.
à Fraise des Bois
De jgo
10H48 | 16/07/2008 |
Cuve, mon grand !
Les JRI, Journalistes Reporteurs d'Images, n'ont pas droit aux Assedic (statut de Journalistes).
De virginie78
Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 06H09 | 15/07/2008 |
Nous aussi, spectateurs soyons solidaires : faisons grève de la TV et débranchons là.
Lisons et faisons l'amour !