Le refus d'accorder la nationalité française à une salafiste survient alors qu'une réforme va confier aux préfets l'examen des dossiers.

Après Valérie Pécresse, qui arguait en début de week-end de « l'égalité des sexes », c'est François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, qui a soutenu, dimanche, le refus de d'accorder la nationalité française à une Marocaine portant la burqa (voile islamique recouvrant presque entièrement le visage).
Fin juin, le Conseil d'Etat a en effet rejeté la demande de naturalisation d'une habitante des Yvelines âgée de 32 ans, de nationalité marocaine, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France. Motif : « sa pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française. »
Pour le numéro 1 du PS, cette décision est « conforme à la loi », arguant à son tour que la décision de naturaliser un étranger devait tenir compte du degré « d'assimilation ». C'est le journal Le Monde, dans son édition datée du samedi 12 juillet, qui a révélé l'histoire. L'affaire remonte en fait à trois ans puisque, par un décret du 16 mai 2005, l'administration avait refusé à cette Marocaine la nationalité « pour défaut d'assimilation ».
L'intéressée avait décidé de faire appel de la décision, en reconnaissant toutefois son appartenance, et celle de son époux, au courant salafiste. Elle s'était donc tournée vers le Conseil d'Etat. Qui a ainsi confirmé le décret le mois dernier, prenant en compte, pour la première fois, la question de la « pratique religieuse » dans une demande de naturalisation.
Mais cette affaire émerge alors que l'on a appris il y a un mois que le gouvernement transférait le traitement des demandes de naturalisation aux préfectures. Ce changement intervient dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) lancée par Nicolas Sarkozy.
Pour l'instant, la préfecture donne un avis mais ne décide pas
Jusqu'à présent, un seul et même service avait le pouvoir de faire d'un étranger un Français -ou de le lui refuser : la sous-direction de l'accès à la nationalité française (SDN), qui dépendait du Quai d'Orsay et se trouvait, physiquement, en banlieue de Nantes, en Loire-Atlantique. Localement, les services préfectoraux intervenaient certes dans le processus, mais ne décidaient pas.
Concrètement, un étranger réclamant la nationalité française devait en effet déposer sa demande à la préfecture la plus proche de son lieu de résidence, tenue de constituer un dossier. C'est à ce stade qu'on vérifiait par exemple son niveau de français, dans le cadre d'« un entretien d'assimilation ».
De cette étape préfectorale émergeait un avis. Mais cet avis n'avait aucun pouvoir décisionnaire, puisque c'est la SDN qui instruisait le dossier. Cette prérogative incombera désormais à toutes les préfectures, et la SDN n'aura plus qu'un rôle de réexamen après un premier refus. Les décrets de naturalisation ne seront plus signés que par le seul Premier ministre.
Or ce changement inquiète aussi bien les spécialistes de l'immigration que les personnels administratifs. L'universitaire Patrick Weil est ainsi monté au créneau, dénonçant « l'arbitraire » qui allait de pair avec cette réforme. En termes de marge d'appréciation mais aussi de délais. De fait, certaines préfectures prennent deux ans pour traiter un dossier, là où une autre l'examine en six mois.
Car la « déconcentration » de ce pouvoir pose, bien sûr, la question des critères et de l'égalité de traitement. La décision du Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative, montre que le « niveau de pratique religieuse » peut être pris en compte, une donnée sujette à interprétations.
85% d'avis positifs dans les Côtes-d'Armor, 31% dans les Deux-Sèvres
C'est justement ce que dénoncent les syndicats de la fonction publique, qui ont eu accès à une étude interne réalisée par la SDN de Nantes à la demande du gouvernement, en amont de la réforme.
Le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale avait en fait chargé le service nantais de comparer les avis consultatifs émis jusqu'à ce jour par les préfectures dans le cadre de la constitution du dossier. Ces résultats sont « éloquents », estime Laurent Poiraud, délégué CFDT :
« Les appréciations sont loin d'être homogènes : si vous faites votre demande dans les Côtes-d'Armor, vous avez 85% de chance d'avoir un avis positif alors que, dans les Deux-Sèvres, le taux d'avis négatif est de 69%. »
Si l'on regarde plus en détail les chiffres, on constate d'ailleurs la SDN est pour l'heure plus clémente que les services préfectoraux. En effet, la SDN confirme 91% des avis positifs en accordant la nationalité française… alors qu'elle se distancie nettement des avis négatifs, en l'octroyant à 50% des candidats disqualifiés par les préfectures.
Pour les syndicats, ce transfert de compétences n'est autre qu'une nouvelle façon de freiner les naturalisations.
Arguant du lien de subordination entre les services préfectoraux et le ministère de l'Immigration et de l'Idendité nationale, Laurent Poiraud va même plus loin :
« Le véritable motif de cette décision n'apparaît pas clairement, si ce n'est sélectionner les acquérants à la nationalité française en fonction de profils particuliers librement choisis par les préfets. C'est pourquoi nous restons très inquiets sur l'avenir de l'accès à la nationalité française “acte symbolique signifiant la fin d'un parcours d'intégration réussie.”
Photo : dans une manifestation pour l'autorisation du port de la burqa en public à La Haye, en 2006 (Toussaint Kluiters/Reuters).




















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De Deborah
08H40 | 14/07/2008 |
Pour ma part je m'interroge. Fille d'immigrée, mon père n'avait eu de cesse que de s'intégrer. Il avait non seulement appris le français, sans accent s'il vous plait, mais appris aussi la littérature française. Ce qui n'empêhait pas ce juif russe de faire, en privée, ses prières et ses fêtes.
Aujourd'hui, les immigrés ont d'autres histoires. D'autres attentes sans doute. Reste que quand je vois - il y en a une ou deux dans mon quartier - déambuler ces femmes en burqua noires, je suis mal à l'aise : dans les faits, elles mettent délibérément entre elles et moi une barrière. Comment trouver le moyen de parler à une dame derrière un mirador ? Et lui dire quoi ? Sa forme de vêtement, son enfermement dans cette prison ambulante, me disent qu'en effet, elle et moi sommes à ce point différentes que le dialogue est impossible. D'autant que cette dame marocaine, précisément, a expliqué qu'en gros, elle vivait en recluse, sous l'autorité exclusive de son mari. Oui, ce n'est pas qu'elle soit ou non naturalisée française qui me trouble. C'est ce qu'elle m'impose.
De jcs03
PME LILLE 59 | 08H57 | 14/07/2008 |
si le port de la burqua ne doit nullement entrer en ligne de compte dans l'obtention de la nationalité Française, car elle confirmerait un amalgame avec la pratique de la religion, doit on alors par extension autoriser la scarification ou l'excision ! ! les mariages forcés !
à jcs03
De pomponette
=^..^= | 11H17 | 14/07/2008 |
oui c'est ça, parce qu'une pratiquante de la religion salafiste ob éissan aux ordres de Dieu avant ceux d'une Constitution française a une place dans cette société où nous n'avons pas à nous adapter aux impératifs religieux de chacun
Nous n'allons pas crééer des hôpitaux, des piscines, des structures publiques pour chaques religions.
Nous sommes dans un pays de parité, comment cette femme pourra aller à l'école, apprendre à lire, participer à la vie, apprendre à ces enfants à s'adapter dans cette société ?
Elle n'est même pas apte à se faire photographier pour une pièce d'identité !
cet acoutrement est interdit même en Tunisie et tu déclares auprès des autorités quand tu portes le voile
De Pierrrrre
09H04 | 14/07/2008 |
OUI, il faudrait traiter les demandes d'attribution de la nationalité française à la tête du client
Simplement pour souligner que des critères uniquement objectifs ne sauraient suffire et qu'une commission devrait se demander si la présence de cette personne en France est positive, ou porteuse de risques et de problèmes à venir pour notre société.
Je parle de « tête de client » pour reprendre l'expression du titre de l'article, non pas pour un jugement au faciès,
mais pour introduire une dose de subjectivité ne pouvant pas rentrer dans les critères objectifs :
- le fait d'avoir eu des problèmes de petite délinquance n'ayant pas abouti judiciairement
- le fait de jouer au Yoyo entre chômage CMU allocs et RMI
- le fait de constituer un problème de voisinage dans son immeuble.
- le fait d'avoir une attitude, un comportement, un langage atypique dans la société française
- le fait que ses enfants aient posé problème de délinquance ou d'incivilité
- le fait d'être consommateur de drogue
Donner la nationalité à quelqu'un, c'est le faire rentrer dans sa famille,
il est naturel qu'on demande que ce ne soit pas une source d'inquiétude… il faut qu'il plaise… et pas par sa gueule, pas par ses diplômes ou son ancienneté.. par ce qu'il est.
à Pierrrrre
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H42 | 14/07/2008 |
piere,
c'est quand même ballot de tomber dans le piège du titre de l'article…
« à la tête du client »…
Ce sont des êtres humains avant tout, human being, človekěm comme disent les tchèques en un mot.
C'est une ambition de traiter au cas par cas sur des bases plus multiples qu'un apport pécunier ou d'apparence extérieure. C'est une ambition-reine que de traiter au cas par cas en accordant le bénéfice du doute à ce qui nous est étrange, ne pas présumer d'une quelconque culpabilité, ou presumpce viny comme disait les tchèques sous la dictature stalinienne qui asphixia leur pays, leurs êtres humains soit leurs človekěm.
Vous tombez dans le piège inconscient du refus du doute où tout est défini, sectorisé, caricaturé, mis dans des cases, avant que l'on connaisse ou apprenne à connaître ce que l'on a auparavant instrumentalisé.
Bravo à cette France qui tombe dans l'oubli de sa propre Histoire.
Et vous osez balancez en guise de conclusion, après votre listing fait de lard et de cochon, ce dernier paragraphe qui tirerait une larme à un bourreau !
Tout le monde doit plaire par ce qu'il est ! Pourquoi : parce qu'on est tous pareil, on a tous le même corps, on descend tous du singe, et si travers criminel il y a chez quelqu'un, la réponse est collective.
Quand la droite sarkozyste aura compris ceci… les pieres pourront jouir de leurs âmes !
à Blaise11
De Pierrrrre
12H19 | 14/07/2008 |
»….listing fait de lard et de cochon…. »
==> exactement…
à Blaise11
De Pierrrrre
12H24 | 14/07/2008 |
»….les pierres pourront jouir de leurs âmes ! …. »
==> les Pierres ne résistent jamais longtemps à le lente montée des sables du désert,
qui enveloppent, recouvrent et étouffent par des contours de dunes venues d'ailleurs,
les profils de pierres taillées par notre culture et notre passé
à Pierrrrre
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H05 | 14/07/2008 |
Les caniveaux de la Rue regorgent de poissons aujourd'hui !
»… les profils de pierres taillées par notre culture et notre passé »
Et quand « la culture et le passé » ont aussi été taillés par ce qui est venu d'ailleurs… ?
Mais peut-être que cette part là ne vous sied pas… Zola, ça fait chier ?
allez, piere, remballez vos salades. Elles sont impropres à la consommation spirituelle.
à Pierrrrre
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 12H07 | 14/07/2008 |
mais revoilou pierrrrrrrre !
tu sais que je t'ai embrassé quand tu as dis qu'il fallait expliquer à la seconde génération comment s'integrer : SARKO, DEVEDJIAN, ET RACHIDA sont d'accord avec toi ! Ils essayent de s'integrer !
allez on commence notre partie de ping-pong !
-petite délinquance : j'ai des noms ! le fils de SARKO et sa mob ! allez houps à dégager !
le fils Pasqua itou !
et on peut parler de Juppé ? ! ! !
et les frères de RACHIDA.
-jouer avec les allocs , la CMU (ce n'est pas une prestation c'est un droit connexe) le RMI : j'ai des noms.
Des noms de ceux qui nous prennent des sous ?
augmentation du salaire de SARKO ? dis moi le pourcentage !
-comportement , langage atypique : « casse toi pauvre con » ! c'est du SARKO dans le texte.
-le fait « que les enfants aient posés etc. »… : reSARKO !
-Consommateur de drogue : là on y pense tous mais on peut pas le dire : je crois que la marque de drogue est de l'héroine colombienne (cf le canard ! )
Voilou Monsieur SARKO y'a pierrrre qui veut vous renvoyer méfiez vous !
à part ça pierrrrre ça va comme tu veux ? !
à Compté supprimé 2
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H12 | 14/07/2008 |
: -)))
« Monsieur SARKO y'a pierrrre qui veut vous renvoyer méfiez vous ».
C'est tordant quand les cons ne font pas exprès d'avoir raison.
à Blaise11
De Compté supprimé 2
Compte supprimé 2 | 13H17 | 14/07/2008 |
et moi ça m'amuse : un régal ce pierrrrrre j'en redemande !
pierrrrrrre tien je te refais une bise !
De Pierrot287
09H12 | 14/07/2008 |
Je ne supporte pas de voir des femmes voilées de cette façon, humiliante, qui efface leur personalité en les dégradant. Notre république se veut respectueuse des idées sincères, qui respectent les droits des humains et s'interdit toute discrimanantion. La burka est parfaitement discriminatoire puisque seulement « imposée » aux femmes. Notre république ne peut accepter cette injustice.
Par ailleurs, que serait une société, qui impose le port de la cagoule, empêchant de reconnaitre qui que ce soit et semblant vouloir vivre caché de tous. Il n'y a pas de plus grand respect d'autrui, que d'afficher son visage et de voir celui des autres. Toute la sincérité, l'amour ou autre se lit sur un visage, qui n'a pas besoin d'être beau pour ça. Notre société, reposant sur les concepts de liberté, celle de se montrer comme on le veut, comme celle d'afficher ses sentiments sur sa face qui de fait ne peut être cachée, voilée.
L'excuse que ces femmes sont volontaires pour porter cet accoutrement discriminatoire est fallacieuse, tant est forte la pression sociale d'essence exclusivement masculine. Notre société n'a rien à cacher et se cacher d'elle revient à se mettre en marge, donc en dehors. Je suis peut être réac sur la quesrion, mais voir une burka me semble assister à une torture et m'offense.
Imposer la burka est un crime et ne peut se justifier ni par la religion ni par la coutume, pas plus que l'incision, l'infibulation ou même brûler une femme vivante sous prétexte que c'est une sorcière !
Rien ne peut justifier ces horreurs !
à Pierrot287
De Artemisia.G
Lulucarabine | 09H15 | 14/07/2008 |
« Je ne supporte pas de voir des femmes voilées de cette façon, humiliante, qui efface leur personalité en les dégradant ». Cela vous regarde. Néanmoins il me semble tout aussi fallacieux de dénier le statut de sujet de ces femmes en leur refusant tout libre-arbitre ! Oui certaines femmes souhaitent porter le voile pour des raisons multiples et variées qui doivent être écoutées ! Arrêtons de les mépriser ! Je remarque qu'en ce qui concerne le port de « signes ostentatoires » personne ne s'élève contre la kippa ou la barbe ! Or ce sont là aussi des signes de pressions religieuses et de contraintes de corps !
à Artemisia.G
De Pierrot287
09H36 | 14/07/2008 |
Je ne crois pas en leur libre arbitre ai je dis car la pression sociale masculine est si forte qu'il n'y a pas de libre arbitre !
Pae ailleurs, en ce qui concerne Kippa ou barbe, le visage est libre et apparent. Ce sont en outre des signes portés par des hommes, et il faudrait que les signes des femmes soient plus expressifs au point de « cacher » l'être humain ! ! ! ! ! Il n'y a aucune comparaison, entre une burka, et un foulard, une kippa, une barbe qui repectent la personalité etc…
à Artemisia.G
De TARPON
10H03 | 14/07/2008 |
vous avez raison,on devrai interdire le port de tout signe religieux en public,quel qu'il soit et en faire une condition à la naturalisation.
Assez d'hypochrisie .
à Artemisia.G
De pomponette
=^..^= | 11H26 | 14/07/2008 |
Toujours la même chanson et l'argumentation en prenant pour exemple une autre religion
Il y a signes ostentatoires et signes ostentatoires…
Quand on est incapable de se présenter dans une administration en refusant de montrer autre chose que ses yeux, tout en demandant la nationalité d'un pays laÏc, il y a incompatibilité
Cette femme obéit aux règles de l'islam radical nous nous obéissons aux règles de la constitution française.
à Pierrot287
De Pierrrrre
13H49 | 14/07/2008 |
»….Je ne supporte pas de voir des femmes voilées de cette façon…. »
==> il va falloir vous y faire,
et un jour, vous y mettre,
vous verrez,
leurs méthodes sont persuasives….
De mass0
athée et citoyen du monde | 09H11 | 14/07/2008 |
Le vrai problème c'est la religion, pas que musulman, mais la religion dans sa particularité de contrôle sociale.
Chacun est libre de croire ou avoir foi en ce qu'il veut (lutin, dragon ,théière géante, un homme qui marche sur l'eau, des mer qui s'ouvre, voler sur le dos d'un ange ou des soucoupes volantes, etc..), mais des que cela sort de la sphère privée cela devient un réel problème. La présence des religions a pu avoir dans un lointain passé un rôle positif, Mais il s'avère que cet outil politique (car la religion avant d'être une question de « foi », est avant tout une question politique) est devenu contre productif et totalement rétrograde.
Cela ne me choque pas que l'on refuse à cette femme la nationalité française, ce qui me choque c'est que si un moine tibétain, un rabbin , ou une bonne sœur demandaient leur nationalité française,ils n'auraient pas de problème pour l'avoir, alors qu'ils sont exactement dans le même cas, que cette femme.
De Warp
09H24 | 14/07/2008 |
je pense que si la nationalité a été refusée à cette personne en raison de sa pratique religieuse, la France est alors dans l'erreur car notre Constitution stipule que l'on est libres et égaux en droits et en devoirs
par contre, si le motif du refus présenté est inadmissible, je pense que la nationalité doit être refusée aux porteuse de burqa car les forces de l'ordre doivent à tout moment pouvoir s'assurer de l'identité d'un individu ce qui n'est manifestement possible
à Warp
De mass0
athée et citoyen du monde | 09H40 | 14/07/2008 |
Le ski doit être interdit alors ?
à Warp
De guynaouec
Tête de con Breton | 14H18 | 15/07/2008 |
« notre Constitution stipule que l'on est libres et égaux en droits et en devoirs ».
- la Constitution ne stipule pas, mais dispose ==> la stipulation (terme qui ne s'applique qu'aux convention) suppose l'acceptation des deux parties. Cette femme n'a pas à accepter les Lois de la Républiques, elles s'imposent d'elles-mêmes.
- l'un des principe de notre République est que la Liberté n'existe que dans le cadre de la Loi qui est la même pour tous, afin que tous les citoyens soient égaux devant la Liberté. Cette femme refuse les Lois de la République, donc elle s'exclu elle-même de la Liberté et de l'Egalite des droits et des devoirs.
Donc elle n'a aucun droit à naturalisation.
De Hors-cases
Chômeur surdiplômé trop vieux | 09H35 | 14/07/2008 |
Ce qui me choque avant tout, avant même de traiter du cas particulier dont on peut égrener quasi à l'infini les arguments pour justifier du refus de naturalisation, c'est que ce sujet, comme de plus en plus d'autres qui concernent la nation, soient traités par l'administration. Que ce soit la réclusion administrative -réputée contraire aux libertés individuelles et aux droits de l'Homme et pratiquée au départ par des régimes pour le moins despotiques-, la rétention administrative, les reconduites aux frontières, décisions sur les sujets de nationalité, etc., on retrouve toujours la même démarche : traiter les problèmes de société par une administration par nature soumise au pouvoir en place avec les failles et égarements propres à des décisions dictées par l'intérêt (sécuritaire, financier, politique, médiatique, etc.). On se retrouve en fait à repartir vers un régime dictatorial sans que les organismes (politiques, parlementaires, assemblées, conseils mis en place par la constituion, etc.), sensés réguler l'organisation sociale du pays, dénoncer et redresser les écarts et erreurs, ne disent quoi que ce soit comme si leur silence avait fait l'objet d'un marché tacite et/ou secret « vous nous laissez faire et on vous assurera la tranquilité et le confort ». Ce qui vaut pour ce cas de demande de nationalité est tout aussi valable pour des milliers d'autres similaires ou plus éloigné. On peut citer comme exemple complémentaire la promesse d'accueil des tortionnaire repentis des Farc et en même temps le renvoi en prison italienne d'une repentie des brigades rouges « protégée » par la république sur décision d'un chef d'Etat précédent. Plus proche du sujet de l'article on retrouve le traitement différentiel fait aux travailleurs sans papiers avec comme exemple le plus marquant celui des employés d'un restaurant fréquenté par Certaine personne dans un département de l'ouest parisien comparativement à d'autres juste de l'autre côté du périphérique. La constitution garantit me semble t'il l'égalité de droit indépendamment du lieu sur tout le territoire de la république.
à Hors-cases
De Béatrice1
| 13H50 | 14/07/2008 |
« Ce qui me choque avant tout, avant même de traiter du cas particulier dont on peut égrener quasi à l'infini les arguments pour justifier du refus de naturalisation, c'est que ce sujet, comme de plus en plus d'autres qui concernent la nation, soient traités par l'administration. »
Qui d'autre que l'administration (= l'Etat) pourrait traiter ces cas ? ? ? Une officine privée ? ? ? Elle est là pour ça l'administration, elle est au service des ELUS, encore heureux.
« On se retrouve en fait à repartir vers un régime dictatorial »
C'est un contresens total : on irait vers la dictature si l'administration n'était pas gérée par des élus, justement.
De aeros
09H59 | 14/07/2008 |
Siné
(…) au risque de passer pour politiquement incorrect, j'avoue que de plus en plus, les musulmans m'insupportent et que plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier plus j'ai envie de leur botter violemment le cul !
(…)
la bêtise n'a pas de limites c'est connu mais arrêtons de la respecter, et qui plus est, de l'entretenir au nom d'une indulgence dont ils ne font eux, aucune preuve !
Siné, Charlie Hebdo - 11 juin 2008.
http://bombistan.blogspot.com/
De Pentelique
consultant biotechnologie | 10H02 | 14/07/2008 |
La France a t elle vocation à naturaliser au nom de la liberté de pensée ,des individus assez stupides et rigides pour refuser d'ôter leur coiffe par principe une fois dans la vie pour que l'on vérifie leur photo ? Elle le savait bien par avance et a voulu tester les résistances. Elle le sait maintenant. Dura lex sed lex
De setori
retraité | 10H18 | 14/07/2008 |
Les religions ,dans leurs expressions les plus extrèmes,se rejoignent sur un point : elles ne peuvent pas « encaisser » notre modèle laïque et démocratique.Elles n'ont donc de cesse d'essayer de saper ces fondements : refus de l'avortement,de la mixité,de l'égalité entre les sexes etc…Notre devoir de citoyen est d'être sans faiblesse vis à vis de ces attaques qu'elles soient d'origines chrétiennes ,juives,musulmanes ou autres car c'est une guerre qui est engagée ; il serait mortifère pour nous de ne pas nous en rendre compte.Il faut être généreux certes mais surtout fermes .Nous devons faire clairement comprendre à tous ces fanatiques que nous ne céderont en rien..
De actimem
10H37 | 14/07/2008 |
ce qui est bizarre dans ce débat c'est qu'on trouve des gens hyper-éradicateurs pour ce cas et en même temps pleurnicheurs sur le sort des chrétiens en Algérie.
Deux poids, deux mesures en pleine psychorigidité des socialo-néo-conservateurs français.
PS : je n'approuve ni la burqua ni le nikab mais ces femmes ont plus besoin de sympathie que des coups à la Pasqua, si on veut changer les choses. L'ère soviétique est OVER.
De Arles Tabet
11H18 | 14/07/2008 |
Une des caractéristiques les plus terrifiantes du gouvernement Sarkozy est cette institutionnalisation de l'arbitraire qui ne peut d'ailleurs, mais ce n'est même pas le plus grave, que mener à la corruption.
Par logique compassionnelle ou fascination par le modèle contractuel anglo-saxon on est passé du « nul n'est censé ignorer la loi » à « on va étudier les situations au cas par cas », du code du travail à la négociation des conditions de travail directement entre employeur et salarié, de la carte scolaire à la loi de la jungle.
Or si l'application strcite de la loi peut sembler parfois être inhumaine, elle est la seule garantie d'un traitement équitable.
C'est tout l'équilibre social qui est en péril quand le citoyen (ou ici l'aspirant citoyen) ne voit plus de moyen de faire valoir ses droits parce finalement, il n'y a plus de droit commun. C'est très grave et cela ne peut que mal finir.
Rappelons-le : « entre le fort et le faible c'est la liberté qui asservit : la loi libère »
à Arles Tabet
De Béatrice1
| 14H49 | 14/07/2008 |
« Par logique compassionnelle ou fascination par le modèle contractuel anglo-saxon on est passé du “nul n'est censé ignorer la loi” à “on va étudier les situations au cas par cas” »
Il n'y a là aucune « fascination » pour le modèle anglo-saxon, mais rapprochement des deux types de société. La France était jusqu'à récemment encore toute blanche. C'est très facile de ne considérer que le « citoyen » quand on est tous semblables, mais quand la société devient de fait multiculturelle, nos principes en prennent un coup. Les Etats-Unis et le Royaume Uni étaient des sociétés multiculturelles bien avant nous.
« du code du travail à la négociation des conditions de travail directement entre employeur et salarié »
Parce qu'on s'est rendu compte que c'est depuis des décennies la pratique de la social-démocratie scandinave et allemande, qui a donné de bien meilleurs résultats que la nôtre. Je rappelle par exemple ce paradoxe que les Français ne comprennent pas : il n'y a pas de SMIC en Allemagne, non pas parce que les patrons sont des brutes capitalistes, mais parce que les SYNDICATS n'en ont jamais voulu, estimant sans doute à raison qu'un SMIC ferait BAISSER les salaires. En France on a un SMIC et un GROS problème de salaires trop bas.
« de la carte scolaire à la loi de la jungle. »
La carte scolaire est depuis 30 ans une hypocrisie sans nom que les INITIES (en premier lieu les enseignants) ont toujours détournée sans problème, elle a fait la fortune des boîtes privées (financées par l'argent public) qui refusent du monde. Ca n'est pas Sarkozy qui est responsable de cet état de fait, c'est largement la gauche. Et ceux qui sont victimes du système, c'est bien sûr les gosses de pauvres.
Le monde est compliqué.
à Béatrice1
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 15H39 | 14/07/2008 |
Surtout quand on sait le français compliqué. Ou plutôt, qu'il aime bien compliquer les choses.
Il aime bien appliquer son propre capitalisme, dit celui des familles. Il aime bien appliquer son propre libéralisme, appelé par les africains, celui du criquet-pélerin. Il aime bien appliquer sa propre vision du cas par cas… que pour les cas qu'il considère problématique.
Le scandinave ou le germanique - petite généralité pour grandes lignes apparentes - suit généralement les règles qu'il s'impose ; il s'amuse, par impressionnement et exotisme - ou pleure parfois, il est vrai - sur notre façon de tourner le sens des choses.
Nous sommes plutôt du genre anti-conformisme, que j'te tord la loi, envers ou endroit, du moment qu'on a la (mauvaise) foi .
Nous sommes les rois de la perversion, Marquis de Sade en tête de péniche, et attention, je sors de la niche et prends le mot pervers à son sens le plus noble, c'est-à-dire à son origine latine, celle signifiant tourné.
Ça a des bons et des mauvais côté, comme toute chose. Les bonnes sont par exemple celles qui ont fait éructer tous les régiments allemands pendant la Première Guerre : « Mais, ils ont perdu la guerre ! pourquoi ils résitent ? ! » qu'on entendait dans les villages du Nord.
Ça nous a permit en peinture de déconsidérer le classicisme pour se fier, non plus à une école, mais à notre for intérieur, à nos impressions, sorte d'application prémonitoire d'un certain individualisme…
Oui, des bons et des mauvais côtés, comme celui, ambivalent, de palabrer sur à peu près tout et n'importe quoi.
Blaise, franchouillard de la première heure.