TRIBUNE

Mort de Richard Roman, innocent d'un meurtre qu'il avait « avoué »

Richard Roman, qui avait été accusé à tort du meurtre de la jeune Céline Jourdan en 1988, vient de mourir à l'age de 49 ans. Christian Sauvage, journaliste et éditeur, qui l'a longuement rencontré, revient sur la manière dont la police, la justice et les médias ont traité cette affaire à l'époque. Déjà.

Pourquoi, seize années après son acquittement, faut-il rappeler que Richard Roman était innocent du crime monstrueux dont il avait été accusé en 1988 ? Sans doute parce que dans les faits-divers qui déchaînent les passions, il n'y a qu'un élément que l'on persiste à juger rationnel : les aveux.

1990. Etait-ce un couvent, une institution, un autre lieu de ce genre ? Je ne me souviens plus. Je me souviens juste que j'avais promis à la famille de Richard de ne donner aucune indication permettant de situer son abri. Les proches du père de la petite Céline, violée et massacrée le 26 juillet 1988, avaient lancé des menaces à son endroit.

Richard Roman vient alors de bénéficier d'un non-lieu du juge d'instruction Bonnet, après deux ans passés à croupir aux Baumettes. Je me retrouve face à une sorte d'un adolescent perdu de 30 ans, les yeux clairs et les mots confus, ne sachant que faire de cette étrange liberté.

Après plusieurs heures, j'en viens à LA question. Comment a-t-il pu avouer ?

L'interview que je recueillerai pendant plusieurs heures sera la plus longue de ma carrière de journaliste. Pour tout dire, je doute alors de son innocence. Par des amis communs, j'ai appris quelques mois plus tôt que les expertises ADN ont trouvé des traces de sperme, pas celui de Richard, mais celui de son compagnon d'enfermement, Didier Gentil.

Me Henri Leclerc, l'avocat de Richard que j'avais appelé et à qui je demandais : » Qu'est-ce que vous allez faire ? » , m'avait répondu très justement : » Et vous ? » .

Personne -entendez aucun média- ne voulait plus entendre parler de Roman et de son crime horrible. Comment interviewer un homme accusé d'une telle horreur sans que cela tourne au mauvais interrogatoire de police ?

Nous parlons d'amis communs, de la vie en prison, de ses problèmes avec certains gendarmes de La Motte du Caire qui ne supportaient pas le hippie, un fils de militaire, ingénieur agricole, qui se promenait pied nus, vivait sous un tipi, etc. Il me raconte sa garde à vue, pas loin d'une journée attaché à un radiateur, les menaces, etc.

Après plusieurs heures, j'en viens à LA question. Comment a-t-il pu avouer quelque chose qu'il n'avait pas fait ?

 » Un gendarme de Toulouse, spécialisé dans les affaires criminelles est arrivé. Tout de suite l'ambiance a changé. Il s'est montré aimable et professionnel. Nous avons commencé à parler en fumant les cigarettes qu'il m'offrait. Et puis soudain, il m'a dit : les expertises montrent que tu étais présent. »

Bien sûr, c'est faux, puisqu'à l'époque, il faut des mois pour obtenir ces résultats, mais Richard est un scientifique, le gendarme le sait, et ses défenses s'effritent. Autre élément du dossier, Richard Roman que les gendarmes de Toulouse ont relevé, l'homme mis en examen est chrétien, tendance mystique. Le gendarme, qui s'affirme aussi chrétien, lui propose de prier avec lui.

Les voilà tous les deux à genoux à invoquer Dieu.

Le gendarme entame :

 » Je demande pardon à Dieu… »

Il incite Richard à répéter après lui.

 » -Je demande pardon à Dieu à la Vierge Marie et à tous les saints…
-A la Vierge Marie et à tous les saints…
-Aux parents de Céline…
-Aux parents de Céline…
-Pour le mal que j'ai pu faire…
-Pour le mal que j'ai pu faire… »

Après plusieurs heures, j'en viens à LA question. Comment a-t-il pu avouer ?

Voici ce que furent les aveux de Richard Roman ! Mais que l'on ne se méprenne pas. Le gendarme pieux n'est pas responsable de la mort de Richard Roman le 23 juin. Le premier à avoir détruit sa vie, c'est un procureur qui est parti en vrille face à la mort affreuse d'une fillette un soir de fête au village, et ce dès le premier jour, au point de perdre tout recul.

Ce sont aussi nombre des journalistes présents sur place. En cette fin de mois de juillet 1988 il y a quelques vieux routiers du métier qui retrouvent une figure connue (le proc avait acquis une certaine notoriété quelques années plus tôt dans une affaire de réseau de prostitution à Grenoble), et quelques journalistes débutants.

Les vieux ne veulent pas traîner, les vacances approchent, et les jeunes sont rappelés vite fait dans leurs rédactions après quarante-huit heures d' » enquête » , servie sur un plateau par un procureur qui ignore le doute.

Personne ne sera le lendemain à Digne, où Richard Roman, présenté devant le juge d'instruction, reviendra totalement sur ses » aveux » . L'affaire sera donc ficelée : crime d'une secte dirigée par Richard Roman (on se limite à son surnom : » l'Indien » ), avec pour seul membre Didier Gentil ( » Le tatoué » ), sous les étoiles, crime avéré par la découverte de revues sado-masochistes retrouvées dans le tipi de Richard, qui y avait accueilli Didier Gentil comme il accueillait tous les paumés de la terre.

La secte et le tipi ? Richard me racontera, lors de notre seule rencontre, qu'il a découvert les Indiens à travers les livres de l'anthropologue à succès Carlos Castaneda. Quant aux revues sado-masochistes ? Selon ses frères, un vieux numéro de Lui, sans doute arrivé là avec des errants qu'il accueillait, Richard n'étant guère porté sur les demoiselles dénudées.

Remis en prison après notre rencontre, Richard Roman a été finalement acquitté d'une façon éclatante à Grenoble le 17 décembre 1992. Nous ne nous sommes pas revus. De temps à autre j'ai reçu de ses nouvelles par des amis communs. Stages en hôpitaux psychiatriques, errances, refuge auprès de sa mère : Richard Roman était détruit à jamais.

Jusqu'à cette dépêche d'agence affirmant qu'il s'était suicidé, alors que les examens qui ont duré plus d'une semaine ont prouvé qu'il était mort naturellement. » Suicide » repris en chœur par les médias. Ses proches attendent toujours que le parquet confirme les expertises, qui sont sans appel.

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Portrait de Jonas2

De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 18H51 | 12/07/2008 | Permalien

Ceux qui ne doutent jamais ont fait florès depuis.
Il n'est ni souhaitable, ni possible d'institutionnaliser le doute mais des contre-pouvoirs effectifs face à ceux qui ne doutent jamais,si.

Portrait de pablico

à Jonas2 Portrait de Jonas2 De pablico

19H04 | 12/07/2008 | Permalien

Douter, est-ce une faiblesse ?
si l'on admet que douter puisse être utile, parfois même nécessaire, et donc que cela soit une qualité, on donne de l'importance à la remise en question et à l'ouverture vers des horizons divergents.
Si on commence avec des certitudes, on finit avec des doutes. Si on commence avec des doutes, on finit avec des certitudes.
Francis Bacon

Portrait de virginie78

à pablico Portrait de pablico De virginie78

Éteignez votre TV et apprenez à lir... | 07H34 | 13/07/2008 | Permalien

Il y en a beaucoup des innocents en prisons
Moi j'en connais un , il a 82 ans, il attend de mourir. Son épouse est morte, morte de fatigue par toute cette affaire.
Des preuves de son innocence, il n'en manque pas.
Mais on lui a collé le pire crime sur le dos.
Coupable d'avoir une sale gueule de libertaire et d'innocent.

En attendant, c'est toute la famille qui trinque.
Merci la justice.

Et ce n'est pas très diffcile de faire avouer à quelqu'un quelque chose qu'il n'a pas commise. Il suffit de le priver de sommeil pendant les 48 heures de garde-à-vue. Ca s'appelle de la torture …

http://virginie.aubaud.club.fr/Dotclear/index.php ? Coup-de-gueule

Portrait de Courageux anonyme

à virginie78 Portrait de virginie78 De existe

15H09 | 13/07/2008 | Permalien

Encore plus fort que la garde à vue, l'internement sous contrainte en hôpital psy.

Les psychiatres réussissent à y faire parler même des gens dans le coma… par télépathie, sans doute, tant qu'ils ne sont pas morts, il reste une activité cérébrale…

Portrait de Terence

à Jonas2 Portrait de Jonas2 De Terence

21H38 | 12/07/2008 | Permalien

Soutien à Daniel MASSÉ

présumé coupable

www.presume-coupable.com

Portrait de DBL8

à Jonas2 Portrait de Jonas2 De DBL8

Retraité | 05H59 | 13/07/2008 | Permalien

Dans la première constitution (an I) il avait été proposé que l'erreur soit admise. (je n'ai pas le texte, c'est de mémoire)Cela a été rejeté.
Il serait bien que nous nous penchions sur ce que nos ainés ont voulus faire, ou fait !

Comme me disant mon patron d'apprentissage :
IL N'Y A QUE DIEU & LES IMBÉCILE QUI ONT TOUJOURS RAISON.
Au fil du temps, j'ai souvent rencontré DIEU ! ; ))

Portrait de patrick du 14

De patrick du 14

toujours naze et qui cotises pas | 19H37 | 12/07/2008 | Permalien

c'est triste

Portrait de milodragovitch

De milodragovitch

19H57 | 12/07/2008 | Permalien

Un délit de sale gueule, une vie détruite…Outreau mais tout seul, Patrick Dils en moins spectaculaire…qu'il marche en paix.

Portrait de TARPON

De TARPON

20H05 | 12/07/2008 | Permalien

Le probleme numero un de notre justice,denoncée en permanence ,reste ce corporatisme ,cet esprit de corps qui fait qu'un juge ira toujours (à 99%) dans le sens du juge qui l'a precedé ,validera son erreur sans se pencher sur le dossier ,avec les consequences que l'on sait.
Nos arondissements judiciaires sont le nid d'une grande famille où tout le monde,juges,huissiers,avocats et procureur se confondent pour aller dans le meme sens.Richard Roman comme les innocents d'Outreau et beaucoup chaque jour sont les victimes d'une machine qui oeuvre sans controle.

Je faisais ce raprochement avec la demission spontanee du chef d'etat major de l'armee de terre apres Carcassonne et me demandais quel procureur,quel juge aurait le courage d'en faire autant.
Richard Roman,epuisé psychologiquement et physiquement est mort .Cela n'empechera personne dans le monde judiciaire de passer de bonnes vacances.

Portrait de Thomas GREDAT

De Thomas GREDAT

| 20H07 | 12/07/2008 | Permalien

« Une condition lamentable est celle d'un homme innocent à qui la précipitation et la procédure ont trouvé un crime ; celle même de son juge peut-elle l'être davantage ? » (Jean de La Bruyère)

Portrait de Pépé la Jactance

De Pépé la Jactance

insituable | 20H19 | 12/07/2008 | Permalien

Eternelle lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Ici, une mère veut inscrire son fils dans un lycée catholique, seul du coin à proposer l'option que souhaite son fils. Elle arrive avec lui. Elle ne sait pas que débouler avec un garçon, heu, noir, et venant du public, le directeur va le casser d'office, surtout qu'elle a la bêtise de dire que non, il n'est pas baptisé. Il a beau avoir le niveau requis et un dossier impec (18 en « vie scolaire »), il est questionné sur son comportement : est-il intégré, a-t-il des amis. Tout l'entretien est négatif, et se conclut sur un refus.

Hop, direction le public, mais sans l'option dont rêvait son enfant. Ecoeurée, elle écrit à la Direction Diocésaine… qui la bâche en lui disant qu'elle a exagéré et patin-coufin. Étant elle-même prof dans le privé, elle n'a plus qu'à se taire…

Amère, la dame. « J'avais prévenu mes garçons que leur peau poserait des problèmes dans la vie professionnelle. Je ne pensais pas que ça commencerait dans une école catholique…

Portrait de Révolutiona

De Révolutiona

Hawwah | 20H41 | 12/07/2008 | Permalien

49 ans, ce n'est pas un âge pour mourir à notre époque.

Je crains aussi qu'il ait été le coupable idéal, placé là à un temps T…

Combien d'aveux sont ainsi extorqués par des « maîtres de l'art » ? Bien sûr qu'il ne pouvait être que détruit !

Pourquoi ce mystère sur sa mort : « suicide » ou « mort naturelle » ? Pourquoi la justice aurait-elle peur d'avoir un « mort » sur la conscience ? Ce ne serait pas le premier, ni le dernier.

Je ne sais pas s'il y a un sujet qui parle de la reprise d'enquête sur l'affaire du petit Grégory… C'est comme celle du Pont de Puteaux, encore un désigné d'office coupable, qui se retrouve « faute de preuves » libéré, dans le « doute », dit-on pour sauver la face…

Pour le petit Grégory, il y a eu des bavures justement au niveau des analyses graphologiques qui désignaient la mère du petit comme le corbeau, or les écritures se ressemblent, mais cela ne pouvait être celle de la mère… Je l'avais vu lors d'un reportage fait au fond… Cette écriture semble être celle d'une femme d'à peu près le même âge et ayant reçu la même éducation que celle de la mère du petit Grégory… Enfin, maintenant, avec l'ADN, j'espère que le meurtre de ce petit garçon qui a déclenché tant d'autres drames sera élucidé et que l'assassin qui vit tranquillement ou qui est peut être déjà mort sera enfin démasqué ! Encore un crime odieux…

Ces affaires provoquent un grand malaise pour tous !

Portrait de Feu

De Feu

22H59 | 12/07/2008 | Permalien

Bossuet a dit : » il vaut mieux laisser courir 10 coupables que de condamner un innocent »
Et puis le principe républicain : « le doute DOIT profiter à l'accusé » ce qui est rarement le cas dans le traitement des affaires judiciaires de la part de CERTAINS médias, affaires criminelles et mêmes routières.

Portrait de Révolutiona

à Feu Portrait de Feu De Révolutiona

Hawwah | 00H51 | 13/07/2008 | Permalien

@ Feu :
J'avais une collègue qui disait : « il vaut mieux mettre un innocent en prison que de laisser un coupable en liberté »… Je suppose qu'elle parlait pour les autres, et qu'elle s'imaginait que cela ne pourrait jamais lui arriver.

C'est exactement le même principe qu'en matière de droit social, « en cas de doute sur la réalité des faits, le doute doit profiter au salarié », mais il semblerait que dans certaines affaires aussi, exemple les affaires de harcèlement moral, les juges n'aient jamais de doute : il ne s'agit jamais de harcèlement moral (ou presque ou si peu). Je me suis pris un regard glacial d'un magistrat en Cour d'Appel quand j'ai évoqué les nombreuses victimes de ce réel fléau mondial. Ensuite, il a acquiésé avec la tête de façon prononcée à chaque phrase que l'avocat de la partie adverse débitait, aussi délirante soit-elle. Et moi, je ne sais combien de fois, il m'a interrompue… Mais, je reprenais, car je suis du genre à ne pas me démonter… Joli exercice de style… Juges équitables ? autant que le commerce !

Il ne se doutait pas un seul instant que j'allais me pourvoir en Cassation, là non, seulement ce regard glacial et ce parti pris honteux m'ont franchement déterminée à poursuivre plus que jamais dans ce domaine.

Je crois que tout un chacun peut se faire accuser d'un meurtre, un beau jour, il suffit d'être là au mauvais moment… Et c'est pas gagné quand on connaît les tribunaux pour être certain d'en sortir, même innocent à la base.

L'innocence n'est plus une valeur sûre de nos jours, il n'y que Bernard Tapie qui semble bien se sortir des embrouilles. C'est un Art… Alors, le pékin moyen, il ne peut que se faire rouler dans la farine, il suffit d'avoir un « bon profil d'assassin désigné d'office », et certains semblent l'avoir.

Je savais qu'il était malade… De quoi est-il donc mort ? Encore le « crabe » ?

Portrait de Gotch

à Révolutiona Portrait de Révolutiona De Gotch 15306

ancien ouvrier de la banque | 17H05 | 13/07/2008 | Permalien

Dans l'affaire Grégory, le seul crime dont on soit sûr, au niveau des responsabilités, c'est celui, devant témoins, sur Jean-Marie Villemin par Bernard Laroche, avec le fusil acheté quelques jours plus tôt par Christine Villemin. Pour le reste, si les tests ADN en cours ne sont pas significatifs, on ne saura jamais….

Cette affaire a secoué la France de façon significative. Une conclusion enfin fiable serait la bienvenue.

Les dernières parole de Jean-Marie Villemin m'interpellent encore, adressées à son meurtrier : « Tu sais bien que ce n'est pas moi ! »

Portrait de Révolutiona

à Gotch Portrait de Gotch De Révolutiona

Hawwah | 17H37 | 13/07/2008 | Permalien

De toute façon, rien ne dit que le corbeau soit le meurtrier, mais il en sait beaucoup certain. 24 ans de passés…

Je suis heureuse que cette affaire puisse être réouverte (si c'est confirmé ! ). Pour les comparatifs des deux écritures : celle du corbeau et celle de la mère, c'est de ma propre analyse sur « écran TV » en passant en transversale dont je vous parle : les experts auprès des Cours d'Appel ont dit que cela pouvait être l'écriture de Christine Villemin, d'où sa mise en cause. Mais quand on connaît la graphologie, même si les écritures se ressemblent, l'écriture du Corbeau tremblante (démontrant et l'émotion et l'effort de maquillage)ne correspond pas du tout à l'inclinaison assez rare de celle de Christine Villemin. L'une est très droite, l'autre très renversée… mais elles se ressemblent, un air de famille - ces ressemblances d'écriture arrivent dans le jeune âge… De toute façon, il est clair que c'est une affaire familiale… J'ai l'impression comme cela que le « corbeau » peut bien être une « corbelle ».

Oui, ce petit Grégory est resté dans toutes nos mémoires et ce serait bien que celui ou celle qui vit avec cela sur la conscience soit dévoilé… Il a eu une mort atroce ce gamin, et sûrement pour des règlements de compte entre adultes : pieds et poings liés dans un sac en plastique : quelle horreur !

Portrait de Révolutiona

à Gotch Portrait de Gotch De Révolutiona

Hawwah | 02H14 | 14/07/2008 | Permalien

Ils étaient cousins, non ?

Il faudrait chercher du côté d'une soeur, d'une cousine élevée ensemble avec la mère du petit… d'après les écritures qui ont confondu les experts.

Portrait de Révolutiona

à Révolutiona Portrait de Révolutiona De Révolutiona

Hawwah | 02H18 | 14/07/2008 | Permalien

@ moi-même :
Je ne sais pas qui m'a mise en inutile sur mon intervention commençant par « 49 ans », quelqu'un qui n'en avait certainement rien à faire et qui avait du temps à perdre, à moins que ce ne soit la « corbelle » elle-même qui soit agacée…

Portrait de A.V.

De A.V.

tamagotchi89 | 20H53 | 12/07/2008 | Permalien

Au rang de ceux qui ont détruit sa vie, il y a aussi, ne l'oublions pas, les habitants de la Motte-du-Caire dont l'hystérie collective était plus proche de la barbarie que de la souffrance.

Portrait de Révolutiona

à A.V. Portrait de A.V. De Révolutiona

Hawwah | 00H42 | 13/07/2008 | Permalien

Problème d'effet de groupe bien connu… Il fallait trouver « un » assassin, que ce soit « l'“assassin ou non !

C'est comme le policier ‘suicidé’ dans l'affaire des disparues de l'Yonne qui ne parlera plus…

Ce n'est pas étonnant que ce soit dans la police qu'il y ait le plus de suicides, par moments, cela doit devenir tellement insupportable !

Portrait de DBL8

à Révolutiona Portrait de Révolutiona De DBL8

Retraité | 06H14 | 13/07/2008 | Permalien

Pour le petit Grégory, c'est l'égo de chacun des enquêteurs & journalistes qui ont mit le … !
Passer à la télé et pourvoir dire : vous m'avez vue & entendu ? pas mal !
Dans certaines affaire, ne faudrait-il pas faire comme dans d'autres pays, pas de divulgation de quoi que ce soit tant que l'affaire n'est pas fini ?

Le fameux « bouc émissaire ».

Le « Gendarme » (car il n'était pas policier de ce que je me rappel) c'est suicidé de 2 balles dans la têtes ! (il faut bien faire un essai)
Et avec des angles qui aurait pu faire de lui un des meilleurs contorsionniste de notre époque.

Portrait de Révolutiona

à DBL8 Portrait de DBL8 De Révolutiona

Hawwah | 02H11 | 14/07/2008 | Permalien

On nous en fait gober des « cracks » !

C'est pas possible, et cela passe comme une lettre à la poste… A voir maintenant si les « lettres » du Corbeau se révèle pleines d'indices indécelables jusqu'ici, et que 24 ans auront amplement suffi à calmer les passions pour regarder de façon plus objective cette affaire, où il s'agit de réparer la souffrance d'un « enfant martyr », pour des causes qui prêteraient certainement à rire…

Portrait de Sexus Empiricus

De Sexus Empiricus

22H12 | 12/07/2008 | Permalien

Merci pour cet article, merci Christian. 23 juin ! Et c'est le… 11 juillet que la mort de Richard Roman est rendue publique.
C'est moche, c'est triste (Patrick du 14) comme nouvelle.

Un délit de « sale gueule » ? (Milodragovitch)
Sale gueule, vraiment ? Je crois deviner ce que vous aviez en tête - le fameux « narcissisme des petites différences » : l'Indien, qu'ils l'appelaient - mais, « sale gueule » non, non et non !
Quant au délit, c'était un peu plus fort comme vexation : une session d'assises, cher Milodragovitch, ce n'est pas comparable à la correctionnelle. Richard Roman, c'était plutôt le « coupable idéal » (pas vu le film, Révolutiona, mais le titre est idoine pour Richard R.) Il a dû en voir de toutes les couleurs, ce « pointeur » présumé, n'est-ce pas ?

Bouc émissaire. Puant. Haro, salaud !
Cette vindicte villageoise (dont parle A.V.), ce besoin sensationnel de condamner devant micros et caméras, en troupeau, c'est toute la justice populaire, c'est tout l'immonde de la société victimaire : on ne demande pas justice, on crie police, vengeance et peine de mort.

Mais justice fut faite, « nonobstant », grâce à quelques personnages hors du commun (le contraire de l'écrasante majorité).
Hélas ! les tribulations de Richard Roman prouvent non seulement qu'un innocent laisse plus que des plumes en prison (voyez Outreau, en effet), mais que la procédure scandaleuse de l'aveu est un désaveu de la justice. Et alors, que dire du « plaider coupable » ? - Laissons.

Paix à votre âme Richard ! (Vous valiez mieux qu'eux.)

Portrait de Alain Pacifique

à Sexus Empiricus Portrait de Sexus Empiricus De Alain Pacifique

04H13 | 13/07/2008 | Permalien

@ sexus empiricus,
 » Cette vindicte villageoise (dont parle A.V.), ce besoin sensationnel de condamner devant micros et caméras, en troupeau, c'est toute la justice populaire, c'est tout l'immonde de la société victimaire : on ne demande pas justice, on crie police, vengeance et peine de mort. »

superbe phrase, tout a fait d'accord. d'ailleurs, je me demande ce que serait la justice si elle etait rendue uniquement par un jury populaire ( sans juges ni proc, puisqu'ils sont tous pourris , selon certains ! ).
je ne crois pas que rendre la justice soit une science exacte ! !

Portrait de Révolutiona

à Alain Pacifique Portrait de Alain Pacifique De Révolutiona

Hawwah | 12H46 | 14/07/2008 | Permalien

Certainement pas, un juge n'est qu'un homme après tout, et même quelquefois une femme !

Cependant, dans l'affaire d'Outreau, on a vu ce que cela a donné le juge d'instruction, et le Procureur, ils ont dû s'expliquer publiquement !

Comme me le disait un ami avocat, le jour du procès, le juge peut avoir un mal de dents… Cependant, ces affaires aux Assises ou Correctionnel, ce sont des dossiers préparés avec enquêtes, confrontations, recherches d'indices… donc ce ne sont pas de « petits procès » où l'on vous donne à peine un quart d'heure pour vous exprimer en vous affirmant qu'il sera tenu compte du dossier, et à la réception du jugement, vous vous rendez compte que les pièces contenues dans le dossier ont été quelque peu transparentes. Pas le temps !

Et puis, on le sait, si certains magistrats ne vont pas dans le sens du vent, ils ont droit à une mutation sur le plateau du Larzac… Alors, ils tiennent compte de certaines « recommandations » soufflées dans les oreilles !

Portrait de Alain Pacifique

à Révolutiona Portrait de Révolutiona De Alain Pacifique

19H48 | 14/07/2008 | Permalien

je viens de découvrir un site intéressant, les magistrats s'expriment.
www.parolesdejuges.fr

Portrait de argiope

De argiope

chatouille ou pique, c'est selon | 23H13 | 12/07/2008 | Permalien

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je passe pour un je-ne-sais-quoi !
(…)
Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouvent une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…
Tout l'mond » viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

(Georges Brassens, la mauvaise réputation, 1952)

Portrait de vakenat

De vakenat

23H31 | 12/07/2008 | Permalien

Richard Roman… Un détail de l'histoire… mais qui aura marqué notre histoire… Il est plus facile de détruire un homme honnête et simple « du peuple » qu'une crapule encartée de la nomenclature…
Rien de neuf sous le soleil.
Je vais, je vote et je reviens…
Sauf que parfois, je dégueule entre temps…

Portrait de DBL8

à vakenat Portrait de vakenat De DBL8

Retraité | 06H17 | 13/07/2008 | Permalien

« Il est plus facile de détruire un homme honnête et simple “du peuple” qu'une crapule encartée de la nomenclature… »
Il faut vraiment que l'un d'entre-eux fasse de grosses conneries pour qu'il soit lâché de leurs part !

Les loups ne se mange pas entre-eux (ou si rarement), même lorsque la responsabilité est flagrante ! !

Portrait de Révolutiona

De Révolutiona

Hawwah | 00H47 | 13/07/2008 | Permalien

Je suis heureuse de constater que nous sommes quelques uns à rendre hommage à cet homme qui a souffert dans une « forme de célébrité » dont il se serait bien passé…

Oui, et il y en a combien chaque année comme cela !

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