Le radar pour automobiles peut-il être un support publicitaire ?
Côté pile, la vitesse du véhicule, le coût de l’amende encourue et le nombre de points retirables. Côté face, une publicité McDonald. Dans une petite commune de Seine-et-Marne, un radar préventif à l’attention des automobilistes est sponsorisé par une agence de publicité. La mairie de Guermantes, 1 500 habitants, s’est vu offrir un « radar pédagogique » -presque un oxymore- par une agence de pub. L’outil préventif déjà testé en France, comme à Lyon, n’avait jamais été utilisé comme « sucette publicitaire » .
Avec 6 000 véhicules par jour, la route départementale 35 est « un axe majeur entre l’A4 et Lagny » , explique Guy Jelensberger, maire de Guermantes. Excédé par les excès de vitesse continus à l’entrée du village -personne ne ralentit à 50 km/h sur cette longue ligne droite de deux kilomètres-, l’édile a choisi de faire installer un radar d’un type nouveau, un outil « d’éducation routière » , mais aussi un équipement à coût zéro.
C’est l’agence de publicité Capricorne, petite société elle aussi basée en Seine-et-Marne, qui a créé ce concept de radar publicitaire. Cet objet, qui coûte environ 20 000 euros, est installé et entretenu gratuitement par l’entreprise en échange des recettes de l’affichage publicitaire, qui compte au minimum sur 3 500 euros par an selon Le Parisien du 9 juillet.
Que la prévention routière puisse être source de revenus n’émeut pas le maire de Guermantes :
« On met bien côte à côte les plans des villes et des publicités, alors franchement il n’y a rien de choquant à mettre des pubs au dos d’un radar. »
Pollution visuelle contre nuisance sonore : McDo s’offre la prévention routière
Pour Dominique Jarrige, patron de l’agence Capricorne qui a proposé son invention à la commune, le radar pédagogique et publicitaire, dont il a déposé le brevet à l’INPI (Institut Nationale de la Proprieté Industrielle), est un outil à développer. Il compte en poser une dizaine prochainement. Quant à la publicité, il entend montrer patte blanche :
« Le radar est un objet de prévention routière pour le grand public, pas question d’afficher des publicités pour de l’alcool, des sex-shops ou des sites internet douteux. »
Il affirme aussi le caractère local des annonceurs : « deux écrans sur trois réservés à des entreprises locales, le troisième pour une plus grande marque » . Comme McDonald qui s’est pour un temps offert une tranche de sécurité routière.
S’il ne s’agit pour l’instant que de prévention, l’outil pourrait bien, in fine, être utile aux forces de l’ordre : « le radar enregistre les excès de vitesse et sort des statistiques par tranches horaires » explique le maire Guy Jelensberger, « on pourra ensuite faire appel à la police pour faire des contrôles stricts si la situation n’évolue pas » .
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De la pub sur un radar ou un mort sur la route, pourriez-vous me dire ce qui est le plus choquant ?
La mort d’un être humain est bien plus terrible qu’une pub sur un radar.
Il y a 27 ans mon frère est mort sur la route, cette blessure ne se refermera jamais alors toutes ces marques d’exaspérations de certains ici me font doucement rire jaune ! !
Je suis pour toutes formes de sensibilisation pour faire baisser la vitesse des voitures en agglomération et je ne suis pas adepte de la surveillance policière.
LeDub qui souhaite même installer un radar dans chaque voiture.




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