
Goldorak, gamers & geeks à gogo. Catch & cosplay, comics & ciné. Fanzines & figurines, J-music et jeux vidéo. Et le manga « Death Note »… Chacun de ces mots-clé désigne un produit, une activité ou un type d'individu en rapport avec Japan Expo, le festival français sur le Japon et l'Asie qui s'achève dimanche au Parc des expositions de Villepinte, près de Paris. Ou, si l'on préfère, à l'Olympia parisien, qui verra Miyavi, nouvelle sensation du rock japonais, donner un concert (complet) en guise de clôture.
Autrement dit, les heureux possesseurs d'un ticket seront avisés de déguerpir de Paris-Nord sitôt que Ra : IN (où officie un membre de X Japan, groupe « mythique » de l'archipel reformé et initialement programmé à l'exposition) aura cessé de déverser son rock années 1980 sur les festivaliers.
Née en 1999, JE (sans article ! ) étend son impact à chaque nouvelle édition : plus de 100 000 visiteurs devraient être recensés pour cette cuvée 2008, contre 80 000 l'an dernier. L'événement aura duré quatre jours au lieu de trois, et accueilli trois satellites (Azikult, le festival des loisirs asiatiques, Kultigame, celui des cultures ludiques et Kultima, celui de l'imaginaire) sur 70 000 mètres carrés loués à 300 exposants venus de onze pays différents.
Le commercial l'emporte sur l'associatif
« J'ai mal aux pieds », geignait tantôt un blogueur. « J'ai fait de la randonnée toute la journée entre des stands commerciaux gigantesques qui m'ont empêché de repérer les associatifs méprisés par les organisateurs.” Il confesse regretter l'époque de la modeste convention du quai d'Austerlitz où, affirme-t-il, se dénichaient “des fanzines extra. Aujourd'hui, les produits faits maison sont fliqués, et le prix de location des stands amateurs a augmenté de 400%. »

C'est la rançon de la gloire des mangas sous nos cieux : ces BD petit format à couverture souple qui se lisent à partir de la dernière page sont désormais si populaires que les français arrivent en deuxième position derrière les japonais eux-mêmes, avec douze millions de tomes vendus en 2007, soit 35% du marché de la bande dessinée. Dire que l'enjeu économique est de taille serait un euphémisme.
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A l'aune de ce gros tiers, les protestations des chanteurs (auteurs, compositeurs, etc…) d'ici en lutte contre le téléchargement s'apprécient différemment. Car les ventes des mangas ne souffrent pas de l'impatiente idolâtrie des fans. Ces derniers, organisés en commandos, interceptent sur le net une première édition japonaise qu'ils vident du contenu de ses bulles. Un ou plusieurs traducteurs se mettent ensuite au boulot, et transmettent le résultat à un troisième larron chargé de loger dans les bulles le nouveau texte en français. Un minutieux travail d'équipe qui familiarise aussi avec la pratique de la langue, mais n'empêche pas le manga-addict de dépenser des fortunes en volumes.
Et là n'est pas le plus onéreux : le look « visual kei” ( »kei » pour « la voie ») emprunté aux groupes coûte bonbon, même si les experts en « do it yourself sont devenus légion -les vêtements de personnages de manga portés pour faire du “cosplay (faire l'andouille avec) sont généralement hors de prix.
L'an dernier, le panier moyen dépensé par chaque visiteur était de 237 euros, indique Cyril Grillon, directeur artistique de la société Sefa, organisatrice du salon. Relevée sur une dépêche AFP, la formulation pourra sembler inadaptée aux mots-maîtres que la Sefa emploie pour définir JE, connaissance et divertissement.

Mais le ticket d'entrée à douze euros (dans le pire des cas : sur place et à l'unité) reste abordable, et permet de faire plein de trucs gratis, comme s'initier à toutes sortes de spécialités nipponnes (origami, jeu de go, langue japonaise…), s'ébaubir devant les prouesses du club d'aïkido de Villejuif et celles des spectaculaires catcheurs japonais, mater une chouette sélection de films d'horreur ( »Tokyo Zombi), fantastiques (Cello »), sci-fi (Horus, Prince du Soleil), ou juste la présentation en présence du réalisateur Barbet Schroeder de son Inju (avec Benoît Magimel) annoncé pour la rentrée.
Les tentations de JE
Le festivalier peut aussi tester des jeux vidéo pas encore commercialisés, comme SoulCalibur IV ou carrément la version démo de Tales of Vesperia. Il peut aussi essayer de repérer un authentique nolife. Le challenge est ardu : ce rare spécimen s'expose rarement aux regards. Scotché à sa bécane, blême (il ne voit pas le soleil) et boutonneux (il mange n'importe quoi), il n'a d'autre vie sociale que son facebook avec interface bleue, nous précise-t-on. Tout complément d'information est bienvenu, comme pour les Kevins : pourquoi appelle-t-on ainsi les fans de Naruto ? ► Le site de Japan Expo.
► A lire aussi : la série Mangamania de Rue89.














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Pourquoi Kevin ? Parce que !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kevin#Sur_Internet
C’est le stéréotype du gamin de 13 ans qui découvre internet et les mangas/animés, et qui est incapable d’écrire ou de parler sans utiliser le langage SMS.
Il y a 5 ans Kévin jouait à CS et regardait Cowboy Bebop, puis Warcraft 3, maintenant il joue World of Warcraft et regarde Naruto. Les modes changent, mais Kevin reste aussi con.
Par contre le Nolife est très facile à repéré puisqu’il a son stand et ses t-shirts et même sa chaîne de télé :
http://www.nolife-tv.com/
Facebook reste réservé aux bobos.
12 euros l’entrée au JapanExpo ?!!! Mais c’est tout aussi cher que le Festival d’Angoulême ! Et tu repars au pire avec RIEN !!! Tout juste une dédicace et encore ! ça marche au tirage au sort, ou à l’achat sur place.
Tu dépenses avant d’entrer, tu ressorts en ayant dépenser encore plus mais en ne voyant pas plus ce qui se passe, à part les « Cosplays ».
Bon, c’est sur, le Manga est la bande dessinée, voir le livre le plus vendu en France et en Europe. Vu le prix !
Un Manga vend plus que Houellebecq, voir que Zep !
A Angoulême, en pays de Ségolène, on fait croire que ça marche au niveau des visiteurs … !!! Mon oeil ! tout va mal : http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4416
D’ailleurs je boycotte ce Festival jusqu’à qu’il mette la gratuité de l’entrée ! ils sont assez arrosés en subventions tout genre (Fnac, SNCF, Région, Ministère Culture-avec un peu mal surtout pour le musée du FIBD, ou encore de divers sponsors, la ville etc…).
Quel oeuvre ce Death Note ! Un des meilleurs anime qu’il m’ait été donné de voir - je n’ai pas lu le manga - même si je ne suis pas un expert non plus. Le scénario est en béton.
Malgré le fait qu’il y ait un soupçon de mythologie (dieu de la mort, cahier noir tout ça..), Death Note s’éloigne des animes et mangas contenant le traditionnel héros qui possèdent des pouvoirs magiques, et démonte tout le monde, etc. L’intérêt ici est clairement scénaristique. Du coup, Death Note est une de ces oeuvres qui vous font vous poser des questions.
Bref, si vous hésitez.. y a plus qu’à ! Je le conseille à tous.
Vous êtes dur là moi j’aime bien ce genre d’expo okay c’est super commercial mais bon tu y vas essentiellement pour ça (pour les projections en salle de conférence aussi ;) ça t’aide à trouver de bon anime aussi).
Je dois avouer que moi même à l’époque du cartoonist de Toulon j’avais une affection pour les oav des videos amateurs parodiques tôtalement délirantes mais bon déjà à l’époque c’était assez rare de voir un stand de ce genre. Mais je regardais aussi d’autres mangas, snober cela serait ridicule à mon sens, c’est comme caricaturer des fans de comics ou de bd.
Et bon j’ai pas l’impression d’être un gros kevin faisant du sms ou de trop grosses fautes (bon j’avoues je suis pas fan de naruto mais bon j’aime bien ce style bd je dois dire que la bd française »>tout comme le roman français ou même le cinéma«< sont assez ternes et les rares ovnis qui pourraient être adaptés en dessin animé ne le sont pas car il y a un appriori comme quoi le dessin animé serait exclusivement réservé aux enfants d’où la pauvreté et le peu de résistance face à la déferlante manga, le manga parle de tout donc il y en a pour tous les goûts passant de l’enfantin au gore et ça touche donc un panel de gens assez élargi).
Ah lala que de souvenirs les années d’enfance pendant les années 80 et 90 que du bonheur, bon c’est loin tout ça je vous laisse.
JapanExpo, ou la foire aux gogos qui croient tout savoir sur le Japon et n’auront jamais le courage d’y mettre les pieds…
Quand on pense aux groupes de musique qui viennent à cette manifestation et qui sont présentés comme des superstars alors que dans leur pays elles ne touchent qu’un public limité et relativement éphémère, ça me laisse rêveur…
Comme pour no-life TV, rigolote au demeurant, mais qui prend quand même ses auditeurs pour des truffes en faisant leur « top 50 » des chansons japonaises avec 3 groupes et demi qui se battent en duel (évidemment, dans le top, y a 5 ou 6 chansons de chaque groupe) et surtout des groupes qui sont dissouts depuis longtemps !
La gogïsation bat décidément son plein et rien ne remplacera jamais un voyage là-bas. Mais ça, plein de « fans » d’animés et de mangas n’oseront jamais franchir le pas, et pas pour des raisons financières quand on voit le pognon qu’ils claquent en goodies…