Temoignage

Outrage, suite : le récit de son audience par un internaute

A plusieurs reprises, l'éditeur et écrivain Jean-Jacques Reboux a publié des tribunes sur Rue89. Notamment au sujet de l »outrage, qui a valu plusieurs articles, par exemple à l'occasion de la sortie de sa « Lettre à la garde des Sceaux pour la dépénalisation du délit d'outrage ».

Vendredi 27 juin, 9h30. Je suis convoqué devant la treizième chambre du TGI (tribunal de grande instance) de Paris. Deux ans plus tôt, après un dialogue de sourds avec un policier, j'ai contesté un abus de pouvoir en marmonnant dans ma barbe :

« Quand je pense que je pourrais être ton père, espèce de petit canard… »

S'en suivit une arrestation musclée, menottes aux poignets, entraves aux chevilles, brimades policières de base. Pour échapper à la garde à vue, j'ai reconnu l'outrage devant un OPJ (officier de police judiciaire). Et parce qu'un autre flic m'avait murmuré un « t'as de la chance qu'il soit pas Président ! “ accompagné à la matraque, j'ai déposé plainte contre deux policiers. Enquête de l'IGS (inspection générale des services), classée sans suite.

J'ai encore aggravé mon cas en publiant un pamphlet contre l'obsédé de l'ordre Sarkozy, puis en refusant la composition pénale qu'on me proposait (150 euros d'amende + 100 euros de dommages-intérêts au flic). Pas question d'avouer sa faute en catimini. Je voulais mon procès, je l'ai eu.

Malgré une première expérience en 2007 (procès -gagné- contre l'Opus Dei, en tant qu'éditeur), on ne peut pas dire que je sois au mieux de ma forme. Un procès, c'est une décharge d'angoisse, de stress. D'autant que contre la police, c'est bien connu, on ne gagne (presque) jamais. Taux de relaxe dans les affaires d'outrage : 0,42%. Je le savais. Mais j'y suis allé. Question de principe. Le policier qui me poursuit n'est pas venu. Plutôt un bon point pour moi.

Consignes pour l'audience

Mon avocat m'a briefé : ‘La juge est plutôt cool’, mais soyez bref, Reboux. Des phrases courtes, n'en faites pas un roman…” Je me pointe au tribunal, la gorge un peu serrée, bouteille d'eau dans le sac à dos, à côté de la “Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d'outrage” que nous venons d'écrire avec Romain Dunand, condamné à 800 euros d'amende pour avoir outragé Sarkozy. Au cas où il y aurait des journalistes…

Vingt minutes passent avant qu'on m'appelle. Soif d'enfer. Je sors ma bouteille. Comme le jour de cette foutue arrestation. “Monsieur, vous êtes dans un tribunal… Si vous voulez boire, il faut sortir ! ‘ J'ignorais l'interdit. Ça change du tu boiras au commissariat ! lancé par un flic à l'humour bigardien’ alors que, menotté aux chevilles et aux poignets, je quémandais une rasade à une passante, avenue de Clichy. Je m'extrais deux secondes de la treizième chambre, le temps d'un glouglou. Pas terrible comme entrée en matière.

Tribunal : terre de contrastes…

Interdiction formelle de se désaltérer, mais c'est d'une voix monocorde, entre nonchalance et lassitude, que la juge décline l'acte d'accusation. Mots forts, pleins de poésie, du malheureux policier outragé. Ce mec devait être un cador en rédaction :

‘Il est descendu de sa voiture, il était furieux. Je me suis pris un coup de portière. Il m'a dit t'es un connard, Sarkozy n'est qu'un enculé. Vous n'avez pas à être fiers de ce que vous faites. Je vous emmerde, bande de connards ! ’

Plus loin : ‘Tu bandes de me verbaliser, espèce de connard de flic ! Plus loin encore : Il a dit j'encule Monsieur Sarkozy ! Les obsessions à connotation sexuelle du flic de base sont à l'image de son indigence intellectuelle. Même les cow-boys du Far West, qu'ils miment avec une formidable débauche d'énergie quincaillère, font preuve de plus de psychologie.

La présidente, qui a lu ma Lettre à Sarkozy, ministre des Libertés policières’ et connaît donc le contexte de mon histoire, ainsi que mon ressenti sur la société policière qui s'est installée –instillée– dans cette France qui a peur, ne semble pas être dupe. Plus tard, mon avocat fera remarquer à la Cour que dans sa deuxième déposition (auprès de l'IGS), le même policier, se rendant compte qu'il a poussé un peu loin le bouchon, a nuancé ses propos. Ce qui pose un problème de cohérence, étant donné la prétendue précision des répliques qu'il m'impute.

Puis la présidente me donne la parole. Ça change du ‘ta gueule ! lancé par ce flic qui me traîna à terre, entravé. Ici, au moins, on peut parler. Et être écouté. Ce que fait la présidente, avec une vraie attention pour l'accusé. Elle ne me coupe pas une seule fois la parole, même lorsque j'invoque mes origines paysannes pour expliquer le familier mon petit canard’, à l'origine de l'outrage. Canard, connard… Ça passe ou ça casse. La présidente sourit. Oubliant le contexte, je me relâche un peu.

‘- S'il vous plaît, vous êtes au tribunal, enlevez vos mains de vos poches…

- Ah, pardon… Si ça continue, je vais m'en rouler une à la barre, il faut que je fasse attention.’

Ma version des faits, ma vérité

Je donne ma version des faits. Ma vérité. Qui est aussi LA vérité. Parole de citoyen contre parole de flic. Le dialogue impossible avec l'agent, l'interpellation musclée, mon refus épidermique de me laisser embarquer manu militari alors que je n'ai commis aucune infraction, ma surprise (naïve mais réelle, et donc honnête) de ne pas avoir été aussi poursuivi pour ‘rébellion’, la nécessité cathartique d'écrire ce pamphlet adressé à ce ministre Sarkozy qui inspire à certains policiers peu regardants sur la déontologie des méthodes indignes d'une police républicaine, la confrontation à l'IGS avec ‘t'as de la chance qu'il soit pas Président’.

Le refus d'accepter la composition pénale, au motif (entre autres) que je ne supporte pas l'idée de devoir payer, pour avoir traité un poulet de canard, la même amende qu'un homme accusé d'avoir menacé une vieille dame avec un cutter ! L'argument semble faire mouche. Et c'est à ce moment-là qu'éclate l'incident : par la voix de stentor d'Antoine Comte, mon avocat. Grand, et par la taille, et par le verbe :

‘Ah non, ça suffit, monsieur le procureur ! Vous venez de jeter mes conclusions à la poubelle, je vous ai vu. C'est un scandale ! Vous n'avez pas le droit de faire cela.’

Le procureur… Celui-là, je n'y avais guère prêté attention jusque-là. Petit, tassé, gris, il a l'air de s'emmerder puissamment. Difficile pour lui de justifier un acte aussi scandaleux. Jeter les conclusions de la défense : c'est un peu comme si un toubib balançait à la poubelle sans la lire la biopsie d'un patient. Le coup de tonnerre magistral de mon avocat me fait perdre le fil de mon histoire…

Je meurs d'envie de brandir à la face du procureur le bouquin que nous venons, avec Romain Dunand, d'envoyer au garde des Sceaux, mais ce n'est ni le moment ni l'endroit. Rebelle, mais pas suicidaire ! Dans sa plaidoirie, Antoine Comte revient avec délectation sur le geste méprisable, sans équivoque, du procureur, faisant peu de cas des droits de la défense. Il invoque les circonstances exceptionnelles et plaide l'outrage non-intentionnel. Il cite une jurisprudence où un employé, convoqué devant les prud'hommes, perdant pied, insultera l'assemblée entière et sera relaxé. Il plaide la relaxe.

Le réquisitoire du procureur est bref, sec, à l'image du mépris suprême que lui inspire un accusé qui a le culot de porter plainte contre deux fonctionnaires de police, d'écrire des pamphlets antisarkozistes et d'encombrer les tribunaux en refusant le ‘plaider coupable’. Ironisant sur mon statut ‘d'éditeur impécunieux’, il requiert une peine de ‘150 euros d'amende au moins’. Même tarif que lors de la composition pénale.

Avant de clore les débats, la présidente me rappelle qu'on a rarement vu un policier accepter de revenir sur sa décision, et que j'aurais mieux fait de payer l'amende et de contester le PV ensuite. Ce sera son seul reproche à mon égard. Peut-on encore parler aux policiers ? Cette question, récemment posée par Chloé Leprince sur Rue89, est sur beaucoup de lèvres. La preuve en est, la réponse est non, plus que jamais. L'attitude conciliante, compréhensive, de la présidente, me rend toutefois assez optimiste quant au verdict.

Création d'un collectif, le Codedo

Une fois sorti du tribunal, je retrouve parmi quelques amis Maria Vuillet, accusée d'avoir outragé le sous-préfet Lacave et dont le procès se tient le 10 juillet. La veille de mon délibéré, fixé au 11 juillet. ‘Qu'est-ce qu'on peut faire ? , me demande-t-elle avec son délicieux accent colombien. Je lui réponds : Codedo’. Elle croit que je baragouine en espagnol mais ‘codedo’, ça veut dire Collectif pour la dépénalisation du délit d'outrage.

Donc, avec Maria, avec Romain Dunand, avec Maurice Rajsfus, avec quelques autres, militants du RESF (Réseau éducation sans frontières) et d'ailleurs, défenseurs des libertés, outrageurs de tout poil -policiers, gendarmes, préfets, sous-préfets, présidents-, nous avons décidé de poursuivre le combat en unissant nos forces. La ‘Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d'outrage’, que j'ai dû laisser dans mon sac pendant l'audience, servira d'acte de naissance à un mouvement que beaucoup d'entre nous jugeons indispensable, salutaire, en ces temps de disette des libertés. Lisez-le, faites-le lire autour de vous.

Il reste à alerter les médias. Anne-Cécile Juillet, du Parisien, qui s'est déplacée, évoquera le livre dans la page faits divers de son journal. C'est un début. Il reste aussi à définir les modalités de cet appel. Nous reparlerons du Codedo très bientôt. Car les procès pour outrage, dans la France ‘sarkhortefiste’, fondent hélas sur les citoyens comme des légions d'oiseaux de mauvaise augure.

Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d'outrage Romain Dunand et Jean-Jacques Reboux - éd. Après la lune - 46p., 5€.

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Portrait de Jaycib

De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 14H38 | 03/07/2008 | Permalien

Bigre ! J'admire votre constance. N'aimant pourtant guère l'idée de me défiler, je crois que j'aurais fait ce que vous a recommandé la présidente, et payé l'amende quitte à la contester par la suite. Vous êtes d'une autre trempe, bravo ! On espère une jurisprudence favorable, sans trop y croire cependant, vu le contexte (à quand le prochain assassinat du duc d'Enghien ? )…

Portrait de kawouede

à Jaycib Portrait de Jaycib De kawouede

16H00 | 03/07/2008 | Permalien

C'est où le site du Codedo, qu'on adhère ?

Je sais, je suis impatient… vous aussi ; -)

Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets

à kawouede Portrait de kawouede De JJ Reboux outrageur de poulets

17H47 | 04/07/2008 | Permalien

Pour le moment il n'y a ni site, ni d'adhésion, pour la bonne raison que nous n'en sommes qu'aux balbutiements et que le nombre des initiateurs du CODEDO tient sur les doigts de la main. Le cercle, évidemment, ne demande qu'à s'agrandir. Mais comme la torpeur estivale arrive, nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour voir comment tout cela pourra se concrétiser. Une conférence de presse aura lieu fin début septembre.
Comme le bouquin est né d'une rencontre avec Romain Dunand (via Rue89), le CODEDO est né d'une rencontre avec Maria Vuillet (lors d'une conférence de presse à la librairie Résistances), c'est aussi simple que cela. Avec Maria, on s'est aperçu qu'on luttait contre des choses similaires, chacun de notre côté, sans se connaître, sans se concerter…
L'idée de départ, c'était, au-delà du livre, d'arriver au procès de Maria (10 juillet à 9h) avec une sorte de manifeste qui dirait : « Voilà. Nous sommes quelques citoyens poursuivis pour outrage, parmi des milliers poursuivis chaque année en France. Par la police et par certaines autorités. Et on en a assez de ces abus. Nous ne sommes pas des moutons. Que pouvons-nous faire ? Comment nous organiser ? Comment réunir nos forces ? » Je précise que ce « manifeste » n'est pas tout à fait achevé, faute de temps et… de fatigue ! Mais ça sera prêt pour le 10.
Même si l'outrage, c'est quelque chose qui n'a guère de « lisibilité », à la différence de la misère, la précarité, les sans-abri, la répression des sans-papiers, la casse des services publics, les ravages du capitalisme, etc, on se rend compte que notre initiative intéresse beaucoup de gens parce qu'il y a une véritable dérive très inquiétante du comportement policier et que tout le monde, dans toutes les couches sociales, est concerné. (Récemment, une jeune femme qui traversait hors des clous avec la poussette de son bébé s'est retrouvée allongée par terre, menottée, et ça se passait à… Neully-sur-Seine ! )
Bien évidemment, comme cettre problématique touche au tout-puissant trinôme police-justice-pouvoir, le terrain est miné, on marche sur des œufs, surtout par les temps qui courent. Mais il y a de plus en plus de craquements, il faut donc enfoncer le coin…
En plus de Rue89, Mediapart, Michel Deléan sur son blog JDD, Politis, Le Parisien ont parlé de cette initiative. Ainsi que Pierre Marcelle dans Libération. En attendant Les Inrockuptibles et Charlie Hebdo la semaine prochaine. D'autres médias semblent attentifs…
Mais, comme dit l'autre, ne vendons pas la peau de l'outrage avant de l'avoir tué…
Merci, en tout cas, pour tous vos commentaires et encouragements !

Portrait de Beryl

à Jaycib Portrait de Jaycib De Beryl

05H46 | 04/07/2008 | Permalien

Sarkozy a transformé la police française en garde rapprochée, ennemie des citoyens.

La France, sous l'impulsion d'un compulsif autocrâte, est en guerre civile. Sans pavés, barricades ou fusils. Dans les têtes. Jusqu'à ce qu'elles finissent par sortir de leurs tranchées.

Attention : c'est ce que le provocateur professionnel (au sens policier) souhaite inconsciemment. N'oublions pas qu'il est un casseur, un démolisseur. Et qu'il n'aime ni la France, ni les Français, qu'il ne connaît pas. Question de culture, peut-être (Neuilly n'est pas toute la France. La devise des Neuilléens est : « Nous voulons rester entre soi »)

La devise de Sarkozy pourrait être « Monter sur les autres pour me grandir » (Vassiliu)

Portrait de Lohiel

De Lohiel

non-officiel89.forumactif.net | 15H09 | 03/07/2008 | Permalien

clap clap clap !

Dans des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire.
George Orwell

Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.
Albert Einstein

Accomplir de grandes oeuvres par une série de petits actes.
Tao te King

Portrait de kawouede

à Lohiel Portrait de Lohiel De kawouede

16H01 | 03/07/2008 | Permalien

C'est le bréviaire du militant RESF votre série de citations là !

Du Tao je ne me souviens que de :

« Mieux vaut renoncer que tenir un bol plein d'eau. »

(j'en profite pour demander si quelqu'un peut m'expliquer)

Portrait de le _grand_clown_malade

à kawouede Portrait de kawouede De le _grand_clown_malade

if 6 was 9 | 19H49 | 03/07/2008 | Permalien

Je me demande aussi ce que ça veut dire.
Il me semble qu'ici le « bol d'eau » désigne les mains en forme de coupe.
Et que peut-on faire d'autre lorsque l'on retient de l'eau dans ses mains…pas grand-chose.

Je sais pas si je comprends bien le sens de la formule, mais ça me fait l'effet d'une leçon de fatalisme.

A creuser… avec les mains, après avoir passer la serpillère !

Portrait de pierrejcallard

à kawouede Portrait de kawouede De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 21H47 | 03/07/2008 | Permalien

Tenir un bol plein d'eau exige votre attention. Vous cessez de vivre. Il faut laisser le tao couler…

PJCA

Portrait de jac le rat

à kawouede Portrait de kawouede De jac le rat

aventurier | 23H10 | 03/07/2008 | Permalien

Et puis ceci, de Tchouang Tseu :

« Quand rat chie, rat da ti »

Qu'on m'explique ! ! !

Portrait de Network 23

à jac le rat Portrait de jac le rat De Network 23

identité perdue dans mes papiers | 23H49 | 03/07/2008 | Permalien

Pas d'outrage contre les cousines de Favela Amara !

Contente de te lire à nouveau !

Merci lohiel.

Il va falloir ,tous ensemble, triompher devant la police et ses dérives !
Et devant les injustices quotidiennes que nous vivons depuis l'élection de Nicolas Sarkozy(nous les vivions également lorsqu'il était ministre de l'intérieur)

Le 14 juillet s'annonce.
Son défilé également.
Le programme,vous le connaissez ?
Les dictateurs sont les invités de la France !

REAGISSONS ! ! ! !

http://bellaciao.org/fr/spip.php ? article68534

Bonsoir JJacques…
A bientôt.

Portrait de Monique 91

à supprimé à la demande du riverain 28.04.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 28.04.09 De Monique 91

( retraitée ) | 13H18 | 04/07/2008 | Permalien

Je suis allée sur le site. J'ai signé la pétition.. Il faut récolter encore plus de signatures .. pourquoi pas plus d'un million ?

Car ce qui est scandaleux, c'est que SARKO a proposé aux FARC de les acceuillir en France.. Mais il ne respecte pas la parole que l'Etat Français avait donné à ses anciens revolutionnaires Italiens ! .. C'est UNE HONTE !

Et puis, il propose d'ouvrir les frontières aux FARC ( pour des raisons bassement politiciennes ) mais il ne « régularise pas “ les Colombiens qui sont en France, qui travaillent et qui vivent dans la terreur d'être arrêtes et d'être expulsés dans leur pays qu'ils ont dû fuir en laissant leur famille et leurs amis…

Merci Monique.

Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 15H19 | 03/07/2008 | Permalien

Le problème, hélas, de l'outrage, est que c'est impossible de dire qu'il n'existe pas. La police a toujours raison. Et en plus, un délit constaté est une affaire résolue. Tout bénéf ! Comme prendre en flag un simple fumeur de joint. Soit il a fumé et c'est résolu, soit il parle (ou on trouve des choses chez lui ou sur lui) et ce sont plusieurs affaires résolues pour un délit constaté.

Super pour les chiffres, et affreux pour celles et ceux qui en sont victimes.

Heureusement que « Codedo » ne ressemble pas à un gros mot en français… ça aurait pu coûter plus cher encore.

Tjembé rèd !

Portrait de pablico

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De pablico

18H25 | 03/07/2008 | Permalien

Outrage quel grand mot. regardons la définition :
Une injure est une parole offensante adressée à une personne dans le but de la blesser délibérément, en cherchant à l'atteindre dans son honneur et sa dignité. Une insulte, quasi-synonyme d'injure, est cependant considérée comme une injure moins grave. Une injure grave est un outrage.

donc crescendo il y a :
insulte
injure
outrage.

et dans ce cas ne se sont-ils pas trompé ou tout mélangé ?
à moins que le sens du mot « grave » n'ait pas le même poids pour tout le monde.

Portrait de FabiendeMénilmontant

à pablico Portrait de pablico De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 21H14 | 03/07/2008 | Permalien

oui Pablico,

si tu dis bien fort à un gendarme : « l'escargot est un animal pédonculé » et qu'il te dresse un PV, c'est qu'il est sourd. s'il sourit, c'est qu'il aime manger.

Portrait de Marcus-Aurelius

à pablico Portrait de pablico De Marcus-Aurelius

Cadre Paris | 07H41 | 05/07/2008 | Permalien

Bonjour,
p'tite précision au passage !

Vos trois définitions aux regards des textes, peuvent signifier une seule chose.
Selon le contexte, les personnes présentes et le niveau de volonté à nuire.

L'outrage c'est une vive insulte ou injure, à un représentant de l'état, dans l'exercice de ses fonctions.

Le MP peut retenir une insulte ou injure, par exemple, dans le cas ou une épouse s'est faite offensée (atteinte à sa dignité…) par son conjoint. Le verdict variera selon les circonstances.

En public, on ne peut pas adresser n'importe quel mot à une personne et qui que ce soit, qu'on a en face de nous ! !

Par ailleurs, même s'ils restent en % faible, il y a un nombre croissant de représentants de l'ordre, qui sont condamnés par les tribunaux.

Ceci dit, il y a encore un nombre important de ces personnes, qui se croient tout permis, outrepassant les règles de leurs fonction (Si si , elles existent) portant atteinte à la bonne fois du petit nombre d'entre eux (il y en a ! ! ) qui ne font que leur boulot correctement (par-ce qu'il en faut tout de même ! ! )

Bonne journée

Portrait de r_v

De r_v

15H26 | 03/07/2008 | Permalien

Vous dites venir de la campagne et ne savez pas faire la difference entre un poulet et un canard ! bizarre, non ?

Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets

à r_v Portrait de r_v De JJ Reboux outrageur de poulets

16H08 | 03/07/2008 | Permalien

Oui, c'est étrange, et la présidente de la 13e chambre n'en croyait pas ses oreilles ! Je souffre d'une forme (rarissime) de prosopagnosie, dite « prosopagnosie volaillère ». C'est-à-dire que je peux très bien converser pendant des heures avec un poulet en croyant parler à un canard, et réciproquement…

Portrait de Jaycib

à JJ Reboux outrageur de poulets Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets De Jaycib

Désagrégé de l'Université | 16H20 | 03/07/2008 | Permalien

Vous connaissez l'histoire peu ou prou ethnico-discriminatoire que racontait Ronald Reagan du temps de sa présidence ?

Comment reconnaît-on le Polonais à un combat de coqs ?
C'est le mec qui se pointe avec un canard.

Comment reconnaît-on l'Italien ?
C'est le mec qui parie sur le canard.

Comment sait-on que le tout est dirigé par la mafia ?
C'est le canard qui gagne.

Votre canard à vous est moins agressif, apparemment.

Portrait de TARPON

à JJ Reboux outrageur de poulets Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets De TARPON

21H21 | 03/07/2008 | Permalien

zn fait la presidente vous a fait comprendre que pour 150 euros vous auriez pu vous dispenser d'encombrer le tribunal .Comme dirait un(e)avoué(e) de mes amis « avoir raison,c'est une chose qui compte peu en face du fait que vous les emmerdez ».Notre justice est ainsi faite.

Portrait de ydcl

à r_v Portrait de r_v De ydcl

10H50 | 04/07/2008 | Permalien

Bien ! Donc traitez le poulet de rebus de la grippe avière ou de canard WC !

Portrait de Prolo du livre

De Prolo du livre

15H32 | 03/07/2008 | Permalien

Salut à toi Reboux !

Bon, y a qu'un truc qui me chiffonne avec toute ton histoire. On a l'impression qu'il n'y a que sous l'ère du Pe-Timonier que tu contestes les méthodes, l'attitude, de la petite nationale…

Pour le reste, et sur le fonds, je suis tout à fait d'accord avec toi. Mais cet « oubli » des méthodes des pandores en d'autres temps m'irrite le conscient. Les flics, de tout temps, ont dépassés leurs droits. Maurice Rajsfus ne cesse de le rappeler…

Alors, une petite question, c'est uniquement parce que le Pe-Timonier t'énerves ?

N'y voit aucune provoc, ni inimitié, juste une question.

Edit : Tu sais que s'auto éditer c'est pas trop professionnel ? Je plaisante, je sais que beaucoup d'éditeurs n'osent pas éditer ce genre de choses…

Portrait de JJ Reboux outrageur de poulets

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De JJ Reboux outrageur de poulets

16H00 | 03/07/2008 | Permalien

Que nenni, Prolo du livre !
Il se trouve que le Pe-Timonier (comme tu le dis si joliment) était à Beauvau quand ce qui m'est arrivé est arrivé. Et que c'est par l'acte manqué d'un flic souffrant d'une sarkophilie pathologique que toute cette histoire a commencé…
Pour le reste, si tu lis bien notre bouquin, tu verras qu'on ne fait nullement l'impasse sur ce qui s'est passé avant le 6 mai 2007. Dès le début, on prévient aimablement Rachida Dati en ces mots : « Il y a fort à parier que cette lettre vous mettra de fort mauvaise humeur. Ce dont vous nous voyez désolés car tel n'est pas notre but. Ce courrier aurait pu être adressé à un autre garde des Sceaux, à une autre époque, qu'il soit de droite, de gauche ou du centre… »
Cela étant, ce qui est arrivé à Romain Dunand ne pouvait arriver que sous le règne de Sarko et son adjoint Hortefeux. Car pour être tenté de comparer un chef de l'Etat français à Pétain et ses méthodes à celles de Vichy, il faut remonter… à Pétain !

Portrait de kawouede

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De kawouede

16H07 | 03/07/2008 | Permalien

Prolo du livre, merci : je me suis fait la même remarque à propos du rapport de la LDH « Une démocratie asphyxiée » : le titre et une partie du contenu laissent croire que tout a commencé en 2007. Or à mon avis c'est bien plus lointain (1958… voire 1848 et 1871).

A signaler et lire aussi (chez un autre éditeur qui vaut le coup) La décadence sécuritaire, La Fabrique, fait remonter à 1999-2000 le début d'une évolution inquiétante (et pourtant j'aimais bien la Gauche plurielle)
http://www.lafabrique.fr/article_livres.php3 ? id_article=252

Portrait de Arkhipov

à kawouede Portrait de kawouede De Arkhipov

Génie en frottant | 16H59 | 03/07/2008 | Permalien

ainsi que Loïc Wacquant, « punir les pauvres », toujours sur les questions sécuritaires et la dérive actuelle. Pas tendre non plus avec Jospin & Cie

Portrait de dalun

à Arkhipov Portrait de Arkhipov De dalun

17H12 | 03/07/2008 | Permalien

1999 et 2000 furent des années « bizarres “ pour le mot ‘sécurité ensuite 2001…et les élections de 2002 ! depuis , sécurité partout ou volonté de sécuriser le peuple , les mots du peuple … ? .

Portrait de pierrejcallard

à kawouede Portrait de kawouede De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 22H20 | 03/07/2008 | Permalien

Dans 5 ans, tout le monde aura son enregistreur en poche…et tout le monde sera poli. C'est ce qui s'est passé au El Salvador avec la guerre civile. Tout le monde avait une arme dans sa voiture et tous les automobilistes était d'une courtoisie exemplaire…

Pierre JC Allard

http://nouvellesociete.org/5174.html

Portrait de Prolo du livre

à pierrejcallard Portrait de pierrejcallard De Prolo du livre

07H50 | 04/07/2008 | Permalien

On peut voir ça dans toute l'Amérique du sud… Au Brésil notamment. J'ai également vu ça en Yougoslavie peu après la guerre.

Un phénomène assez étrange de se dire que les armes et la violence peuvent amener une certaine « paix » entre les hommes…

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