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"Les Sept Jours", fleuron d'un cinéma israélien en ébullition

Ronit Elkabetz dans Les Sept Jours (DR).

Une semaine après « Valse avec Bachir », le film d’animation corrosif signé Ari Folman, un autre film israélien important, « Les Sept Jours », sort sur les écrans. Devant et derrière la caméra : Ronit Elkabetz, actrice et réalisatrice ultratalentueuse. Pourquoi le renouveau du cinéma en Israël ? Que racontent les films récents sur la réalité du pays ? Réponses de la comédienne et de son frère Shlomi, coréalisateur.

« Mariage tardif’ de Dover Kosashvili, “Or (Mon Trésor)” de Keren Yedaya, ‘La Visite de la fanfare » de Eran Kolirin… Au cœur de ces trois films témoignant du renouveau du cinéma israélien : Ronit Elkabetz, une des comédiennes les plus étonnantes apparues ces dernières années sur la planète cinéma. Tempérament volcanique et capacité inouïe à incarner les contradictions de ses personnages, l’actrice sait tout faire et les cinéastes internationaux ne l’ignorent pas (elle tourne actuellement en France, sous la direction d’André Téchiné).

Non contente d’interpréter des personnages mémorables dans les films des autres, la comédienne tourne aussi, avec son frère Shlomi, ses propres fictions. Après le remarquable « Prendre femme », il y a trois ans, le duo revient aujourd’hui avec « Les Sept Jours », une histoire de deuil réunissant, dans le huis-clos d’une maison, une famille qui règle ses comptes. Les petits comme les grands…

« La guerre, personnage omniprésent »

Entre drame psychologique (heureusement dépourvu de poncifs) et portrait d’une communauté aux prises avec ses ambivalences, « Les Sept jours » -fait rare dans le cinéma israélien contemporain- semble ignorer les tumultes de la grande Histoire. Mais là comme ailleurs, il convient de se méfier des apparences…

La preuve : dès les premiers plans du film (une scène d’enterrement), une sirène retentit. Et les personnages, autour de la tombe du défunt, d’enfiler prestement leur masque à gaz. Explication : l’action des « Sept Jours » se situe en 1991, lors de la première guerre du Golfe. Un hasard ? Non, évidemment. Explication de Ronit Elkabetz :

« Quand on vit en Israël, il est impossible d’évoquer un sujet sans qu’apparaissent la guerre ou les conflits communautaires. C’est ainsi. Dans 'Les Sept Jours', nous n’abordons pas frontalement la question politique, mais celle-ci rattrape tout de même les protagonistes. »

Et Shlomi Elkabetz de poursuivre :

« La guerre est un personnage à part entière de notre film. Un personnage discret, mais omniprésent… »

Shlomi et Ronit Elkabetz (DR)Longtemps le cinéma israélien s’est résumé à un nom : Amos Gitaï, auquel on pouvait éventuellement ajouter celui d’Assi Dayan (La Vie selon Agfa). Depuis quelques années, une politique culturelle volontariste -grâce aux lois de 2001 et 2004, cinq fois plus de films produits chaque année-, un excellent accueil du public local (autrefois exclusivement intéressé par les films américains) et la reconnaissance dans les grands festivals internationaux ont imposé de nouveaux cinéastes.

Dernier exemple en date : Ari Folman, dont l’impressionnant film d’animation Valse avec Bachir, est sorti la semaine dernière sur les écrans français. Alors, nouvelle vague ? Pas sûr. Eran Riklis, l’auteur des Citronniers, nous le confiait récemment : il serait vain de vouloir rassembler, sous une même bannière esthétique, tous les cinéastes locaux. La famille Elkabetz confirme. Shlomi explique :

Un nouveau cinéma, oui. Une nouvelle vague, non. Il n’y a aucun point de comparaison formel entre les films récents. En revanche, ils adoptent tous un point de vue personnel et critique sur notre pays.

Et Ronit de surenchir :

La nouvelle génération de cinéastes partage une conviction : pour évoquer Israël et ses contradictions, il faut s’éloigner de la prétendue objectivité des reportages télévisés et raconter des histoires à la première personne du singulier.

Une quête perpétuelle du rapprochement des peuples

Subjectivité, engagement, regard critique. Le nouveau cinéma israélien campe sur ses positions et celles-ci ne relèvent pas, loin s’en faut, du seul geste esthétique. A l’origine du scénario de Valse avec Bachir ? Les souvenirs du cinéaste, Ari Folman, ancien soldat de Tsahal et témoin des massacres de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982. Ronit Elkabetz, elle, considère que tout son travail est irrémédiablement lié au contexte politique de son pays :

Je suis en permanence à la recherche de mes racines. Je suis née de parents immigrés du Maroc. Mes fondements et ma culture sont pluriels, mais mon histoire, c’est Israël. J’ai envie de raconter ce pays où, dès le jour de notre naissance, nous entendons le grondement des sirènes.

Découvrir leurs films suffit pour s’en convaincre. Politiquement parlant, la jeune génération de cinéastes israéliens penche nettement du côté gauche de l’échiquier politique. Et elle ne cesse de mettre en scène les espoirs de rapprochement entre Israéliens et Palestiniens pour qu’enfin cessent les déchirures, la guerre, l’horreur. Optimisme béat ? Pas vraiment. Quand Ronit Elkabetz rêve tout haut de pouvoir montrer Les Sept Jours au public palestinien, son frère Shlomi l’interrompt :

Hélas, ça n’arrivera pas. La culture n’échappe pas à la division des communautés. Je rencontre parfois des cinéastes palestiniens dans les festivals internationaux. Nous nous parlons. Nous nous apprécions.

Mais nous savons qu’il est impossible de montrer nos films dans nos pays respectifs. Les réactions seraient trop violentes. Ce n’est pas : 'Nous ne voulons pas.' C’est : 'Nous ne pouvons pas.' Ce qui est bien pire. Un jour viendra. Peut-être.

Le cinéma, toutefois, contribue parfois à des rapprochements inattendus. Ainsi le tournage de La Visite de la fanfare (important succès partout dans le monde, 400  000  entrées en France), dont Ronit Elkabetz garde un souvenir intense :

Les musiciens égyptiens étaient incarnés par des acteurs palestiniens. Tous les jours, nous avons travaillé ensemble. En totale harmonie. Ces rencontres nous enrichissent. Chaque petit pas vers le respect mutuel est une victoire. Et le respect, c’est ce qui nous manque le plus.

Les Sept Jours de Ronit et Shlomi Elkabetz - 1h48 - Avec Ronit Elkabetz, Albert Illouz, Yaël Abecassis - En salles le 2 juillet


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GRECKO
15H34 01/07/2008

J’insiste, aidez-nous car ce film là on ne pourra peut-être plus le voir, merci.

LIEVIN

UNE CINEMA ART ET ESSAI VA MOURRIR !

AIDEZ NOUS A LE SAUVER

Vous pouvez signer la pétition en ligne.Signez
et si vous êtes du coin, venez manifester le lundi 30 juin devant la mairie de Liévin à 18h30 à l’occasion du conseil municipal.

NON à la fermeture du cinéma Arc-en-ciel de LIEVIN (62)

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1833

C’est le seul cinéma dans le bassin minier du Pas-de-Calais qui permet de voir les films qui ne sont pas présentés ailleurs. Son affluence n’est pas ridicule mais la mairie ne semble plus vouloir le supporter. Les autres structures territoriales ne semblent pas plus être concernée. Plus d’infos sur ce lien

http://www.lievin-infos.com/actualite/suite.php?newsid=849

 
Puttermesser
15H36 01/07/2008

ahhhhhhhhhhhhhhhhhh Ronit Ronit Ronit!!!!!
Que tu as bien fait d’aller à Tel Aviv au lieu de voir ta carrière refuser de décoller sur les petites scènes élitistes parisiennes!
Ce n’est pas une nouvelle comédienne, elle vivait à Paris il y a 10 ans et faisait du théâtre.

 
oursonne
18H04 01/07/2008

Personne n’a dit que c’était une nouvelle comedienne !

 
Puttermesser
20H52 01/07/2008

« une des comédiennes les plus étonnantes apparues ces dernières années sur la planète cinéma »
eh si… faudrait lire avec attention….ces « dernières années » et « apparaître » ça veut dire quoi d’après vous?

 
Karim Dridi | Réalisateur
18H55 01/07/2008

Les cinéastes Israëliens sont bon car ils ont quelques choses à dire. Ils sont bons car ils sont métissés de cultures différentes (occidentales et orientales). Ils sont bons car ils s’engagent sans avoir peur d’être politique. Ils sont bons car, personnellement, ce sont eux qui réussissent à me donner un peu d’espoir.Et Roni est vraiment une superbe actrice.

 
TARPON | chat de gouttiere
19H03 01/07/2008

c’est Arthur le producteur ou Spielberg?

 
Martin D
09H40 02/07/2008

ah je croyais que c’était finkelcrotte ou stéphane berne…

 
R2PH
01H03 02/07/2008

*** ALARM ***

Laissez tomber : La RUE89 vient de remplacer le topic « Le président sur France 3 » - Ou un truc du genre

Par « Ai-je eu raison de me faire opérer de ma myopie »

Enfoirés, avec toute la promo que je vous ai pas facturé…

 
pikasso02
15H28 02/07/2008

Israeliens et Palestiniens peuvent nous parler de la guerre mieux que personne. Une israelienne a laissé sur EVENE un témoignage sur sa vie de militaire et de tous les jours. Ce témoignage est un vrai poème. Des bribes de ce témoignage restent accessibles. Ces entretiens virtuels que certains internautes ont tenus avec elle avant qu’elle ne cesse d’émettre, ne sont que virtuels, certes! A-t-elle seulement existé? Si Rue89 pouvait le savoir, Rue89 pourrait prendre contact avec sa famille. Je pourrais lui livrer le journal de cette israelienne, journal composé uniquement avec ses propos non exhaustifs, et uniquement les siens, ne mettant personne en question. C’est sa pensée pure. C’est un bijou effroyable. Il est évident que si cette personne merveilleuse a existé, je donnerais à sa famille le travail de compilation de ses écrits qu’il aurait été sacrilège de ne pas conserver. Sa famille pourrait alors décider du sort de ses écrits. Selon certains internautes elle serait décédée. La réalité en Israël dépasse la fiction. Pourquoi devrions-nous cacher ses écrits s’ils sont nés d’un corps souffrant?

 
rapatapoulos | 
16H01 02/07/2008

Pourquoi n’a-t-on pas parlé de l’extermination à la fin de la seconde guerre mondiale ?
De Gaulle, le grand héros récupérateur a fait l’impasse sur ce détail, le peuple n’a rien dit, pas un mot, ils avaient d’autres chats à fouetter.
En fait, pour parler ou accepter les israéliens et leur cinéma ou leurs livres, il faut qu’on y parle des palestiniens, ce pays est pro-arabe, il faudrait avoir le courage de le reconnaître.
Dans cet article on précise  » Ari Folman a été quand il était dans l’armée ( que tout le monde ici se plaît à appeler « Tsahal » comme si cette armée était une armée de sauterelles ou pire) Ari disais-je a été le témoin des massacres de Sabra et Chatila.
Il est très fort Ari d’en avoir été le témoin, aucun israélien et encore moins un soldat n’a pu être témoin de cet évènement, le crime, ces assassinats ont été perpétrés par la milice chrétienne, bravo les chrétiens !
Ce n’est pas très important, show must go on….A propos que sont devenus les 12.000 soldats français et leurs chars Leclerc repeints à neuf, toujours au Sud Liban ? Toujours…lol !

 
Compte supprimé 6
19H37 02/07/2008

Bonsoir,

Je ne pense pas que la France soit pro-arabe comme vous le dites, ce n’est pas parce qu’on ne porte pas d’intérêt au « cinéma » israëlien, qu’on est forcément pro-arabe.

Le sionisme dérange le monde, donc tout ce qui se rattache au sionisme est dérangeant. Les réactions à cet article prouvent le peu d’intérêt que les Français ont pour ce « cinéma » larmoyant.

Il faut dire aussi que les juifs de France vivent en communauté, entre eux, ça n’aide pas à l’intégration.

Sinon, votre « analyse » des massacres de Sabra doit être étayée par un lien vers un article sérieux, sinon vos accusations sont de la calomnie et rien d’autre.

 
leconcombrevert | entier !
20H45 02/07/2008

Bonsoir,

quand vous parlez du « peu d’intérêt des Français » pour le cinéma israélien, vous n’avez peut-être pas suivi le lien donné au début de l’article vers un article précédent où il était question justement du film de Ari Folman « Waltz avec Bachir ». Cet article à tout de même été consulté par plus de 10.000 riverains:

http://www.rue89.com/2008/05/14/valse-avec-bachir-la-memoire-disrael-en-…

et il a été très amplement commenté. Nous verons bien quel sera sa réusite en salle, à l’heure qu’il est on en sait rien puisque il sort seulement maintenant.

J’irais le voir dés la semaine prochaine et je vous conseille de faire de même parce que c’est certainement un film qui vaut le détour.

Comme vous devez le savoir la Visite de la fanfare a lui aussi rencontré un très grand succès en France.

À part Waltz avec Bachir et la fanfare le soi disant peu d’intérêt des Français est d’après moi surtout dû au fait que les films dont nous parlons sont des films plutôt intimistes qui rentrent difficilement en concurrence avec des Rambo 36 etc. Et il y a aussi un problème de distribution, le même que rencontrent aussi les quelques films palestiniens, libanais etc. de qualité cinématographique.

Je ne sais pas ce qui vous fait dire que le cinéma israélien serait « larmoyant » ? Je ne sais pas de quels films vous parlez. Vous pouvez donner des exemples ? Les citronniers (autre lien) « larmoyant » ? Ben, si vous appelez « larmoyant » de parler de la bataille d’une Palestiniènne pour ses terres, allez-y.

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Si ma réaction à cet article c’est faite attendre ce n’est pas par manque d’intérêt, mais j’attribue ça à la qualité de l’article auquel je n’avais rien à ajouter.

Et pour terminer, où avez vous vu que les Juifs de France ne seraient pas intégrés ? Vous confondez la situation d’une infime minorité avec celle de 90 pourcent - sinon plus.

 
Compte supprimé 6
21H04 02/07/2008

Bonsoir,

Déjà, je vous ferais remarquer que les 10.000 riverains dont vous parlez ne sont pas forcément français, rue89 est un média ouvert sur le monde entier ! Ensuite vous reconnaissez vous même dans votre réaction épidermique que « peu d’intérêt des Français est d’après moi surtout dû au fait que les films dont nous parlons sont des films plutôt intimistes qui rentrent difficilement en concurrence avec des Rambo 36 etc », c’est votre version, sinon nous sommes d’accord sur le peu d’intérêt.

La photo qui est utilisée pour illustrer l’article est très larmoyante, le sujet aussi.

Sinon, j’ai dit que les juifs de France n’aidaient pas à l’intégration de la culture israëlienne en France, à cause de leur esprit communautaire.

Je ne comprends pas pourquoi vous chercher à déformer mes propos, calmez vous un peu, j’ai le droit d’exprimer mon opinion, même si cela brise vos rêves.

Bonne soirée, moi je vous conseille de regardez Ushuaïa.

 
leconcombrevert | entier !
22H38 02/07/2008

Tant mieux si nous sommes d’accord.

Juste une question et deux remarques:

Où voyez vous donc quelque chose épidermique dans mon post ? Enfin, passons.

Nous avons peut-être pas la même définition de « larmoyant ». Mais je dévine ce que vous voulez dire.

Néanmoins, je ne vois pas pourquoi il faudraient une « intégration de la culture israélienne en France » ? Et ce n’est point le but recherché par le cinéma israélien à mon avis .

Bonne soirée à vous.

 
Compte supprimé 6
00H04 03/07/2008

Je répondrais à une de vos remarques ; si on parle de « cinéma » israëlien, c’est donc qu’on parle de culture israëlienne. C’est un élément nouveau, il faudra bien que cette nouvelle culture s’intègre si elle veut vraiment exister en France.

Bonne nuit.

 
NELEPHANT
22H40 02/07/2008

Je n’ai pas vu le 7 jours, mais j’ai un préjugé favorable pour avoir vu Ronit Elkabetz dans « un mariage tardif », dans « la visite de la fanfare » et dans « Alila ».

RE est une actrice qui ose prendre des risques : avec ce qu’elle dit, avec sa peau, avec son jeu. Cela à soi seul est digne d’intérêt.

Combien d’acteurs se tiennent à l’extérieur de ce qu’on leur demande de jouer, et montent sur le plateau comme d’autres font leurs heures routinières?

Le dernier souvenir que j’ai d’une comédienne faisant SINCEREMENT son métier est TRES ancien. C’était Sandrine Bonnaire dans « A nos amours », puis peu de temps après, au théâtre de Gennevilliers, dans « La bonne âme de Sétchouan », mise en scène par Bernard Sobel.

Pourquoi faut-il aussi qu’un article sur le cinéma israélien suscite les commentaires REPUGNANTS de Tarpon et de Martin D? En bons flics qu’ils sont, ces deux-là n’hésitent pas à faire des listes « ethniques ». Cela ne vous rappelle rien, riverains de Rue89? Ces deux compères ne mériteraient-ils pas d’être domiciliés rue…Lauriston?

 
leconcombrevert | entier !
23H04 02/07/2008

Bonsoir Néléphant,

… comme vous dîtes !

Concernant les deux tarés: Il suffit de lire les commentaires des mêmes sur les francs maçons, autre « tête de turc » de prédilection des personnes d’une certaine « culture » (devrais- je écrire « Kultur ») FN-nazillon pour les situer. Milice un jour, milice toujours ? Beurk.