Depuis le siège de France télévisions et celui de Rue89, les principaux temps forts de l'intervention présidentielle sur l'Europe.

Les propos de Nicolas Sarkozy sont commentés par les journalistes de Rue89, avec Augustin Scalbert au siège de France Télévisions, et le politologue Jean-Phillipe Roy, blogueur sur Rue89.
21h10. Cynisme et imposture. Pour l'eurodéputé socialiste Benoit Hamon, l'intervention de Nicolas Sarkozy était essentiellement nationale. Prenant l'exemple de la TVA sur les carburants en Europe, le socialiste fustige les promesses irréalisables de Nicolas Sarkozy : « Il fixe un objectif qu'il sait irréalisable pour pouvoir dire “c'est la faute à Bruxelles.” (Ecouter le son)
Benoît Hamon estime que la présidence française sera du temps perdu en raison de l'absence d'ouverture des discussions sur un salaire minimum européen ou sur une harmonisation des fiscalités. L'initiateur du think thank La Forge dénonce également les dépenses trop élevées de la présidence (190 millions d'euros) qu'il qualifie de “dépenses de marketing” : “La tour Eiffel aux couleurs de l'Europe (…) pour masquer l'absence de politique, y aura des gadgets pour tout le monde”. (Ecouter le son)
20h50. Deux questions en conclusion : 1) Qui croit encore que Nicolas Sarkozy est libéral ? Le président français ne l'est ni sur le plan politique (il juge plus efficace que le président de France Télévisions soit directement nommé par l'exécutif), ni sur le plan économique : sur le thème “je ne suis pas protectionniste, mais…”, il propose aux autres pays européens de renforcer les protections des industriels et des agriculteurs contre la concurrence des pays du Sud, accusés de ne pas respecter les même règles environnementales.
2) Qui croit encore que Nicolas Sarkozy est efficace ? Une bonne partie des propositions qu'il avance (les baisses de TVA sur les produits pétroliers, ou sur la restauration, par exemple) suscitent l'hostilité d'autres pays européens ; or elles nécessitent l'unanimité des pays membres de l'Union. Autant dire que leurs chances d'être retenues dans les prochains mois sont proches de zéro. Dans ce cas, pourquoi les mettre en avant comme des objectifs de sa présidence de l'Union Européenne ?
20h23. A propos de la nomination du président de France Télévisions, il déclare : “Comment voulez vous faire tourner une boutique, 6000 à France 3, 11 000 sur l'ensemble, avec des présidents qui changent tous les trois ans ? ‘ Il propose :
Une nomination par l'Etat, avec l'avis du CSA , un avis conforme, et l'avis du Parlement, qui ne donne actuellement aucun avis sur le sujet. On saura qui est responsable des bons et des mauvais programmes ; quand l'équipe fera son travail, elle continuera, quand l'équipe ne fera pas son travail, elle changera.’
Ce système évitera selon lui que le service public soit sous l'influence d'une ‘secte de micro-organisations qui descendent de temps en temps dans la rue’.
20h19. Message final sur la base du pragmatisme : l'hypothèse d'une Europe sous le Traité de Nice, sans s'ouvrir à la Croatie, n'est pas écartée (ce qui correspond au modèle d'un espace de libre-échange).
Finalement, la question de la compatibilité éventuelle entre une souveraineté nationale et une souveraineté européenne n'est pas clairement envsagée. Et sur ce point, le message de Sarkozy est clair : il y a un primat de la dimension nationale, ce qu'il réaffirme à propos de la Chine et du dalaï lama. La personnalisation du régime semble là marquer également le message européen de Nicolas Sarkozy.
Sur la Télévision publique, là encore, on est sur un registre identique : sur ce sujet français, le Président s'affirme volontaire et déterminé à changer les choses. C'est possible car, si on entend bien son message, on est dans un cadre relevant de la souveraineté française, c'est-à-dire dans le champ de sa légitimité politique.
Il termine fortement, selon la logique de mise en tension qui le caractérise, en plaçant la tension directement avec celles et ceux qui l'ont interrogé. Le concept de responsabilité et de transparence est mis à contribution pour justifier sa décision quant à la nomination du Président de France Télévisions. (Jean-Philippe Roy)
20h00. Sur les relations OMC-Europe, la stratégie d'explication consiste à placer encore le message : ‘Il faut une Europe qui protège’, ‘il faut une réciprocité’. Il faudrait préciser entre qui et qui doit se situer cette réciprocité.
Sur le thème de l'immigration, c'est l'occasion de rappeler et de se féliciter de Sangate. Mais aujourd'hui, nous sommes dans Schengen. Et, là encore, pour Nicolas Sarkozy, il faut se mettre d'accord. Sous entendu c'est encore un problème. Là encore, l'Europe telle qu'elle est actuellement est plus un problème qu'une solution.
Toujours sur l'immigration, il reste sur une politique nationale, même s'il justifie que le pacte européen l'impose. C'est indiscutablement ce qu'il faut retenir du message présidentiel ce soir : un profil très bas par rapport à la dimension politique européenne, et sa réduction à l'antagonisme supposé Europe-Nation. Le Président réagit comme si les débats et les conflits se résumaient à ce clivage.
En rappelant et en se félicitant que la compétence sociale soit européenne, là encore, à l'image de ce qu'il a annoncé, il place son message au niveau Nation-Europe. On peut en conclure qu'il a décidé, d'une certaine manière, de limiter volontairement l'Europe à ce qu'elle est actuellement, c'est-à-dire un espace économique de libre-échange. (Jean-Philippe Roy)

19h59. Protéger. C'est le mot de la soirée. La France veut la protection des Européens, pas leur inquiétude. Nicolas Sarkozy a dit ‘refuser le protectionnisme mais l'Europe doit se battre à armes égales.’ Plutôt réaliste, le Président reconnaît qu'en six mois, il n'aura pas le temps de tout faire mais souhaite ‘créer un choc salutaire’ pour lancer une Europe qui protège. Pas très rassurant, le discours du Président est plutôt anxiogène : rien ne va, la planète danse sur un volcan et les Européens sont inquiets. Les médias roumains auront du mal à trouver les 50% de bonnes nouvelles imposées par le Sénat dans cette interview.
19h57. A propos de Jean-Caude Trichet, président de la Banque centrale européenne, qui menace d'augmenter les taux d'intérêt pour calmer l'inflation, il commence par une formule de prudence : ‘En tant que Président de l'Union je dois rassembler la famille, ne dois pas verser dans les reproches.’ Pour mieux attaquer : ‘Mais vous savez ce que j'en pense depuis longtemps…’. Selon lui, la BCE devrait s'occuper aussi de la croissance, pas seulement de l'inflation. Et elle fait une erreur d'analyse sur la nature de l'inflation, qui n'a rien à voir avec celle d'il y a trente ans. L'inflation d'aujourd'hui n'est pas liée au plein emploi des capacités de production, mais simplement à ‘l'explosion des matières premières aux matières pétrole’. Dans ce contexte, ‘vous pouvez doubler ou tripler les taux d'intérêt’, cela ne fera pas baisser les prix du pétrole…
19h46. Pendant la coupure du journal, plus aucun son en provenance du studio n'arrivait dans les étages de France Télévisions. Dans les différentes régies, on pouvait voir le Président, un peu crispé mais muet, sur les écrans de contrôle. Le studio du 19-20, au niveau -1 du bâtiment, est donc totalement coupé du monde. Chacune des portes qui y donnent accès est soigneusement verrouillée et gardée par des vigiles et des maîtres-chiens. Et les salariés qui travaillent dans l'immeuble sont invités à muscler leurs cuisses, puisque tous les ascenceurs ont été désactivés.
A l'extérieur, au pied du grand bâtiment, quelques scooters ont finalement bénéficié de la clémence des services de déminage. Mais les barrières Vauban qui empêchent les salariés d'accéder à la chaussée empruntée par le convoi présidentiel sont toujours en place.
19h50. Depuis Toulouse, on fait remarquer que ‘quelque chose ne tourne plus rond chez Airbus’. Nicolas Sarkozy fait remarquer que ça ne date pas de sa présidence. Tout céder à Berlin pour sauver le couple franco-allemand ? ‘Non mais comme c'est franco-allemand on ne peut pas avoir tous les postes’, répond fermement le Président.
19h47. Airbus est l'occasion de re-situer le problème au sein des relations franco-allemandes. C'est-à-dire presque au niveau bilatéral, alors qu'il n'y a pas que la France et l'Allemagne dans Airbus. Là encore, à travers cet exemple, il est frappant de voir que l'argument ‘zone euro contre zone dollar’ présente l'Europe comme un problème ! Ensuite, le message en direction de la BCE est clair : ce qui échappe aux souverainetés des Etats constituant l'Europe est un problème, car cela échappe aux politiques. (Jean-Philippe Roy)
19h42. A propos de la fusillade de Carcassonne, il menace :
‘Tout ça témoigne d'une absence de maîtrise dans l'organisation de ces journées porte ouvertes effrayante, et ça ne peut pas rester sans conséquence. Je le dis en tant que chef des armées. (…) Personne ne comprendrait que je ne n'assume pas mes responsabilités.’
19h36. Le paquet énergie-climat, prioritaire et délicat dossier de la présidence française, est complexe. Pas d'inquiétude, Nicolas Sarkozy va ‘simplifier le truc’. En gros, d'ici à 2020, l'objectif est de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre et d'augmenter de 20% les énergies renouvelables. L'Europe doit ‘donner l'exemple’ au reste du monde. Souci : les pays baltes et de l'Est craignent qu'on ne tue leur croissance.
Toutefois, respecter l'environnement est ‘une charge de plus pour les pays européens’. Il propose donc de taxer les produits importés qui ne respectent pas ces obligations environnementales, pour ne pas léser les industriels frappés par ces ‘charges’. Il ne s'agit pas de ‘protectionnisme’, plaide-t-il, mais d'une taxe pour ‘rééquilibrer la concurrence’ : il n'y a ‘aucune raison pour qu'on accepte de consommer et d'importer des produits qu'on interdit’ de fabriquer chez nous. Là encore, il aura du mal à convaincre les 27 : beaucoup considèrent depuis longtemps que les Français sont des protectionnistes indécrottables.
19h31. Sarkozy rappelle qu'il veut baisser la TVA pour les restaurateurs (un lobby puissant à droite). Il veut également aligner la TVA sur le disque et la vidéo sur celle des livres. Et instaurer la TVA à 5,5% sur les produits écologiques dans la construction des immeubles.
19h23. Depuis Rennes, une question sur les pêcheurs. Soupir de Nicolas Sarkozy :
‘C'est pas un problème simple. Vous comprenez bien que c'est une compétence européenne parce que les thons rouges, les maquereaux, les sardines et que sais-je encore ignorent les frontières de nos pays.’
Le Président se place du côté des pêcheurs, contre les scientifiques : ‘Je ne comprends pas que les gens qui vivent de la mer ne soient pas plus écoutés par les scientifiques’, déclare-t-il, tout en considérant que ce n'est ‘pas anormal’ que Bruxelles s'inquiète de la ressource halieutique (la France a pêché deux fois plus de thons rouges que prévu) :
‘Je conteste l'analyse scientifique… Quand on est en mer toute l'année, on doit être au courant de la ressource qui vous fait vivre.’
19h21. Annonce sur l'intéressement : on est toujours dans le cadre purement franco-français. (Jean-Philippe Roy)
19h20. Au chapitre du pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy rappelle qu'il a proposé aux Européens de plafonner les recettes de TVA sur les produits pétroliers. Il a été chargé de conduire une étude sur le sujet pour une ‘décision en octobre’, dit-il. Une telle mesure doit cependant être adoptée à l'unanimité à l'échelon européen. Or plusieurs membres ne veulent pas en entendre parler…
19h17. Le Président s'enferre dans un message purement français, ce qui affaiblit sa capacité à porter une politique à l'échelle européenne. Il demeure sur un stéréotype : quand ça ne va pas c'est de la faute à l'Europe, pour trouver une solution, je m'en occupe au niveau français. (Jean-Philippe Roy)
19h15. Première question, posée depuis Strasbourg : ‘Monsieur le Président, pourquoi les Français sont-ils obligés de traverser la frontière pour acheter des produits moins chers en Allemagne ? Réponse du Président : la loi de modernisation économique prévoit plus de concurrence dans la grande distribution. Nicolas Sarkozy rebondit sur la flambée des prix du carburant pour afficher sa volonté de développer le nucléaire et les énergies renouvelables -Pourquoi en choisir un ? on fera les deux- pour ne plus être dépendant du pétrole. Il reconnait que ce n'est pas une solution pour tout de suite.’
19h10. Trois remarques d'abord :
- Le dispositif est particulièrement solennisé et décentralisé, afin de ramener à proximité la parole présidentielle et la transmission des attentes.-Le ton présidentiel est volontairement dramatisé : aujourd'hui beaucoup pensent Nation contre Europe
- Le temps initial est pédagogique : l'Europe c'est la paix, la prospérité, la démocratie.
Sarkozy prend ici le ton de celui qui assume un sens de l'histoire européenne.
La situation est par ailleurs tout à fait paradoxale : alors qu'il a entamé sur l'Europe, il répond immédiatement sur un plan purement national. Et profite de la comparaison France-Allemagne pour rappeler la nécessité de la concurrence. (Jean-Philippe Roy)
19h07.Son introduction sur l'Europe est un brin anxyogène :
‘Ça ne va pas. Ça ne va pas du tout. L'Europe inquiète et, pire, je trouve, peu à peu nos concitoyens se demandent si finalement l'échelon national n'est pas mieux à même de les protéger que l'échelon européen.’
Nicolas Sarkozy constate que les Français attendent de l'Europe qu'elle les ‘protège contre les risques de la mondialisation’. Il reprend mot pour mot la thématique développée depuis François Mitterrand, qui en 1992 prônait ‘une Europe qui protège’.
19h05. Pas moins de huit journalistes interviewent le Président : le directeur de l'information Paul Nahon ‘himself’, la présentatrice Audrey Pulvar, le chef du service politique-économie Gérard Leclerc et la responsable du service Europe, Véronique Augier. Pulvar et Leclerc sont signataires de la tribune contre la réforme publiée la semaine dernière dans Le Monde. Les quatre autres journalistes seront en duplex depuis la province. A Strasbourg, la présentatrice est littéralement barricadée dans le studio, la direction craignant une intervention des autres journalistes.
19h00. Cet entretien sur la présidence française de l'UE a été demandé de longue date par la direction de l'information de France 3. Mais c'est seulement jeudi que la date a été arrêtée, et officialisée par un communiqué interne. Jeudi, soit le lendemain de la remise du rapport Copé à l'Elysée. ‘Une provocation’, juge Serge Cimino, du SNJ-France 3 :
‘Et que Nicolas Sarkozy vienne dans les studios, c'est comme s'il venait voir si la bête vit encore. De la part de la direction de France Télévisions, on n'est pas loin de nourrir le bourreau !
18h30. Le convoi présidentiel s'est engouffré dans le parking de la tour de France télévisions, sous les huées du personnel entonnant, entre autres slogans, De l'argent pour le public, pas le privé’ ‘Hold up sur l'audiovisuel’ ou encore ‘Plus belle la vie sans Sarkozy’ en référence à la série dont le logo avait même été détourné sur des t-shirts anti-Sarko. A des délégués syndicaux réunis pour un comité central d'entreprise, le président du groupe, Patrick de Carolis, a répondu ceci :
‘Vous ne pouvez pas dire que c'est une provocation alors que sa présence montre que France 3 est une grande chaîne.’
18h00. Alors que le service d'ordre commençait à dégager les scooters à proximité du bâtiment de France Télévisions, sur le coup de 18 heures, un syndicaliste croyait savoir que la présidence de la télé publique avait demandé à l'Elysée de faire ‘une entrée plutôt discrète’, craignant une levée de boucliers à l'arrivée de Nicolas Sarkozy dans les locaux.
Une demie-heure avant son arrivée, le hall de France télévisions commençait en effet déjà à changer de climat. Quelques sifflets se faisaient entendre, ainsi qu'un mégaphone : les syndicats des chaînes de télévision publique mobilisaient leurs troupes depuis le début de la journée, avant le passage de Nicolas Sarkozy dans le 19/20 de France 3, à l'occasion du lancement de la présidence française du Conseil de l'Union européenne.
Jean-François Téaldi, délégué SNJ-CGT, a ainsi préparé un ‘comité d'accueil’ pour Nicolas Sarkozy, accusé d'‘assassiner l'audiovisuel public’ en revenant à la télévision d'Etat :
Pour le syndicaliste, le passage sur le petit écran du président de la République est vécu ‘comme une provocation’ par les salariés, moins d'une semaine après qu'ai été annoncée la nomination du président de France télévisions par le gouvernement. Pour Jean-François Téaldi, reste de sucroît la question du temps de parole à la télévision, que Nicolas Sarkozy refuse de voir défalquer du décompte de l'UMP :




















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à Arnaud Aubron
De marie 75
3563
12H47 | 01/07/2008 |
*Une présidence peut-elle commencer dans le dos des peuples ? *
http://www.france.attac.org/spip.php ? article8705
Ce jour, 1er juillet 2008, le président de la République française
endosse l'habit de président de l'Union européenne. Les quatre chantiers
qu'il a promis d'ouvrir durant le second semestre de cette année
concernent la politique agricole commune, la politique d'immigration, la
question du climat et de l'énergie et la politique de défense. On
pourrait se féliciter du choix de ces objectifs. Malheureusement,
certaines décisions déjà prises ou projetées par les institutions
européennes (Commission et Parlement), avec l'aval des chefs d'État ou
de gouvernement, augurent mal de l'avenir. La directive « retour »
dessine une politique d'immigration honteuse. L'Union européenne propose
une politique énergétique et une réforme de la politique agricole qui ne
sont ni à la hauteur des enjeux climatiques, ni en mesure de répondre à
la crise alimentaire qui a éclaté au cours des derniers mois. Quant à la
proposition de Nicolas Sarkozy de réintégrer le commandement intégré de
l'OTAN, elle équivaut à donner quitus à la politique agressive des
États-Unis. Et on cherche vainement la moindre proposition de la
Présidence française en matière de régulation financière. En revanche,
la France vient d'approuver le projet de directive européenne autorisant
l'allongement de la durée du travail jusqu'à 60 ou 65 heures par semaine.
Chaque fois qu'on leur demande leur avis, les peuples désavouent le
projet d'inscrire définitivement l'Union européenne dans un monde où
règne le droit de la concurrence et où sont minorés les droits sociaux.
Malgré cela, la fuite en avant dans la libéralisation mondiale continue,
et elle ne peut conduire qu'à l'aggravation des crises de toutes sortes,
financière, sociale, alimentaire, écologique, ainsi qu'à la mise en
cause des principes démocratiques les plus élémentaires.
La fiction du traité de Lisbonne « simplifié » s'est effondrée. Aussi,
Attac réaffirme son attachement à ce qu'un traité européen soit élaboré
démocratiquement par une assemblée élue à cet effet, de sorte que les
citoyens et les parlements nationaux soient parties prenantes de ce
processus. Attac exprime également sa conviction que la profondeur des
crises engendrées par le néolibéralisme exige d'inaugurer une ère de
politiques résolument alternatives, tant en matière sociale
qu'écologique. Le temps de la finance reine a assez duré.
Attac France,
Montreuil, 1er juillet 2008
à dupond dupont
De jissé
Ingé retraité | 20H18 | 30/06/2008 |
Dupont dupond
Et tous autres.
Lien vers « concileo ».
« Toute ressemblance avec ? ? ? ? ne serait que pure coïncidence et indépendante de la volonté etc… »
Jissé
http://www.concileo.com/
Edit : _ « Quand on dîne avec le diable il faut prendre une grande fourchette ».
Surtout quand on en arrive au partage du « Camembert ».
à jissé
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 21H04 | 30/06/2008 |
Jissé, le jour où Rue89 s'adresse a cette bande de bras cassés sarkozystiques qui osent se prétendre modos pros… le QG autogéré de l'Armée des Ombres (à priori des gens pacifiques) vous demandera (néanmoins), à vous les parisiens, d'aller faire un sitting obstiné dans les locaux de la Rue jusqu'à ce que ce détail soit réglé…
en attendant, la pub s'est fait diiiscrète là d'un coup…plus de Bouygues ? Plus de popup agressifs ?
mais nous ne baissons pas la garde pour autant : )
http://lohiel.over-blog.net/article-20843421.html
(il semble qu'il y ait un bug avec le code de validation, il faut recharger et insister pour que ça marche)
à Lohiel
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H49 | 01/07/2008 |
Bonjour Lohiel,
hé bien moi je n'ai plus d'amis depuis hier et plus de commentaires (voir plus) sauf les derniers.
Comment ça se fait Rue89 ? Pourquoi m'a t-on abandonnée, seule sur le bord de la Rue et pendant les vacances en plus.
Z'avez pas honte ? ?
à dupond dupont
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
21H48 | 30/06/2008 |
Bonsoir,dupont dupont…………
Effectivement ,ce fut très rapide pour se faire avoir(je suis polie).
Pas comme la pierre,mais comme une dégoutée de ce système de merde.
De Thomas GREDAT
| 18H23 | 30/06/2008 |
Pauvre Carolis, qui se couche devant celui qui l'écrasera !
Ecrire la biographie de Bernadette Chirac est un crime inexpiable.
Avez-vous lu, par ailleurs, l'interview de Jean-François Kahn dans Marianne ? « (…) il faut rendre cet hommage à Nicolas Sarkozy qu'il ne dissimule rien. Récemment, lors d'une réception, un patron de presse, plutôt de droite, l'a interrogé sur sa politique vis-à-vis du service public de la télévision. Il lui a répondu franco et brut de décoffrage, qu'il entendait le nettoyer au Kärcher, “du sol au plafond”, a-t-il même précisé, qu'il en avait marre des “petits cons à la Ruquier” et que l'Etat avait le droit d'imposer son ordre dans ce qui lui appartient. »
à Thomas GREDAT
De nemo3637
Déchoukeur | 03H02 | 01/07/2008 |
Je suis en désaccord avec la politique de Monsieur Sarkozy. Sauf sur un point, je dois l'avouer : moi aussi j'en ai marre des « petits cons à la Ruquier ».
à nemo3637
De C. Creseveur
D'actualité | 12H53 | 01/07/2008 |
Sarkozy est ingrat : Ruquier a contribué à la notoriété de Steevy « duloft » qui a été un de ses plus fervents supporters pendant la campagne.
Toujours est-il que si Sarkozy pense que Ruquier est un petit con, c'est que ça doit être un mec bien (Ruquier, j'entend ! ).
à C. Creseveur
De ragondine
ethnologue | 14H46 | 02/07/2008 |
un supporter comme Steevy Boulay c'est pas pour réhausser le sarko …
J'aime bien Ruquier moi
à Thomas GREDAT
De C. Creseveur
D'actualité | 08H53 | 01/07/2008 |
C'est bien ça le problème avec Sarkozy : il croit que ça lui appartient !
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 18H30 | 30/06/2008 |
hal-lieu-tique tic-et-tac le clavier dérape…
De dalun
18H43 | 30/06/2008 |
les thons , maquereaux ,et sardines ignorent les frontières…(rires++).mais pourquoi ne les arrète t'il pas ces gros poissons .. .rire , pas drole !
à dalun
De m a i a
aquoiboniste | 18H49 | 30/06/2008 |
Un peu comme les nuages radioactifs quoi, c'est quand ça arrange…
De m a i a
aquoiboniste | 18H48 | 30/06/2008 |
A 19h00, je ne pouvais pas être devant la télé, j'expliquais à des parents hors d'eux et en larmes que leur gamin sortant de 3ème sans affectation en lycée, n'entrerait pas dans le fameux bac pro 3 ans dont ils ont entendu parler à la téloche, faute de place, suppressions de postes obligent…
…
maia, et ça continue encore et encore…
à m a i a
De dalun
19H43 | 30/06/2008 |
courage , courage courage courage et patience.. meme s'il y a des moments , des situations ,difficiles à encaisser ! ..pendant ce temps l'autre agrèssif il fait le beau.grrrrr
à m a i a
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H59 | 01/07/2008 |
Moins d'enseignants plus de police.
Les votants sark'or on choisi leur société
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 18H49 | 30/06/2008 |
Je n'ai pas vu la finale de foot , hier, ni l'intervention du Zident Kétanou, aujourdh'hui.
Décidément le soleil est l'ennemi de l'édification des masses .
à Charles Mouloud
De jide
jide.romandie.com | 09H28 | 01/07/2008 |
Sans télé, je ne suis pas dépendant du climat pour me faire salir le cerveau (ou pas)…
http://jide.romandie.com
à Charles Mouloud
De marie 75
3563
10H46 | 01/07/2008 |
Vue d'Ankara, « la situation est surréaliste »
ISTANBUL (du soir, belgique)
DE NOTRE CORRESPONDANTE
L'enthousiasme n'y est vraiment pas, côté turc. Le passage de relais européen entre la Slovénie et la France soulève au mieux des interrogations, au pire des craintes. Que fera Nicolas Sarkozy au sujet de la Turquie, un pays qu'il situe régulièrement en « Asie mineure » et dont il refuse l'adhésion au sein de l'Union ?
Respectera-t-il les engagements de la France – qui a accepté en 2004 l'ouverture des négociations avec Ankara –, comme le lui demande depuis des mois la Turquie et comme l'ont assuré ses divers conseillers politiques dépêchés en masse depuis un an dans le pays pour tenter de calmer le jeu ? A cette question, peu de commentateurs turcs osent répondre par un oui franc et assuré.
« Je n'attends rien de la présidence française, estime Emre Gönen, spécialiste de l'UE à l'université Bilgi d'Istanbul. L'administration française navigue à vue, entre une volonté affichée de répit avec la Turquie et un président qui déclare clairement son opposition à l'adhésion turque. La situation est surréaliste. Evidemment, il va y avoir des problèmes durant cette présidence mais d'après moi, pas d'ici la fin de l'année. »
Calme officiel
Dans ce contexte, la diplomatie turque affiche un calme de façade. Lors du dernier sommet européen, certains médias se sont outrés que le président français ne nomme même pas la Turquie parmi les pays candidats à l'adhésion européenne. La diplomatie turque, elle, a laissé filer. Car elle attend Nicolas Sarkozy sur le terrain et observe notamment la réforme constitutionnelle en cours à Paris qui prévoyait un référendum français sur l'adhésion de tout pays représentant plus de 5 % de la population européenne – une proposition jugée « discriminatoire » par Ankara. Certes, les sénateurs ont bloqué cette proposition mais le gouvernement turc attend l'adoption définitive du texte pour souffler.
La Turquie garde aussi le silence sur la question de l'Union pour la Méditerranée. Officiellement, Ankara juge le projet intéressant mais attend des détails.
DELPHINE NERBOLLIER
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 19H14 | 30/06/2008 |
Dernière raffarinade de Carlito » Il faut arrêter l'immobilisme » lol ! ! !
à compte sup. à la demande du riverain 25.08
De m a i a
aquoiboniste | 19H21 | 30/06/2008 |
J'ai bien un élève qui a « arrêté la feignantise » (vé-ri-dique ! ) !
; -)
à m a i a
De ragondine
ethnologue | 14H50 | 02/07/2008 |
fénéantise
De Humain
19H21 | 30/06/2008 |
Je pense que nos pays, en principe démocratiques, ont les présidents qu'ils méritent.
Même si je le regrette profondément.
Que nous propose l'opposition, une lueur de « désir d'avenirs »…. Défense de rire.
Sarkozy est impossible, mais représente mon pays, c'est comme cela ! Hélas.
Sarkozy ?
A entendre les gens ou les blogs personne n'a voté pour lui. Soit.
Tout le monde à voté pour les « désirs d'avenirs »… Mais elle n'a pas été élue. Curieux.
Aux USA, personne n'a voté pour Bush !
Bush a modifié les ordinateurs de votes ? C'est ma foi possible.
Mais moi ce qui m'interesse est ce qui se passe en France.
En France, qui a modifié sinon les ordinateurs, mais au moins les intentions, puis le vote des électeur ?
Merci de m'expliquer pourquoi nous ne sommes plus en cette démocratie à laquelle je croyais.
à Humain
De NING
19H29 | 30/06/2008 |
Bush a été élu avec moins de voix que Al Gore !
Si la Chambre des députés et le sénat étaient élus à la
proprtionnelle , le guide national actuel n'aurait pas
la majorité !
à NING
De Humain
19H36 | 30/06/2008 |
Cher Ning,
Bush a été élu avec moins de voix que…. C'est possible.
Ce qui m'importe est de savoir comment il se fait qu'ici, en France Sarkozy ait été elu.
Rien d'autre !
Savoir que Bush est pire que Sarkozy ne me console pas.
à Humain
De Michel5
20H16 | 30/06/2008 |
Cherchez pas, c'est absurde. « Les gens » qui ont voté Sarko devaient déjà, certainement, être sacrément entamés intérieurement, lui en profite pour terminer les finitions de la démolition.
De supprimé à la demanande du riverain 23 avril
... | 19H24 | 30/06/2008 |
Ce vendeur de lessive m'insupporte, la France entière a compris l'unique but de sa politique. Inutile de brasser de l'air pour nous faire avaler des couleuvres de 2m de diamètre. Pognon, pognon, pognon, mais qu'il s'en étouffe de ce pognon si vicieusement volé.
De aissachris
techelec s/of | 19H27 | 30/06/2008 |
etant anti nico, je lis avec^plaisir les attaques contre lui. Cependant, je reconnais une logique dans les propos du président. Il a un caractere criticable et des positions ancrées sur ses idées de valeurs qui ne font pas la majorité ( si, il est élu) mais il est pro, il est cartesien, il parle bien.
il sait convaincre et son dernier blabla a propos des presidents de chaines publiques n est pas faux.
Sur les memes themes, que dirait un opposant ?
à aissachris
De jissé
Ingé retraité | 20H34 | 30/06/2008 |
aissa
Bonne nuit.
Je vous cite.
« Je reconnais une logique », « Il est Cartésien » (Sarko).
Si vous pouvez lire dans le noir, lisez l'article juste en-dessous de celui-ci.
Jissé
à jissé
De vincelle
21H01 | 30/06/2008 |
l'assaicris, il n'a même pas les c…lles de reconnaître qu'il est sarkoziste !